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 concours n°27-votes

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Total des votes : 33
 

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Niko
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MessageSujet: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:31

Bonsoir à tous !
Un super résultat pour ce concours puisque ce ne sont pas moins de 9 textes qui sont en compétition. Bravo à tous les participants !

Les votes ouvrent ce soir et dureront jusqu'au 25 décembre 20h00.
Vu le nombre de textes, vous avez deux votes chacun avec la possibilité d'un second tour si aucune majorité ne se dégage.
Bonne chance à tous les textes !

Texte 1 :


La poursuite


Mes yeux commençaient à peine à s’accoutumer à l’obscurité lorsque j’entendis des bruits de pas provenant du couloir à côté de la pièce ou je me trouvais. Cette démarche avait quelque chose d’inquiétante. Mon esprit était obnubilé par le rythme saccadé des pas qui résonnaient. Je devais bouger. Fuir. Quitter cette pièce rapidement et tenter de sortir d’ici.

Mais où était-ce ici ? Je ne me souvenais pas comment j’étais arrivé. Et donc je n’avais aucune idée de comment repartir.

Je me suis donc mis à la recherche de la porte et de sa poignée. L’obscurité était quasiment totale et le moindre objet posé ici ou là pouvait devenir un obstacle dangereux. Le sol était poisseux et mes semelles faisaient un bruit de succion à chaque pas. Je n’osais pas me demander ce qui était par terre, mais mon esprit ne pouvait s’en empêcher. Probablement du sang, ou des morceaux de chair. Incapable de comprendre la situation dans laquelle je me trouvais, j’échafaudais mentalement les pires scénarios.

Après quelques minutes de recherches, ma main saisie enfin la poignée de porte. Je me suis retrouvé dans le couloir, lui aussi plonger dans l’obscurité. Et le bruit de pas s’intensifiait. Comme si il se rapprochait rapidement. Je suis parti le plus vite possible dans la direction opposée en longeant le mur pour ne pas chuter.

Au bout d’une dizaine de mètre une vive douleur irradia ma main. J’ai examiné la blessure et j’ai senti un élément dur, planté dans ma paume, sans pouvoir l’identifié. Puis j’ai voulu me plaquer à nouveau contre le mur, j’ai avancé sur deux ou trois mètres sans le trouver.

J’étais totalement désorienté...

Comment avancer ? Ou aller ? J’ai essayé d’écouter le son des chaussures qui claquait sur le sol, mais il semblait provenir de toutes les directions en même temps. Mon t-shirt était imprégné de transpiration, et mon cœur semblait. L’obscurité et le manque de repère m’étouffaient. J’ai donc choisis une direction et je l’ai gardée jusqu’à rencontrer une paroi quelconque.

J’ai avancé comme cela sur une distance qui me parue mesurer cent mètres. Une seule question revenait sans cesse dans ma tête. Nom de Dieu mais je suis ou là ?!

Je me suis assis pour réfléchir sans bouger et ne pas risquer de tourner en rond. Je commençais à me représenter mentalement le plan des couloirs que j’avais parcourus lorsqu’un rayon de lumière surgit sur ma droite. J’ai fixé ce faisceau lumineux quelques secondes avant de comprendre que quelqu’un avec une lampe courait dans ma direction ! J’ai soudain réalisé que je me dirigeais dans cette direction depuis que je m’étais égaré !

Mais comment savoir si j’avais fait demi-tour, ou si j’avais été trompé par l’écho des pas à ma sortie de la salle ou j’étais retenu captif ?

Tout s’embrouillait dans ma tête.

Le rayon lumineux s’intensifiait balaya rapidement la salle, me laissant voir un court instant ce qui m’entourait. Une chaine tombait du plafond avec un crochet pendant à son extrémité. Des palettes en bois s’entassaient de façon chaotique contre le mur du fond. Le sol était craquelé et il y avait des flaques d’un liquide que je n’ai pas pu identifier ici et là. J’aperçus une ouverture tout près de moi t m’y engageait sans plus attendre.

Dans ma précipitation, je n’ai pas pris garde du bruit que je faisais. Derrière moi j’entendis une voix rauque :

« Tu cours vers ta mort !»

Merde ! Comment me diriger dans cette pénombre !

Je courais à présent, aussi vite que je pouvais dans ce couloir noir comme la nuit. Mes poumons me brulaient déjà. Saloperie de cigarettes. Poussant toujours plus fort sur mes jambes, j’entendais mon poursuivant me rattraper. J’ai risqué un regard en arrière. Ce taré me balançait des couteaux !

Au bout du couloir émergeait une faible lueur.

Une sortie !

Je courais aussi vite que possible. Mais j’entendais ce dégénéré se rapprocher quand même. Arrivé à quelques mètres de la porte, mon pied heurta quelque chose au sol et je perdis l’équilibre. Je balançais mes bras pour me rétablir, je trébuchait et tombais finalement sur la grosse poignée de la porte de sécurité.

Celle-ci s’ouvrit bruyamment et la lumière vive me laissa apercevoir le piège qu’il m’avait préparé. Un fils de fer barbelé entravait la sortie et je plongeais dedans emmener par la vitesse de ma course. L’un pic perfora mon œil gauche, d’autres m’arrachèrent la peau des mains et je m’étalais sur le trottoir.

J’ai perdu connaissance à ce moment-là.

Je me suis réveillé à l’hôpital il y a quelques minutes. Voilà mon histoire. Qui était-ce ? Je pense ne jamais le savoir ...

