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 Treizième concours - votons !

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Iron
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MessageSujet: Treizième concours - votons !   Sam 10 Jan 2009 - 20:51

Bonjour,


Bravo et merci à tous les participants d'avoir eu le courage de relever le défi proposé par Hakkrat :death:


2 votes par personne ::rolling::

Fin des votes : 17 janvier.

Voici donc les textes :


-----


Texte n°1

Les autres.

Vous croyez que l’enfer c’est les autres et que le paradis est une île déserte ? Vous croyez qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné ? Vous êtes persuadé qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ? Peut-être avez-vous raison, peut-être…
Imaginez-vous vous promenant sur le bord des Champs Elysées un dimanche matin à l’aube. Le soleil se lève et vous êtes seul à pouvoir profiter du spectacle de l’arc de triomphe au loin. Sans montre ou portable pour vous déranger vous avez la matinée devant vous. Vous rêvassez sur les anciennes batailles napoléoniennes quand soudain au détour d’une vitrine vous croisez le regard malsain d’un touriste juste derrière vous. Vous vous dites qu’à Paris vous n’êtes jamais seul et que d’une minute à l’autre vous allez croiser quelqu’un mais vous allez être déçu. Personne, pas le moindre chien errant. Tout à coup, vous regrettez de ne pas avoir suivi votre collègue au cours de gym et sentez vos jambes flageoler à l’idée de courir un sprint Vous commencez à être nerveux et vous vous traitez d’idiot d’avoir refusé la proposition de votre voisin de vous accompagner. Vous espérez que vous êtes seulement un peu paranoïaque et que votre poursuivant va vous dépasser mais là encore vous vous trompez. L’inconnu vous agrippe le poignet gauche et d’une torsion du bras vous luxe l’épaule dans un sinistre craquement. Vous commencez à hurler mais un violent coup à la tempe vous fait sombrer dans le monde des cauchemars.

Dans la chaleur étouffante de la nuit vous émergez lentement. Vous voulez retirer la couette qui vous étouffe mais au moment où vous soulevez le bras votre coude heurte violemment quelque chose de dur. La table de nuit ? La tête de lit ? De la main, vous cherchez l’interrupteur de la lampe de chevet mais rien n’est familier autour de vous. Un terrible mal de tête vous empêche de réfléchir calmement et vous tentez de vous lever quand votre front cogne à son tour ce qui vous semble être un mur. Tout d’un coup la mémoire vous revient : les Champs, le bras, le coup sur la tête et vous hurlez. Vous hurlez si fort que votre gorge vous fait mal. Pas le moindre bruit ne répond à vos cris de détresse. Seul, vous êtes seul comme vous l’aviez toujours rêvé dans un endroit où personne ne peut vous ennuyer, déconnectez du monde. Et là, le monde semble s’écrouler autour de vous. Comme un enfant vous fondez en larmes, terrifié.

Le temps semble être suspendu. Sans aucun repère visuelle ou sonore vous imaginez avoir passé toute une journée dans ce lieu confiné alors qu’il ne s’est guère écoulé qu’une heure ou deux. En quelques secondes vous avez fait le tour de votre nouvelle habitation. Votre bras gauche est bandé et un pansement orne votre tempe. Il ne reste plus qu’à se détendre car l’oxygène commence à se raréfier. Vous essayez désespérément de ralentir votre rythme cardiaque mais le seul exercice augmente votre pouls.
Vous tendez l’oreille quand un bruit de pas se fait sentir. Vous entendez un grincement juste au dessus de votre tête et de la poussière tombe dans vos yeux. Une petite ouverture a été percée au-dessus de votre visage et vous pouvez distinguer un œil qui vous observe. La personne s’éloigne et revient. Elle verse un liquide glacé par le trou.
- Boit !
Hébété, vous obéissez tant bien que mal en manquant de peu de vous étrangler. Puis vous criez et pleurez, suppliant.
Les pas reviennent et le trou est colmaté par une sorte de bouchon.
A ce moment là, milles questions se bousculent dans votre tête. Que veut-il ? Pourquoi ne m’a-t-il pas tué ? Où suis-je ? Depuis combien de temps suis-je là ? Votre compte en banque n’est pas assez fourni pour intéresser qui que ce soit et vous avez méthodiquement fait le vide autour de vous afin de rester seul. Toute votre vie d’adulte vous avez imaginez que le summum était l’autosuffisance à tous les niveaux. L’ironie de la situation vous fait ricaner bêtement. Un rire nerveux qui s’emballe et qui ressemble davantage à un cri de hyène au désespoir. Les pas reviennent et un petit rayon de lumière vous éblouie.
- Ta gueule connard !
Un autre liquide coule mais cette fois c’est visqueux et bouillant, il coule le long de votre arcade sourcilière jusqu’à l’oreille, brûlant tout à son passage.
Sans le vouloir, vous cherchez à esquisser le liquide et vous frappez violemment le front
Vous entendez un ricanement.
- Ca calme, hein ?
A vos dépends vous avez compris la leçon. Faire le mort, obéir et attendre. Attendre qui ou quoi ? Qui se souciera de votre absence ? A qui manquerez-vous ? Tout à coup votre chère indépendance s’éclaire d’un nouveau jour. Votre égotisme sans faille semble être l’arme qui vous sera fatale. Est-ce le moment de se mettre à philosopher ? Peut-être. Est-ce que cela changera la donne ? Pas sûr.
La fatigue à raison de votre terreur. Vous sombrez dans un trou noir au bord duquel vous voyez votre famille rire en vous saluant de la main pendant que vous vous enfoncer plus profondément dans les ténèbres. Parmi tous ses visages connus vous remarquez celui d’un de vos anciens camarades de collège. Comment s’appelez-t-il déjà ? Marc ? Pierre ? Non Bernard ! Tout à coup tout s’illumine et cette voix qui vous a enfermé revient à votre mémoire. Vous vous souvenez des moqueries et des railleries dont vous abreuviez ce camarade introverti. « Bernard tête de lard, Bernard l’ermite, Bernard connard ». L’image de ce fameux jour où vous avez tiré la chaise pour faire une blague et qu’il s’était écroulé contre le carrelage glacé de la cantine.
Quel est ce sentiment qui s’empare de vous au creux de votre ventre ? Remords ?
- Bernard, BERNARD…
Vous vous époumonez mais rien. Vous murmurez un pardon, en vain. Il faut vous reprendre, vous le cadre supérieur qui se sent supérieur par sa seule condition de responsable d’une section importante de la plus grande banque de Paris ne peut pas s’apitoyer. Vous réfléchissez, essayer d’établir une stratégie, préparez un discours. Après tout, n’êtes-vous pas un formidable orateur ? Ce minable n’aura pas votre peau. Votre égo se gonfle et bientôt emplira tout le cercueil qui vous contient.
Votre ravisseur finit pas réapparaître et enlève le bouchon.
- Bernard.
Bernard s’apprêtait à mettre fin à votre calvaire mais entendre son prénom change tout. Il était persuadé que vous l’aviez oublié et se rendre compte qu’il n’en est rien lui met du baume au cœur. Après tout vous n’étiez que des enfants. Il peut toujours revenir en arrière. Le sourire aux lèvres, il s’apprête à actionner le mécanisme qui vous délivrera.
- Bernard, je suis quelqu’un d’important. Tu le sais sans doute, ma mort serait une grande perte.
Le sourire de Bernard s’efface et devient grimace. Cette phrase est la phrase de trop.
Il introduit une canule de plastique par laquelle s’échappe un gaz. Vous retenez votre respiration aussi longtemps que possible mais le corps humain est ainsi fait que la meilleure volonté au monde ne suffit pas. Vous finissez par inspirer à fond et sombrez aussitôt dans un état comateux.
Vous êtes incapable d’amorcez le moindre mouvement tout en sentant à travers un brouillard ce qui se passe autour de vous. Vous entendez que l’on ouvre les verrous qui tenaient les charnières et un flot de lumière vous inonde, vous aveuglant. Vous sentez qu’on vous ouvre la bouche mais vos muscles faciaux refusent de réagir à vos commandes de se contracter. Vous apercevez une tenaille et elle s’enfile dans votre bouche saisissant votre langue. D’un coup sec on vous l’arrache et un flux abondant coule dans le fond de votre gorge et s’infiltre peu à peu dans vos poumons vous noyant dans votre propre sang. Vous n’avez pas la force de tousser. Vous mourrez lentement incapable d’émettre le moindre son.
L’enfer c’est les autres mais qui sème le vent récolte la tempête.

