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 [sondage] concours n°22

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Niko
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MessageSujet: [sondage] concours n°22   Ven 31 Déc 2010 - 13:43

Bravo aux trois participants et bonne chance pour leur textes



Texte n°1 :


Mon arrivée dans ce monde si étrange ? Je m’en souviens comme si c’était hier.

C’était un après-midi ensoleillé sur Coruscant. De la fenêtre de ma chambre, qui donnait sur le Parc du Temple Jedi, je pouvais me complaire à observer la nature, fort contraste avec la ville tout autour. Une immense fontaine trônait au milieu d’une herbe toujours verdoyante, parsemée par quelques fleurs dont se dégageait une odeur attirante. Plusieurs initiés Jedi s’amusaient et riaient ensemble. Mon maitre et moi-même avions été assignés à une mission avec le Jedi Qui Gon Jinn et son Padawan d’un an mon ainé, Obi-Wan Kenobi. Maitre Jinn avait acquis une grande renommée au fil des années et je connaissais assez bien son apprenti.

Je ne l’avais pas beaucoup vu ces temps-ci, entre les missions, les heures de méditations et divers entrainements Jedi, je n’avais guère le temps de m’ennuyer, et encore moins d’aller bavarder avec un Padawan tout aussi occupé que moi.

J’ai accroché mon sabre laser à ma ceinture et j’ai terminé de me préparer. Je trépignais d’impatience à l’idée d’effectuer une mission avec eux, mais je m’efforçai de taire mes émotions et de garder un visage impassible en attendant le signal de mon maitre pour que je le rejoigne près du vaisseau dans lequel nous allions embarquer. Signal qui ne se fit pas attendre, j’entendis aussitôt sa voix dans ma tête.

Rejoins-moi dans 15 minutes, Padawan.
Bien maitre, j’arrive.

e retrouvai mon maitre quelques minutes plus tard à l’astroport du Temple, Qui Gon Jinn et son Padawan étaient déjà arrivés. Je les ai salués et nous sommes montés tous ensemble dans le vaisseau. Le voyage devait durer deux jours et deux nuits, on avait donc le temps de se mettre à l’aise.

Obi-Wan et moi étions en train de méditer ensemble selon les ordres de nos maitres, qui prenaient un malin plaisir à nous imposer de longues séances telles que celle-ci.

« Aaahhh, fis-je en baillant et en m’étirant de tout mon long pour détendre mes muscles endoloris. Méditer ça fait du bien à l’intérieur mais après on a mal partout à l’extérieur.
-De toute façon c’est la dernière fois que nous avons l’occasion de le faire avant d’arriver sur place, dans une heure maximum nous seront arrivés, dit-il en se levant lentement.
-Ouf ! Mon sabre va commencer à rouiller si je ne l’utilise pas dans les jours qui suivent!
-A mon avis, il y a autre chose qui a rouillé, depuis pas mal de temps déjà…
-Hey ! Tu vas voir toi, avec tes sous-entendus !
-Un sous-entendu ? Quel sous-entendu, je disais juste que ce vaisseau ne doit pas être tout neuf, il est rouillé en un bon nombre d’endroit et…
-Peuh ! Comme si j’allais…
-Obi-Wan, Thii-Phaine, venez, nous allons atterrir, interrompit une voix métallique.»

Bien qu’ils ne puissent nous entendre, nous avions tous deux répondu d’une même voix un « Oui, maitre.», et nous nous sommes dirigés vers eux.

Nous arrivâmes juste au moment où le vaisseau entrait dans l’atmosphère de la planète enneigée. Quelques instants plus tard, chacun de nous posait le pied dans la neige dont je ne préférais pas connaitre la hauteur. Une bouffée d’air froid me glaça les veines, et j’eus du mal à contenir un frisson.

Trois jours plus tard, nous avions enfin trouvé une piste. Notre mission était de rechercher et de capturer un Chasseur de Primes qui s'était attaqué au Chancelier Suprême Valorum et qui avait réussit à s'enfuir sans une égratignure. Sur les documents qui s'affichaient devant nous se trouvaient toutes les informations nécessaires pour retrouver son commanditaire et l'arrêter. Je me demandais comment nos maitres avaient obtenu ces données, mais je me retint de poser la question, préférant laisser ce mystère ce côté afin de me concentrer sur la mission.

«Bon, ce fameux commanditaire dont nous ignorons le nom habite ici, mon Maitre pointa un endroit sur la carte, Qui Gon et moi avons déjà fait une petite...vérification des lieux. C'est un endroit très bien gardé, autant par des droïdes de combat que par des êtres vivants, malheureusement.
-Ça aurait été trop facile sinon..., murmurai-je plus à moi même que pour les autres.
-Un problème Padawan ?
-Ah euh, non non, maitre, désolée.
-Obi-Wan et Thii-Phaine, vous ferez équipe pendant l'attaque, votre but sera de vous infiltrer dans le bureau du commanditaire et de vous emparer de toutes les informations possibles concernant le Chasseur de Primes. Pendant ce temps nous ferons diversion et attireront les gardes sur nous afin de vous laisser la voie libre. Des questions ?
-Quand partons-nous, maitre ?
-Ce soir, dès la tombée de la nuit. Ce sera tout ?
-Oui maitre, répondit Obi-Wan.»

Je me contentais d'acquiescer d'un mouvement de tête.
Le soir même, je me retrouvai devant la fameuse maison, enfin, elle ressemblait plus à un palais qu'à une maison. Obi-Wan et moi étions cachés dans des fourrés, attendant que les gardes se mettent à courir vers l'arrière de la maison, tentant d'empêcher nos maitres d'entrer.

«Des intrus ! Vite empêchez-les d'entrer ! Aahh !»

«Ah ah, l'action a enfin commencé ! Vite Obi-Wan, on se dépêche de trouver les infos' dont on a besoin et on file les rejoindre !»

Nous courûmes alors vers la porte d'entrée principale, armés de nos sabres lasers et accompagnés de la Force. Sur le chemin, quelques droïdes tentèrent de nous obstruer le chemin, mais grâce à nos rigoureux entrainements, ils ne nous retinrent pas bien longtemps. Je sentais l'excitation parcourir mes veines à une vitesse folle ! Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas battue pour de bon. Les Jedi étaient assignés à de plus en plus de missions diplomatiques et mon maitre et moi n'échappions pas à la règle.
Mes pensées furent interrompues par la voix de mon maitre qui résonna dans ma tête.

