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 concours n°33 - votes

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Quel texte préférez-vous ?
Texte n°1
25%
 25% [ 4 ]
Texte n°2
31%
 31% [ 5 ]
Texte n°3
44%
 44% [ 7 ]
Total des votes : 16
 

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Niko
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MessageSujet: concours n°33 - votes   Dim 19 Aoû 2012 - 22:53

Voici le moment de voter pour le texte qui a retenu votre choix pour le concours.
Vous avez jusqu'au 31 juillet août - 22h pour vous prononcer.

Bravo à tous les participants et bonne chance à tous !

Texte n°1 :

ROME



J’avançais dans les rues pleines de monde, sur les traces de Philippus, tenant un morceau de sa toge de la main droite pour ne pas le perdre. Tout en marchant, je ne cessais de jeter des regards furtifs tout autour de moi : mais où que se portent mes yeux, je ne voyais que de la pierre et des bâtiments à perte de vue. Où étaient donc les forêts verdoyantes de ma Gaule natale, celles où je pouvais courir en toute liberté en inspirant à pleins poumons ? Ici, tout m’étouffait, j’avais du mal à respirer.
Je soupirai et reportai mon attention sur Philippus qui, devinant sans doute l’appréhension qui me saisissait, me prit par l’épaule pour m’amener à ses côtés, me protégeant de sa haute silhouette.
Autour de nous, la foule se faisait de plus en plus dense, comme un monstre sur le point de m’avaler ; je commençais à sentir la panique monter en moi, comme si j’étais prise au piège. Je voulais sortir de là, mais je ne pouvais pas, je ne pouvais que suivre le mouvement, coincée au milieu de cette marée humaine, et malgré moi, je me mis à trembler légèrement.
Devant nous se dressait un édifice massif vers lequel convergeait la masse. Des gens arrivaient de toutes les rues environnantes, et envahissaient l’avenue sur laquelle nous avancions.

Je me souvins de ce que m’avait dit mon protecteur quand il m’avait ordonné de passer ma plus belle robe :
« Je t’emmène au cirque voir les jeux. »
Je n’avais pu m’empêcher de lui demander, dans mon ignorance de petite Gauloise à peine débarquée à Rome :
« Qu’est-ce que c’est ?
- Tu le découvriras par toi-même, dépêche-toi de t’habiller. »
Notre servante m’avait aidée à passer la robe ; elle ne m’en avait guère dit plus, malgré mes questions, mais j’avais vu qu’elle semblait toute excitée à la perspective de ce que nous allions voir, et je m’étais dit que ce seraient sûrement des réjouissances.

