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 concours n°24

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Quel texte vous donne le plus envie de connaitre le suite ?
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Total des votes : 14
 

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Niko
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Localisation : Un pied à Minath Tirith, un autre à Riva, le coeur à Port-Réal et la tête sur tatouine
Loisirs : Me prendre pour un rongeur, embêter le chat et faire plein de câlins
Date d'inscription : 31/05/2007

MessageSujet: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:56

Bravo à tous nos participants! Ils sont vraiment nombreux !
Résultats des votes le 3 juillet à 20H. Les quatre premiers iront à un second tour.

Texte 1 :


American Dream



A seize ans, le bac en poche, j'ai pu réaliser l'un de mes rêves.

Une tante que je ne connaissais guère m'avait trouvé un job de fille au pair à la Nouvelle-Orleans.
La mère était thérapeute, le père artiste, avec trois enfants.
Moi, j'étais ravie ! J'adore les enfants et l'art sous toutes ses formes... Rien que la perspective de vivre à la Nouvelle-Orleans m'emballait.
De toutes façons, j'avais bossé dur pour me payer le voyage, donc rien n'allait gâcher mon séjour.

Je suis arrivée en début d'été, après un long voyage en charter, classe éco.
A la sortie de l'avion, j'ai compris ce que peuvent ressentir les dindes entrant dans un four préchauffé. Une chaleur moite, étouffante...
Tout de suite, j'ai eu envie de poser mes affaires et prendre une bonne douche.

Mais Mrs Oakland, venue me chercher à l'aéroport avec ses enfants, a visiblement d'autres projets.

Une fois installée dans le break familial, elle m'explique que nous allons tous manger une glace histoire de faire mieux connaissance. Au passage, elle me dit aussi qu'elle a invité son neveu John à passer deux mois avec ses enfants, cela ne pose pas de problèmes n'est-ce pas ?
Non, non, aucun.

Pendant que nous tentons de communiquer, les garçons, Mikee et John, se battent à coups de manchettes et de coups de pieds, avec force insultes et grognements, pour savoir qui aura la place près de la fenêtre.
L'ainée, Tasha, une jolie brunette leur hurle de fermer leurs gueules pendant qu'elle téléphone.

Heureusement, il y a Bryan, le petit dernier, un angelot de quatre ans, aux boucles blondes et aux grands yeux bleus, sagement assis dans son siège auto, qui chantonne à mi-voix.


Une demi-heure plus tard, on arrive au Ice Cream Palace.
Avant même que la mère ne soit sortie de la voiture, je vois les enfants passer les portes vitrées avec des hurlement d'indiens et entrer dans la salle. OK, à priori, l'éducation ici est vraiment différente, mais je sais m'adapter.

Par chance, Mrs Oakland arrive pile au moment de payer les énormes glaces que Tasha et les garçons ont déjà commandé.
Sans remercier, les garçons filent s'installer à une table pour dévorer leurs glaces sans attendre, tandis que Tasha, toujours connectée à son portable, va s'installer le plus loin possible de sa petite famille.

Alors qu'on commande les nôtres, le mignon petit Bryan entre en transe. Un peu comme dans les films d'horreur.
Sa mère refuse de lui acheter une glace pour quatre personnes, un énorme truc d' un mètre de haut, dont la photographie trône sur un des murs.

« Mon chéri, c'est trop gros pour toi, tu ne vas jamais tout manger ! »

D'un coup, il se raidit, les yeux à demi révulsés, et se laisse lourdement tomber au sol, agité de soubresauts. Sur le coup, je redoute une soudaine crise d'épilepsie. Mais non, il va très bien.
Face au visage impassible de Mrs Oakland, je comprends que tout est normal.

Comme pour me prouver sa bonne santé, il hurle de toutes ses forces – ouf, les poumons fonctionnent – et se met à tournoyer sur le carrelage. Les gens s'écartent pour lui laisser la place de tracer un cercle parfait dont le centre est son crâne appuyé sur le sol. Ses petits talons trépignant lui fournissent la vitesse nécessaire à l'exécution de cette nouvelle figure.
Sérieux, je suis impressionné.
« Je veux la glaaaace, je veeeeeeeeeeeeeux laaaaa glaaaaace ! »
Wow, ça, c'est de la motivation.

Visiblement très entraînée à l'ignorer, elle passe commande. Tout le monde nous regarde, sauf le frère, la soeur et le cousin qui ont l'air d'en avoir vu d'autres.
Un peu inquiète, je prends le plateau et rejoins la table des garçons, qui s'amusent à faire des bruits affreux en mangeant leur glace.
Mrs Oakland arrive aussitôt, traînant Bryan toujours allongé et hurlant, sur le carrelage.

Tout en admirant son calme et sa maîtrise, je me demande si c'est possible de cumuler les diplômes de thérapeute et maître zen. Mais je n'ai pas le temps de m'interroger davantage, Mrs Oakland s'assoit en face de moi – petit sourire crispé - et demande de sa voix la plus douce : « Bryan chéri, peux-tu t'asseoir s'il te plaît ? »
Non, Bryan-chéri ne veut pas s'asseoir.
« Reste debout si tu préfères. »
L'enfant se redresse lentement, le visage rouge et strié de larmes.
« Regarde comme ta glace a l'air bonne, avec tout ce chocolat. »
En fait, c'est exactement la glace de l'affiche, mais à taille humaine.
Reniflant, il s'approcha de la glace, les mains tendues.
La moitié de la salle observe ce show impromptu et se demande, comme moi, si la crise est terminée.

Bryan-chéri prend la coupe en plastique, regarde sa mère bien en face et, de toutes ses forces, jette glace, coupe en plastique et cuillère dans les airs. La glace, après une courbe parfait, s'écrase sur le sol avec un bruit mou.

Avec un soupir, Mrs Oakland attrape la boite en acier pleine de serviettes en papier : « Bryan, vraiment, tu n'aurais pas ...
Bryan prend une grande inspiration. Mais au lieu du long hurlement informe, ce sont des mots qui sortent de sa bouche.
« Pute, Pute, Puuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuute ! »

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Killing folks is easy, being politically correct is a pain in the ass... Achmed, The Dead Terrorist

I will draw you, Saruman,  as poison is drawn from a wound.
Gandalf
-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
Star Wars, Episode V, L'Empire Contre-Attaque

Vous avez un nom qui commence comme une caresse et fini comme un coup de cravache. Cocteau à Marlène Dietrich


Dernière édition par Niko le Lun 20 Juin 2011 - 20:03, édité 2 fois
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:56

Texte 2 :


