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 Concours n°26-votes

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Texte n°1
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Texte n°2
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Niko
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Localisation : Un pied à Minath Tirith, un autre à Riva, le coeur à Port-Réal et la tête sur tatouine
Loisirs : Me prendre pour un rongeur, embêter le chat et faire plein de câlins
Date d'inscription : 31/05/2007

MessageSujet: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 0:34

Nous avons donc deux participants.
Bonne chance à eux deux!

Texte 1 :


Et une Reine vint au monde.

C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.
Valérius émergea d'un sommeil peuplé de mauvais rêves. Autour de lui, tout était silencieux. Il mit quelques instants à prendre conscience de la réalité, puis le souvenir de la veille et la vision des formes prostrées à ses côtés se rappela à lui.

Il se leva, regarda autour de lui et soupira. Les jardins d'Hamilcar étaient en ruine. Brûlés les beaux figuiers, les nobles sycomores, les cotonniers aux boules blanches et les vignes éclatantes. Tout comme les cyprès dont les troncs se balançaient encore au vent, nus, noircis, ou les platanes qui ne veillaient plus que sur un champ de roses calcinées.

Valérius fit quelques pas. On n'avait pas encore enlevé les cadavres, et Carthaginois, mercenaires barbares et soldats romains s'entrelaçaient dans la mort, les uns sur les autres, dans un ballet obscène et figé. Il enjamba les hommes en armure, reconnu ça et là des guerriers de son régiment, et dans une demi-inconscience marcha droit devant lui.
Il se souvenait. Les deux images des jardins qu'il connaissait se superposait à ses yeux. Il revoyait les statues de marbre, les fontaines d'ivoire, ré entendait le gazouillis des oiseaux exotiques qui peuplaient ce lieu, le frétillement des ruisseaux qui se perdaient dans les hautes herbes pour s'épanouir en cascades un peu plus loin, ressentait la douceur du soleil sur sa peau, le parfum de sa belle, la fraîcheur de ses lèvres sur les siennes... et par contraste, errait dans ce massacre, ce champ de bataille à ciel ouvert qu'il avait contribué à créer. Par Junon, qu'avait-il fait ?

C'était un enfer, un véritable enfer. Les portes de l'Hadès s'étaient ouvertes sur le monde des hommes, et c'était lui qui avait tiré la poignée. Valérius pleurait, en proie à un torrent d'émotions qui se déversait en lui. La fierté d'avoir mené sa légion à sa victoire, la tristesse d'avoir perdu de valeureux soldats, mais plus encore le désespoir qui meurtrissait son âme. Le jeune capitaine s'arrêta pour vomir. Il se sentait souillé, rabaissé à un état pire que l'animal. Il tituba sur ses jambes, tout autour de lui, charognards et insectes se repaissaient des cadavres. Un corbeau, qu'il n'eut pas la force de chasser dévorait les yeux d'un enfant, un des derniers défenseurs de Carthage. Valérius le connaissait, il était un des serviteurs de sa dame. Il se souvenait des visages morts qu'il croisait, et il savait qu'il serait hanter pendant tout le reste de son existence par cette vision.

Le légionnaire se rapprochait du palais. Le marbre jaune était strié de taches noires, les fenêtres étaient brisées, les portes défoncées. On s'était battu jusqu'à l'intérieur. Les longs escaliers, en bois d'ébène étaient rougis du sang de ceux qui étaient morts en les protégeant. Les grillages d'airain, les portes rouges ornées de croix noires, solennelles, aussi impénétrables que le visage d'Hamilcar avaient été détruits. Il ne restait plus qu'un gouffre béant, menant aux ténèbres les plus profondes.

Rome avait une fois de plus vaincu, Valérius n'en doutait pas. Il imaginait déjà ses généraux festoyer sur les ruines du palais, brandissant bien haut la tête d'Hamilcar, sa fille donnée en pâture aux soldats survivants.
Sa fille... la fleur du désert. Salammbö. Douce, belle, le capitaine en était fou amoureux. Il la connaissait depuis son plus jeune âge, et ne rêvait que de se montrer digne de l'épouser. Fils d'un marchand qui faisait régulièrement voile entre les deux cités rivales, le jeune homme était entré dans l'armée, avide de hauts faits, de gloire et d'honneur. Son seul moyen pour conquérir le cœur de sa belle était de devenir un puissant général. Quelle ironie que sa première mission en tant qu'officier eut été le siège de Carthage !

