Atelier d'écriture

Communauté d'écrivains en herbe
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Imaginer sa propre mort.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Imaginer sa propre mort.   Jeu 21 Jan 2010 - 19:49

Un ami a eu l'idée de cet exercice d'écriture : écrire sa propre mort en environ 80 phrases. Pas d'autres règles, à vous de faire aller votre imagination...
Perso, je m'y mets tout de suite.
Revenir en haut Aller en bas
lulli
Accro au forum ? Oui, pourquoi ?
avatar

Nombre de messages : 432
Localisation : paris, paris, paris.
Loisirs : Poterie.
Date d'inscription : 15/01/2010

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Ven 22 Jan 2010 - 16:12

Je suis mort par accident. On ne meurt que par accident. C’était il ya peu de temps, mais le temps n’importe plus. Je vais tenter de vous compté l’histoire mais déjà tout ce brume. Je suis mort par accident, un matin que j’allais au travail. Matin ordinaire sur la ville qui se réveille lentement au son des voitures pressé et des bus. Comme toujours, je suis monter à bord du bus. J’avais hésité à partir à pied et prendre le métro, mais du bus on vois la ville, la ville on l’aime… Le métro c’est dans les entrailles de la ville, on ni vois que ces boyaux… c’est moins beau mais plus intéressant, tout les rails qui se coupent et les câble tendus dans le noir rassurant du tunnel… J’avais fait mon choix : le bus pour ce jour ordinaire. Un peu plus long, un peu plus loin et la dame qui s’assied presque sur moi. Journée ordinaire, dans les musiques trop forte qui s’échappe des écouteurs (et qui m’énerve). Le bus roulait, je ne le remarquait que parce qu’il freinait brutalement ce chauffeur. Je ne compris pas grand-chose, mais il fallait bien mourir. Non, pas dans le bus, le bus cahin-caha, roulant durement, m’amenât à bon port après avoir faillit renversé deux ou trois piéton téméraire. Je sortis de l’animal fumant qui repartie au tros, traversant déjà le pont de la râpé, dérapant, mortalité élevé. J’était sein et sauf, que demandé de plus ? J’allais au bureau, là, je serrait bien au chaud… Quand j’arrivait, évidement, il faisait froid, chauffage couper pour des raisons obscure, on se serraient les uns contre les autres… ça me répugnai, je fuit donc vers un chantier, au moins, ça me ferrait voir du monde actif. Le métro est ma plus belle arme pour allez sur chantier… pane général de courant, à croire qu’on le faisait exprès… un taxis fit l’affaire, roulant au milieu des voix comme s’il redoutait la foudre, toujours plus vite et grillant feu rouge et priorité. Je fermait les yeux. On ne meurt que par accident. Je payait, blafard, laissant même un pourboire de sur-vie, sursis. Sur mon chantier tout allait bien, le soudeur c’était bruler la rétine et le génie-civiliste c’était entamé la main avec le coupe bordure. Je regardait ça d’un œil absent, notant de prévenir la sécurité du dérèglement. Un signe de la main et je partie, à pied cette fois, ça fallait mieux. Je marchait dans la ville, la mort arrive par accident quand on s’y attend plus ou pas encore. Je n’osait traversé la route que lorsque personne ne venait vers moi, même les poussettes me faisait peur à force de les voir heurtés les passant et les lampadaires aux globes dégringolant. La ville se disloquait lentement, comme si elle en venait à souffler, faire une pause, enfin, après tant d’année de service… la mort est un accident sans remède. Je poursuivait ma route, évitant route et immeuble, préférant marché lentement. Un piano, queue coupé, tombât sur une vieille dame juste devant moi, j’eu le temps de pensé heureusement avant de comprendre. La mort est un accident. J’accélérai le pas, vivant, toujours, sur un fil tendus, tremblant un peu. C’était pas mon heure, impossible, tant d’accident autour de moi, tant de mort. Je ne comprenais pas pourquoi, pas encore. Bien sur mon tour est venu, par accident, c’est toujours un accident. J’ai évité de me retrouvé encerclé de flammes ou encore de mourir rongé par un lion échapper d’un zoo ou d’un cirque. La ville en émois, une perruques sur le sol. Je suis mort, certes, mais par accident, je le répète. Par accident. En voyant un avion tirant des balles à bleus je me suis réfugié dans la tour nord, celle qui à une antenne sur la tête. Pas de bleus, pas de douleur, non, non, de la haut je voyait la ville en feu et en sang. Ma ville, celle que j’aimais voir par la fenêtre du bus n’existait plus. Alors j’ai sauté. Je suis mort par accident. Oui, par accident.

_________________
amicalement et dyslexiquement votre,
Lulli
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Sam 23 Jan 2010 - 13:03