Où en êtes-vous ?
Nous venons d'entrer dans le bureau, maitre. Je peux d'ores et déjà vous informer que le commanditaire a de bons goûts en matière de décoration, c'est vraiment joli ici.
Oh, et bien vous pouvez continuer à admirer cette maison si vous le souhaitez, on n'est pas du tout pressés.Même avec notre lien Maitre-Padawan, je pouvais ressentir l'ironie pure et simple de ses paroles.

«Ah voilà ! J'ai trouvé quelque chose !»

Je me retournai et vis Obi-Wan tenir un databloc. Je le gratifiai d'un sourire et m'exclamai :
«Génial, sortons d'ici !»

Le chemin de retour fut plus mouvementé qu'à l'aller, mais les ennemis ne purent résister longtemps face à deux Jedi en formation, surtout lorsque je fais partie du lot, bien sûr.
Rapidement, nous rejoignons nos maitres encore aux prises avec quelques droïdes munis de bouclier ainsi qu'une très petite quantité d'humanoïdes encore en état de bouger et de se défendre. Ces-derniers se cachaient derrières des obstacles que les tirs de droïde renvoyés par les Maitre Jedi ne pouvaient détruire. Obi-Wan et moi profitâmes de notre arrivée par derrière pour exterminer le reste de robots de combat et immobiliser les autres.

«Vous êtes en retard, déclara Maitre Jinn.»

Cette fois-ci, je pris la peine de répondre avec un sourire malicieux et un regard en coin vers mon coéquipier :
«Désolée, maitre, mais Obi-Wan a voulut rester pour admirer la magnifique décoration à l'intérieur, et comme il est très têtu, bien je...»

Je ne pus terminer ma phrase. Je ne saurais vous décrire exactement ce que j'ai ressenti à ce moment précis, mais c'était comme si j'étais aspirée au loin. J'entendis quelque chose tomber. Un bruit qui résonna longuement dans ma tête, puis je réalisai que je venais de lâcher mon précieux sabre laser, que je tenais encore dans ma main quelques instants plus tôt. Il chuta dans la neige. Mon regard se fit alors vide, j'entendais au lointain la voix inquiète de mon maitre, le bruit des bottes, crissant sur l'épaisse couche de neige, qui se rapprochaient de moi, précipités. Ils ne savaient pas ce qui m'arrivait. Moi même, je n'avais jamais éprouvé une telle chose et à l'époque j'aurais été incapable d'en trouver la source.

Je tournai lentement la tête et mon regard croisa celui de mon maitre. Celui qui avait accepté de me prendre sous son aile, celui qui m'avait presque tout appris. Je le considérais comme un père, une idole. Je ne savais pas ce qui était en train de se passer, mais j'avais l'horrible sentiment que c'était la dernière fois que je le voyais.

Un peu plus à droite se trouvait Maitre Jinn, qui fronçait les sourcils. Je ne l'ai pas beaucoup connu, mais étrangement je le regardai le plus possible, essayant de marquer ses traits dans mon esprit embrumé.
D'un coup, mes jambes se dérobèrent sous mon corps qui commença à chuter. Je m'attendais au contact à la froid et doux de la neige, mais ce fut Obi-Wan qui me rattrapa de justesse. Mes yeux marrons rencontrèrent les siens, d'un bleu-gris unique. Ces yeux d'habitude rieurs exprimaient de l'inquiétude, de la peine. Il m'adressa un dernier sourire avant que je ne ferme les yeux, peu à peu.

Le froid constant que j'éprouvais sur la planète fut remplacé par une forte chaleur. Cependant ce n'était pas celle que l'on éprouve près du feu, entouré de nos proches. Non. Celle-ci était étouffante. Je rouvris les yeux et découvris un tout autre paysage que la nuit enneigée.

Je me trouvais dans une salle très peu éclairée. Juste devant moi il y avait un homme assis sur une sorte de trône rouge. Cet homme était vêtu d'un costume rouge qui faisait ressortir à merveille son teint pâle. Il était grand et mince et ses cheveux clairs tirés en brosse lui donnaient un air imposant. J'étais entourée d'une dizaine d'hommes, tous en en veste noire, sauf un, qui portait une chemise blanche. Soudain l'homme se leva et se dirigea vers moi.

«Aahh...Que nous as-tu amené là ?...Je t'avais demandé des armes et pas une jeune adolescente en pleine croissance ! Incapable ! Jamais tu ne pourras rivaliser avec Langue Magique !
-J-j-je...suis dé-désolée monseigneur mais je ne contrôle rien sur ce qui va arriver...Je ne..»

Je n'avais pas encore vu cette personne qui répondit en bafouillant. Elle tenait dans sa main un livre...Je n'en avais jamais vu ! Plus aucun livre ne circule à Coruscant et seules quelques planètes de la galaxie en on encore en leur possession. L'homme fit un signe à ses hommes et la plupart se ruèrent sur moi afin de me capturer. Je me préparai à riposter avec la Force, mais à ce moment précis, je remarquai quelque chose d'horrible, d'affreux, d'impensable...Elle m'avait quittée. La Force m'avait quittée, abandonnée.

Un énorme vide se creusa en moi. J'avais toujours été habituée à cohabiter avec la Force, et ce depuis ma naissance. Elle avait accompagné chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, comme elle le faisait avec toute personne assez sensible pour la sentir autour et en elle. Je ne savais pas où j'étais, ni comment j'étais arrivée là-bas, affolée, j'ai réussit à assommer deux gardes. Tâche qui fut bien plus difficile que prévu sans la Force pour me guider dans mes mouvements.

C'est surtout grâce à la chance que j'ai réussit à m'échapper de cet endroit sans blessure grave. Plus tard, j'ai appris que l'homme mystérieux vêtu de rouge se nommait Capricorne. Et que je me trouvais sur la planète Terre. Nom qui m'avait alors été totalement inconnu jusque là. Ce n'est que des années plus tard, en espionnant le lieu de mon arrivée, que je compris la façon dont j'avais été amenée ici. L'homme qui tenait un livre s'appelait Darius et son rôle était de faire surgir les choses que lui ordonnait Capricorne, mais malheureusement pour lui, rares étaient les fois où il parvint à satisfaire les demandes de son maitre.
J'ai essayé des dizaines de fois de trouver un moyen de rentrer chez moi, mais je n'y suis jamais parvenue. J'ai appris les rites et coutumes de cette planète. De temps en temps, le visage des trois dernières personnes que j'avais vu dans mon monde m'apparaissait en rêve dont il m'arrivait de me réveiller en plein milieu, la main tendue vers le haut comme pour les attraper, les rejoindre. Mais ce ne sont que des songes.