Tout ça pour ça. L'opulence du palais d'Hamilcar n'était plus qu'un mirage. Les quatre étages, l'escalier de cinquante huit marches, le beau jardin, les hauts remparts étaient en ruine, et la ville entière avait subi le même sort. Une horrible fumée grisâtre montait d'un peu partout, et une odeur de charogne et de cendre froide emplissait l'air. Nul n'est sensé tenir tête à la puissance de Rome, et Carthage était revenu à la place qui était la sienne.

Valérius marchait sur les décombres de son bonheur. Il avait grandi, vécu, aimé dans ces jardins, et voilà qu'il avait tout piétiné. Et pourquoi ? Pour la grandeur de Rome, pour satisfaire son ego et sa gloire éternelle ? Le capitaine, son armure brillante constellée de taches sombres, sa grande cape en lambeaux, le corps meurtri par les combats s'avança vers les marches. On allait s'étonner de le voir vivant, le féliciter pour sa bravoure, lui promettre monts et merveilles, et plus il y pensait, plus il s'en moquait. Il s'était engagé pour Salammbô, il n'y avait qu'elle, le reste ne comptait pas. Il voulait la revoir, la serrer dans ses bras. Il connaissait des marchands du désert, ils pourraient s'enfuir ensemble, les rejoindre et changer de vie. Oublier. Aller d'oasis en oasis, loin de Rome et de sa folie, de la guerre, de la jalousie, quelle existence formidable cela serait !
Mais était-ce encore possible ? Salammbô vivait-elle encore ? Le regard brillant d'une nouvelle détermination, Valérius gravit le long escalier d'ébène. Il vivrait, et la femme qu'il aimait aussi. A la faveur de la nuit, ils partiraient le plus loin possible de Carthage dévasté.

Il arriva enfin aux portes. Essoufflé comme après une longue lutte, le jeune capitaine s'arrêta pour respirer. En haut de l'escalier des galères, le premier des quatre, il se retourna et regarda en arrière. Le champ de bataille s'étendait à ses pieds. Des formes paraissaient bouger un peu partout, tandis qu'à l'est, le soleil se levait doucement, rougeoyant sur le désert et ses mystères. C'est là-bas qu'ils iraient. Carthage la Noble survivra, elle sera reconstruite, et payera un lourd tribu à Rome. Une cité vassale parmi tant d'autres. Mais eux seraient loin, en paix, quelque part au delà de l'horizon.
Mangonneaux, trébuchets, béliers... Cadavres dans les rues, palais détruits, temples pillés. En dehors de la ville, l'encerclant comme un étau, une forêt rouge et or. Le campement des trois légions. Combien restait t-il de soldats ? Et où étaient-ils donc ? Pourquoi tout était si calme ?
Des ombres se mouvaient pourtant, silencieuses. Valérius les vit s'activer, se rapprocher de l'enceinte des jardins d'Hamilcar, mais rien, pas un bruit. Si ce n'est le croassement des corbeaux et le vent qui sifflait dans les cyprès dénudés.
C'était un paysage de mort et de désolation, bien différent des champs de batailles du nord que le jeune homme avait déjà parcouru. Quelque chose clochait. Les centuries devaient patrouiller dans les rues, les mercenaires détrousser les cadavres, les mendiants errer, les filles de joie tenter d'attirer le chaland, les auberges résonner de chants et de bris de verre... drôle de victoire. Les deux camps se seraient-ils entre-tués pendant qu'il était inconscient ?
Un frisson parcourut l'échine du soldat, faisant se dresser les courts poils de sa nuque. Un mauvais pressentiment l'étreignit et il décida d'abandonner sa contemplation pour entrer dans le bâtiment. Grégorius, son mentor, général des trois armées l'informerait des événements.

