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 15ème concours : les votes !

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Si vous deviez décider de l'issue de ce duel, vous sauveriez :
le joueur n°1;
67%
 67% [ 8 ]
le joueur n°2
33%
 33% [ 4 ]
Total des votes : 12
 

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akira
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MessageSujet: 15ème concours : les votes !   Dim 10 Mai 2009 - 15:54

Deux textes vont se battre en duel cette fois-ci !




The number One :

Je ne devais pas y toucher. Cette impression s’était pourtant emparée de moi dès que mon regard s’était posé sur le diadème délaissé dans la poussière du chemin. Malgré l’absence de nuages, un éclair éblouissant venait de tomber du ciel et avait abandonné derrière elle le bijou. J’étais effrayée mais mes jambes refusaient de fuir. La curiosité était trop forte…

Trois grosses pierres, probablement des rubis, étaient incrustées sur le devant finement ciselé de la couronne. Mes yeux n’acceptèrent de s’en détacher que pour mieux tomber sous le charme hypnotique de la myriade de petits saphirs qui cerclaient la base sur deux rangées.

Je savais que je contemplais quelque chose d’inestimable et en dépit des circonstances extraordinaires au milieu desquelles le diadème était apparu, j’avais de plus en plus envie de m’en emparer. Le paysage campagnard autour de moi n’avait pas changé. Les fragrances printanières des fleurs chatouillaient mes narines et le piaillement matinal des oisillons stimulaient gaiement mes tympans. Tout paraissait normal. Tout, sauf ce diadème surgi de nulle part. Cette singularité dans mon quotidien monopolisait despotiquement toute mon attention, comme une piqure de moustique.

Ma raison me hurlait des conseils alarmistes pour m’éloigner de l’objet diabolique tandis qu’une seconde voix, mielleuse, doucereuse et trompeuse, me susurrait que j’avais au contraire de la chance d’être au bon endroit, au bon moment. J’hésitais sur l’action à suivre, mais chaque seconde qui passait attisait ma curiosité.

J’étais arrêtée au milieu du sentier depuis quelques minutes déjà. Le chemin sur lequel je me trouvais avait beau être isolé et perdu au milieu des champs, quelqu’un allait venir tôt ou tard : quelqu’un d’avide et de cupide… Cette personne me volerait mon trésor… L’air de rien, je m’accroupis comme pour relacer mes chaussures et tendis négligemment la main.

Mes doigts frôlèrent la texture de l’or rien ne se produisit, je me hâtai de ranger la couronne dans mon sac à dos. Personne ne m’avait vue. Une envie nerveuse de rire me saisit.

Je commençai à n’entrapercevoir la portée de ce qui m’arrivait qu’à la maison. Mon grand frère Alain n’était pas encore levé : il avait encore trop joué à ses jeux vidéo la veille.

Assise sur le canapé du séjour, le brouillard euphorisant qui avait embrumé mon cerveau se dissipait peu à peu et ma raison pratique se mit à analyser les faits. Si je parvenais à revendre la trouvaille, j’aurais sans doute suffisamment d’argent pour m’acheter une voiture. J’avais déjà le permis, mais un permis sans voiture, c’était comme un ordinateur sans internet : ça ne servait à rien. Je crois qu’inconsciemment, je ne voulais pas penser à la part de surnaturel qui était nécessairement impliquée dans l’apparition du diadème.


Mon grand frère me surprit en se levant plus tôt que d’ordinaire. Je voulus paraître plus mature que mes dix-sept ans en cachant l’agitation suscitée par ma découverte mais je ne parvins pas à adopter un ton détaché. Aussi, ce fut d’une voix toute excitée que je la lui annonçai.
- Tu ne l’as pas volé au moins ? me répliqua t-il d’un air sceptique.

Je lui en voulus puérilement de sa question. Pour une fois que je réussissais quelque chose, j’avais espéré qu’il aurait exprimé plus d’enthousiasme. Il avait toujours veillé à montrer qu’il m’était supérieur, lui, le grand frère de vingt-deux ans, étudiant en sciences, imperturbable quelques soient les circonstances.
- Mes potes doivent venir dans pas longtemps. Cache ça. On en reparlera après.