--------


Texte n°2

Par une très chaude journée égyptienne ,vous visitiez le musée du Caire ,lieu de repos privilégié au cœur de la cité bien à l’abri de la trop forte chaleur et de la vie trépidante de cette grande ville .
Vous et votre amie Paola avec qui vous veniez de débuter un périple en Afrique ,profitiez donc du calme et de l’ombre en ce lieu quand un soudain malaise vint vous surprendre à la vue des statues colossales autour de vous deux ;ce sentiment inquiétant que les puissances de l’au-delà pourraient habiter ces géants de pierre se mit à effleurer votre esprit mais ,vous n’en fîtes cependant pas cas en le disant à votre amie ,de peur sans doute de paraître ridicule…
Le silence habituel des musées vous sembla cette après-midi là plus intense qu’à l’accoutumée ,ceci dû au fait que tout ce qui vous entourait était d’ordre religieux, les immenses divinités ancestrales comme les objets funéraires provenant des nombreuses tombes égyptiennes, emplissant cette bâtisse . Il y régnait un silence « quasiment religieux » , voilà
sans doute pourquoi un mysticisme exacerbé semblait bien décidé à vous envahir au sein de ce musée.
Vous étiez entrain de vous dire que vous aviez déjà visité plusieurs fois ce lieu sans avoir ressenti une semblable impression ,quand ,à la vue des momies un mouvement d’effroi vous surprit vous-même…Vous veniez de vous souvenir de la nuit cauchemardesque passée lors de votre enfance après la visite de la chapelle Sixtine où vous en aviez vu une , sans bandelettes autour du visage ,ce qui vous avait alors fortement effrayé.
C’est pourquoi, l’idée de votre compagne de
de voyage, d’abréger cette visite pour finir l’après-midi à la découverte des merveilles d’Egypte, en partant aussitôt vers les ruines de Saqqarah , à quelques kilomètres du Caire ,vous fut un agréable soulagement.
Un homme rencontré à la sortie du musée vous ayant proposé de vous servir de guide en vous conduisant là-bas , vous voilà votre amie et vous à bord de son auto, regardant toutes deux la splendeur des berges du Nil, ravies de revoir un peu de verdure ,enfin. Mais le parcours ne fut guère long ,et dès la sortie du véhicule ,une chaleur suffocante vous fit ressentir un vertige abominable ;était-ce la lumière trop éblouissante du soleil se réverbérant sur les sables très pâles qui vous laissa à ce point sans forces ou bien le spectacle démesuré de cet ancien temple mortuaire était- il si vertigineux pour vous laisser ainsi vidée de votre énergie ?
Les colonnes gigantesques au milieu de l’immensité des sables chauds et blancs vous semblèrent brutalement le symbole de l’immortalité même ,et, en passant entre elles votre cœur se mit à frémir ;le sentiment d’être à nouveau en proie à un appréhension mêlée d’admiration et de crainte devint à ce moment là une certitude .
Et quand, après avoir admiré les hiéroglyphes somptueux aux murs des vestiges du temple ,il vous fallut descendre les marches d’un caveau mortuaire pour y pénétrer toutes deux précédées de votre guide, l’affreux pressentiment revint plus sûr encore .
La pièce ,assez grande était extrêmement sombre car seule la porte laissait passer la lumière du jour finissant .Après vous être enfin un peu habitué à cette obscurité ,vous décidiez alors de vous confier à votre amie et ,quand elle apprit que vous vous sentiez oppressée dans la sépulture ,elle tenta de vous rassurer gentiment ,mais c’est à cet instant précis que justement la porte du caveau se referma brutalement, avec fracas. Vous étiez tout à coup dans le noir complet ,prisonnières, votre amie et vous ,d’une tombe ancestrale…En vous rendant compte de l’absence de votre accompagnateur dans la salle où vous n’étiez que tous les trois précédemment , ce fut la consternation totale pour elle et vous,…pourquoi étiez-vous ainsi dans le noir au milieu de cette salle enterrée , sans autre issue que la porte ? Vous précipitant alors vers la raie de lumière filtrant en-dessous d’elle ,vous remarquiez que la porte était bloquée de l’extérieur, par une barre de fer sans doute, car, malgré vos efforts pour tenter de l’ouvrir avec toute la vigueur déployée de vous deux réunies ,elle résista à vos assauts répétés ;
La panique vous saisissant , vous vous étiez mises ensemble alors à hurler en tambourinant sur la porte !
Sachant qu’il faudrait que vous vous rendiez à l’évidence car, la nuit ne tarderait plus à tomber et ce, de façon brutale ainsi qu’elle le faisait en ce pays ,vous vous rappeliez aussitôt que la visite s’était effectuée sans autres touristes à cause de l’heure tardive à laquelle vous étiez arrivées ,et qu’ainsi personne ne vous entendrait …. Ces ruines étant libres d’accès tout comme les pyramides de Gizeh , au Caire, aucun gardien ne viendrait à votre secours…Vous compreniez aussi qu’étant à des kilomètres de toute habitation, il vous faudrait une sacrée chance pour que quelqu’un en venant par ici à cette heure tardive put vous entendre…Pourquoi le guide vous avait-il fait cela, en fait ? Et qui s’inquièterait de vous désormais en ce pays presque inconnu ? Telles étaient vos pensées de plus en plus désespérées ,en ce lieu lugubre…
Ainsi ,en très peu de temps ,la plus grande frayeur de votre vie ,avec heureusement votre amie à vos côtés ,se mit à vous envahir corps et âme ,une douleur au creux des reins s‘empara de vous, tant le stress accumulé l’après-midi même, avait été grand .
A l’idée de passer une nuit à la dure ,hantée des pires images funèbres qui soient ,au cœur d’un caveau mortuaire alors que vous veniez d’entrevoir la tombe juste avant que la porte ne se soit refermée aussi brusquement sur vous ,vous fondîtes en larmes…
Quel fut votre étonnement lorsque l’homme réapparut ,un sourire espiègle aux lèvres…Ainsi,,c’était pour vous faire une farce ! Mais alors, vraiment de très mauvais goût, en tous cas !
Il s’était bien amusé de la frayeur ainsi provoquée sur vous deux , jeunes femmes inexpérimentées ,en « rupture de ban » ! Mais n’en menant pas large après une peur à ce point horrifiante , vous n’en fîtes pas trop cas !


Dernière édition par Iron le Sam 10 Jan 2009 - 20:58, édité 1 fois
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Iron
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Sam 10 Jan 2009 - 20:53

Texte n°3

Vous souvenez-vous de ces cauchemars que vous faisiez étant enfant ? Vos parents qui vous abandonnaient, l’assassin qui vous poursuivait, le voleur qui vous attendait dans le couloir obscur ?
Vous avez grandit depuis, vous êtes devenu plus mature, plus fort vous semble-il.
Vous savez bien que toutes ces horreurs ne sont que des cauchemars, et qu’elles ne peuvent pas vous arriver.
Et bien détrompez-vous…

L’histoire que vous allez entendre, c’est peut-être bientôt la vôtre…


Imaginez que vous rentriez chez vous, un soir. Vous aurez eu une dure journée d’école ou de bureau, et vous n’aspirerez qu’à retrouver votre famille, et votre chambre.
Vous y trouverez peut-être le message d’un ami, vous invitant à venir passer la soirée avec lui, dans un bar…
Ce soir là, vous serez trop fatigué pour sortir, mais… il insistera. Il mettra en avant le fait que vous ne vous êtes pas vu depuis un moment.
Vous céderez.
C’est à ce moment précis que votre vie entière basculera.