::crazy::

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-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:32

Texte 2 :


Je tente de maîtriser mon souffle. Je dois être le plus silencieux possible. Le moindre bruit pourrait le mettre hors de lui. Le moindre son pourrait m’être fatal.
Je me recroqueville, je veux me faire le plus petit possible. Je voudrais disparaître dans le mur auquel je suis adossé.
Je regarde à travers les fissures de la porte. Je ne vois rien. Je sais qu’il est là, tout près. Je sais qu’il me guette, mais je ne vois rien !
Je sens mon cœur battre contre ma poitrine. Je l’entends cogner contre mes oreilles, dans un bruit assourdissant. Je n’arrive plus à rester calme.
Je frissonne. Je sais qu’il me trouvera. Je ne sais pas quand, mais je sais, je sens que tout ça va mal finir. Je l’ai toujours su…

Je me glisse hors de ma cachette. Je me refuse à attendre là, pris au piège dans mon appartement. J’essaie de me faufiler sans faire de bruit.
Je suis à bout de nerfs.
J’atteins le pallier. Je m’arrête pour écouter, mais je n’entends rien d’autre que les battements de mon cœur, toujours aussi violents.
Je n’ose pas appeler l’ascenseur. Je me faufile par la fenêtre, sur les escaliers de secours, et je commence à descendre. Dix étages en dessous de moi. Une éternité.
J’ai à peine descendu quelques marches que j’entends un bruit. Non pas derrière moi, mais environ deux étages plus bas.
Je tremble. Je remonte à toute vitesse. Je grimpe les marches par quatre, et en quelques secondes j’ai atteint le toit.
Je le traverse, je cherche une porte, un autre escalier, n’importe quoi.
Mais je ne vois rien.
Plus que jamais, je suis pris au piège. J’entends ses pas dans l’escalier. Il ne se hâte pas. Je n’ai pas d’issue, et il le sait aussi bien que moi.
Je recule doucement, ne quittant pas des yeux l’endroit d’où il émergera, d’une seconde à l’autre.
Je me retourne. J’ai atteint le bord du toit. Je regarde le sol, douze étages plus bas. J’entends un grincement derrière moi, rien qu’un grincement.
Et je saute.

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:32

Texte 3 :


Un bruit dans les escaliers, il grincent doucement.

C'était le jour de mes 7 ans. J'étais là assise à ne pas comprendre ce qu'il se passait. Mes parents se regardaient. Ils avaient une lueur dans leurs yeux que je ne connaissais pas. J'avais peur, ils ne se regardaient jamais comme ça d'habitude. Maman avait fermé les volets et vérifié les verrous des deux portes de la maison, celle qui donnait sur l'extérieur puis celle de la cuisine qui nous séparait de la sortie. J'étais assise dans le canapé, recroquevillée près de mon chien, je m'y caressais le visage. Ma grande sœur se taisait, elle cachait sa peur. Elle ne voulait pas inquiéter Papa et Maman. Dehors le vent hurlait sa colère et tentait sauvagement de s'engouffrer dans chaque orifice. Les vitres tremblaient sous son poids mais ne cédaient pas encore. J'avais peur. Mes parents chuchotaient à voix basses et le souffle de l'extérieur masquait tout ce que j'aurais pu décelé. Je fixais mon regard sur le feu qui crépitait dans la cheminée, c'était la seule chose rassurante à l'heure présente. Cette maison qui toujours avait eu le visage d'un refuge me paraissait presque étrangère ce soir-là.
Un grand craquement fit trembler le sol et un air frais se faufila de sous la porte de la cuisine. Je sursautai. Un long frissonnement parcouru mon corps. Je transperçai la porte de mon regard, comme si j’eus pu, par sa simple intensité, voir se qu'il se passait derrière. Un effroyable hurlement surgit de nulle part. Un hurlement machiavélique et strident qui brûla mes oreilles et résonna dans ma tête tel un écho dans une pièce cernée de glace. Une cascade de vaisselle s'effondra sur le carrelage. Tout mon être tressaillit. Je voulais fuir mais je ne bougeai pourtant pas.
Maman me prit dans ses bras, ses lèvres me souriaient mais ses yeux disaient le contraire. Son étreinte fut aussi passionnée que brève. Elle fit de même pour ma sœur. Mon père nous ordonna d'aller nous coucher, nous dit qu'il était tard, qu'il fallait qu'ils s'occupent de ça et nous promit de revenir bientôt. Ma sœur me prit alors par la main. Ce n'était pas un geste fréquent. Si elle le faisait maintenant c'est que le moment n'était pas habituel. Elle m'emmena jusqu'à notre chambre à l'étage. Je m'engouffrai sous les couvertures. Il faisait doux et chaud ici. Ma sœur prit la peine de se mettre en pyjama. Lorsqu'elle éteignit les lumières, un bruit sourd provenant du rez de chaussée parvint jusqu'à nous. Le vent sifflait et se faufilait dans toutes les pièces, je pouvais le sentir.
Il allait arriver, il fallait se cacher. Je me levai brusquement. Je restai un moment debout, paralysée ne sachant où aller. Mes pieds nues collaient au sol glacial. Ma sœur me fixait. Je ne pouvais voir que ses yeux affolés, le reste de son corps était enveloppé dans ses draps. « Je vais me cacher ». Elle ne disait rien. Son air anodin avait disparu pour de bon, la peur la dévorait comme elle me dévorait. J'ouvris doucement la porte sans faire de bruit. Le souffle froid me frappa au visage et m'empêcha de respirer pendant un court instant. L'escalier était désert. Je me précipitai dans la chambre de mes parents juste en face et fermai la porte en claquant, m'adossant à elle comme pour bloquer toute tentative d'intrusion. Mais aucune pression ne venait de l'extérieur. Je continuai à pousser. Des larmes inondaient mes yeux et réchauffaient mes joues. Ma lutte était vaine, je ne combattais contre personne. Un endroit où il ne penserait pas à chercher... Sous le lit, dans l'armoire, derrière les rideaux... Je courus jusqu'au bac à linge. Je soulevai le couvercle. Il était plein. Je plongeai mes bras dans ces amas de vêtements et les jetai à terre. Je m'y faufilai, me recouvrit du linge que j'avais enlevé et refermai le couvercle.
Le silence régnait désormais dans la maison. Le vent s'était calmé. Mon cœur battait fort. Je ne pleurai plus. Ma peur avait atteint son paroxysme. Toute preuve physique de ma terreur s'était éclipsée, je ne bougeais plus, je ne respirai plus.

