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 Imaginer sa propre mort.

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Sam 26 Oct 2013 - 0:51

Je ne pensais pas que cette chose là existait réellement.
Non personne ne le pense de toute façon. On vit sans se poser la moindre question, si par malheur ça nous traverse un minimum l'esprit, on fuit. Oh oui, on fuit et à vive allure. Pourquoi donc fuir notre destiné ? Je ne sais guère pourquoi mais si j'étais encore là, avec vous, je crois que je vous aurais répondu d'une douce manière : vivre dans la peur de notre destiné ne peux que nous faire vivre dans l'attente de celle-ci, dans la peur et l'angoisse.
C'est bien cours, je m'en excuse.. Mais je n'ai aucune autre explication, et puis à quoi bon me creusais la tête maintenant qu'elle est complètement vidée ? Je ne ressens plus rien. Ce n'est pas plus mal d'ailleurs, la vie était un combat quotidien et j'étais souvent K.O avant même de monter sur le ring.
Oh n'ayez pas pitié, c'est mieux ainsi. Le ciel a délibéré et c'est contre son cœur que je m'en vais reposer. Non loin des nuages. Les nuages mes amis, les nuages comment les croyiez vous ? Je sais ce que vous croyiez, oui je le sais parce-que moi aussi je croyais comme vous auparavant. Mais maintenant je sais. Les pieds enfoncés dans votre mère, la Terre, vous ne voyez que de somptueuses forme changeante rosâtre lors des premiers éclairci de notre bonne étoile, Maître Soleil. Quand il fait enfin jour c'est blanc qu'ils deviennent et quand le Maître s'éclipse, ils rougissent à nouveau. Vous contemplez leurs nombreuses formes charmantes qui vous inspire, vous font rêver et vous font même rire !
Mais cessons, je ne veux pas gâcher la chose, je ne veux pas gâcher vos rêves. Je ne vois plus comme vous parce-que je ne suis plus vous.
Amis, amis je ne vous ai point dit comment j'ai quitté votre monde pour m'en aller vers un nouveau, voulez-vous savoir ? Oui ? Je m'en doutais.. Voyous, vous n'êtes que des curieux ! Allez, je ne vous hais point pour cela.. Eh bien j'étais parmi vous et puis soudain plus rien. Non je ne saurais guère raconter ma fin, aucune âme telle que moi ne le peux. C'est fini, c'est tout. Plus rien ne compte désormais ; jamais rien n'a vraiment compté.
Mon récit est absurde, je vous l'accorde. Mais à quoi donc vous attendiez vous venant du néant ?
Ah mes amis ! Mes amis, n'ayez craintes. Quand viendra votre tour, je serais là pour vous accueillir, mais pour l'heure c'est là que mon destin ce termine. Mon histoire aura été bien courte, «c'est la vie» pourrions nous penser derrière une petite larme. La vilaine faute que voilà ! Non mes amis vous appellerais-je pour une dernière fois, non c'est la mort.


(En espérant qu'il n'y ai pas trop de fautes.)
J'ai voulus faire un texte un peu original, voilà voilà.
©Spirit-Bird*
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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Mar 10 Déc 2013 - 22:40

Commentaires en vrac des autres.

@ lulli : L'idée de faire parler un mort n'est pas bête. Mais le texte, sans paragraphe, est étouffant à lire, d'autant plus que les questions et les mots du narrateur s'enchaînent et se répètent. Ça crée comme un tourbillon dans lequel je me perds.

@ Piink-Shiit : - Remarque générale, qui ne vaut pas que pour toi : c'est curieux, cette façon de tout faire en "caméra subjective", non ? - et pourquoi tant de philosophie sur la vie, la mort, le destin. Ça noie le poisson !

lulli, Piink-Shiit : le soûl de mots et de pensées que vous donnez correspond assez bien à la tentation suicidaire.

@ crazy scribe : Trop bref pour pouvoir vraiment commenter.

barla : Même remarque que pour l'ensemble. Toujours ces ambiances philosophiques éthérées, nébuleuses, qui, à mon avis, noient le poisson. La mort ! Il ne faut pas lui échapper ainsi ! ... Plus de poésie qu'ailleurs, en tout cas, je trouve.

@ coline : Trop cours pour être vraiment commenté. Mais : encore du subjectif !