On en reparlerait. Après ce qui s’est passé, je pense que le problème venait de là. Nous n’avions jamais beaucoup discuté ensemble. Quand j’étais au collège, il était au lycée ; quand j’entrais au lycée, il intégrait l’université. Notre manque de compréhension était ce qui avait causé le drame.

Ses deux amis arrivèrent. Ce furent eux qui découvrirent les premiers le pouvoir de la couronne. Je l’avais cachée dans la commode du salon sans penser qu’ils oseraient fouiller les tiroirs.

Ils s’étaient soudainement tus. Je ne sais toujours pas s’il fallut une manipulation particulière pour activer le pouvoir du diadème mais toujours est-il que, quand le premier effleura un des trois rubis, il perdit conscience. Le second imbécile ne trouva rien de mieux à faire que de railler son ami de petite nature avant de tripoter le diadème à son tour.

Je n’avais jamais tenu les fréquentations de mon frère en haute estime mais leur comportement scandaleux dépassait les bornes. Alain était parti dans la cuisine réchauffer une conserve au four à micro-onde et je lui criai de venir. Je m’étais ensuite levée pour reprendre la couronne et m’assurer, inquiète, que le premier touche-à-tout n’avait rien de grave.

Notre deuxième invité choisit ce moment pour s’évanouir également.
- Alain ! hurlai-je en panique.

Mon cœur s’emballait. Je ne comprenais plus ce qui se passait. Le diadème chuta de la main inerte pour atterrir sur la moquette avec un bruit étouffé. Il tourna longtemps sur lui-même comme une pièce de monnaie avant de s’immobiliser innocemment. Mais à partir de ce moment, je n’étais plus dupe : je savais que le diable y habitait.
- Qu’est-ce que tu leur as fait ?!
- Mais rien ! Pourquoi ça serait encore ma faute ?

Les deux amis remuèrent un peu en nous entendant crier. Ils étaient vivants. Mon soulagement fut malheureusement de courte durée. Une voix ensommeillée demanda :
- Où suis-je ?


Les deux amnésiques restèrent dormirent chez nous. Mon frère et moi espérions que leur état n’était que temporaire et que leurs souvenirs reviendraient avec le temps. La couronne maudite était toujours sur la moquette du salon, cachée sous un torchon sale. Personne n’avait osé la toucher de nouveau. Que ferions-nous si les choses ne s’amélioraient pas ? Cette question hanta mes pensées nocturnes.

J’eus du mal à trouver le sommeil. Les ombres de ma chambre me faisaient peur. J’ai dix-sept ans, je ne crois pas aux fantômes, mais cette nuit, mes craintes enfantines étaient ressuscitées. A chaque fois que je me retournais, les lattes du sommier craquaient sinistrement et je n’osai bientôt plus remuer sous les draps. Ma fenêtre n’avait pas de volets et mon regard chercha du réconfort auprès de la seule lumière visible : celle fantomatique de la lune. La clarté sélénique était douce et apaisante mais elle ne suffit pas à vaincre les folles inquiétudes nées de l’insomnie.

Je m’endormis très tard.


Je me réveillai dans l’après-midi, quand les rayons qui filtraient par la fenêtre se firent trop insistants. Pendant quelques dernières secondes bénites, je profitai de l’insouciance des rêves avant que la réalité cruelle ne m’assaillît l’esprit. Emmitouflée sous les draps, j’aurais voulu rester dans la tiédeur de mon lit pour l’éternité. Pour toujours, dans ma sphère d’inconscience et de chaleur reposer. Loin de tout. Des décisions, des problèmes, du chagrin.

J’entendis cependant du bruit dans le salon et je redoutai qu’un autre incident ne fût survenu. J’avais quitté le lit, résignée, et passé la tête par l’entrebâillement de la porte pour voir ce qui se passait. Mon frère était déjà levé. Mes yeux s’étaient adaptés à la luminosité du papier peint blanc de ma chambre et durent s’accommoder à la pénombre du séjour : les volets étaient encore fermés. Alain était assis avec un de ses amis autour du diadème. Le torchon bleu avait été retiré et posé mollement sur la commode.
- C’est formidable ! répondit-il lentement. J’ai compris comment ça fonctionne…

Je ne compris pas immédiatement ce qu’il entendait par là. Son ami qui se roulait au sol comme un chien couvert de puces captivait toute mon attention. La vue d’un grand gaillard agir comme un enfant de cinq ans me déstabilisait.
- Qu’est-ce qui lui arrive ? Et où est l’autre ?

