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 18e concours : les votes

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Quel texte préférez-vous ?
Texte n°1
18%
 18% [ 3 ]
Texte n°2
24%
 24% [ 4 ]
Texte n°3
35%
 35% [ 6 ]
Texte n°4
23%
 23% [ 4 ]
Total des votes : 17
 

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Iron
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MessageSujet: 18e concours : les votes   Dim 11 Oct 2009 - 19:55

Bonjour,


L'heure est aux votes !

Seulement 4 textes en lice pour ce 18e concours, j'espère que vous serez nombreux à voter !

Les votes seront clos le dimanche 25 octobre, vers 20h00.

Vous n'avez le droit qu'à un seul vote par personne Wink

Merci aux participants... et surtout bonne chance ! Smile



Texte n°1

Le match

Cathy était assise tout en haut des gradins. Elle aimait tout particulièrement ces places d’où l’on pouvait surplomber tout le stade. D’un un seul coup d’œil elle arrivait à jauger une situation critique pour l’une ou l’autre des deux équipes. Un seul point les séparait et dans quelques minutes ce sera la fin du match. Cathy était tendue. Elle savait que pour Thomas, son frère, ce match était très important.

Depuis tout petit le rugby était sa passion. Bien qu’elle n’ait jamais particulièrement apprécié ce sport elle avait toujours été là pour le soutenir. Leurs parents n’avait jamais été intéressé par les activités sportives de leur fils. Aussi en tant que grande sœur c’est elle qui lui avait permis de vivre cette aventure. Pendant toute leur adolescence elle avait été à ses côtés pour l’aider à s’entrainer, pour le soutenir même parfois pour panser ses quelques blessures. Elle le poussait quand il baissait les bras et le remettait dans le droit chemin quand de temps à autre il s’égarait. Leur amour commun pour le sport les avait rapprochés. Prévoyante, en parallèle, Cathy l’avait obligé à poursuivre ses études. Thomas venait de passer son dernier concours et pouvait désormais donner des cours d’éducation physique tout comme elle le faisait depuis un an. Mais pouvoir vivre de sa passion était le rêve de son frère. Ce match représentait son dernier espoir.

Sur le terrain les choses bougeaient. Elle fixait le maillot vert portant le numéro douze, celui de Thomas. A pas mesurés, elle le voyait qui reculait lentement. C’était le vide autour de lui, elle comprit tout de suite qu’il essayait de se mettre en retrait. Il s’écartait du bloc des joueurs. Le ballon passait de mains en mains. Soudain un équipier en vert feinta son homologue en blanc, lui piqua la boule ovale. Il la jeta vers l’arrière où elle circula vers plusieurs joueurs. Le dernier receveur la cala dans son bras plié collé contre son torse, il se mit à courir en avant.

Thomas avançait en marchant vers la ligne du terrain sur le côté ne le quittant pas des yeux. Puis il vit la main droite de son ami se plaquer sur l’objet. Celui-ci arrêta brusquement sa course pour avoir plus de stabilité. D’un large mouvement du bras il lança le ballon vers lui avant de se faire plaquer par plusieurs adversaires. Thomas jeta un rapide regard autour de lui et piqua un sprint les yeux rivés sur l’engin qui telle une fusée filait vers lui. Les supporters se redressèrent pour l’encourager. Des banderoles aux couleurs de l’équipe s’agitèrent. Un brouhaha infernal envahit le stade. Cathy s’était levée et serrait les poings. Une ombre surgit sur le côté de son champ de vision, Thomas fit un bond de côté pour éviter le plaquage. Le tapage se transforma en un murmure inaudible.

La foule de regards était tournée vers l'objet de toutes leurs craintes ou leurs espoirs. Que la main de Thomas arrive jusqu'à ce même objet représentait pour les uns une situation irrécupérable, et pour les autres un espoir inespéré. La tension était palpable, le bruit avait presque totalement cessé : le moment fatidique était tout proche... Le bras du dernier être capable de changer la situation s'élevait, au dernier moment, comme un rempart contre l'inévitable.