Je ne pourrais vous dire ce que j'ai ressenti à ce moment là. Ce n'était ni de la douleur, ni du bien-être. Ni de l'anxiété, ni de l'excitation. C'était une sorte de destinée, qui n'était prévue que pour moi et moi seul, une fatalité à laquelle on n'échappe pas. Je n'avais pas peur, mais je n'étais pas pressé non plus. J'étais curieux et en même temps, je ne voulais pas savoir. En fait, je ne prenais même pas la peine de me poser toutes ces questions. Pour tout dire, je n'en avais pas vraiment cure...
Au début, je voyais ça comme un phénomène qui n'arrivait qu'aux autres. D'abord aux âgés, puis aux malades, et enfin aux méchants. Mais finalement... peu importe l'âge, peu importe la santé ou la bonté, elle finira toujours par nous rattraper.
Moi, je croyais qu'on pouvait la fuir. Qu'il suffisait de chirurgie pour vaincre le temps, qu'il suffisait de médicaments pour anéantir les maux, et qu'il suffirait de psys pour les mauvais. J'étais loin de me douter que la vérité était bien ailleurs.
En même temps, je n'étais pas fautif de mon ignorance. Personne n'aimait parler de la mort. C'était un sujet tabou qui faisait peur aux grands. Je me rappelle bien, la fois où ma grand-mère est morte. Je pleurais, mais pas vraiment par chagrin, parce qu'au fond je ne savais pas vraiment ce qui se passait. Je pleurais juste pour imiter les autres et surtout parce que c'était une sorte de tradition. Lorsque j'ai pris le culot de demander à ma maman pourquoi mamie ne reviendrait plus me voir, elle m'avait dit, avec un peu de colère dans sa voix, "Ben, parce que son coeur s'est arrêté tiens, quelle question !". C'était donc ça, la mort. Le coeur qui s'arrête. Mais c'est quoi le coeur ? Je connaissais juste l'expression "aimer de tout son coeur". Juste ça. Le coeur, c'était donc l'amour. Je me suis dit que si mamie était partie, c'est parce qu'elle ne nous aimait plus. Ça m'a fait un choc. Je commençais donc à prendre l'habitude d'être gentil avec tout le monde, de serrer mes parents dans les bras, de leur obéir sans rechigner, j'avais si peur qu'ils me détestent ! Et tout cela a entrainé une chaine sans fin.
Quelle naïveté, direz-vous...
Et puis, un jour, j'ai fait une petite bêtise, comme tous les enfants. J'ai cassé le vase préféré de maman. Je n'avais pas fait exprès. Quand je l'ai vue hurler sur moi, me gifler et me punir, j'ai eu si peur. Je me suis dit que j'allais mourir. J'ai tellement tremblé ! Je me suis agenouillé et je l'ai supplié de ne pas me tuer, j'étais en larmes. Je lui disais que je l'aimais, que je n'étais pas forcément parfait mais que je faisais tout mon possible pour qu'elle m'apprécie. Je ferais tout pour m'améliorer, je deviendrais l'enfant le plus sage du monde entier, mais je ne voulais pas mourir... Elle m'a envoyé dans ma chambre et on n'a plus jamais parlé de ça.
Papa est parti peu de temps après. On ne m'avait pas expliqué pourquoi mais je croyais que c'était de ma faute, à cause de ce vase. Mamie était morte, maman ne m'aimait plus, et papa voulait s'éloigner de moi. C'était la fin du monde pour moi. Je savais bien que je mourrais d'un jour à l'autre. J'ai écrit une lettre d'adieu à maman, j'ai pris un sac avec mon nounours et une photo de mes parents et je suis parti. Je ne savais pas trop où aller, je marchais juste pour trouver la mort. J'étais persuadé de tomber dessus un moment ou un autre. J'étais tellement triste de mourir, j'avais pourtant fait de mon mieux pour qu'on m'aime. Rien de tout cela n'avait suffit. J'ai traversé la rue pour atteindre l'autre trottoir, et puis... j'ai compris. J'ai compris que j'avais vu tout faux depuis le début. Mes actes n'avaient aucun rapport, mes intentions non plus. La mort n'était pas un ennemi, bien au contraire. Elle signifiait juste une nouvelle naissance, rien de plus, rien de moins. Pour résumer, j'ai pris conscience que c'était l'ignorance qui m'avait tué. Je ne savais pas, alors je suis mort. Si seulement on m'avait expliqué, rien de tout cela ne serait arrivé.
Quand cette voiture a foncé sur moi sans freiner, je n'ai pas cherché à fuir.
Je ne pourrais vous dire ce que j'ai ressenti à ce moment là. Ce n'était ni de la douleur, ni du bien-être. Ni de l'anxiété, ni de l'excitation. C'était une sorte de destinée, qui n'était prévue que pour moi et moi seul, une fatalité à laquelle on n'échappe pas...


Dernière édition par Piink-Shiit le Sam 23 Jan 2010 - 13:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Sam 23 Jan 2010 - 13:05

C'est un beau texte, Lulli. Y'a des fautes par-ci par là, mais sinon l'idée est vraiment originale. Surtout la fin Wink
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 26 Jan 2010 - 20:16

Piink-Shiit a écrit:
Y'a des fautes par-ci par là
Seulement quelques centaines Smile Essaie de corriger, c'est une torture sérieux. Mais je rejoins Piink-Shiit, ce texte m'a beaucoup amusé, surtout la fin.
Merci à Piink-Shiit d'ailleurs pour ton texte, très touchant.

Bon, comme à mon habitude j'ai merdé dans le traitement du sujet...ca ne parle pas de la cause de la mort, mais plus de l'état...dsl



Tout est relatif. Tel est le cadeau que Einstein nous a offert, grâce auquel les physiciens l'ont glorifiés, grâce auquel tout fut si limpide à mes yeux. Avant de savoir ce qu'est la Mort, il faut réussir à qualifier la Vie. Point la vie physiologique, mais celle psychique qui nous incite à aimer, haïr, se tordre de rire à l'écoute d'un bon mot ou devant une scène particulière...Mais n'est ce pas justement cela, la Vie?
Vouloir ceci plutôt que cela sans savoir pourquoi, juste par...en-Vie?
Les sentiments impalpables et pourtant si forts pour certains qu'ils nous infligent plus de douleur qu'un poignard chauffé à blanc et torturant notre chair, pour d'autres si doux et enivrants que l'enfer nous semblerait une plage acceptable, manque plus qu'une marguarita avec une ombrelle s'il vous plait merci.
Oui c'est cela.
Et moi, esprit voguant à l'orée de votre dimension, juste assez proche pour vous entendre et vous voir mais pas assez pour vous toucher, moi qui suis torturé par mes regrets terrestres et pleure encore au souvenir de ma dulcinée depuis toutes ces années, à quel statut puis-je prétendre?
Et ce pauvre hère sous mon regard auquel les traumatismes d'une existence trop rude ont retirés toute envie, toute ambition, tout amour, à quel statut peut-il prétendre?
Tout est relatif...
Revenir en haut Aller en bas
lulli
Accro au forum ? Oui, pourquoi ?
avatar

Nombre de messages : 432
Localisation : paris, paris, paris.
Loisirs : Poterie.
Date d'inscription : 15/01/2010

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 26 Jan 2010 - 22:18

Citation :
Piink-Shiit a écrit:
Y'a des fautes par-ci par là
Seulement quelques centaines Smile Essaie de corriger, c'est une torture sérieux. Mais je rejoins Piink-Shiit, ce texte m'a beaucoup amusé, surtout la fin.

ne te moque pas de mon handicap s'il te plait, quelques centaines ? imagine que j'en faisait des millions il y a dix ans ! (torture ? pour moi de lire ça oui ! rire, les grand mots ! lala)

Moi je l'aime pas trop ce texte, faut que je retravaille, le rythme surtout...

je relierai les votre pour en parler, un peu déborder en se moment...

_________________
amicalement et dyslexiquement votre,
Lulli
Revenir en haut Aller en bas
barla
Accro au forum ? Oui, pourquoi ?
avatar

Féminin Nombre de messages : 499
Age : 38
Date d'inscription : 27/01/2010

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Jeu 28 Jan 2010 - 15:31

Première participation depuis mon inscription au forum hier. C'est vite fait, ça vaut ce que ça vaut mais je me suis bien amusée. Attention: gros risque de fautes de frappe, je suis encore stylo et papier et la relecture sur écran... aïe ::wall::