Un glapissement sonore répondit à ma question. Devant l’air désintéressé de mon frère, je me précipitai dans la cuisine en grognant. Même la succession d’événements étranges de la veille ne m’avait pas préparé à ce que je vis : à moitié nu devant la cuisinière, son ami était en train de déféquer sur le carrelage. La main de mon frère se posa sur mon épaule et me tira dans le salon.
- Je ne sais pas trop quoi faire d’eux.

Devant mon air toujours choqué, il continua, les yeux pétillants.
- Cette couronne est magique !

L’horreur m’envahit quand je vis qu’il portait à la main ladite couronne, enrobée dans son cocon de tissu. Alain dut suivre la direction de mes yeux exorbités car il tenta de me rassurer :
- Je ne crains rien. Il faut toucher les rubis pour que la mémoire s’efface.

Son air trop sûr de lui éveilla une atroce suspicion en moi :
- T’as fait des tests sur eux ? frémis-je, atterrée.
- Ils avaient déjà commencé à oublier, se justifia-t-il avec son air détaché habituel. Je ne savais pas qu’utiliser la couronne sur eux allait effacer leur maîtrise du langage puis les transformer en légume.

Une fois n’était pas coutume, je perçus de la gêne chez Alain.
- Ils sont devenus comme des bébés ! hurlai-je hystérique.
- Mais au moins, je sais à présent que, tant qu’on ne touche pas aux rubis, ce truc est inoffensif !

Il dévoila un pan du tissu pour me montrer le devant du diadème.
- Tu vois, j’ai compris que quand on touche le premier rubis, on oublie tout de suite. Mais quand on touche les autres, l’effet ne vient qu’après. Au bout d’une heure pour le deuxième, et de deux heures pour le dernier. Comment aurait-on pu découvrir ça si je n’avais rien expérimenté, hein ?

J’étais restée sans voix un moment. Tandis que les deux amis jouaient tranquillement à quatre pattes autour de nous, j’avais ensuite murmuré d’une voix atone :
- Il faut détruire ce truc…

S’ensuivit une discussion enflammée. Mon frère n’était plus celui que je connaissais mais dans sa folie, ses arguments étaient malgré tout convaincants : il me parlait des traumatismes psychologiques qu’on pourrait guérir, des avancées scientifiques auxquels on assisterait. Il disait qu’il suffirait d’étudier le pouvoir du diadème pour arriver à en comprendre le fonctionnement et le focaliser sur des souvenirs précis.
- Des sacrifices sont nécessaires au progrès ! avait-il résumé au comble de l’exaspération.

Non seulement il ne réalisait pas les horreurs que ses expérimentations avaient infligé à ses amis, mais il ne se rendait pas compte non plus des risques soulevés par l’existence du diadème. La possibilité d’une utilisation de son pouvoir à des fins malhonnêtes ne semblaient pas même lui effleurer l’esprit.

Je me rends compte qu’aucun de nous deux n’étions plus dans notre état normal. La dispute enfla. J’avais cherché à m’emparer du diadème. Nous en vînmes aux mains. Alain était bien plus fort que moi. Je fus immobilisée. Je me débattis comme une forcenée. Il me frappa pour me calmer. Je m’échappai.

J’avais peur. J’attrapai le diadème qu’il avait laissé tombé. C’était malheureusement la seule solution que je voyais. Nous avions franchi le point de non-retour dans la folie. Un vent de panique chahuta mon esprit quand je réalisai que je l’avais saisi sans chiffon protecteur mais je constate avec du recul que cette imprudence m’avait facilité la tache à venir.