Des cadavres, toujours des cadavres. Soldats romains, guerriers carthaginois, et hommes de toutes nations, mercenaires des Baléares, de Gaule, de Grèce, Nègres ou Lusitaniens, Égyptiens ou Cantabres, barbares de toutes origines en armure hétéroclite formaient un tableau horrible mais pourtant hypnotisant. Valérius ne pouvait se détourner de la scène. Ce lieu, autrefois si beau, si parfait était taché de sang. Le marbre était souillé d'écarlate, des corps se balançaient dans les bras des statues, le dallage était arraché, des guerriers barbus étaient fichés dans des lances, des têtes noires couvertes de peinture étaient détachés de leur corps. Tous festoyaient maintenant ensemble en Enfer. Ils avaient tués, ils avaient pris la vie, et continuaient maintenant à se battre de l'autre côté. Que Jupiter ait pitié d'eux...

Un son le détacha enfin de sa sinistre extase. Une musique, un étrange bruit de clochettes qui tintaient dans les étages supérieurs. Il y avait donc encore de la vie dans ce palais ? Cette seule pensée donna à Valérius le courage nécessaire pour se détourner et rejoindre un nouvel escalier. On l'appelait.
Le jeune homme se sentait nu. Son casque, son bouclier, son épée, sa lance avaient été perdu, et il avançait sans arme, sans protection. Il ramassa une dague qui traînait par terre et la passa dans sa ceinture. Sa cuirasse de bronze pesait des tonnes, cabossée de toutes parts, il remarqua aussi qu'il lui manquait une sandale. Il avait froid, étrangement froid, un souffle glacé provenait du haut des marches. Ses jambes tremblaient, les forces lui manquaient, mais un pouvoir le poussait en avant. Il se sentait léger.
Et plus il avançait, plus cette sensation s'imposait à son esprit. Bientôt, ses yeux se voilèrent, il les ferma quelques instants et quand il les rouvrit, une étrange brume rosâtre flottait tout autour de lui. Il marchait dans un océan de nuages, et le tintement de clochettes se faisait de plus en plus fort. Il arriva enfin au second niveau, et comme dans un songe, se dirigea vers les appartements qu'il ne connaissait que trop bien.

Le brouillard devenait de plus en plus opaque. Une senteur de jasmin montait dans l'air, et le jeune soldat se surprit à sourire, de retour dans ses souvenirs, à une autre époque, où tout était plus simple et plus joyeux. Dans les jardins d'Hamilcar, avec la fille qu'il aimait tant. Il serra la poignée de sa dague. Le contact glacé du manche le ramena à la réalité, et les ombres qui bordèrent ses yeux disparurent.

Le couloir continuait encore tout droit, mais Valérius était arrivé. La musique venait de derrière cette porte. Il ne pensa pas à l'étrangeté de la scène, à cette brume qui l'emprisonnait, à ce doux parfum qui surpassait la puanteur des cadavres brûlant au soleil, non son esprit était ailleurs, aux portes d'un royaume que nul mortel ne pouvait arpenter sans y perdre la raison.
Il n'avait pas peur, ce n'était pas du courage non plus, mais quelque chose d’au-delà. Le jeune homme priait ses dieux, Junon, Jupiter, Mars de l'aider, mais soit ils ne l'entendaient pas, soit les pouvoirs à l’œuvre étaient bien supérieurs à ceux des puissances célestes.
Sa main bougea toute seule vers la poignée ouvragée de la porte. Il la reconnaissait. C'était ici qu'il revenait toujours dans ses rêves, l'endroit où il voulait être. Les appartements de Salammbô.

Il entra, et la brume qui le suivait pénétra dans la pièce pour l'envahir et voleter en paix, tout autour des personnages qui y étaient. Car il y avait des gens, et Valérius les reconnut. Grégorius, Hadrien, le vieux Hector et un enfant, Maximus, l'aide de camp de son général, étaient assis sur un lit de coussins, des coupes et des paniers de fruits renversés à côté d'eux. Ils souriaient béatement, regardant droit devant eux, et en suivant la direction qu'ils fixaient, le jeune soldat lâcha un hoquet de surprise.
Il y avait une femme voilée qui dansait. Vêtue avec la splendeur barbare d'une femme du désert, elle virevoltait devant les quatre hommes, ses clochettes d'airain à ses chevilles, tintant à chacun de ses pas. Les joyaux qui ornaient sa chevelure et son pectoral, et les chaînettes les maintenant en place, étincelaient à la lueur des quelques torches. Des anneaux d'or étaient passés autour de ses poignées, qui en s'entrechoquant apportaient à la musique une nouvelle harmonie. De lourds bracelets ornées de gemmes et des boucles à ses oreilles complétaient l'ensemble, alors que le reste de son corps était quasi-nu, à peine masqué par une jupe si transparente qu'elle en devenait impudique.