Mais à mesure que nous approchions de l’endroit, je regrettais d’être venue. Je n’avais pas encore l’habitude des grandes foules, ni de la ville d’ailleurs. J’étouffais au milieu de ces monstres de pierre qui semblaient prêts à m’engloutir, plus particulièrement celui vers lequel nous avancions tous. Je voyais les gens s’engouffrer sous ses arcades et disparaître dans l’obscurité, comme avalés par le vide. Je sentis mon cœur s’accélérer tandis qu’arrivait notre tour, et la fraîcheur des lieux me donna la chair de poule, accentuant mon tremblement. La foule se resserrait autour de moi dans ce couloir seulement éclairé de quelques torches. Je voulais fuir de peur de finir écrasée, retourner me mettre à l’abri dans la maison de Philippus ; mais ce dernier me tenait fermement et m’obligeait à continuer.
Soudain, une grande clarté m’éblouit, et je puis respirer de nouveau plus librement. Je découvris sous mes yeux ébahis des milliers de spectateurs assis sur des gradins, autour d’une vaste arène sablonneuse. Philippus m’entraîna vers un banc de pierre au premier rang sur lequel notre servante posa des coussins pour nous, avant de s’asseoir à côté de moi. Je parcourus les lieux du regard, effarée car je n’avais jamais vu un tel endroit, et tant de gens rassemblés. Les gradins se remplissaient peu à peu, les spectateurs se saluaient, s’interpellaient de leurs places, riaient et criaient : une grande excitation régnait sur les lieux, qui semblait contagieuse. Il y avait là non seulement des hommes, mais aussi des femmes et des enfants. Beaucoup portaient leur plus belle tenue, prouvant l’importance de ce que nous allions voir. Des serviteurs déambulaient et distribuaient de la nourriture que les gens prenaient avec gratitude. Une telle ambiance contribua à me détendre un peu : c’était bien à un spectacle que Philippus m’avait emmenée, et j’allais passer un bon moment. Pourtant, au fond de moi, je n’arrivais pas à y croire complètement, et un sourd pressentiment continuait de m’étreindre.
Une grande clameur retentit dans l’arène, et je me tournai pour voir ce qui se passait : dans une loge au milieu des gradins, quelques hommes et femmes venaient d’apparaître, sans doute des hauts dignitaires. Ils saluèrent brièvement la foule, puis s’assirent.
La rumeur se fit plus basse, et je compris que le divertissement allait commencer. Mais au lieu de voir arriver des musiciens, des danseurs ou des acteurs, je découvris une troupe hétéroclite d’hommes bardés d’armes et de protections diverses. Un malaise s’empara de moi tandis que je redoutais ce qui allait suivre. A leur entrée, la foule s’agita et une rumeur remplit l’arène tandis que les guerriers allaient saluer jusqu’à la tribune. Je pris le bras de Philippus et l’interrogeai, tendue :
« Qui sont ces hommes ?
- Des gladiateurs. Ils vont combattre pour le plaisir du peuple. »
Ma gorge se noua et ma respiration se fit plus difficile : je ne voulais plus assister à des combats, j’en avais déjà trop vu ces dernières années, et le dernier auquel j’avais pris part malgré moi me réveillait encore toutes les nuits quand il envahissait mes cauchemars. J’aurais voulu me lever et partir en courant, m’enfuir loin d’ici pour ne pas voir ça, mais mes jambes me semblaient de plomb et je ne pouvais pas bouger ni détourner mon regard, fascinée malgré moi.
Sur le sable de la piste, les hommes s’éparpillèrent en petits groupes et commencèrent à combattre : tous n’avaient pas les mêmes armes, ni les mêmes protections. Je devinais qu’il y avait des règles, mais je n’avais pas envie d’en savoir plus, et je restai silencieuse, souhaitant que le temps s’accélère et que tout cela en finisse pour retrouver le calme de la maison de Philippus.
Tout autour de moi, la foule se passionnait pour les combats, des encouragements fusaient, j’entendais des noms dominer parfois la rumeur, et je compris que ces hommes, ces gladiateurs, étaient comme des idoles pour le public.
Très vite, les premières blessures arrivèrent, et le sang commença à rougir le sable ; à chaque coup, des cris, remplis d’une joie sauvage qui me terrorisait, retentissaient. Les spectateurs s’échauffaient, et moi je me sentais de plus en plus glacée, remplie d’une appréhension qui ne cessait de croître tandis que les images sous mes yeux se mêlaient à d’autres surgissant dans mon esprit. Ce n’était pas ce combattant au filet qui tombait à genou dans le sable, mais mon frère, quand la lame l’avait transpercé de part en part. Et l’homme qui venait de s’effondrer, un trident enfoncé dans sa poitrine, me rappelait notre druide quand le démon l’avait embroché de sa lance. Et cet autre encore…
Soudain, la foule s’excita encore plus, comme chauffée à blanc, toute son attention tournée vers un seul combat : un homme de haute taille, au visage masqué par la visière de son casque, se battait seul contre trois adversaires. Il avait arraché l’épée d’un de ses concurrents effondré sur le sol et en avait désormais une à chaque main. D’un geste puissant, il croisa les épées et décapita le gladiateur le plus proche, faisant gicler son sang… tout comme il avait décapité mon père un mois plus tôt, quand il avait attaqué mon village. Car le doute n’était à présent plus permis : le démon qui nous avait attaqués, qui avait tué tous les miens et qui m’avait laissée pour morte avant de disparaître, se tenait là sous mes yeux, au milieu de cette arène, en train de massacrer d’autres hommes sous les cris de joie de la foule. Je ne voyais pas son visage, mais je savais, je sentais au plus profond de mes tripes que c’était lui…
J’agrippai le bras de Philippus tellement fort que j’y enfonçai mes ongles, et je soufflai d’une voix haletante et paniquée, en me penchant vers lui, pour qu’il m’entende malgré le brouhaha de la foule :
« C’est lui… c’est le démon qui a détruit mon village ! Il faut faire quelque chose ! »
Il se pencha vers moi à son tour et me murmura à l’oreille :
« Je sais que c’est un démon, mais ici c’est impossible, je ne peux pas aller dans l’arène et le combattre, pas devant toute cette foule.
- Mais c’est un assassin ! Il faut le tuer !
- Ça devra attendre… je sais qui il est maintenant, sous quelle identité il se cache. Je le retrouverai bientôt et je rendrai justice, mais pour l’instant, je ne peux rien faire. »
J’étais anéantie : je voyais ce monstre, sous mes yeux, prendre d’autres vies, et personne ne s’interposait, au contraire, la foule l’encourageait à continuer, à tuer encore et encore. Mes oreilles bourdonnaient du flot de sang qui courait dans mes veines à toute allure, tant mon cœur battait à une vitesse folle, sous la panique. Le vacarme environnant, la chaleur du soleil qui nous assommait de ses rayons et la rage des spectateurs eurent raison de moi : je basculai dans un trou noir.