@ caramel_63 : Un subjectif enfin, au milieu de ces textes, qui contextualise mieux quand même. Ouf ! je respire.

@ Nittya : Comme bien d'autres, j'ai moins l'impression qu'il s'agit d'un texte sur la mort que sur ... l'au-delà.
Bon, ce n'est pas mal écrit,  - et d'ailleurs on sent l'effort chez tout le monde - mais c'est un lyrisme qui échappe à la mort, sans la vivre. Aussitôt, comme si elle était insupportable, on lui oppose la fantaisie et la philosophie (à se demander si, comme le dit l'adage, philosopher, c'est vraiment apprendre à mourir).

@ morange : Bref mais percutant, et efficace ! Encore un récit qui contextualise mieux que d'autres, tout en jouant sur la temporalité. J'aime.

@ Moli&Cie : - Désolé mais je n'en peux plus ; impression de relire encore un énième texte similaire - l'humour et ... les points de suspension en plus ! Ça fait du bien.

@ enzouina : Ça démarre bien, le cliché du vieillard mourant est bien exploité, mais ça finit presque en manifeste chrétien ou scientologue, je ne sais pas : les phrases y sont trop brutes, trop explicatives, comme dans un manuel - à mon avis.

@ Spirit-Bird : Trop philosophique, onirique, éthérique et fuyant à mon goût, par rapport au sujet. Fuyant, parce que philosophique, onirique et éthérique. Mais l'idée de faire parler un mort n'est pas bête, dans son espèce de panthéisme.

- - - Je m'arrête là des comm', ça fait déjà pas mal, hu.
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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Sam 14 Déc 2013 - 18:03

POUR AVOIR TROP BRONCHÉ
Jeudi 12 décembre 2013, JBC passait une journée comme les autres.
Comme toutes les autres ? ... Non.
Levé à 8h30 d'un réveil naturel et sain après s'être couché à 1h30, il commença par prendre deux gélules de Phytosun-aroms achetées la veille à la pharmacie du coin.
Le pharmacien (un homme affable et mûr) avait précisé : « Deux gélules trois fois par jours, et votre début de bronchite disparaîtra dans les cinq jours. D'ailleurs, ça tombe bien, vous avez là trente gélules pour dix euros dans une seule boîte. » JBC avait aimablement souri, alors le pharmacien avait enchaîné : « J'ai un client récemment, qui en avait une carabinée. Ça l'a guéri. » À quoi JBC avait répondu un laconique « tant mieux » avec son aimable sourire encore ...
Et puis, au jeudi 12 décembre, il fit son linge à la laverie automatique, tout en compilant des notes prises à la volée les jours précédents, lors de ses lectures, afin de préparer la documentation préalable nécessaire à la rédaction d'une étude.

Sa première violente quinte de toux explosa à midi, alors qu'il échangeait à propos de la vie à la résidence universitaire, avec un pote qui s'avéra peu honnête, malgré le fait que JBC se montra véridique et sincère.
« Il faut être plus prudent, » songea-t-il en s'essuyant les lèvres avec un kleenex, en regardant s'éloigner son pote.
En effet, depuis trop longtemps, il faisait preuve d'une trop grande confiance en « la nature humaine » et s'épanchait et s'exprimait en face de quiconque, avec la naïveté de penser que tout un chacun méritait sa confidence.
Puis, il se rendit au patio de la faculté de Lettres, où il savoura un sandwich acheté au RU, tout en causant littérature avec une première année tout juste rencontrée, qui avoua se passionner pour sa connaissance — face à quoi il fut obligé de reconnaître qu'elle était curieuse, répondante et intelligente elle aussi.
Elle lui sourit à ce moment, mais une nouvelle quinte de toux interrompit leurs regards complices, virulente celle-là.
JBC s'excusa. Ce n'était rien, assura-t-elle. Mais si, poursuivit-il, la trachée rauque, et il s'éloignait en titubant quelque peu. N'avait-il pas besoin d'aide ? Ça irait, ça irait, faisait-il en doublant ses mots d'un geste agacé, alors qu'au fond de lui ses poumons raclaient et brûlaient ...