Noir. Tout est noir. Intense, tranchant. Une lame d'obsidienne. C'est beau, l'obsidienne. Menaçant et infiniment beau. Au début, un seul petit point noir est apparu au milieu de mon champ de vision. Une tête d'épingle aussi dense qu'un trou noir.
Face à moi, pourtant, il n'y avait que le ciel bleu, pur comme seul peut l'être un ciel de montagne en été. Avec ce soleil incandescent devant lequel j'aurais dû cligner des yeux. Pourtant, je ne scillais pas. Rien à faire, mes paupières étaient aussi inertes que de la pierre. Les rayons impitoyables de l'astre rongeaient mes iris desséchés. Sans importance. Je n'avais pas mal. Je le regardais enfin sans détour ce soleil devant lequel on nous fait baisser les yeux des l'enfance.
un vague souvenir flottait dans mon cerveau engourdi par tant de lumière. Des sensations plutôt. Un choc... le silence... le froid. dans cet ordre, je crois. Cela paraissait si loin, un monde, une éternité. Le froid m'avait envahi si vite, comme une vague, submergé, englouti, malgré le soleil, malgré le sol brûlé de juillet que, bizarrement, je ne sentais pas dans mon dos. J'avais vu des visages inconnus - ou que je n'identifiais pas, que je n'avais pas envie d'identifier - apparaître devant moi. Des visages tordus, grimaçants. Ridicules. Ils parlaieint, criaient, pleuraient. Leur bouche m'appelait, je le savais, bien que le silence restât absolu. Etrange à quel point j'y étais infifférent. Etrange combien il m'étais impossible d'en saisir les émotions comme d'en éprouver moi-même. Ils n'étaient, ces troubles masques, qu'une image sans importance, un pantomine dépourvu de sens parasitant mon ciel bleu.
Et soudain, dans le soleil, ce soleil si magnifique, si insoutenable de perfection, apparut le point noir. Presque immédiatement, il se mit à grandir. Je le distinguai mal d'abord jusqu'à ce qu'il devînt une petit tache, une salissure bien ronde dans la lumière blanche. Il commença à manger le décor, lentement puis de plus en plus vite. La tête d'épingle, minusclue insecte, s'était muée en oiseau de proie et fondait sur moi, prêt à me dévorer. je n'avais pas peur. De la curiosité, peut-être? Même pas. Juste une constatation. Le point noir avait déjà avalé le soleil.
Maintenant, le point a tout envahi. Il ne reste rien. Mes yeux sont ouverts sur l'infini de l'obscurité. Adieu visages, soleil, ciel... Adieu tout. Et dans l'extinction du dernier sens qu'il me restait, je me souviens.
je me souviens d'une claire après-midi, d'une voix amie qui me souhaite bonne route, de la voiture souple et rapide, du ruban de bitume sinueux tremblant sous la chaleur estivale. Je me souviens de mes pensées légère, de la chanson à la radio, de dénivelé verdoyant plongeant à ma droite sur une magnifique vallée. Je me souviens de l'air ardent portant le bonheur comme on porte un parfum. Je me souviens aussi du poid-lourd, si déplacé dans ce paysage, ce camion énorme de chromes rougeoyants qui n'avait rien à faire là. De lui non plus, je n'ai pas eu peur. je n'ai pas eu le temps.
Un choc... le silence... le froid. Le gigantesque point noir m'absorbe petit à petit. Je le sais, je le sens. Je deviens noir à mon tour. Invisible à tous, même à moi. Tout est noir. Noir.


Et voilà Smile . Un petit commentaire sur mon coup d'essai?


félicitation aux autres, j'ai trouvé tous les textes délicieux d'originalité.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Jeu 28 Jan 2010 - 19:16

Vos textes sont assez déroutants à la lecture. Le thème qui donne des frissons probablement.
Revenir en haut Aller en bas
Hélène
Roi des posts ? Oui, ça me va
avatar

Féminin Nombre de messages : 2065
Age : 59
Date d'inscription : 12/09/2008

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Ven 29 Jan 2010 - 20:11

Allez, je vais jouer les " intellos de service "^^
Il y a peu, j'ai fini de lire " les yeux ouverts" de Marguerite Yourcenar ; elle s'y entretient là avec Mattieu Galey ( critique littéraire) et, j'y ai trouvé justement un passage passionnant où elle parle de cet exercise intrigant qu'est l'art de mettre en scène sa propre mort grâce aux écrits; il me semble qu'elle y faisait référence à " l' Oeuvre au noir" où son Héros Zénon y raconte sa mort... Quand j'aurai retrouvé le bouquin en question que j'ai, il me semble semble ( mais, on est entre deux déménagements, alors, je ne repasserai sans doute pas avant un petit bout de temps...).
En attendant trouverai-je moi-même le courage de me lancer là dedans ?
En tout cas, j'ai bien lu et apprécié vos écrits qui sont déroutants...quand même.

_________________
Je suis membre du GDB, le Gang Des Bisounours...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Sam 30 Jan 2010 - 18:57

Je viens de lire tous vos textes,ils sont vraiment super bien ecris tres differents de ce que je peux produire....


Voici le miens;

Je suis morte,un beau jour,si.....ordinaire en somme!Il fesait froid dehors lorsque je me suis levée.Le soleil caché par les nuages ne nous donnaient que tres peu de lumiere.Je me suis levée puis je suis allée petit dejeuner,ma petite soeur n'etait pas encore levée.Puis je suis allée à l'ecole avec Maman.Je suis arrivée juste à l'heure mais n'est pas eu de billet de retard.J'ai assisté a tous les cours et dejeuner à la cantine comme.....une journée ordinaire.A la sortie,j'ai aperçu mes amies de l'autre cotes de la rue.Je les ai appelé mais elles ne m'ont pas entendu.J'ai courru,traversé....puis plus rien.Je ne sais combien de temps apres je reouvris les yeux,j'etais sur un lit d'hopital dans une petite chambre blanche.Mes parents se trouvaient à l'exterieur,des qu'ils vuent que j'etais reveillées,ils accoururent dans la chambre.On m'expliqua que trois jours plus tôt,je fus renversée par une voiture devant le college,le conducteur avait eu la peur de sa vie.L'infirmiere dit-a mes parents que je devais me reposer,ils duent donc quitter la chambre.Peu de temps apres,je sombris dans un profond sommeil....ma propre mort.

Voila n'hesiter pas a donne votre avis meme negtif car ces avec cela qu'on progresse !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Sam 26 Mar 2011 - 18:08

Bonjour tout le monde.

Je ne sais pas si c'est une bonne idée, mais ceci est mon premier post.

Je me lance :

Une odeur de bitume trempé, des sirènes à n'en plus finir, le contact de l'asphalte, la vision floue d'un pneu et le goût du sang au fond de ma gorge.

Et puis les pensées arrivent.

Une à une, dix par dix, cent par cent.

Comme dans un ultime sprint, mon cerveau fonctionne à plein régime. A ce stade, je savoure chaque miliseconde de ce flux d'informations inouï.
Ma femme, mes enfants, mes parents, mes amis, ma première glace, mes regrets, mes envies, mes questions idiotes, mes erreurs, mes promesses, mes convictions douteuses, tout fusionne en moi et là … c'est la fin.

J'ai du mal à le dire, à le concevoir et pourtant il le faut.