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Gandalf
-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
Star Wars, Episode V, L'Empire Contre-Attaque

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Dernière édition par Niko le Lun 20 Aoû 2012 - 0:35, édité 2 fois
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Dim 19 Aoû 2012 - 22:54

Texte n°2 :

Le Cirque des Enfants Joyeux.





C'est mon anniversaire, je viens d'atteindre mes treize ans. J'entends ma mère frapper délicatement à la porte de ma chambre pour venir me réveiller avec sa douceur et sa tendresse habituelle. J'aime ces matins-là, où elle vient déposer un baiser sur mon front et que le soleil du matin vient m'inonder de sa lumière et de sa chaleur. Alors que ma mère ouvre les fenêtres, mes narines frétillent tandis que je hume la fraîche odeur des fleurs printanières aux couleurs roses et blanches, symboles de pureté et de réconfort, et me délecte de l'odeur de chèvrefeuille que dégage ma mère. Je me lève et m'habille, puis descends dans la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Je demande : « Où est Papa ? » et maman me répond qu'il est allé cherché quelque chose de spécial qui me fera très plaisir. Je me demande ce que c'est. Peut-être un livre ? J'ai toujours aimé les livres. Ou un jeu vidéo ? J'ai terminé tous ceux que j'ai déjà et j'aimerais bien en découvrir un nouveau. Ce sont les vacances de Pâques, en plus, ainsi, j'aurais de quoi m'occuper en attendant la rentrée. Bon élève, j'ai déjà fait la majorité de mes devoirs, il doit me rester quelques exercices de maths, rien de bien méchant.

La matinée passe et mon père revient lorsque cinq coups ont sonné à midi. Il ouvre la porte avec fracas, dépose un baiser sur la joue de ma mère et se rue vers moi pour me prendre dans ses bras et me souhaiter un « joyeux anniversaire ». Je le remercie et lui sourit, puis il brandit sous mon nez trois papiers colorés avec des inscriptions écrites dessus. Je lui demande ce dont il s'agit, il me répond : « Ce sont des billets pour la représentation de ce soir ». « Quelle représentation ? » « Le Cirque des Enfants Joyeux ! C'est à vingt heures trente. Je suis sûr que cela te plaira. Il y aura des clowns, des tigres, des jongleurs.... Ce sera super ! » s'était-il exclamé. Enthousiaste et empli de curiosité, je me demande à quoi cela pouvait bien ressembler. Je ne suis jamais allé au cirque. Oh, bien sûr, mes copains m'en ont déjà parlé, mais parmi tous les avis différents, je préfère voir par moi-même afin de me forger ma propre opinion. Mais devant la joie de mon père, ce ne peut être que super génial ! Je suis vraiment pressé de m'y rendre, si seulement je pouvais faire avancer le temps ! Hélas ! Ce n'est pas le cas, et je suis bien obligé de m'y résoudre. Je laisse filer l'après-midi en jouant au ballon avec mon père et en regardant des dessins animés à la télé tout en jouant sur ma Gameboy. Mario doit arriver à ses fins !