Le gamin à l’uniforme taché de brun se glisse dans l’ouverture. Allongé sur le ventre, il attend quelques instants, le temps de se situer dans la vaste carte mentale qu’il a du établir. Il n’aime pas beaucoup ce côté-là, parce qu’il n’y a qu’une seule autre issue à proximité et que les chemins pour y accéder ne sont pas très nombreux. Il se redresse sur ses coudes et commence à progresser en rampant à demi. Ici, on est encore près du dehors et l’air est frais et humide, avec une odeur de terre meuble et de déchets qu’il reconnaîtrait entre mille tant elle lui est devenue familière. C’est elle qui lui fait savoir qu’au-dessus de lui la lumière s’éloigne de plus en plus, et elle aussi qui lui annonce la proximité d’une sortie. Mais il s’enfonce encore et encore, à la recherche d’un autre parfum. Il le hume comme les bêtes sauvages doivent humer celui d’une proie. Question d’instinct de survie, pense-t-il en se rappelant de ses livres de classe. Il n’aurait pas cru qu’il se souviendrait encore de choses comme ça. Dans sa tête, ça se mélange un peu à la peur du noir et à la faim qui lui donne le tournis pour donner une mixture étrangement stimulante. Instinct de survie, j’ai faim, j’ai froid, j’ai peur, les parois se sont resserrées autour de lui pendant ce temps mais il continue à progresser sans trop savoir comment, au rythme des pensées qui se cognent à son crâne. Il avance tout seul dans le conduit qui racle sa peau et ses vêtements, avec le sentiment trouble de s’engloutir dans un élément visqueux, la tête juste assez occupée pour ne pas faire attention à l’étroite solidité des surfaces qu’il heurte à chaque mouvement. A aller ainsi dans le vague il a presque manqué le premier embranchement, et d’un seul coup le boyau est redevenu implacablement dur et fermé autour de lui. Il s’arrête quelque secondes, le temps de s’empêcher de paniquer. Bientôt il arrivera au passage le plus difficile, là où il a tout juste la place de respirer quand il s’arrête. S’il s’est trompé, il faudra qu’il remonte tout le couloir à reculons. Mais il ne faut pas qu’il pense à ça. Il a fermé les yeux pour ne pas voir l’obscurité et s’agrippe des pieds et des mains pour descendre, la tête en bas, en respirant de toutes ses forces le noir silencieux devant lui. Il ne faut pas penser à la suite. Ramper instant par instant. Ne pas savoir que le couloir continue devant, tout en prévoyant ses moindres détours. L’instinct de survie. Le froid. La paroi contre la hanche. L’odeur est là. Il a trouvé. Il se rapproche, à présent, dans le conduit élargi. Il a peur, mais le but n’est pas loin. Il sent l’air devenir de plus en plus sucré et écœurant. Le plus dur reste à faire, mais maintenant il ne fera que remonter. Il est engagé jusqu’aux épaules dans ces relents de pourriture et les renifle avec un réconfort mêlé de lassitude. Il y a longtemps que le dégoût qu’il éprouvait face à ces découvertes a fait place en lui à la satisfaction, et la satisfaction à une habitude presque rassurante. Chaque cadavre qu’il découvre lui promet de nouveau la vie. Pas celle que le peu de nourriture qu’il reçoit entretient en lui malgré la fatigue et le froid. Celle qu’il cherche désespérément à la fin de chaque tunnel. Une vie qui n’est que le contraire de l’obscurité et de la peur. Regagner la surface. Il a réussi à passer devant ce qu’il n’a touché que comme un tas de hardes en lambeaux. La chose est encore assez solide pour être attachée par les poignets. Il avance à quatre pattes, aussi rapidement qu’il peut, dans l’impatience du moment où la corde lui sciera la poitrine et les épaules. Vite, tirer ce mort paresseux jusque là-haut et en avoir fini. Et à présent il monte, par saccades. Il sait que l’autre n’est qu’un sac d’os comme ils le sont tous, un corps ratatiné, desséché, réduit à sa plus simple expression. Mais comme à chaque fois c’est trop pour lui, il lutte et croit qu’il épuise ses dernières forces à lutter contre ce poids et la terre qui le retient. Il s’arrête encore un instant, les bras allongés devant lui. Il a l’impression que c’est fini mais c’est la même chose à chaque fois. Ne pas penser à tout ce qu’il reste et à ces tonnes de terre au-dessus de sa tête. Ne pas penser à tous les chemins qu’il ne faut pas prendre. L’instinct de survie.
Un bruit, à sa droite. Il tourne la tête dans le noir, vers l’embranchement qu’il essaie de dépasser. Quelque chose se déplace maladroitement dans sa direction, rampant dans le conduit avec un frottement irrégulier.
-Hé ! C’est qui ?
Il attend un peu, mais l’autre continue.
-Hé, t’as entendu ?
Toujours pas de réponse. Si l’autre continue, il va le gêner.
-Arrête ! Arrête ça !
Cette fois-ci il a presque crié. Il sent la peur lui éclater dans la tête. Pas normal, pas normal, ça n’arrive pas ils disaient… Et maintenant il sait que ça ne sert à rien. Plus le temps. Trop près. L’instinct de survie… Il n’arrive pas à dénouer cette corde. Il ne peut plus respirer… trop étroit… Il voudrait hurler. Pas le temps. Libre… Remonter. Vite… Il se heurte sans cesse aux parois. Pas ça. Tout mais pas ça. Il est à bout de souffle et il fait si noir, l’instinct de survie, tout mais pas ça. Il se débat pour avancer encore un peu, les bras tordus entre son corps et le conduit qui lui meurtrit les épaules. Coincé. Non…

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:57

Texte 3 :


Tika.

Ce qui se déroulait sous mes yeux était la chose la plus étrange qui m’ait été donné de voir dans ma vie. Je connaissais ces visages, mais rien de me rattachais à eux en ce jour maudit. Assis en cercle autour du portrait, ils baignaient tous dans une atmosphère glacée, séparés du monde réel par une capsule presque palpable. Je me tenais à l’écart debout contre un arbre, écoutant plus ou moins le discours qui était prononcé en l’honneur du défunt. Je n’avais pas voulu m’asseoir près d’eux lorsqu’ils m’y avaient invité, comme si par mes gestes j’empêchais mes sentiments de se mélanger aux leurs. Vue de là, la scène était tellement solennelle que s’en était effrayant. Qu’avions-nous à nous réunir ainsi pour mettre en terre cette bête répugnante. Je détestais ce chat ! Avec ses petits yeux vicieux qui scrutaient les moindres recoins et ses grandes oreilles toujours à écouter les secrets les plus intimes des un et des autres.
De petits sanglots étouffés attirèrent mon attention. Pas parce que quelqu’un pleurait mais parce que c’étaient ses sanglots, à elle. Avantika. Tika avait revêtu une tenue noire très sobre pour « l’occasion ». Son grand chapeau qui cachait la moitié de son visage et ce mascara dégoulinant sur les petites joues rose lui donnait un air tragique complètement bouleversant. On aurait dit une actrice des années soixante. Avantika avait l'habitude de tout faire dans la démesure; mais bien qu’elle ait organisé des funérailles extraordinaires pour un animal elle sanglotait discrètement dans son coin n’acceptant le réconfort de personne. Comme si elle ne voulait partager son chagrin qu’avec ce sac à puce. Sale petite peste d’égoïste ! Pourquoi nous imposer ça si elle ne voulait pas être réconfortée? Qu’est qu’elle avait à pleurer pour un chat ? Pourquoi est-ce que personne ne trouvait ça étrange de faire un tel drame de cette histoire. Et surtout pourquoi est-ce que j’étais là avec eux ? Tika me détestait aujourd’hui, c’était de ma faute que ce stupide chat était mort, selon elle je ne l’avais pas assez surveillé. Pour moi, je l'avais juste accidentellement jeté au milieu de la route alors qu’un camion arrivait. Saleté de chat, il avait le droit à toute l’attention d’Avantika alors que moi elle ne remarquait même pas ma présence la plupart du temps. Je ne supportais pas qu’on touche à ma Tika.
Elle était à moi, je l’aimais ma Tika. Comme je n’avais aimé personne, pourtant ce n'était pas suffisant. Jamais elle ne serait mienne. Ça me rendait fou quelque fois. Comme aujourd’hui, j’étais fou. Je ne supportais pas d’être près d’elle et m’éloigner était un supplice. Je n’en pouvais plus d’elle, je la haïssais pour ce qu’elle me faisait subir. Mais après l’enterrement du matou tout serait fini, plus de douleur, plus de mal, juste nous.
Un peu de patience c’est ce qu’il me fallait. D'abord le chat, c'était le plan.

Plus tard dans la soirée, je l’invitai lui promettant une surprise qui lui ferait tout oublier. Elle refusa d’abord, mais j’insistai jusqu'à ce qu’elle accepte. Tout se passait comme prévu. Les cordes channtaient déjà.
Nous quittâmes alors le salon où tous les autres étaient réunis. Il fallait faire vite, mais ne pas paraitre pressé pour autant, personne ne devait se douter de rien. Dès que nous aurions quitté leur champ de vision, tout devait se passer rapidement.
_ Jos, ce n’est pas en m’offrant un chaton que je vais oublier que tu as laissé mon chat sans surveillance !, dit-elle alors que nous montions les escaliers.