Suis-je à ce point égocentrique pour imaginer la terre continuer à tourner sans moi?

Je n'ai rien fait de ma vie, je n'ai pas été un grand chercheur.
La seule chose que j'ai vraiment cherché c'est … du boulot.

Au bord du précipice, je me rends compte que je suis déjà un fantôme depuis bien longtemps. J'aurai été un anonyme avec une vie banale voir mortelle.

Vite, vite, mes forces me quittent que pourrais-je ajouter?

La vie est belle, n'attendez pas de mourir pour vous en rendre compte.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mer 5 Oct 2011 - 16:59

Tiens, moi aussi j'ai choisi ce texte comme premier post ^^

Allons y :

Mourir, c'est comme naître. Il fait chaud et tout à coup, très froid. La vue se brouille. L'angoisse monte. Et une respiration douloureuse. La première pour l'un, la dernière pour l'autre. Et puis, le bien-être. Lorsque l'on naît, il vient avec les bras de sa mère. Lorsque l'on meurt, il vient avec ceux de la faucheuse. Elle est là, au loin, cette ombre qui t'appelle. Tu as envie de la rejoindre, de quitter cette vie matérielle où tu tant souffert. Mais en même temps, quelque chose te rattache à ce corps. Peut être est-ce cette jeune fille qui pleures sur ton corps. Ou alors tous ces projets que tu avais. A ce propos, il faut que quelqu'un sorte le poulet du congélateur, sinon je vais galérer pour le cuisiner ce soir.
C'est cocasse. Voilà à quoi je pense à la toute fin. J'aurais pensé que je serais préoccupée par ce qu'il y a après, mais non.
Tous mes sens sont fermés. Finalement c'est mieux. Ainsi, je ne l'entends pas pleurer, appeler à l'aide. Je ne sens pas ces blessures qui rongent ma chair. Je ne vois pas son regard qui me supplie de m'accrocher.
Pourquoi est-ce si long ? J'ai envie de rejoindre l'ombre qui me tend la main. J'ai envie de partir. Je ne veux plus être rattachée à tout ce qui est matériel. Je suis fatiguée de cette vie d'épreuves. Je pense avoir mérité le repos. Laissez moi dormir.
Je ne sais combien de temps est passé. Il y a du monde au dessus de moi à présent. Vous perdez votre temps. Mon heure est arrivée et je l'accepte avec joie.
On pose un masque à oxygène sur mon visage. Mes sens se réveillent quelques peu. Assez pour m'apercevoir du mal que je lui fais, pour sentir sa main serrer la mienne. Elle est tout pour moi. Je ne supporte plus de la voir ainsi. Enlevez-moi ces branchements !
Une larme coule sur ma joue. Pourquoi essai-t-on de me ramener ? Si tu m'aime, laisse moi. Bien sur qu'elle m'aime. Comment pourrai-je en douter ? Je comprends sa peine. J'imagine qu'à sa place, je ferais de même.
J'essais de lui serrer la main. Elle réagis. Je la vois, surprise, regarder notre lien physique, puis lever les yeux vers moi. Son visage s'est éclairé. Elle tente de sourire derrière sa peine. Mon coeur se brise. Comment pourrais-je la quitter maintenant ?
A tout les coups, c'est encore une épreuve ! Même dans la mort on vous teste ! Vivement que je parte. Elle embrasse mon front. Je ferme les yeux d’apaisement. J'ai soudain une folle envie de me laisser partir. On me demande de ne pas m'endormir. C'est facile à dire ! J'en ai tellement envie. Je sais que si je le fais, ils ne pourront plus me ramener. Alors pourquoi j'ouvre les yeux ?
Je veux la regarder, une dernière fois. Elle est si belle !
Je tourne la tête vers l'ombre. Viens, je t'attends. Elle se rapproche. Bientôt, elle me touchera, et ce sera fini. Elle attrape ma main libre.
J'entends un ultrason. Un choc fait décoller mon corps. Ils tentent de me ranimer. J'ai un dernier rictus. Vous perdez votre temps.
"Je t'aime". Ce sont les derniers mots que je l'entends prononcer.
Revenir en haut Aller en bas
morange
J'adore ce forum!
avatar

Féminin Nombre de messages : 385
Age : 28
Localisation : On the moon
Date d'inscription : 18/09/2011

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mer 12 Oct 2011 - 0:38

Je suis mort hier, l'année dernière, il y a dix ans, il y a un siècle. Le manège tourne autour de moi, sans musique, sans un bruit, mais il ne s'arrête pas. Je les vois qui rient, je les voie qui pleurent, ils se taisent ou s'exclament. Ils passent et repassent, si bruyants mais sans un mot, si mouvants mais sans un geste. Je ne suis plus qu'un corps, souillé, une part du décor. Ils m'ont oublié, n'ont-il jamais su que j'étais là. Le ciel pleure avec moi, du moins je le crois. Il m'envoie son cortège funèbre blanc et froid, comme moi. La vie m'a quitté, mais la leur me défile autour, me nargue et repars. Je m'endors, mon sang coule encore, mais mon coeur est éteint. Il y a un siècle, il y a dix ans; l'année dernière, je suis mort hier.

-------------

Un peu court, mais je suis à la veille d'un exposé important pour la fac, je passais juste ici prendre 5 minutes d'air frais.
Juste pour vous rappeler que l'arrivée des mauvais jours de pluie et de l'hiver arrive toujours bien trop vite pour certaines personnes que l'on a sous les yeux mais que l'on oublie bien trop souvent....

_________________
“Before you criticize someone, you should walk a mile in their shoes. That way when you criticize them, you are a mile away from them and you have their shoes.”
Jack Handey
Revenir en haut Aller en bas
rallyebaba
Vous pouvez m'appeler Dieu ou Maître...
avatar

Féminin Nombre de messages : 3623
Loisirs : rater, rater et pour changer échouer
Date d'inscription : 06/10/2011

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Jeu 13 Oct 2011 - 15:31

super interressant et original comme sujet ....j ai déjà rêver de ma mort alors pourquoi pas essayer de l imaginer :death:

_________________
Il meurt lentement; celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider[...] Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère. Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements. Ou qui ne parle jamais à un inconnu.  Il meurt lentement; celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés. Vis maintenant! Risque-toi aujourd'hui! Agis tout de suite! Ne te laisse pas mourir lentement! Ne te prive pas d'être heureux! Pablo Neruda.