D’un geste assuré, les doigts tendus en forme de coupe, Thomas saisit le ballon et le colla comme un trésor sur sa poitrine. Il cavalait toujours, jetant ses dernières forces dans l’effort. Devant lui la ligne de l’en-but approchait mais … qu’elle lui semblait loin. De nouveau il fit un saut, échappant à un rival. Le regard accroché sur le trait blanc il courait, courait … Ses jambes lui paraissaient en plomb et son cœur battait à tout rompre. Serrant les dents dans une dernière poussée d’adrénaline il allongea sa foulée. Encore un pas et un autre, ses muscles étaient crispés et lui faisaient mal. Quand enfin il enjamba cette fichue ligne il se laissa tomber de tout son long en plaquant le ballon dans le gazon. Emporté par son élan il glissa sur plusieurs mètres avant de s’arrêter. La foule se mit à hurler couvrant le sifflet de l’arbitre marquant la fin du match.


------------------------------------------------

Texte n°2

Il voulait sauver le roi.

Ce matin-là, à Paris, lorsque Guillaume se leva, il embrassa sa femme et partit en ville pour glaner des nouvelles. Il y avait de nombreux attroupements, mais il n’imaginait pas que les jours à venir fussent historiques. Aimé du roi qu’il admirait, amuseur de son état, il jouissait d’une vie confortable en échange de son talent et de nombreux services qu’il lui rendait.
En ce jour du 10 août 1792, le temps était orageux, la pluie menaçait. Pas loin de lui, les esprits étaient échauffés et, dans une bousculade d’une violence impensable, le Palais des Tuileries fut envahi par une population révoltée. Le bon Roi Louis XVI, entouré de sa famille, sous la poussée de la foule, se réfugia dans l’enceinte de l’Assemblée législative pour échapper à la meute d’insurgés. Les parlementaires sur place, choqués de son intrusion, s’énervèrent et conspuèrent le souverain, le président de séance, dans le brouhaha des injures, déclara du haut de son perchoir sa destitution immédiate. Le silence étant revenu, il demanda à la garde qu’on l’enfermât immédiatement avec sa famille dans la sinistre prison du Temple.

Pendant la courte période où les opposants organisaient le pouvoir populaire, attristé, Guillaume tenta plusieurs fois de rendre visite à son protecteur, mais, à chacune de ses demandes, les refus pleuvaient.

En un temps record, dans la précipitation, en moins d’un mois, une élection fut organisée au suffrage universel et, la nouvelle assemblée issue du peuple vota à la majorité l’abolition de la royauté. Cependant, dans l’hémicycle, au cours de séances tumultueuses, les députés se déchiraient toujours sur le sort à réserver au roi. Finalement, les preuves de la trahison de sa majesté étant établies, suite à la découverte de preuves le 20 novembre 1792 dans « l’armoire de fer » des Tuileries, le jugement de la famille royale put débuter.

Le 10 décembre, le procès, s’engagea dans l’indifférence du peuple de France qui ne pensait qu’à se protéger du froid et à trouver la pitance quotidienne. Il était cependant vrai que pour tous, grandissait l’espoir de jours meilleurs. Du côté des monarchistes qui n’avaient pas encore été guillotinés, ils priaient que leur roi fût épargné. À cette époque, la guillotine, l’infernal objet, avait, sous la responsabilité des bourreaux, coupé la tête à plus de trente mille parisiens.

Jugé par l’assemblée, le souverain déchu fut condamné à mort, suite à un vote douteux et une faible majorité. Quelques jours après que la condamnation fût prononcée, Guillaume, grâce à la complicité d’un geôlier, parvint à s’entretenir avec Louis. Lorsqu’ils se séparèrent, Guillaume était effondré : le Roi, son Roi, venait de refuser son aide.

