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 concours n°30 - votes

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Texte n°2
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Texte n°3
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Texte n°8
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Total des votes : 15
 

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Niko
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Localisation : Un pied à Minath Tirith, un autre à Riva, le coeur à Port-Réal et la tête sur tatouine
Loisirs : Me prendre pour un rongeur, embêter le chat et faire plein de câlins
Date d'inscription : 31/05/2007

MessageSujet: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:47

Voici venu le temps de voter pour votre texte préféré.
Bravo à tous les participants !
Vous avez jusqu'au 5 mai 2oh pour voter. Les deux meilleurs iront en final afin de déterminer le vainqueur.

Texte n°1 :

Faire la Bise à un avion ?


Mon souffle se lève au travers des nuages. Le vent glacial se déchaine, balayant l'horizon. Une bise glaciale. Bise... Tel est mon nom, celui que le dieu Zeus, mon père, a choisi pour moi. Un bien joli nom pour la fille de la foudre. Je me marie si bien avec Pluie et Orage mes frères et sœurs ainés !

Mais qu'est ce donc que cela ? Un monstre est à l'approche, gigantesque et d'acier ! Mais qu'il viennent s'il ose ! Qu'il vienne ce fou, téméraire et stupide. Je m'en vais le châtier si fort que jamais il ne m'oubliera. Jamais plus il ne se risquera à venir de ses ailes violer mon territoire.

Mon haleine de givre fustige bruyamment les flancs de ce géant de fer. Mon vent hivernal se dresse de toute ses forces sur son passage. À travers l'horizon, sombre et obscur, l'avion s'avance. J'arrive, costaude, Bise au souffle de colosse. Glissant silencieusement je fait face au monstre.

L'imperceptible fracas de mes élans contre sa carcasse rugit. L'orchestre se lève, celui de la tempête, impertinent et rieur. Les bruits se moquent de ma victime. Les sons chantent et s'exclament. Le son s'élèvent du dos de l'animal inerte. De ces sons nait le do. Le do des violons grinçants qui se mêlent à la lutte farouche. Je veux vaincre ! Je vais le vaincre ! J'ai lancé mon affront à l'avion, musical à défaut de fatal...

Non ! Je n'abandonnerais pas. Je ne cesserai qu'une fois l'acier coulé, l'oiseau au fond de l'eau. Mes bourrasques en rafales s'abattent sur l'animal. L'avion poursuit sa route. Imperturbable, mon vacarme boréal semble lui être indifférent.

L'insolent ! Je le veux ! Je le veux mort, je le veux perdu, je le veux ailleurs... Je veux qu'il dépérisse ! Pluie, ma sœur, accourt à mon secours. Des cordes chutent. De l'appareil borné l'avis reste inchangé. Mon frère apparaît à son tour. La pluie à travers ma tourmente s'accélère. Mon blizzard s'acharne mais l'avion garde le cap. L'orage violent surplombe l'avion.

Trop faibles. Impuissants. L'avion est trop robuste, nos efforts restent vains. Incapable de l'arrêter, je m'en retourne au cieux, au royaume des dieux. Mon travail est fini et j'y ai échoué. Je me présente devant Zeus, le cœur honteux et l'œil humide.
Pendant que mon père opte pour mon châtiment, l'avion renaissant s'échappe. Il vole rapidement, déjà loin de chez moi.

Maudit soient les hommes et leurs machines stupides. Maudits soient les humains et leurs oiseaux de fer.

_________________
Killing folks is easy, being politically correct is a pain in the ass... Achmed, The Dead Terrorist

I will draw you, Saruman,  as poison is drawn from a wound.
Gandalf
-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
Star Wars, Episode V, L'Empire Contre-Attaque

Vous avez un nom qui commence comme une caresse et fini comme un coup de cravache. Cocteau à Marlène Dietrich


Dernière édition par Niko le Sam 28 Avr 2012 - 21:55, édité 2 fois
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:48

Texte n°2 :

Poéte toi qui abreuves ta plume du sang de nos ébats. Voyageur solitaire qui conte mes errances de par le monde. Couche sur le vélin mes dernières volontés. Prends acte de mes péchés. Mais avant tout, fait preuve de compassion tel un humble témoin. Car qui est tu, toi simple mortel de chair et d'os pour connaître les profondeurs d'un coeur voué à l'éternité ? Accepte mon dernier présent. Tends l'oreille. Aiguise tes sens. Ecoute son appel. Car comme tant d'autres auparavant, sa voix m'envoute. M'attire tel la magnétite le fer. Encore et toujours. D'une intensité sappant toute volonté.
Nu dans son impitoyable splendeur, l'amont de ses dunes s'offraient à moi. M'invitaient à découvrir les secrets de ses trésors enfouies. Promesses de délicieux supplices. Vibrations d'impatiences traduite en langoureuses ondulations de ses courbes. Elle me désirait. J'avais faim. Et ainsi qu'une vague, l'onde de passion déferla avec la violence des pulsions trop longuement contenues. Douleurs et plaisirs inexorablement mélés tandis que je la prenais, me fondais en elle. En de longues et puissantes reptations, sa silhouette se soulevais sous ma caresse givrée. Ses lévres granuleuses pénétraient mes défenses, déposaient des baisers aux effluves poivrées du danger. Ivres de sensations, nous nous mouviions en une cruelle parodie de tendresse. Mon souffle rendu court par l'effort fouettait, zébrais le velouté ocre de sa chair en de longues traînées sanglantes. Je voulais la conquérir, la posseder dans son intégrité la plus total. Détruire jusqu'à la moindre parcelle de résistance. Mon manteau aux embruns salés balayait, pénétrait, déchirait. L'incroyable entité que je formais vibrait du bourdonnement de suppliques silencieuses aux sonorités d'âmes torturées. Ravages et lamentations m'étaient égales. Seul comptait notre funeste choréographie. Et pour un ultime instant, dans un dernier assaut, je m'abandonnais tout entier en son étreinte. Honte, culpabilité et douleurs oubliées dans l'amour. Perdues dans un océan d'infamies. Même le temps semblait avoir stoppé sa course. Autours de nous, le tonnerre résonnait comme pour exprimer la désapprobation des dieux. Dispersée aux quatres vents, notre semence souillait la poussière de son suc corrumpu. Seul un chaos sanglant persistait de notre union, née des entrailles de la terre. Dague empoisonnnée dans le coeur d'une humanité devastée.
Alors toi, poéte mélancolique à la poursuite de ta muse, nourris tes rimes de la splendeur meurtrière de nos actes. Relate la colére furieuse des éléments condamnées aux tourments de leurs passions. Mais surtout n'oublie pas de transmettre le nom sacré de notre amour : Haboob.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:48