Lis un millier de livres et tes mots couleront comme une eau de source. Lisa See - Fleur de Neige
Revenir en haut Aller en bas
Moli&Cie
Hey, soyez cool, je suis nouveau!
avatar

Féminin Nombre de messages : 9
Age : 20
Localisation : Marne (51)
Loisirs : Lire, écrire ...
Date d'inscription : 18/12/2011

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Lun 19 Déc 2011 - 23:50

Je pense que choisir mon sujet préféré ( la mort ) comme premier post est une bonne idée...
Voici donc ma mort ... (désolé par avance pour les fautes je suis une honte pour tous les profs de Français ... )

Ca y est, j'y suis, j'ai toujours tenté d'imaginer ma fin, et aujourd'hui, j'y suis, enfin ... Je l'ai imaginé de plusieurs façons ... Une maladie, un accident, une balle dans la tête, un empoisonnement, du cyanure ... Mais ça ... Non vraiment ça je n'y aurais jamais pensé ... Je suis là, assis contre le mur, la tête inclinée, du sang coulant de ma bouche ... J'aimerais redresser la tête, en finir la tête haute, mourir digne, mais tous les efforts déployés n'aboutissent pas... Je vois face à moi un miroir ... Je peux voir mon corps, blafard, raide, je fais peur à voir ... J'aurais imaginé une mort plus spectaculaire, mais je dois me contenter de ça, une mort minable ... Je suis quelqu'un d'important, je suis la femme de quelqu'un d'important, je suis la femme du cousin de quelqu'un d'important, bon d'accord je ne suis pas quelqu'un d'important ... Mais j'aurais quand même pu avoir une mort moins ... une fin plus ... Et voilà que ça recommence je ne sais plus ce que je pense ! Ce que ça peut être pénible d'être morte ! On ne peut même plus suivre le fil de ses pensées ... Et au fait ! Mon mari devrait être rentré maintenant ! Je vais bien rigolé en le voyant paniquer devant mon corps ! Du moins je vais bien penser que j'ai envie de rire ... Encore une chose que je ne pourrais pas faire ! Quel ennui ... Que c'est ennuyeux d'être mort ... Je ne peux ni bouger, ni rire, ni parler ni dormir ... Ah ! La porte vient de claquer il est rentré ... Il monte les escaliers, fait craquer le parquet au passage et ouvre la porte ... Et tombe raide mort ! Et voilà ! Il est mort comme moi ! De peur face à un cadavre d'un être cher à notre cœur ... En ce qui me concerne c'est plus la vue de ma robe Chanel taché du sang de notre femme de ménage morte à coté, que le cadavre en lui même ... Mais nous sommes morts pareil, il a toujours fallut qu'il fasse tout comme moi celui là !


Et voilà (petite info : je ne suis PAS DU TOUT comme ça ^^)
Revenir en haut Aller en bas
rallyebaba
Vous pouvez m'appeler Dieu ou Maître...
avatar

Féminin Nombre de messages : 3623
Loisirs : rater, rater et pour changer échouer
Date d'inscription : 06/10/2011

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 20 Déc 2011 - 15:35

::lol: pas mal du tout , surtout la derniere phrase génial

_________________
Il meurt lentement; celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider[...] Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère. Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements. Ou qui ne parle jamais à un inconnu.  Il meurt lentement; celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés. Vis maintenant! Risque-toi aujourd'hui! Agis tout de suite! Ne te laisse pas mourir lentement! Ne te prive pas d'être heureux! Pablo Neruda.

Lis un millier de livres et tes mots couleront comme une eau de source. Lisa See - Fleur de Neige
Revenir en haut Aller en bas
Moli&Cie
Hey, soyez cool, je suis nouveau!
avatar

Féminin Nombre de messages : 9
Age : 20
Localisation : Marne (51)
Loisirs : Lire, écrire ...
Date d'inscription : 18/12/2011

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 20 Déc 2011 - 22:08

Merci ^^
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 26 Juin 2012 - 18:21

j adore,tellement de facon différente d écrire:) alors je me lance à mon tour avec surement quelques fautes d orthographes:)

une douce chaleur envahi mon ame,ça y est c est la fin,mon corp vieilli par les ages repose sur le lit.Autour une famille uni,ma réussite ma fierté,je les voient verser des larmes de tristesse et je suis triste avec eux,notre chemin se sépare maintenant,mais bientot nous nous reverrons,maintenant le temps ne compte plus,je sens en moi une paix que jamais je n ai resenti,un bien etre si total,la mort n est que le commencement. Tout ce que j ai cherché toute ma vie,dans la lecture dans mes écritures,des théories farfelues,des amis forcément un peu fou ,tout est à l intérieur de moi,c'est comme si mon esprit n avait pas de limites,je suis tout et notre vie d humain n'est qu un passage.Soudain une lumière devant moi,un homme apparait vétu de blanc il est magnifique,je le reconnais c est mon ange gardien je ne l avais pourtant jamais vu avant il me sourit et m eméne.Je regarde une denière fois ma famille et mon esprit s envole ,nous passons un tunnel de lumière et c est pour moi une nouvelle vie qui recommence,car la mort n éxiste pas.
Revenir en haut Aller en bas
rallyebaba
Vous pouvez m'appeler Dieu ou Maître...
avatar

Féminin Nombre de messages : 3623
Loisirs : rater, rater et pour changer échouer
Date d'inscription : 06/10/2011

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 26 Juin 2012 - 18:25

Attention, on risque de te faire un reproche à cause de la ponctuation. J'avais le même probléme au début....

_________________
Il meurt lentement; celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider[...] Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère. Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements. Ou qui ne parle jamais à un inconnu.  Il meurt lentement; celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés. Vis maintenant! Risque-toi aujourd'hui! Agis tout de suite! Ne te laisse pas mourir lentement! Ne te prive pas d'être heureux! Pablo Neruda.

Lis un millier de livres et tes mots couleront comme une eau de source. Lisa See - Fleur de Neige
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 26 Juin 2012 - 23:19

J'adore ce thème, il a le mérite d'inspirer. Alors voici ma contribution:

