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 [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter

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Quel(s) texte(s) préférez-vous
Texte n°1
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Texte n°2
4%
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Texte n°3
12%
 12% [ 3 ]
Texte n°4
8%
 8% [ 2 ]
Texte n°5
8%
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Texte n°6
8%
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Texte n°7
20%
 20% [ 5 ]
Total des votes : 25
 

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MessageSujet: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 11:28

Bonjour,

Voici les sept textes participant au concours.

Comme pour ce deuxième concours d'écriture il y a passablement de participants, nous vous laissons voter pour deux textes... mais pas plus.

Merci de bien vouloir voter et de donner votre avis


Texte n°1

Emma, pensive, marchait le long du chemin. Au dessus d'elle, les frondaisons baignait le sous bois d'ombres brunes et dorées. La nature alentour fourmillait de vie. Le mois de mai offrait ces plus belles fleurs et l’air embaumait d’un parfum sucré, mais Emma ne sentit pas. Le vent, comme une douce caresse, lui murmura à l’oreille une musique joyeuse, mais elle n’écouta pas. La forêt inondée de lumière, donnait son plus beau spectacle, mais elle ne le vit pas. Au loin, un coucou lança son appel plaintif.
Mais Emma n’y répondit pas. Chacune de ces pensées étaient tournées vers eux. Elle se rappela cette lourde journée d’été, où ils s’étaient promenés tous les trois: Mathieu la serrait tout contre lui, elle se souvenait encore de son parfum, et Jean, son petit Jean, lui tirait le bras pour la prier d’aller plus vite.
Ils l’avaient emmené près de la rivière, celle qui coule entre Lusse et Montvesant. Là-bas, ils l’avaient installée confortablement, au pied d’un acacia, la pressant de milles attentions pour que son ventre, gonflé par la grossesse, trouve enfin un repos mérité. Puis Jean, s’était déshabillé. Comme il avait grandi ! Son corps, bien qu’il n’avait alors que dix-huit, était déjà celui d’un homme. Ses parents le regardait avec une tendresse mêlée de fierté, et lorsque, en plongeant, le jeune homme les arrosa, Mathieu ne résista pas à l’envi de le rejoindre.
L’air de ce début d’août était brûlant, mais la fraîcheur du cours d’eau et la douce ombre des arbres qui le bordait, protégeaient Emma de ce feu ardent. Rien n’aurait pu l’atteindre, si ce n’est les nouvelles inquiétantes qui arrivaient de l’étranger. Là bas, on parlait même de guerre. Mon dieu, la guerre. Comme ce mot paraissait laid et froid, comme s’il contenait en lui-même les charognes qu’il chargeait. L’odeur des fauves rouges et des mûres écrasées la tira de son angoisse. Que pouvait-il bien arriver ici, au pied des Pyrénées, loin de tout, loin du temps et de la folie des hommes ? Ici tout allait tranquillement, comme les vaches qui paissaient dans les hauts pâturages, les gens du cru ne connaissaient pas même le sens du mot « pressant ».
Dans cette clairière, en cet instant, elle goûtait pleinement son bonheur à venir près de gens qu’elle aimait, comme si cet instant durerait toujours…
Emma eue une expression amère : comme il était loin désormais le temps de cette journée d’été. Émilie était née une froide journée de novembre, quatre ans plutôt, sans qu’elle ai jamais vu ni son frère, ni son père. Elle était passée par là. Comme elle avait été sotte de croire que la guerre ne pouvait pas les atteindre ! Elle inondait et emportait tout, les hommes, les cœurs, l’espoir.
L’Espoir. Emma se raccrochait à lui, comme à un frêle esquif sur une mer agité. C’était lui qui la maintenait en vie, qui la faisait revenir dans cette clairière tous les jours depuis une semaine. Depuis cette lettre … Déjà son cœur s’emballe comme l’espoir s’envole, les reverra-t-elle un jour ? Ne l’attendent-ils pas au bout du chemin, derrière ce grand chêne, ou derrière celui-là ? N’est-ce pas leurs voix tant aimées qu’elle entend déjà ? Pourvu qu’ils reviennent, pourvu qu’ils l’attendent, il ne reste qu’un détour au chemin …