Finalement, la journée s'écoule machinalement, il est dix-neuf heures trente, l'heure de me rendre à la douche afin d'être frais et dispos pour la représentation. Je m'habille proprement, je n'ai plus qu'à attendre que papa et maman soient prêts eux aussi et nous pourrons partir pour l'aventure ! Ensuite, nous dînerons au restaurant.

Ça y est ! Nous voilà en voiture. La magie du cirque va bientôt m'hypnotiser et me faire voyager, sans bouger une seule seconde de la salle ! Maman me sourit dans le rétroviseur, et je le lui rends. Encore quelques minutes, et nous serons arrivés. Je vois déjà le chapiteau se pointer à l'horizon. Il a de belles couleurs sous le soleil couchant. J'entends au loin le rugissement de fauves. Mon cœur bat plus vite et j'ai le sourire aux lèvres. Je tape du pied tellement je suis nerveux ! Une boule qui se forme dans mon estomac et la sensation de respirer plus fort. Papa met le clignotant et se gare dans l'herbe, à côté d'autres innombrables voitures. Nous descendons. L'air frais me chatouille les narines et je frissonne, malgré ma veste en jean et mon foulard. Nous nous avançons vers la billetterie, il y a une file immense ! Je vois un homme étrange qui marche, le dos voûté, des chaussures surdimensionnées, des cheveux rouges et ébouriffés, des vêtements colorés et un maquillage blanc. Le rouge à lèvres déborde sur sa bouche. Maman, elle, fait très attention quand elle en met et ça ne dépasse pas. Mais lui n'a pas dû se regarder dans un miroir ! Il tourne la tête vers moi et son regard plonge dans le mien. Je ressens comme un courant électrique me parcourir le corps, et mes poils se hérissent sur ma nuque. Je déglutis, et mon cœur si léger se serre soudainement. Que m'arrive-t-il ? Qui est cet homme ? J'ai la poitrine qui palpite à une vitesse fulgurante. Je sens un liquide froid dégoutter de mon front. De la sueur. Maman et papa me regardent, inquiets. Ils disent que je suis tout pâle et que mes joues sont glacées. Je dis que je vais bien et on avance. Nos billets sont tamponnés et on peut entrer dans le chapiteau. Nous nous installons et les premiers mots d'un homme en chapeau haut-de-forme résonnent dans toute la salle. La musique se met en route. Machinalement, mon regard se dirige vers les rideaux et je croise le sien. Mon cœur manque un battement. Ses yeux sont noirs et froids. Vides. Comme ceux des requins. Malgré le faux sourire qu'il affiche avec son rouge à lèvre, je sais pertinemment qu'il n'en est rien. Il me fixe. Continuellement. Intensément. Je n'arrive pas à détacher mes yeux des siens, et pourtant j'aimerais tellement le faire, mais je ne le peux pas. Il me bloque. Je ne sais pas comment il s'y prend mais je n'arrive pas à regarder autre chose que cet homme. Je sursaute lorsque ma mère me touche l'épaule pour me montrer un étalon qui danse. Je souris faiblement et reporte mon regard vers le rideau. « Il » a disparu. Je déglutis et prend de longues inspirations et expirations pour me calmer. Un tonnerre d'applaudissements retentit alors que les jongleurs exécutent une figure sans doute compliquée...mes pensées sont brouillées et j'ai dû mal à m'intéresser au spectacle.

Nous rentrons à la maison trois heures plus tard, après le passage au restaurant. Je souhaite bonne nuit à mes parents et lorsqu'ils me demandent si j'ai passé une bonne soirée, je mens en leur répondant oui. Je monte dans ma chambre, me déshabille et me couche. La fenêtre est ouverte, et je regarde la lune, belle et pleine. Je ferme progressivement les yeux.

En plein milieu de la nuit, j'entends au loin la musique caractéristique d'un cirque. Je ne relève pas : ce doit être la compagnie qui repart dans une autre ville.