Son exécution, avec la machine de Guillotin, eut lieu sur la place de la révolution le 21 janvier 1793. Par ses relations multiples, Guillaume réussit à faire partie des exécuteurs, en particulier, grâce à la complicité de Thomas qui lui fut très précieuse. Paris était en effervescence, il faisait un temps de chien, mais, escorté par une troupe de cavaliers sabres au clair, sur les pavés détrempés et glissants, la voiture avançait lentement, précédée de tambours. Le temps hivernal, le vent glacial, la neige fondue ou se mêlait le crottin des chevaux, n’empêchèrent pas la foule d’assister en masse au défilé. Le lugubre équipage, tout au long de la route, resta encadré par des gardes nationaux et des sans-culottes.
Enfin, deux heures plus tard, la voiture arriva sur la place et s'arrêta dans l'espace que l'on avait aménagé au pied de l'échafaud, immense espace entouré de canons en batterie et d'une multitude de piques et de baïonnettes, ceux qui avaient sans doute servi à prendre la Bastille.
Au pied de la guillotine, Louis XVI examina un instant l’instrument de son supplice et demanda à Sanson – le chef des guillotineurs –, si les tambours s'arrêteraient de battre. Du haut de l’estrade, il s'avança pour parler. Dans la foule, le peuple hystérique criait aux bourreaux de faire leur devoir. Pendant que Guillaume lui mettais les sangles, il s'écria : "Peuple, je meurs innocent !". Ensuite, juste avant que la planche ne basculât pour que sa nuque atteignît la bonne position, se tournant vers ses bourreaux, Louis XVI déclara : "Messieurs, je souhaite que mon sang puisse cimenter le bonheur des Français. » Pendant ce temps, la main de Thomas s’approcha de la manette qui servait à libérer le couperet. Sous les roulements de tambours lugubres, le roi culbuta en avant, il poussa un cri inhumain couvert par les hurlements de la foule, puis, dans un silence de mort, la foule de regards était tournée vers l'objet de toutes leurs craintes ou leurs espoirs. Que la main de Thomas arrivât jusqu'à ce même objet, représentait pour les uns une situation irrécupérable, et pour les autres un espoir inespéré. La tension était palpable, le bruit avait presque totalement cessé : le moment fatidique était tout proche... Le bras du dernier être capable de changer la situation s'élevait au dernier moment, comme un rempart contre l'inévitable. Tous regardaient la main de Thomas faire pivoter la manette et le couperet tomber, mais personne ne vit le bras levé de Guillaume qui, par magie, tentait d’empêcher la lame de tomber. Il était exactement dix heures vingt-deux. L'un des assistants de Sanson, son fils, après avoir appuyé des deux mains pour finir de la trancher, présenta la tête de Louis XVI au peuple. De la clameur s'élevait un immense cri de : "Vive la Nation ! Vive la République !" et, retentît une salve d'artillerie, qui parvint aux oreilles de la famille royale incarcérée. Guillaume crut s’évanouir, mais il ne le fallait pas.

Fidèle parmi les plus fidèles, Guillaume le manipulateur, celui qui, durant de longues années, avait amusé le roi en réalisant des tours de passe-passe et de magie, fut une seule fois autorisé à rendre visite à Marie-Antoinette. Il lui révéla comment il avait tenté d’assister Louis pour le sauver de ce qu’il pensait être une injustice.
« Ma Reine, la scène que je vous d’écris, des milliers de gens la virent. Ce fut ainsi que les choses se passèrent, et bien que j’eusse levé mon bras, mes forces magiques ne purent agirent pour modifier le cours de l’histoire en bloquant la lame ou en empêchant la main de Thomas de tourner la manette. Pourtant, à dix heures vingt et une, alors que Louis, sanglé par mes soins, me regardait sans me voir, dès qu’il eût clamé son innocence aux bourreaux, je lui avais dit : « Louis, je t’en supplie, accepte mon aide ! » pour toute réponse, le souverain a fermé les yeux. Basculé en avant, il resta digne. La lame glissa très vite, je la suivis du haut en bas, et la tête de Louis roula dans la sciure au fond de la cuve en zinc. Tout était fini. »