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Texte n°2

Les trilles fluttées des oiseaux retentissaient dans l'air surchargé par la canicule. Des bancs de brume de chaleur flottaient tout autour des deux bûcherons qui avançaient d'un pas prudent dans les entrailles de la forêt.
Autour des troncs centenaires de minuscules moucherons voletaient, et le bourdonnement leur tapait sérieusement sur les nerfs. D'un geste rageur, Pertuu écarta du bras une liane qui se trouvait sur son chemin. Cela faisait trois heures qu'ils erraient comme des âmes en peine dans ce foutu fatras de bois, et pas moyen de retomber sur leurs traces. Warren serait furieux quand il les retrouveraient, et les accuserait encore, devant tout le monde, d'avoir traîné pour éviter le travail. Et comme toujours il n'écouterait pas les justifications.
–Attention! cria Tramès derrière lui.
Le premier bûcheron se retourna vivement mais pas assez pour éviter le retour de la liane. Elle le frappa en pleine figure et l'envoya rouler à terre, sonné. La solide branche revint en place, visiblement calmée. Pertuu se releva difficilement et se frotta le menton. La colère brillait dans ses yeux et il se retenait à grand peine pour ne pas hurler sa rage d'être impuissant à retrouver son chemin. Tramès, lui, eut du mal à ne pas éclater de rire devant le visage de son compagnon.
–Tu devrais faire plus attention à la Forêt, le morigéna-t-il. Tu sais bien qu'Elle ne supporte pas qu'on la maltraite.
–Je sais oui, répliqua vertement son interlocuteur en le foudroyant du regard.
Il se releva, ramassa sa hache et la remit sur son épaule avant de regarder autour de lui.
–Bon, par où on va?
Tramès leva les bras au ciel en signe d'impuissance et bifurqua sur la droite, vers un petit sentier forestier couvert de fougères. Les deux hommes pataugèrent un long moment encore entre les tiges maladroitement dressées en direction du ciel gris à peine visible à travers les hautes et épaisses frondaisons. Puis ils retombèrent enfin sur un passage connu et soupirèrent de soulagement. Au moins à partir de maintenant ils pourraient s'orienter.
Les feuilles de différentes nuances, allant du vert tendre à celui plus foncé des pousses anciennes, s'agitaient sur le passage des courants d'airs fantomatiques que n'arrivaient pas à saisir les corps en sueur des deux amis. En passant devant l'énorme tronc moussu d'un chêne géant, ils furent assaillit par des nuées de mouches –mais les branches de l'arbre caressèrent leurs visages, chassant les intrus inopportuns.
–Tu vois qu'Elle peut être gentille de temps en temps…, ironisa Tramès.
–J'ai une idée, fit tout à coup son compagnon. Et si tu gardais tes commentaires pour toi?
Le bûcheron sourit mais se tut. Quelques minutes plus tard ils parvinrent enfin à la clairière où ils avaient laissé leur frère Warren et les trois autres hommes qui travaillaient dans la même communauté qu'eux. Pertuu avait déjà préparé des excuses dans sa tête, sachant que des explications ne seraient d'aucune utilité. L'air sombre, yeux baissés, il rentra les épaules et attendit les remontrances de son colosse de grand frère. Qui ne vinrent pas…
Tramès lui posa une main sur l'épaule. Bouche bée, il regardait droit devant lui. Son compère suivit son regard… et ne trouva rien d'autre à dire.
Entre les arbres une silhouette fantomatique se mouvait, drapée dans une lumière blanche irréelle. Ses mouvements rappelaient ceux d'un courant marin, ondulant sous l'effet d'une musique connue d'elle seule. Légère sur les courants d'air, la nymphe vêtue de tissu diaphane subjuguait les six observateurs, trop imprudents pour avoir osé poser les yeux dessus. Soudain, entre deux gestes saccadés, un roulement de tonnerre puissant et majestueux retentit au dessus de leurs têtes. La fourche blanche d'un éclair suivit aussitôt, le bruit et la lumière étant condensés, assemblés, par le rideau sylvestre dans lequel ils étaient entravés.
La pluie se mit ensuite à tomber. D'abord ce ne furent que des myriades de gouttelettes, véritable tableau de danse en accord avec la créature qui se mouvait entre elles comme si elle ne les sentait pas. Cela ne dura pas. Rapidement, l'averse devint un orage et les coups assourdissants du tonnerre s'amplifièrent.
L'eau ruisselait à présent de partout, formant des rigoles cascadantes dans les branches des arbres gigantesques tout autour. Le vent se leva, agitant les feuilles et les voiles de la nymphe qui continuait à charmer tout ceux qui posaient leur regard sur elle, comme si de rien n'était.
Un nouveau souffle de vent, plus fort que les précédents, balaya la clairière illuminée par la lueur blanche mais sombre de l'orage traversé d'éclairs. La rafale souleva des paquets de brindilles qui se mêlèrent aux trombes d'eau s'abattant toujours sur les six bûcherons, les aveuglant momentanément.
Une fraction de secondes avait suffit pour que la créature disparaisse. A la place qu'elle occupait quelques instants plus tôt il ne restait maintenant plus que du vide, des branches agitées par les courants d'airs, de l'espace vrillé par les flèches glacées et translucides de la pluie.
Tramès fut le premier à reprendre ses esprits et secoua son compagnon par la manche, lui faisant signe de l'aider à réveiller les autres. A travers les mèches détrempées collées sur son front, Pertuu eut toutes les peines du monde à retrouver son frère pourtant à une dizaine de mètres de lui.
Ils s'abritèrent sous la bâche huilée tendue entre deux troncs d'épicéa. Les deux hommes lancèrent un regard transversal à Warren qui ne s'en aperçut pas. Il ne les voyait pas, toujours sous le charme de la scène précédente. "Les remontrances viendraient plus tard…Si elles viennent un jour", pensa Pertuu. Puis il se tourna vers son compère.
–Que …commença-t-il.
Mais Tramès lui fit signe d'oublier tout cela.



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Dernière édition par le Dim 27 Mai 2007 - 13:38, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 11:31

Texte n°3

Légende

« Tu es encore là ? J’ai une lettre pour toi… Tu devrais la lire.
- Je ne suis pas d’humeur…
- Tu as tort !
- C’est de qui ?
- Tu verras ! »

Il l’a prit et l’ouvrit.