Et elle dansait, ses bras jouant avec des voiles de soie, le visage caché par un carré sombre qui lui laissait à peine les yeux visibles. Chaque déhanchement de son corps était une invitation à l'enlacer. Son regard dardait des rayons écarlate, ses mouvements étaient fluides, limpides, lascifs et merveilleusement enchanteurs.
Elle bougeait au rythme de la musique produite par son corps, et cela en était envoûtant. Valérius était hypnotisé, il ne savait combien de temps il la regarda, mais quand il revint à la conscience, elle s'était rapprochée des généraux, qui comme lui, ne parvenaient à détacher son regard de cette beauté.
La pièce était sombre, les torches qui flambaient, étrangement ne diffusaient qu'une faible lumière et la brume omniprésente la renvoyait sous un arc-en-ciel de couleurs. Rose, vert, rouge, orange, la déesse dansait dans les nuages.

La danseuse se détourna ensuite de ses invités, recula de quelques pas, et d'un signe du doigt fit signe au jeune Maximus de s'approcher. Comme en transe, celui-ci s’exécuta. Il se leva, doucement, lentement, et pendant un court instant, la vie reflua dans le corps de Valérius. Il sentit une érection, son visage s'empourpra de rouge et une sorte de sourde rage monta en lui. La déesse au teint pâle jouait avec l'adolescent, dansa avec lui, l'enferma dans ses voiles. Et juste au moment, où la jalousie envahissait l'esprit du capitaine, et où celui-ci fit le premier pas pour mettre fin à la mascarade, la danseuse murmura quelque chose à l'oreille de l'enfant, qui sourit, prit entre ses mains un poignard que la femme lui présenta et se le plongea dans le ventre jusqu'à la poignée. Il cracha du sang, tomba à genoux, ses yeux se voilèrent soudain, mais il souriait toujours.

La danse n'était cependant pas terminée, et Valérius, aux frontières de l'enchantement ne parvenait toujours pas à bouger. Il voyait la scène, son esprit criait, lui disait de fuir, de courir le plus loin possible, mais son corps ne répondait pas.
La démone se rapprochait maintenant de ses autres convives. Ses victimes. Elle ne virevoltait plus, la musique s'était tue. Lassée sans doute de ce jeu, elle marcha droit devant, vers les trois hommes, passant devant le jeune soldat, sans le voir, et d'un autre poignard qu'elle retira de sa ceinture, trancha d'un coup sec la gorge des généraux romains. Ceux-ci, toujours figés, hagards, ne réagirent pas, et comme l'enfant, se vidèrent de leur sang, heureux, emmenés en enfer par un diable à la beauté sans pareille.

Le charme ne se rompit pas, et Valérius qui regardait encore le spectacle était horrifié par ce qu'il venait de voir, mais ses jambes refusèrent d'avancer. La brume le retenait, piégeant toute possibilité de fuite. Et quand la femme damnée dirigea son regard vers lui, il sentit qu'il allait mourir.

Elle marcha vers lui, et le soldat essaya de bouger sa main. Il avait une dague, il devait s'en servir, la tuer avant qu'elle ne le tue. Mais... mais il ne pouvait pas. Et il la reconnut enfin. Sa peau blanche comme la neige, ses cheveux d'ébène, ses yeux, son corps, son ventre si fin, ses courbes, ses formes, ses seins, son parfum. Le jasmin, cette odeur qui emplissait ses rêves. C'était elle, Salammbô. Il l'avait retrouvé, elle était vivante, et malgré tout ce qu'il venait de voir, malgré la magie, la peur, le sang, il voulait l'embrasser, la serrer contre lui, lui dire qu'il l'aimait.

- Salammbô ! Salammbô ! Loué soit Jupiter, alors tu es en vie !

Valérius pleurait des larmes de joie. Il réussit à faire un pas, puis un autre jusqu'à enlacer sa compagne. Celle-ci tenait toujours son poignard ensanglanté dans sa main droite.
Tout était terminé. Ils partiraient maintenant, peu importe ce qu'elle pouvait avoir fait, avant que les légions romaines n'arrivent, avant que...