Texte n°3 :

« Ohhh, infâme blizzard, mistral ingrat, existe-t-il des vents plus froids et plus violents que toi ? Je ne peux pas, ouuuh, je ne peux croire que tu m’aies fait ça ! Je t’aimais, je t’adorais, mais tu n’as vu en moi qu’une bourrasque d’un soir ! Tout ça pour cette sssifleuse et persiflante alizé ! Soit-elle soufflée ! »
Vibrante, déchainée, je poursuis mon échappée, des gouttes de pluie au bord de l’œil. Malgré mon état cyclonique, j’ai du mal à avancer parmi les grandes montagnes enneigées. Des rochers malmenés se fendent, s’envolent ; mais détruire les œuvres mesquines de la nature-terre ne me distrait même pas. Plus rien n’a de goût, d’importance, mise à part la vengeance. En contrebas, les rampants s’enfuient à mon passage. Eux qui empestent notre aire, ce n’est que bise pour bise et vent pour vent !
« Tu entends, traître de lâcheur ? Les coups seront rendus à rafales égales ! Je n’aurais de cesse que lorsque tu subiras ce que j’ai souffert ! Où te caches-tu, toi et ta progéniture d’éolienne ?! »
Beaucoup de mes amis à plumes se prennent dans mes molécules, je sens leurs os et leurs ailes craquer sous la pression, mais je ne m’arrêterais pas pour autant. Plusieurs brises immatures perçoivent ma douleur, se joignent à moi, renforcent mon enveloppe. Du même coup, ils en perdent leur âme et deviennent une simple extension de mes propres pensées. La fureur s’empare de moi, je m’étends, grandis, grossis ! Oui ! Je suis invincible ! Que ceux qui se trouvent sur mon chemin s’écartent, car je ne prendrais aucun détour !
La puanteur d’un vent anabatique assaille mes sens. C’est lui, c’est ce grain immonde, qui passe ses journées près de la nature-eau !
« Je t’ai retrouvé, mon amour ! Retourne-toi, montre comme tu frémis, comme tu es terrifié par ma présence ! »
« Ne t’énerves pas… Je vais t’expliquer. »
« Tais-toi ! Tremble, pleure, aie peur ; mais sssi tu tiens à ton souuuffle, ne parle pas ! »
« Non, ce n’est pas ce que tu crois…. Nous n’avons fait que virevolter. »
Virevolter ! Il ose, il ose m’annoncer ça le plus calmement du ciel ! Sans plus réfléchir, je m’élance, je me jette sur lui, l’encerclant d’innombrables tentacules d’air. Il vitupère, il gémit et se débat tel un forcené, mais je le tiens, je l’étrangle, ce petit tourbillon impuissant !
Un courant vif m’attaque alors par derrière, sa lame de vent tranche la majeure partie de mes défenses. La douleur m’étreigne et m’oblige à lâcher mon adversaire. Lui, s’éloigne, semble vouloir partir ; cependant, il hésite, puis fait demi-tour. Mon agresseur s’empresse de le rejoindre. Ils s’enlacent, s’entremêlent, on ne peut plus joyeux dans ces circonstances. C’est elle ! Cette vaporeuse alizé, transformée en tornade par la colère ! Je vais pouvoir me venger une bonne fois pour toute !
« Vous payerez chaque blessure que vous m’avez infligé ! »
« Jamais ! Nous t’éteindrons ! Avant, avant que tu ne fasses quoi que ce soit ! Meurt ! Meurt et laisse-nous en paix ! »
Nos deux formes foncent l’une vers l’autre. Le choc est si brutal, explosion de gaz, extrême risée ; je ne comprends plus rien, mais je tourne, griffe, lacère tout ce qui passe près de mes extrémités. Je sens les récoltes des rampants voltiger, me chatouiller, au même titre que les bêtes et les planches de bois. D’un autre côté, l’ennemi me taillade sans discontinuer, je riposte de plus belle. La résistance est trop grande, ils vont me battre ! Comment est-ce possible ?! C’est moi qui mérite d’être aimée, moi qui dois réussir ! Ce n’est que justice !
Pourtant, des fragments de mon être se détachent, la puissance de mes attaques faiblit, et ma frénésie commence à s’estomper. Le souffle qui me porte à la vie s’amenuise, emportant avec lui les émotions les plus primitives. Non, laissez-moi exister ! Je veux rester !
Déjà, je suis redevenue la frêle bouffée que j’étais. Je tente de fuir, en vain. Les deux amoureux jouent avec moi, m'étrillent, me bousculent. Mais je ne peux plus me défendre. Je ne sais plus. Je ne sais pas. Je ne suis rien.