Alain s’arrêta quand il me vit ainsi. Peut-être ne croyait-il tout simplement pas sa petite sœur capable d’agir de manière aussi extrême. Nous nous connaissions si mal ! Je profitai de son moment d’hésitation pour lui plaquer les rubis sur la joue d’un coup de poing inutilement violent.

Il s’était écroulé.


Voici donc mon histoire. Ce que j’ai fait à mon frère est irréparable mais ce devait être fait. Le diadème est dangereux. J’ai agi pour protéger l’humanité et à défaut de la faire avancer, au moins l’ai-je empêchée de s’annihiler.

L’objet maudit est caché dans en endroit que je ne mentionnerai pas. Puisse t-il y rester pour l’éternité. Seule ma mémoire sait où le diadème se trouve mais heureusement, je sens qu’elle se trouble déjà. La fin des deux heures est proche.

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 10 Mai 2009 - 15:55


The number Two :


La quatrième sphère d'Aesphydill


Respire.
Doucement.
Ne te presse pas.
Tu as tout le temps que tu veux.
Reste concentré.

Les conseils s’enchaînent dans ma tête alors que je tente d’assimiler ce que je vois. Bon. De toute évidence, c’est ce qu’Ils avaient nommé comme étant un « piège magique de piètre qualité »
Piètre qualité ?! Ils se sont foutus de moi ou quoi ?
Les sphères incandescentes virevoltent dans la pièce, formant une arabesque changeante, ravissant l’œil.
Et carbonisant ceux qui les regardent bêtement.
Réfléchis.
Regarde.

Au bout de quelques minutes, je finis par apercevoir un motif redondant. Oui ! C’est ça. Leur déplacement est cyclique, donc avec un brin d’observation… Le chemin à suivre se dessine petit à petit dans mon esprit, les endroits où il faudra courir, ceux où il faudra s’arrêter. Tout retenir. Une fois dans la pièce, il sera impossible d’appréhender totalement ce qui se passe.
Et puis, la position est assez inconfortable, recroquevillé que je suis dans un étroit conduit d’aération. Je m’étire lentement, muscles après muscles, tout le long de mon observation. C’est le moment !
D’une poussée des bras, je m’éjecte. Allez, c’est pas le moment de flemmarder ! Sauts, roues, salto, équilibre précaire… Tout mon répertoire de mouvements et d’acrobaties y passe. Lorsque j’arrive devant la grande porte en chêne, mon souffle se fait court, précipité.
Respire.
Calme-toi. Voilà…

Je m’agenouille et commence à observer le mécanisme d’ouverture. Typique de ceux venant de chez Maître Hussenlord, Ils avaient raison. Ce qui veut donc dire que je vais passer une bonne demi-heure, au moins, à m’échiner sur cette porte. Plus encore si des petits malins ont voulu jouer aux apprentis sorciers.
Apprentis, apprentis… Vu le nombre et la taille des boules de feu, ils doivent être beaucoup, ces apprentis !
M’autorisant un sourire, je sors de ma poche un petit cube métallique de quelques centimètres de côté. Un petit gadget particulièrement utile pour les gens de ma profession : un détecteur de magie de contact et d’intensité, d’une portée de quelques mètres. Bien évidemment, la face tournée vers moi, et donc vers les boules de feu, s’éclaire aussitôt d’un joli bleu foncé. Par contre, la face donnant sur la porte reste grise, terne.
Mieux vaut s’assurer au maximum.
Ainsi, je rapproche le cube de la porte et en fait le tour avec. Rien. Bien ! Je range le cube dans une des nombreuses poches de mes vêtements. J’enlève alors mon sac en toile et l’ouvre. Sur le sol s’étalent maintenant mes outils, parfaitement manufacturés, prêt à l’emploi.
En avant, maestro !