Un air glacial s'insinue dans la pièce. Pourtant, il n'y a pas de vent. Un bruit sourd résonne sur la moquette de ma chambre. Des bruits de pas se font entendre. Un crissement métallique retentit à quelques mètres de moi. Mon sang se glace. Je pousse un hurlement en l'entendant tout près de mon oreille droite. Mais aucun son ne sort de ma bouche. Pourtant j'ai l'impression de m'époumoner ! Je n'arrive plus à respirer, des gémissements de terreur naissent au fond de ma gorge. Ma poitrine se soulève et s'abaisse à un rythme trop rapide. J'essaie de bouger mais mes membres sont paralysés. Un petit rire silencieux se trouve près de mon oreille. Je sens un souffle chaud sur ma nuque. Des sanglots s'échappent d'entre mes lèvres moites et tremblantes. Des larmes se mettent à couler de mes yeux. J'angoisse. Je veux hurler, mais rien ne sort. Le crissement retentit. Encore. Une main gantée vient me caresser délicatement la joue. Le contact du métal froid suit la caresse. J'ai du mal à déglutir.

« Maman », que je chuchote intérieurement. « Maman ». La panique me gagne de plus en plus. Qu'est-ce qu'il me veut ? Pourquoi m'a-t-il suivi ? Je sais que c'est lui ! Ce ne peut être personne d'autre ! Dès qu'il m'a vu, il a senti que j'étais une proie facile ! Il me veut ! Pourquoi ? Il y en avait tellement d'autres ! Pourquoi m'avoir choisi moi parmi tant d'autres !?

La couverture se retire progressivement. Je l'agrippe de toutes mes forces avec mes mains, tellement fort que j'en ai mal. Mais la couverture s'échappe bientôt et d'un coup sec, n'est plus là. Je sens le froid sur mes jambes nues. Un poids en plus vient me rejoindre sur le lit, lentement. Je sens le tissu rude d'un pantalon de lin et des particules de sable me rougir les jambes. Je sens qu'on soulève mon T-shirt. Je n'ose rien faire. Je suis faible. J'ai terriblement peur. Mes sanglots se font plus intenses. Tout ce que je voudrais, c'est me recroqueviller et pleurer en toute quiétude. Mais mes larmes ont le goût de la terreur, et non de la libération.

Une douleur me brûle soudain au niveau de mon ventre. Je pousse un autre hurlement « silencieux » tandis qu'un liquide chaud s'écoule à ce niveau. Une chose épaisse et vivante se déplace à cet endroit. Je crois bien que c'est sa langue, étant donnée sa position sur mon corps. La lame me tranche une nouvelle fois à vif malgré mes hurlements que personne n'entend et des bruits de mastication et de succion parviennent à mes oreilles. Dans la pénombre je distingue la perruque rouge et bouclée et la face blafarde et colorée du clown. Mon sang se mêle à son rouge à lèvres, tandis qu'il avale des lambeaux de ma chair sous mes yeux. Le liquide tombe sur son menton et mon propre sang s'écoule ensuite sur mon ventre. Le lit est humide et poisseux.

Il ouvre grand la bouche, mais aucun son ne sort. Je ne distingue que ses dents aiguisées et la grimace qu'il fait. Même pas une minute plus tard, plusieurs formes débarquent dans ma chambre et s'approchent du clown et de moi. Je les reconnais malgré l'obscurité : les membres du Cirque des Enfants Joyeux.

Tous s'agglutinent autour de moi et chaque seconde, je sens qu'une partie de moi disparaît dans leur estomac, dans un concert de mâchonnements, de mordillements, de lapements et de gargouillis incessants. Ils m'empêchent de hurler de façon audible. Petit à petit, mes forces me quittent. Ma bouche qui était contractée se met à pendre, ma salive dégouline. Mes jambes se relâchent. La dernière chose que j'entends est le petit rire moqueur du début...

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Dim 19 Aoû 2012 - 22:55

Texte n°3 :

Un pied puis l’autre, j’avance lentement, concentré. Je ne vois ni n’entends plus rien, sourd et aveugle. Enfermé dans une bulle qui me coupe du monde, de sa folie.

Quelques pas encore, j’attaque la partie la plus difficile. A cet instant, je m’arrête de respirer, ça ne me dérange pas. Je retrouverai mon souffle plus tard, comme on revoit un vieil ami après une longue absence. Je me penche doucement en avant, les deux bras d’abord et le reste du corps suit. Mes mains attrapent le fil et le serrent de toute leur force. Je soulève les jambes et dresse le buste. Je suis l’arc et le roseau, tendu et souple à la fois. La tête en bas, je n’ai toujours pas ouvert les yeux, pas encore respiré, plus tard peut-être.