Deux enfants, deux amis, qui s’étaient jurés de le rester pour la vie.
Tous deux partageaient tout ! Pourtant ils étaient bien différents : le garçon grand et athlétique n’avait envi que les règles à suivre et le travail à accomplir. Le travail ne le rebutait pas, il vivait pour servir ce qui démontrait son courage. La deuxième, petite et rondelette, avait une curiosité démesurée, doublé de rêveries épanouies.
Tous deux se complétaient.
Parmi leurs jeux enfantins, était réservé un temps pour partager les idées qu’ils avaient de leur destin. Ce moment avait son importance et méritait son indépendance.
Ils partaient donc à la conquête de la nature car pour édifier leur fief, il ne suffisait que d’air pur. Leur cachette était dans les arbres, embusquée, dans un bois de la contrée. Cette forêt n’était pas bien grande mais pour la conserver, tous auraient fait milles offrandes tant elle respirait les confidences et était un symbole de la liberté préservée et d’une certaine romance.
Son arbre à elle était grand et fort, un chêne escarpé qu’elle n’aurait échangé contre nul or. Le sien était plus rude et revêche car il s’agissait d’un de ces thuyas sylvestres.
L’un en face de l’autre, ils grimpaient et s’apprêtaient à échanger des secrets qui ne seraient à personne d’autres divulgués.
Mais un jour, alors qu’ils s’étaient lassés lui d’écouter et elle de parler, leur vint cette idée saugrenue qu’entre eux deux, un pont fusse tendu !
Aussitôt, se mirent-ils à l’ouvrage car ce travail serait un hommage : Les deux arbres à jamais seraient liés comme les enfants se l’étaient jurés. Avec du bambou, le pont fut installé bouts par bouts. Une fois terminé, il dut être testé. C’est la fille qui s’y colla car elle était plus souple qu’un chat. Elle s’avança prudemment vers le sanctuaire de son amant quand le pont de fortune craqua et qu’elle tomba.
Son ami, resté au sol resté au sol, blêmit alors qu’il observait la folle qui, alors que la passerelle se brisait, lui souriait.
La chute fut pour lui un enfer, il ne pouvait rien faire… seulement prier et espérer…
Elle échappa, miraculeuse, à la hauteur pharamineuse et aux plantes épineuses.
Lorsqu’elle rouvrit ses yeux, c’est très pâle qu’elle le trouva, tant, qu’elle crut qu’il se trouvait mal. Il lui demanda nerveusement si tout allait bien ce à quoi elle répondit en éclatant d’un rire serein. Il ne comprit pas et entreprit de lui expliquer les craintes qui l’avaient malmené. Elle écouta, touchée, bien plus qu’elle ne se l’était avouée, et elle expliqua sa réaction insensée : « La mort ne me fait pas peur, et s’il avait été décidé que cela serait ma dernière aventure… » Elle s’interrompit, réfléchit, puis sourit : « J’aurais rejoins la nature. Ma curiosité aurait été assouvie. Mon seul désespoir aurait été tes remords !
Ne pense plus à ça ! Je ne suis pas morte, que je sache ! Ce n’était pas mon heure, voilà tout ! »
Le garçon crut s’étrangler en entendant les morbides divagations de celle à qui il avait juré son amitié.

Aujourd’hui cette fillette est devenue jeune fille, mais elle pense toujours de même, espérant avoir la compréhension de celui qu’elle aime…

« A cœurs amoureux, rien d’impossible » est-il dit même si ce n’est pas dans la Bible !


Ses mains tremblaient d’émotions, les larmes, qui jusqu’alors s’étaient défendues de tomber, coulèrent. Il resta quelques instants ainsi, assis sur la branche basse d’un chêne, les yeux perdus dans le vague. Une goutte tomba sur sa main, il reprit conscience du lieu où il se trouvait. Face à lui se déployait un bon thuya plutôt imposant et bien vert, le chêne quand à lui n’engendrait plus de feuilles…
Il chercha sa sœur du regard, elle pourrait peut-être lui expliquer le pourquoi et le comment de cette lettre ! Cependant, elle n’était plus là. De toute évidence, elle avait jugé qu’il avait besoin de solitude… Ce qui n’était pas faux. Les questions matérielles pouvaient attendre.
Comment pouvait-elle imaginer qu’il pourrait l’oublier ainsi ? Il n’avait jamais fait preuve de la même force morale et de la même dérision envers des sujets si sérieux…
Surtout, cela fait mal ! Accepter la disparition ainsi…
« N’aurais-tu pas souffert s’il avait fallu que je disparaisse ??? » Seul le vent répondit.
Entendre le son de sa propre voix lui fit du bien.
« Si, bien sûr… tu me l’as même rappelé !, souffla t-il, Alors je saurais me montrer à la hauteur de ton espérance ! »

Il s’apprêtait à se lever lorsqu’il distingua une deuxième feuille pliée sans
doute à la hâte au fond de l’enveloppe :
Je te fais confiance ! J’ai toujours cru en toi, même quand tu pensais que je t’ignorais…
Je ne t’ai jamais ignoré, pour la bonne et simple raison, je l’ai compris plus tard, c’est que je t’ai toujours aimé...
Si un jour, je te manque… tu sais où aller ! Ce bois qui recueille de secrets, amours et misères…

« Je le sais… car moi aussi, je lui confiais encore mes secrets, mon secret… moi aussi, je t’aimais !»