« Riez, moquez-vous de moi, bande de zéphyrs. Un jour, je me dresserai à nouveau ; et là, je vous tuerai… »

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:50

Texte n°4 :

Témoignage :

Où étais-tu pendant tout ce temps ?
Je fonce au dessus des océans, abats des montagnes, détruits des temples ou des civilisations. Je suis la tempête, l'orage, l'ouragan. Je suis la brise qui caresse, ou le raz-de-marée qui déchire. Je suis celui que tu crains, ou celui que tu espères. Je suis ton dieu, ton ami ou ton pire ennemi. Appelle-moi, prie-moi, supplie-moi, et peut être que je t'épargnerai.
Immortel, omniscient, puissant, je suis tout, tout ce que tu as toujours voulu être, l'incarnation de tes peurs mais aussi de tes désirs les plus refoulés. Libre, pur esprit, je suis partout tout en étant nulle part. Je vois tout. Je te vois, toi, petite créature apeurée, fourmi qui ose braver mon courroux ou chose bruyante faite de chair et de douleur. Attrape-moi, joue avec moi insecte, envole-toi et retombe dans un grand « crac ».
Je ne te rattraperai pas. Tu ne tiens que grâce à mon fil, à mon humeur changeante. Tu peux m'apprécier, puis me maudire, je m'en moque. Des vies comme la tienne, j'en ai vu des milliards. Tu es petit. J'ai vu tes rois, tes princes, tes héros, ceux que tu appelles dieux, je les ai vus se battre, s’entre-tuer, bâtir ton histoire que tu récites si fièrement. J'ai assisté à leur mort, et ai ri en les entendant rendre leur dernière souffle.
Aujourd'hui, ils sont là, avec moi, en moi, mais ils ne sont qu'un murmure, un souvenir. Toi aussi, tu n'existeras bientôt plus. Regarde, il suffirait que je te pousse pour que tu trébuches. Un simple « pschiit », et te voici effondré. Tu râles, tu ne comprends pas, et pourtant, je suis là, je tourbillonne près de toi. Mais pas seulement, je suis aussi à l'autre bout de ton monde, au dessus d'une forêt lointaine en train de hurler, dans cette jupe qui se soulève, je suis dans la respiration de la femme que tu aimes. C'est moi que tu embrasses le soir avec tant de passion, c'est moi ce martèlement continu dans ton corps, ce « bam-bam-bam » qui ne s'arrêtera qu'au moment où je l'aurai décidé.
C'est ainsi. Ce monde est à moi, et tu n'y es qu'un passager. Je peux t'accepter, mais au final, tu partiras quand même. Toi aussi, et il ne restera rien. Rien que mon souffle, ma rage, et ma colère.
Et tu ne m'entends pas de toute façon ? Je suis là, je te parle, mais tu continues à avancer, à faire comme si de rien n'était. De toute façon, tu n'as aucun intérêt. Tu es comme tes semblables. Alors, je pars, je fuis, je crie. Et je continue à détruire.

J'ai juré de te protéger.
Je file dans les rues de cette ville. Je vais vite, si vite, plus vite que quiconque, plus vite que n'importe quelle pensée. Je m'amuse. Je longe les trottoirs, me faufile dans la circulation, escalade les façades des immeubles. Je saute du haut des ponts, me mue en tornade pour effrayer les badauds, je gronde, retourne dans les cieux et hurle mon plaisir au monde.
Des éclairs, de la lumière, de l'eau, des millions de petites gouttes d'argent qui s’entrelacent en tombant, et moi qui les fait danser. C'est un ballet, une véritable symphonie. C'est ma musique, je joue, mais tous s'enfuient. Pourtant, c'est beau, c'est si beau. Ils appellent ça le tonnerre, l'orage, ils ne comprennent pas. Regardez, regardez, il suffit juste que vous regardiez, leviez la tête et contempliez la splendeur que j'ai crée. Ils ne vous frapperont pas, pas cette fois. Ces couleurs, ce jeu d'ombres et de lumières, ces formes, cette majesté, ce... c'est moi qui l'ait fait !
Mais rien, je n'entends rien. Que des soupirs, des grognements. Ils se cachent, regardent le sol, tremblent sous leur couette. Comme toujours. Comme depuis tous ce temps. Rien n'a changé.
Alors je pleure, et mon souffle devient tempête. J'explose, la mélodie devient assourdissante, les sommets des montagnes qui englobent votre horizon se teintent d'une couleur rouge sang. Mes larmes s'intensifient, et je hurle. A la vie, à la mort, à cet univers que vous avez crée et où je n'ai pas ma place. Vous êtes si nombreux, et moi... et moi, je suis immortel. Alors, mourrez, mourrez, c'est tout ce que vous savez faire. Et rejoignez-moi dans mon ennui.

Tu es celle que j'ai toujours voulu rencontrer.
Cette ville. Je veux la réduire à rien. En finir avec eux une bonne fois pour toutes. Je change de forme, et pénètre dans ses rues, dans ses ruelles, à l'intérieur de ses places ou de ses bâtiments, gonfle les eaux de son fleuve. Je sens leur peur, leur lassitude. Je cache le soleil, ils ne m'aiment pas, ils ne m'ont jamais aimé en fait. Je souffre, j'en ai conscience mais ça ne m'arrête pas. Je veux briser, ruiner, massacrer, partager cette douleur qui déchire mes entrailles.
Gronde, tremble, vibre, piétine, écrase ! Vous ne m'aimez pas alors craignez moi ! C'est ainsi que ça doit être. Moi, moi, moi, moi, et vous. Contre vous. Et tout s’achèvera de cette façon.
Je suis le roi de l'Enfer, et c'est par ma bouche que j'appelle les armées de l'Apocalypse. Je les mène au combat, je suis à l'avant garde et je parcours les rues de cette grande cité pour y apporter le chaos. Je souffle, j'inspire, je saccage, je réduis à rien votre orgueil. Je vis pleinement, une ultime et dernière fois.
Le second acte va commencer, je m'envole vers les cieux, nuage de terreur et de colère sourde quand soudain...
Une lumière, une musique qui combat la mienne pour y apporter de subtiles notes. Je m'arrête tout à coup, et le temps suspend lui aussi sa course. Un son de clochettes, un doux parfum. L'océan.
Elle est là, devant moi. Elle danse sous mes larmes, virevolte, inconsciente de ma fureur, du grondement de mon âme. Les autres se terrent, et elle, elle m'illumine.