Les gonds, parfaitement huilés comme il se doit, n’émettent pas l’ombre d’un bruit lorsqu’enfin je pénètre dans la dernière salle. Au centre de la pièce, un autel. Flottant à une vingtaine de centimètres de l’autel, mon objectif.
Presque trop facile…
Chassant de sombres idées de mon esprit, j’avance. Au dernier moment, un frisson me parcourt l’échine. Rapidement, je ressors mon cube. Noir. Il était temps… Cela veut dire qu’un enchantement se trouve à quelques centimètres de moi. Je recule et cherche une faille dans le sort. Il doit y en avoir une, pour accéder facilement à l’autel sans tout faire sauter.
Je la trouve finalement, un couloir d’un mètre de large, serpentant dans toute la pièce pour terminer en son centre. Devant l’autel et le précieux artefact, je me repasse en boucle toutes mes informations. Rien n’a été laissé au hasard, tout était vrai. Je n’ai pas commis d’erreurs. Ma main se tend vers la boule de lumière, semblable à de l’air et pourtant bel et bien tangible.
A main nue !
Au dernier moment je retiens mon geste. Mon cœur bat soudainement à cent à l’heure. Il faut toucher l’objet à main nue, sinon, ma mort ne sera pas enviable. Enfin, c’est ce qu’Ils ont dit. Et, jusque maintenant, Ils ont toujours été fiables.
Pourtant…
Oui, pourtant, je ne sais pourquoi, on dirait que cette fois est différente. Quelque chose cloche. Quelque chose qui n’était pas là les trois autres fois…
Trop à perdre. Qui vivra verra.
Ma main empoigne Sérafyil, la quatrième sphère d’Aesphydill.
Le monde s’effondre sous mes pieds.

Noir.
Non, rouge.
Ou serait-ce bleu ?
Les couleurs explosent tout autour de moi, mes yeux souffrent. Le monde n’est plus que lumière, sous toutes ses formes. Mes yeux sont deux lances de flammes qui me percent le cerveau. Je vais devenir fou…
Me concentrer, fermer les yeux et me concentrer. Où suis-je ? Je ne sais pas. Que faisais-je avant d’être ici ? La sphère, Sérafyil, dans ma main.
Ma main ! Je n’en ai plus ! Ni de bras à vrai dire. Seulement cette… sensation. Fallait-il vraiment enlever mon gant ? Je ne sais plus. Je ne sais plus rien. Mal, trop mal.
Calme.
Respire.
Ta main. Cherche ta main. Ignore tes yeux.

Le calme me revient. Mon esprit remonte ce qui était jadis un bras, jusqu’à ma main. Rien ! A part… cette sensation, toujours. Comment pourrais-je sentir quelque chose si je n’ai plus de bras ?
La lumière s’adoucit.
Mes doigts bougent, raffermissant leur prise sur quelque chose. Sérafyil.
J’ouvre les yeux.
Je vois.
Mieux, je renais.
Mes yeux se posent partout et redécouvrent le monde. Tout à pris du… relief. Il me faut un moment pour comprendre que je vois à travers les murs. Je pousse mon regard plus loin encore. Des hommes arrivent. Ils ont senti quelque chose d’anormal.
Moi.
Moi et Sérafyil.
Nous avons réagi l’un avec l’autre, je puise dans ses capacités à volonté. Voilà ce qui changeait des trois autres sphères. Aucune n’avait voulu de moi !
Partir. Loin.
J’acquiesce sans m’en rendre compte, puis tourne mon regard vers le plafond. Tout vient instinctivement. Je visualise le ciel et le mur se désagrège tandis que mes pieds quittent le sol. Le vent me frappe en pleine face. C’est désagréable…
Une marée d’énergie me traverse. Le vent est devenu une douce brise. A vrai dire, plus aucun arbre ne s’agite à des kilomètres à la ronde. Impressionnant.
En bas, les cris se font plus forts. Qui sont donc ces fourmis pour importuner le possesseur - que dis-je, le seigneur ! – de Sérafyil, quatrième sphère d’Aesphydill ?! Autour de moi, l’air s’agite de nouveau, se compresse. Les éclairs pleuvent par dizaines, frappant sans merci les misérables mages.
Ah ! Ils pensaient me reprendre mon bien ? Risible. Maintenant, je suis tout puissant, plus rien ne m’arrêtera. Même pas Eux.
Les trois autres. Je les ai volées. Elles sont à moi !
Même si, sur le moment, les trois premières sphères d’Aesphydill n’ont pas voulu de moi, elles verront bien quel homme puissant je suis, avec Sérafyil. Oui ! C’est cela qu’il faut faire.
A l’instant même où j’en viens à cette conclusion, je sens la sphère – ma sphère – chanter dans ma main. Oui, elle est d’accord avec moi. Et ensuite, je chercherais les cinq dernières. Rien ne nous menacera, pas même le temps.
Pouvoir.
Richesse.
Une nouvelle chance…