Incapable de lui dire toute la vérité sur la violence de l’exécution, en pleurs, effondré, psychologiquement éprouvé, Guillaume prit la main de sa Reine, l’effleura des lèvres et s’en alla en lui disant :
« J’ai levé le bras pour retenir le tranchant, je savais que j’aurais pu le faire si Louis m’en avait donné la force.
– Je sais cela, répondit la souveraine, mais le roi devait accomplir son destin.
– Et vous, ma reine, qu’est-ce que vous allez devenir ?
– Louis m’a demandée de le suivre. »
Bien que Guillaume eût souhaité la sauver de la guillotine, il se suicida en se jetant dans la Seine le jour où elle fut exécutée, mais personne n’en parla jamais, car personne ne le sut.
Lorsque la charrette passa pour qu’il fût guillotiné, ils trouvèrent une maison vide, car sa femme et ses enfants avaient réussi à s’enfuir dans le flot des monarchistes qui quittait la capitale la nuit en évitant les barrages des sans-culottes.

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Dernière édition par Iron le Dim 11 Oct 2009 - 19:59, édité 1 fois
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Iron
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 11 Oct 2009 - 19:56

Texte n°3

Le Livre Saint

Sur les montagnes enneigées d’Austhram, aux portes du nouveau monde occidental réunifié, Thomas A. Günt contemplait le socle de pierre où le pommeau de la « lame du dernier espoir » surgissait tel le poing d’une force qu’aucun homme de l’assemblée présente, en ce jour de l’Acte Ultime, n’avait jamais su brandir.
S’il parvenait à extraire l’arme de sa gangue minérale, la prophétie serait réalisée et le monde des hommes sains de corps survivrait. S’il échouait, les armées de l’ombre envahiraient les anciens territoires, autrefois appelés « Europe des Nations Unis », et ne laisseraient dans leurs sillages que corps calcinés et chairs digérées, puis déféquées.
Autrefois, dans ce lointain passé, qu’aucune mémoire n’aurait pu situer, ni dans le temps, ni dans l’espace.
Un temps où il faisait bon vivre de l’amour de l’autre, sans jamais devoir le craindre ; un temps où l’air était encore pur malgré les premiers signes avant-coureurs des pluies acides et des tempêtes diluviennes qui, bientôt, ne devaient laisser aux êtres vivants, sur cette planète en souffrance, qu’une poignée de leurs représentants ; un temps où les enfants pouvaient garder l’espoir de grandir sans voir leurs corps se déformer par les virus génétiquement créés pour donner naissance à la plus sombre des menaces : l’armée des ombres.
Thomas refusait d’abdiquer, de livrer sa femme et ses enfants à ces mutants issus de l’esprit dérangé de quelques anciens en mal de reconnaissance pour la virtuosité de leur science.
Il tremblait. Le froid avait eu raison de sa peur. Mais il ne devait pas faiblir. Pas maintenant. Les ombres étaient proches. Leurs pas résonnaient au cœurs des vallées blanches lorsqu’ils martelaient la roche qui pointait sa surface lisse de l’eau souillée et gelée. Il lui fallait retirer l’épée, malgré les risques, malgré les querelles internes ; piètres jalousies sans fondement.
La prophétie n’acceptait aucun doute. Elle ne tolérait aucune peur. Son bras ne devait point faillir pour qu’elle puisse s’accomplir et soulager, de par sa grâce, les maux qui planaient sur les dernières centaines d’hommes et de femmes, en guenilles et pieds-nus, portant bâton à la main comme cierge de temple, amassés autour du porteur de l’espoir. Celui dont le nom résonnait dans le Livre Saint, ses six lettres ornant les pages usées du message des Dieux, son courage vanté par ces mêmes dieux qui, aujourd’hui, devraient porter au Panthéon des Héros leur messie : Thomas A. Günt.
La nuée silencieuse des bouches restait ouverte dans l’attente de la réalisation du bien, ou du mal. La foule de regards était tournée vers l'objet de toutes leur craintes ou leurs espoirs. Que la main de Thomas arrive jusqu'à ce même objet représentait pour les uns une situation irrécupérable, et pour les autres un espoir inespéré. La tension était palpable, le bruit avait presque totalement cessé : le moment fatidique était tout proche... Le bras du dernier être capable de changer la situation s'élevait, au dernier moment, comme un rempart contre l'inévitable.
Et l’épée sortit de son piège, crissant contre la pierre, soulevant des poussières d’étincelles en même temps que les cris de joie de certains et les pleurs des autres.
Elle s’élevait dans le ciel quand les hordes déferlèrent sur les visages rassurés. Elle tomba sur le sol lorsque les ombres arrachèrent la peau de son porteur, le messie, avant de se jeter sur ses ouailles, dont les hurlements résonnèrent des heures durant le long des pics montagneux.
Une ombre, un mutant, une goule telle que les anciens auraient pu l’appeler, trancha de sa double rangée de dents en pointe le bras du dernier être humain sur cette terre. A son poignet, le vieillard portait une gourmette, gravée au nom de Merlin. A sa main, il tenait un livre qui chantait la légende du roi Arthur. Sur le sol, au milieu des ombres, un corps servait d’ultime repas à quelques ombres qui, bientôt, disparaitront à leur tour pour n‘avoir plus de nourriture. Thomas Arthur Günt ne saura jamais qu’il venait de réaliser la prophétie du Livre Saint.