Comment en était-elle arriver a penser que je lui offrait un chaton? Elle pensait à son chat alors que nous étions tout les deux! Une vague de haine m'envahi.

_ Ce chat n'était qu'une source d'ennuis, crachai-je.

Je me mordis la langue tout de suite, je n’aurais pas du dire ça ! Je n’avais pas réussis à contenir ma colère, de plus je disais ça plus pour moi que pour elle. Je serrais les dents pour retenir le flot d’injures qui tentaient de s’échapper de ma bouche. Je ne devais pas l’effrayer, pas maintenant.

_ Miaw, n’était pas une source d’ennuis, c’était le plus adorable des chats ! Jos, non seulement c’est à cause de toi que mon chat est mort, mais en plus tu as l’air de te sentir coupable du tout... Laisse tomber la surprise, je redescends voir les autres eux au moins ils me comprennent.

Rester calme, juste calme.

_ Je suis désolé que ton chat soit mort, dis-je en me retournant pour la regarder. Je n’aime pas te voir triste c’est tout. Et je t’assure que j’ai essayé de le retenir, j’aimais bien Miaw moi aussi. S'il te plait, cette surprise c'est pour me faire pardonner.

Elle parut surprise un instant puis son visage se radoucit.
Je détestais lui mentir, surtout si ça impliquait de lui dire que j’aimais quelque chose en dehors d’elle, mais c’était indispensable. Elle ne devait pas parti, pas si près du but.
Je détournais vivement le regard et m'empréssai de gravir les dernières marches. Je ne supportais pas qu'Avantika me fixe ainsi, j'avais toujours l'impression d'être écorché vif. Mais bientôt je n’aurais plus à me cacher d'elle, ce ne serait plus douloureux. Sur le seuil de la chambre, je pris la main de Tika sans la regarder. Et alors que j'ouvrais la porte de la chambre tout devient noir...

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:57

Texte 4 :


Claire me tira d’un début de sommeil alors que je commençais tout juste à me laisser aller. Elle devait aller aux toilettes.

— Bonne idée, ça fera du bien de prendre l’air, approuvai-je Claire, résigné à l’idée de ne pas savoir me reposer, en regardant à l’arrière Benjamin, bientôt dix-huit mois, qui dormait profondément.

Il a de la chance, pensai-je tandis que j’essayais de me reposer depuis que j’avais donné le volant à ma copine deux heures auparavant. On avait pris la route le soir après manger car on préférait rouler de nuit, c’était plus calme. Et plus fatiguant, rajoutai-je mentalement.
Claire ralentit et s’engagea sur l’aire d’autoroute.

— Y a personne, dit-elle machinalement.

Je lui rappelai qu’on était en plein milieu de la nuit et que les vacances scolaires étaient terminées. Elle se gara.

— T’aurais pu te mettre encore plus loin des toilette, dis-je en plaisantant alors qu’elle s’était garée sur l’une des places les plus éloignées, près du seul lampadaire qui semblait fonctionner, un îlot de lumière luttant pour garder les ténèbres éloignées.

— T’façon ça ne nous fera pas de mal de marcher un peu j’en peux plus. » se plaignit-elle.

Je la rassurai en lui disant que je prendrai le volant pour qu’elle puisse dormir.

— T’as même pas réussi toi t’es pas trop crevé ?

Je haussais les épaules en lui répondant que ça allait et sortit du véhicule.

— Vas-y d’abord pendant que je reste près de la voiture » dis-je en regardant à travers la vitre si Benji ne s’était pas réveillé.

Il n’avait pas bougé.

— Okay je me dépêche, dit-elle alors qu’elle trottinait déjà vers les toilettes.

Je fis quelques talons fesses tout en marchant autour de ma Xsara pour bien me dégourdir les jambes. Je regardai impatiemment vers les toilettes, sentant que ma vessie se mettait elle aussi à protester. Si ça ne tenait qu’à moi, j’y serais allé en même temps mais connaissant Claire, je savais qu’elle préférait que l’un de nous reste dans les parages pour surveiller au cas où, bien qu’il n’y eut personne à part sans doute quelques camions garés sur la parcelle appropriée. Je la vis revenir et quand elle arriva à ma hauteur je pus distinguer une expression de dégoût sur son visage.

— Ça schlingue là-dedans, dit-elle en pinçant son nez pour accompagner le geste à la parole.

— Le jour où on trouvera des chiottes qui sentent rien sur une aire d’autoroute c’est qu’on aura perdu l’odorat, dis-je en rigolant tandis que je me dirigeai à mon tour vers les latrines, laissant Claire qui ouvrait le coffre très doucement, certainement pour prendre à boire ou à manger dans notre sac de provisions.

Alors que je passais à travers l’obscurité, j’espérais ne pas tomber sur une crotte de chien qu’un propriétaire malavisée n’aurait pas ramassée. Tandis que j’arrivais à l’entrée des sanitaires, je regardais sous mes chaussures pour voir s’il n’y avait pas d’excréments. Simplement un chewing-gum qui s’était bien incrusté dans les rainures de ma semelle droite.

— Fait chier, pestai-je tandis que, n’ayant rien pour l’enlever, je décidai d’attendre d’être retourné à la voiture pour le retirer à l’aide du canif que j’avais dans ma boîte à gant.

J’allai faire ma petite commission, sifflotant et retenant ma respiration tout en pensant à la bague qui attendait sagement dans son écrin, lui-même placé dans le sac à main de ma future femme qui ne l’avait pas encore vue. Elle le verra demain matin quand elle voudra se remaquiller, espérai-je, ça faisait quand même plus de deux jours qu’elle était au fond mais il était énorme, c’était limite si elle ne transportait pas toute son identité dedans. Je me lavai les mains à l’eau qui était glacée et sortit, m’arrêtant un instant pour contempler le ciel. Il était couvert, je ne voyais aucune étoile ni même la Lune.

Je me remis à marcher, pensant aux belles journées d’été qui suivraient bientôt. Je savais que je retrouverais Claire en train de chercher la meilleure position pour récupérer sans attraper de torticolis. Je me préparais à lui lancer un sourire plein de vitalité pour lui montrer que j’étais paré pour rouler quand je vis qu’elle n’était pas dans la voiture.

Je contournais doucement la Citroën, m’apprêtant à la voir accroupie, prête à bondir pour me faire peur.

— Tu ne m’auras pas ! criai-je en surgissant de l’autre côté.

Elle n’était pas là.

— Claire, appelai-je tout en sondant les ténèbres environnantes. Je croyais que tu n’aimais pas laisser le bébé seul, rajoutai-je en pensant qu’elle râlerait et sortirait de sa cachette. Tu ne pourras pas échapper à l’œil de Varta, rigolai-je en m’approchant de la portière côté passager pour prendre la lampe torche située dans la boîte à gant.

Elle était verrouillée.

— Hé hé, t’as pensé à tout, continuai-je en rentrant dans son jeu.

Je fis semblant de regarder à l’arrière et lançai en mentant :

— Le bébé s’est réveillé et il doit être changé.

Pas de réaction. Pourtant, elle ne plaisante jamais quand il s’agit du bien de notre enfant.

— Bon ce n’est pas drôle, hurlai-je, feignant de m’énerver sachant qu’elle détestait ça.

Elle n’a pas pu retourner aux toilettes. Pourquoi faire? Me demandai-je tandis qu’elle ne se montrait toujours pas. Je rejoignis d’un pas vif l’entrée des WC pour femme.