Mon vol se fait de plus en plus rapide. Les kilomètres s’enchainent, un océan est dorénavant sous mes pieds.
Vite, plus vite ! Mes sphères m’attendent. Elles attendent leur maître. Et ensuite je ferais payer à ceux qui m’ont fait souffrir. Et je rendrais justice. Les gens m’aimeront. Et me craindront.
Enfin.

Le sol se rapproche. Le trajet jusqu’à l’île n’a pas prit plus de vingt minutes, alors qu’un bon mois aurait été nécessaire avec des moyens normaux. Mais dorénavant, je ne perdrais plus jamais de temps.
Plus rapide que le vent, plus puissant que la nature même.
Une nouvelle ère commence à dater de ce jour.

Ils sont là Eux aussi. Un joli comité d’accueil on dirait : tous sont réunis, les Neuf. Quel dommage qu’aucun n’ait réussi à se faire accepter par mes sphères… Je vais être obligé de me débarrasser d’Eux, puis de porter leur « fardeau » tout seul. Quel dommage.
Pouvoir.
Plus de pouvoir !

- Je vois que vous avez joué votre rôle avec brio, dit un des hommes – celui portant le signe de Sérafyil. Vous serez payé comme convenu, une fois que Sérafyil sera entre mes mains bien entendu.
Le sourire en coin qu’a cet homme ne me plaît pas du tout. Ils paieront tous pour lui. Quel dommage, Ils payaient plutôt bien, pour des magiciens sans sphère…
Richesse.
Plus de richesse, toujours plus !

D’un air nonchalant, j’ordonne à Sérafyil de me décoller du sol de quelques centimètres. Le vent fait voler mes habits, danser mes cheveux dans le ciel. De leur côté, les Neuf clignent des yeux devant la soudaine clarté.
L’effet rend particulièrement bien, il faudra que je le réutilise plus tard. Peut-être avec des éclairs en plus.
Pouvoir.
- Au cas où vous n’auriez pas compris, je ne désire pas vous rendre MA sphère ! Ployez le genou devant votre nouveau maître, remettez moi mes trois autres sphères et je déciderai peut-être de vous épargnez.
- Votre sphère ? s’interrogea l’homme vêtu de rouge, porteur d’Alksyel – première sphère d’Aesphydill. Sérafyil a déjà un maître et cela depuis des années.
- Oui ! Moi !
C’en est trop. Qu’ils meurent ces incapables. Sérafyil est mienne, ils sont jaloux, Eux qui n’arrivent à rien malgré leurs pouvoirs. Alors que je rassemble toutes mes forces en une attaque cataclysmique, Sérafyil émet un sifflement.
Les lumières explosent à nouveau. Une douleur atroce me traverse. Comme si mon cœur venait de m’être arraché au travers de mon bras.
Lorsque je recouvre la vue, c’est pour contempler ma sphère dans les mains d’un des Neuf. Elle siffle de bonheur. Traîtresse.
- Aesphydill a crée ces sphères il y a longtemps vous savez. Il nous les avait destinées. Mais Elles sont bien volages et aiment voir ailleurs avant de nous revenir, de temps en temps. Ne leurs en voulez pas.
Non...
Pourquoi ?

- Je comprends votre détresse. A partir d’aujourd’hui, vous serez augmenté. Considérablement.
Richesse ?
- Vous sentez vous d’attaque pour repartir ? Nous avons repéré Kasyera, la cinquième des sphères. Mais je vous préviens, cela ne sera pas de tout repos.

Que faire… Passer si près d’un pouvoir inimaginable et retomber aussi bas. Et pour quoi ? Comment se concentrer sur une tâche aussi futile qu’un minable vol, après avoir tenu Sérafyil dans la main ? A moins que…
Richesse ?
Pouvoir ?

Et si Kasyera partageait aussi son pouvoir ? Elle ou une autre. Il y en a encore cinq en liberté.