C'est en se rendant à la bibliothèque universitaire, qu'il ne trouva pas ses gélules sur lui (il les avait oubliées à la résidence). Cela l'énerva et, dans un accès de colère contre lui-même, il repartit ainsi qu'une otarie mordue par un squale. Sauf que, à cet instant, un caillot de sang tomba sur le clavier du PC public, derrière lequel il venait de s'installer.
Confus, il aurait aimé pouvoir éponger tout cela avec un nouveau kleenex, mais sa toux ne cessait plus. Sur quoi les autres usagers de la salle informatique se tournèrent les uns vers les autres, gênés, à se demander ce qu'il fallait faire.
Quelqu'un se lança finalement, compatissant : « Vous avez besoin d'aide ? » Mais JBC secoua la tête et, quand il eut l'occasion d'articuler quelque chose, fit : « C'est parce que j'ai oublié mes gélules chez moi, c'est pour ça ... » et ce faisant il se leva, ferma sa session informatique, attrapa son sac, et s'en alla chez lui.
On était au beau milieu de l'après-midi et le soleil, malgré la fraîcheur, rayonnait de mille feux. JBC ne pouvait y prêter attention, le sein trop endolori par sa bronchite qui, s'il avait eu la lucidité de le reconnaître, s'était largement muée en pneumonie lourde.

De retour chez lui, après moult quinte encore, il s'estima sauvé par l'ingurgitation des deux gélules qui lui avaient manqué le midi et, pour faire bonne mesure, il en avala une troisième avant de s'étendre nu sous une double-couette, afin de suer toute sa fièvre.
Une heure plus tard, son état s'était aggravé de façon fulgurante : il transpirait comme un fauve, et avait des vertiges hallucinatoires.
Autour de lui, les murs s'éloignaient et revenaient, pendant que dans ses oreilles bourdonnaient un vacarme d'enfer, comme si tournaient en boucle les batailles du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, avec le volume à fond, et les timbales surtout, doublés du cri des orcs.
Il s'évanouit en fin de journée, alors que le soleil disparaissait à l'horizon.

Mais, alors que l'obscurité dominait le ciel, il se réveilla en sursaut, tremblant de froid.
Il ne put s'empêcher de tousser longuement, une nouvelle fois.
« Il faut te ressaisir, » songea-t-il, « ou tu vas crever ici ... Appelle ta mère ... » et il eut la force de tendre le bras vers son chevet, mais son téléphone portable n'y était pas. (Il n'avait pas eu le réflexe habituel de l'y déposer, en allant se coucher.)
Où pouvait-il l'avoir laissé ? ... Dans la poche de son pantalon, normalement.
Sauf que, pour l'atteindre, il fallait quitter le lit, et JBC sentait que cette opération serait infiniment pénible, et comme insurmontable.
Pas le choix, il fallait tenter, mais, aussitôt découvert, un froid atroce le secoua comme un pantin.
Il s'affala sur le sol, spasmophilique et se trémoussant comme un ver en direction de son pantalon, qu'il ne parvint même pas à saisir.
Les larmes perlaient sur son visage et, de rage, il hurla.

Inutile de préciser que la dégénérescence de sa poitrine ne lui permit d'émettre qu'un ridicule grognement qui, de surcroît, lui incendia la glotte. Alors il toussa, et toussa, crachant ses poumons, crachant son sang et, dans la pénombre de son neuf mètres carrés, c'est une femme de ménage, qui, six mois plus tard, retrouverait son cadavre putrescent.

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MessageSujet: L'incendie, ma mort   Lun 30 Déc 2013 - 10:29

Bon c'est parti pour mon premier texte sur ce forum  Very Happy 

Je me souviens d'une lueur, brève mais pourtant insistante, là devant moi. Puis soudain, des flashs me reviennent, durs, puissants. Des cris aussi. Douloureux, tellement implorants qu'ils résonnent encore dans ma tête. Mais au fait, où suis-je? Il fait froid ici. Je suis seule, je n'ose pas ouvrir les yeux, je me sens toute légère. Ah oui, et des craquements énormes je m'en souviens à ma gauche, à ma droite, partout. Alors, à ce moment, ça y est, je me souviens de tout...