- Valérius...

Elle parla. Sa voix était bizarre, éraillée, vieille. Le jeune homme se recula, et regarda le visage de la femme qu'il aimait. Ses yeux, autrefois si rieurs, si joyeux ne souriaient pas. C'était un puits sans fond, noir comme l'Hadès, et quand il respira une nouvelle fois, une nouvelle odeur s'imposa à ses narines. Derrière le parfum de jasmin omniprésent se sentait une puanteur de charogne.
Le romain avança les deux bras, toucha les traits de Salammbô, caressa son visage et enleva lentement le voile de soie qui lui recouvrait la bouche. Il le laissa aussitôt tomber, en retenant un hurlement de terreur.

Il n'y avait rien. A la place du menton, des lèvres pleines et rouges, des dents si blanches, des joues parfaites se trouvait un vide. La chair à nu, écarlate, seul restait. Il lui manquait toute la partie inférieure du visage. Le reste de langue pendouillait mollement, la gorge était striée de veines battantes et une bave brunâtre suintait de cet orifice.

- Salammbô ! Pourquoi... comment... ? Qui ?
- C'est votre faute, vous les romains. Je n'avais pas le choix. Les Djinns, je leur ai offert ma beauté pour vous repousser. Les Esprits du désert m'ont offert leur pouvoir. Je les ai prié, oh oui, tellement prié, et ils m'ont récompensé. Je suis puissante, j'ai vaincu Rome. Je t'ai vaincu, Valérius, et ce n'est que le début. Car ils arrivent, tous, oui, ils répondent à mon appel !

Comment parlait-elle encore ? C'était un mystère, mais Valérius s'en moquait éperdument. La femme qu'il aimait était devenue une sorcière. Que devait-il faire ? La tuer, lui pardonner, continuer à l'aimer, fuir ? Il ne savait pas, mais son corps lui fournit la réponse. En une fraction de seconde, sa main droite passa dans sa ceinture, attrapa sa dague et il enfonça sa lame dans le cœur de Salammbô.
Pour Grégorius, pour Rome, pour ses dieux, pour lui-même, il le devait. C'était une infamie, une abomination de la nature, ce n'était plus la femme qu'il aimait.

La Sorcière tomba dans ses bras, et dans un dernier souffle murmura :

- Valérius... pourquoi ? Nous aurions pu vivre.. ensemble... enfin... pourquoi mon amour ?

Le guerrier pleura. Il ferma les yeux de sa dame, et attendit. Il était trop faible pour bouger, trop faible pour faire un geste. Il ne savait comment réagir, il voulait mourir ici, maintenant. Quel intérêt de vivre sans Salammbô ? Mais il devait rentrer, informer le Sénat de ce qui s'était passé ici. Rome devait agir, il devait voir les prêtres, quelqu'un devait lui expliquer à lui. Tout ceci n'était pas normal, irréel... Plus le désert, jamais, son pays lui manquait.

Ce fut finalement la peur qui poussa Valérius à faire le premier pas. Il porta la femme jusqu'à ses appartements, la posa sur sa couche, regarda une dernière fois les victimes de la Sorcière et se détourna. Il avait encore une longue route à faire.

La brume s'était dissipée, et le romain fit le chemin en sens inverse. Il arriva aux escaliers, les descendit, et retourna à l'extérieur. Le vent soufflait fort, une tempête de sable se levait, et Valérius pesta contre le vent. Il aurait bien aimé mettre autant de kilomètres possible entre lui et la ville avant la nuit, mais cela paraissait maintenant impossible.
Se protégeant le visage avec la main, il descendit la première marche, et tout à coup s'arrêta. Des formes bougeaient dans les jardins d'Hamilcar. Des centaines de formes. Le capitaine cria :

- La Sorcière est morte, le charme s'est brisé !

Mais les ombres avançaient toujours. Elles ne répondaient pas. Elles étaient nombreuses, si nombreuses. Et les premières arrivaient déjà dans les escaliers. Valérius fit quelques pas en arrière, jusqu'à sentir quelque chose dans son dos. Et il les vit. Des dizaines de créatures, les soldats tombés au combats, morts dans le palais et revenus à la vie par on ne sait quelle obscure magie. Les organes vitaux transpercés, des membres en moins, des épées enfoncées dans leurs entrailles, ils avançaient inexorablement. Le guerrier romain était bloqué. Des deux côtés progressait une armée de morts-vivants. Il empoigna sa dague, terrifié.