— T’es là mon cœur ? m’écriai-je en m’approchant des deux seuls cabinets qu’il y avait. J’ouvris les portes des deux. Elle n’était pas là non plus. Bon, elle va s’être réinstallée et faire comme si de rien n’était, comme si elle ne s’était pas éclipsée.

Je rebroussai chemin, espérant que c’était bien le cas même si j’en doutais. Elle n’aurait même pas penser à faire ça vu comment elle semblait épuisée, me rendis-je compte.

Elle n’était pas revenue. Je regardai à l’arrière… Benji n’était plus là.

— Claire ce n'est pas drôle, hurlai-je à pleins poumons. Si tu voulais me tester pour voir comment j’allais réagir ben maintenant tu le sais alors reviens !

C’est pas possible elle n’aurait jamais fait ça, me convainquis-je de nouveau, l’énervement laissant place à l’inquiétude.

Je tentai une dernière chose, pour être sûr que ce n’était pas une mauvaise plaisanterie. Dans le pire des cas ça ferait une demande originale.

Je me mis à genoux :

— Alors voilà, je ne voulais pas faire ma demande comme ça mais tu m’y obliges.

Après un silence pour voir si elle ne réagissait pas, je poursuivis :

— Claire, veux-tu devenir ma femme ?

Pour toute réponse, j’entendis, provenant des ténèbres qui recouvraient l’aire de pique-nique, des gémissements, puis des hurlements de terreur. C’était Ben.

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:58

Texte 5 :


Désolation

Tout était noir. Bastien évoluait à tâtons, éclairé par intermittence par le clignotement des ampoules brisées. Le pas mal assuré, il avait déjà trébuché de nombreuses fois sur des obstacles diverses. Les seuls sons lui parvenant semblaient lointains, étouffés par les mètres de bétons qui le séparaient de la surface. Ils étaient indistincts, mais les légères secousses qu’il ressentait ne laissaient pas de place au doute, d’autres détonations secouaient les bâtiments à l’extérieur.

Il trébucha, s’écroula de tout son long, et sa tête frappa le sol de pierre. Il resta ainsi sonné quelques secondes avant de faire le constat de son état, puis de remarquer la raison de sa mésaventure. Le sol était désormais légèrement surélevé, signe qu’il s’approchait de la sortie. Il se releva et reprit sa marche avec plus de vigueur, animé par l’envie de quitter le sombre tunnel. A chaque pas qu’il faisait, il pouvait entendre plus distinctement les premières manifestations de la vie humaine. Des hurlements traversaient les murs, pour lui rappeler qu’il allait bientôt retrouver l’horreur qu’il avait quitté en empruntant le passage souterrain. Il atteignit une porte de fer, le dernier rempart avant de pouvoir quitter le trou dans lequel il s’était engouffré. Malheureusement pour lui, elle refusait de s’ouvrir, le mécanisme détruit par les récents évènements. Des larmes de rage lui montèrent aux yeux alors qu’il évacuait sa frustration sur la porte qui restait toujours close face à ces coups.

Une clameur plus puissante se fit entendre. Les hurlements à la surface doublèrent de volume, précédant le bouquant provoquer par le vol bas d’un avion, suivit par une terrible explosion. La secousse fut telle qu’elle jeta Bastien à terre. Les murs tremblèrent, et une couche de poussière s’en échappa, accompagnée par la chute de quelques pierres. Alors qu’il se relevait en toussant, il put constater que la porte était maintenant à moitié délogée de ses gonds, mis à mal par la dernière détonation. Il l’écarta définitivement d’un coup d’épaule pour se retrouver éblouit par les lueurs des lampes. Ces dernières éclairaient un tunnel beaucoup plus large que celui qu’il venait d’emprunter, ainsi qu’une double paires de rails. Heureux d’avoir rejoint le réseau métropolitain, il reprit sa marche à vive allure, désireux d’atteindre rapidement une station.

Il lui fallut néanmoins un quart d’heure pour arriver au but. Là, un métro renversé s’étalait de ton son long sur les deux voies, sans doute déloger de ses appuies alors qu’il ralentissait pour se préparer à libérer et accueillir des voyageurs. Désormais il était le tombeau de nombreux citadins qui n’avaient pu que subir l’assaut qui refusait toujours de prendre fin. Il traversa les couloirs au pas de course, tentant de quitter les lieux au plus vite. Au milieu des nombreux débris, des corps inanimés gisaient sous les décombres, les mains tendues vers des gens qui n’étaient plus présent, sans doute le dernier geste de supplication de ces victimes. Les odeurs se mélangeaient en offrant un mélange effroyable pour les narines de Bastien. Les relents du sang et de la sueur étaient amalgamés à celle de la poussière soulevée et de brûlé. Il passa devant plusieurs miroirs qui lui rendirent son reflet. Ses cheveux, normalement noirs, étaient recouvert d’une couche grisâtre de poussière, du sang avait coulé de son front à sa lèvre supérieur, et une croûte de sang se formait au dessus de son œil droit. Au vue de la situation, et malgré qu’il était horrible à voir, il se trouva chanceux.

Il atteignit la surface en haletant. Le soir était tombé et il commençait à faire sombre. Le ciel était voilé par les volutes de fumés qui s’élevaient à partir de différents endroits de la ville. La plupart des lampadaires refusaient de s’allumer, gisant sur des voitures, écrasés sur les murs des bâtiments ou emprisonnant des corps. Le spectacle de la dévastation s’offrait à lui partout où ses yeux se posaient. Les survivants se divisaient en plusieurs catégories, ceux terrassés par la peur qui restaient prostré ou qui, à l’inverse, courraient en tout sens en hurlant. Ceux qui tentaient par tout les moyens de fuir, bravant les routes encombrés avec les moyens de transport encore en état ou même à pied, et en dernier lieu ceux qui profitaient de l’occasion pour faire un stock, qu’il soit destiné à une prochaine contrebande ou juste à la survie, ils n’avaient aucun scrupule à entrer dans les appartements, les maisons et les magasins.

Alors qu’il se demandait par quel moyen il allait pouvoir échapper à la dévastation, son portable se mit à vibrer à l’intérieur de sa poche. Il l’extirpa avant de prendre un instant pour voir de qui venait l’appel. Un mince sourire étira ses lèvres en voyant le nom, et il porta l’engin à son oreille, avant de répondre au « allô » par deux mots :

- Mission accomplie.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:58

Texte 6 :


Il les sentit sur ses talons. Ils étaient proches, si proches, tout autour de lui, l’encerclant, l’amenant toujours plus profond au cœur de leur domaine. Cela faisait combien de temps qu’il courait ? Lui-même ne le savait plus. Il courait, c’est tout, bondissant entre les fourrés, tombant et se relevant toujours. De plus en plus difficilement. Il avait froid, il était en sueur, fatigué, son corps n’était que douleur, mais il ne pouvait s’arrêter. Elle l’attendait, il lui avait promis de revenir. Sans elle, il se serait déjà arrêté pour mourir.
Et c’était quoi ces monstres ? Quel est l’idiot qui lui avait dit que les loups ne s’attaquaient pas aux hommes ? Mais était-ce vraiment des loups ? Ils étaient trop grands, trop gros, et leurs yeux étaient rouges. Des démons… et ils jouaient avec lui.

Un hurlement déchira la nuit, un autre lui répondit un peu plus loin. Il vit des formes bouger à sa droite, à sa gauche. Il pressa le pas, il n’avait plus la force de courir, il marchait. Ils apparaissaient de plus en plus souvent, ombres plus noires que les ténèbres, fauves puissants et agiles assoiffés de son sang.
Nulle part où se cacher. La forêt s’étendait, épaisse et broussailleuse. Obscure. Les arbres étaient immenses, ils paraissaient le regarder, rire de lui, pauvre petite créature apeurée. Il sentait leurs branches essayer de le happer, leurs racines se tordre pour l’attraper. Les bois ne l’acceptaient pas. Il était un étranger, et il ne repartirait pas vivant.