La foule massée en dessous, m’observe. Je ne la regarde pas, je la devine. Une présence qui m’envahit, s’immisce en moi.

Silencieusement, je compte les secondes qui passent, purs instants de plaisir. Quand j’estime que c’est le bon moment, je dirige mes jambes vers le fil, de l’autre côté. Mes deux pieds nus touchent la corde et je me redresse d’un coup. Il ne faut pas hésiter, ne pas fléchir. Je retrouve mon souffle, il m’a attendu. C’est comme une promesse entre nous, on se quitte des fois, pour mieux s’apprécier ensuite.

Je reprends mon chemin, imperturbable. Un pied puis l’autre, toujours la même litanie dans les gestes, il suffit de trouver le rythme. Je m’approche déjà de la fin, les yeux fermés comme pour nier l’évidence. Pourtant, j’en suis sûr, encore quelques secondes à peine, si peu de pas.

Ça y est, c’est fini, j’ai rejoint la plate-forme. Sous mes pieds, le bois rugueux et ferme me semble une agression. A côté de cela, ma corde est une caresse. Là, j’ai l’impression de ne plus rien ressentir, ni joie, ni peine, je suis une carapace vide, seuls les moments passés sur mon fil importent. Là-haut, près des nuages, plein de l’espérance du papillon en vol.

Des applaudissements lointains me parviennent. J’ai recouvré l’ouïe, ouvert les yeux. Je fais plus que deviner maintenant, je vois et j’entends. Tous ces gens semblent heureux, ils sont contents pour moi, ravis de me savoir en vie. Je ne sais pas si je le suis vraiment. Peut-être pas.

Je reste encore de longues minutes sur mon perchoir. Je ne souhaite pas redescendre, je ne le veux jamais mais je le fais toujours, pour mieux remonter ensuite. Je n’ai pas le choix, il faut que je m’envole. Je ne sais pas voler, alors j’essaie. Je me rapproche du ciel, un peu davantage chaque fois. Peut-être qu’un jour, je n’aurai plus besoin de ma corde, j’espère.

J’entends comme un murmure de protestation. Ils ne comprennent pas que je préfère être là-haut plutôt qu’en bas, parmi les Hommes. Ils ne savent pas ce que ça fait de presque s’envoler, ils n’essaient pas, eux ont trouvé leur place. Ils sont en bas et je suis en haut. Ils me soutiennent mais je suis seul. Tout semble bien comme ça, l’équilibre est parfait pour ceux qui sont au sol.

J’aimerais ne pas être ici. Plus haut, je voudrais être plus haut et ne jamais avoir à redescendre. Ne plus devoir compter sur personne, pour personne. Seul. Je ne peux pas faire de mal si je suis isolé. Pas un pour avoir peur, me soutenir ou m’applaudir. C’est ça la liberté, je ne peux pas la concevoir autrement. On n’est libre que dans la solitude, entièrement libre, prêt à s’envoler.

Je redescends finalement, le visage grave, aucune émotion ne filtre. Doucement, afin de ne pas passer trop vite d’un monde à l’autre. Le public m’applaudit encore un moment après mon départ. Derrière moi, un duo de jongleurs avec des torches enflammées. La foule retrouve un nouveau centre d’intérêt. Ils m’ont oublié, c’est fini.

Je voudrais tous les détester mais je ne peux pas. Je les comprends même. Ils croient être libre, ici, sur le sol. Peut-être ont-ils raison, j’en doute. Selon moi, la liberté ne peut se trouver que là-haut. J’espère pouvoir y accéder, je n’attends rien de la vie en bas. Il faut que je trouve un moyen de m’envoler sans jamais plus atterrir.

Certains pourraient penser que je veux mourir. Je ne crois pas que ce soit ça. C’est quelque chose de plus grand. Être libre est un espoir, mourir un désespoir. Moi, je ne suis qu’espérance. C’est la seule raison qui me pousse à remonter encore et encore sur mon fil. En haut, le monde est à la fois plus grand et plus petit. Tous les horizons sont ouverts mais si distants, inaccessibles. Je suis un prince qui connait l’étendue de son royaume sans pouvoir en profiter.