Maintenant je mène une vie simple, sans l'action que j'appréciais tant à l'époque. Je suis tranquillement assise dans mon fauteuil de velours rouge foncé, au coin des flammes s’élevant dans l’âtre. Elles bougent, comme ensorcelées par un rythme de musique entrainant. Les plus petites crépitent, reproduisant le bruit des claquettes des danseurs de rue, tandis que les plus hautes, majestueuses, impériales, valsent ensemble à la façon de jeunes mariés. Je reste là, quelques instants, à les contempler, impassible. Puis, lentement, je décide de reprendre ma lecture. Celle-ci ne me passionne guère, cependant j’ai besoin de m’occuper l’esprit en ces temps bien sinistres. Brusquement, un bruit de tonnerre s’élève au loin, me faisant sursauter. Depuis quelques jours, chaque bruit m’effraie, me donne des frissons. Je suis à cran. J’ai envie, besoin de la Force, qu’elle inonde à nouveau mon corps et mon âme.

Mais ça n’arrivera plus jamais. Je le sais, tout au fond de moi-même, que je vais rester ici, sur cette planète appelée Terre et que je n’aurais le plaisir de revoir tous mes amis.

Jamais.

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Gandalf
-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
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Vous avez un nom qui commence comme une caresse et fini comme un coup de cravache. Cocteau à Marlène Dietrich
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Niko
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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Ven 31 Déc 2010 - 13:45

Texte n°2 :


La peur de la lumière


Les pas résonnent en écho à travers le couloir. Je n’y prête aucune intention, alors que les autres patients tentent d’apercevoir la personne osant s’aventurer dans le quartier de haute sécurité. Le mouvement s’approche, et je peux distinguer deux personnes, grâce au bruit feutré des chaussures et du claquement des talons. Aucun autre son ne se fait entendre, seulement celui de leur lente avancée.
Les deux médecins s’arrêtent devant ma cellule alors que s’installe un silence de mort. Je préfère ne pas esquisser de mouvement, pensant qu’avec de la chance ils vont penser que je suis endormi. Mais bien loin de partir, les deux personnes se mettent à parler à voix basse, m’empêchant de suivre leur discussion. La scène se prolonge pendant quelques minutes, sans que je ne manifeste un quelconque signe de conscience, avant que l’homme ne prenne la parole à voix haute, s’adressant directement à moi.

- Alexander Lucien ? Je sais que vous êtes réveillé.

Je me permets de laisser passer quelques minutes avant de répondre, afin d’être certain qu’il n’est pas tombé dans le piège de mon sommeil fictif.

- Qui êtes-vous ? Un ami du docteur Crane ?

Je n’avais jamais eu affaire à lui, mais avant que je ne sois interné ici, il était le seul psychanalyste dont j’avais entendu parler, et la terrible réputation de l’Epouvantail n’était plus à refaire.

- Non Alexander, le docteur Jonathan Crane fait désormais partie des patients. Je suis le docteur Romuald.

Je lève enfin la tête pour observer les deux médecins. Le premier est un homme de corpulence moyenne, loin d’être gros mais son poids doit être plus constitué de graisses que de muscles. Sa coiffure est soigné, les cheveux sont coupés court et bien peignés. Je fais glisser mes yeux sur la jeune femme qui l’accompagne, et j’ai peine à croire qu’elle est également psychanalyste. Un corps fin de gymnaste, un visage angélique, des cheveux blonds s’arrêtant au niveau de la nuque et de jolis yeux bleus. Ce spectacle singulier dans cet établissement me fait froncer les sourcils, tenterait-on de m’appâter en me présentant une jolie demoiselle ?

- Voici le docteur Harleen Quinzel, elle est affectée à la réhabilitation des patients, dit-il en suivant mon regard.
- Que me vaut votre visite ?
- J’aimerais entendre votre histoire monsieur Lucien. Vous êtes l’un des rares patients qui n’ait pas encore été écouté.

Je pèse rapidement la valeur de cette proposition, et de cet argument, pour finalement n’en être absolument pas convaincu.

- Nous avons rencontré d’autres patients, certains semblent vous tenir en haute estime, nous tenons à savoir pourquoi, lance le docteur Quinzel.

Bien plus inspiré par cette raison que par la précédente, j’accepte. Nous nous installons dans une salle prévue aux entretiens entre psychiatres et patients. J’écarte les quelques mèches gênant ma vue, tentant tant bien que mal de coiffer ma tignasse brune.

- Que désirez-vous savoir de moi ? Demandé-je.
- Ce qui vous à conduit ici. Nous désirons avoir votre version de ce qui a conduit Alexander Lucien à devenir l’Immaculé.

Je commence donc mon récit, l’utilisant pour tenter de comprendre moi-même, comment j’en suis arrivé là :

« Je suppose que tout est sensé commencer à l’enfance en général, pourtant ce n’est pas mon cas.
Non, pour moi… Pour l’Immaculé, tout commence il y a quelques mois à peine, en pleine explosion de la popularité du procureur Dent.

J’étais encore policier à cette époque, et j’étais présent au procès contre Salvatore Maroni. Tout le monde savait que c’était Sal Maroni qui avait prit la place de Carmine Falcone à la tête de cette maudite famille. Mais, tout est régit par la pègre à Gotham, sauf cas particuliers. Et parmi ces quelques personnes qui ne servaient pas, de gré ou à leur insu, les intérêts de la mafia, se trouvait Harvey Dent.

A dire vrai, j’étais déjà présent bien avant ce audience. Je suivais le procureur depuis des mois, avec tout l’enthousiasme et la ténacité dont il faisait preuve pour combattre le crime organisé dans la ville. Lorsque tous nos maigres espoirs se trouvaient en ce monstre de cape noire, Harvey Dent avait pris la relève.

Quelques jours plus tard, toute la pègre devait comparaître. Évidemment, nous savions tous que seul Batman aurait pu aller chercher Lau en Chine pour le ramener aux autorités, mais cela n’aurait servi à rien sans le secours de la loi. Et l’utilisation de la loi Rico contre le crime organisée était un véritable coup de maître. Imaginez-vous, plus de cinq cents membres de la pègre sous les verrous en un seul coup de filet, du jamais vu dans toute l’histoire des États-Unis, et encore moins dans une ville aussi touché par la gangrène de la corruption.