J'ai l'impression de t'avoir toujours connu.
Je ne peux plus faire un mouvement. Elle a figé le dieu du vent en personne. Elle est belle, elle sourit, tout en grâce et en féminité. Quelque chose se tord en moi. Je laisse un rayon de soleil la frapper, et ça ne fait qu’accroître son bonheur. Alors, j'ouvre davantage la voûte de ténèbres, et je la baigne de lumière. Juste sur elle, sur cette femme, sur cette enfant, aux grands yeux, si bleus, si profonds, que je m'y perds.
Elle est l'océan, elle est la mer, elle est l'endroit où je ne peux souffler. Elle ne me crains pas, elle marche, les yeux levés, la tête haute, j'ai l'impression qu'elle me comprend. Elle a l'air si fragile pourtant, si douce. Je pourrais la briser. Je m'approche, je caresse son visage. Elle a la peau pâle, d'ivoire, ses cheveux sont blonds comme les blés et sa peau est si douce. Je tourne autour d'elle, je danse aussi, je suis un tourbillon de feuilles mortes, elle accepte ma valse.
Je sens son cœur battre, je sens sa chaleur, et la beauté de son âme. J'oublie tout, ce que je suis, mes siècles d'errance, mes tourments, ma colère. J'arrête l'orage et ouvre un peu plus le ciel. Les autres ne sortent pas, le monde est à nous, complètement à nous. Elle me regarde, elle me voit. Je prends lentement forme. Je n'ai pas peur, elle m'a accepté. Je l'ai cherché, pendant tous ce temps, tous ces millénaires, et la voici. Un ange, une explosion, une déesse. Mon harmonie.

Pense à moi, et j'apparaîtrai aussitôt.
Qui est elle ? D'où vient-elle ? Et est-elle simplement réelle ? Je m'en moque. Ce n'est peut être qu'un mirage, une illusion, car après tout, il ne peut exister de femme aussi parfaite, et pourtant elle est là, devant moi, et c'est la seule chose qui compte.
Elle sourit, et son visage, l'éclat de ses yeux est la plus belle vision que je n'ai jamais vu. Les montagnes les plus hautes, les déserts les plus brûlants, les jungles les plus épaisses, les constructions les plus majestueuses des hommes, tout ça n'est rien comparé à ce sourire. J'ai vu la création du monde, j'ai vu les temps d'avant l'histoire, j'ai vu des millénaires d'art, de civilisation, je vois mon futur, l'infini qui s'étend devant moi, et pourtant, j'échangerai tout, mes souvenirs, mon avenir, tout ce que je suis et aurai pu être pour revoir encore une fois ce sourire. Mon âme s'embrase, je crée notre propre univers. Sur cette place, je tourne, je chante, et elle m'accompagne.
Nos deux voix s’entremêlent. Je la prends par la main, et l'emmène vers des endroits qu'elle n'aurait jamais imaginé voir. Je lui montre mon monde, ma vie, je me confie à elle. Elle flotte à quelques centimètres du sol, belle et innocente. Je caresse son visage, joue avec ses boucles dorés, et lui promets tant et plus. Aucun mots échangés, et pourtant des promesses, des rires, des existences. Des âges passent peut être autour de nous, le temps défile mais plus rien ne compte. C'est un rêve, une vision, je l'ai cherché pendant si longtemps. Une amie, une confidente, ma Muse. Celle avec qui je veux être, celle que je veux protéger. Celle qui fera disparaître ma colère.
Nous nous envolons. Est-ce de l'amour ? Non, c'est bien plus que cela, tout en étant différent. C'est plus puissant, plus noble, c'est une attache, une ancre, un lien unique et absolu. Un feu d'artifices dans mon cœur. Je veux seulement être avec elle, à ses côtés, être là, près, proche, l'entendre me parler, voir son sourire. L'écouter, partager, lui montrer mille et une merveilles, la voir seulement heureuse.
Une amie, c'est donc ça une amie ? Et à la seule évocation de ce mot, je perds pied et sombre dans des gouffres de bonheur. Nous continuons à danser, le soleil brille, et je refais tomber quelques gouttes. Elles glissent sur ses cheveux, et voilà qu'apparaît sur son front un merveilleux diadème de cristal.
Je sens qu'autour de nous, le temps a repris sa course, les gens sortent, ils nous observent, froncent les sourcils, mais elle s'en moque. Elle continue à être heureuse, à virevolter. Et je la suis, tendrement. Je vois le monde entier, mes vents soufflent aux quatre coins de la terre, mais il n'y qu'elle que je regarde.

Montre moi ton univers.
Et enfin, elle s'arrête. Essoufflée. Un voile de vapeur sort de sa bouche, et je sens son corps encore chaud trembloter. Pourtant, tout à coup ses yeux s'illuminent, et son cœur bat plus fort. Je change de point de vue, et l'aperçois à mon tour.
Elle se redresse enfin, et reprend sa course. Vers lui, vers cet homme qui s'approche avec un parapluie. Il la prend dans ses bras, et la fait tourner. Ils s'enlacent, s'embrassent, continuent quelques instants notre danse. Ils ont l'air heureux, ils rient. Le rêve s'achève, et je laisse ma belle à son prince charmant. Mes vents me portent, je pars, je fuis encore une fois. Loin, je veux partir, je m'envole mais quelque chose me retient. Elle a levé les yeux, elle me regarde, elle me reconnaît, elle me sourit et mon univers s'illumine à nouveau. Elle existe, elle est là, devant moi, le lien est crée, il est inébranlable.
J'ouvre complètement le ciel, écarte les nuages, caresse une dernière fois son visage, puis sur une douce brise, disparais. Ailleurs, non loin, avec son souvenir dans mon cœur.
Je reviendrai, je serai là, toujours, près de toi. Je te protégerai, jamais je ne te trahirai, je te regarderai, tu seras heureuse, je te le promets.
Je suis le vent, tour à tour, orage, tempête sévère ou ouragan, toujours mouvant, toujours changeant, mais aujourd'hui, j'ai trouvé un endroit où résider. Dans ton cœur. Dans le cœur d'une véritable amie.