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Texte n°4


Je partis avec ma sœur cadette et mon frère ainé pour rejoindre notre famille à Noydin, une petite ville au nord du pays. Nous préparâmes un sac avec, à l’intérieur des pommes et une gourde d’eau. Nous traversâmes la plaine, ce qui nous prit une journée et arrivâmes enfin à l’entrée de la forêt. Le soleil s’était couché et il commençait à faire nuit. Nous nous arrêtâmes à la lisière de la forêt, et nous séparâmes afin d’aller chercher des brindilles pour allumer un feu. Lorsque je revins au camp, mon frère et ma sœur n’étaient toujours pas revenus. Je commençai à m’inquiéter. Je criai leur nom mais personne ne répondit. Où étaient-ils ? Je restai éveillai toute la nuit, anxieux et pensif.

Cela faisait trois jours que j’étais perdu dans cette forêt. Pas un bruit, pas un geste, j’étais seul au beau milieu de cet espace vert et humide.

Un craquement, puis plus rien. Je me retournai, regardai autour de moi, mais seules les gouttes de pluies qui tombaient des arbres émettaient de petits « ploutch ».

Un frisson me parcouru l’échine. Le sol se mit à trembler. Je pris peur, couru, et allai me réfugier sur une branche d’arbre. Je regardai en bas mais ne vis rien. Soudain une flèche me transperça la jambe, je perdis l’équilibre et tombai.

Lorsque je me réveillé, j’étais allongé sur le sol mouillé. Mes vêtements étaient déchirés et la plaie à ma jambe me faisait terriblement mal. Je me relevai péniblement et me cognai la tête au plafond de la cabane. Mais où étais-je ?

La petite hutte était ronde. Il faisait sombre mais j’arrivai tout de même à distinguer des flèches et des arcs. Je tâtai les murs et touchai un loquet, la porte. Je fis pivoter celui-ci, mais rien ne se passa. J’étais enfermé ici. Je n’essayai même pas de forcer pour l’ouvrir, car la fatigue commençait à se faire sentir. Je me couchai sur le sol trempé et sombrai dans un sommeil profond.

Je me réveillai en sursaut ; une main froide me caressait le visage. Je m’assis et aperçu l’enfant. Son corps était entièrement tatoué. Je m’approchai et regardai de plus près les dessins. Je n’en crus pas mes yeux. Des visages d’hommes et de femmes y étaient peints. Le claquement de la porte contre le mur me fit sortir de ma torpeur. Un homme immensément grand entra dans la pièce et du se plier pour ne pas se cogner la tête. Il prit l’enfant par le bras, l’entraina dehors, referma la porte derrière lui et s’assied en face de moi. Lui aussi avait le corps tatoué ; mais pas de visage de femmes ou d’hommes, mais de têtes de mort.

– Que faisiez-vous dans cette forêt ? me dit-il.

J’étais sur le point de répondre lorsque la porte s’ouvrit. Un homme lui parla dans une langue que je ne comprenais pas. L’homme « têtes de morts » se leva et s’empressa de sortir de la hutte. La porte se referma derrière lui et j’étais à nouveau seul dans le noir.

Cinq heures avaient du s’écouler depuis le départ de l’homme « têtes de morts ». Je me relevai pour me dégourdir les jambes et me tapa à nouveau la tête contre la pierre dure qui formait le toit. La porte s’ouvrit brusquement et une femme tomba à mes pieds. Elle était évanouie et couverte de sang. Je l’allongeai convenablement et attendit qu’elle se réveille. En la regardant, je compris qu’elle s’était égarer dans la forêt et qu’elle avait été capturée tout comme moi.

Elle ouvrit les yeux difficilement et lorsqu’elle me vit fit un bond en arrière. Elle me fixa ; de la peur se lisait dans ces yeux bleus. Elle resta ainsi pendant plusieurs minutes. Je m’approchai et m’assied à ces côtés. Je commençai la conversation et nous parlâmes ainsi une heure durant.

C’est à ce moment que je repensai à cette femme, une voyante. Ma sœur, mon frère et moi l’avions rencontré dans un petit village avant l’entrée de cette forêt étrange. Elle nous avait prévenus que nous allions avoir des ennuis. Nous ne voulions la croire et entreprit tout de même la traversée sans prudence. Cette femme ressemblait étrangement à Leyna. Toutes les deux avaient des yeux d’un bleu très clair, et des cheveux noirs. La seule chose qui les distinguait était les petites rides sur le visage blanc de la vielle femme.

C’est alors que je repensai à ma sœur et à mon frère.
Mais où pouvaient-ils bien être ?


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Texte n°5

Eux et les autres

Dans le Sud, à l'extrémité glaciale de notre terre, sous la rayonnante aurore boréale : un miracle. Dans ce froid mordant et ce vent meurtrier se dresse une forêt de sapins. Ce sont cachés dans cette forêt de conifères aux confins de la planète qu'ils vivent, Eux. Loin des autres.

Eux vivent dans des tentes suspendues - cela semble surnaturel - dans les cimes givrées par la neige du désert de glace. Si les autres s'y aventurent et lèvent les yeux pour les admirer, ils n'y verront que des stalactites menaçantes. Alors l'autre téméraire fuira après avoir été parcouru de ce subtil frisson glacé que nous inspire souvent l'inconnu.

Eux-mêmes ont bien changé. C'est vrai, avant il faisait plus froid. Quand cette neige promenée sur tous les blocs de glaces de l'Antarctique par les bourrasques soudaines du long hiver vous arrivait dans la figure, vous croyiez apercevoir la Faucheuse dans sa longe cape noire au milieu des épines givrées semblables à du cristal. Maintenant, un peu d'air frais au réveil ne fait pas de mal.

