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 SEUL DANS LE NOIR (PAUL AUSTER)

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Gérard de l'Extrême
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MessageSujet: SEUL DANS LE NOIR (PAUL AUSTER)   Lun 30 Mar 2009 - 11:44

SEUL DANS LE NOIR (PAUL AUSTER)

Résumé du livre
Contraint à l'immobilité par un accident de voiture, August Brill, critique littéraire à la retraite, trouve refuge contre les inquiétudes des temps présents et le poids des souvenirs qui l'assaillent lors de ses innombrables insomnies en se racontant une nuit l'histoire d'un monde parallèle où le 11 septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie, 'ici et maintenant', à une impitoyable guerre civile.

La critique
par Thomas Flamerion
Il n’y a pas de frontière entre l’imaginaire et le réel ; il n’y a que des ponts entre des mondes parallèles, que l’écrivain franchit pour dire sa propre vérité. Ces voies "impénétrables" de la création sont au cœur de l’œuvre de Paul Auster. ‘Seul dans le noir’ n’échappe en rien à cette quête essentielle. Digne successeur de ‘Dans le scriptorium’, le nouveau roman de l’écrivain new-yorkais prolonge une réflexion menée dans un cadre très expérimental par une application romanesque de haute voltige. Tout est dans le pouvoir des mots, dans la force des idées. August Brill, critique littéraire à la retraite, handicapé, fomente de sombres histoires au creux de ses nuits sans sommeil. Un monde jaillit, une autre dimension où la croisade américaine en Irak devient une seconde guerre civile américaine dont le “héros malgré lui” doit liquider l’esprit qui l’a engendré.
A l’inventivité d’un écrivain plein de ressources se superpose un talent narratif visiblement épanoui. Les engrenages de son scénario retors tournent à plein régime, sans accroc. Même lorsque l’histoire familiale "réelle" se mêle aux créations nocturnes, Auster tient brillamment la barre. En sublimant les élans de l’imagination, il bâtit habilement des mondes gigognes, des réalités superposées surgies de son propre esprit fécond. Il interroge les moteurs de l’art pour mieux transmettre son dégoût de la guerre et de l’impérialisme aveugle. En projetant dans les "nuits d’obsidienne" de son double de papier le cauchemar absolu d’une Amérique en guerre contre elle-même, il affronte au grand jour la résonance de nos choix et le poids de la culpabilité. Dans un siècle de l’image toute puissante, le traumatisme se propage à mesure que le besoin de voir remplace l’envie de savoir. Paul Auster saisit la violence de ces bouleversements dans un texte incisif et réflexif aux multiples rebondissements.
La revue de [presse]
Les Inrockuptibles - Bruno Juffin (13 Janvier 2009)
La chute de 'Seul dans le noir' (.. .) offre un parfait condensé de l'art insolite de Paul Auster : même dans un roman inégal, sa petite usine à fictions est toujours capable de tourner harmonieusement.
Le Point - Frédéric Ferney (22 Janvier 2009)
Avec son penchant pour l'introspection inquiète, Auster nous égare parmi des frayeurs et des fumées : qu'est-ce qui est imaginaire ? Qu'est-ce qui est réel ? Et où est le pire ? Le seul problème, c'est qu'on n'y croit pas.
Le Nouvel Observateur - Didier Jacob (12 Février)
Brillant, ensorcelant, funambulesque (.. .).
Lire - Christine Ferniot (Février 2009)
'Seul dans le noir' débute comme une rêverie sur l'imagination qui détourne des douleurs quotidiennes, devient une autobiographique plus ou moins masquée et s'achève sur une note d'espoir, un salut à la littérature et à l'instinct de survie.