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:51

Texte n°5 :

Un réveil explosif

Je dormais tranquillement quand, de nouveau, mon voisin m’a réveillée de son grondement sourd. Il n’y avait pas de tempête aujourd’hui, le ciel était bleu et promettait une journée calme… Pourquoi donc ce fichu volcan en a décidé autrement ?
Déjà, depuis plusieurs mois, ses sursauts répétés avaient poussé les habitants de l’île à fuir en bateau, me labourant le dos de leurs coques à chaque passage. N’allais-je pas enfin avoir droit à un peu de calme ? Il semblerait que non…
Soudain, tout se met en mouvement, je me sens agitée de tressaillements, encore un tremblement de terre. En soupirant, je lève mes yeux vers le cône qui domine l’île et vois une épaisse fumée s’en échapper, et là je me dis que ce n’est pas comme ces derniers mois : aujourd’hui, mon voisin se fâche vraiment, comme il ne l’a encore jamais fait.
Une détonation déchire le silence, le volcan crache des cendres et des pierres ponces qui montent dans le ciel, puis retombent brutalement sur moi. Je me débats pour y échapper, au moment où des ondes de choc me parcourent, je veux fuir loin de ce chaos. Je me replie sur moi-même, puis je m’élance à toute allure, balayant tout sur mon passage. Le fond essaie de me retenir, mais je ne veux pas, je résiste, j’arrache tous les obstacles, les roches, les coraux, les coquillages. Je les sens bouillonner dans mes entrailles, s’entrechoquer, éclater en mille morceaux et me labourer de l’intérieur.
Alors j’accélère encore l’allure pour ne plus avoir mal, il faut que je fasse quelque chose pour arrêter la douleur : j’aperçois devant moi des terres, et si je m’y réfugiais ?
Je fonce, n’ayant plus que cette idée en tête, j’enfle et je me jette en avant, pour ne plus souffrir… et je réalise mon erreur en entendant des hurlements tandis que je bute sur de nouveaux obstacles qui me lacèrent comme mille épées dressées sous mon ventre. Emportée par mon élan, je n’ai pas réalisé que ce n’était pas sur une plage de sable fin que j’allais m’effondrer, mais sur une côte habitée, dont les constructions essaient de me résister : elles le font en vain, je les balaie comme des châteaux de sable, rugissant de colère. Des fourmis courent dans tous les sens en criant, je les rattrape en quelques secondes et les engloutis, en réalisant que ce ne sont pas des fourmis, mais des hommes, des femmes, des enfants… J’essaie de reculer, je les emporte avec moi, je les sens se débattre dans mes flots, cherchant leur souffle, mais n’avalant que de l’eau, et bientôt je les sens mourir, n’être plus que des fétus de paille que je brasse. Tout vole sur mon passage, les coques des bateaux se pulvérisent sous mes assauts, leurs voiles montent dans les airs, emportées par le souffle de l’éruption qui m’a suivie, tandis qu’un épais nuage de cendres s’étend dans le ciel, cachant bientôt le soleil.
J’essaie de me calmer, de retenir mon souffle et de surmonter la douleur qui me laboure encore les flancs. Je regarde autour de moi, tandis que mon dos est encore agité de sursauts, et je découvre un paysage dévasté, balayé par les mouvements désordonnés que j’ai faits sans réfléchir. Je sens en moi flotter des débris et des corps, tout cela me rend malade et je n’ai plus qu’une envie, vomir tout cela, me purifier. Alors je me mets à tousser, à cracher, pour expulser tous ces corps étrangers qui me souillent, les rendre à cette terre d’où je les ai arrachés. Je reviens sur mes pas, je les rejette sur cette côte dévastée, puis je repars aussi vite, je fuis pour retourner au large, où je m’arrête : pas question de retourner vers mon voisin, je n’ai plus qu’une envie, ne plus rien sentir. Alors je ferme mes yeux et je me rendors.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:51

Texte n°6 :