Samedi soir, chez mon père. La journée s'était parfaitement bien passée, j'avais retrouvé avec joie ma demi-sœur et mon demi-frère, respectivement âgés de 12 et 6 ans. Le petit bout de chou m'avais demandé de jouer au foot avec lui. Ses éclats de rire. Puissants. Heureux. D'une rare cristallinité. Puis la nuit est venue s'inviter à la fête très tôt, alors nous avons dû rentrer. Je me souviens de ce qu'il m'a dit ce soir-là, de sa voix adorable et douce: "Dis Flo, pourquoi le souleil il est méchant avec la lune?" "Qu'est ce qui te fais dire ça, chéri?" "Ben regarde, nous il nous éclaire le souleil, comme ça on est heureux! Mais la pauvre lune elle peut pas venir parce que le souleil il l'aime pas!" "Mon chéri, le souleil comme tu dis, oui, il nous donne la lumière, mais la nuit, tu sais qui il éclaire?" "Nan!" "La lune mon bébé, pour qu'elle ne soit pas triste et qu'on ait toujours un peu de lumière sur la Terre." "Ah d'accord! Mais est-ce que un zour, ils vont se marier?" "Peut-être, amour, peut-être."
Nous avons dîné sans bruits ce soir pour une fois, comme si c'était le calme avant la tempête. Ce soir-là, nous avons regardé "Le plus grand Cabaret du monde" puis vers minuit nous sommes allés nous coucher.

J'ai eu un peu de mal à m'endormir. Dehors la pluie tombait, l'orage grondait, la mort guettais.
Un bruit m'a réveillé, un craquement peut-être. Et puis cette chaleur... J'étouffais sous mes draps. J'ai repoussé ma couverture, remarqué qu'il était seulement 2 heures du matin et essayé malgré tout de me rendormir. J'ai fais un rêve juste après: je me levais, j'attrapais la poignée de porte mais elle brûlait. Je me suis réveillé en sueur et j'ai sauté sur ma poignée de porte. Là, l'électrochoc: elle était bouillante! C'est là que le cauchemar à commencé... Des hurlements de la chambre jouxtant la mienne, celle de mon demi-frère, ont éclatés. "Antoni!!!" ais-je hurlé. Rien à faire, le bruit du bois qui craque couvrait ma voix. J'ai paniqué, mon cœur allait éclater. J'ai enfin réussi à entrebâiller ma porte, et le spectacle était insoutenable. Mon chéri, sur son lit qui hurlait. Les flammes étaient à ses pieds, des grosses larmes s'écrasaient sur la couverture, rapidement séchées par la chaleur étouffante qui régnait. J'ai hurlé son prénom. J'ai vu les flammes prendre son petit corps. Je l'ai vu hurlé pendant longtemps. Ces cris puissants que j'ai encore dans la tête. J'essayais de le toucher en contournant les flammes, de l'arracher d'elles qui détruisaient de secondes en secondes sa peau, ses beaux yeux, ses chevaux soyeux. Je hurlait, étouffée par la détresse, par la chaleur et par la mort. J'ai réussi, en prenant de l'eau et des chiffons à stopper les flammes qui dévoraient son corps. Mais l'incendie était dans toute la maison et je savais que c'était la fin. Je l'ai pris dans mes bras, mais il était déjà à moitié mort, brûlant et calciné. Je me souviens avoir chuchoter à son oreille: "Tu rejoindras la lune chéri, et je te rejoindrait là-bas". "J'ai peur Flo" a-t-il réussi à prononcer, lentement. Il se battait contre la mort et moi je hurlais de rage contre cette vie qui le détruisait dans mes bras. La chaleur était depuis longtemps insoutenable, pourtant plus rien n'avait d'importance, sauf ce petit être que j'avais tant aimé dont l'âme montait et me quittait. Je lui ai souris les yeux totalement embués de larmes, les joues baignées et je lui ai dis: "Monte mon bébé, ne reste pas ici plus longtemps.". A ce moment, ses yeux se sont fermés et j'ai hurlé comme jamais. La douleur, si profonde, entravait ma gorge.
Déjà, les flammes arrivaient sur moi, je me fichais. J'ai enveloppé le petit corps d'Antoni dans sa serviette de bain Spiderman qui traînait là et j'ai esquissé un pâle sourire, en me rappelant de ce qu'il me disait sur son héros:"Spiderman, il a peur de rien et il peut pas mourir!"... "Oh si mon bébé, tout le monde meurt" ais-je murmuré entre deux énormes craquements.
Soudain, la rage a pris le dessus car la chambre de ma demi-sœur était aussi ravagée par les flammes. Solène n'hurlait pas. Alors là j'ai compris qu'elle n'avait pas hurlé, pas crié, était peut-être même monté avant son frère, dans son sommeil... Sans rien comprendre, la mort l'avait emporté, sans rien lui dire, elle lui avait juste chuchoté des flammes aux creux de l'oreille.
Ma nuisette était trempée de sueur, mais pourtant brûlante sur ma peau, la fumée réduisait considérablement mon champs de vision. J'ai essayé de descendre au rez de chaussé mais une fois encore c'était peine perdue.
L'incendie est monté jusque devant moi. Les flammes était dures, brûlantes, sans pitié. Je les ai sentis une à une sur mon corps, le tenaillant, le mutilant. La douleur, la brûlure, je savais dorénavant ce que c'était. Je n'avais plus la force de crier, alors j'ai pensé à mon frère et ma sœur morts, tout comme devaient l'être mon père et ma belle-mère et j'ai voulu les rejoindre. J'ai laissé les flammes me manger, dévorer les os et brûler la chair.
Mes yeux se sont fermés. Mon cœur a ralenti, énormément et j'ai su que c'était la fin. J'ai pleuré. Je savais désormais que je ne pourrais jamais avoir d'enfants, que je ne connaîtrais pas le bonheur d'avoir un mari, une maison, un travail, une famille. Je ne saurais pas ce que ça fait de prendre son enfant dans ses bras, le nourrir, se battre pour sa naissance. C'est alors que je n'ai pas compris toute les futilités de ce monde: pourquoi des hommes se battent pour de l'argent, des territoires ou par conflits d’intérêts. Tant qu'ils ont quelqu'un qui les aime, comment ne peuvent-ils pas être heureux? Car moi, jamais ne connaîtrais tout ça et j'ai voulu que la mort m'emporte, pour ne plus avoir à me poser ces questions, douleureuses.