Vous retrouvez Marc dans un bar du centre-ville. La musique y est bonne, le bar sent bon le chêne, les banquettes sont moelleuses. Vous y avez vos habitudes. Marc est un bon ami, et vous le connaissez depuis longtemps. Vous êtes sûr de passer une bonne soirée, n’est-ce pas ?

Vous discutez de vos vies respectives, de vos souvenirs communs… Vous commandez quelques cafés corsés, puis, la soirée avançant, vous passez aux alcools forts… et vous êtes déjà agréablement ivres, quand vous décidez d’aller danser, sur la petite piste au fond du bar ; les filles sont mignonnes, Marc a bien envie d’en séduire une.
C’est ce qu’il fera.

Première erreur.

Il choisit sa belle, et vous l’abordez ensemble. Marc et vous déployez tout votre sens de l’humour pour faire rire la demoiselle et la mettre à l’aise. Rapidement, c’est gagné. La fille, venue seule, vous suit à votre table, et passe le reste de la soirée avec vous, assise à côté de Marc.
Visiblement, elle en pince pour lui, et il est plus ou moins convenu qu’ils finiront la soirée ensemble.
Il est tard maintenant ; vous avez assez parlé, assez bu, et vous avez tous envie d’en finir. Vous-vous levez, payez, sortez du bar. L’air froid et piquant vous fait frissonner. Vous restez tous les trois à discuter quelques minutes devant le pub, histoire de prolonger le plaisir de cette soirée avant de se quitter pour un temps. Vous pensez rentrer tranquillement, pendant que Marc ira finir sa nuit avec la fille dont vous avez oublié nom.

Seconde erreur.

Brusquement, vous êtes violement projeté sur le côté ; frottant votre épaule endolorie, vous voyez un homme bondir sur la fille et lui mettre une gifle.
Marc s’interpose ; l’homme est saoul et bien charpenté. Il envoie un violent coup de poing à votre ami. Stupéfait, vous volez alors à son secours, et tentez de ceinturer le type par derrière.
Pendant ce temps, Marc se relève, furieux. L’homme se débat et crie des injures. Il vous échappe et tente de vous mettre un coup de tête mais vous êtes plus rapide, et esquivez prestement. Marc assomme alors l’homme par derrière, d’un violent coup de poing sur la nuque.
Celui-ci tombe à genoux, à moitié estourbi ; effrayé, l’épaule douloureuse, vous ne restez pas là, et fuyez en courant, entraînant les deux autres à votre suite.

Vous courez longtemps, au hasard des rues, espérant semer l’agresseur. Ses cris résonnent encore dans vos oreilles. Vos pieds frappent le sol, le sang vous bat aux tempes.
Le souffle court, vous ralentissez alors.
Marc tient la fille par la main, et reprend son souffle, plié en deux. Elle, tremblante est adossée au mur, haletante.
Autour de vous, tout est noir ; il est deux ou trois heures du matin. L’air est glacial, de la vapeur s’élève des bouches d’égout, comme des panaches de brouillard blanc dans la nuit noire. Le brouillard, justement, est en train de tomber, et vous craignez de vous perdre.
Vous regardez autour de vous, tentant de vous repérer : vous êtes dans un quartier de la ville sombre, assez décrépit. Les maisons sont hautes, les fenêtres toutes éteintes. Non loin de là, un lampadaire grésille puis clignote faiblement avant de s’éteindre.
D’un accord tacite et silencieux, vous-vous regardez, tous les trois, et vous remettez en marche.
Marc est sombre, de mauvaise humeur. Il saisit la fille par le bras :
- Qu’est-ce que c’était que ces conneries ? C’est qui ce type ?!
Il la lâche et la pousse contre le mur.
- Il a dit que tu étais à lui ; il t’a traitée de purée ; il connaissait ton prénom. C’est qui, bordel ?
Vous intervenez alors :
- Tu ferais mieux de répondre ; on s’est pris des coups et on est paumés à cause de toi, on a quand même le droit de savoir pourquoi, non ?
Elle vous regarde tous les deux, effrayée. Finalement, elle lâche dans un souffle :
- C’est mon ex. Il n’a pas supporté que je le plaque, et il est jaloux à mort, il me harcèle tout le temps…
Vous la regardez, indécis.
Vous étiez en colère contre elle, voilà cinq minutes, mais vous vous sentez faiblir.
Une fille seule, harcelée par un ex jaloux, voilà quelque chose que vous pouvez comprendre, non ?
Vous regardez Marc : lui aussi s’est légèrement radouci.
- On y va, murmure-il. Le coin n’est pas sûr.
Une ruelle tend en direction du centre ville. Vous décidez alors de vous y engager, pour gagner du temps.

Troisième erreur. Ce sera la dernière.

Vous marchez depuis presque cinq minutes. Il fait très sombre, la plupart des réverbères sont brisés, hors d’usage. Le froid vous fait maintenant claquer des dents… ou peut-être est-ce la peur ? Celle des cauchemars de votre enfance, qui resurgissent en cette heure noire et dramatique ?
- N’importe quoi. Ce ne sont que des rêves, murmurez-vous.
Un grondement sourd se fait alors entendre dans votre dos. Vous ralentissez, et voyez les autres se crisper, tout comme vous. Un second grondement, plus menaçant que le précédent résonne alors.
Vous-vous arrêtez net, terrifié. Les mains tremblantes, vous-vous retournez lentement, très lentement.
C’est une nuit de cauchemar.
Deux gigantesques dobermans se dressent devant vous, les babines retroussées sur des crocs… monstrueux.
La gueule pleine de bave, ils grognent sourdement, en vous fixant.
- On recule… lentement… sans courir, murmure Marc d’une voix tremblante. Si on ne court pas, ils ne nous poursuivront pas…
Sans trop y croire, vous obtempérez pourtant. La fille est terrifiée, et claque violement des dents. Vous sentez presque l’odeur de la peur, émaner de vous trois en effluves suintantes.
Cinq mètres… Dix mètres… Vingt mètres… Les chiens n’ont pas bougé, vous commencez à reprendre un peu espoir.
Soudain, une silhouette sombre apparaît derrière les fauves. Un rayon de lune passe, l’éclaire. La fille hurle et fuit en courant.
L’homme du bar. L’ex jaloux.
Vos yeux s’écarquillent de terreur en le voyant poser la main sur la tête de l’un des chiens.
Vous ouvrez la bouche pour crier, mais rien, pas un son n’en sort.
- ALLEZ ! hurle-il.
Les dobermans s’élancent.
Vous vous enfuyez sans perdre une seconde. Vous rattrapez rapidement la fille, ralentie par ses talons ridicules. Vous la dépassez, mais Marc ralentit pour l’aider, et se met à la tirer.
Elle est hors d’haleine, ses jambes tremblent et ne la portent presque plus.
Il veut s’arrêter pour la porter. Les chiens se rapprochent. Vous lui saisissez le bras et le traînez violement.
- On n’a pas le temps ! Ils sont presque sur nous !
- Mais ils vont la bouffer !!! hurle Marc. Lâche-moi ! Lâche-moi !!!
- ON N’A AUCUNE CHANCE ! Elle est incapable de courir !
C’est vrai ; votre instinct de survie a hurlé pour vous, mais c’est vrai.
Elle est à bout de forces, et les chiens sont trop rapides. Si vous la portez, ils vous dévoreront tous les trois.
Vous devez y aller. Vous n’avez pas d’autre choix.
- C’était son amant, il l’épargnera peut-être ! C’était son amant ! hurlez-vous en entraînant votre ami à votre suite.
La fille tente de suivre votre allure, trébuche, tend une main qui n’est pas saisie.
Elle tombe, et vous regarde fuir, hébétée. Lentement, la vérité lui apparaît, pendant que les dogues se rapprochent.
Ils ne sont plus qu’à cinq mètres d’elle.
Vous ne la secourez pas, et fuyez à toutes jambes. La sortie de la ruelle est en vue.
Quatre mètres.
Des larmes montent à ses yeux, à ceux Marc aussi mais elle ne peut pas le savoir.
Trois mètres.
Vous arrivez au bout de la ruelle, et regardez la fille se retourner vers les chiens, incapable de se relever, paralysée de terreur.
Deux mètres.
Vous connaissez la fin. Abandonnant Marc, vous fuyez éperdument vers le boulevard éclairé.
Un mètre.
Les hurlements.
Les hurlements montent jusqu’au ciel.
Vous les entendrez toute votre vie.