Une voix arrêta pourtant ce cauchemar. Un rire. Et les morts-vivants du palais se poussèrent soudain, laissant apparaître une nouvelle vision d'horreur. Salammbô, la poitrine ensanglanté, marchait au devant de Valérius, entouré d'un halo d'obscurité. Elle rit, et ce son sembla résonner dans tout Carthage.

- Je suis immortelle, Valérius. Tu aurais pu gouverner le monde à mes côtés, nous aurions pu marcher sur Rome, créer un nouvel Empire et vivre éternellement, mais tu as préféré porter la main sur moi ! Sur moi ! Regarde mon pouvoir, mortel, contemple mon armée ! Aujourd'hui est le début d'un nouvel âge ! Je suis Salammbô, pour toujours, belle et jeune, et tous s'inclineront devant moi !

La tempête redoubla de puissance, se réunissant autour de la Sorcière, et des formes apparurent furtivement dans les vents. Des démons, des serpents, des animaux, des éclairs, des yeux... Les Esprits du Désert avaient couronné une Reine, et à travers elle, ils domineraient l'univers.
Le guerrier romain sut que tout était terminé, et la dernière odeur qu'il ressentit, avant que les hordes de morts-vivants se déchaînent et le déchiquettent de leurs crocs, fut un parfum de jasmin.

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Dernière édition par Niko le Lun 24 Oct 2011 - 13:46, édité 2 fois
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Niko
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 0:35

Texte 2 :


C' était à Mégara ,faubourg de Carthage dans les jardins d'Hamilcar,en contrefort du mont Sinahl . Une vague d effroi sanglante bouleversait la cour du roi ainsi que l'ensemble de ses sujets .A l 'exterieur des murailles du palais le sol vibrait du martelement de centaines de milliers de chevaux au galop. Orchestrant cette furieuse cavalcade le rythme lancinant des tambours accordaient leur mélodie a celle de l entrechoquement des lames ,aux sifflement des fléches dans l air.Des corps s entassaient dans la poussiére ocre ,piétinés par les lourds sabots des alezans.Rivaux aussi bien que camarade désormais égaux dans la mort souillaient de leur sang la terre d Halah ,scene de théâtre de si nombreaux conflits aux cours des siécles.A l'horizon le ciel se teintait d un éclat sanguinolant tandis que les premiéres étoiles fesaient leur apparition.Au milieu de cette masse compacte d hommes et de bêtes entremelée une jument d un immacule se fondit à travers la foule, chevauchant en direction du portail royale défoncée .Des gardes ne restaient plus que des corps mutilés aux visages figée dans une expression de terreur inhumaine .L arrière cour ainsi que la partie ouest du batiment était déserte .Des éclats de verres brisé jonchaient le sol aux milieu de meubles fracassés.Les détonations des canons placés le long de la muraille nord soulevait des nuages de poussiéres et de plâtres ,fragilisant les fondations .De part et d 'autre de la ville ainsi que sur le champs de bataille ,des torches s allumaient tandis que la nuit s installait.
Couverte de poix brulante l une d 'entre s abatti aux pied de l animal suivi aussitôt par une série de projectiles enflammés Une des tour ouest de la chapelle pris feu ,ses vitraux réduit a une pluie de projéctiles mortelles.Pris de panique ,l écume aux lévres et les pupilles exorbités de terreur l étalon traversa la partie centrale du bâtiment avant de passer le portillon menant aux jardins. Lieux jadis de festivités et d' abondance ils n étaient plus que déstructrion et désolation .L' incendie avait gagné les herbes hautes calcinant cycas,euterpes et arbres frutiers.Des femmes ,domestiques,cuisiniéres ou encore valets de chambre cherchant a échapper aux flammes,escaladait le muret se jetant ainsi au coeur du massacre.La chaleur se propageait rapidement tandis que l 'air se chargeait d un nuage toxique de cendres et de gaz.Vétu de pourpres et d emeraude ,couleurs de l,'embleme royale le cavalier fit faire demi tour a sa monture ,sa robe luisante de sueure.Des larmes de chagrin et d 'indignation mouillaient ses joues ,les collant aux tissus de son voile .Une bouffée d émotions et de souvenirs l envahit tandis que son univers se consumait sous ses yeux et qu un paysage de flammes defilait a toute vitesse.