Elle est là, elle me regarde si tendrement. Elle est belle. Je ne sais pas si je pourrais lui résister longtemps. Un son doux, une voix suave, le plus bel appel que je n’ai jamais reçu. Tout ceci semble irréel. Je rêve. Oui, ça doit-être cela un rêve, mais un beau rêve. Elle m’appelle encore. Je l’entends me murmurer ces mots : « Viens, approche-toi, n’aie pas peur, prends-moi. » Je m’approche alors doucement vers elle. Le simple fait d’exécuter ses ordres est un délice. Elle m’hypnotise. Je ne peux détacher mon regard d’elle. J’ai du mal à y croire. Comment une créature aussi fabuleuse peut-elle s’intéresser à moi ? Elle est lumineuse, je suis blafard. Elle est droite, je suis terne. Elle est envoûtante, je suis insignifiant. Oui, je pense que c’est le mot qui décrit le mieux ma vie, insignifiante. Je n’ai rien fait, rien accompli. Je ne mérite rien. Je suis un raté en quelque sorte. Alors quoi ? Une opportunité s’offre à moi et pas des moindres. Je ne vais quand même pas la refuser. J’ai du mal à y croire. Oh ! Elle est si belle, si pure. C’est l’innocence, la pureté incarnée. Je la regarde intensément. Elle n’a pas bougé, elle se tient immobile, là tout près de moi. Je n’ai qu’un pas, un petit pas à effectuer et je pourrais la toucher, sentir son contact sur ma peau. Je n’ose plus respirer. Des perles de transpiration suintent le long de mes tempes. Et si je faisais une erreur ? Ai-je le droit de faire cela ? N’est-ce pas un péché ? Elle semble toute délicate. De sa voix cristalline, elle m’encourage pourtant. Oh, dilemme ! Mais non. J’y suis, je sais, j’ai compris. Ce n’est qu’un rêve ! Ce monde étrange où tout devient possible. Fort de cette révélation, je prends mon courage à deux mains et j’avance. Mon souffle est court. J’inspire profondément. Je tends la main dans sa direction. Son contact est saisissant. Elle est tiède. Sa chaleur me rassure. Sa taille est fine. Je la saisis de mes deux mains. Et elle pénètre en moi, lentement. Un déluge de sensations m’assaille alors. Indescriptible, voluptueux mais aussi douloureux. Un cri retentit dans la nuit. C’est moi, oui ce son provenait de ma gorge. Ou plutôt de mes entrailles, de mon âme toute entière. Elle a atteint son but. Je touche ma poitrine. Un liquide brûlant plutôt rougeâtre coule le long ma main. Du sang, oh mon Dieu mon sang ! Des larmes jaillissent de mes paupières. Je ne saurais dire si c’est de la joie ou de la tristesse. J’ai mal. Tiens, je ne savais pas que les rêves pouvaient être douloureux. Ou bien peut-être que je ne rêve pas. Peut-être que tout ceci est bien réel. Après tout je semble bien être là, dans ma cuisine. Tout est paisible autour de moi, étrangement calme même. Je n’entends plus le bruit des voitures roulant sur la nationale. Le téléviseur des voisins s’est soudainement tut. Seul détail incongru, une lame de mon porte-couteau a mystérieusement disparu. Attendez un instant, c’est elle, elle qui a transpercé mon corps. Je tombe à genoux sur mon carrelage. J’ai de plus en plus de mal à respirer. Ma poitrine semble avoir des difficultés à se soulever. C’est fini, je le sens. Ma fin est proche. Peut-être que c’est ce que je voulais après tout, mourir. Et pourquoi pas ? Cette lame si désirable, comme une femme : redoutablement fatale.

Je n'ai pas décrit ma mort par contre. J'imagine plus facilement celle des autres.
J'ai lu tous les textes, bah c'est vraiment pas mal, beaucoup d'imagination de la part de tout le monde^^
Revenir en haut Aller en bas
kathy gane
Je commence à m'habituer
avatar

Féminin Nombre de messages : 136
Age : 22
Localisation : Là où jamais tu ne me trouveras...
Loisirs : Lire et écrire
Date d'inscription : 03/07/2012

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 3 Juil 2012 - 21:28

Une mort surréaliste ça fait rien ?? Cool
C'est juste un truc que j'avais déjà écris je sais même pas si le nombre de phrase correspond mais bon je veux vos avis Smile



Autour de moi, la ville bat son plein. Comme toujours, les gens vont et vienne avec indifférence face au monde qui les entour. Au fond ils sont tous égoïstes, chacun vaque à ses occupations et s'occupe des problèmes qui le rongent.
Une ville comme une autre, emplie d'un froid détachement. Alors, j'avance solitaire dans une brume grise et ouatée, la tête baissée, ne sachant plus quoi faire dans ce monde sans joie ni couleurs. Je me faufile entre des rues désertes prévoyant l'averse qui ne va probablement pas tarder. Soudain, j'entends un bruissement d'ailes au dessus de ma tête, mais je n'y fais pas plus attention que ça, plus rien ne me concerne sur cette terre. Or, le bruit ne cesse pas et j'ai même l'impression qu'il me suit. Levant les yeux vers le ciel je crois discerner d'imposantes ailes noires, je me dis que c'est probablement un corbeau, mais je n'en suis pas sure. Les ailes m'ont paru gigantesques et il est passé avec une trop grande rapidité pour que je distingue quelle est sa nature.
Je fouille le ciel des yeux et vois quelque chose qui me laisse sans voix. Un homme mi ange mis humain, vole au dessus de moi. C’est terriblement fascinant. Il a une peau d’albâtre qui scintille et des cheveux noirs de jais qui lui tombent librement jusqu'aux reins ne s’entremêlant nullement avec ses ailes de la même couleur sombre. Soudain il s’arrête de tournoyer au dessus de ma tête, se dirige vers moi et se pose avec une grâce inégalable. Il me sourit et je constate avec émerveillement qu'il a le magnifique visage d'un ange exprimant la pureté et l'innocence de l’âme. Toutefois, je ne peux m’empêcher de constater la virilité de ses traits et son sourire enjôleur qui a l'air de me promettre le paradis. Je ferme les yeux en frissonnant. Jamais je n'avais vu de divinités de ce genre, mais je sus vite à qui j'avais à faire. Dieu a eu finalement pitié de moi et m'a envoyé cet ange pour me sauver. Je sens de chaudes larmes couler le long de mon visage exprimant, mieux que quoi que ce soit d'autre, le soulagement qui envahit l'ensemble de mon être.
L'ange noir tend lentement sa main vers moi.
-Viens avec moi, murmure-t-il d'une voix douce.
Je fais un pas d'abord hésitant, puis un autre plus assuré et je me blottis tout contre lui, ma joue sur son torse et les bras encerclant sa taille. Je me rends compte que les courbes de son corps épousent parfaitement les miennes, bien qu'il fasse d'une tête de plus que moi. Cela me donne une impression de sécurité et l'évidence me frappa de plein fouet, ma place est ici, pelotonnée contre mon sauveur.
- Je t'en supplie, emmène moi loin d'ici, loin de ce monde où ma place n'est pas. J'avais chuchoté ces mots si bas que je crus qu'il ne m'avait pas entendu, quand soudain, il entoure la taille de ses bras musclé et prend son envole. Il me porte comme si je ne pesais pas plus lourd qu'une plume et je ressens une divine légèreté de l’être et de l’âme. Plus rien ne pourra me faire de mal dorénavant.
D'une toute petite voix je demande
- Où m'emmène-tu ?
Il me regarde, hésite un instant puis dirige doucement son regard vers le bas. Je fais de même. Je comprends tout de suite où il veut en venir. Je le regarde droit dans les yeux et vois toute la peine qu'exprimait son regard. D'une de mes mains je rapproche tendrement son visage du miens.
- Tu n'y es pour rien, je chuchote près de sa bouche. C'est ma destinée et je l'accepte.
- Je vois dans tes yeux une détermination et un courage sans failles, me répond-il doucement mais avec un certain étonnement.
- C'est ce qui est écrit pour moi, je ne peux changer cela. Mais j'ose espérer te retrouver de l'autre coté. Je rapproche lentement ma bouche de la sienne en disant cela.
- Je t'attendrais, dit-il contre ma bouche avant de m'embrasser. Ce fut un baiser magique, plus expressif que n'importe quels mots.
- Fais le, dis-je avec détermination en éloignant ma bouche de la sienne mais avec regret.
Il me serre plus fort contre lui, comme s'il ne le voulais pas. Je prends ses mains et les desserre lentement de ma taille. Il se laisse faire. Il n'a pas le choix.Tout à coup je me sens tomber. Mais je n'ai pas peur, bien au contraire. Je me sens sereine et en paix avec moi même. Bientôt, tout le mal que j'ai subis ne sera plus qu'un lointain souvenir et je trouverai enfin le bonheur et le repos de l’âme. J'avais l'impression de voler. Je regarde vers le bas et je vois le sol qui se rapproche de moi à toute vitesse. je me retourne furtivement dans ma chute de sorte que je me retrouve la tête en bas et je ferme les yeux.
Quelques secondes plus tard la mort m'attendait, je glisse vers elle et me blottis dans ces bras à elle cette fois.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Ven 2 Nov 2012 - 21:21