------------------------------------------------


Texte n°4

- Même pas cap’ !

- Mais, si ! Thomas, c’est le meilleur !

- Il n’y arrivera jamais !

- Allez !

- De toutes façon on n’a pas le choix et c’est à Thomas de le faire !

- Tu n’y arriveras pas ! C’est impossible. Tu ne DOIS pas y arriver. Sinon, on va perdre, nous !

Le Thomas en question se tenait un peu à l’écart de toute cette cacophonie. Il n’était pas habitué à être l’objet des discussions et cela le perturbait un peu. Certes, ce n’était pas la première fois qu’il faisait une mission dans ce genre mais jamais son issue n’avait uniquement reposé sur lui. De plus, celle du jour était particulièrement simple. Trop simple d’ailleurs pensait-il. Petit à petit, la tension commençait à monter entre les deux camps. L’ambiance se dégradait au fur et à mesure que Thomas hésitait. « Je le fais ? Je ne le fais pas ?... » Il ne voyait cependant aucun moyen de se débarrasser de cette mission, aucun échappatoire. Il n’avait pas le choix !

- Alors Thomas ? Tu essayes ou pas ?

- Oui, allez ! On ne va pas y passer la nuit !

- Tu vois bien qu’il a la trouille ! Il faut mieux prendre quelqu’un d’autre !

- Mais non, il se concentre !

- Alors tu y vas ?

En guise de réponse, Thomas s’avança ! Il s’accroupi lentement et effleura la surface transparente du bout des doigts. Celle-ci frissonna un peu, comme surprise. Le garçon releva sa manche en prenant bien son temps. Il fixa le sol humide et s’attarda sur sa couleur orangée. Quelqu’un éternua.

- Chuuuut ! Laisse-le se concentrer !

- Désolée, je fais pas exprès, moi !

- Eh bien fais exprès de ne pas faire, alors !

- Chut !

La foule de regards était tournée vers l'objet de toutes leur craintes ou leurs espoirs. Que la main de Thomas arrive jusqu'à ce même objet représentait pour les uns une situation irrécupérable, et pour les autres un espoir inespéré. La tension était palpable, le bruit avait presque totalement cessé : le moment fatidique était tout proche... Le bras du dernier être capable de changer la situation s'élevait, au dernier moment, comme un rempart contre l'inévitable. Plus personne n’osait respirer, prisonniers de leur avenir proche. Conscient de tout ça, Thomas sentait ses jambes trembler sous lui. Il ferma brièvement les yeux. Il respirait vite. Trop vite ! Il se força donc à inspirer profondément. Il pensa à ses dernières vacances passées près de la mer avec ses parents. Dix jours de bonheur ! Doucement, il se détendit. La tension qui l’avait capturé s’en allait. Puis, il senti qu’il était prêt. Il rouvrit les yeux et fixa son objectif. Thomas écarta les doigts et avança encore sa main. Il mit les doigts dans l’eau et…

- Mission terminée les enfants, tout le monde au lit ! Et que ça saute !