Un bruit dans les escaliers, il grincent doucement.

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:33

Texte 4 :


Noirceur . Son regard . Douleur . Son expression . Traversant ma chaire . Pénétrant mon âme . De glace mon corps . Figées mes pensées. Je percevais son souffle à travers la minuscule ouverture du grillage . Il était proche .Si proche . A portée de mains . Séparé de moi par une simple cloison . Sentait -il ma confusion , ce mélange paradoxale de révulsion et de désir si longtemps enfoui au plus profond de ma conscience ? Pas une parole , ni le moindre geste . Il m'observait , à l'affut du moindre mouvement , de la moindre réaction . Les aiguilles du temps semblaient avoir stoppé leur course . Je t 'attendais . Depuis si longtemps ....

A l 'extérieure le tonnerre gronda . Les cloches s' étaient tues . Un courant d 'air traversa la cabine . Le rideau bougea . Ses doigts frôlerent mon visage . Contact étrange mais également si familier .
Autour de nous les cierges avaient perdu de leur éclat . Les cendres avaient remplacé les flammes ...



Lourdes. Si lourdes mes paupières . Les soulever . Centimètre par centimètre . Dissous semblait être mon corps . Je flottai . En apesanteur . Mais pas seul . Là . A quelques centimètres. Une respiration . Une mer d 'odeurs et de sensations oubliées .Tous prêt . Sa présence caressait mon être , le fesait vibrer de joie mais également de terreur . Impossible de bouger .D'émettre le moindre son. Sa douce respiration se mêlait à la mienne . Nos coeurs battaient en tacts . Aucun échappatoire possible . Le face à face était inévitable .



Les ténébres. Epaisses .Impénétrables. Froid et humide . L'air avarié me picotait les narines , irritait ma gorge séche . Une odeur d 'urine se mêlait au sel de mes larmes. Mon urine . Mon déséspoir . Mes membres engourdis étaient parcouru de crampes douloureuses . Je n'osais bouger. Je n'osais respirer. Terré . Pris au piége telle une souris dans son trou. Mes mains ne voulaient quitter mes oreilles. Je ne voulais entendre. Je ne voulais voir. Me souvenir .Le martèlement de ses bottes résonnaient toujours dans ma tête . Son regard hantais toujours ma vision . J'avais honte . Si honte. Je devais quitter ces lieux . Me relever . Doucement . Petit à petit . Pousser la porte . Ouvrir les yeux .



Fuir. Un labyrinthe de couloirs et de sombres corridors . Une volée de marches . Le soleil se couchait , les ombres grandissaient . Ou était il ? Le martèlement de ses bottes résonnaient contre les parois de pierres froides , amplifiés en échos contre les vitraux . Sa respiration était le vent qui fesait craquer les branches contre la muraille . Son coeur le tic tac de l 'horloge . Mes pieds se prenaient dans l'ourlet dans ma robe . Je trébuchais . Une flaque de sang . Se relever . Continuer. Prier Dieu .


L'obscurité avait gagné les lieux . Une odeur de sueur et de pourriture alourdissait l'atmosphère. Mon pantalon poisseux collait désagréablement à mes cuisses . Combien d'heure avais je passé enfermé , terré dans cette armoire ? Bouger. Mon coeur rata un battement. Il était là .Tous prêt. Je ne le voyais pas . Je le sentais . Mon corps vibrait . La porte d 'entrée n 'était qu 'à quelques pas à peine . Un silence de mort régnait sur les lieux , seulement interrompu par le doux tic tac de l'horloge murale. Avancer . Tendre le bras . Dehors une branche frappa contre la fenêtre , un papillon de nuit s'envola . La poignée . Derrière moi , un bruit . Une explosition de verre brisé. Ne pas regarder . Mes doigts sur la poignée métallique . Un mouvement brusque . Fermée à clé . Le face à face était inévitable . Une dernière inspiration . Se retourner .


Entre ses mains . J' étais en sa possesion . Son regard rivé sur le mien tandis que ses doigts enserraient ma trachée , cherchaient à la broyer. Tristesse et douleur y était gravées . J'allai mourir . Bien que ma vie ou du moins mon existence ne fesait que commencer . Justice , vengence ? Ou tous simplement l 'ordre naturel des choses ? Je ne pouvais me dissoudre à son regard , à son étreinte. Oeil pour oeil . Le combat pour l'unique place sur terre . L'air commençait à me manquer , le sang battait furieusement à mes tempes . Une sensation de flottement et de vertige m 'assaillit .


Des débris de verres jonchaient le sol , reflétant nos deux visages . Pâles . Figés dans une expression d 'extase , d'haine et d 'amour . Douleurs . Mon corps n ' était que douleurs et meurtrissures . Résister . A tous prix . Je voulais vivre . Je voulais le vaincre . Mais en étais je capable ? Ne serait il pas mieux de se laisser faire , d'en finir ? De le rejoindre . A mes pieds un rai de lumière . Derrière lui une fenêtre. A quelques mètres . Lutter . Avancer .Un coup de vent . Un mouvement de recul .