Lorsqu’il s’agit d’instinct de survie, chaque être humain est un meurtrier en puissance.
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Texte n°4

Vous vous asseyez et vous tentez de trouver une place un minimum confortable. Les sièges de trains sont toujours si raides et durs ! Malgré le nombre de fois que vous avez utilisé ce moyen de transport, vous n’y êtes toujours pas habitué. Sans doute ne le serez-vous jamais. Mais cette fois-ci, la compagnie des trains a poussé le bouchon très loin. Cette voiture est immonde.

Crasse incrustée aux vitres, sièges dégoûtants, parfois déchirés, grandes traces douteuses sur les murs et au sol. Et les miroirs. Quatre grands miroir, encadrant les deux portes. Ils sont complètement sales, et il semble impossible de voir quoi que se soit se refléter dedans. En plus de cela, les gens avec vous dans la voiture sont pour le moins… inhabituels. Un petit vieux, courbé sur lui-même, et marmonnant dieu seul sait quoi. Un homme apparemment important, homme d’affaire sans doute, avec une petite mallette… rose. Une petite fille qui regarde un tupperware fermé devant-elle. Et un couple qui s’embrasse en produisant d’abominable bruits de succion.

Bref, vous sentez que ce voyage promet d’être assez ennuyeux. Et vous n’avez même pas prit de quoi lire. Ne vous reste plus alors comme passionnante occupation que de regarder vos compagnons de voyage, les fenêtre étant sales au point que l’on ne puisse même plus voir à travers. Aussi regardez-vous le moins perturbant, et perturbé sans doute, de tous : la petite fille, et son tupperware. Qu’elle ouvre alors que vous avez les yeux fixés sur elle. Il est plein, de pâtes, de simples pâtes, sans le moindre accompagnement. Vous la voyez prendre une fourchette et commencer à manger. Rien d’inhabituel quoi.

Sauf que les pâtes tentent rarement de fuir devant les couverts.

Vous écarquillez les yeux, certains d’avoir mal vu. Inconsciemment, vous vous penchez vers elle, pour vérifier ce que votre esprit ne peut accepter. Et là, vous n’avez plus d’hésitation. Ce ne sont pas des pâtes qu’elle mange. Ce sont des vers. Des dizaines, et des dizaines de vers blancs. Vous sentez remonter ce que contient votre estomac, et posez votre main devant votre bouche. Vous pensez pouvoir arriver à ne pas vomir. Jusqu’à ce que l’homme d’affaire prenne lui aussi un vers, avec ses doigts, pour l’engloutir goulûment dans un horrible bruit.

Vous vous levez, et vous précipitez vers les toilettes. En passant, vous bousculez le petit vieux, et l’entendez marmonner

« Mon bois, j’ai perdu mon bois, vous n’avez pas vu mon bois, que va-t-il faire sans moi, mon bois, mon bois à moi, j’ai perdu mon bois… »

Vous l’ignorez, vous vous jetez devant le cabinet, et vomissez tous ce que contenait votre estomac. Vous relevez la tête, haletant, et vous tentez de comprendre ce que vous venez de voir. Vous ne parvenez pas à voir la moindre logique là dedans. Personne ne mange de vers. Personne !

Vous entendez un grattement sur la tablette, au niveau de votre tête. Vous jetez un œil, avant de hurler. De terreur. Sur la petite plaquette de bois entourant le lavabo, rampant comme un vers, un doigt, sanguinolent, s’avance vers vous. Vous hurlez une nouvelle fois, plus fort encore. Vous comprenez aussi les paroles du petit vieux. Ce n’était pas son bois qu’il avait perdu, mais son doigt ! Ce vieillard cherchait son index, et celui-ci était devant vous, en train d’avancer à son rythme vers votre tête. Vous fuyez, au seul endroit ou vous pensez pouvoir ne pas devenir fou. Et vous commettez la votre plus grosse erreur.
Vous retournez vous asseoir à votre place, tremblant. Le petite fille a disparu. Le vieux aussi. L’homme d’affaire tout autant. Ne reste plus que le couple, toujours leurs têtes collées l’une à l’autre, toujours émettant cet abominable bruit de succion. Durant un bref instant, vous arrivez presque à vous convaincre que vous rêvez . Jusqu’à ce que vous yeux se posent sur un des miroirs.

Vous y voyez deux énormes yeux jaunes vous observant. Vous ne pouvez pas voir la créature à laquelle ils appartiennent, celle-ci étant plongée dans la pénombre. Mais les yeux… ces yeux expriment toute la folie meurtrière du monde. Vous ouvrez la boche pour hurler à nouveau, mais aucun son ne sort. Vous êtes au delà du cri. La terreur imprimée dans ce que vous voyez est trop forte que pour pouvoir être exprimée si simplement.

Vous détournez les yeux, effrayé, et vous fixez le jeune couple, qui entre-temps, avait arrêter de se becotter. Ce qui n’était pas forcément une bonne chose. Lorsque vous regardez le dessus de leur visage, tout va bien. Mais il leur manque la mâchoire inférieure. Celle-ci avait été arrachée. Leur langue pend lamentablement sur leur cou, laissant tomber de fines gouttes de sang et de salive mêlées.

Vous vomissez sur place, de la bile amère et acre. Vous détournez votre regard, qui retombe alors sur le miroir. Et surs les yeux. Cette fois-ci, ils plongent leurs regards dans le votre, et vous vous y perdez. Dans ces yeux immenses, vous vous voyez souffrir mille morts. Vous vous observez subir une séance de torture., et être crucifié. Vous vous voyez dévoré par les corbeaux… ou par pire encore. Ces yeux vous fixent, et il est impossible de s’en défaire. Regard hypnotique vous propulsant vers votre fin.

Un éclat de rire cruel ébranle la voiture.

Des mains surgissent soudain de nulle part, vous maintenant assis sur le siège. Cela n’est pas utile avec le regard jaune, mais la chose qui contrôle ce que vous avez vu jusqu’à présent ne prend pas de risques.

Vous sentez quelque chose glisser le long de votre jambe, remontant lentement vers votre torse, amis vous n’y prêtez pas attention, obnubilé par les yeux. Le doigt rampe ainsi jusqu’à votre cou, où il va se rattacher à la main de son propriétaire. Quelque chose vous lèche la joue, lentement, avec délectation. Vous ne réagissez toujours pas. Puis in vous mord, brusquement, l’oreille. Vous réagissez enfin.


Vous fermez les yeux, et vous hurlez. Pour la dernière fois de votre vie.

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C'est un crapaud je vous dis, un crapaud ! Pas une grenouille.
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Sam 10 Jan 2009 - 20:55

Texte n°5

La porte va s'ouvrir dans quelques instants. Vous en êtes persuadé. Pire : vous le savez. D'ailleurs, cela ne tarde pas : une jeune femme rousse d'une trentaine d'années à l'air pincé entre. Elle vous dévisage avec méfiance, comme si vous alliez l'agresser. Mais ce n'est pas elle que vous attendez. Il y aura encore deux personnes avant votre "rendez-vous".
La pièce est obscure, saturée de fumée de cigarette. Vous vous refusez à l'examiner ; vous savez trop bien ce qui en résulterait. La seconde précédant votre observation vous aurait déjà révélé qu'y trouver. Ce sentiment de déjà-vu qui ne vous quitte plus depuis des semaines ne vous a jamais trahit, bien que vous le considériez comme une malédiction. C'est plus que du "déjà-vu", quasiment de la prémonition. Mais une prémonition presque instantanée qui ne vous permet pas de réfléchir et d'agir en conséquence.
Elle vous a d'ailleurs déjà mis dans des situations embarrassantes, a envahit votre vie, menace tout ce qui vous est cher. Cet homme que vous attendez est votre dernière chance malgré le peu de confiance qu'il vous inspire. En partie parce que vous n'avez rien pu deviner de lui lors de votre rencontre. Il est resté inexplicablement imperméable à votre "don". Mais le plus étrange est qu'il a su, lui, rien qu'en vous regardant, quel était votre problème. Et qu'il a dit avoir une solution.
Vous le savez, ce n'est guère raisonnable d'être venu ici en plein hiver. Le chemin jusqu'à la ville est à présent impraticable à cause de la neige et la nuit est tombée depuis peu. La salle s'est encore remplie, de gens en apparence peu recommandables en grande partie. Tous ont des visages patibulaires ou renfrognés et s'efforcent de rester dans l'ombre, invisibles au possible. Personne ne vous accorde le moindre regard, et pourtant vous détonnez au milieu de cette foule.
En attendant que le temps passe, vous vous décidez à en apprendre un peu plus sur vos voisins. La tablée à votre gauche comporte quatre personnes. Vous vous attendez à ce flash sur leur prochaine action, mais rien ne vient. Vous mettez ça sur le compte de la nervosité et de l'ambiance étrange, puis tournez la tête vers eux. Toujours rien.
Ils ne vous ont pas imité mais pas besoin de votre don pour savoir qu'ils n'en feraient rien. Un léger doute vous saisit tout à coup et vous décidez de refaire un essai. Si cela était enfin fini, nul besoin d'attendre l'homme ; vous pourriez partir immédiatement. Et à dire vrai, cela vous soulagerait passablement. Plus le temps passe et plus vous ressentez votre solitude en ce lieu.
L'expérience est concluante : vous ne percevez rien concernant les autres personnes présentes. Ni gestes, ni attitudes ni évènements ne viennent émailler votre perception. Un large sourire de soulagement s'épanouit sur votre visage et vous soupirez. En faisant cela, vous percevez un mouvement à la périphérie de votre champ de vision : quelqu'un vous a regardé furtivement. Etrangement, vous vous sentez un peu vulnérable sans votre don. Sa disparition vous réjouit mais vous auriez aimé qu'il ne le fasse pas dans un tel endroit …
Peu importe de toute façon. Vous vous levez pour partir lorsqu'un pressentiment familier vous assaille. Il va être huit heures. La fraction de seconde suivante, une horloge que vous n'aviez pas remarquée se fait entendre. Votre estomac se noue. Serait-ce revenu ? Un coup d'œil à la rousse de tout à l'heure qui vous reste "illisible" vous indique que non. A moins que …
Le souvenir de l'homme ressurgit soudainement. C'est lui qui a choisit le lieu de votre rendez-vous et vous l'aimez de moins en moins. Tous ces gens commencent à vous rendre nerveux. Ils sont trop silencieux, trop détachés. Vous retenez un frisson et vous tournez soudainement vers la porte qui, vous le sentez, va s'ouvrir.
Cela ne tarde pas. Dans un courant d'air glacé qui souffle une ou deux bougies et apporte une senteur de neige, votre hôte entre. Comme vous vous en souvenez, il est enveloppé dans un grand manteau sombre qui masque en partie ses traits. C'est alors que vous remarquez que vous n'avez pas vraiment vu son visage. Ses yeux semblent s'éclairer en vous voyant et il s'approche de vous.
La pièce vous semble tout d'un coup beaucoup plus silencieuse et plus attentive, comme si cette rencontre était le point d'orgue de la soirée. Avec un sourire, il vous fait signe de retourner vous asseoir et vous suit. Ce n'est qu'une fois installé bien en face de vous, les coudes fermement posés sur la table, qu'il prononce ses premiers mots :
— Ainsi vous êtes venu.
— Vous en doutiez ?
Il hausse les épaules et vous vous demandez pourquoi cette réponse évasive. Mais vous n'avez pas le temps de penser plus avant.
— Votre don, continue-t-il, vous savez que ce n'est que le commencement ?
— Que voulez-vous dire ?
— Que ces petits flashs immédiats ne sont rien comparés au véritable potentiel que cela comprend. Vous pourriez non seulement prédire l'avenir mes les avenirs !
Ses yeux brillent à présent. Une lueur enfiévrée qui vous met mal à l'aise.
— Je m'en fiche. Je veux juste m'en débarrasser.
— Etes-vous prêt à tout ? demande-t-il d'une voix pressée.
— Mais je pense que c'est en train de passer, répondez-vous précipitamment après avoir acquiescé. Je ne perçois presque plus rien dans cette salle.
Votre hôte renverse la tête en arrière et part d'un grand rire, imité par les personnes présentes qui n'ont pas perdu une miette de votre échange. Son rire est comme lui, étrange et franchement dérangeant. Vous vous demandez où est l'humour et vous sentez de plus en plus étranger. L'envie de rentrer chez vous vous tenaille et vous repoussez brusquement votre chaise. Tout le monde se tait.
— Parfait. Maintenant que vous êtes debout, nous pouvons continuer, susurre votre homme.
Vous n'avez pas le temps de vous demander ce que cela signifie que deux colosses vous empoignent aux épaules et vous poussent vers le fond de la salle. Une porte massive à l'aspect brutal se dresse devant vous. Alors que vos gardes l'ouvrent et vous la font passer, un flash vous submerge à nouveau.
Vous voyez une grande pièce encore plus sombre que la précédente, éclairée par une lumière rouge sang de mauvais augure. Deux planches de bois horizontales sont posées sur des tréteaux de fer au centre de la salle.
Le flash se termine et vous ouvrez vos yeux douloureux. Il a été d'une rare intensité et d'une longueur inhabituelle. Lorsque vous êtes accoutumé à la lumière, vous découvrez la pièce que vous avez vue en pensée. Elle a l'air infiniment plus rébarbatif en vrai. Peut-être est dû à la présence de votre homme face à vous, capuchon baissé, où vous découvrez enfin ses traits : pâles, presque blancs, plats, tirant plus du reptile que de l'humain. Il fait signe que l'on vous attache sur l'une des planches, puis tout le monde à son exception sort.
— Pourquoi ? finissez-vous par demander lorsque les mots acceptent de sortir de votre gorge. Qu'est-ce que tout ça ?
— Tu n'as donc rien compris ? Je veux ton don. Et je n'ai qu'une façon de l'obtenir.
Vous déglutissez péniblement en voyant les étranges objets aux formes biscornues qui pendent aux murs. Certains d'entre eux sont tâchés de rouille, d'autre d'une couleur plus sombre que vous vous refusez à examiner d'avantage.
— Utilises-le. Tu peux, je te le permets. Que tu comprennes ce qui t'attend. (Un sourire froid étire lentement ses lèvres fines.) Vas-y ; tu n'as plus rien à perdre de toute façon.
Vous fermez les yeux – plus par peur que par réel désire de voir, mais vous n'osez pas le contredire. Avant la lumière aveuglante qui marque le début de la vision, vous comprenez soudainement que vous n'avez jamais eu aucun contrôle sur lui et qu'il peut se permettre de vous le laisser utiliser ou non, sur les sujets qu'il veut. Puis, cela commence.
Toutes les lumières sont éteintes mais une lueur plus noire encore éclaire la scène. Vous ne comprenez pas comment cela est possible, mais déjà les images changent. Vous voyez l'homme près de vous, un couteau à la main, se préparant visiblement à l'employer sur vous. La séquence suivante vous montre des rigoles sanguinolentes à divers endroits sur votre corps, peu profondes mais douloureuses. Puis des tubes alignés sur la seconde planche, leurs embouts présentant encore cette couleur rouge sombre et vous devinez sans peine quelle sera leur utilité.
Les images défilent, longuement, vous montrant toutes les étapes par lesquelles vous allez passer afin que l'homme puisse posséder votre don. Votre malédiction. Vous le saviez depuis le départ.
Lorsque vous revenez enfin à vous, une expression d'horreur et de terreur doit se lire dans vos yeux car votre vis-à-vis sourit encore plus largement. De longues minutes – heures peut-être ! – de souffrance et d'agonie vous attendent et vous savez que vous ne vous en sortirez pas.
— Il est temps, dit-il.
C'est le début d'un long calvaire.

-----------

Texte n°6

Vous n'avez jamais ressenti cette étrange sensation ?

Celle de vous sentir soudainement épié, de sentir cette brusque décharge glaciale traverser votre corps comme si un bloc glaciale vous traversait le corps…
Vous vous retournez alors et vous croyez voir quelqu'un qui vous est vaguement familier… Une personne que vous seul semblait voir… Plus vous la regardez, plus cette impression de déjà vu grandi en vous…

Cependant, vous préférez penser qu'il s'agit surement d'une vieille connaissance dont vous n'avez plus entendu parler depuis des années. Vous ne songeriez jamais que vous êtes face au plus grand prédateur que l'espèce humaine n'ait jamais eue à affronter...
Une ombre mortelle qui se glisse le long des murs, silencieuse, implacable. Lorsqu'elle vous a choisis vous n'avez plus aucune chance de lui échapper.

Elle vous observe en train de rentrer chez vous le soir, silhouette frêle et vulnérable.
Vous êtes suivis, votre corps tremble, mais vous croyez que c'est le vent et vous refermer un peu plus votre manteau autour de vous. Vous pressez le pas cependant, car vous sentez que quelque chose est là, tapi dans l'ombre.
Votre maison, vous sentez de plus en plus monter en vous une appréhension et vous sentez, vous sentez le souffle glacial de ce que vous savez être dans votre dos. Elle s'engouffre, porté par le vent dans un ricanement fatidique.

Votre manteau dans l'entrée, vos pieds effleurent à peine le plancher qui grince et vous n'osez même pas remarquer l'ombre s'étirait dans votre sillage comme deux mains griffues prêtes à vous déchiqueter.
L'obscurité… Les ténèbres qui vous enveloppe et vous ressentez de plus en plus sa présence, elle s'accroche à vous et s'insinue en vous tout le long du couloir.
L'interrupteur qui tombe, le bruit électrique claquant dans une étincelle assourdissante et la lumière inonde votre champ de vision. Rien… Et pourtant, vous savez qu'elle est là, vous ne pouvez définir ou exprimer comment ou pourquoi ; mais vous savez, vous le ressentez au plus profond de votre chair.

Dans le ciel, les étoiles. Une à une. Elles sont là, brillantes, merveilleuses. Vous les voyez sans les voire, inconscient de leur beauté et de leur reflet mortel.
Rien ne viens troubler le calme du lieu, mais vous n'êtes as tranquille. Maintenant, elle est sur vous, s'insinue en vous. Décadence, horreur, errance, elle est tout cela à la fois ; en même temps tout et rien. Invisible et présente. Passée comme future. Fascinante et terrifiante. Union des Humains en un même tout.

Son regard vous transperce de mil feux. Vous êtes yeux dans yeux, mais vous ne voyez toujours rien. A peine remarquez vous que le reflet du miroir semble onduler en une image implacable de votre destinée.
Votre regard vaque dans la pièce cherchant un réconfort qui ne viendra jamais, l'ombre noire dégouline du plafond, des murs, des meubles. La brume vous enveloppe ; de nouveau, la sueur froide dans notre chaire, dégoulinant le long de votre colonne vertébrale.

A l'étage, vous captez les bruits sourds, comme des pas pesants et trainants. BOUM… BOUM…
Régulièrement, implacablement, le bruit recommence comme nué d'un mouvement d'horlogerie impeccablement huilé. De plus en plus proche, de plus en plus fort…

L'escalier… Devant vous… métaphore d'une montée en enfer, sombre et glacial…
Dans un claquement net, l'ampoule éclate et des étincelles viennent inonder votre espace. Danse céleste de milliers d'oiseaux de feu plongeant l'escalier, à son tour, dans des ténèbres seulement transpercé par des gerbes d'or.
Quel est cette sensation étrange d'être furtivement frôlé comme par un souffle d'air qui s'amuse à danser une sérénade autour de vos bras, de s'entortiller autour de vos jambes comme un monstrueux serpent cherchant à décorer votre âme ?
Sur vos talons, l'ombre semble accrocher, meurtrière.
Vous apercevez enfin une lueur. Blanche, duveteuse, chaude, attirante.

Dans les flashs, vous ressentez plus que vous ne voyez ce qui vous approche.
La lueur parait-être le paradis, le salut, après les ténèbres comme le pèlerin trouvant Dieu après avoir marché sans but dans un long tunnel obscur et humide. Des choses commencent à se trainer à vos pieds, vomissures du plancher, du plafond, des murs.
Leur cris se font ressentir, vrillent vos tympans, trouble votre vue, font déraper vos pieds et ne vous entraine que plus rapidement vers la lueur. Le salut, la vision, la sureté…

Est-ce votre imagination ou voyez-vous des formes glisser lentement dans ce blanc laiteux ?
Elles vous entourent, charmeuses, sirènes tentatrices au milieu d'un tourbillon de folie extérieur. Pourtant leurs yeux sont des braises, des braises nourries par un immense feu dévorant, elles tendent de longues mains crochues vers vous tout en esquissant un sourire d'invitation, mais se pourléchant par avance du festin qu'il va faire.
Tout vous dit de vous enfuir, de reculer… Mais, vous restez là, planté… Tout tourne autour de vous, le sol est un gouffre, une spirale, un abysse. Vous tournez, tournez, encore et toujours, de plus en plus vite, dans tous les sens.

CLAC! La lumière explose dans la pièce. Le sifflement crissant déchire l'espace et l'image d'un instant, vous La voyez. Image terrifiante, image que vous m'imprimer pas. Ne reste que la sensation. Vous retombez dans le monde…
Les ombres dans les coins flottent langoureusement et semblent couler vers le centre de la pièce comme dans un baquet sans se soucier de vous. Mais, votre corps est toujours aussi froid qu'un bloc de glace.
Le poids qui pèse sur vous semble doucement s'envoler.

DRRING! La sonnette à votre porte vous fait sursauter.
Tout semble calme et pourtant vous sentez ce souffle, ce murmure intense et fluet à la fois.
L'escalier… Le couloir… La porte…
De l'autre côté, vos amis enfin arrivait chez vous comme prévu. Vous les faites rentrer et les inviter à se mettre à l'aise dans votre salon, pendant que vous allez chercher des boissons.
Tout est calme à présent. Rien ne bouge. Pas un son, pas une voix, pas un bruit.
Rien…

En haut de l'escalier, tapi, deux yeux vert-rougeâtre vous regarde, se plissent de malice et se rétractent…

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Sam 10 Jan 2009 - 20:55

Texte n°7

Petite partie de cache-cache

L'obscurité. Le silence. Ne pas faire de bruit. Ne pas attirer l'attention sur soi. Caché sous votre lit, vous êtes parfaitement conscient de ce problème. Vous, comprenez pleinement comment des secondes peuvent paraître des minutes et des minutes devenir des heures. Une éternité que s'écoule au ralenti.

-Coucou! Où est tu? Ah ah ah ah....Allez, viens. Je ne te ferai presque aucun mal. Tu peux me croire.»

Ne pas écouter. Rester immobile. Ne pas paniquer. Vous parvenez à étouffer vos cris, en vous mordant le bras droit. Vous savez qu'il ne s'agit que d'une poignée de secondes avant que vous ne soyez découvert. Et que se passera t'il alors?

Vous tentez de chasser les images de votre esprit. En vain. Les corps allongés au sol. Le sang...Une mare de sang. Ces personnes qui jusqu'à ce jour partageaient intimement votre vie. Morts. Poignardés. Égorgés. Torturés. Leur visage marqué par la douleur, par l'incompréhension. Ces trois corps, unis à présent dans la mort, dans une posture grotesque, main dans la main. Une bien sinistre mascarade. Les parents et leur jeune enfant. Vous devez faire un effort surhumain pour ne pas pleurer. Ne pas laisser éclater votre peine. Ne pas vous faire remarquer.