Thomas sursauta, coupé dans son élan. Une quinzaine de regards quittèrent la surface de l’eau pour converger vers l’endroit d’où venait la voix.

- Mais attend, Thomas allait attraper la Lune !

- Peu importe, Lune ou Soleil, c’est un ordre ! Allez, zou !

Malgré quelques petites contestations, toute la petite bande obtempéra. Thomas souffla, soulagé. Plus personne ne se souciait de lui maintenant. Il s’engagea à la suite de ses amis non sans avoir regardé une dernière fois derrière lui. Sur la surface trouble de l’eau, le pâle reflet de la lune bougeait encore.

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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 11 Oct 2009 - 20:55

Comme d'habitude, dur de choisir. Mes préférences vont aux deux derniers textes, mais j'attends avant de me prononcer.
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Iron
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Lun 12 Oct 2009 - 19:11

*Comme l'impression que la concours est un IMMENSE flop*





*file chercher sa corde et se pend lamentablement dans la grange*

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Rainette
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Lun 12 Oct 2009 - 19:20

Mais noooooon Iron! On t'aime!

(mais moi aussi j'ai fait un flop avec mes haikus en fait... je te rejoint dans ta grange... tu m'prête un bout de corde?)

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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Lun 12 Oct 2009 - 19:22

Mais non... juste que le concour est tombé pres de la rentré...
Je critiquerais les textes mercredis normalement.
Et vous pendez pas, sinon y aura encore moins de gens
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Lun 12 Oct 2009 - 20:30

Faut dire que le sujet était pas trés commode.
Mais t'inquiète pas, on se rattrapera au prochain (et comme l'a dit Tek, c'est un peu mal tombé...).


Dernière édition par Phylla Vell le Mar 13 Oct 2009 - 19:31, édité 1 fois
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Iron
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mar 13 Oct 2009 - 12:26

4 votes pour le moment.


On se motive les gens ::rolling::

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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mar 13 Oct 2009 - 13:14

Voté ...
Les textes étaient tous bien différents et, il a du falloir de l'imagination pour arriver à imbriquer le texte en question study

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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mar 13 Oct 2009 - 15:06

c'est pas un flop du tout il y a quatre textes de très bonne qualités, ça va être dur de me décider ^^
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mar 13 Oct 2009 - 17:56

A voté.

C'était pas facile, mais j'ai choisi. Smile
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mar 13 Oct 2009 - 19:32

Ca y est, j'ai envoyé le mien.
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Morrigan
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mar 13 Oct 2009 - 22:24

*dépose son bulletin dans l'urne*

a voté !
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mer 14 Oct 2009 - 12:54

Peut-on commencer à donner son avis? Tant pis, j'y tiens.

Sans vouloir influencer qui que ce soit, tous ces textes sont de très bonne qualité, mais j'admire vraiment le travail accompli sur le texte 2...Même si Thomas aurait pu être un personnage plus centrale. Du coup, le texte aurait été parfait.
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Mer 14 Oct 2009 - 19:22

1 : on se croirait dans ses filmes americains... j'avoue que le coup du matche ou à la derniere minute il y a un ecart d'un point et l'autre qui peut faire gagner son equipe blabla... ba j'ai un de mal avec.

2 : le coté historique est sympathique, mais j'ai de gros doute sur le sois-disant comportement de louis 16, je doute que ce soit le genre d'homme à se préparer tranquillement à avoir une mort digne (la preuve il a toute de même tenté de s'enfuri pour ne pas être guillotiné...) m'enfin...