Sullivan Prescott

J'ai croisé ton regard, Sullivan Prescott.
Je te connais. Je sais qui tu es. J'ai plus souvent qu'à mon tour eu vent de tes exploits. Ta réputation n'est plus à faire. Ton nom est déjà mondialement connu et reconnu. Sullivan Prescott...
Marin, moussaillon sans passé et du jour au lendemain capitaine décoré. J'ai accompagné tes périples d'un souffle épique, supporté tes batailles à force de bourrasques et bordé tes rêves d'un zéphyr enchanteur.
Par delà l'horizon, des mers bouillonnantes du Sud jusqu'aux océans glacé du grand Nord. Mes sirènes ont chanté ta légende, explorateur. Le puissant Kraken a chu sous tes canons pendant la bataille de la baie des noyés. Le Léviathan lui-même s'est incliné devant la bravoure du capitaine Sullivan Prescott...
Conquérant de l'Atlantide, vainqueur de la grande course des saisons, sauveur des naufragés de l'île du Crâne, terreur des pirates. Tu as accompli bien des choses Sullivan Prescott, mais tu as commis bien plus de crimes encore. Tueur de baleines, chasseur de requins, boucher des tritons, saigneur des rivières...
Je t'ai vu changer Sullivan Prescott. J'ai vu tes rêves d'aventure se muer en soif de gloire. Tes yeux ont occultés la menace des cieux. Tes oreilles sont devenues sourdes à tous les avertissements. Amiral, entendais-tu seulement, ce matin-même, les mises en gardes de ton équipage ? As-tu constaté la terreur qui les paralysait ? T'es tu soucié du sort de tes hommes l'espace d'un instant ?
Tout-le-monde change au fil du temps Sullivan Prescott, même les héros et les légendes.
Que vois-tu désormais lorsque tu regardes dans ta longue-vue ? Que te murmure la brise pendant que tu fixes l'horizon ? Le vent n'est plus pour toi que silence. Je ne vogue plus à tes cotés comme je le faisais jadis. Ce temps est révolu.
Mais j'ai croisé ton regard...
Même maintenant, après tout ce temps, tu l'as toi aussi ressenti. Ce frémissement à la surface des eaux, cette énergie qui fait vibrer le plus petit courant d'air, le prélude à un déchaînement qui t'es familier. Prends conscience de ce qui t'entoure Sullivan Prescott. Découvre avec effroi dans quelle position tu te trouve et rappelle toi les deux frégates qui escortent ton bâtiment.
-Matelot ! Contactez l'Atlante et le Neptune, donnez l'ordre aux capitaines de retourner à quai !
Regarde le, il est mort de trouille, vois-tu ? Contemple le fruit de ton arrogance. Tu es bien le dernier à s'apercevoir des dangers que tu fais encourir à chacun.
-Monsieur...
-C'est un ordre, transmettez ! Nous poursuivrons seuls notre route.
Qu'est-ce donc ? Ta fierté serait-elle à ce point démesurée ? Ou bien te souviens-tu de ton courage d'antan, de ton mépris du danger et des conséquences ? Moi je le sais, et toi Sullivan ?
À présent le Trident vogue de nouveau en solitaire. Ton vaisseau peut-il toujours te sauver de la tempête qui s'annonce ?
Donne tes ordres Amiral ! Fais moi l'honneur d'un affrontement digne de ce nom. L'océan ne pardonne jamais à ceux qui l'offensent. Peu importe la volonté qu'ils emploient à survivre, ils sont punis sans la moindre clémence, sans espoir de réparer leurs fautes.
Voici qu'il pleut, à torrent. La nature elle-même met en scène ton dernier combat Sullivan Prescott, tires-en un peu plus de fierté et prépare-toi, mes armes sont prêtes. Grave dans ton esprit ces minutes oppressantes qui précèdent le chaos. Garde les à jamais en mémoire. Fais en ton chemin de croix. Ton heure est venue.
Que ton déclin soit un avertissement adressé au reste du monde. J'ai respecté ta bravoure, récompensé tes efforts, j'ai lu dans ton regard toute la noblesse qui peut habiter l'humanité. Sais-tu seulement qui je suis, Sullivan Prescott ? Devines-tu que j'ai toujours été là, attendant patiemment ? Saches-le, Amiral, je te connais. Je sais mieux que toi-même qui tu es.
Je peux voir dans ton cœur. Je peux sentir la vaillance qui le fait battre et la peur qui noue tes entrailles. Que t'imagines-tu ? Penses-tu que Charybde va tenter d'avaler ton navire en même temps que les eaux sur lesquelles il flotte ? Crois-tu que les sirènes vont tenter de charmer ton équipage et de l'envoyer par le fond ? Quoi alors ? Le Léviathan surgira-t-il subitement du bout du monde ? Va-t-il abattre son courroux sur le magnifique Sullivan Prescott ?
Tu te leurres. Ta légende touche à sa fin. Tu n'accompliras pas plus d'exploits dans ce monde. Ta vanité te masque l'ampleur de ton erreur. Tu n'es plus un héros, mais un vieillard aigri et présomptueux. Il est trop tard pour faire demi-tour, ne le vois-tu pas ? Il n'y a dans ses eaux nul monstre. Aucune cité sous-marine ni aucune épave perdue n'habite ses profondeurs. Tu t'es aventuré trop loin de ta route.
J'ai croisé ton regard, Sullivan Prescott, et tu as été saisi d'horreur en fixant mon œil.
Comprends-tu à présent ? Tes hommes tremblent sous la pluie glacée, ton précieux Trident tangue sous mes assauts. Regarde-moi, contemple-ma fureur et le déferlement de ma colère. Le courant t'emporte, les vagues frappent ta coque et mon souffle gonfle tes voiles jusqu'à les déchirer !
Tout est déjà fini vieil-Amiral ! Tous tes efforts seront vains.
Tu as conduit tous ces malheureux jusqu'à leur perte. Vois comme la mer les avale ! Saches qu'il n'est de mort plus douloureuse que la noyade. Tu t'es cru supérieur, mais l'océan n'a pas de maître ! Je ne te suis pas soumis, humain ! Viens à moi !
Le choc t-a-t-il désorienté ? Te rappelais-tu du goût de l'eau, de la morsure du sel sur tes plaies ? Remonte à la surface ! Respire et admire ma puissance !
C'en est fini de ton bateau. Il a chaviré. Le mat baigne pendant que la quille est à l'air libre. Il va couler lentement. Tous tes hommes sont à l'eau. Toi même, Sullivan Prescott, te voilà ballotté par la tempête, agrippé à la porte de ta cabine. Tu as fait ton temps. Aujourd'hui tu as perdu.
Mais n'entend pas t'en tirer ainsi. Ma victoire est éclatante et tu es toujours en vie. Tes fautes sont trop grave. Je ne te porterais pas le coup de grâce. Tu ne le mérites pas. Vois déjà le ciel s'éclaircir et le vent perdre de sa force. Les eaux t'ont vaincu. Tu es à leur merci.
Je ne te tuerai pas. Les sirènes n'adouciront pas ton agonie. Même les tritons que tu as exterminé ne reviendront pas des enfers pour te prendre. Tu mourras comme l'humain méprisable que tu es devenu. Le héros n'aura pas de fin à sa hauteur. Ça ne se passe pas comme ça.
La faim et la soif te terrasseront. La maladie te toucheras peut-être. Avec un peu de chance, tes blessures inciteront les requins à abréger tes souffrances. Quant à moi, je me retire.
Adieu, Sullivan Prescott...