C'était à Mégara ,faubourg de Carthage dans les jardins d'Hamilcar.L air était chaud ,la nuit jeune.Une brise légere et tiéde transportait le parfum sucré des arbres fruitiers en fleurs.Une exquise senteur de jasmin et de lys accompagnait les relents épicés des mets et boissons mis à l entiere disposition des convives.Le temps était a la joie et à l insouciance ,une aura de paix regnait dans les lieux baignés par l éclat de centaines de lampions et candélabres.De la foule résonnait partout rires et conversations joyeuses.Le vin coulait à flot.Le battement des tambours invitait à la danse . A l écart de la foule ,assis au pied d un orangé,un jeune homme tappait le tact. L alcool et la musique fesait vibrer son sang ,traversait de part et d autre son âme.Plus loin ,a quelques pas une jeune fille sautillait aux rythmes des percussions .Ses pieds nu frappaient le sol envahit par les herbes hautes .Un doux frou frou de tissus et le tintement de chaines et bracelets s entrechoquant accompagnait ses gestes.Un long moment passa avant qu elle n aperçoive sa présence,son regard .Pérché sur la plus haute branche d un magnolia un corbeau se posa dans un concert de croassement étouffé en parti par la proie se débattant dans son bec ....


A l exterieur des murailles le sang coulait a flot .Indifferent à la fatigue ,a la douleur les hommes continuaient d abattre leur lames, déjà tachées du sang de centaines de soldats et de rebelles tombés .L acier s abattait en écumes sanglantes,tranchait,démembrait,arrachait a la vie .La rage ,l euphorie et les rêves de gloires les poussaient a poursuivre mû d une énergie commune .Des seaux de poix s écrasaient sur les cavaliers cherchant à pénétrer dans les batiments desormais en parti prois aux flammes .....


Perdu dans un tourbillon rouge et or une silhouette traversa la cour mal éclairé. Il ne la vit pas s approcher.Un éclair de douleur .Les tenébres...

Un serpent se faufillait a travers ses jambes écartées .Sa vessie pesait douloureusement tandis qu il se débattait avec le bouton de ses chausses.La soirée avait éte longue.Ils s étaient regardait,touchait ,avaient tourbillonés au rythme de la musique ...quel est ton plus grand souhait l interrogea plus tard le serpent ...la revoir

C était à Mégara ,faubourg de Carthage ,dans les jardins d Hamilcar.Une odeur de cendres,de sang et de mort envahissait l air .Les tambours avaient cessé de vibrer remplacés par les derniers battements de coeurs des blessés.Le soleil haut dans le ciel chauffait la terre souillé de sang .Derriere les murailles du palais désormais ruines et cendres le monde s etait tu .Silence déchiré uniquement par le croassement des corbeaux et des charognards accompagnant les supplications de souffrances des blessés.Douleur physique.Douleur du coeur des femmes ,des enfants désormais orphelins.Tant de visages .Tant de destins brisés.
Au milieu de cette masse,étendu parmis eux ,une silhouette celle d un homme aux traits juveniles.Du sang coulait d une profonde entaille a la joue, maculait son bouc ,sa chemise déchiré sur son torse découvert .Un poignard d argent s enfonçait jusqu a la garde dans sa poitrine,le traversant de part et d autre .Son trépas approchait.Agenouillé a ses cotés,secouait de sanglots une femme vetu de pourpres et d émeraudes se tourna vers moi .Couverte de sang ,de suie son visage semblait ravageait par une douleur indescriptible .Une légere brise souffla ,soulevant poussiéres et cendres maculant les corps étendus ,avant gout de leur dernier voyage. J étais résponsable. J en répondrais devant dieu.Comme n importe quel Djinn.