Noppoko, la petite fille aux yeux dorés y repense, à quand elle était vivante. Elle y repense parce qu'elle va nous le raconter... Du fond de sa voix d'esprit, elle va nous le raconter :

« Avant, notre Mekyo était initiée au culte du sang. À chaque apparition de l'aurore, un oiseau chante, c'est parce qu'il accepte de donner sa vie en échange du savoir. Pour que ceux qui le suivront continuent de progresser dans le temps, les uns après les autres. Alors la Mekyo testait les techniques, techniques de meurtres, techniques de protection, de guérisons et bien d'autres - toutes essentiellement défensives.
Pendant ce temps, notre chef guettait. Comme celui d'aujourd'hui il a peur des autres. Les autres ont toujours eu des façons étranges d'utiliser ce savoir ; ils disaient être pacifiques mais ils se trahissaient. Car certains nous demandaient de ne pas leur faire confiance. Ceux-là nous rapportaient des atrocités, et au travers je découvrais un monde laid, hideux. Moi qui avais toujours cru qu'un monde coloré était magnifique. Les Autres se vantaient de sa superbe, sa grandeur, son immensité et sa force. Mais je sais qu’ici c’est le dernier lieu qu’ils n’ont pas piétiné.
Oui, papa était toujours inquiet, mais moi je n’avais pas encore compris, je n’avais que dix ans. »
Noppoko ferma les yeux pour marquer une pause dans la conversation. C’est vrai, j’avais oublié, pour Eux le langage parlé est vulgaire. Ils s’expriment avec des gestes et par le regard. Eux, ils communiquent par l’aura. Ainsi les conversations ressemblaient à des transes ou des rituels. L’un deux, de sexe masculin, s’exprima dans ce langage.

« Tu es décédée jeune. »

Avec cette expression, le jeune garçon espérait une réponse à plusieurs de ses questions. Hier, il était dans sa vingt-sixième année, avant que les autres ne le tuent. Car à quelques kilomètres de cette forêt sortie de nulle part, Eux, ils sont en guerre contre nous.

Les lèvres de Noppoko formèrent un sourire empli de sagesse qu’une fillette de son âge ne pouvait normalement pas posséder. Puis, pour lui répondre elle rouvrit ses yeux dorés, elle les plongea dans ceux du jeune garçon.

« C’était environ deux jours avant de fêter mes quatre-vingt-onze ans »
Elle déplaça sa main dans un geste ample pour s’assurer que le garçon voulait en savoir plus. Il acquiesça en soutenant son regard.

« Je suis comme j’étais quand je n’avais encore que neuf ans, à cette époque, mes yeux n’étaient pas encore ouverts sur la situation, je n’avais pas encore compris l’intérêt du savoir. »

Elle rajouta de la graisse de phoque parfumée dans l’encensoir. Même si leurs sens de fantômes n’étaient plus aussi aigus, leurs souvenirs leur rappelaient les bienfaits de cette essence dans les conversations.
Ce parfum aida la fillette à plonger dans ses souvenirs avec son ami :
« Les autres veulent utiliser le savoir pour manipuler, voilà ce que j’ai compris de la conversation…»
Elle se tient là, ses cheveux bruns emmêlés, sa tunique tachée de sang. En face d’elle se tient papa avec sa grosse barbe qui pique et ses bottes d’élan. Il les a toujours aux pieds, ses grosses bottes fourrées. La Mekyo s’exprime, elle s’exprime sur mon futur, ma destinée. Ainsi j’aurai un rôle important dans la prochaine bataille. J’émets un petit cri quand j’apprends ce que je devrai faire.

La transe s’arrêta, faire vivre un son que l’on avait soi-même prononcé était toujours difficile. Le jeune garçon était prêt à replonger dans les beaux yeux dorés de la petite fille, mais elle l’arrêta. Noppoko déplaça la main qu’elle avait déjà utilisée plus tôt devant ses yeux : c’en était assez pour aujourd’hui.

Alors le garçon fit un signe d’au revoir et s’enfonça dans l’obscurité tombante.

Une autre aurore avait paru et Noppoko se dirigeait vers la demeure de la Mekyo.

Celle de ce présent pratiquait les rituels des esprits, un élément pas très agressif malheureusement. Car, dans le froid mordant de la banquise, sous l’aurore scintillante du sud…. Le peuple du savoir se défendait contre les autres.



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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 11:34

Texte n°6

Une question d'honneur


D’un coup, des centaines d’oiseaux se mettent à chanter, la forêt s’éveille brusquement. Cela peut paraître, de prime abord, normal, mais la lune est encore haute, éclairant de toute sa rondeur l’étrange scène. Un chant s’élève alors, répondant mélancoliquement aux bruits de la forêt. Les voix semblent humaines, mais sont bien trop fortes, portent bien trop loin pour que le phénomène soit naturel.
Le vent se lève et parait s’enrouler tendrement autour d’une clairière, poussant les oiseaux à la survoler, guidant tous les animaux vers cette colline dénudée d’arbres. Ce souffle est agréablement chaud et doux, pour une nuit de printemps, et est porteur de mille et unes fragrances épicées.
Il tourbillonne encore et encore, pénétrant enfin dans la clairière, faisant cercle avec les dix hommes et femmes qui chantent. Mais il n’ose pas s’approcher de la personne encapuchonnée qui se tient au centre, les bras dressés vers le ciel en une supplique muette. Peu à peu, le mystérieux homme se met à genoux, et, à ce signal, le vent frémit et cède enfin à l’appel, enveloppant l’homme, arrachant la capuche…