Ici, il fait froid, pas comme dans la maison. J'ai peur d'ouvrir les yeux.
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Chébérienne
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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Ven 20 Jan 2017 - 17:52

J'ai froid.
L'eau m'englobe, m'entoure, m'emprisonne. Je ferme les yeux. J'ai mal.
Lentement, je coule, mais je ne cherche pas à me défendre. 
J'ai froid. Ce lac est glacé et le peu d'air que j'ai réussi à garder en moi disparaît, lentement.
Mes poumons brûlent. Ma gorge aussi. Je coule mais pourtant, je me sens légère. Aussi légère que l'air. Mais à quoi bon, puisque je vais mourir. La mort est là, près de moi, toute proche. Mais contrairement à ce que j'aurais pensé, elle ne me fait pas peur. Au contraire, je l'accueille comme une vieille amie. 
Je sens mon cœur, il bat lentement. Si lentement. Retrouveront-ils mon corps ? Je l'ignore. J'espère juste qu'ils ne m'oublieront pas. Voilà la seule chose que je crains avant de quitter ce monde ; l'oubli.
Je n'ai pas peur. Peut être un peu. 
Mais crainte ou non, je ne peux rien y faire. Je vais mourir et rien ne peut m'en empêcher. 
Je coule, encore et encore. J'ai froid, surtout.

Les ténèbres m'enveloppent et je me laisse faire.
La vie me quitte, irrémédiablement.

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 12:09

Ma mort ? Que dire... Sera-t-elle épique ? Orchestrée par la mafia russe ? Aura-t-elle lieu dans les catacombes du Soudan ? Dans la jungle équatoriale ? Ou simplement dans un lit d'hôpital, retenue par des bracelets métalliques et de la bave aux lèvres ?
Ou alors, tout simplement, je mourrais peut-être d'un arrêt cardiaque et personne n'y pourra rien.
Qu'en sais-je après tout ? Ma mort sera ce qu'elle est et je n'y pourrais rien. Lorsqu'elle aura décidée de venir me retirer de ce monde, elle le fera, de la manière qu'elle voudra, et je ne pourrais plus vivre sur cette terre.
Voilà comme j'imagine ma mort.

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 16:34

Stupide exercice d'écriture pour quelqu'un qui, depuis sa naissance, se sait de toute évidence immortelle.