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Kiku-chan
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 13:44

Est-ce qu'il ne faudrait pas mettre un sondage, pour voter ? Smile
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 13:47

Voilà.
En effet, c'est mieux avec un sondage ^^

::crazy::

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 18:07

Mouais. Deux textes. Je pensais que proposer un sujet où l'imagination pouvait se débrider complètement, où tout était possible, réalisable et accepté plairait plus que ça...
Dommage. La prochaine fois, je ferai quelque chose de plus simple et encadré style exercice de la goutte d'eau.
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 18:19

ça se bouscule pas aux portillons ..dommage

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 19:55

Je comptais essayer mais j'ai pas eu le temps Crying or Very sad ... Bravo aux deux participants cheers !!!!
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 24 Oct 2011 - 20:42

Le problème d'un tel exercice, c'est l'imagination à cadrer...Perso j'avais de belles idées mais franchement pas le temps. Il y aurait eu un délais plus tardif j'aurai persévéré.

Félicitations aux deux courageux :-)

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Mar 25 Oct 2011 - 10:04

Au fait, fin des votes pour le 5 novembre à 20H

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Mar 25 Oct 2011 - 14:04

en effet le manque de temps etait un gros probleme dommage

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Mar 25 Oct 2011 - 14:17

Pour le coup j'ai pas été super sérieux, et je regrette un peu...
Ton sujet était pourtant très bon Ilàan, et même si c'est vrai que le timing était serré, je crois qu'en me bougeant un peu plus de ce coté ci j'aurai pu proposer quelque chose de décent. Je me rattraperai la prochaine fois.

À voté génial
Les deux textes sont très réussi, l'effort d'imagination est considérable sur l'un comme sur l'autre et vous êtes parvenu à proposer de belles réponses au sujet.
Un grand bravo aux deux courageux Smile
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Mar 25 Oct 2011 - 14:21

c est mieux que de bacler en tous cas ....je suis curieuse de connaitre le prochain sujet

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Mar 25 Oct 2011 - 14:23

Moi aussi, très curieuse même Very Happy .
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Mar 25 Oct 2011 - 14:26

suspense ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Ven 4 Nov 2011 - 22:48

Plus que 1 jour pour voter.
Bien que le suspense ne soit plus vraiment à son comble Wink

::crazy::

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Sam 5 Nov 2011 - 14:17

en effet ::lol:

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Sam 5 Nov 2011 - 22:21

Bien, il est temps d'annoncer le gagnant.

Et le vainqueur du 26ème concours de l'Atelier d'Ecriture est :

cheers cheers Ilàan!!!! cheers cheers

Félicitation à lui!!

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Sam 5 Nov 2011 - 22:24

Félicitation Very Happy !!!
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Dim 6 Nov 2011 - 1:02

Très bien joué à Ilàan, qui a su s'approprier le sujet (le sien en même temps). Félicitations également au second participant, dont je ne connais le nom.
Enfin, j'espère que notre vainqueur fera preuve d'autant d'audace pour le sujet suivant que pour celui-ci, et que les autres membres (dont moi...) se montreront plus courageux la prochaine fois Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Dim 6 Nov 2011 - 9:31

Pas drôle. Je m'étais bien défoncé pour ce texte, j'en étais vraiment content, et j'espérais un peu de concurrence !
Là, le deuxième, dommage pour la ponctuation, ça en devenait presque illisible.

Pour le prochain, quelques pistes : un serial killer, un manoir, et à vous de jouer...
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Dim 6 Nov 2011 - 13:45

Je serais peut-être de la partie cette fois Very Happy (si j'ai le temps .... Rolling Eyes )
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Dim 6 Nov 2011 - 14:11

Bravo à toi Ilàan génial Ton texte était vraiment super !


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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Dim 6 Nov 2011 - 14:28

Ce coup ci pas de blagues, je vais y passer mes nuits s'il le faut, mais tu auras ta concurrence (et visiblement, moi, un sujet plus dans mon genre ^^).
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Dim 6 Nov 2011 - 14:34

J'ai bien envie de tenter ,on verra

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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Lun 7 Nov 2011 - 20:45

C'est plus un sujet comme je les aime aussi, je tenterai sûrement Very Happy
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MessageSujet: Re: Concours n°26-votes   Mar 8 Nov 2011 - 14:29

Les pistes sont intéressantes , espérons que cette fois ci il y aura plus de participants . Smile C'est vrai qu' avec deux textes seulement c 'est pas trés marrant . Crying or Very sad

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