Pourquoi sa voiture était-elle tombée en panne juste ce soir ? Pourquoi avait-il donc voulu prendre un raccourci par la forêt ? Pourquoi son portable ne fonctionnait-il pas ? Il la connaissait pourtant. Il savait qu’elle n’était pas aussi vaste, il aurait dû arriver au prochain village depuis longtemps. Alors pourquoi ne voyait-il encore que des arbres ? Ce n’était pas normal. Il tournait en rond, il était piégé dans… dans un cauchemar !
Il était trop essoufflé pour crier, pour penser. Tout ce qu’il pouvait faire était continuer, tout droit. Il allait bien finir par arriver quelque part. Les loups n’avaient pas l’air de vouloir l’attaquer, il allait s’en sortir, il le savait. Ça ne pouvait pas se terminer ainsi. Pas maintenant, alors que son fils était en train de naître !

Il avançait. Pas après pas. Il n’en pouvait plus. Il n’avait qu’une envie, se coucher et fermer les yeux. Ce serait si simple. Il ne les verrait même pas. Mais… mais, ils n’étaient pas réels, n’est-ce pas ? Pourquoi avait-il peur ? Il rit, il tomba, mais il rit. Il se releva encore, il sentait qu’il devenait fou. Des loups, des démons, un cri de bébé, des murmures, le vent dans les arbres, sa femme qui l’appelait, une lumière au loin. Une purée de lumière entre les arbres ! Il accéléra. Il courut, un souffle de vent sur sa peau, ses dernières forces pour le sprint final. Une lumière, la forêt se terminait. Des phares de voiture, un lampadaire, la lanterne d’un kobold, il s’en moquait, de la lumière, il y avait un espace droit devant. Il y arriva, la route, des champs, le bowling de Joe… il savait où il était, il était sauvé. Des bruits, de la musique, un dernier effort mais la meute était toujours sur ses pas, il les sentait plus proche que jamais, il les voyait nettement cette fois, leurs yeux de sang, leurs crocs, leur odeur, un hurlement. Une course effrénée, des grognements, il fit un pas en dehors des bois, il sourit, il allait vivre, et il s’écroula soudain.

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:59

Texte 7 :


Le chemin escarpé n’était éclairé que par le clair de pleine Lune. Le sentier parsemé de feuilles mortes et les branches cadavériques des arbres témoignaient de la fin proche de l’automne.
Un fin halo de brume s’échappa de la bouche de la jeune femme, la nuit était froide et sa course à travers le sous-bois l’avait épuisée. Elle rajusta son gilet sur ces épaules et posant la main sur son ventre, scruta l’obscurité en sondant les alentours afin de déterminer si elle avait d’éventuels poursuivants. Pas un mouvement, pas un bruit. Rien. Elle souffla.
Quelques heures plus tôt, elle avait saisi sa chance ; alors que son ravisseur lui avait "permis" de dîner en sa compagnie de mets les plus somptueux et les plus raffinés. Il lui avait dévoilé les projets qu’il avait en tête pour l’enfant à naître. Elle en avait été terrifiée. Il avait poursuivi la discussion, ou plutôt son monologue, dans le magnifique jardin que la mère de la jeune femme faisait entretenir par les jardiniers. Là les fleurs se paraient d’une multitude de senteurs et de couleurs. Et cette dernière fut répugnée qu’un être si ignoble puisse mettre les pieds dans un tel lieu.
Un de ces gardes était alors apparu en indiquant à son seigneur que le mage était enfin réveillé, il s’était précipité à la suite du garde sans se soucier de son "hôte", pensant que l’état de la jeune fille l’empêcherait de fuir. Bien mal lui en avait pris, la prisonnière sans surveillance en avait profité pour s’esquiver par une porte dérobée et s’enfuir par les passages secrets du château qu’elle connaissait par cœur. Elle avait ainsi pu fuir à travers les bois.
Elle se remit en route après cette courte pause, elle était enfin libre et elle souhaitait le rester afin de trouver de l’aide pour secourir sa famille.
Elle trottinait depuis une dizaine de minutes, d’un bon rythme malgré son état, lorsqu’elle entendit un cor de chasse non loin. Son évasion venait d’être repérée et on allait se lancer à sa poursuite. La peur commençait à l’envahir peu à peu. Allait-elle pouvoir fuir pour de bon ?
Elle sorti du chemin et s’enfonça dans le sous-bois, il allait être beaucoup plus difficile de progresser mais les gardes du tyran perdraient sa trace. Du moins c’est ce qu’elle espérait. Les branches basses des arbres, lui fouettaient le visage, et les fourrés épineux déchiraient sa robe et lui égratignait les tibias, mais elle se força à avancer.
***
Elle finit par apercevoir une lumière vive à travers les arbres. Elle allait pouvoir demander de l’aide. On allait la cacher, elle en était certaine. Personne n’affectionnait le tyran. Elle serait en sécurité avec son bébé.
Au même instant, elle entendit qu’on l’appelait derrière elle.
"Arrêtez-vous!"
"Au secours!" s’écria-t-elle en direction de la cabane où des cris furieux lui parvenaient. Allait-elle l’atteindre avant de se faire rattraper ?
Une flèche passa tout près d’elle.
« Elle doit être vivante, espèce d’imbécile, crois-tu qu’elle peut nous échapper dans cet état ? » hurla le chef des gardes. « Veux-tu qu’il t’arrive la même chose qu’à Hanss, si tu la blesses ? » l’expression du soldat changea aussitôt.
Elle arriva enfin devant la cabane, ouvrit la porte sur une dizaine d’hommes et, reconnaissant d’après leurs vêtements les rebelles de Kreodona, s’écria en tremblant :
« Aidez-moi ! »
Une flaque s’était répandue sur le perron de la porte, le travail venait de commencer …

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 19:59

Texte 8 :


Une bonne raison


"Naaan, c’est quoi ça ?!"

Kevin n’en revenait pas : Josh, son meilleur pote – depuis toujours, ce qui ne remontait pas à si loin que ça, mais quand même – avec Patti ? Avec elle ? Il croyait rêver : non mais ça n’était pas possible… ! Et pourtant, il les voyait, devant le collège, main dans la main, comme si tout était normal…

"Y’a des baffes qui s’perdent, mon vieux ! Bordel de m***e !"

Il avait parlé tout haut et un petit de sixième qui passait par là le fixa sans comprendre. Le gosse s’enfuit, apeuré, quand Kevin lui fit un geste de la main, prêt à passer sa mauvaise humeur sur le mioche.
Il entendit Josh l’appeler, mais fit la sourde oreille : il n’allait pas lui répondre, et puis quoi encore ? Pas quand il était avec elle, comme si de rien n’était ! Sans se retourner, Kevin accéléra le pas et rentra chez lui, courant presque.

Il balança son sac dans l’entrée de l’appartement vide – sa mère était encore au travail – et s’installa devant l’ordinateur. Il n’en revenait toujours pas : Josh, avec elle… Kevin se sentait trahi : et tous ces beaux serments, du vent que c’était ? Son ami lui avait pourtant promis, il lui avait promis, bon sang !
Le regard dans le vide, affalé sur sa chaise, il ressassait l’horrible trahison de Joshua. "Mon meilleur ami, pffff, tu parles !" pensa-t-il, dépité.