Ses doigts minuscules glissaient sur ma gorge humide , perdaient en vigueur . A quelques centimètres de mes mains , une corde . Entre nous , une petite veine . Mes sens se brouillaient . Mon rythme cardiaque s 'accélérait . Nous faiblissions , enlacés dans une étreinte mortelle . Nous étions reliés . Nos vies s 'écoulaient l 'une dans l 'autre . Un seul vainqueur possible . Un flot de souvenirs , de pensées . Nos existences ne fesaient qu 'une .....


tandis que nous chutions . Le paysage défilait à toute vitesse devant nos yeux . Un étage . Deux . Trois . Le sol se rapprochait au dessous de nous tandis que apparaissaient les premières lueures de l'aube . Ensemble . Un dernier cri. Un dernier battement de coeur . Une douleur sourde . Une pluie d 'éclat de verre. Sang . Néant . Sa main dans la mienne . Unis pour toujours.


Le cordon autour de son cou . Ma main droite posée dessus tandis que sa gauche avait glissée dans la mienne. Ses yeux grands ouverts continuaient de me fixer . Vide. Sans vie . Presque suppliant . Une partie de moi venait de mourrir . Je me sentais faible . Si faible . L'air se fesait plus rare , plus lourd . Un peu de liquide pénétra dans ma bouche entrouverte tel un vin aux relent de mort . Le combat était terminé. L'issu amère , fatale . Sans vainqueur . Je l 'avais tué . Une partie de moi l 'avait rejoint . Pardonne moi petit frère.



Mon corps sur la chaussée .Au dessus de moi , le soleil tentait de percer derrière les nuages gorgés de pluies . Les cloches avaient répris leur doux battement . Ou est tu ? Guettes tu mon dernier souffle ?
Mes sens se brouillaient . Une dernière parole. Le martélement de ses bottes . Son visage penché sur le mien .Sa main caressant mes doigts .
Repose en paix grand frère .

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:33

Texte 5 :


Aux Éclats

Le rire, Son rire, glacial et insensible, résonne encore dans mon esprit, accompagnant des images indescriptibles.
Non ! Ne pas y penser, ça ne changera rien. Ces gens... Peu importe, trop tard !
Les marches se font plus glissantes au fur et à mesure que je les descends, l'atmosphère plus humide également.
Il fait noir, de plus en plus noir ! Je n'y vois plus rien, suis-je encore loin ? Il est ici, juste derrière, Ses pas suivent les miens, Il me flaire, m'entend et m'écoute, me voit presque, que veut Il ?
Du sang, encore du sang, mon sang ! Il veut mon sang, le mien !
Un mouvement attire mon regard, plus bas, j'ai envie de m'arrêter.
Non, ne pas s'arrêter, surtout pas ! Je continue à tout dévaler, sans fin. Ma tête tourne de plus en plus, maudit escalier en colimaçon, je vais vomir.
Soudain elle apparaît immobile, crispée et silencieuse, vêtue d'une robe blanche immaculée.
Elle ne court pas ? Non, pourquoi ne court-elle pas ? Ses yeux, on dirait... Elle veut monter ?! Monter...
Non, il faut descendre, fuir ! Tant pis pour elle !
Je la dépasse, sans un regard, trop tard, c'est déjà trop tard.
Je fonce toujours, bon sang ce qu'il fait noir !
Un bruit, quelqu'un parle ? Non, quelqu'un rit, Il rit ! Il l'a rejointe ! Si près... Vite, descendre !
Mon cœur tambourine. Mes doigts, mes mains, mes jambes, même ma langue tremblent à s'en détacher ! Il faut aller tout en bas, sortir, oui sortir d'ici ! S'éloigner de Lui...
Tout à coup elle surgit dans les airs, à coté de l'escalier, elle tombe.
Ma course ralentit soudain, pourquoi ? Elle a surement sauté, oui elle L'a vu et à préféré sauter. Mais le rire... Non, c'est Lui ! Elle ne lui a pas échappé, Il l'a eu, l'a jetée par dessus la balustrade !
Il arrive ! C'est mon tour, fuir !
Je redouble d'effort, les marches s'effacent sous mes pieds à un rythme effréné.
Un bruit sourd, un craquement sinistre retentissent alors. C'est le fond ! Elle a atteint le fond, si proche !
Un autre éclat de rire. Lui aussi, proche, terriblement proche !
Presque, j'y suis presque, il ne faut pas abandonner maintenant ! Mon souffle se fait plus court, presque inexistant. La sueur colle à mon visage brulant et des gouttes glacées coulent le long de mon dos, exacerbant les frissons qui le parcourent.
Agité de spasmes de plus en plus violents, j'augmente encore la cadence. Il faut être impitoyable, oui. Lui le sera...
Alors finalement j'atteins un sol plat. Mes tempes assourdissent tous les sons, mais plus rien d'autre n'a d'importance, je suis en bas, tout en bas. J'inspecte chaque recoin frénétiquement, à la recherche d'une sortie, d'une porte...
Pas de porte... Non ! Impossible, il doit y avoir une porte ! Pas de porte, pas de porte, rien !
Comment sortir ! Comment est-ce que...
Non... et Lui ? Toujours là, Il approche, et toujours pas de porte ! Pire encore, pas de corps !
Pas de corps, aucun corps, ni corps ni porte, mais alors. Elle, où est-ce que...
Non !! Elle est là, devant, tout à coup ! Vêtue d'une robe blanche tachée de rouge, le regard vide, un sourire au coin des lèvres. Elle ne veut toujours pas fuir, courir. Que veut-elle ?!
On dirait... Moi, elle me regarde moi ! Elle veut rire...
Alors elle rit, de Son rire, à Lui !
Et Lui, Il va bientôt venir aussi, se joindre à elle...
Ou alors... Non, pas de Lui.
Pas de Lui, rien qu'Elle, Elle et seulement Elle, toujours !
Mon cœur s'arrête, une seconde, et repart de plus belle, menaçant d'exploser.
Non, fuir, fuir vite, où ça ? Pas de porte, nul part, pas de sortie...
L'escalier ! Non ! Non, pas l'escalier.
Fuir ! L'escalier, monter, tout remonter, fuir !
Il rit... Non, c'est Elle. C'est encore Elle qui rit ! Elle rit aux éclats, d'un rire glacial et insensible, un rire mort.
Non, non, non ! Pas de porte, fuir !
Monter !