Mais, c’est à ce moment précis qu’il fit sa première manifestation publique. Le pensionnaire d’Arkham le plus connu et le plus craint.
Le Joker.

Mais il n’était qu’un fou de plus dans les rues, sa vidéo passé dans un flash d’information avait choqué l’opinion, mais ce n’était que le premier jour. Les cadavres ont toujours été monnaie courante à Gotham, l’annonce d’un de plus n’avait pas un si grand impact. Et, ce soir, il y avait la fête en l’honneur du procureur Dent, organisé par le milliardaire Bruce Wayne en personne.
Je vous dispense des détails de mes pérégrinations pour avoir mon entrée. Mais la plupart des invités auraient tout donné pour ne pas s’y trouver quand le Joker fit irruption. La peur en était palpable, personne n’osait esquisser un mouvement, et les gens tentaient de s’écarter du centre de la pièce le plus discrètement possible, sauf Rachel Dawses. Je ne sais pas si c’est son lien avec Dent qui lui a procuré autant de courage, mais je n’aurai jamais cru qu’un habitant de Gotham sensé s’opposerait à ce psychopathe. Et sans l’intervention du Batman, aucun doute qu’elle l’aurait amèrement regretté.
Ce n’est que le lendemain que nous avons pu constater toute l’ampleur de son action. Le juge qui auditionnait au procès de la mafia avait été tué et le commissaire avec elle. Et le surlendemain, c’est le maire qui fut visé. En pleine parade pour honoré les deux morts. Tout Gotham était dans la rue, Harvey Dent dans les premiers rangs.
Aux premiers coups de feu en direction du ciel, l’émotion était sur tous les visages, mais à la seconde charge, quand certains des policiers visèrent le maire et que la salve fut tiré, la panique s’empara de l’avenue. Sans le commissaire Gordon la tentative de meurtre était une réussite.

C’est en cet après midi et le soir du même jour que j’ai été témoin de l’attraction terrible qu’offre l’illégalité. J’ai vu Harvey Dent faire le premier pas de sa perversion avant d’être sauver par Batman…
Et le lendemain, il lui rendait l’appareil, se faisant passer pour lui, afin de lui épargner d’avoir à montrer son vrai visage. J’étais assis sur une des chaises qui lui faisait face et j’ai admiré son courage. Ce courage qui a permis d’arrêter le Joker le soir même quand ce dernier tenta de stopper le convoi qui menait le procureur à la prison centrale.
Et alors qu’au crépuscule l’humeur était à la fête, la nuit est tombée.
Nous avons interrogé le Joker ou plutôt, Batman l’a fait, et ce fou lui a révélé la suite de son plan. Le procureur n’avait jamais atteint sa dulcinée, et elle-même était maintenant prise dans la toile de ce criminel, tout cela parce que certains de mes ex-collègues n’étaient que des pourritures au service de la pègre !

Tout ce travail réduit à néant… Il n’avait pas fallu vingt-quatre heures au Joker pour que tout ce que nous pensions avoir fait de bien se retourne contre nous. La nuit même, il était libre, Lau entre ses mains, le procureur Dent défiguré et Rachel Dawses morte.
Nous avions tenté de devancer la prochaine manœuvre de la folie, de l’anarchie, du chaos, et nous venions de récolter les fruits de notre fourvoiement.

J’ai vu Harvey Dent, le chevalier blanc, le vrai héros de Gotham, plonger dans la folie à son tour. La colère le consumait et le commissaire avait presque du fuir sa chambre d’hôpital face à celle ci. Moi-même j’étais en colère, je commençais à prendre conscience de la véritable situation de Gotham. Mais ce n’était pas terminé.

Le Joker, menaçait de faire exploser un hôpital si celui qui promettait de livrer l’identité du Batman n’était pas mort dans moins d’une heure… et la ville est devenue aussi folle que le commanditaire de ce crime. Par chance – ou non – personne ne tua ce monsieur Reese qui s’apprêtait à donner la chauve-souris, et comme il l’avait annoncé, il fit exploser un hôpital. Le Gotham General n’était plus. Et avec cet établissement, un bus disparaissait, ainsi que le plus illustre de ses patients, le procureur Harvey Dent.

Dans l’heure, une nouvelle vidéo était diffusée, prévoyant que cette nuit la ville appartiendrait au Joker, et qu’il y ferait sa loi, conseillant aux habitants de fuir. Ce qu’ils firent bien entendu, créant de gigantesques embouteillages. Et le soir même, c’est aux ferries qu’il s’en prenait.
Mais sur la terre ferme, nous étions entrain de donner l’assaut sur la tour ou se réfugiait notre criminelle. Quand le commissaire Gordon reçut un appel, son visage devin livide. Il ne prononça que quelques mots dont un seul restera à jamais gravé dans ma mémoire tant il était chargé de peur : Dent.

J’ai abandonné mon poste en entendant ce nom. J’ai suivi Jim Gordon jusqu’au lieu de la mort de Rachel Dawses et j’ai observé la transformation de mon inspirateur. Le procureur n’était plus que l’ombre du parangon de justice, perverti par la ville qu’il tentait de sauver, traîner dans la fange jusqu’à en faire partie lui-même.
En voyant Harvey Dent plongé dans le vide sous l’impulsion du sauveur noir, j’ai décidé de devenir le nouveau chevalier blanc de Gotham. Pas celui qu’elle désirait comme l’avait été le procureur, mais celui qu’elle méritait.

Cette ville a choisi son destin en acceptant de s’enfoncer dans les ténèbres ! De chaque bonne action en naît une plus sombre encore ! Chaque pas vers la lumière nous rapproche de l’enfer !

Gotham ne mérite pas de rédemption. Mais si sa destinée est de devenir une ville uniforme à l’image de tout autre. Je m’y engage !
Je vais offrir à cette cité l’unité dont elle rêve. Loin d’y éradiquer toute la racaille qui y traîne, et encore moins d’en chasser l’ombre irrépressible, cette noirceur qui se nourrit de nos actions de bonté. Je vais lui offrir les ténèbres, soufflez la lumière qui tente en vain de se lever des rues, comme ces habitants ont soufflé l’espoir que je plaçais en Harvey Dent ! »

Je reprends ma respiration, soufflant, comme si je venais de terminer une course effrénée. Je ne m’en suis pas rendu compte mais je viens d’offrir ce récit en seulement quelques minutes. Quelques malheureuses minutes pour percer le mystère de l’Immaculé, le mystère du procureur Harvey pile ou face.