Il alluma l’ordinateur, se connecta sur facebook et alla voir la page de Joshua. "Eh bien, il ne perd pas de temps !" ragea-t-il pour lui même : son soi-disant ami avait en effet changé son statut de "célibataire" pour passer à "en couple".
Un petit bruit lui annonça qu’il avait un message : Josh, évidemment. Kevin n’ayant aucune intention de répondre, il se déconnecta et alla se servir du coca dans la cuisine. Il réfléchit : il lui faudrait bien parler avec Josh, mais pour le moment il devait déjà essayer de digérer la trahison.
Ça n’allait pas être facile, Kevin lui en voulait à mort de sortir avec Patti. Patti ! Kevin secoua la tête, en colère. : comment Joshua pouvait avoir oublier ce que cette… fille… avait fait subir à Kevin ? C’était intolérable !
***


Les jours qui suivirent, Kevin évita Joshua, le fuyant comme la peste. Son ami essaya plusieurs fois de lui parler, et finit un matin par le coincer : Kevin n’avait pas d’autre choix que de l’affronter enfin.

"Tu veux quoi, Josh ? Fous moi la paix !
- Kev, vieux… (Joshua secoua la tête, ne sachant visiblement pas par quel bout commencer.) m***e, ça fait des jours que j’essaye de te voir, pour t’expliquer…"

Ainsi, il ne niait même pas ! "Enfoiré…", pensa Kevin, serrant les poings. Sans remarquer, l’autre garçon continua :

"Je sais que tu crois que je t’ai trahi, mais pas du tout ! Je…"

Kevin sentit une brusque bouffée de rage l’envahir. N’y tenant plus, il se ramassa et bondit poings en avant sur Joshua. Les deux garçons roulèrent à terre, s’empoignant et se frappant de toutes les façons possibles. Kevin bourrait Josh de coups de poing, tandis que l’autre essayait de se relever et de parler.

"Kev ! Ecoute-moi ! purée, j’ai une bonne raison…"

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 20:00

Texte 9 :


*****
Tic… Tac… Tic…
Le temps passait a une lenteur extrême, les minutes s’égrenaient trop lentement, ou alors l’heure prévus c’était vus rallonger d’une bonne demi-heure.
Laura jeta un rapide coup d’œil au proviseur, qui présidait le conseil de classe, il lisait un bulletin à voix haute, le bulletin du deuxième trimestre, imprimait sur un feuille blanche, et si fine que Laura lisait a travers malgré la distance.

Ainsi on voyait les baisses et les hausses… Les changements, et les persistances. Il attaqua la lecture de l’appréciation de la dernière matière du bulletin… Les maths. Toujours un carnage cette matière. Seul deux-trois élément arrivé à passer la barre des 14/20.

Un rapide coup d’œil sur sa montre… cela fessait en fait 2 heures que les professeurs débattaient sur les sorts des élèves… Passage en classe supérieur… ou réorientation ? On ne redouble pas une première bac pro.

La classe est composée de 28 élèves. Dont 8 garçons. La classe la plus féminine de l’établissement, l’une des plus turbulentes aussi. Avec 6 éléments perturbateurs. 4 garçons, deux filles.

Avant dernier élève… enfin. Les moyennes sont en chute libre. Le comportement est bon… malgré l’absentéisme récurant.
On plaide ainsi… passe… passera pas… Et si ne passe pas… Où ? Quel lycée voudra d’un élève toujours absent, à la moyenne qui tourne autour du 4/20 ? Aucun…

Et les professeurs ont trop de scrupules à l’envoyé paitre ailleurs… Il n’est plus en scolarisation obligatoire après tout. Mais, il est sympathique…

Pas vraiment envie de l’envoyer ainsi dans la vie active, avec juste son brevet, attrapé de justesse. C’est comme l’envoyer à l’abattoir. Il est juste sous l’influence d’un autre élément perturbant, dont on a débattu le cas pendant près d’une demi-heure.

Mais une personne a bien envie de voir se fainéant partir, se faire mettre à la porte. Et c’est Clarisse, l’autre délégué… la première de la classe toujours sérieuse… et presque peu aimable.

Son esprit droit et malveillant produit en continu des répliques aussi affuté qu’un couteau. Quand elle n’aime pas quelqu’un, il le sent. Il a d’abord les petites répliques mesquines, les regards froids et durs. Jamais violente, juste menaçante. Et personne ne répliquait…

Qui serait assez fou pour contredire, et poussez a bout, la première de la classe ? La miss parfaite ? La préférée du corps enseignant ? Corps enseignant qui craignait lui aussi les sourdes colères de la jeune fille.

Laura était des rares qui malgré quelque répliques acerbes toujours bien trouvé, s’entendait bien avec Clarisse. Sa répartie, et son sens de la phrase qui tue, était une qualité. Une preuve d’intelligence.

Laura reporta son attention sur le proviseur, qui fessait voter les professeurs qu’en à l’ avenir de Diego. A 6 contre 5, Diego fut déclaré comme accepter en année supérieure. Clarisse s’affaissât sur sa chaise, le dos soudainement rond, et elle poussa un soupir à peine audible. Pas un soupir de soulagement, un soupir de lassitude.

Les 11 professeurs la regardai, beaucoup interprétaient mal se doux soupir. Seul le professeur principal avait compris.

On passa à l’élève suivant. Clarisse elle-même.
D’ordinaire quand c’était le tour du délégué, celui-ci sortait, pour ne pas se sentir attaquer, ou gêner.
Mais Clarisse ne sortait pas. Qui n’aimait pas se faire flatter ?

On lut le bulletin du trimestre précédent… Elle avait à l’époque 16,3 de moyenne générale. Et chaque commentaire était des éloges. Tous les professeurs affichaient un grand sourire joyeux… Comment bien finir la journée ? Lire le bulletin de la meilleure de la classe.

Le proviseur, a la fin de la dernière ligne releva la tête, et adressa un sourire chaleureux à l’élève. Un peu trop chaleureux… Laura en fus surprise ; dans ces yeux, on voyait surtout de la sévérité au pire, de la neutralité au mieux. Mais un tel élan de sympathie été troublant.

Bien sur, cette fois le tour de table se fit a une vitesse rapide, les professeurs annonçaient fièrement les éloges au travail, à l’investissement exemplaire, à un comportement toujours égal. Les mots « Félicitation », « Bravo », « Excellent » était récurent. Et on accorda bien évidement le passage en classe supérieur et les Félicitations du conseil. Avec 17,1 de moyenne, que faire d’autre ?

Laura devait avouer qu’elle enviait toujours Clarisse, autant intellectuellement, que physiquement.
Bien qu’elle n’ait pas du tout à se plaindre de ses cheveux blond clair, et ses grands yeux bruns. De sa peau lisse, et sa la silhouette classique.

Mais Clarisse, c’était un autre genre. Châtain aux très longs cheveux, avec des yeux vert entouré de longs cils noirs, sa peau se couvrait de petites imperfections mais cela lui donnait son charme, et avec son attitude hautaine et ses parfums entêtant, elle avait l’air d’une femme fatale. D’une fille qui joue avec le cœur des hommes.

Si Laura était du genre « Fille classique » Clarisse était une extraordinaire.

Les garçons de la classe, même ceux qui lui été hostile, trouvait qu’elle avait un charme dangereux, félin. Elle aimait comme elle détestait. Et souvent cela se mêlait.

Les répliques aiguisées n’étaient pas réservé a ses ennemie, et ses plus proches avaient aussi droit à leur lot de reproche. Clarisse avait assez peu d’ami. Emilie était sa meilleure amie depuis le collège, et elle ne se quittait jamais. Quand la classe se répartissait en groupe, on savait déjà que se duo été formé… Elles intégraient souvent, par obligation, un ou deux autres élèves… Souvent Estelle, Armel, Julien, Laurianne, Sylvain ou Laura elle-même. Des personnes plutôt travailleuses. Clarisse aimait les gens ainsi.

Dans la salle du conseil, on se leva tous d’un même mouvement. Dure journée.
Les professeurs parlaient entre eux à voix basse.

« Clarisse, restait, je dois vous parler » lança une voix grave quand l’interpellé posa sa main sur la poignet de porte, son sac déjà lançait sur son épaule.