Au même instant, une quarantaine d’archers postés dans les arbres encochent et se préparent à tirer. A la vue du visage décharné et livide, des dents pointues d’une blancheur d’ivoire, ils frissonnent. Les plus jeunes tremblent tellement qu’ils sont obligés de relâcher leur flèche. Le visage des vétérans se crispe et une résolution implacable se lit dans leurs yeux.
Ils sont nombreux à repenser au temps où les Var’hamp’ étaient nombreux à sillonner leur pays. Le temps où les hommes terrifiés devaient payer leur tribut avec le sang de leurs. Le temps où les chasses étaient maigres, où la famine était toujours présente. Tout cela à cause des Var’hamp’.
Mais les hommes ne se laissent pas longtemps dominer, il est dans leur nature de prendre les armes. C’est ce qu’ils firent. Le tribut ne fut plus payé, et des combats sanglants éclatèrent, beaucoup de corps se faisant pervertir par la magie de ces démons. Mais face au nombre des combattants, harcelés de jour comme de nuit, les Var’hamp’ fuirent.

Longtemps, ils se cachèrent, cherchant un moyen de se venger de leurs esclaves humains, de sauver leur honneur. Et l‘heure était venue !

Les hommes se sont tous remis, et ils visent à nouveau leur cible, prenant en compte le vent en spirale qui souffle toujours.

Le vieux sorcier Var’hamp’ chante désormais, ses mains jetant des morceaux de terre à la Lune. Il sait qu’il va mourir, lui et les volontaires qui font cercle. Mais les humains n’auront pas le temps de s’en réjouir. Oh oui ! Ces bâtards humains les ont traqué de jour comme de nuit et ont cru gagner ! Mais c’était sans compter sur la persévérance et l’honneur des Var’hamp’. Ces traitres à la mémoire courte avaient oublié la Pacte fait mille ans auparavant. Sans le sacrifice de courageux Var’hamp’, cette race abjecte ne serait plus en vie. Et voila qu’ils prennent leur dette de sang comme une offense, comme une menace !
L’honneur des Var’hamp’ repose sur les épaules des onze derniers sorciers. L’honneur des Var’hamp’, ainsi que la vie de plusieurs milliers d’humains. « Ce n’est pas équitable » pense le vieux sorcier, en proie à une folie engendrée pas l’afflux de magie. « Ce n’est vraiment pas équitable. Pour laver cet affront, il faudrait sacrifier des milliards de ces créatures putrides ! »
Et il éclata de rire, un véritable rire sadique, dément. Le vent se déchaina. Les flèches volèrent et cueillir d’abord les membres du cercles. Ils moururent tous en même temps. Sept projectiles volèrent sur le survivant, qui ne regardait même pas sa mort arriver.

Le cercle était brisée, la magie originelle, la magie de la nature affluait, maintenant que la digue des dix Var’hamp’ n’était plus. Son corps tremblait avec une violence inouïe, et il ne tenait debout que grâce au souffle du vent.

Les flèches le transpercèrent de part en part, une seule manquant son but. Le sorcier se rendit alors compte qu’il pouvait, d’une seule pensée, se guérir et s’enfuir, tout en gardant une parcelle non négligeable de magie. Assez pour établir un règne despotique parmi les siens, d’être leur maître incontesté.
Cela… ou sauver son honneur…

Le vent redoubla de puissance, de férocité. Les arches perdirent l’équilibre et furent aspirés par la tornade naissante. Les animaux s’éloignèrent aussi vite qu’ils le pouvaient, ne semblant pas être affectés par le souffle dévastateur. Les arbres remuaient à peine, comme sous une faible brise. Puis l’un d’eux se plia brusquement, une racine crevant le sol. Elle s’abattit à terre, et l’arbre se redressa, sortant complètement de la terre. Il fut suivi par d’autres arbres.

Plus la tornade prenait de la vitesse, plus elle s’étendait. Plus elle s’étendait, plus les arbres se mettaient en marche. En marche vers les villes et villages humains les plus proches… La clairière formait maintenant un cercle de cinq kilomètres de diamètres, et le calme était revenu.

C’est à peine si l‘on pouvait entendre un rire fou, porté par le vent.


:star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star: :star:

Texte n°7

Juste du bois...

Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ?


Paul Verlaine - Beauté des femmes...


Les deux hommes couraient d’une foulée rapide. Ils étaient l’un derrière l’autre et avançaient sans un mot sur le petit sentier de forêt. Autours de leurs deux visages, des dizaines de moucherons gravitaient attirés par l’odeur de leur sueur. Ce chemin était une longue ligne droite interminable de plusieurs kilomètres. Au dessus d’eux, les arbres se rejoignaient pour former une sorte de tunnel de verdure les épargnants ainsi de la chaleur de l’été.

Leur course avait un but. “La femme en rouge” comme ils se plaisaient à l’appeler. Ils l’avaient déjà vu quelques fois en passant car sur quelques dizaines de mètres les arbres avaient été coupés offrant à la vue le bord d’une rivière.