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Parce que la rentrée c'est bien des fois, je vous convie à jouer à cet RP de rentrée!  study  canap houra cheers (ah la la, qu'est-ce qu'on s'amuse sur ce forum!)
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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 19:04

Il n'y a rien que je n'aime plus que ta réponse, Salut !

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 19:51

Moi j'ajouterais, inutile d'imaginer sa propre mort quand on l'est depuis longtemps déjà Wink

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 19:53

Dine a écrit:
Moi j'ajouterais, inutile d'imaginer sa propre mort quand on l'est depuis longtemps déjà Wink

Je me sens visée à cause de mes loisirs XD

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 19:57

Sauf que toi, tu en reviens, en fait, tu peux en raconter plusieurs circ

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 20:03

Attendez attendez... Déjà je n'ai pas compris et ensuite, que vois-je ?! DINE ?!!! DJEELEN RÉGNERA UN JOUR SUR CE FORUM ?!

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 22 Jan 2017 - 20:39

Comprit quoi? Ouiiii! Bien sûr, la prophétie doit s'accomplir Djevelen, tu ne peux y échapper!!

Bon, aller, si tu veux, réponse dans l'exercice RP d'Amétis dans "bonne année 2017" Wink Et puis comme ça, tu pourras peut-être te joindre à nous, il y a un pantin, deux vampires, un pirate, une fille, hum...assez étrange enfin bref, à bientôt.

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Lun 23 Jan 2017 - 17:39

Dine a écrit:
Plumage règnera un jour sur le forum!

Arrêteeeeez avec vos messages qui changent en fonction de la personne... toctoc toctoc

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MessageSujet: Re: Imaginer sa propre mort.   Dim 29 Jan 2017 - 19:21

C'était durant un mois de janvier, un matin froid. Durant mon trajet pour l'école, une soudaine anxiété me prit : et si la prof avait préparé un contrôle surprise ?
La rue était maculée de gens aux écharpes et bonnets, de calme hivernal et matinal, et d'élèves pas pressés d'être pressés malgré leur retard. Et un peu de moi aussi, cheveux bouclés, pantalon qui ne tient pas, par absence de ceinture, parce que comme d'habitude je n'en avais pas trouvée, regard brun et lèvres pâles et cassantes.

Si j'avais dû décrire ma mort en mourant, j'aurais probablement écrit que c'était une de ces morts qui vous rappellent à votre statut de poupée de chiffon dans les crocs d'un chien joueur, mais heureusement, on ne demande rien aux morts.
C'était gelé, je glissai. Je tombai sur le coude et la hanche droits. Mes yeux pouvaient voir de tout près la neige de la rue, grise et mate, constituée de monticules décharnées et de creux secs. Une jeune fille se retourna devant moi, elle avait de montantes bottes pastel. Aussitôt je me relevai et m'obligeai à ne pas regarder autours de moi afin de savoir si l'on m'examinait. Honteux d'avoir perdu la face devant la belle aux bottes, je repris la marche. Je fis encore moins attention à l'endroit je mettais les pieds, pour bien signifier aux éventuelles personnes qui me regardaient que cet événement ne m'avait pas touché. Par une évidence désespérante, je posai à nouveau mon talon gauche sur une surface glacée particulièrement lisse.

Je pourrais vous dire qu'au-dessus ce trouvait une gouttière, accrochée au toit d'une vieille maison aux fenêtres étroites. Je pourrais vous dire qu'un oiseau que j'avais volontairement effrayé en passant quelques jours plutôt s'était envolé et avait heurté cette gouttière, et que de ce contact bec-métal était né un trou. Je pourrais vous que le matin de ma mort, la neige accumulée dans la gouttière avait fondu, et goutte par goutte avait formé la fameuse plaque glacée. Je pourrais vous dire que cette maison était maudite, mais la vérité est bien plus douloureuse. Il n'y avait aucune raison à l'existence de cette plaque glacée, tout comme il n'y avait aucune raison de me faire mourir.
Mon pied a glissé, ma jambe a suivi, et le haut de mon corps s'est projeté en avant, vers une bordure en pierre. Mes mains se trouvaient dans mes poches et n'étaient pas en mesure de me venir en aide.
C'était durant un mois de janvier, un matin froid. Mais la chaleur du sang coulant sur mon visage me donna une mort agréable.
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Imaginer sa propre mort.
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