On sortit donc, sauf les deux futurs interlocuteurs. Le Proviseur s’était poster devant la fenêtre, surveillant ainsi les internes qui transvasé du réfectoire aux chambres. Laura lança un regard à Clarisse, puis au dos du proviseur. Et ferma doucement la porte.

Dans le couloir sombre, Emilie était assise en face de la porte. Laura s’approcha.
« Un résumé de ton passage ? » proposa-t-elle. En fait c’était juste pour attendre que Clarisse sorte de la pièce voisine.

On n’entendait rien à travers la porte, rien de concret du moins. Des chaises qui grincent, des voix inintelligible, un échange réactif.

Laura, surveillant toujours la porte, sortie ses notes et débita lentement son rapport, a une Emilie plus concentré sur le battant de bois que sur sa voisine.

Tout à coup, on entendu un coup sourd, comme si quelque chose venait de tomber sur une table.
Se relevant ensemble, Emilie et Laura s’approchèrent de la porte. Derrière tout c’était tus.

Tremblante, Emilie posa sa main blanche sur la poignée en acier et l’abaissa le plus lentement possible. Elle poussa le bâtant, qui semblait alors peser des tonnes, et fut la première à voir se qui se passait dans la salle.

Elle recula de surprise. Laura prit sa place, et pus voir. Une scène que jamais elle n’aurait imaginé se déroulait sous ses yeux ; assise sur une table, Clarisse, la sage Clarisse, embrassé a pleine bouche le proviseur. Elle tenait fermement les cheveux châtain de l’homme, de 20 ans son ainé, dans sa main droite. L’obligeant, à rester là…

***

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 20:00

Texte 10 :


Mutinerie :

Je me réveille dans ma sombre cabine et me lève. J'ai froid, le bateau tangue. Je m'habille, enfile large chemise blanche, un pantalon et ma paire de bottes. Je déteste le capitaine du navire, je ne peux m'empêcher de penser à ça. Pire encore, je le hais, je le hais plus que tout. Il a tué ce que j'avais de plus cher. Il a tué ma sœur jumelle. La personne sans laquelle je ne peux pas vivre. Sans elle ma vie s'est transformée en désastre, en cauchemar, en enfer. Elle a toujours été là pour moi, jusqu'à ce jour. Jusqu'à mon dix-septième anniversaire, le jour où ces pirates ont débarqués sur la plage pour dévaster notre village, pour nous enlever, elle et moi, et pour la tuer, sous mes yeux. Ils l'ont jetée à l'eau une pierre attachée autour du cou. Je n'ai même pas pu lui dire adieu, je n'ai même pas su la protéger et je m'en veux terriblement. Je suis terriblement malheureux et en colère, comme personne ne peut l'être et je le hais. Je hais le responsable de ce carnage !
Je sors de ma cabine discrètement, un garde dors près de ma porte, assis sur un tabouret. Je l'ai entendu ronfler toute la nuit. Je monte sur le pont, il fait encore nuit, je m'avance pour aller dans le dortoir où sommeillent les plus mal lotis vivant sur ce navire pirate. La plupart d'entre eux se lèvent en ce moment pour commencer leur journée, j'entre et tire une énorme caisse de bois au centre de la pièce pour m'y installer debout, de sorte que tout le monde puisse me voir. Je sens tous les regard se poser sur moi, c'est à la fois désagréable et en même temps un signe qu'on m'a remarqué et qu'on va m'écouter. Le silence se fait enfin et je prends la parole :
-Écoutez moi ! Le temps est venu de réclamer notre liberté ! Nous sommes tous prisonniers sur bateau, tous sans exception. On nous frappe, on nous affame et tout ça pour quoi ? Pour qui ? Pour le capitaine ! Qui a déjà eu une seule pièce d'or en remerciement ? Qui mange à sa faim sur ce bateau ? Ceux qui triment le moins ! Vous êtes des matelots au même titre que ces seconds qui se goinfrent avec le capitaine du soir au matin et qui raflent tout l'or le moment venu. Il est temps de nous révolter et de prendre possession de ce navire !
Des murmures commencent à se faire entendre tout autour de moi, les gens parlent et ont l'air en colère. Je continue :
-Il faut se révolter ! Il faut se battre !
Mon ton est ferme et ma voix est assez forte pour que tout le monde m'entende.
-Tu suggères une mutinerie, petit ? demanda un homme.
-Exactement, cris-je. Réclamez vos droits et votre liberté !
Tout les hommes se regardent à nouveau et parlent en hochant la tête, plus que quelques mots et je les aurai convaincu.
-Nous n'avons pas d'arme ! s'écrie l'un d'eux.
-Hier j'ai volé les clefs de la cale où les armes sont enfermées, dis-je.
-Dans ce cas, allons-y !
Je souris, heureux de les avoir persuadés de me suivre. Je les entraine vers la cale, ouvre la porte et les laisse saisir des armes. Des sabres, des fusils, des poignards, il y en a pour tout les goûts. On sort ensuite sur le pont. Nous tuons les premiers hommes croisés, on les prend par surprise, pourtant, à l'autre bout du pont, des hommes nous remarquent et se lèvent, sortant leur sabres et leurs pistolets, prêts à faire face aux mutins. Prêts à nous faire face. Le capitaine apparaît en haut d'un escalier.
-Une mutinerie ? s'étonne-t-il.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 20 Juin 2011 - 20:01

Texte 11 :


Depuis que j’ai trouvé ce recueil, il m’obsède. Impossible de passer cinq minutes sans que mon cerveau se dirige automatiquement vers ce livre. Pour la petite histoire, ce livre m’a été confié par une organisation européenne secrète dont je n’avais jamais entendu parler ¬– ce qui n’est guère étonnant si ils veulent la maintenir secrète. Il s’agissait de la D.R.U.E., la Division de Recherche de l’Union Européenne. J’ai passé de longues semaines à déchiffrer ce texte. Il avait été codé de manière habile à partir d’un allemand très technique. Mais ce n’est qu’en achevant ma transcription que tout m’est apparu. Lorsque j’ai décodé le nom de Josef Mengele, mon cœur a fait un bon. Pour ceux qui liront ce texte et à qui ce nom ne dit rien, le docteur Mengele était un médecin au camp d’Auschwitz et pratiquait divers expériences plus horribles les unes que les autres.

Tout ceci me paraissait impensable. Ce texte détaillait l’expérience la plus osée – sans tuer personne – de Mengele : le voyage spatio-temporel. Il expliquait les matériaux utilisés, la disposition et toute l’installation nécessaire. J’ai donc entrepris, financé par l’Union Européenne, la création d’une structure destinée au voyage dans le temps. Dit comme ça, forcément, tout parait super, mais ce ne fut pas une mince affaire. Créer les tours d’acier de soutient, reliées à leurs sommet par un grand cercle du même matériau était assez simple. Mais inventer un générateur capable d’alimenter simultanément les quatre tours avec une puissance énorme était une tâche très compliquée. A l’époque, Mengele utilisait le réseau du pays couplé à des groupes électrogènes. Mais s’il surchargeait et coupait l’alimentation de million de personnes, il n’était pas inquiété. Dans mon cas, plonger dans le noir plus de la moitié de l’Allemagne risquait de m’apporter quelques ennuis.

J’ai conçu les plans et toute la logistique à mettre en place. L’équipe mise à ma disposition par la D.R.U.E., suivait à la lettre toutes mes consignes. Jamais je n’avais dirigé autant de monde. Je n’avais à vrai dire jamais dirigé personne. Pendant que toute la ruche s’activait, je cherchais désespérément comment Mengele avait eu l’idée de réalisé une telle machine. Quel éclair de génie avait frappé cet homme si dérangé ? Mais je ne trouvais rien dans son livre.