Pourtant, j’ai l’espoir qu’être libre n’est pas si loin. Je vais de plus en plus haut, de plus en plus longtemps. Un jour, c’est sûr, je resterai perché sur les cimes. A ce moment, seulement, je pourrai m’envoler.


Encore un autre soir, la foule est nombreuse et bruyante, comme d’habitude. Avant moi, une dompteuse d’éléphants a déclenché un tonnerre d’applaudissements. Quand j’apparais sur la piste, tous se taisent. Sans un signe ou un regard dans leur direction, je grimpe le long du poteau qui soutient ma corde. Ils ont peur pour moi, je le sens. Imbéciles. Ils me volent ma liberté et mon espoir à s’accrocher à moi. Il ne faut pas qu’ils s’attachent, ils n’ont pas le droit.

Je recommence le même numéro, comme toujours. Une roue sur un fil, haut, très haut, sans filet, sans aide. Protégé, on n’est plus totalement libre d’avoir mal, pas libre de mourir non plus.

Je fais ce que j’ai à faire, aucun problème si ce n’est que je suis toujours là. Sur mon fil, je n’ai pas peur, je n’ai jamais eu de crainte. Le vide ne m’est en rien effrayant. Confronté à son appel, ma seule attente est l’envol.

Arrivé au bout de la corde, je m’arrête. Je veux repartir alors je le fais. Tant pis pour ceux d’en bas, ils n’avaient qu’à pas venir, je n’ai rien demandé, jamais, à personne. Tant pis aussi pour le couple de jongleurs, ils attendront, ils ont tout le temps de le faire. Moi, je n’aspire qu’à une chose, être libre.

Je suis en équilibre entre ici et là-bas. A cheval sur deux mondes.

Je suis funambule.

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Elann
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Dim 19 Aoû 2012 - 23:03

hum, Niko, 31 juillet ?

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 20 Aoû 2012 - 0:34

août, je voulais dire août.

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 20 Aoû 2012 - 13:16

Bon, je vois que finalement, nous n'avons pas été très nombreux à rendre un texte pour ce concours... la faute aux vacances ou au manque d'inspiration ?

Bravo à tous les participants, les textes sont toujours aussi bons, j'avoue avoir eu une préférence pour le texte n° 2 et son ambiance à la Stephen King.

Allez, venez voter maintenant !

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Il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions (et c'est valable aussi bien dans l'écriture que dans la vie !)

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Kiku-chan
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 20 Aoû 2012 - 13:58

Personnellement, j'ai voté pour le n°3.

D'abord, mention spéciale au n°2. C'est tellement facile de faire des histoires d'horreur avec des clowns ! I love you

Le n°1, j'ai bien aimé que l'auteur nous transporte carrément aux origines du cirque, c'est bien vu !

Mais je préfère le n°3, car d'après la consigne, il fallait que ça se passe "dans l'univers du cirque". Alors certes, en tant que spectateurs, on est sous le chapiteau, mais je pense qu'il fallait plutôt décrire du point de vue de la piste. Enfin, du point de vue des artistes plutôt que des spectateurs, vous avez compris. Et le n°3 aborde bien cet aspect. Il est un peu lyrique, aussi. Et j'aime les funambules.

Bref, j'ai voté pour le n°3.
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 20 Aoû 2012 - 14:02

J'avais écrit un texte mais il ne faisait que 300 mots... C'était un garçon dans un cirque qui est complètement émerveillé et fasciné. A la sortie, on se rend compte que c'est le père qui accompagnait son fils et quand il lui demande si ça lui a plu, le fils répond "Bof, c'était mieux dans Madagascar 3". Ah ces jeunes...

Moi j'ai une préférence pour le premier, amour de l'Antiquité oblige ! Mais je ne pense pas qu'un gladiateur ait le droit de combattre dans une armée régulière !