- Batman a voulu rendre ses couleurs à la nuit en y devenant l’ombre gardienne… Moi ! J’ai fais du jour une horreur en y introduisant la mort et la peur !

Je sens la colère prendre peu à peu le pas sur ma raison, le guide de ma croisade, le sentiment d’une rage aussi froide et dure que la vie dans cette cité maudite. Mais je veux qu’ils sachent, qu’ils comprennent mon combat, celui de l’Immaculé.

- Savez-vous pourquoi j’ai choisi un costume blanc ainsi que la journée pour frapper ? C’était pour rappeler à tous le prix qu’avait payé leur premier vrai héros, leur rappeler le chevalier blanc. Et le jour, pour faire comprendre à Batman que ce n’était pas en sécurisant la nuit qu’on sécurisait Gotham !

Le docteur Romuald me regarde, encore sous le choc, incapable de faire fonctionner sa mâchoire. Je décide de tourner mon regard vers celle qui l’accompagne.
La chaise manque de fracasser le crâne du docteur sans que je n’ai le temps de comprendre la scène qui se déroule sous mes yeux. Harleen Quinzel me regarde longuement avant de me tendre les restes de son siège.

- Il vous veut dehors. Mais mettez vos empreintes là dessus avant, et assommez-moi. Vous ne devriez pas avoir de problème pour vous échapper, surtout avec la blouse de docteur Romuald, déclare-t-elle en m’offrant un large sourire.

Je lui réponds d’un simple signe de la tête, ne sachant même pas qui est ce il, mais la chance est trop belle pour ne pas être saisit, une occasion de provoquer à nouveau le protecteur noir.

Le soleil se couche sur Gotham, et les criminelles vont passer une nouvelle nuit de terreur dans l’attente du Batman. Quant à moi, je rassemble mes affaires. Un costume blanc sur une chemise noir, un borsalino de lait et un masque sans expression pour compléter mon habillage. Et je renais.

Je vais reprendre ma terrible besogne. Éliminé, au cas par cas, toutes les traces de l’espoir à l’intérieur de Gotham, tous les parangons de justice, toutes les lueurs dans la nuit.
Bientôt l’asile d’Arkham s’étendra à la ville entière ! Mais en attendant ce jour de fête funèbre.

Je reprends mon pénible travail. Par le rayonnement de mon action, plongé la ville dans les plus éblouissantes abysses. Et attendre patiemment que je n’éclaire une nuit, la cave de la chauve-souris…

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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Ven 31 Déc 2010 - 13:45

Texte n°3 :

La taverne était bondée. L’atmosphère enfumée était étouffante, il faisait chaud, des relents de bière, de sueur et de nourritures diverses montaient dans l’air. Ça criait, ça riait, ça hurlait, je n’aimais pas cette ambiance. Et on nous dévisageait. Mon compagnon et moi-même étions dans un coin de la grande salle, cachés dans l’ombre, le visage enfoncé sous nos profondes capuches, lui fumant sa pipe en bois sculpté, calmement, patiemment, moi à ses cotés, agité comme un loup en cage. Je n’aimais pas les endroits clos, et si je me forçais en ce moment à l’immobilité et à la compagnie de cette faune, c’était parce que quelque chose d’important allait se jouer. Il le savait, il était là dans cette pièce, il sentait sa présence. Alors j’attendais.

Ils arrivèrent enfin et je sentis mon ami se crisper. Un chœur de bienvenue éclata quand le groupe de semi-hommes pénétra dans la salle commune. Tous les yeux se braquèrent sur eux, certains les observant avec un peu trop d’insistance à mon goût. Le vieux Prosper les présenta à la communauté et je souris. Les petits bonshommes paraissaient à leur aise au sein de la foule, guère conscients du danger qu’ils transportaient et de la nasse que pouvait devenir l’auberge au moindre faux pas. Seul le dénommé Soucolline paraissait circonspect. Rapidement, il fut séparé de ses camarades et s’assit tout seul, non loin de nous, une chope à la main.
- Ils ne sont que trois, murmurai-je à mon compagnon. Il en manque un.
Pour toute réponse, il hocha simplement la tête.

Les chants recommencèrent. Les deux semi-hommes un peu plus bavards avaient été adoptés. Même le petit gros avait laissé tombé ses barrières pour se joindre aux rires et bavardait gaiement avec ces inconnus. L’autre drôlet de son côté séduisait l’assemblée qui s’était réunie autour de lui, narrant les événements qui faisaient la vie des gens étranges d’au-delà la rivière. L’écroulement du plafond de l’Hôtel de Ville de Grand Cave qui fit ressortir le maire tout enfariné déchaina particulièrement les rires. « Ce gosse ferait un bon troubadour », pensai-je.
Et enfin il nous vit. Le semi-homme, porteur du péril. Nous lui rendîmes son regard, et après qu’il eut échangé quelques mots à voix basse à l’aubergiste, mon ami l’invitâmes à nous rejoindre.

- On m’appelle Grands-Pas, voici Athad, dit-il d’une voix grave. Je suis heureux de vous rencontrer, Maître… Soucolline, si le vieux Poiredebeurré a bien compris votre nom.
- C’est exact, répondit le hobbit, inquiet, pouvant à peine supporter notre regard.
Il avait peur et ça se comprenait. Ce petit bourgeois de la Comté ne nous voyait certainement que comme des vagabonds, sales, mal coiffés, sombres, et beaucoup plus grands que lui. On pouvait lui briser le cou en un geste, et il s’en rendait compte. Ça m’étonnait déjà qu’il ait eu le courage de venir à notre rencontre.
- … et des voyageurs encore plus étranges sont passés par Bree ces derniers temps.
Mon ami mettait en garde l’aventurier de poche, ses yeux brillants dans les siens. Le hobbit soutint son regard quelques instants, puis détourna la tête pour voir que son ridicule jeune compère, encouragé par son précédent succès racontait maintenant la fameuse disparition du non moins célèbre Bilbon Sacquet. « Et m***e… » fis-je en faisant un pas en avant. Mon compagnon me retint, et murmura quelque chose à l’oreille du semi-homme, qui bondit aussitôt sur une table et essaya de détourner l’attention de la salle. La nouvelle de la disparition subite du vieux hobbit était arrivée jusqu’ici et il était sage de pas trop raviver les mémoires.
Il parla. Grands-Pas se détendit, mais je restais crispé. Il y avait des têtes qui ne me revenaient pas dans cette assemblée. Ma main s’égara sur la poignée de mon épée.