3 : hum... je pense que je vais voter pour lui

4 : oui, je n'ai rien de precis à lui reprocher, mais je sais pas... Il y a quelque chose qui m'empeche de voter pour.

Voila bravo a tous les participants, c'etait pas forcement un sujet facile.
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Jeu 15 Oct 2009 - 0:49

@Iron a écrit:
*Comme l'impression que la concours est un IMMENSE flop*





*file chercher sa corde et se pend lamentablement dans la grange*

C'est moi qui devrais me pendre. . . Moi qui pensais que l'idée serait sympa, si j'en gagne un une prochaine fois (ce qui n'arrivera sans doute pas), je m'assurerai de faire un truc moins farfelu.

J'ai pas lu, et désolé, mais en semaine j'ai trop de travail, j'ai juste consulté mes mails et vu le mail de masse d'iron.

Bonne chance à tous, je lirai ça demain je pense.
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Ven 16 Oct 2009 - 1:02

J'ai fait mon choix. Pas facile car tous sont très bon.
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Ven 23 Oct 2009 - 11:53

Pour l'instant, une quasi-égalité tout à fait justifiée. C'est amusant.
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Iron
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 25 Oct 2009 - 20:59

Les votes sont clos.


Le grand vainqueur de ce 18e concours est "L" ! Very Happy


Bravo à lui ! cheers


Et merci à tous les participants et tous les votants :pirat:

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Morrigan
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 25 Oct 2009 - 21:06

Félicitations L ! Very Happy (j'avais voté pour toi en plus ^^)
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Hélène
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 25 Oct 2009 - 21:27

Un grand bravo à toi "L", c'est mérité car en relisant ton histoire, je me rends compte qu'elle est bien "menée"; j'ai aimé le mélange de SF et de récits anciens ( la fantasy quoi Wink c'est bien ça ?).
Bravo à tous, c'était un concours pas si mal réussi en fin de compte et, très serré au final, c'est vrai ça^^

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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 25 Oct 2009 - 21:41

Toutes mes félicitations à "L" ton texte était vraiment réussi.

Serait il possible de connaitre les auteurs des autres textes ?
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 25 Oct 2009 - 21:47

Félicitations!

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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 25 Oct 2009 - 22:03

Bravo (même si tu n'étais pas mon préféré) ! Ton texte amenait bien la citation ^^ et avait une bonne atmosphère.

myrthe *mode faudra que je m'y fasse : la fantasy aura toujours votre préférence Rolling Eyes (moi je dis, c'est limite une secte geek )*

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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Dim 25 Oct 2009 - 22:25

Merci pour vos messages de félicitations. Les autres textes sont excellents et je tenais à souligner que, selon moi, seul le fond pouvait influencer les votes. je pense avoir eu de la chance sur ce concours. Malgré tout, je suis assez satisfait puisqu'il s'agissait d'une première pour moi. En effet, c'est la première fois que je me risquais à pratiquer le registre de l'anticipation (pas de la Fantasy), teintée d'épouvante.
J'en profite pour vous présenter mes excuses sur mes interventions devenues plus rares depuis quelques temps, mais mon écriture se tourne de plus en plus vers le thriller extrêmement violent et j'éprouve de grandes difficultés à commenter les textes qui s'écartent des techniques d'écriture nécessaires à leur création. Pourtant j'adore apporter ma contribution en laissant un avis. Cela m'est juste difficile en ce moment.
Ecrire jusqu'à quinze heures par jour, presque tous les jours, n'est pas forcément une bonne chose; sans doute vais-je devoir ralentir le rythme si je ne souhaite pas me laisser totalement envahir par les mots.
Merci encore aux participants, aux votants, aux lecteurs, ainsi qu'à tous ceux qui donnent de leur temps pour qu'existe un forum tel que l'AE.
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MessageSujet: Re: 18e concours : les votes   Lun 26 Oct 2009 - 2:52

A tous bravo pour votre effort.
Bien entendu, mes félicitations à L.
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