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:34

Texte 6 :

C’est mon monde qui s’est réduit à cette minuscule ampoule qui grésille et se balance au-dessus de ma tête. Ombre. Lumière. Ombre. Lumière.
Il fait froid. Terriblement froid. Chaque inspiration me lacère les poumons. L’air qui entre en moi est comme un acide qui me dissout la gorge. Je déglutis et je grogne de douleur. Il est là. A quelques mètres de moi seulement mais je ne peux pas l’atteindre. Je l’entends pourtant. Un petit souffle de vie, là, tout près. Il respire. Il vit.
Et moi je meurs dans le noir.
Mes deux mains ont été clouées à une planche de bois. Sans pitié. Sans âme. Seule l’immuable et l’indéfectible envie de me faire du mal. D’appliquer les clous rouillés sur mes paumes molles. Deux coups. Secs et violents. Un éclair qui me traverse les yeux, comme un coup brutal qu’on m’envoie sur la tempe à l’aide d’un marteau. La douleur m’a traversée, détruite. Elle a explosé. M’a coupé le souffle, m’a électrisée.
Je ne sais pas combien de temps cela fait que mes mains sont mortes. La souffrance disparaît petit à petit à mesure que le temps avance au rythme de l’ampoule qui se balance. Je ne sens plus mes mains. Je ne sens plus mes bras. Je ne ressens que l’odeur âcre de mon sang qui s’est répandu partout autour de moi. Je baigne dedans.
J’entends le sifflement strident de ma respiration saccadée. La moindre parcelle de mon corps nu est couverte de frissons glacés. Je sens une larme rouler sur ma joue et mourir sur ma lèvre. Je renifle. Je regarde l’ampoule qui se balance au-dessus de ma tête. Elle n’éclaire presque rien. Je n’aperçois que son halo orangé au travers de mes yeux trempés. Je déglutis à nouveau, et c’est un couteau qui me transperce la gorge.
Je l’entends. Il est là. Il dort. Je ne peux rien faire. Mes mains sont clouées à une planche de bois au sol, paume contre le haut. Je suis perdue dans le noir, dans le vide. J’ai froid, j’ai peur. Tous les membres de mon corps tremblent. Que me fera-t-il lorsqu’il s’éveillera ?
Ma vie est suspendue à ce souffle que j’entends à peine. Un souffle régulier, léger, presque doux. C’est le souffle du mari aimant. C’est le souffle de l’enfant épuisé après une partie de sport. Le souffle du vent d’été contre les arbres verts.
Ce n’est pas le souffle du tyran. Ce n’est pas le souffle du monstre.
Il grogne. Il bouge. Je ne peux le voir mais je le ressens. C’est comme une ombre qui plane dans le noir.
L’ampoule grésille et c’est mon être qui vacille.
Je fonds. Je sens un sanglot éclater dans ma gorge douloureuse et je pleure. Pourquoi fait-il ça ?
Je ne peux pas déceler les limites de cette pièce glaciale. Le sol sous mes genoux blessés est froid, dur, et il m’écorche la peau. Mes pieds touchent un autre mur derrière-moi. Et le souffle que j’entends n’est pas lointain. Il est là. A deux mètres de moi, peut-être un peu plus. Voici les dimensions de mon nouveau monde de douleur. Quelques mètres carrés de glace et de froid, d’ombre et de poussière, et une ampoule grésillante en guise de soleil, et le souffle de mon bourreau qui dort en guise de brise automnale.
Il inspire. Il expire. Il grogne, bouge. Ma vie est suspendue à son sommeil éphémère. Je pourrais prier pour qu’il dorme encore. Pour qu’il dorme à jamais.
Il inspire. Il expire encore.
De moins en moins profondément.
Je déglutis encore. Le silence effroyable est ponctué par la respiration de celui qui va me tuer. Comment va-t-il si prendre ? Va-t-il me clouer les pieds ? Va-t-il encore me ruer de coups au visage lorsque je pousserai des hurlements de douleur ? Je renifle. Oui, sûrement. Je peux déjà ressentir ses poings immenses contre mes joues déjà gonflées. Je peux déjà ressentir ses bottes de cuir contre mon ventre tuméfié. Je les sens écraser mes côtes. Je sens sa force monumentale broyer mon corps fragile. Je tremble. Je sais que je vais souffrir. Je sais qu’il n’aura aucune pitié. J’ai froid. J’ai peur. Terriblement peur.
C’est un souffle qui me maintient en vie.
C’est un souffle.
Un souffle qui vient de s’interrompre.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:34

Texte 7 :


Des empreintes sanglantes sur le sol, sur les murs. Par intermittences, un souffle de vent dans le silence, comme la respiration sifflante d’un édenté. La flammèche de mon unique torche qui se meure, et puis s’éteint. Le grincement sinistre d’un lustre suspendu au-dessus de ma tête par un semblant de chaîne. C’est tout ce qu’elle a pour m’effrayer ? Si peu original.
Je n’ai qu’à les ignorer. Repartir, tranquillement, la tête haute, le dos droit, le cheveu lisse. Je leur expliquerais. Qu’elle veut rester là, qu’elle s’y plait. Je pourrais peut-être prétendre avec une émotion touchante dans la voix, qu’elle m’a demandé, imploré – supplié ! – de la laisser à son sort, en paix et en solitude.