« Une chanson, une chanson ! » répétèrent la foule enivrée à la vue du pauvre petit bonhomme se démenant pour rester digne dans cette situation. Après quelques hésitations, celui-ci n‘eut pas d‘autre choix de s‘exécuter et en entendant les premiers mots,, je passai une main sur mon visage.
Je n’ai pas retenu les paroles, c’était absurde et en bon hobbit, l’interprète oublia rapidement où il était et ce qu’il transportait pour se prêter au jeu et sous les rires et les applaudissements, le pire se produisit.
Après un refrain et un saut, le semi-homme se rétablit mal, glissa et dans un fracas de table et de chaises disparut complètement de la vue. Les rires moururent aussitôt. La petite créature s’était évaporée.

Mon compagnon restait impassible, tandis que d’un bond je me levai, observant avec incrédulité la scène. L’Anneau ! Cet abruti avait passé l’Anneau ! Quelques individus souriaient et se préparaient à quitter la salle. Je dus me forcer pour ne pas les contraindre à rester.
Les autres clients criaient, demandant des comptes à Prosper, qui ne comprenait rien à ce qui se passait et mon ami, aussi imperturbable qu’à son habitude continuait simplement d’attendre. Jusqu’au moment où le maladroit réapparut tout près de nous.
- Alors ? Fit Grands-Pas. Pourquoi avez-vous fait ça ? C’était pis que tout ce qu’auraient pu raconter vos amis ! Vous avez mis les pieds dans le plat ! Ou peut être devrai-je dire le doigt ?
Le hobbit essaya de se justifier, de prendre un air dégagé mais tout était vain. Il m’énervait déjà. Mon poing me démangeait. Était-il vraiment si inconscient ?
Les discussions autour de nous s’enflammaient, et ce n’est qu’au moment où « Monsieur Soucolline » reparut à la vue de tous, sortant encore un mensonge auquel personne ne croirait, qu’elles se calmèrent.
- J’ai simplement eu un petit entretien avec Grands-Pas dans le coin.
Je soupirai une nouvelle fois pendant que, offusqués, les joyeux hommes et hobbits de Bree repartirent chez eux sans un mot et que les nains et les étrangers montèrent dans leur chambre en grognant. Il ne resta bientôt plus que nous trois, et les deux pauvres drôlets qui avaient perdu tout leur auditoire.
Le Vieux Poiredebeurré arriva bientôt et après une courte discussion avec l’infortuné interprète nous quitta à son tour. Les hobbits s’en allèrent peu après, retournant au salon. Grands-Pas et moi les y suivîmes.

Il faisait sombre. Le quatrième hobbit n’était pas là et je redoutais une autre surprise. Les petits bonshommes rajoutèrent des bûches dans l’âtre pendant que mon compagnon et moi nous assîmes dans des fauteuils près de la porte. On allait avoir une bonne et longue discussion.
Quand il nous vit, le simplet à la langue bien trop pendu osa nous demander qui on était et ce qu’on voulait. Je détestais les semi-hommes.
Ils avaient peur. Les trois garçons tremblaient de tous leurs membres, même Soucolline n’avait pas baissé sa garde et mon ami s’efforça de s’y engouffrer. On jouait gros. Si lui et ses camarades ne nous croyaient pas, on serait obligé de les protéger de loin. Les Cavaliers Noirs étaient sur leurs traces, on ne pourrait que les regarder se perdre dans les Terres Solitaires avant de retrouver leurs cadavres. Pourquoi l’Anneau était tombé aux mains d’un freluquet pareil ?

Grands-Pas leur raconta qu’on les avait vu sortir des Hauts de Galgal, débouchant sur la Route où on les cherchait et leur rappela les paroles qu’ils échangèrent avec le vieux Bombadil ou entre eux, « Rappelez-vous, je vous en prie, que le nom de Sacquet ne doit pas être prononcé. S’il faut me donner un nom, je suis M.Soucolline. ».
Le hobbit tiqua mais ce ne fut à rien à côté de sa réaction quand il comprit qu’on avait connaissance du secret qu’il transportait ! J’en rigole encore. Ils se levèrent brusquement, menaçants, prêts à en découdre ! Je souriais pendant que mon compagnon les rassura et leur parla des Nazgûls.
Leur simple évocation jeta un froid et quand Sacquet brisa enfin le silence qui s’était installé, ses doutes à notre sujet ne semblaient pas encore s’être envolés, mais il paraissait vouloir écouter ce qu’on avait à dire.
La discussion continua et l’irrésolution de ces petits êtres commençaient à me taper sur les nerfs.
- Ils sont dehors, fit je en me levant d’un coup, les toisant de toute ma haute taille. Vous êtes faibles, Fondcombe est loin. Survivrez-vous jusqu’à là bas, en voyage seuls dans les Terres Sauvages ? Fini la promenade, la chasse va vraiment commencer. L’hiver arrive, même sans les Cavaliers sur vos talons, vous périrez en route. Il vous faut un guide. Qui tiendra l’Ennemi à distance et vous mènera jusqu’au Gué de Bruinen ? Ce gros blondinet là ?
Je désignai le Hobbit nommé Sam. Il rentra les épaules et me fit un regard noir. L’autre pouffa sans que je comprenne pourquoi.
Grands-Pas prit la suite et dans un soupir joua son va-tout. Il s’apprêtait à raconter son histoire, qui il était vraiment et quel était son lien avec l’Anneau, quand un cognement à la porte l’interrompit. Je sortis mon épée et me retirai dans un coin sombre.
C’était Poiredebeurré. Et pour une fois sa présence se révéla bien utile. Il sortit une lettre et la donna à Sacquet. Elle venait de Gandalf. Le vieux barbu avait prévu ces événements et avait sommé le hobbit de quitter la Comté bien plus tôt qu’il ne l’avait fait. La lettre n’était jamais arrivée et l’aubergiste venait juste de s’en souvenir. Quel idiot… et c’était des hommes comme ça que mon peuple s’évertuait à protéger depuis des générations !
Grands-Pas et moi abandonnâmes notre cachette à ce moment et d’un regard nous comprîmes. Je sortis. Les Cavaliers Noirs étaient à Bree et il manquait toujours un semi-homme. Mon compagnon pouvait se débrouiller seul face à un lourdaud et trois gamins, je serais plus utile dehors. Surtout que ça éviterait sûrement un meurtre…

Le froid de la mi-automne balayait la nuit. Le vent criait, s’engouffrant entre les ruelles. Les rues du bourg étaient jonchées de flaques de pluie et les quelques personnes que je croisais se hâtaient de rentrer chez eux. Une lourdeur était dans l’air, une peur. Une ombre planait dans mon cœur. On ne s’était pas trompés. Nazgûls… il y en avait un au moins en ville. Un de leur sbire leur avait probablement relaté les événements de l’auberge. Ils savaient où était l’Anneau. Sauron avait ses yeux braqués sur Bree. Je lui souris. « Regarde moi, je ne te crains pas… ».