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:52

Texte n°7 :

« Meuh » fait la vache qui vient just de ratterir après un petit vol sur 30 kilomètres. Je savais que c'était une erreur de m'aventurer dans l'Atlantique à cette période de l'année. Le vieux Mahmoud, Sirocco millénaire, m'avais bien prévénu : Pas en ce moment, c'est la saison des amours des papillons tokyoïtes. Et moi, en petit vent arrogant, j'avais décidé de braver la recommendation. Au début, tout allait pour le mieux, je passait tranquillement au dessus de l'Océan délicieusement calme, quand d'autres vents me rejoignirent. En gentlewind, je les avais accueillis avec joie, heureux de briser la solitude qui,avouons le, n'avait pas encore commencé à être pesante. Mais au bout d'un certain temps, quand nous fumes plus d'une centaine, il fallut désigner un chef pour nous diriger. Par malheur, c'est sur moi que cette résposabilité échut. Bien sur, sur le coup, je m'était empourpré d'orgueil, comme un vent chaud, mais les ennuis n'allaient pas tarder à arriver.

Ce fut la nuit, alors que nous approchions des cotes américaines, qu'un petit vent, minuscule vint demander asile dans notre communauté. Pris de pitié, je l'accepta volontiers. Et lorsqu'il fut entouré de toute part par les autres vents, il dit de sa voix grave :
« Fous, vous avez pechés, vous vous êtes aventurés dans la voie du sacrilège, la voie du mal. Le Dieux des Vent va vous punir!!! »
Et a l'exact moment où il finissait sa sentence, un éclair traversa le ciel. Probablement juste une facétie d'un éclair, leur fameux sens de l'humour étant connu. Mais cela suffit à engendrer un mouvement de panique au sens de notre communauté. Au sens du désordre incroyable, je vis le petit vent s'en aller. Et en son sein, invisible jusqu'alors, un papillon. Je ne pouvais rien faire. J'étais le chef désigné, avec le pouvoir absolu, mais j'étais inutile face au pouvoir de la peur.

Nous survolions les Etats-Unis quand ce remue-ménage commenca à causer des dégats au sol.Tout disparaissait sur notre passage, et j'avais beau crier, j'avais beau m'époumonner, rien n'y changeait. J'étais devenu un cyclone. Mais après un temps infini de désolations diverses, les vents voisins ont commencés à se calmer. Le jugement divin n'était pas arrivé, la peur n'avait plus lieu d'être. Mes compagnions se sont éloignés les uns après les autres , me laisant seul, au dessus d'une ferme dévastée.

Et puis j'entendis les ondes radios qui parlaient tous du cyclone. De moi. Les hommes m'avait surnommé Sebastien. Alors, j'ai compris :
« Je suis une légende.»

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 28 Avr 2012 - 21:53

Texte n°8 :

Pour la 132 000 425 089 ème fois… Non, attendez : c’était pour la 132 000 089 425 ème fois… À moins que… Zut, j’ai toujours eu du mal à compter…
Bref : une fois de plus, j’allais assister à la réunion de la L.A.D.Y.G.A.G.A (Lourde Assemblée Des Gigantesques Acteurs de la Gestion Atmosphérique ; le Y est là pour faire la liaison, même si à une époque, on avait évoqué la possibilité de l’inclure réellement dans l’acronyme en utilisant le mot « Yétis », mais certains ont trouvé que cela pourrait nuire à la crédibilité de l’association et l’idée fut abandonnée), réunion donc, qui se déroulait dans l’amphithéâtre nuageux.
D’un pas lourd, je pris place parmi mes congénères. Cumulonimbus poussa un cri quand je m’assis sur lui par inadvertance.
- Oh, je t’avais pris pour un des gradins, m’excusai-je.
Tandis que Cumulonimbus grommelait (« Vais tous les encumuler, moi ! »), je posai mes fesses sur un autre pan de nuage. J’arrivais juste à temps : à peine m’étais-je assis que la réunion débuta. Cette fois-ci, Orage présidait. Je fus un peu soulagé : avec lui, les discussions étaient toujours électriques.
- Mes chers collègues, mes amis, mes frères, gronda-t-il (une vieille habitude, chez lui). Si nous sommes réunis ici et maintenant, c’est pour discuter d’une affaire très importante : les hommes semblent avoir atteint un point de non retour dans la pollution de la planète terre, et je pense qu’il faut leur donner une bonne petite leçon.
- Ca fait des millénaires que je le dis, scanda Océan, qui adorait faire des vagues. J’écume de rage !
Ce qu’il fallait prendre au mot : il se mit à baver un flot de bulles et je crus qu’il allait se noyer en… Et bien, en lui-même.
- Navrant, souffla Tornade (Magma, son voisin, en eut le brushing défait). Bon, et si on tentait une fonte des glaciers ? Mort par noyade. Rapide, efficace.
- Objection, intervint Blizzard sur un ton polaire, ce qui jeta un froid tel que tout le monde grelotta. Je suis déjà affaibli par les effets de serre, et Océan a déjà bien trop de pouvoir. Hors de question de me laisser engloutir par ce baveux.
- On p-p-pourrait les s-s-s-secouer ? suggéra Séisme.
Mais le pauvre tremblait tellement qu’il s’enfonça dans son siège en nuage et disparut six pieds sous terre. Enfin, sous ciel.
- C’est bon, je vais le repêcher, marmonna Océan en traînant ses pattes liquides. Encore une idée qui tombe à l’eau.
- À propos d’eau, nous pourrions utiliser le bon vieux déluge, reprit Tornade. Ca, ça a fait ses preuves.
- On voit que c’est pas toi qui pisses, grogna Cumulonimbus. Puis il y aura toujours un malin pour construire une arche, en bas.
- Quelques coups de foudre bien placés ? tenta Orage.
- Oh non, protesta encore Cumulonimbus, on voit aussi que ce n’est pas toi qui les ch…
- Des éruptions simultanées ? s’enflamma Magma, toujours chaud bouillant. J’adorerais laver l’humanité, mouhahaha !
- Des cratères en rut partout sur la planète ? s’insurgea Blizzard. Je préfère encore me noyer dans l’autre flaque.
- C’est moi que tu traites de flaque ? cria Océan, qui remontait avec Séisme.
La suite se perdit en un brouhaha sonore, et je soupirais. Magma vit rouge, Océan mit ses grains de sel partout, Séisme fut pris d’une crise de spasmophilie aiguë, Orage tempêta, Tornade eut le tournis, Cumulonimbus péta et je crus même voir Blizzard se plaindre d’un rhume de tête.
- Dites...
À mon grand étonnement, les autres se turent lorsqu’ils m’entendirent prendre la parole.
- Si vous me laissiez traiter ça, une fois de plus ? dis-je avec patience. Je crois que de nous tous, je suis celui qui a encore la meilleure emprise sur les hommes.
- Mouais, fit Océan. Même si on se demande si tu as vraiment ta place dans la L.A.D.Y.G.A.G.A.
- Roumbabaha ! (C’était la manière de tousser d’Orage.) Ce sujet a déjà été discuté, Océan. On ne va pas y revenir.
Je hochai la tête. Orage me fixa, indécis, puis lança un regard circulaire à l’assemblée. Chacun hocha la tête en guise de consentement (Séisme fut le plus vigoureux), sauf Tornade, qui décida de lui mettre un vent.
La décision fut donc prise et la réunion se termina. Sans tirer une gloire quelconque, je me retirai et redescendis sur terre accomplir mon œuvre. Il faut toujours laisser le Temps faire…