Quelque chose viens de craquer sous ma botte. Alarmé, je ferme les yeux et m’arrête. Pitié, que ce ne soit pas quelque chose de mort. Pas encore. Lentement, en retenant ma respiration, et rouvrant progressivement les yeux, je lève le pied, les orteils en premier, puis, doucement, le talon. Je ne retiens pas le glapissement grotesque qui s’échappe de ma bouche. C’est un reste de mâchoire.
Je sais que j’ai l’air ridicule. Mais, personne ne peut le voir, heureusement mon valet est déjà mort. Je prends la fuite.

Je prends la fuite, et j’ignore où je vais. Je suis perdu. Les enfilades des fenêtres défilent, le dédale des couloirs m’entraine plus loin, plus profond. Que je prenne à gauche, à droite, les pièces se ressemblent toutes, mêmes dalles dures, mêmes murs effondrés, même vide abyssal. Je tourne en rond, je tourne sur moi même. Je tourne et je retourne. Je tourne.

J’aurais du faire plus de sport. Je n’en peux déjà plus. Mon visage chauffe, mon coeur court si vite qu’il est, lui, probablement déjà loin. Mon sang tambourine à mes oreilles, mes poumons s’embrasent.

Soudain, un murmure glacial dans la pénombre me fige.
- Il court il court sans épée le petit Prince....
Un rire cristallin mais sadique éclate, résonne et se répercute sur les pierres froides des murs encore debout. L’écho se propage dans tous les sens, rebondit sur les parois, se glisse sournoisement dans mes oreilles, s’insinue dans les moindres recoins de ma tête et s’y met à danser une danse endiablée. Je me retourne, mais il n’y a rien derrière moi. Où est-elle ? Un craquement dans mon dos. Je me retourne à nouveau, toujours rien.
J’ai menti. Je ne suis pas « alarmé». Je suis terrifié.
Ils ont menti eux aussi. Tue le dragon et embrasse la donzelle qu’ils disaient. Il n’y avait pas de dragon. Juste elle. Et, elle, est folle à lier.

Comme pour me donner raison, son ricanement vicieux se fait à nouveau entendre à mon oreille, tout, tout près.
- Oh, je crois bien avoir vu un Prince Charmant...

Un bruit sourd retenti tout à coup, mon coeur bondit dans ma poitrine. Moi, je bondis tout court. Le son reste suspendu en l’air, comme trop lourd pour s’envoler vraiment, mais pas assez pour s’écraser. Les murs vibrent. Moi, je tremble. Un deuxième coup. Un autre encore. Avec un rythme répétitif impitoyable. Sont-ce vraiment... des coups de tambour?

Elle est en colère car on l’a oubliée pendant cent ans, certes. Elle a finit par dévorer le dragon qui la gardait, certes encore. Puis des chevaliers de mauvaises fortunes, certes, toujours. Mon valet, un peu moins certes. Mais moi, non ! Hors de question ! Je suis prince, jeune, beau, riche, et en larmes à présent. Où est la sortie ?!

Il faut que je m’échappe d’ici. Je m’enfuis à nouveau. Seulement, de mon esprit et de mon corps, seul mon esprit s’est mis à courir. Mon corps, lui, reste là, solidement ancré sur le sol, les jambes plantées droites dans les bottes. Comme si c’était le moment pour faire du zèle !

Les coups de tambour se rapprochent. Boum. Boum. Boum. De plus en plus près, de plus en plus saccadés. Le rythme s’intensifie. Elle s’approche.
Son rire clair et machiavélique tinte à mon oreille. Je réalise soudain: le tambour s’est tu. Elle est là...

Mes yeux se tournent lentement. Elle est là. Dans sa robe déchiquetée, échevelée, l’œil fou, un sourire carnassier figé en un rictus féroce.
Dans sa main, elle brandit le fuseau d’un métier à tisser. Elle passe lascivement la langue sur ses lèvres desséchées. La Belle est affamée.

Mes entrailles se tordent, ma gorge brûle, un hurlement remonte infailliblement l’intérieur de moi, mais se meure lamentablement entre mes dents. Le goût acide de ma propre bile m’emplit la bouche.
Mes jambes, finalement, se résolvent à faire un mouvement. Elles se dérobent. Je m’écroule de tout mon poids.

Mon coeur est finalement si loin qu’il ne bat presque plus. Les pointes du fuseau et de dents affutées transpercent simultanément mon cou.

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:35

Texte 8 :

Ce n'est qu'un cauchemar
Ce n’est qu’un cauchemar ! Rien qu’un horrible cauchemar et je vais me réveiller.

De l’autre côté du mur, crisse sur les pierres de taille l’acier de son arme.

J’ai mal !

Pressant une main sur ma chemise lacérée, je sens couler entre mes doigts ce liquide chaud que je ne peux voir. Je sais que c’est mon sang. Mon sang qui coule.

Non. Non ! NON !

Il ne faut pas que je pense à ça. Ma respiration est courte. Je tremble. Je retiens mes cris, mes gémissements, mon souffle. Je ne dois faire aucun bruit. S’il m’entend, il viendra et alors…
Recroquevillé sur moi-même, mon oreille est collée à la paroi. Le bruit infernal de son arme entaillant la roche s’est atténué. Est-il parti ? La sueur glisse sur mon front, provoquant d’horrible chatouillis qui me font lever ma main valide pour l’essuyer.

NON ! NOOOON !!!

Ma main a heurté quelque chose sur le mur. Une chaîne. Des anneaux métalliques qui viennent de carillonner l’alarme ! Un simple cliquetis mais dehors le raclement de la lame sur les pierres s’est subitement éteint.
Je guette. Je ne bouge plus. Mes doigts sont suspendus dans les airs recroquevillés en un poing impuissant. Je voudrais l’abattre sur la paroi. Crier ! Hurler ! Mais je dois me taire sous peine d’attirer celui qui me cherche.