J’avançai, bousculant les poivrots qui erraient ici et là. Je ne savais que chercher exactement mais mes pas me menèrent du côtés des portes Est. Les bâtiments du bourg s’espacèrent et j’arrivai près de la ferme de Bill Fougeron. Et je le vis. Une ombre plus noire que la nuit, une terreur dans l’obscurité, le cauchemar des miens pendant tant d’années. Un des neuf Esprits Servants de l’Anneau. Un homme était avec lui. La chose sifflait, l’autre lui répondait en murmurant. Je ne comprenais pas leurs paroles, je m’en moquais. Je sortis ma lame de son fourreau. Devais-je engager le combat ? Étais-je assez fort pour lutter contre la peur elle-même ? Je fis un pas en avant, puis deux. Mes jambes me semblaient lourdes. J’avais un lieutenant du Mordor devant moi. Pourquoi hésitai-je ? Ma main tremblait. Une attaque de front était-elle la bonne solution ? Un pas de plus. Puis je stoppai, le Nazgûl s’était retourné. Mon cœur battait à tout rompre, il émit un son strident, une lumière blafarde apparut dans son poing et lui et son comparse se turent. Je retins mon souffle et me collai contre le mur à moitié écroulé qui me servait de cachette. « Désolé Grand-Pas, il va y avoir un peu plus d’action que prévu ce soir », pensai-je en me préparant à bondir. Je risquai un coup d’œil et je vis que ce n’était pas vers moi que le sombre duo se dirigeait. Il y avait quelqu’un d’autre ! Je courrai en avant et fonçai dans leur direction.

Un cri, un autre sifflement, un murmure qui résonnait dans les ténèbres. Une troisième ombre s’écroula. Il me sentit et se retourna. Je criai, j’avais retrouvé l’usage de mon corps. Un mauvais rictus apparut sur mon visage.
Il se retourna, je le vis hésiter.
- Qui êtes vous, que voulez vous ?
Quelqu’un appelait de l’autre côté. Une lanterne se révéla. Le Nazgûl cracha et s’enfuit, l’humain sur ses talons. Je les poursuivis sur quelques mètres avant de revenir sur mes pas. J’aurai mon combat un autre jour, je n’en doutais pas. Pour l’instant, il y avait plus important.
Un hobbit gisait par terre, le corps complètement glacé. Un autre était au-dessus de lui, se demandant quoi faire, tout tremblotant.
- Hé, petit, ça va ?
Je secouai l’endormi et il s’éveilla soudain en sursaut pour se carapater comme un lièvre en direction du bourg. L’autre semi-homme le talonna, et après un dernier regard en arrière, je suivis leur exemple. La chasse attendrait. Il y avait des Nazgûls en ville, celui que j’avais vu n’était probablement pas venu tout seul. Il savait que leur proie se cachait au Poney Fringant. La nuit serait longue.

J’arrivai là où j’avais laissé mon compagnon, Sacquet et ses camarades et je revis le hobbit que j’avais trouvé un peu plus tôt pratiquement aux mains de l’Ennemi. Il racontait sa mésaventure et ce qu’il avait découvert. L’autre, le porteur de lanterne que je reconnus comme Nob, le garçon de courses de l’auberge, était également présent et finissait l’histoire.
Je fis un signe de tête à Grands-Pas en entrant et lui murmurai :
- Ils sont bel et bien là. Peut être pas les neuf réunis mais en nombre suffisant pour qu‘ils soient un danger. Des hommes sont avec eux, j’ai cru reconnaitre un des types louches du Sud. Je n’aurai pas dû les laisser quitter l’auberge…
On décida de rester dans ce salon et de s’y barricader. Mon compagnon et le domestique s’en allèrent aussitôt chercher les bagages des hobbits qui avaient déjà été emmenés dans leur chambre. Pour la première fois de la soirée, je restai seul avec le Porteur de l’Anneau et ses étranges camarades.
Je le regardai avec insistance. Ce petit bonhomme joufflu était le gardien d’un pouvoir qui pourrait faire de la Terre du Milieu toute entière une extension du Mordor. Le savait-il ? Ou considérait-il l’Anneau comme le faisait son oncle ? C’est-à-dire une simple babiole, un joujou bien pratique destiné à se rendre invisible ? Je penchai pour la deuxième solution et je soupirai pendant qu’il faisait un compte rendu de la soirée à son compagnon aventureux. Merry ou quelque chose comme ça…
Quand Grands-Pas revint, le semi-homme était encore en pleine méditation devant le bout de papier laissé par Gandalf. Je retins un sourire. Décidément ces petites créatures me faisaient bien rire.
- Alors ? Fis-je quand il fut entré.
- L’auberge est calme. On entend que le ronflement des nains dans les couloirs. La nuit est déjà bien avancée, on ne peut plus rien faire d’autre.
On bâcla les solides volets, déposa le tas de bagage dans un coin et les hobbits s’étendirent sous leurs couvertures, tout sourire aux lèvres comme si rien ne s’était passé. « J’espère qu’ils ne s’attendent pas à ce qu’on les borde », pensai-je en m’asseyant sur mon fauteuil près de la porte, mon épée à portée de main.
Ils bavardèrent un peu, gloussèrent puis un à un tombèrent dans le sommeil. Grands-Pas et moi nous regardâmes. Je lui rendis son sourire et reportai mon attention sur les ténèbres devant moi.