- J’accepte.

Et cette fois-ci, je ne commettrais pas d’erreurs…

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Lun 11 Mai 2009 - 8:31

J'ai bien aimé les deux textes, bravo à leurs auteurs respectifs ! :o

Le premier m'a emporté dans sa dimension assez cauchemardesque, avec ce grand frère qui expérimente sur ses propres amis les pouvoirs du diadème. La fin du texte n'est pas mal non plus !

Le second, lui, m'a séduit plus pour son décor (fond de fantasy) et l'action bien menée.

Bref, ça va être un choix de goût pour moi, les deux textes ayant rempli les consignes du concours et s'équivalant à peu près à mes yeux, le premier étant peut-être meilleur sur le plan psychologique, le second sur le style.

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Lun 11 Mai 2009 - 18:25

Moui,je suis d'accord avec Hakkrat. Les deux sont vraiment sympas, mais pas du même acabit. Ca va être dur de choisir par contre ...

Bravo aux deux auteurs Very Happy
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Mer 13 Mai 2009 - 21:59

Allez, viendez voter, les gens... ::rolling::

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Mer 13 Mai 2009 - 23:16

Dur de choisir en effet! les deux sont très bien écrits!
voilà j'ai fait mon choix!
(et puis faut que j'aille rattraper mon retard en lecture là!)

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Sam 16 Mai 2009 - 23:03

Rohlala, 4 votes seulement. Décidément, ce concours n'amasse pas foule... Evil or Very Mad

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Sam 16 Mai 2009 - 23:12

et en plus on a une égalité Razz
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 17 Mai 2009 - 10:29

Bravo aux auteurs ! J'ai beaucoup aimée les deux textes, mais avec une net préferance pour le premier, pourtant le deuxième merite tout autant ... Choix difficile !
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 17 Mai 2009 - 10:50

Choix trés difficile... Il y a une notion psychologique intéressante pour chacun des textes, mais j'ai finalement opté pour le premier, j'ai beaucoup aimé la fin Wink
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Jeu 21 Mai 2009 - 16:51

Ah, 10 votes, c'est déjà mieux ! :o

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Jeu 21 Mai 2009 - 17:48

Samedi je ferme les votes Smile

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Jeu 21 Mai 2009 - 18:46

On dirait que les jeux sont faits mais on s'est jamais
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Jeu 21 Mai 2009 - 19:02

arf ! mais c'est qu'ils sont longs ces textes.. pas le temps tout de suite de finir ma lecture.. mais !! je reviendrai !! ah ah ah...
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Hakkrat
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Sam 23 Mai 2009 - 20:30

Ah, ce soir, on connaît le nom de la grande gagnante ou du grand gagnant ! cheers

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Sam 23 Mai 2009 - 23:32

Que de mystère sur le nom des participants XD
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 11:30

Oui on peut le dire ^^

Akira ?
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akira
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 12:49

Désolée y'avait de l'orage !


*voix solennel*

Les deux participants étaient
oups

*tousse*


Le gagnant est Kaël


le deuxième gentil participant est .... oh et bah !!! Devinez un peu !!! ::rolling:: study

*arrêtons de torturer la voix cassée*

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 13:04

Bravo Kaël Wink
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 13:51

Bravo. Je te passe donc ma couleur dorée.
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 13:53

Bravo Kael ! Wink J'ai vraiment apprécié ton texte.
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 18:51

Félicitations Kaël ! cheers
Bon, j'avais voté pour l'autre texte, mais ils étaient tous les deux bien.

Le texte 2, ce ne serait pas Ellias ? Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 19:07

Gagné geek

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 19:18

Il a toujours autant de style quand il écrit des scènes d'action fantasy. Cool

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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 20:40

Toutes mes félicitations Kaël, très bon texte Wink

et à Ellias aussi, c'était dur ce choix ..
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MessageSujet: Re: 15ème concours : les votes !   Dim 24 Mai 2009 - 21:51

Merci beaucoup Embarassed Content que vous ayez aimé malgré la fin tronquée (2000 mots, c'était dur)
Bravo à Ellias aussi Smile
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