Un rire sourd.
Etouffé par l’épaisseur de la roche. Il a entendu.
Il se rapproche.

Non ! Non ! Pitié.
Martellement de pas dans le couloir qui semble trouver échos en moi, comme si les vibrations remontaient du sol dans mes genoux, dans mon ventre, à travers tout mon être pour exploser dans mon cœur.
La lourde porte de bois vient claquer violemment sur le mur de ce cachot où je suis tapi, ébranlant la pièce qui tremble. Une fine poussière minérale tombe sur moi des parois friables. Si seulement le plafond pouvait s’effondrer… Que tout soit fini… Enfin…
Je veux me réveiller !

Son ombre se découpe à la lumière des torches dans son dos. Il est gigantesque. Mon poing se plaque sur ma bouche pour retenir un cri, mais déjà il est sur moi, a attrapé ma jambe, me tire hors de l’abri illusoire alors que mon hurlement cette fois s’échappe. Douleur, terreur, désespoir, les trois mêlés arrachent de ma gorge un appel à l’aide qui je le sais ne sera pas entendu. Tous les autres sont morts. Je suis le dernier. Et il a faim.

Dans l’humidité moite de la cellule, mes ongles cassés lacèrent la terre battue mouillée de mon sang, imprimant les dernières traces de mon passage dans ce monde. Mon corps est traîné à la lumière. Les effluves de moisi et de fer ont laissé place à celle puante des torchères faites de graisse humaine. Retourné sur le dos, il s’est accroupit pour affranchir la distance qui nous sépare. Je ne vois plus que son visage hideux, ses crocs recourbés et sa peau couverte de pustules. Je détourne la tête face à la fétidité de son haleine. Il laisse tomber son genou sur la plaie de mon ventre m’extirpant un hurlement insoutenable.
Qu’il me tue. Pitié qu’il en finisse !
Un gargouillis s’extrait de ma gorge, un rire gras de la sienne.

« Supplies-moi ! »

Des larmes coulent de mes yeux. Je n’ai plus aucune fierté. Je ne suis plus rien. Je voudrai juste mourir. Vite.

« SUPPLIES-MOI !!! »

Son poids sur mon estomac me déchire. J’ai l’impression que je vais vomir. Satisfait de sa plaisanterie, il éclate de rire. Pose la pointe de son épée dans le creux de mon épaule droite et appui.

Je sais ce qui m’attend.
Il va me découper comme un poulet. Comme les autres. Alors, si je suis encore vivant, il m’arrachera le cœur pour le dévorer encore palpitant. Mais je ne le supplierai pas. Non. Jamais. Car je ne peux pas. Car il a veillé à ça. Car il m’a arraché la langue avant de me lâcher avec six autres esclaves dans ce château pour jouer avec nous avant de nous dévorer.

La lame incise ma chair. Je hurle. Je n’ai plus la force de me retenir et puis à quoi bon ?
Je n’ai pas à sauver les apparences. Personne ne viendra. Personne ne me sauvera. Je n’ai plus qu’à espérer rendre le plus vite possible mon dernier souffle.

Alors encore une fois je me répète ces paroles tentant par là même de m'auto-persuader.

Ce n’est qu’un cauchemar ! Rien qu’un horrible cauchemar et je vais me réveiller...

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 20:35

Texte 9 :


Lise :

Est-ce que tu les entends ? Dis-moi, est-ce que tu les entends ? Ces bruits de pas, ce martèlement continu qui monte du sous-sol, d'au dessus, de partout... Ahah, il est là, je le sais, il tourne, les autres aussi sont là. Oui, c'est ça, ils sont plusieurs. Ils me cherchent, je suis la dernière, l'unique, la seule survivante... Tous morts, tous morts vous dis-je ! Sauf moi, oui sauf moi. J'ai été plus maline, oui plus maline. Je me suis cachée. Dès qu'ils sont arrivés. Je les ai vus aussi, eux non. Ils étaient proches pourtant, devant mes yeux, je les voyais, comme je vous vois vous. Ils ont dévoré mon mari, ma fille, puis sont partis. D'abord un, puis d'autres ont suivi. J'étais derrière l'armoire, je n'ai pas crié, j'ai été courageuse, n'est-ce pas que j'ai été courageuse, maman ?
J'ai attendu, je me suis bouché les oreilles, j'avais peur, mais je n'ai pas fait un geste. Richard et Elisabeth sont morts, ils ont hurlé, se sont débattus, mais tout ça pour rien... Pour rien... ils ont été bêtes. Moi, je me suis cachée, j'ai eu raison, bien fait pour eux... Bien sûr, c'est normal, ils avaient qu'à me suivre. Moi. Moi... ?

Moi. Seule. Je tremble sans pouvoir m'arrêter. Mais il y a vous aussi. Tout autour de moi, mais vous n'êtes pas vraiment là, si ? De toute façon, ils marchent dehors, je les entends. Ils vont bien finir par me trouver, la porte de la cabine est entrouverte. Parfois un d'eux entre, puis repart. J'ai envie de me lever, de hurler, de courir dans leurs bras. Et de mourir ? Moi ? Vais-je vraiment mourir ? Non, non, non, non, non... Je suis la survivante, l'élue, ça ne peut pas finir comme ça... C'est bientôt l'anniversaire de Lise en plus... J'ai promis de lui acheter une nouvelle poupée, elle... elle est morte ? Pourquoi est-elle morte ? Je m'arrache des cheveux, je les sens, ça me fait mal mais ça ne me calme pas. Mes si beaux cheveux... Je les regarde. J'ouvre mes mains et les contemple. Ils sont beaux, soyeux, je les sens, en goûte quelques uns.