Je sais, il est un peu vieux le sujet mais il m'intéresse beaucoup... Je me lance !


J'étais là, étendue sur le sol, gisante dans mon propre sang... Je voyais des personnes ce précipiter sur moi, afin de voir si ce n'était pas aussi grave que ça en avait l'air. Mais je sentais, une douleur atroce venant de ma poitrine, comme si quelque chose avait transpercer mon poumon... Mon souffle ralentissait encore et encore, ma gorge ce compressait, je manquais d'air... A ce moment là, je n'arrivais pas a réaliser que j'allais mourir, là, sur le sol, et surtout seule... Je ne comprenais pas pourquoi cet homme habillé de noir, sortit de je ne sais où, a pointé son arme vers moi puis a appuyer sur la gâchette, sans avoir aucun regret, avant de s'enfuir dans la direction opposée. Qui étais-ce ?! Qu'ai-je pu faire a cette personne pour qu'elle veuille ma mort ?! ... Je n'étais pas le genre de personne qui faisaient du mal aux autres, j'étais tout le contraire, bienveillante amical et surtout très drôle. Pourquoi je dois mourir comme ça ?! Et puis je n'ai pas l'âge pour mourir, je suis trop jeune! Je n'ai a peine pu découvrir ce que la vie avait a m'offrir ! De plus , je n'aurais plus jamais la chance de pouvoir parcourir mes yeux sur ton visage si doux et si rassurant... Ce n'étais pas mon heure, mais je suis obligée de l'acceptée telle quelle.




PS : Je vous prie de m'excuser des fautes d'orthographe / conjugaison ou grammaire...
Revenir en haut Aller en bas
lilithyne
Hey, soyez cool, je suis nouveau!
avatar

Féminin Nombre de messages : 5
Date d'inscription : 17/12/2012

MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Lun 17 Déc 2012 - 19:48

Bonjour, je suis nouvelle mais je me jète à l'eau Wink

Toute notre vie on se demande comment cela se déroulera pour nous le moment venu.
La réalité est beaucoup moins désagréable que l'on ne puisse imaginer.

D'abord, la peur, le froid, les frissons, puis une effroyable douleur. Une douleur sans nom,
transpercée de part et d'autre par une lame incandescente. La douleur de la mort.
D'instinct, le corps se bat pour préserver la vie.
Les sentiments tels que la peur, les regrets, la colère, l'abattement se succèdent. On fait son propre deuil avant les autres.
J'entends une voix au loin, je sens la peur dans sa voix , elle essaie d'être rassurante. Elle me dit de « m'accrocher ».
Soudain, cette grande brûlure me transperça. Ce n'était pas une douleur physique; bien au-delà. Comme si chaque particules de mon âme brûlaient, doucement. Je voulus pleurer, je n'avais plus de larmes pour pleurer. Je voulus hurler, impossible... Je ne pus que subir les assauts incessant des flammes qui léchaient mon âme.
Je savais que j'avais quitté mon corps, je ne sentais plus rien. En tout cas rien d'humainement comparable.
Puis je pensais à mon fils, mon mari, ma mère, mon père, mes sœurs... Ils allaient tellement me manquer. Non ! C'est injuste, je n'en ai pas assez profité! la haine envahie ma peur. Des sensations fortes m'aidaient à supporter la violence que subissait mon âme.
Je luttais de toutes mes forces pour stopper cette torture ! Ma volonté était ma seule ressource. En vain.
Puis, par vague, on se bat, on veut croire en l'espoir. L'instant d'après, on se dit c'est fini.
J'entends mon cœur s'accélérer, il va sortir de ma poitrine, il fait mal, il faut qu'il s'arrête...
Non, je ne veux pas.. mais ça fait tellement mal... Mon corps se bat : « la vie contre la mort ».
J'entends des voix crier maintenant, elles m'appellent, mais je ne veux pas répondre. Je veux
seulement en finir.
Enfin, il ralentit, mon corps se relâche, ma respiration s'apaise.
Encore un sursaut de mon cœur, contre sa volonté. Je ne respire plus. Je n'entends plus rien, je
ne vois plus rien, je ne ressens plus rien. Plus de douleur, de peur, je me sens si bien.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 24 Fév 2013 - 15:46

Je suis morte d'une façon étrange. En effet, je suis morte en embrassant mon petit ami. C'est bizarre vous allez me dire, comment peut-on mourir en embrassant son petit ami ? Et bien, je vais tout vous raconter.
Nous étions chez moi pour la saint-valentin. Ma première saint-valentin. Je nous avais préparé un bon dîner. Il était composé d'une salade de l'amour en entrée. Je l'avais préparé avec amour (comme son nom l'indique !). Dedans j'avais découpé des oeufs en forme de coeur. Puis, j'y avais ajouté des tomates cerises où le rouge symbolisait un amour éternel. Puis je rajoutais des feuilles de salades avec des petits lardons. Et oui, car je ne l'avais pas dit mais j'étais enceinte et je comptais lui annoncer si vous avez bien compris le jeu de mots avec les lardons. Puis vint le plat principal où j'avais préparé des pommes noisettes avec du steak haché. J'y avais rajouté un peu de ketchup en forme de coeur. Que voulez-vous, c'est la saint-valentin. Et enfin, en dessert, je lui avais préparé des macarons au chocolat avec des fleurs cristallisés, du litchi et une sauce à la fraise (toujours pour symboliser l'amour). Puis je suis allée me préparer. J'ai mis une belle robe rouge avec un joli décolleté à faire fantasmer les hommes avec des escarpins rouges. Je m'étais coiffée en un chignon avec un chouchou rose.
20 heures... Il sonna à la porte. Je lui ouvris. Il m'amena un joli bouquet de 40 roses rouges. Souriante, je lui ouvris la porte. Il me regarda d'un air amoureux mais triste. Que se passait-il ?
Il m'annonça que sa mère était décédée. D'où son air triste. Je comprend. Pour le réconforter, je commençai à servir le repas. L'entrée lui plaisait mais ça ne le réconfortait pas. Je savais qu'il adorait sa mère. Le plat principal suivi puis le dessert. Cependant son sourire n'était pas revenu. Il me dit donc qu'il voulait être seul et alla dans ma chambre.
1 heure plus tard, je le rejoignais. Il était en train de dormir. Je me mis donc en nuisette et commença à lui faire l'amour pour le réveiller. Cependant cela ne fonctionna pas. Alors je me mis à l'embrasser de tout mon coeur. Puis je mourut.
J'avais embrassé mon homme qui avait avalé de la mort au rat pour se suicider. Je suis donc morte en embrassant mon petit ami et en étant nécrophile...
Quelle sale mort, moi je vous le dis !
Adieu tout le monde...