-Promenons nous dans les bois...Pendant que le loup n'y est pas...Si le loup y était, il nous égorgerait. Un...Deux... Trois.. Attention, me voilà!...Ah ah ah ah. Allez, n'est pas peur. Montre toi. Sors de là. Toi et moi savons très bien que je vais finir par te trouver...Et puis non reste...C'est bien plus amusant comme ça. J'adore jouer à cache-cache»

Les larmes coulent le long de vos joues. Des larmes qui ont un étrange goût de sang. Cet homme cherche à vous pousser à bout. Il joue avec vos nerfs. Il aimerait certainement que vous le suppliiez de vous épargner. Comme l'ont supplié ses victimes quelques instants avant qu'il ne leur plonge la lame glacée d'un couteau de cuisine dans la gorge. Et ce déchainement de violence gratuite. Des coups et de coups, et de coups, et des coups...Ces corps transpercés, tailladés, déchiquetés.
Les larmes continuent de couler le long de vos joues. Des larmes rouge de sang. Silencieusement, vous pleurez.

-J'imagine que tu te fais dessus hein...Avoue. Tu as peur. Tu as peur de voir la mort en face....Car je suis la mort. Ah ah ah ah ! Je suis celui que tu redoutes le plus. Je suis ton pire cauchemar. Allez, sors de ta cachette. Et viens chercher le cadeau que j'ai dans les mains ».


Non. Cela ne peut pas se finir comme ça. Vous imaginez que quelqu'un va venir vous secourir d'un instant à l'autre. Un voisin. Un policier. Vous ne pouvez pas mourir. Du moins, pas dans ces circonstances. Il vous faut fuir. Chercher de l'aide. Hurler. Quelqu'un finira bien par vous entendre.

-Oui c'est ça! Hurle..Hurle...Crie ta rage. Laisse ta colère prendre le dessus. Laisse là t'envahir! Savoure là. Elle est ta meilleure amie. Ne la rejette pas. Accepte ce que tu es!»

Non. Vous devenez fou. Il n'a pas pu vous entendre. Ce n'est pas possible. A moins que... A moins que vous ayez parlé à voix haute. Oui c'est ça. Vous avez parlé de vive voix et il vous a entendu. Quel imbécile que vous êtes. Il doit être là, juste prés du lit...Il sait où vous êtes maintenant. Vous sentez sa présence, là , juste à vos côtés. La mort.

Mais il ne vous aura pas si facilement. Oh ça non! Vous allez défendre chèrement votre vie. Vous serrez alors votre immense couteau de cuisine dans vos mains. Sa lame pleine de sang frais est la preuve que vous savez vous en service.

Oh oui...Vous savez vous en servir. Tapis sous le lit, même dans cette obscurité, vous voyez clairement le sang que vous avez sur les mains, vos vêtements. Vous portez l'odeur de la mort.
Vous souriez. Vous avez toujours aimé cette odeur. Le sang. Tuer.

-Oui, je suis là! Ah ah ah ah . Je suis là! JE SUIS LA! JE SUIS LA! JE SUIS LA!»

Oui c'est bien vous qui hurlez à présent en vous portant des coups de couteau dans les avants bras. Alors que votre sang se répand sur le sol, vous continuez de crier et de crier. Vous n'avez plus peur. Vous êtes libéré. Vos vieux démons vaincus, vous êtes enfin vous même.

-JE SUIS LA! JE SUIS LA! JE SUIS LA! »

Chut. Plus un mot. Le travail n'est pas fini. Non! Non! Non! Il est loin d'être fini. Il serait dommage de vous tuer à présent alors qu'il reste une chose à accomplir. Votre sœur doit bientôt revenir de l'école. Quelle surprise elle aura en rentrant à la maison. Hi hi hi hi! Oh oui, quelle surprise! Vous espérez qu'elle sera contente de voir vos parents et votre petit frère ainsi unis à jamais dans un amour immense. Après tout c'est elle qui désirait pour son anniversaire que toute la famille soit unie à jamais et que les parents arrêtent de se chamailler.

-Joyeux anniversaire sœurette. Joyeux anniversaire »

Vous vous mettez à chanter. Quel beau cadeau! Vous imaginez déjà votre soeur se jetant dans vos bras folle de joie, se demandant comment vous avez pu avoir une idée aussi géniale.

-Non. Elle ne sera pas contente. Elle n'est jamais contente. Et elle ne m' a jamais aimé. Mais elle aura ce qu'elle mérite ».

Vous serrez alors cet immense couteau de cuisine contre votre cœur, tout en caressant sa lame ensanglantée avec délicatesse. Un sourire au lèvre, vous vous dites que même si votre sœur apprécie votre cadeau, il va tout de même falloir s'occuper d'elle, puis...de vous. Être unis à jamais dans un amour immense.

L'obscurité. Le silence. Ne pas faire un bruit. Ne pas attirer l'attention sur soi. Caché sous votre lit, vous attendez. Il ne fallait pas briser les rêves du petit garçon de 13 ans que vous êtes.

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Sam 10 Jan 2009 - 21:01

Bravo à tous les participants. Vu que les textes sont plutôt longs, il faudra un peu plus de temps pour tout lire...
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Morrigan
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Sam 10 Jan 2009 - 22:32

Hmm, c'est terrible ça ... J'ai 4 textes qui m'intéressent ^^ 3,4, 6 et 7. ça va être très dur de faire un choix parce qu'ils sont vraiment bons (et les autres aussi d'ailleurs. le mien détonne un peu cela dit : s'il a un vote c'est un miracle ::lol: )

par contre,j'ai reconnu Niko et Hélène : juste pour la typographie ::rolling::

je me laisse encore quelques jours pour réfléchir - mais deux d'entre eux ne font pas spécialement peur. donc si je me réfère juste à la consigne, je sais qui je prends ...

bref,encore bravo à vous Wink
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Dim 11 Jan 2009 - 8:53

Bravo à tous les participants. On voit bien que nous avons tous galéré pour écrire sur ce sujet. Sacré Hakkrat qui nous a donné là un sujet bien terrible à exploiter.

Aucun texte ne m'a fait peur...Mais bon, même Stephen King n'y arrive pas.

Je ne ferais pas de critiques détaillées car j'ai moi même participé.

D'une manière générale, je dirais que 1000 mots c'est court. Il ne faut pas s'égarer en route avec des descriptions sans intêret. A défaut de faire peur, il faut que le lecteur resente de l'angoisse. Donc pas de temps mort.

De même, le style d'écriture doit être simple et rapide. Pas de longues phrases monotones comme j'ai pu le voir trop souvent.

Il ne faut pas non plus confondre horreur et dégoût. Il est facile de décrire des tortures, des monstres en tout genre à en faire vomir...Mais tout cela fait vraiment il peur?

L'utilisation du vous est aussi mal employé dans certains textes.
Il y a le vous qui s'adresse au lecteur...genre "ce que vous allez lire"...et le vous qui est en fait le "héro" du texte. Le tout dans la même nouvelle. Cela reste à mon sens maladroit.

Donc c'est sur les critères que je viens d'énoncer que je vais faire mon choix. J'ai retenu trois textes. Je me laisse le temps de la reflexions.

Encore Bravo.

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Dim 11 Jan 2009 - 12:02

J'ai également tout lu... La sujet s'avère finalement moins facile que ce que je ne pensais. scratch

Sombretoile a déjà fait des remarques pertinentes, notamment sur la confusion du "vous" qui s'adresse au lecteur et du "vous" en tant que sujet narrateur, et l'angoisse et l'horreur.

Je pense que le mieux était de choisir le temps du présent, ce que la majorité des textes a effectivement fait.

Aucun texte ne m'a réellement angoissé... et j'ai du mal à me décider pour le vote.