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"L'époque où les pirates rêvaient est révolue ? Ha ! Les gens auront toujours des rêves ! Surpassez les autres n'est pas chose aisée. laissons-les rire ! Sur la route des sommets, il y a des batailles qu'on ne gagne pas avec les poings." Barbe-Noire

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rallyebaba
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 20 Aoû 2012 - 14:39

J'avais commencé un truc mais bon j'avais vraiment pas la tête à finir alors tanpis ...
Bravo aux trois courageux en tout cas ! Smile

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Jeu 23 Aoû 2012 - 12:41

Très peu de votes pour le moment ! Venez voter les gens ::rolling::

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Sam 25 Aoû 2012 - 1:13

J'avais écrit un texte et tout, mais un problème d'accès internet m'a empêchée de pouvoir l'envoyer :(
Alors je viens de le publier dans la rubrique "Récits contemporains".
Bravos aux trois participants !


Dernière édition par morange le Sam 25 Aoû 2012 - 11:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Sam 25 Aoû 2012 - 10:36

Ah c'est con par contre ! :(

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Sam 25 Aoû 2012 - 16:33

J'ai voté pour le 3. Les deux autres étaient bien écrits, mais ce n'étaient que des histoires, narrées classiquement. Le trois est beaucoup plus intéressant, avec un personnage pris dans un univers que les autres ne comprennent pas, avançant sur un fil, jouant avec la mort pour se sentir vivant. C'était parfois un peu trop exagéré dans les expressions, les sentiments, mais vraiment sympa.
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 27 Aoû 2012 - 16:24

Bah y a pas beaucoup de votes Crying or Very sad

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 27 Aoû 2012 - 17:08

Allez, les gens, venez voter quoi ! (moi c'est fait Smile )

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 27 Aoû 2012 - 19:38

J'avais essayé d'écrire qqch mais je trouvais le sujet vraiment difficile ("un sentiment fort" surtout).
J'ai lu et apprécié vos trois textes, mais j'ai voté pour le 2, j'ai trouvé que c'est celui qui respectait le mieux la consigne, dans le sens où j'ai vraiment ressenti la peur du narrateur. Et puis c'est vrai que les clowns c'est flippant, on ne le dit jamais assez ! geek
Bravo à vous trois en tout cas, jolis textes sur un sujet qui n'est pas évident !
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Lun 27 Aoû 2012 - 21:41

Ayé, j'ai voté.

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Mar 28 Aoû 2012 - 10:37

J'ai voté Smile
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Mar 28 Aoû 2012 - 19:13

Voilà j'ai voté. les trois textes sont tous les trois très réussis chacun dans leur genre, mais j'ai choisi celui qui m'a le plus transporté...
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Iron
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Jeu 30 Aoû 2012 - 10:08

La fin des votes approche, vous pouvez encore faire pencher la balance :o

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Jeu 30 Aoû 2012 - 10:15

Oh, le score est serré dis-donc ! Une voix d'écart entre chaque... bounce
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fosiliaz
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Jeu 30 Aoû 2012 - 10:27

Kiku-chan a écrit:
Oh, le score est serré dis-donc ! Une voix d'écart entre chaque... bounce
En même temps, le choix est difficile...
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Iron
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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Ven 31 Aoû 2012 - 19:15

Fin des votes ce soir :o

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Ven 31 Aoû 2012 - 22:41

Bon fin des votes !

Et le vainqueur du concours est :

Elann avec le texte 3.

Bravo à lui qui conserve son titre et pourra le remettre en jeu lors du prochain concours !
Bravo aux deux autres participants, il y avait un texte d'Abi' et un de Coyote !

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Sam 1 Sep 2012 - 9:39

cheers Bravo à Elann, et aussi à Coyote pour sa première participation.

Comme vous pouviez vous en douter vu les questions que j'avais posées, c'est moi qui ai écrit le texte n° 1, et je remercie les membres qui ont voté pour lui.

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MessageSujet: Re: concours n°33 - votes   Sam 1 Sep 2012 - 10:11

fosiliaz a écrit:
En même temps, le choix est difficile...

En effet ! Bravo à tous les trois, les textes étaient tous vraiment bons I love you

Félicitations à Elann pour sa victoire, merci à Abigaelle, et (à nouveau) mention spéciale à Coyote, pour son texte digne de Stephen King Wink Bravo !



(j'arriverai bien à participer un jour... mais là, le cirque, ça m'a pas vraiment inspirée 🇳🇴 )
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