A chaque fois, elle se tenait là et les regardait passer, ses cheveux mi-long d’un rouge éclatant parsemé de mèches noire tenu par ses lunettes de soleil. Sa silhouette était fine. Elle portait tout le temps un pantalon mi-court qui lui arrivait au dessous des genoux et un haut léger couleur bordeaux qui dessinait agréablement sa petite poitrine. A ses pieds, de simples ballerines de ville noir avec une boucle de métal sur le côté. De sa manche droite, semblait dépasser un tatouage noir sur seulement quelques centimètres.

Cette fois-ci, les deux joggeurs avaient décidé de s’arrêter vers elle pour discuter. Enfin, c’était surtout Thomas qui voulait la rencontrer. A chaque fois qu’il apercevait sa silhouette au bord de l’eau, il se sentait irradié de bonheur. Il voulait absolument faire sa connaissance.

Plus que quelques mètres, et ils la verraient. Ils passèrent le dernier arbre et jetèrent tout de suite leurs regards sur la gauche. Elle était là. Les deux hommes s’arrêtèrent, sautillant sur place. La chaleur leur brûlait maintenant le visage. Ils se regardèrent quelques secondes et allèrent droit vers elle. Ils descendirent une petite pente recouverte d’herbe et se retrouvèrent sur une plage de galets.

De plus près, ils virent son regard, plein de puissance et d’une intensité saisissante, sûrement du a ses superbes yeux noisette orné de légers sourcils noir. Son visage était vraiment beau, presque irréel. Sur sa lèvre inférieure, un piercing, laissant dépasser de sa chair une petite boule d’acier. Sa bouche était surmonté de son nez qui accentuait le côté fin et fragile de son visage. Son teint était halé et légèrement mate ; et sur son bras droit, se devinait effectivement le pointe d’un tatouage.

Ce fut Thomas, qui engagea la discussion, un peu essouflé : “Bonjour.” Elle resta immobile et muette, mais semblait l’observer attentivement. Anthony prit donc la parole à son tour : “Comme on vous voit à chaque fois qu’ont court, on a voulu faire connaissance.” Aucune réaction. Le soleil, bien que toujours haut dans le ciel, semblait perdre un peu de sa chaleur.

D’un geste sec, elle tendit la main vers Thomas : “Méliaé... je m’appelle Méliaé !

- Enchanté, je m’appel Thomas. Et lui, c’est Anthony, dit-il en montrant du doigt son ami.”

Elle ne regarda presque pas l’autre homme, elle laissa son regard intense lourdement posé sur Thomas. Elle ne lui lâchait pas la main non plus, elle serra même de plus en plus fort. Une drôle de force pour une femme pensa-t-il. Plus elle serrait, plus il se sentait mal, une sensation de détresse. Soudain, il s’évanouie. Il n’était plus au bord de la rivière dans la forêt, il était... il ne savait même plus ou il se trouvait. Il ne voyait plus le soleil, plus le ciel, juste cette femme, Méliaé. Elle le fixait droit dans les yeux. Puis il entendit cette voix dans sa tête : “Me reconnais-tu ? Non bien sur, car nous nous sommes rencontré lors d’une de tes vies antérieures. Nous nous aimions passionnément et nous nous sommes promis de vivre pour toujours ensemble.”



Thomas, la fixait les yeux grands ouverts. Des bribes d’images lui revenait en tête, se voyant vêtu d’étrange habits d’époque accompagné d’une femme qui ressemblait à Méliaé. Mais était-ce bien elle ?



Elle continua derechef : “Tu commence à te souvenir... Cherche plus loin !”



Il concentra toute son énergie sur son visage. Soudain, dans son esprit, ce fut l’évidence même. Son sourire, son timbre de voix... Oui, elle disait vrai, il en était convaincu.

Méliaé de continuer : “Nous n’avons jamais pu vivre comme nous le souhaitions.” Court instant de silence. “ Aujourd’hui, j’ai encore perdu la vie en ce monde, je viens donc te proposer de tenir ta promesse. Si tu le veux bien, tu n’as qu’a m’embrasser.”

Un profond sentiment s’empara de lui, et les larmes lui montèrent aux yeux. Il l’avait déjà aimé c’était une évidence maintenant et il l’aimait même encore.

Sûr de ce qu’il faisait, Thomas s’approcha d’elle, la prit dans ses bras et l’embrassa. Ce qui émana d’eux fut un éclair bleu jaillit de nul par.



Soudain, il reprit connaissance. Il ne se souvint de rien. Pourquoi était-il là ? Il avait du prendre un malaise en courant et s’était donc approché de la rivière pour se passer de l’eau sur le visage. Peut être...



Anthony se redressa, encore un peu secoué par ce qu’il venait de lui arriver. Il regagna tant bien que mal le petit chemin de forêt et rentra lentement chez lui en marchant. Il avait une drôle d’impression, l’impression d’oublier ou peut être même d’avoir perdu quelque chose, mais ses idées se mélangeaient, plus rien n’était clair.



Il apprit la disparition de son ami Thomas quelques jours après. Il ne put aider les enquêteurs. Il leur dit que le jour là, il était sorti seul pour courir et avait fait un malaise...