Biographie de Paul Auster
Ses parents, de confession juive, sont nés aux États-Unis mais sont originaires d'Europe centrale. Très tôt au contact des livres par l'intermédiaire de la bibliothèque d'un oncle traducteur, il commence à écrire à l'âge de 12 ans, peu avant de découvrir le base-ball que l'on retrouvera dans nombre de ses romans. De 1965 à 1967, il est étudiant à Columbia University (littératures française, italienne et anglaise). Il commence à traduire des auteurs français (Jacques Dupin et André du Bouchet) et découvre Paris. Il y retourne en 1967 après avoir échappé à la guerre du Viêt Nam, veut faire du cinéma, rate le concours d'entrée de l'IDHEC. Il écrit des scénarios pour des films muets qui ne verront pas le jour mais qu'on retrouvera, plus tard, dans Le Livre des illusions.
Commence alors une dizaine d'années de galère. Il écrit des articles pour des revues, commence les premières versions du Voyage d'Anna Blume et de Moon Palace, travaille sur un pétrolier, revient en France pour un séjour de trois ans (1971-1974) où il vit de ses traductions (Mallarmé, Sartre, Simenon), et écrit des poèmes et des pièces de théâtre en un acte.
En 1979, alors qu'il vient de divorcer et a tenté en vain de faire publier un roman policier sous le pseudonyme de Paul Benjamin (Fausse balle), la mort de son père lui apporte un petit héritage qui le remet à flot et qui lui inspire L'Invention de la solitude. L'Art de la faim est publié en 1982, en 1985 c'est un recueil en prose, Espaces blancs, suivi bientôt de Effigies et Murales en 1987, Fragments du froid et Dans la tourmente en 1988 et Disparitions en 1993.
Paul Auster commence enfin à être reconnu comme un écrivain majeur. De 1986 (sortie de Cité de verre) à 1994 (Mr. Vertigo), il publie des romans majeurs comme Moon Palace et Léviathan. Il revient alors au cinéma, en adaptant avec le réalisateur Wayne Wang sa nouvelle Le Noël d'Auggie Wren. Smoke et Brooklyn Boogie sortent en salle en 1995. Paul Auster réalisera lui-même Lulu on the Bridge (1997) qui sera mal accueilli par la critique.
Il revient au roman avec Tombouctou (1999), Le Livre des illusions (2002), La Nuit de l'oracle (2004) et Brooklyn Follies (2005).
Marié puis séparé de l'écrivain Lydia Davis, il s'est remarié en 1981 avec une autre romancière, Siri Hustvedt. Il a deux enfants également artistes, le photographe Daniel Auster et la chanteuse Sophie Auster.

Exégèse
L'œuvre de Paul Auster se situe dans le mouvement postmoderne.
Il est par excellence l'écrivain du hasard et de la contingence. Il traque au quotidien les bifurcations issues d'événements apparemment anodins. C'est ce que racontent La Musique du hasard, et surtout Léviathan dans une exceptionnelle scène centrale. Son style en apparence très dépouillé, travaillé au fil de ses œuvres poétiques, cache une architecture narrative complexe, faite de digressions exagérées mais toujours pertinentes, d'histoires dans l'histoire et de trompe-l'œil (Le Noël d'Auggie Wren). Il décrit aussi la perte, la dépossession, le rapport à l'argent, l'errance (dans Moon Palace, le personnage principal se nomme symboliquement Marco Stanley Fogg1) Il s'interroge aussi sur l'identité, notamment dans la Trilogie new-yorkaise où l'un des personnages (qui n'est pas le narrateur) porte son nom, dans Léviathan, dont le narrateur a ses initiales (Peter Aaron) et rencontre une femme nommée Iris (anagramme du prénom de sa propre épouse Siri), ou dans La Nuit de l'oracleet "Dans le scriptorium", dans lequel un personnage porte le nom de Trause (anagramme d'Auster).

Mon avis :

Rien : c’est parfait pour moi, 10/10 non ! 12/10.
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akira
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MessageSujet: Re: SEUL DANS LE NOIR (PAUL AUSTER)   Lun 30 Mar 2009 - 14:47

C'est vraiment de la science-fiction ?
D'après ce que je connais de Paul Auster c'est plus "concret" généralement.

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MessageSujet: Re: SEUL DANS LE NOIR (PAUL AUSTER)   Lun 30 Mar 2009 - 16:59

habituellement oui, mais là: vie parallèle, guerre aux USA avec des personnages qui vont d'un monde à l'autre.

J'ai hésité : on peut le mettre dans autre. C'est égal
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akira
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MessageSujet: Re: SEUL DANS LE NOIR (PAUL AUSTER)   Lun 30 Mar 2009 - 18:06

Non je me fierai à ton avis,je ne l'ai pas lu.
Ca m'étonnait juste un peu de sa part !

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