Quand même : félicitations à tous, vous vous êtes donné bien du mal ! Wink

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Dim 11 Jan 2009 - 14:41

Bon,voilà,je me suis décidée au final ...
Encore bravo à vous Smile
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Dim 11 Jan 2009 - 14:44

J'ai voté aussi (un texte m'a particulièrement tapé dans l'œil...)
Bravo à tous les participants!
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Dim 11 Jan 2009 - 15:30

Ouf ! c'était dur de choisir entre les trois derniers textes...
Bravo à tout le monde, ce n'était pas évident cette histoire de vous Smile
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Dim 11 Jan 2009 - 18:25

Ca y est, j'ai tout lu.
Les deux textes qui m'ont le plus plu me sautent aux yeux, pour une fois, le vote ne sera pas si compliqué.
Je pense avoir reconnu Evahe, Hélène, Luciole (pas sûr, j'ai encore un doute ...) et Niko.

Bravo à tous en tout cas Wink
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Dim 11 Jan 2009 - 18:28

La porte va s'ouvrir dans quelques instants."
Tiens encore une histoire de porte. On dirait la suite du précédent concours.
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 10:04

Après la réflection de sombretoile j'ai relu les termes du concours. Il est dit ceci:
L’objectif premier est d’angoisser un maximum le lecteur."
L'angoisse et la peur sont deux sentiments différents pour moi. Pour le dico il s'agit d'anxiété opprésante. Rien à voir avec la peur. Peut-être n'ais-je pas compris la consigne alors.
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 11:34

Définitions tirées de mon Larousse :

Peur : 1) Sentiment de forte inquiétude, d'alarme, en présence ou à la pensée d'un danger, d'une menace. 2) Etat de crainte, de frayeur dans une situation précise.

Angoisse : Anxiété oppressante (pouvant entraîner des troubles physiques)

Anxiété : 1) Vive inquiétude née de l'incertitude d'une situation, de l'appréhension d'un événement. 2) Etat émotionnel de tension nerveuse, de peur, fort (et souvent chronique). 3) Etat caractérisé par l'attente d'un danger imminent indéterminé, accompagnée de malaise, de peur et de sentiment d'impuissance.



Bilan : Angoisser le lecteur = lui faire éprouver de l'anxiété = faire naître en lui de l'inquiétude, de la tension, de la peur, avec notamment l'appréhension d'une situation ou d'un danger imminent.



Donc quand tu dis "rien à voir avec la peur", tu as tort, selon le dictionnaire au moins, car peur et anxiété sont reliées assez étroitement... Sauf mauvaise interprétation de ma part. ::rolling::

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 17:28

Ce que je voulais dire alors c'est qu'aucun texte ne m'a angoissé.
De toute façon pour moi, angoisse et peur c'est du pareil au même.
La langue française est tellement compliquée.
Puis cela n'enlève rien au talent des membres de ce forum.

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 18:45

J'ai voté, mais c'est dur ><

Comme on l'a déjà dit, tout les textes sont bien, mais ils ne font pas vraiment peur.

*Je viens de relire " ça", du coup m'effrayer devient difficile O_O*

M'enfin, y en a qui m'ont plus plus que d'autre, donc \o/
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 18:46

Je ne voulais pas dire rien à voir même si c'est ce que j'ai dit. je voulais dire différent. En tout cas je le sens comme ça je ne peux pas dire pourquoi.
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Hakkrat
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 19:01

Si on s'en tient à la définition du dico, et si l'on raisonne mathématiquement (eh oui, le prof de maths qui m'habite accourt), l'angoisse implique la peur, mais ce n'est pas réciproque. Comprendre par là : on peut avoir peur sans être angoissé.

Exemples :

J'ai un examen demain. J'ai peur. ---> ici, la peur = l'angoisse, car on sait ce qui nous attend, il y a une situation que l'on redoute et qui va arriver sous peu, et on ressent un certain malaise et de la tension

Paul a surgi de derrière la porte en criant "Bouh !". J'ai sursauté ! ---> ici, la peur n'est pas une angoisse. Elle est ponctuelle, comme une décharge, suite à un évément inattendu. Il n'y a pas d'appréhension, pas d'anxiété.





Bilan : il est des peurs qui ne sont pas des angoisses, mais toutes les angoisses sont synonymes de peur.

Tout ça, si j'ai bien compris le dico. :o



Sinon, j'ai plus ou moins réussi à voter (bon, oui, j'ai voté, y a pas de plus ou moins -_-)

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 19:56

En tout cas, je t'ai prévenu Hakkrat Wink
Si tu gagne encore ce concours, je te pourris sur Spheridial lol!

Allez, ce qui compte au final, c'est que le meilleur gagne ::corde:: ::copain::

::crazy::

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 20:10

le sujet etait dur, et aucun texte ne ma vraiment appeuré pour deux raison :

-le premier je n'ai pas ressentit d'angoisse particuliere

-le seconde, en general l'utilisation du vous n'est autre qu'il ou un je transposer, ce que je veux dire c'est que tout l'interet de changer de personne c'est les difference entre chaque personne et la j'ai l'impression qu'aucun texte n'a vraiment exploiter le "vous".

Ceci dit, je ne pense pas que j'aurais fait mieu
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Morrigan
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 20:53

Niko,Hakk ne peut pas gagner il n'a pas participé ^^ (du moins est-ce que j'ai compris que lorsqu'il donne le sujet il ne concours pas ...)

Dommage pour Sphéridial,il va falloir trouver un autre prétexte xD (mais ça ne sera pas bien dur je crois^^)
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 21:03

S'il n'est plus sur Sphéridial il aura plus de temps pour nous sur le fofo, non?
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Hélène
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 22:10

C'est vrai qu'on ne peut pas dire que les textes provoquent vraiment de l'angoisse,ceci dit,je les aime tous et puisqu'il faut bien une préférence en concourant,je vais voter pour les 5 et 6,mais les autres dans le genre gore m'ont beaucoup plu ;
Le vous ne rend pas si mal après tout pour ce style,enfin,ce n'est pas si choquant ,en fait.
On s'est bien amusé,c'est le principal cat par contre je suis perturbée parce que je n'arrive pas à vous reconnaître....
Pourtant déjà tout lu 2 fois!!!
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Niko
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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Lun 12 Jan 2009 - 22:44

Morrigan a écrit:
Niko,Hakk ne peut pas gagner il n'a pas participé

A dommage Crying or Very sad
Pas grave, je le pourrirai comme même sur Sphéridial lol!

::crazy::

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MessageSujet: Re: Treizième concours - votons !   Mar 13 Jan 2009 - 0:35

evahe a écrit:
S'il n'est plus sur Sphéridial il aura plus de temps pour nous sur le fofo, non?

Euh... Je suis toujours sur Spheridial, et non, je n'aurai pas spécialement plus de temps, car je pars au ski et quand je rentre, je reprends les cours, donc...

En plus, je suis dans une période où j'ai envie d'écrire, et pas envie de lire. Bizarre...

Morrigan a écrit:

Niko,Hakk ne peut pas gagner il n'a pas participé ^^ (du moins est-ce que j'ai compris que lorsqu'il donne le sujet il ne concours pas ...)

C'est exact. Je ne participe pas aux concours dont je lance les sujets, parce que je trouve que ce n'est pas très juste. Puis bon, si je gagne encore, vous allez finir par me détester plus encore, si c'est possible, alors je me fais petit.

:;J:

*Boit une infusion de modestie pour faire dégonfler ses chevilles*




Tekmerak ---> Je trouve que le "vous" donne quand même quelque chose de "neuf" dans les textes ; je n'ai pas tellement trouvé qu'il s'agissait d'une transposition du "je" ou "il", mais je n'ai peut-être pas fait assez attention. Par exemple, le "vous" du texte 7 produit un très bon effet, compte tenu du fait que c'est ce fameux "vous" qui est le coupable, sans le savoir. J'ai beaucoup aimé l'idée. Si le récit avait été écrit à la troisième personne, cet effet aurait été beaucoup moins intéressant, je pense. En revanche, à la première, il aurait été sympa aussi.

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