Je décidais de laisser de coter pour l’instant ma recherche du « comment ? », trop dévoré par l’excitation d’une telle entreprise scientifique. D’après la théorie de Mengele, le fait d’alimenter simultanément, et par quatre point espacé de quatre-vingt-dix degrés, une cercle de métal de masse identique à la somme des quatre tours de soutient, permettait d’ouvrir un portail qui menait à un point différent de l’espace-temps. Je ne savais pas si le « prof » – surnom donné à Mengele par l’équipe sous mes ordres – avait réussi sont pari et ouvert ce fameux portail.

Le jour du premier essai arriva si vite que le matin même, toute l’équipe s’attendait encore à devoir amélioré la structure. Tout était prêt, personne autour de moi ne devait avoir un pouls inférieur à cent vingt pulsations par minutes. Les gouttes de sueurs commençaient à perlée sur nos fronts. Le chef des techniciens s’approcha de moi :

— Nous avons procédé à toutes les vérifications.

Je sentais l’excitation et l’angoisse monter, je répondis d’une voie tremblante.

— D’accord, je lance le test dans cinq minutes, transmet à l’équipe.

— C’est parti.

Tout le monde s’était mis autour de la structure, les scientifiques vers moi, à coté de la console de commande, les techniciens de l’autre coté discutaient et riaient, sans doute pour décompresser de la tension de cette expérience. Je remarquais aussi, le groupe de militaires, présents pour assurer la sécurité de tout le monde, car personne ne savait ce qui se produirait lorsque j’enfoncerais le bouton de mise en marche.

Aucun d’entre nous n’avait prévu la suite des évènements. Le moment était venu. Après plusieurs semaines à retoucher les plans, à chercher comment respecter le plus scrupuleusement possible les indications fournies par le texte de Mengele. La tension était palpable autour de moi, chacun de mes membres tremblaient. Je lançai finalement la séquence de démarrage de la machine. Celle-ci durait une minute et faisait monter progressivement la tension électrique dans l’installation. Cette solution permettait d’augmenter par paliers la température de la structure et de ne pas risquer qu’elle cède lorsque j’utiliserai la puissance maximale de la machine.

Les secondes s’égrainaient petit à petit. Un silence de plomb s’était installé dans l’assemblé. Tout le monde était concentré.
Trente secondes.

Je tournai les potentiomètres de puissances à soixante pourcent. Le bourdonnement caractéristique d’une installation électrique puissante se faisait entendre.

Dix secondes avant le début effectif de l’expérience j’augmentai la puissance à quatre-vingt-dix pourcent. Tout ce passait comme prévu, les capteurs infrarouges me permettaient d’avoir un visuel très précis sur la répartition de la chaleur sur l’installation.

L’heure était venue, je pressai le bouton pour passer en puissance maximale. L’instant d’après, la structure entière se mit à vibrer. Un bruit déchirant résonna dans la salle, comme un coup de tonnerre. Par reflexe, l’ensemble des personnes présentes s’étaient protégés derrière leurs bras. Lorsque le calme fut revenu, je suis resté les yeux grands ouvert devant le tourbillon qui se trouvait sous le cercle de métal. Le spectacle était éblouissant. L’un des scientifiques surgit à coté de moi, un masque de terreur affiché sur le visage.

— On à un problème, deux techniciens et cinq militaires manquent à l’appel.

Soudain tiré de ma contemplation, je me suis jeté sur les caméras qui devaient filmées l’expérience. Les images nous terrifièrent tous. Lorsque le portail s’est ouvert, des raies de lumière semblables à des tentacules ont percutées les personnes les plus proches, et celle-ci on soudain disparue. Visiblement, les scientifiques étaient assez éloignés pour ne pas être touchés. Les minutes qui suivirent, furent le théâtre d’une réunion entre les principaux membres des équipes en place. Après une dizaine de minutes, je me suis levé.

—Préparez le matériel, rassemblez les volontaires, on part les chercher !

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MessageSujet: Re: concours n°24   Mar 21 Juin 2011 - 13:17

Et ben, le niveau est beaucoup plus élevé que dans les concours précédents. On voit tous vos progrès !
Personnellement, j'ai adoré le 1, le 4 et le 9. Mais bravo à tous les participants, c'est du très bon boulot !

Quelque chose me chiffonne seulement, il n'y a pas moyen d'enlever la censure sur le forum ? Parce que remplacer pu...tain par purée, la plupart du temps, ça ne va pas.
Une purée de lumière...
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MessageSujet: Re: concours n°24   Mar 21 Juin 2011 - 13:36

Du bien bel ouvrage, en effet ! bravo à tous ! Smile

Je rejoins Ilaàn, d'autant que tout n'est pas censuré !
par exemple :
Citation :
« Pute, Pute, Puuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuute ! »
ou
Citation :
Fait chier
, ne sont pas censuré.
Alors que
Citation :
Bordel de m***e !
est censuré et que p...utain est effectivement remplacé par purée (ce qui change les textes, s'pas?^^)

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MessageSujet: Re: concours n°24   Mar 21 Juin 2011 - 17:12

Ouais, j'ai pas relu les textes.
C'est vrai que changer purée* en purée, c'est pas top.
Je vais plutôt demander à l'afficher comme put**n, ce sera mieux.

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°24   Mer 22 Juin 2011 - 12:37

Bonjour !

Oops, désolée pour les gros mots, j'aurais du mettre P*** ?

En tous cas, j'ai trouvé l'idée du cliffhanger excellente - d'ailleurs, je suis pas la seule vu le nombre de participants - et j'ai beaucoup appris en lisant les textes des autres et en analysant mes erreurs.
Perso, je suis tout à fait preneuse de ce genre d'exercice, un peu contraignant mais pas trop, et surtout super utile.
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MessageSujet: Re: concours n°24   Mer 22 Juin 2011 - 12:40



Ooops, je viens de réaliser que j'ai dit une bêtise, rapport à l'anonymat. C'est bien moi, tiens !
Sooorry !
Soyez cool, hein, je suis nouvelle !!!!
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MessageSujet: Re: concours n°24   Mer 22 Juin 2011 - 14:12

Bravo! ça faisait longtemps qu'on avait pas motivé tant de participants!
ça rend le choix très difficile.... mais interessant.

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MessageSujet: Re: concours n°24   Jeu 23 Juin 2011 - 0:24

Pfiouuu, j'ai eu du mal à choisir honnêtement.
Il y a beaucoup de textes et tous de très bonnes qualités, j'ai essayé de choisir celui qui m'aura laissé à la fois la meilleure impression tout en répondant le mieux au sujet.

En attendant de voir le résultât du premier tour, et bien sûr le vainqueur (qui devra se grouiller à pondre le prochain concours, que je participe enfin lol! )
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MessageSujet: Re: concours n°24   Jeu 23 Juin 2011 - 11:48


Remarque basique, mais certains textes ne sont pas aérés, et c'est bien dommage, parce que cela rend la lecture pas facile.
Et du coup, cela influe sur l'avis général. Même si le texte est très bien écrit.

Ou alors c'est à cause de mon grand âge ! Very Happy
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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 27 Juin 2011 - 23:24

Plus qu'une semaine pour voter.
Pour le moment, nous avons les textes 1, 2, 4 et 8 au second tour.

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 4 Juil 2011 - 10:41

Bon, 1er tour cloturé.
Les textes 1, 2, 4 et 8 passent au second tour.
Bravo à tous!

Mise en ligne des textes pour le second tour ce soir.

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 4 Juil 2011 - 16:47

Snif, personne a voté pour moi... Mais bravo à ceux qui vont au second tour !
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Iron
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MessageSujet: Re: concours n°24   Lun 4 Juil 2011 - 17:43

Félicitations aux qualifiés !

En effet, peu de votes pour beaucoup de participants, du coup y a pas mal de textes à 0, c'est dommage confused

14 votes c'est vraiment pas folichon !

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MessageSujet: Re: concours n°24   

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