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 10:57

Et ben, les auteurs des premiers textes se sont donnés le mot, jolie prose ! Dommage qu'ils soient si courts, ça casse un peu tout, comme si l'auteur avait peur de ne pas pouvoir assurer une telle qualité sur la longueur...
Tandis que les deux derniers sont marrants, c'est presque à se demander lequel a été écrit par Hardkey !

Finalement, j'ai hésité entre deux textes qui me paraissaient les plus aboutis. Un petit détail m'a fait cependant choisir après une profonde réflexion. Mais j'espère bien retrouver ces deux textes pour la finale !

En tout cas, la qualité était au rendez-vous. C'est la première fois qu'on a l'impression d'être dans un concours officiel, organisé par une maison d'édition...
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fosiliaz
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 11:44

Tiens ! Cette fois le vote est à deux tours...
POur répondre à Ilaan, les textes sont courts car la "limite" donnée par Hellwing était de 300 mots minimums, ce qui finalement est assez peu...

Sinon les textes sont tous intéressants, différents et bien écrits, le choix va être rude !
Je me donne encore quelque jours pour réfléchir avant de choisir celle qui remportera mon suffrage...
Une fois encore félicitation à tous les auteurs : la qualité est là !


Dernière édition par fosiliaz le Dim 29 Avr 2012 - 11:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 11:53

Bon, j'hésite entre les textes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. J'ai déjà essayé deux fois de voter mais au dernier moment j'ai décidé de tout relire. Un grand bravo à tous. En passant, le L.A.D.Y.G.A.G.A c'est super bien trouvé ::lol:
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 12:02

Justement, il n'y avait pas de limite non ?

Edit : ah si, mais au moins 300 mots, pas moins que 300 mots.
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 12:09

Punaise, mon texte fait peine à voir par rapport aux trucs géniaux que vous avez écrits Shocked
j'ai failli voté pour le mien, pour avoir au moins une vote, mais finalement j'ai décidé de voter pour le 8, car il est bien funky Very Happy

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 12:18

Bravo à tous vos textes sont magnifique.
Je vais avoir dur à choisir.
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 13:36

Bravo tout le monde, de très beaux textes, tous différents dans leur style et de très bonne qualité, j'ai passé un très bon moment en les lisant.

Après, pour le vote, j'ai donné ma voix à mon coup de coeur, celui qui m'a fait réagir tout de suite à sa lecture et m'a donné le plus de plaisir... et de rire, même si le sujet ne s'y prêtait pas à première vue.

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 13:51

Très joli, tout le monde s'est encore donné beaucoup de mal. Ca fait plaisir de voir que les concours sont toujours pris très au sérieux. Pas franchement d'hésitation de mon coté cependant, voté ! génial
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 14:46

A voté !

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 29 Avr 2012 - 17:09

Je me suis décider et j'ai voté!
Encore bravo à tous! cheers
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Ven 4 Mai 2012 - 17:33

A volé au beau milieu de la tempête ! euh Voté!
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Ven 4 Mai 2012 - 18:14

Vos textes sont remarquables, bravo à tous.

J'ai voté pour le texte que j'ai tout de même préféré.
Il y en a eu un que j'ai vraiment apprécié.

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Ven 4 Mai 2012 - 19:58

Y'a du niveau comme on dit chez moi!
J'ai voté pour mon préféré également ;-)
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Sam 5 Mai 2012 - 20:54

Votes clos !

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 6 Mai 2012 - 11:29

Je ré-ouvre le topic pour que vous puissiez vous dénoncer Smile

Bon courage aux deux finalistes !

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 6 Mai 2012 - 11:32

Bon, comme déjà dis dans le topic du 2nd tour, j'étais l'auteur du texte 6. Encore félicitations aux deux finalistes et bravo aux autres génial
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Lemli
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 6 Mai 2012 - 11:35

Me dénoncer ? Oui, j'avoue, j'avoue tout ! ^^

J'étais l'auteur du texte 3. Je remercie d'ailleurs la personne qui a voté pour moi... Bon, c'est moi, mais je me remercie quand même... Si je ne méritais pas de gagner, j'aurais pensé faire mieux que zéro. Pire aurait été difficile, de toute façon. Very Happy

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hardkey
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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   Dim 6 Mai 2012 - 11:37

Je remet ici que j'ai écris le texte 7

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MessageSujet: Re: concours n°30 - votes   

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