---------



Pendant ses parcours quotidien, Anthony pensait souvent à Thomas. Eux qui passaient tant de temps ensemble... Pourquoi ne lui avait-il jamais dit qu’il avait envie de tout quitter, de refaire sa vie ? Parce qu’il était sûr que Thomas n’était pas mort, il devait être quelque part, sûrement tout prêt même.

Anthony passait souvent sur le chemin ou il avait eu son malaise ce jour là. Des fois, il descendait au bord de la rivière. A quelques mètres des flots se trouvait un saule. Son tronc tortueux ressemblait vaguement un couple s’enlaçant. A chaque fois qu’il s’y accoudait, il ressentait quelque chose au fond de lui. Pourtant en le regardant, il vit bien que ce n’était rien ; juste du bois...




Le sondage dure 14 jours.
Si un nombre assez important de votes est enregistrez dans un délai plus court, le vote sera fermé avant.

Merci

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Iron
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 11:46

Je tiens à rappeler que chaque membre à le droit de voter 2x, mais uniquement pour 2 textes différents.

Si un membre vote 3x ou plusieurs fois pour un même texte, nous supprimerons son vote.

Les participants peuvent voter pour leur propre texte. (1x)

Bien à vous

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 12:38

Le niveau est vraiment superbe !

J'ai voté pour le texte 1, et j'aimerais voter aussi pour le 7... sauf qu'on ne peut voter qu'une fois sur ce genre de sondage...
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Iron
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 12:41

Oui le niveau est élevé.

Et tu peux voter 2 fois, normalement.
Prévenez-moi si ça ne fonctionne pas. Normalement vous pouvez voter 2 fois.

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 12:49

Non... je n'ai pas de second vote possible... Crying or Very sad
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akira
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 12:54

Moi, j'ai voté deux fois...

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 13:28

Bizarre, Akira peut voter deux fois et pas toi... scratch

Ressaie encore une fois et si ça ne fonctionne vraiment pas, à la fin des votes on tiendra compte que tu as voté pour le texte numéro 7.

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akira
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 13:31

Aki. est une boss !



Voilà tout boulet

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 14:52

Bon, c'est pas grave...

Je vois les votes déjà fait, je ne vois plus le truc pour voter... Enfin bon... pas grave...
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Morrigan
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:06

J'ai voté deux fois aussi.
C'est sur que la le niveau est vraiment élevé.Mais tant mieux,j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture.

Que le meilleur(ou la meilleure^^)gagne!!
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:37

moi aissi j'ai votée de fois (n° 3 et 6)
je trouve le niveau très haut moi aussi yé ne suis pas deçu
jutse une remarque:
tesy n°3
Citation :
un pont fusse tendu !
ce n'est pas un pont suspendue pas hard?
attention si l'auteur repond il ne faut pas qu'il dise desoler ou on saura que c'est son text Wink
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:45

Remarque, si l'auteur se corrige, qu'il dise désolé ou non, alors on sera que ce sera lui !
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akira
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:47

Moi, je remarque plutôt que 11 votes et personnes n'a réellemnt pris d'avance...



Ca va pas être simple !

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:49

nan pck les autres peuvent confirmer que l'auteur à dut faire une faute...en fin moi aussi je me suis en quelque sorte trahit on sait que le 3 n'est pas mon texte....il reste 6 choix, se serait bien de juste annocé le text gagnant et apres de laissser le autre deviner qui l'a ecris non?
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akira
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:54

oui... ce pourrait être drôle !



Cependant, Mutsumune à titre de lecteur, je ne pense pas que l'auteur ait fait une faute... car avec ta proposition

leur vint cette idée saugrenue qu’entre eux deux, un pont suspendu !...

Là, suis je la seule à penser qu'il y aurait un problème ?



Enfin, on demandera à l'auteur !

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:57

nana moi yé voit pas de probleme à suspendu: une idée saugronue leut arrivames: contsruire un pont suspendue.
mais fusse pendu je voit pas là qui pense que c'est quoi et qui à une autre proposition à donné?
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 18:57

Non, moi aussi je ne crois pas que se soit une, faute. ça ferait vraiment bizarre sinon .....

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 19:12

akira a écrit:
Moi, je remarque plutôt que 11 votes et personnes n'a réellemnt pris d'avance...



Ca va pas être simple !

Le 7 a 4 voix, la mienne, vu que je n'ai pas pu voter ^^
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akira
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 19:14

ahhhhhhhh


J'avais oublié celle là !

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 19:17

Et oui, je suis chiant non ? ^^
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akira
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 19:18

Tu ne fais jamais rien comme tout le monde...

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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Dim 13 Mai 2007 - 19:25

Merci, c'est ma marque de fabrication ! ::tongue:: boulet
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Januel
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Lun 14 Mai 2007 - 18:00

Rolala ... je vois que les votes sont déjà lancés et je viens juste de recevoir un e-mail qui me dit de faire mon devoir ... Je finis mon boulot ( en espérant qu'il ne déteigne pas sur mon vote Wink ) et j'arrive ! Attendez-moooooooooi !!
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AJP77
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MessageSujet: Re: [Deuxième concours d'écriture] --> Venez voter   Lun 14 Mai 2007 - 20:36

J'ai voté pour le texte n° 7. Mais je n'ai pas de 2e vote possible (a la place, j'ai les résultats du sondage).

Donc, pour ma 2e voix, je souhaite la donne aux texte n° 3 (enfin, si c'est possible bien sur).

Et un grand bravo aux 7 auteurs des textes. Du beau travail.
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