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 la route

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Gérard de l'Extrême
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Masculin Nombre de messages : 581
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MessageSujet: la route   Mar 3 Fév 2009 - 11:29

Résumé du livre

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son jeune fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Il ne reste des hommes que les cadavres ou des silhouettes implorantes proches de leur dernier souffle. Le père et le fils ont peur, mais marchent vers la mer.


la critique:
La barbarie est polymorphe. Et loin de la violence factuelle, malheureusement célèbre, de la férocité sadique et explicite, le dernier roman de Cormac McCarthy - récemment récompensé du prix Pulitzer 2007 - décrit une barbarie singulière, celle où l’humanité s’essouffle sur la route obtuse et absurde de la conservation de soi. Car ce chemin vers le Sud emprunté par un homme et son fils, après une mystérieuse catastrophe mondiale dont on ne connaîtra jamais les fondements, révèle un chaos de matières et de sentiments. Asphalte aux odeurs de cendre et de cadavres putréfiés, visages humains exsangues, regard moribonds, le monde décrit par l’auteur transcende les clivages de la nature et de la culture, du bien et du mal. Abîmé par cette atmosphère de mauvais temps hobbesien, de peur incessante, l’existence humaine est réduite à sa plus simple représentation : la persistance d’un vouloir vivre impersonnel. Tels des fantômes, les hommes vacillent entre l’amertume de l’irrévocable et la conservation, devenue absurde, de leur être. A la question de son fils : “Qu’est-ce que tu as jamais fait de plus courageux ?”, le père répond : “Me lever ce matin.” C’est avec ce style épuré que McCarthy parvient à plonger le lecteur dans un univers terrifiant, désespéré et dramatique. Réduisant les dialogues aux plus justes appréciations, l’auteur américain contrarie la comédie du conte ou de la fable afin d’offrir un morceau de vérité ontologique et de littérature majestueuse. On pénètre avec une crainte enthousiaste dans ce qu’il y a de plus obscène dans la réalité de l’existence humaine : la brutalité de la “verbalité” de l’être. Entre philosophie et roman, Cormac McCarthy signe avec ‘La Route’ une performance digne du grand écrivain qu’il est.


Mon avis:
Une bonne fiction, deux personnages, une route et tant d'émotions de vérités sur les hommes.
La traduction est une réussite totale.

S'il fallait une note : 8/10 et deux points de plus pour la traduction.
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MessageSujet: Re: la route   Mer 9 Déc 2009 - 19:42

Sympa, le style est assez déroutant au début, mais on finit par s'y habituer.
Bien que le rythme soit lent, le livre n'est pas pour autant ennuyant et la relation père/fils est assez touchante.
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MessageSujet: Re: la route   Mer 9 Déc 2009 - 20:16

Le film est à l'écran en ce moment, ça fait quelques jours qu'il est sorti.
Je mets ce livre sur ma liste.
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MessageSujet: Re: la route   Mer 9 Déc 2009 - 20:26

Ouai, avec Mortensen (faudrat que je zieute (j'aime bien ce mot)), m'enfin vu le style particulié de l'auteur (des phrases très simples, de petit paragraphe...) on peut sans doute aimer le filme sans aimer le livre
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MessageSujet: Re: la route   Lun 14 Déc 2009 - 20:37

Moi qui ai lu le livre et qui n'ait entendu qu'une critique négative sur la mise en scène du film, il vaut mieux avoir lu le livre je pense.

J'attendrai peut-être la sortie vidéo pour me faire une idée plus exacte.

En tous ca, le livre est un coup de poing que l'on se prend à l'estomac, et que l'on garde tout le long de la lecture. Certes c'est minimaliste, mais c'est ça qui fout les boules : l'écrivain est capable avec une certaine économie de moyens de nous en foutre plein la gueule. Je dis que c'est très fort.

Du même auteur, je conseille fortement No country for old men, adapté par les Frères Cohen. Deux petits bijoux, livre et film !

A.C.
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MessageSujet: Re: la route   Mer 4 Jan 2012 - 20:04

J'ai détesté.

Le minimalisme, je ne suis pas contre. Hemingway y parvenait très bien. Ce que je ne supporte pas dans La Route, c'est surtout la gestion des dialogues. On ne sait jamais qui parle, où s'arrête le dialogue et où recommence la narration. Infect, confus.


Exemple:

Citation :
Il mit longtemps à s'endormir. Au bout d'un moment il se tourna et regarda l'homme. Dans la faible lueur son visage marqué des stries noires de la pluie pareil au visage d'un comédien du monde antique. Je peux te demander quelque chose? dit-il.
Oui. Évidemment.
Est-ce qu'on va mourir?
Un jour. Pas maintenant.
Et on va toujours vers le sud.
Oui.
Pour avoir chaud. Oui.
D'accord
D'accord pour quoi?
Pour rien. Juste d'accord.
Dors maintenant.
D’accord
Je vais souffler la lampe. D'accord?
Oui. D'accord.
Et plus tard dans l'obscurité: Je peux te demander quelque chose?
Oui. Evidemment
Tu ferais quoi si je mourais?
Si tu mourais je voudrais mourir aussi.
Pour pouvoir être avec moi?
Oui. Pour pouvoir être avec toi
D'accord.
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MessageSujet: Re: la route   Mer 4 Jan 2012 - 20:23

Tiens ? Pour moi, c'est simplement le meilleur livre jamais écrit, le seul bouquin qui se rapproche d'un tableau romantique, le chef d’œuvre du 21ème siècle qui ne sera jamais égalé avant le prochain millénaire, le roman ultime à lire au moins une fois dans sa vie.
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MessageSujet: Re: la route   Mer 4 Jan 2012 - 20:39

Oh, je n'ai pas la prétention de dire que c'est un mauvais livre, pas plus que je ne critiquerais Twilight, les romances Harlequin, ou Marc Lévy et consorts. Cela ne me plait pas, mais je pense bien que si ça a pu se vendre pareillement, c'est que cela touche un certain public. Et ce n'est pas parce que ce public réagit différemment de moi qu'il m'est inférieur.

La Route, j'ai trouvé ça peu original et mal raconté (enfin raconté d'une manière qui ne me touchait pas). Maintenant je ne vais pas me priver de le mentionner voire éventuellement le recommander quand on me parle de romans post-apocalyptiques (mais je recommanderai le mien en priorité, dans le genre)
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