La nuit se révéla calme. Trop peut être. Je m’attendais chaque seconde à voir la porte trembler sous le coup des assauts de nos ennemis, sentir de la fumée ou peut être remarquer une ombre un peu plus profonde que les autres, mais non rien. Il n’y avait que le silence, rehaussé seulement de la respiration des dormeurs et du grésillement des chaudes flammes qui dansaient dans la cheminée.
Les hobbits ne se réveillèrent pas. Ils dormirent comme de véritables bûches et j’étais heureux pour eux. Ils auraient besoin de toutes leurs forces dans les Terres Solitaires, tant mieux s’ils se reposaient maintenant.
Grands-Pas veillait à mes côtés, fier et sombre comme à son habitude. Il attendait, perdu dans ses propres pensées. Nul ne pouvait savoir ce que cette soirée représentait pour lui. Je souris. Le moment était venu pour l’Héritier d’Isildur d’entrer en scène. Guider les petites personnes jusqu’à Fondcombe serait sa première tâche. Il n’échouerai pas. Les Messagers de Mordor étaient dans l’Ouest, l’Anneau avait réapparu au grand jour, le Péril était sur nous.
Les événements s’accéléraient. Mon ami, mon roi devait répondre à l’appel du Destin. Sa Quête commençait maintenant. Aragorn, fils d’Arathorn, de la Maison de Valandil, chef des Rôdeurs du Nord et Seigneur des Dunedains entrait en guerre. Narsil serait reforgée. Tout n’était pas encore perdu, Sauron allait connaître la peur.
J’étais de trop, je m’en rendais compte. C’était par hasard que j’avais croisé la route d’Aragorn la veille. Je descendais vers le Sud par le Chemin Vert quand je l’aperçus. Il me raconta son péril, je stoppai ma mission, et ensemble nous cherchâmes les hobbits. Avec les Cavaliers Noirs sur nos talons, ce ne fut pas une mince affaire, et nous redoutâmes longtemps qu’ils ne les aient trouvés avant nous. Heureusement, au détour d’une colline, nous les virent en compagnie de Tom Bombadil et nos craintes s’évanouirent. Ils arrivèrent à Bree et nous les y suivîmes.

Je regardai les semi-hommes et souris. Mon ami les protégerait. Ils n’auraient pu être entre de meilleures mains. Je ne partirai pas avec eux, l’Histoire ne retiendra certainement pas mon nom, un autre travail m’attendait. Je soupirai. Elle me manquait. Le Mal avait franchi les montagnes, l’Ouest n’était plus sûr. J‘espérai qu‘elle allait bien, qu’elle était encore en vie. Demain je continuerai ma route vers le Sud. Tharbad était encore loin. Le voyage commençait à peine, l’Anneau était important, mais elle l’était encore plus. Même si c’était seulement pour moi.


( Le fameux passage du Poney Fringant et la rencontre avec Grands-Pas ! Le Livre Rouge ne l'a jamais dit mais ce soir là, il y avait un second personnage avec Aragorn, un autre Rôdeur. Quand Frodon est revenu du Mordor et a entamé l'écriture de ses aventures, il a omis l'existence d'Athad. Pourquoi ? Pour ne pas encombrer le récit, parce qu'il n'avait plus aucun rôle dans la Guerre de l'Anneau après ? Ou peut être parce qu'il ne l'avait jamais aimé ? Mais cachés au fond de mon grenier dans une toute vieille valise, j'ai retrouvé ses notes. Athad le Dunedain était mon aïeul. Il a vécu la fin du troisième Age, ce court texte n'est qu'une partie de ses mémoires. Il y en aura d'autres.)(Pour le Concours, Athad c'est moi ! J'ai respecté les règles. Je n'influence pas les actions des personnages ni la suite du récit et ses réactions sont celles que j'aurai eu en pareil cas ! )

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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Mar 4 Jan 2011 - 10:57

Je viens de me rendre compte que j'avais oublié de préciser que les votes étaient ouverts jusqu'au 15 janvier.
Voilà qui est fait.

::crazy::

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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Mer 5 Jan 2011 - 14:53

Cette fois encore trois bon texte Smile Ce forum attire décidément les gens talentueux Very Happy

Texte numéro 1 : Mais c'est triste ce texte... sad C'est quoi cette fin sans espoir et sans la force sad ? En tout cas pas mal fait, quelques petites fautes d'inattentions par ci par là, mais l'histoire est simple efficace et prenante, le personnage central est nice Smile

Texte numéro 2 : Naannnn Batmannnnnn (mon point faible cat ) Mouahahahahh : Harleen Quinzel lol! Pas mal du tout... l'ajout du personnage dans l'histoire de Dark knight se fait délicatement et sans trahir... j'admire. (juste pour pinailler : un poil de fautes d'orthographes ^^)

Texte numéro 3 : .... Bon là je vais manquer d'objectivité mais j'ai jamais aimé le seigneur des anneaux Smile C'est bien écrit et tout... mais moi ça me laisse un peu froid. (oui je suis injuste je sais)


Bref j'ai beaucoup hésité entre le 1 et le 2... et ma sympathie pour Batman l'a emporté. Mais bravo à tout les auteurs. Very Happy


(Pour les autres qu'est ce que vous attendez pour voter devil )
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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Dim 9 Jan 2011 - 19:12

Juste un rappel : vous n'avez plus qu'une semaine pour voter.

::crazy::

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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Mer 12 Jan 2011 - 10:18

Heeeeyyy !

Il ne reste que quelques jours avant la fin des votes, s'rait temps de se dépêcher !

::rolling::
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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Mer 12 Jan 2011 - 11:22

Habsolument ! on se sort les doigts du....
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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Sam 15 Jan 2011 - 0:16

Dernière ligne droite et il semblerait qu'un texte est pris une courte avance.
Suspense, suspense...

::crazy::

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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Sam 15 Jan 2011 - 21:50

Bien, le moment est venu pour moi d'annoncer le vainqueur de ce concours.

Et donc, Messieurs et Mesdames, le vainqueur du 22ème concours de l'AE est...
*Roulement de tambour frénétiques*

Ilàan et son texte sur le Seigneur des Anneaux!!! cheers

Bravo aux participants! C'était vraiment serré!

::crazy::

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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Dim 16 Jan 2011 - 10:05

Je remercie mes fans, sans eux je ne serai rien. Merci également aux castors, aux putois, aux lapins nains, aux tigres de Tasmanie, aux ours en peluche et à Naruto qui m'a tant apporté.
Cette victoire est pour vous.

Dommage qu'il n'y ait eut que 10 votants, même le sondage de Rima a été plus populaire !
D'un point de vue strictement objectif, le texte numéro 2 était le meilleur. Pas de fautes, une tension prenante, un suspense, ce concours a simplement montré qu'il y avait plus de fans du SdA que de Batman ou SW sur le forum !
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MessageSujet: Re: [sondage] concours n°22   Dim 16 Jan 2011 - 11:01

Oui, c'était difficile de vous départager.
Personnellement, mon choix se serait plus porté sur le texte de SW pour les raisons que tu évoquais.

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