Je reste prostrée. J'entends des cris, mais ça doit être mon imagination. Je hausse les épaules. Ils sont tous morts après tout. Eux aussi sont morts, mais ils marchent. Ils grognent seulement, et mastiquent, mais ne crient pas. Ce sont les vivants qui hurlent. Ils ne se rendent pas compte que c'est inutile. On est perdus. On est au milieu de l'océan, le bateau est arrêté, et il y a de … des morts-vivants qui rôdent dans les couloirs. C'est un cauchemar, ça ne peut pas être réel... et si ça l'était ? Si ça l'était, je serais folle. Mais ne le suis-je pas déjà ? Je vous parle et pourtant vous n'existez pas. Et toi, maman es-tu aussi un mirage ? J'ai peur. Si tu savais comme j'ai peur...

J'ai l'impression qu'il y en a de plus en plus. Au départ, il n'y en avait qu'un. Il est entré, mon mari a essayé de nous défendre, il a crié à Lise de partir, mais il ne faisait pas le poids contre cette chose. Il s'est fait bouffé, oui bouffé, j'ai tout vu. Puis est venu le tour de l'enfant. C'était beau à voir d'une certaine façon. Tout ce sang, ces viscères, ce gargouillement, ces cris étouffés. La fillette a été dévorée vivante. Je me rappelle de ses yeux, elle regardait dans ma direction, me suppliait. Maman, maman, maman... mais que pouvais-je faire ? Il y avait un zombie devant moi... un zombie... un putain de zombie! Ce n'est pas ma faute si tu es morte, Lise... Je me suis cachée moi, tu aurais dû me suivre... Es-tu fier de ta maman ? Tu devrais l'être, car elle vivra, oui, et pensera à toi. On sera ensemble, papa aussi. Ne t'inquiète pas, ne...

Des bruits de pas. D'autres. Plus proches encore. Un ploc-ploc. Quelque chose coule, suinte, dégouline, j'ai peur de savoir ce que c'est. Je ne veux pas regarder. Je baisse la tête, enfoui mon visage entre mes genoux. Chut, chut, ils ne me trouveront pas. Je suis bien cachée derrière cette armoire. J'ai été maline, je suis une gentille fille, il ne peut rien m'arriver. Hein maman ? Tu me l'as toujours dit... Je suis une gentille fille...
Une odeur. C'est affreux, je lève les yeux. Une peluche de Porcinet traîne par terre, elle la tiens. Je la reconnais. Dans ses petites mains. Elle me sourit. Sa peau est pâle, si pâle, il y a un grand trou au milieu de sa figure.

- Lise... ?

Je tends les bras. Je veux la serrer contre moi. Je tremble. Oh, mon dieu, je t'aime tellement...

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 21:10

J'ai un coup de coeur pour le texte 6 et 9. Le texte 6 est écrit de manière splendide !
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 10 Déc 2011 - 23:35

Très fort, vraiment !
Personnellement j'ai adoré le septième Twisted Evil

Félicitations à tous ceux qui ont participés, et que le plus barjo l'emporte ! ::rolling::
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Dim 11 Déc 2011 - 10:51

Le 6 est super, celui avec le prince qui se fait pourchasser par la princesse aussi... Super boulot, et difficile de reconnaitre qui a fait quoi... Sauf encore Rallybaba et son problème de ponctuation. Les points se collent au dernier mot de la phrase, Rally ! Il n'y a que les ?, :, ! où tu laisses un espace !

En tout cas, content de la participation. 9 textes, ça faisait longtemps qu'un concours n'avait été aussi populaire !
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rallyebaba
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Dim 11 Déc 2011 - 15:46

Oh non merde archi merde :(

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Dim 11 Déc 2011 - 17:58

Flûte, j'ai oublié d'envoyer le mien... Le temps de rien, en ce moment !

Bravo à tous les participants, en tout cas cheers

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Dim 11 Déc 2011 - 18:04

9 participants, c'est bien ::rolling::

Certains textes sont vraiment bons Smile

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Dim 11 Déc 2011 - 18:14

Iron a écrit:
9 participants, c'est bien ::rolling::

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On veut des numéros Twisted Evil
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Dim 11 Déc 2011 - 19:46

Je plussoie^^

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Dim 11 Déc 2011 - 20:13

voté! le choix est vraiment difficile!

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Iron
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Lun 12 Déc 2011 - 6:30

Radis a écrit:
Iron a écrit:
9 participants, c'est bien ::rolling::

Certains textes sont vraiment bons Smile
On veut des numéros Twisted Evil

Niko a écrit:
Je plussoie^^

::crazy::


7 et 9 sont vraiment très bons, je suis jaloux ::rolling::

J'ai reconnu personne... Sauf Ilàan, peut-être, mais j'ai un doute study
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morange
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Lun 12 Déc 2011 - 15:35

Je crois avoir reconnu Ilàan aussi, mais pas sur à 100% non plus

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Lun 12 Déc 2011 - 15:38

Voté . J'ai hesité entre le 6 et le 9
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Lun 12 Déc 2011 - 17:32

Alors là ! OUAH Very Happy ! Bravo à tous les participants ! J'ai adoré le 7, et je dois avouer que le 9 n'était pas mal non plus ..... Wink
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Lun 12 Déc 2011 - 18:18


pour moi la meilleure c'est la 6 !!!

J'ai adoré !!!

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Lun 12 Déc 2011 - 18:21

Pareil ! C'est super bien écrit en plus

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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Mer 14 Déc 2011 - 19:18

tous très bien écrits....ça été dur de choisir ! Razz
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Iron
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MessageSujet: Re: concours n°27-votes   Sam 17 Déc 2011 - 11:15

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concours n°27-votes
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