Je sais pas si cela fait 80 phrases :\
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Lun 25 Fév 2013 - 23:35

à mon tour je me lance :

« Ce monde est une infamie partout la violence. Seule la laideur est admirée. Tout ce qui est beau et bon est rejeté. Ici ou tu gagnes ou tu meurt. »

Nous avons décidé de nous regrouper, de nous isoler de cette « humanité » inhumaine. Mais ils ne nous laissent pas tranquille, pour eux si l'on a pas de fierté on est forcément « malade » comment peut on vivre sans amour propre ? Très bien, l'amour propre mène à l'orgueil et l'orgueil à la guerre donc nous vivions entre nous sans nous mêler de leur histoires sans répondre à leurs provocations, nous laissant insulter sans réagir. Et malgré tout ça ils veulent nous enfermer dans leur hôpitaux.
Nous ne voulons pas alors nous allons partir là où ils ne nous retrouveront pas . Nous sommes les élus et nous allons ensemencer une nouvelle planète mais pour cela il nous faut transiter comme nous l'a expliquer le grand maître le seul moyen est le suicide collectif.Nous avons préparé une grande coupe remplie de jus de fruits assaisonnée de morphine assez pour mourir tout en douceur mais suffisamment rapidement pour qu'ils arrivent trop tard.

« nous sommes prêt pour rejoindre notre nouvelle terre où nous allons faire renaître la vie telle que nous l'avons préparée durant ces derniers mois. »

Notre guide spirituel est le maître de la cérémonie il fait d'abord un discours pour sceller notre volonté puis il prépare la communion nous allons partager l’élixir de vie éternelle.
C'est à mon tour j'avale le précieux breuvage le parfum des fruits s'exhalent dans ma bouche, je ne ressens pas le goût de la morphine d'ailleurs a-t-elle seulement un goût ? Le liquide coule dans ma gorge je sens la torpeur m'envahir je laisse ma place au suivant et vais chercher un coin de matelas de libre près de mes frères et sœurs. Nous allons partir ensemble main dans la main.
Je m'allonge près de ma sœur Elise, elle a déjà commencé le voyage.
« Attends moi je te rejoins bientôt » Le froid envahi mon corps, mon cœur bat plus lentement je m'endors doucement alors que l'air a du mal à se frayer un chemin vers mes poumons mais je ne sent plus la douleur. Mon âme quitte mon corps et je rejoins tous les esprits qui ont déjà commencé le transit, nous nous dirigeons vers la lumière. Je vois les derniers participants à l'eucharistie s'allonger près de nous alors que plus loin les étrangers enfonce la porte de notre hâvre de paix pourvu qu'il soit trop tard que nous soyons tous partis avant, qu'ils n'arrivent pas à nous ramener. Mais je n'ai plus le temps de voir la lumière m'aspire et je me fond en elle alors qu'un bonheur ineffable me rempli.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 17 Mar 2013 - 8:12

J'ai rêvé plusieurs fois de la mort, mais jamais de la mienne. Je me suis toujours dit que j'allais mourir jeune, belle, dans ma jeunesse si éternelle. Je pensais que j'allais me réveiller un matin, comme tous les autres, sortir de mon lit si douillé et boire deux cafés, fumer deux cigarettes, comme tous les matins. La musique forte dans l'appartement, chantant à tue-tête. Une journée juste parfaite, une journée ou je n'allais rien faire à par fumer, regarder la télé, appeler ma mère et parler des heures avec elle. Puis je pensais que le jour de ma mort allait être un dimanche, ou personne ne se douterait de ce que je fais dans mon modeste habitat. J'adore rien faire le dimanche, me trouver dans mon canapé, boire comme je veux, fumer ce que je veux, puis essayer de faire une sieste, trouver une occupation pour tuer le temps.
Ce serait beau une mort comme ça. Une mort que personne douterait, même pas sa mère, ni sa sœur et encore moins son copain.

Mais je me serais trompée lourdement, ma mort ne serait pas un dimanche mais un mardi. un mardi ou je me serais levé à 4h30 pour aller au travail à 6h, un mardi ou je serais sorti du travail à 10heures après avoir ouvert maintes carnets de la FDJ, un mardi ou j'aurais vendu tant de paquets de cigarettes. Un mardi ou je serais rentré chez moi sans en avoir la force, un mardi ou j'aurais pleuré sur ma misérable existence, j'aurais réfléchi à tant de choses ce jour-là. J'aurai vidé toutes les larmes de mon corps jusqu'à suffoquer, jusqu'à ouvrir mes fenêtres car je manquais d'air pour respirer. J'aurais tout envoyer en l'air pour me sentir mieux en moi mais je me serais encore plus mal. J'aurais appelé ma mère en suffoquant, je lui aurai parlé de ma souffrance, cette souffrance que j'aurai gardé en moi. J'aurai raccroché, je me serais remise dans mon lit après avoir mis mon réveil à 13H30 pour retourner au travail.

Et enfin de compte, je n'aurais jamais entendu la sonnerie, je serais morte de fatigue, la fatigue de vivre, d’espérer des jours meilleurs. Je serais morte comme ça, de la fatigue d’espérer des jours ou je serai heureuse, ou la souffrance serait parti à tout jamais... J'avais toujours dit que l'espoir nous tuerait. Même si je hais l'espoir, je ne cessais d’espérer.

Mon texte est certes court, mais voici ma mort.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Imaginer sa propre mort.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Imaginer sa propre mort.
» Créez votre propre super-héros en 12 pouces !!!
» Undertaker serait mort !!!!
» Dieu de la mort : 03/2008
» ou est la faux de La mort DOS ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Atelier d'écriture :: Lorsqu'écrire devient aussi impérieux que respirer - Atelier d'écriture :: Exercices d'écriture-
Sauter vers: