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 concours n°36-votes

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Niko
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MessageSujet: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:06

Sujet complété

Les textes vont enfin être mis en ligne.
Fin des votes samedi 1er décembre à 20h.

Texte n°1:

Dans un passé lointain, un événement important s'est produit. Cette histoire est maintenant oubliée de la mémoire commune de l'humanité. Transmise de génération en génération par les sages d'une civilisation que tout le monde pense éteinte.

La légende raconte, qu'il y a plusieurs millénaires, existait une ville immense. Tellement grande, qu'elle représentait toute une nation. Entourée par des eaux douces, elle était florissante et jouissait d'une architecture fantastique. De hauts bâtiments décorés de sculptures plus magnifiques les unes que les autres. Des voûtes immenses, surplombant les grandes rues, que les citoyens pouvaient admirer en passant dessous. Les habitants de cette ville somptueuse se pensaient seuls au monde. Cependant, leur folklore parlait d'un monde au-delà du lac qui bordait les flancs de la ville. Depuis les rives de la ville, ils pouvaient apercevoir des terres au loin. Des rivages qui, eux aussi, semblaient, comme l'eau, encerclés la ville.

Une croyance commune était basée sur le fait qu'il existait un monde extérieur à la ville, mais bien trop hostile pour abriter une quelconque forme de vie. Quelques fantaisistes émirent l'hypothèse que, par rapport à l'angle du globe qu'ils pouvaient observer sur l'horizon, la planète devait être immense et que, potentiellement, une forme de vie, relativement intelligente pouvait émerger ailleurs que dans leur ville.

Comme toute légende, celle-ci comporte son personnage central. Aux antipodes d'un héros, le jeune Aaron Miley se préoccupait peu de son avenir et de celui de la communauté. Né environ deux décennies plus tôt, il aimait plus que tout s'amuser, surtout que de jolies jeunes femmes l'entouraient quotidiennement.

Aaron ne comprenait pas pourquoi tous les gens qui l'entouraient, à quelques exceptions près, passaient leur temps à vénérer un être soi-disant supérieur. Les membres de son peuple, de leur côté voyaient Aaron comme un jeune perturbé. Sans avenir. Destiné à rester un marginal. Aaron était abasourdi de voir que les jeunes de son âge, qui devraient normalement posséder l'accumulation d'expérience et de connaissances de leurs aïeux, se laissaient guider eux-aussi par des principes vieillissants et dépassés, selon lui.

Sa frustration augmenta d'année en année, et il se passionna pour les recherches dans le domaine des nouvelles technologies. Cultivant sa haine envers l'évolution spirituelle de ses contemporains. Lui qui était un boute-en-train s'isola peu à peu, jusqu'à devenir un homme complètement replié sur lui-même. Il eut un jour l'idée de montrer aux gens que leur croyance était fausse. Son cerveau se mit à imaginer une façon de s'attaquer à ce qu'il percevait comme un endoctrinement de la population.

Caché au fond de sa maison en pierre, les volets fermés, seulement éclairé par la lueur d'une bougie, il passa plusieurs semaines à réfléchir. Il noircit des parchemins d'idées, de plans, et de divers croquis, lorsqu'un soir, une inspiration venu du fond de son esprit le frappa. Il devait prouver aux gens, que leur dieu les avait abandonnés.

Aaron souhaitait par-dessus tout détruire l’idéologie du Dieu bienfaiteur, protecteur et puissant. Il voulait guider son peuple vers une voie scientifique, reposant sur des connaissances prouvées. Ses yeux furent vite fatigués à parcourir les légendes et contes religieux. Divers monstres et esprits vengeurs. L'un retint son attention, la chimère, une grande bête ailée à quatre pattes. Puissante et sans commune mesure, elle terrorisait depuis la nuit des temps les enfants désobéissants.

Aaron commençât la construction d'un monstre entièrement mécanique. Ses connaissances en physique lui permirent de créer les ailes et il s’arrangea pour fabriquer un corps qui terrifierait quiconque le verraient. Il fallait marquer les esprits ! Pris dans sa propre frénésie, il peaufinait son plan, voulant sans cesse augmenter la nature vengeresse de la colère divine. Avec une lueur de folie dans les yeux, il tenait finalement sa meilleure idée. Après cela, personne ne remettrait en cause l’inexistence de Dieu.

Quelques jours plus tard, Aaron attendit que toute la citée s'endorme. Il régnait dans la ville un calme absolue malgré sa taille imposante. Aaron enfourcha sa machine ailée et s'envola vers les cieux en direction de la chute de Niathyste. Depuis la citée, si l'on était muni d'une paires de jumelles, on pouvait voir une grande chute d'eau se déversée dans le lac. Niathyste étant le premier à avoir vue cette chute, elle porte aujourd’hui son nom.

Le paysage qui s'offrait aux yeux du jeune homme était extraordinaire. Une flore multicolore s’étendait à perte de vue sur sa gauche et, devant lui, derrière la chute de Niathyste, une immense retenue d'eau continuait jusqu’à l'horizon.

Il avait trouvé le moyen d'en finir avec la religion.

Aaron lança sa machine à pleine vitesse contre un rocher qui bloquait une partie du débit en amont de la chute. Sous la force de l'impact, le rocher bascula sur le côté et le torrent de la chute se mit gonfler comme une veine transportant le sang d'un sportif en plein effort. Aaron batailla pendant une heure à déplacer les divers rochers et obstacles du haut de la chute.

Sous la force de l'eau, l’ouverture s'élargit peu à peu. Le bord de la falaise se fissura, l'eau jaillit et se déversa dans le lac en contre-bas. Avec un rictus démoniaque, Aaron regardât le liquide créer un tourbillon en s'enfonçant dans le lac.

Il se posa sur la plaine à quelques kilomètres à l'ouest de la chute, et suivit la montée des eaux au fil des heures. Les habitants ne remarquèrent rien avant qu'il ne soit trop tard. Le citée étant bâtie sur un seul plan, les rues furent inondées en quelques minutes.

La citée fut engloutie en moins de vingt-quatre heures.

Quand il prit conscience de ses actes, Aaron se suicida, sans s'en remettre à Dieu. Seuls quelques membres de cette civilisation survécurent en conquérant le continent. Ils vécurent isolés du monde, et attendirent avec patience le jour où Dieu viendrait leur redonner leur statut de civilisation dominante.

Je fais partit de cette civilisation, et si vous lisez ce texte, attendez-vous à voir les Atlantes reprendre la terre de Dieu !

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Vous avez un nom qui commence comme une caresse et fini comme un coup de cravache. Cocteau à Marlène Dietrich


Dernière édition par Niko le Sam 17 Nov 2012 - 21:53, édité 5 fois
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:07

Texte n°2:

L’orgueil de la plus grande des négations.


Et tandis que je m’envole, je pense à Marie. Mon essence, ma vie. Sans aucune retenue mais tellement sage, je ne peux penser qu’à elle : elle est ma raison. Elle mon sens. Elle est ma fille. Mon excroissance de vie, mon prolongement d’existence. Marie est mon moi-même en tellement mieux. Elle est mon rock and roll de jeunesse, ma punk de vie, ma preuve d’éternité. Ma Marie est la chose que je façonne… le coffre que je remplis de mes trésors. Elle est ce qui reste. Mes pensées, égoïstement nombrilistes, vont vers elle. Petit bout aux cheveux d’or bouclés, angelot de pérennité, ange étrange d’annonciation de paternité, dieu éternel de moi-même, rien n’est plus que Marie en cet instant. Elle est ce tube vide qui se remplit et donne une telle alchimie qui me semble que le bon dieu existe et gouverne de son amour tout procédé chimique. Elle est ma formule magique. Celle qui guérit d’un baiser… non celle qui guérit simplement d’exister.

Et tandis que je bois de l’air, je ne peux m’empêcher de penser à Hirondelle. La mère et la femme. Je me souviens de l’amour. Je me souviens de la haine. Je me souviens du divorce, puis tout de suite après du mariage. Qu’il était blanc ce mariage… qu’il était blanc ce sexe tellement beau. Qu’elle est rose cette attente lorsque le ventre se rebondit. Je n’en peux plus d’attendre et je repense à Marie.

Hirondelle pleure, je la trompe. Hirondelle pleure, elle me trompe. Hirondelle ne pleure plus, elle en aime un autre… Diable qui est-ce ? Proche ou lointain ? Il ne peut être que proche, ma vie change en venin et acide. Je ne suis plus qu’une chimère entre larme et animal qu’un ancestral univers fait exister tant bien que mal. Tant mal que bien. On se quitte sans rien se dire. Marie me quitte aussi. Ma vie me quitte aussi.

Je ne me nourris que d’azur, et je me souviens de Stéphanie. Quelle couronnée de grâce inerte de nature morte ! Elle ne peut qu’être éternelle dans mon âme. Je me souviens de ce premier amour qui ne se résume qu’à un mot : maladresse, comme tout le monde lors de son premier en tout âge. Je me souviens de ces mille baisers à moitié donnés, de ces mille étreintes à moitié consenties, à ce plan sexe totalement raté. De son corps sublime et sublimé par mon inexpérience, il ne reste qu’une extase d’un acte qui me semblait sublime mais tellement accidentel et bâclé et tellement preuve de maturité qu’alors, adolescent, je ne pouvais qu’apprécier. Mais maintenant que je me souviens de Marie et d’Hirondelle, impossible de déployer le torse de trois poils et demi : c’était un plan cul d’une médiocrité assumée ; une œuvre non finie dont on est fier, tellement sa « non-complétion » existe par la suite. Cette patience dont on se vante auprès de ces copains de classe qui ne peut qu’être blonde et d’un teint pâle mais avec une tellement bonne chatte. En connaisseur, je l’ai fait jouir… à l’oreille de mes potes.

Et tandis que le turquoise m’étouffe, je pense à Emilie. Ma tendre amie. Mon copain, ma copine ; celle que je ressens. En amitié, croix de bois, elle à moi, croix de fer, nous allons de pair. Elle est mon frère, comme nous l’avons dit plusieurs fois : nous sommes des pirates, qui voguent sur les rives de l’escalier de mes grands-parents sur lequel nous avons mis un tapis. Quel beau toboggan ! Nous sommes les maîtres des cabanes constituées d’un fauteuil et d’une couverture. Notre globe n’a aucune limite : il est plat, rond, cubique, de toute forme et universelle. Nous nous promettons de l’explorer à l’infini avec une épée en bois, une poupée, un ballon et un cerceau protecteur. Quand la nuit se pose, nous n’avons même pas peur dans notre tente dans le jardin… jusqu’à ce qu’on s’enfuie au bruit d’une branche qui craque.

Je suffoque de noir profond et je repense aux seins de ma mère. Je me revois dans cette écrin de chair duquel la vie – sa vie- se détourne en moi. Je me nourris, je me grandis et son sein en est béni. Je me repais de ce trop plein de vie, de cette particularité génétique de notre espèce. Je suis heureux est sustenté par une succion appliquée dont jamais de toute mon existence je ne serai lassé. Elle me dit des mots que je ne comprends pas mais que je sais d’amour ; que je crois d’amour. Elle mérite son titre de mère en cet instant de félicité. Elle se dévoue, je me délecte. Elle me regarde comme son ange, elle se regarde elle-même, je suis soudain un dieu. Elle me regarde comme je regarde Marie. La boucle est bouclée, l’existence trouve un sens et je l’oublie tout de suite pour tout compliquer, cela serait trop facile !

Et j’arrive au terminus, mon corps se transforme en puzzle de chair, d’os et de fluides, je me rappelle de ce moment qui traumatise : cet homme du haut du pont des suicidés qui avait sauté. De cette vision d’horreur qu’on m’interdit mais que j’avais regardé tout de même : un labyrinthe anatomique en ce sol inscrit. Jaune rouge et rose, quelle horrible association de couleur pour un gamin de 10 ans.

Oh Marie, que l’on m’a enlevée, les ailes d’hirondelle étant plus noires que celles du corbeau. Personne n’a compris, personne ne comprend, personne ne comprendra. La solution est cachée dans cet acte désespéré. Je t’aime petite Marie. « Tu viens du ciel » est tellement débile : non tu viens de moi. Il est normal qu’en être égoïste, je n’aime que moi. Il est normal que je jouisse de ce corps ferme : mais voilà déjà qu’on condamne (à raison) ces amours. Le résultat est là : tout à terre. Plus bas que terre. Là où pousse la mauvaise graine qui devient une fleur qu’on appelle Marie. Qui se nourrit de mon sang étalé sur le trottoir. Je meurs et ma conscience est plus haute que tout. Plus haute que la patience, plus étendue que le globe, plus monstrueuse que la chimère : je suis au-delà de tout ça. Je t’aime Marie.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:07

Texte n°3 :

Toile Arrachée

Il tente encore de s'échapper, clopinant vers l'une de ses voitures, sentant le sang dégouliné de sa blessure à la cuisse. Il se sait lent, incapable de réagir à la moindre agression, une cible facile. Pourtant il poursuit son avancée, comme si prendre le véhicule pourrait le sauver. Si il y a trente ans, ils avaient su qu'ils finiraient ainsi, jamais il n'aurait accepté.

* * *

Il est tard lorsqu'ils se réunissent pour la première fois, dépassant les préjugés raciaux et les clivages sociaux. Les cinq hommes et trois femmes se jaugent et appréhendent la suite de ce rassemblement. Ils sont tous fils ou filles d'illégaux. Mafia, cartel, triade, yakuza, gang, peu importe, ils ont grandi auprès des rois du crime, et ils ont appris à les haïr, eux et leurs méthodes. Alors cette nuit du 12 juin 1982, l'Araignée se constitue de ses huit pattes.

* * *

Mathieu atteint enfin la portière de sa jaguar. Il entre dans l'habitacle et met le contact, sans réaliser les vérifications d'usage ou simplement mettre sa ceinture de sécurité. Il démarre néanmoins avec une certaine prudence, il serait dommage d'avoir un accident là, dans le parking souterrain, alors qu'il s'agit de son unique moyen de survie. A peine prend-t-il la voie vers la sortie qu'un plein phare lui fait comprendre que cet accès à la liberté lui est refusé, et la lumière lui rappelle étrangement celle du soleil d’Hawaï en août 93.

* * *

C'est Monica qui préside aujourd'hui, et les huit l'écoutent attentivement. La jeune femme, malgré des rondeurs et un strabisme peu séduisant, possède une étrange capacité à capter l'attention. Mathieu a un jour plaisanté en disant que « son strabisme lui permet d'avoir toujours un œil sur chacun. », et Monica lui avait rapidement fait regretter, méritant amplement son surnom de « Doigt de diamant », gagné en giflant ceux qui la mécontentent de sa main baguée. Mathieu conservera la cicatrice de son affront toute sa vie.
Cependant, le sujet abordé cet été est la lente ascension des huit dans les pègres du monde. Feng, l'aîné, dit « Fil de fer » autant pour se moquer de sa stature fluette que pour rappeler sa dextérité au fouet, siège déjà à la droite de la tête de dragon des triades chinoises. Michael « Mic la décharge » s'occupe de la contrebande entre Amérique du nord et du sud, et pour peu que l'on croit à ses paroles, il a lui même créé ce marché. Et, Monica règne déjà sur le marché des corps, de Moscou à Madrid par d'innombrables détours.
Concernant les cinq derniers, ils doivent se montrer patient, et attendre leur tour. L'influence de leurs alliées commençant déjà à s'étendre jusqu'à leurs zones d'activité, ils seront bientôt soutenus. Cela dit, ils savent tous que ce n'est que la première partie de leur plan, et que ce dernier sera long et pénible à mettre en place, mais cela ne les empêche pas de se quitter avec un sentiment de satisfaction, en seulement onze ans, l'Araignée possède déjà le contrôle de deux marchés.

* * *

Il enclenche la marche arrière lorsqu'il entend les portières claquées, encore aveuglé par la lumière de la voiture. Il recule à toute allure et braque au dernier moment, jouant entre les vitesses, les pédales et le frein à main pour tenter de repartir dans l'autre sens aussi vite que possible. A peine a-t-il terminé sa manœuvre qu'un véhicule, plus lourd, percute sa jaguar, l'envoyant s'écraser contre un poteau.

* * *

Ils sont réuni devant la télévision, grimaçant devant l'horreur de cette situation pourtant avantageuse. Naïma « la Chasseresse », reine du marché noir lié au braconnage en terre africaine, se ronge les ongles. Musulmane, malgré ses nombreux travers, elle n'aurait jamais imaginé qu'une chose pareille se produirait au nom de sa religion, surtout pas la première année du nouveau millénaire. Pourtant, la peur qui va s'en suivre servira les intérêts de l'Araignée, désormais à la tête du la pègre mondiale, tissant sa toile autour du globe.
Rafael « Poudre d'ange » et Junko « Duplicité » en sont conscient, tentant, en vain, de le faire comprendre à leurs comparses. Ils ont travaillé dur pour atteindre le sommet, et désormais, l'attention concentrée au Moyen-Orient, les aidera à réaliser leur objectif, installé un climat stable à travers les différents groupes criminelles. Calmé les rivalités, stopper les vendettas, ils ont beau avoir la place des pires monstres du monde, leur but n'en reste pas moins louable à leurs yeux. Réduire le mal occasionné par les activités criminelles en les faisant marché de concert. Un e chimère déjà sur le point de se briser, car le huitième membre, Richard « Cœur à vendre », est déjà malade.

* * *

Il s'extirpe de l'inconscient en sursaut et ouvre sa portière pour s'extirper de son tas de taule froissée, mais lorsque c'est fait, il sent le canon se poser contre sa tempe.

* * *

— Richard est mort ! Annonce-t-elle.
Monica est toujours la plus informée des huit, mais cette fois, c'est leur fin qu'elle prédit. Bien que « Cœur à vendre » a succombé à un cancer et non de mort violente, il signe la fin d'une décennie de paix, acquise à la sueur de leur front.
Quelques mois suffisent à ce que les liens soient rompus, disparus avec leurs espoirs, leurs rêves. Feng a été assassiné par son propre fils. Rafael « Poudre d'ange » a fait une overdose après avoir été grandement aidé à absorber les derniers sachets, et bientôt, les dix derniers suivront. Dix années à travailler les uns avec les autres ont rendu les criminelles avides de sang, et la guerre a repris, plus violente que jamais.

* * *

Mathieu la « Patte blanche », l'entrepreneur véreux à la réputation de saint, ferme les yeux, et avec lui meurt l'Araignée.

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:08

Texte n°4:

La minuscule chimère patiente au sommet d'un globe terrestre. Posée sur l'Italie, pattes sur la botte, elle observe le bord du lit. La tête de son humain dépasse des draps. Il dort bouche ouverte, et souffle rauque ; un léger ronflement qui l'apaise : il dort bien, c'est si rare, ces derniers temps. Toutefois, la nuit n'est pas terminée, alors elle attend.
Le silence pulse, vrombe, vrombe, en rythme. Elle se balance à cette musique, déplaçant de peu la sphère où elle se tient. De l'Italie passe l’Atlantique, elle en sourit. Le territoire des songeurs, elle aimerait s'y trouver, cela couperait court à sa responsabilité, contraignante, même si elle commence à apprécier ce garçon qui, parfois, semble entendre, peut-être, oui, comprendre... Cela le rend d'ailleurs plus vulnérable que les autres aux agressions.
Le temps passe... passe... passe. La chimère soupire. En fin de compte, ce serait pire s'il n'arrivait rien. Une nuit blanche à attendre un danger qui ne viendra pas. Non, c'est faux, la menace est déjà là, la menace est partout. Dehors, dedans, caché dans la chambre, à regarder comme elle ; à toujours se faufiler dans sa tête, chercher une faille. Elle croit surtout que le danger se dissimule dans l'ombre. L'ombre créée par la lumière. Se détestant l'un et l'autre. D'un amour sado-maso, ricana-t-elle.
L'air semble d'un coup s'épaissir, il pèse dans la pièce, ralenti. La chimère se tend, prête. Son cœur s’emballe. Comme à chaque fois. Ne reste que la température... ça y est, elle chute. Des pics de froid la transpercent, ses poils se dressent. Les aiguilles de l'horloge, clac, clac. clac... se figent. Désormais, plus rien ne bouge, ni la brise, ni ses ailes. Le calme, le calme s'accumule, devient bloc ; il enfle, compact,
Et explose !
Balaye la chambre ! Elle ferme les yeux et se détourne, mais rien n’empêche le sifflement strident de pénétrer ses os. Les rideaux bringuebalent, leur tringle crisse. C'est plus puissant que d'habitude ! Elle plante ses griffes dans le globe pour ne pas basculer, s’accrocher, rester en hauteur à tout prix.
Soudain aspirée, la tempête s’arrête, toute tension tombe. Son humain, alors, s'agite. Il hurle. Un cri perçant et continu, toujours endormi, les lèvres à demi-closes. Elle s'élance sans une hésitation, elle vole, esquive les chaises, les étagères, et plonge dans l'inconscient de l'enfant. Les nuages de brume petit à petit se délitent, tandis qu'elle traverse les méandres de son esprit. Elle perçoit les hurlements lointains, qui la pressent. Pourtant, elle s'approche du réseau des songes, et nulle trace encore de son ennemi. Un vaste sentiment d'angoisse la submerge. Plus vite, elle bat des ailes, elle sent les frontières ténues l'envelopper ; mais toujours rien, comment peut-il être si loin ?! Elle stoppe, perdue, panique, rebrousse chemin. Où est-il ?! Elle étend ses perceptions jusqu'aux limites.
Enfin, il apparait, juste derrière. Avec cette face hideuse de cauchemar, assassine, apeurée aussi. Ils se toisent pendant une infinité. Il désire fuir, ça se voit aux spasmes. Mais il décide de se battre. Tant mieux. Elle fonce vers lui, son corps s'illumine, et s'illuminent les alentours, fissurant de toute part la chape de ténèbres. L'ombre tente de reculer, c'est trop tard, elle le tient. Elle s'insinue en lui, ses cris font échos à ceux de l'humain. Elle en tire une satisfaction morbide, ainsi que la force de poursuivre. La chimère le dévore. Elle envahit son âme, déchire, lacère, s'imprègne des derniers lambeaux de chairs et de pensées. La noirceur s'évapore comme un mauvais rêve... exactement, un mauvais rêve.
Elle s'extirpe tant bien que mal de l'esprit de son gamin, toute à sa gloire et à sa délectation. Elle atterrit brusquement sur le petit monde en plastique. Exténuée, elle inspecte les environs : la fenêtre est ouverte, quelques livres sont tombés. Josh est en sueur, sa respiration saccadée se radoucit progressivement. Il a subi une dure épreuve, cette fois. Voir un fragment de la réalité est de toute façon loin d'être une chose facile ! Déjà pour ceux de son peuple, qui savent, alors pour les humains... Elle préfère ne pas imaginer le choc que ce serait. Ils ne sont pas prêts, non. Il faut encore attendre, patiemment. Ça risque d'être long.
Et la nuit n'est pas finie.

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:09

Texte n°5 :

Chimère :

Ma chimère bien armée
Ma très chère bien-aimée
Toute armée d’innocence
Toute aimée de patience
As-tu vu le soleil
Connais-tu le sommeil
La journée qui s’ombrage
Au passage des âges

Ma chimère attendrie
Aux éclats de Paris
Si tu savais je crois
Les misères d’un roi
Tu t’en irais alors
Rechercher des trésors
Pour que ta pauvreté
Soit riche de hâter
Le temps que l’on recherche
Les espoirs que l’on pêche
Les syllabes d’amour
La peur des mauvais jours

Ma chimère endormie
Sur un lit de fourmi
Comment te réveiller
Du monde embouteillé
Tu respires et tu bâilles
Quand l’on te dit bye-bye
Pourquoi ne peut-on pas
Marcher dans tous les pas
Sur la surface dure
Tenter milles ratures
Se dire que peut-être
Le globe est ma fenêtre

Ma chimère allongée
Aux secrets prolongés
Tu reposes insouciante
Aux tristesses vaillantes
Et quand dans le silence
Les échos de violence
S’annoncent dans les airs
Réveillant le mystère
Tu dis il faudrait bien
Se défaire du bien
Qui repose en mon cœur
Les peines les douleurs

Ma chimère bien armée
Ma très chère bien-aimée
Toute armée de patience
Toute aimée d’innocence
As-tu vu le sommeil
Connais-tu le soleil
La journée de passage
Les sanglots des nuages
La bestiole à deux têtes
Que tu étais peut-être...

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:11

Texte n°6 :

Rien. Le silence. Un ennemi bien connu, omniprésent à qui n’écoute pas la complainte incessante de la montre.

tic. tac. tic. tac.

La trotteuse arrive en haut. Elle entame sa descente pour remonter encore et encore. Dans la rue, les pneus crissent contre l’asphalte et les enfants crient.

Et la feuille est blanche, encore et encore.

Elle fatigue devant sa plume trempée d’encre. Ce « elle », c’est moi, mais écrire à la première personne ne m’a jamais plu.

Elle entend tout du film que regardent ses sœurs. Bambi, sûrement. Est-elle sans cœur parce qu’elle ne pleure pas devant ? Elle attend que l’Inspiration se crée une faille dans sa perpétuelle mauvaise humeur. En vain.

La feuille est blanche et la montre refuse de se paralyser.

Elle se lève et ferme la fenêtre, le bruit s’atténue sans disparaître. Une chimère. Un globe. De la patience. Elle adore ce mot : chimère. Cela veut dire rêve, et cela veut tout dire puisque l’inconscient vole au réel de dont l’irréel a besoin pour exister. A moins que ce ne soit l’inverse ? Il y a aussi la créature qui est une chimère, mais ça n’a plus rien de beau ni de poétique, ce n’est plus que mythologie et récits d’enfance qu’elle a oublié depuis de longues années.

Il existe un globe. Il permet de tout voir instantanément et partout dans le monde, du plus infime détail à la vérité la plus évidente. On tient dans le creux de sa main cette sphère magique pour voir comme voient nos dieux. Et ce globe a un nom, mais il est parti avec les chimères, dans l’oubli.

Et la feuille est blanche et l’aiguille court encore et encore.

L’Inspiration ne se montre pas, elle ne veut pas aller goûter, de peur de la faire fuir. Elle attend qu’elle se montre enfin. Elle s’ennuie, elle doit bien l’avouer. Elle s’énerve devant sa page immaculée. A quoi ça rime d’aimer écrire si l’écriture ne vous aime pas ?

Elle s’appuie sur le dossier grinçant de sa chaise de bureau et soupire. L’odeur du chocolat chaud parviennent jusqu’à sa chambre. Non, elle n’écrira pas une histoire de chocolat !

Oui mais alors quoi ? Elle fatigue et s’ennuie devant la trotteuse blanche et cette feuille moqueuse.

Et puis d’abord, comment on fait pour compter mille mots ? On prend la pointe de son crayon et on compte 1, 2, 3, au rythme du tic. tac. tic. tac. d’une trotteuse infatigable ?

Elle étire ses jambes. Elle devrait peut-être aller courir pour prendre l’air ? Non, les enfants crient toujours et l’air froid la forcerait à enfiler une veste.

Alors elle se penche sur sa feuille. L’ennui lui fait tracer des lignes abstraites, guidée par l'impatience. Elle commence doucement à avoir faim. L’Inspiration est aux abonnés absents. Ses lignes abstraites forment maintenant des lettres et des mots. Elle transmet sa mauvaise humeur au papier innocent qui se gorge d’encre sous l’assaut de la plume.

La trotteuse pourtant ne s’arrête pas.

On lui a parlé du globe magique durant un atelier d’écriture partagée. D’ailleurs, elle devrait proposer cet exercice sur le forum, quand elle aura rempli sa feuille… Toujours est-il qu’elle avait vu le monde depuis sa salle de cours, et que son crayon de bois s’était usé comme jamais à force d’imaginer l’extérieur. Elle adore écrire des récits sans nom. Et elle écrit bien, c’est ce qu’on lui dit. Peut-être que c’est vrai après tout ? Elle devrait se comparer à d’autres écrivains passionnés, peut-être seront-ils passionnants ?

Et la plume court, encore et encore.

Sur sa feuille, l'existence même de l'aiguille s'efface. Sa plume crée des étoile, ses mots se changent en lumière et se chargent d'un magie familière. Un enchantement combattant un papier vierge, lui donnant des courbures de couleur et des sons, un sens sans fin.

Elle pose sa plume et rompt l'enchantement.

Rien. Le silence. Un ennemi bien connu, omniprésent à qui n’écoute pas la complainte incessante de la montre. Mais je ne suis déjà plus dans ma chambre. Je vais manger quelque chose, la tête fatiguée et pleine d'images, de nouvelles questions, de nouvelles idées. Mais j'ai faim maintenant.


L'Inspiration de pose près de la trotteuse. Les deux amies se connaissent bien, elles se sourient et se moquent un peu de moi, cette pseudo héroïne d'une feuille.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:12

Texte n°7 :

Mme Dickens débitait sa leçon au tableau en jetant des regards noirs à Billy qui dormait au fond de la classe.
« Mr Finegan, veuillez s’il vous plaît lire la suite »
Paul réveilla Billy en lui secouant le bras, ce-dernier battit langoureusement des paupières avant de lire le bouquin sur lequel il s’était avachi.
« C’est bien ce livre, mais nous en sommes trois pages plus loin. »
Le reste de la classe rit, et ceux qui s’étaient réveillés sourirent. Billy fronça les sourcils et s’apprêta lire une bonne fois pour toute son fichu paragraphe mais la prof l’interrompit.
— C’est bon, nous n’avons plus besoin de vous, Elysa veuillez continuer.
Une vingtaine de minutes plus tard, la sonnerie tinta, alors que les élèves s’empressaient de ranger leurs affaires, Mme Dickens dicta une série de devoir à faire pour la semaine prochaine. La plupart des élèves sortirent avant d’avoir entendu la fin .Billy rangea mollement ses affaires et sortit. Paul l’accompagnait :
« Tu comptes faire quoi ce weekend ?
— Je ne sais pas, rester devant l’ordi et regarder des mangas.
— Apparemment Norton organise une soirée samedi soir, tous les élèves de la classe seront invités, y’aura des filles aussi, et de la boisson, ça te dit de venir ?
— J’y réfléchirai…
— Rhaa allez, pour une fois dans ta vie, bouge-toi et viens avec moi.
— Il t’a invité ?
— Pas personnellement mais je fais partie de la classe, ça sera un genre de réunion au parking puis il compte aller en boîte ou je ne sais où et…. »Il se fit attendre.
« Et quoi ?
— Il y aura Alexia. »
Paul avait remarqué la façon dont Billy regardait Alexia, comme la majorité des autres garçons d’ailleurs. Qu’est-ce qu’il lui faisait croire que j’avais plus de chances que les autres ? Jusqu’à preuve du contraire Alexia était disponible. C’était la sœur de Loann Norton.
Alexia Norton.
— Et ?
— Ben, j’avais pensé que ça t’intéresserait, après tu fais comme tu veux .Ciao ! Je vais rater mon bus.
Billy revenait à pied, il n’habitait pas très loin du lycée : il devait juste traverser la route, un champ désaffecté et sa maison était au prochain immeuble au quatrième étage. Ce qui représentait quand même une belle trotte. Sur le chemin, il pouvait décompresser après les cours et profiter du plein air.il longea la route où les autocars attendaient rituellement les élèves, puis tourna à gauche et traversa le champ. Sa Basket buta sur quelque chose de lourd et il s’écrasa au sol. La chose avait en fait l’air très gros. Il dégagea ses pieds et regarda derrière lui. C’était un chien ; un gros chien. Comment j’ai fait pour ne pas le voir ?et plus important : Comment a t-il fait pour ne pas me voir ?. C’était un genre de berger allemand-sûrement un batard-tout noir, d’un noir d’encre uniforme. La seule tache de couleur était un genre de piercing à l’oreille droite. Le chien avait l’air paisible et regardait Billy de manière égale. Billy approcha sa main de la gueule de la bête et lui caressa le cou, celui-ci sembla apprécié. Billy remarqua qu’un œil du chien était d’un bleu de glace et l’autre rouge sang. Billy ne se rappelait plus comment on appelait cette malformation. Il se leva puis continua sa route.
Billy remarqua que le chien le suivit .Je ne peux pas m’occuper de toi : J’habite dans un appartement, tu es beaucoup mieux dehors. Billy croisa le regard du chien puis celui-ci prit un autre chemin tranquillement.

2


De retour chez lui, Billy trouva une note à l’entrée. Je ne serai de retour que ce soir, tard. Tu as des restes dans le four. Billy monta dans sa chambre et s’apprêta à balancer son sac quand il vit le chien sur son lit.
Bonjour
Billy chercha son interlocuteur du regard : Il n’y avait personne, à part le chien. Devant toi. Les globes oculaires du chien étaient beaucoup trop gros par rapport à sa tête. Cela mettait mal à l’aise Billy bien plus, que le fait que le chien communiquait avec lui par pensée. En réalité : il se sentait à présent nauséeux et avait des vertiges. Maintenait il commençait vraiment à paniquer, il y avait quelque chose de malsain dans le regard de la bête. Le cœur de Billy était à deux doigts de sortir de sa poitrine. Il avait de plus en plus de mal à respirer et ses mains étaient parcourues de spasmes.
— Qu’est-ce que tu es exactement ?
Toi, du moins une partie…
Tel un fantôme, il bondit sur Billy et arracha sa gorge. Là le rituel commença.

3


La tête d’Alexia roula sur le sol, et regardait son cou dont le sang se déversait à présent sur ses lèvres entrouvertes. La chimère avait à présent une main à la place de sa patte droite et s’en servait pour dévorer la jambe de sa victime. Celle-ci sera mon oreille. Je deviendrai bientôt un humain. Patience était le maître-mot

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:12

Texte n°8 :

« Les Chimères »


De la patience… il en faut pour observer minutieusement ce tableau, « les chimères », en percer les détails et les mystères instillés par le peintre : beaucoup moins éclatant que « Jupiter et Sémélé », mais ô combien intriguant, prenant, bouleversant…
Une autre vision des femmes, associées aux animaux fabuleux. Il faut approcher cette toile pour en saisir toute la force, plonger en son cœur pour découvrir le travail de l’artiste, sa minutie. Admirer le dessin des visages, la finesse des arabesques sur les tenues des protagonistes, et chercher à reconnaître dans ce bestiaire fabuleux les animaux qui l’ont inspiré.
De loin, la toile semble inachevée, et elle l’est en fait, abandonnée par l’artiste trop anéanti par la mort de sa mère pour terminer cette œuvre. Mais dès qu’on pose les yeux sur elle, qu’on se laisse prendre à sa magie, on est happé, frappé par tous ces personnages, ce bouillonnement de vie, ce foisonnement déferlant, et cette cité mystérieuse, au loin, qui dresse son architecture fantasmagorique, que l’on rêve d’explorer.

Ici, encore et toujours, dans ce musée où mes pas me ramènent souvent, je suis subjuguée, une fois de plus, complètement sous le charme des peintures de Gustave Moreau. « Maître Sorcier », ainsi l’avait appelé un de ses critiques : oh oui, il y a de la sorcellerie dans ses toiles, un envoûtement certain, et dans ce lieu aussi où il vécut et travailla. J’ai beau avoir voyagé, découvert d’autres villes, d’autres musées à travers le globe, aucun ne m’attire plus que ce lieu hors du temps, ce vestige d’un siècle dépassé, où l’essence même de l’art du XIXème siècle règne en maître, jusque dans le mobilier imaginé par l’artiste quand il fit de son atelier le futur musée de ses œuvres. J’aime découvrir tous ses dessins préparatoires, sertis dans leurs écrins de bois, les grandes toiles pendues aux cimaises qui dominent le visiteur et l’emportent dans un monde coloré et vibrant.
La visite est presque un rituel pour moi : monter l’escalier en spirale, m’arrêter sur le palier du milieu et dominer la grande salle pour contempler d’en haut l’œuvre de toute une vie.
Puis je continue la montée et j’arrive au dernier étage, où je reçois un nouveau choc, celui du regard de Jupiter qui vous aspire et vous hypnotise. Je m’assieds sur le banc en face du tableau et je me laisse happer : ne plus penser à rien, admirer, détailler, laisser mon regard glisser de l’un à l’autre des personnages de cette scène fantastique où se mêlent tous les mythes et légendes des grandes civilisations, où la Grèce rencontre l’Egypte et l’Inde, où tout se mélange en un tourbillon de couleurs et de douleur, au moment où la vie et la mort se rejoignent.
Puis je cherche refuge ailleurs, pour surmonter le choc et me laisser prendre au charme d’un moment de calme : j’arrive vers « les licornes » et j’aimerais entrer dans le tableau, m’asseoir là, au bord de l’eau, en compagnie de ces femmes tout droit sorties du Moyen Age et de ces licornes blanches que j’ai envie de caresser avec elles.
Parfois je guette ma montre pour vérifier qu’il n’est pas encore l’heure de la fermeture, que j’ai encore du temps avant que les gardiens ne brisent le silence pour renvoyer les pauvres rêveurs à la réalité du XXIème siècle, et que je peux en profiter pour revoir « les chimères » et, une fois de plus, me laisser prendre à leur séduction.

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:13

Texte n°9 :

La jeune femme pénétra dans le hall, une vaste salle entièrement tapissée de marbre. Ses talons hauts claquaient sur le sol, le bruit se répercutant sous la haute voute. So manteau noir battait sur ses chevilles en rythmes avec son pas rapide. Elle fut vite arrivée au socle, sorte d’autel métallique posé au beau milieu de la pièce, une brique grise, uniforme, lisse. Seule une sorte de bouton restait visible, une sorte de cercle bleu luminescent. Elle l’effleura d’un doigt hésitant.
Un cliquetis bruyant retentit et, de derrière le « bureau », surgit une longue perche articulée, terminée par un œil électronique, un micro et deux haut-parleurs greffés sur une sorte de tête de robot étrange. L’ensemble s’approcha du visage de la femme, qui eut un mouvement de recul soudain. Une vois féminine et métallique sortit des hauts parleurs.

_ Veuillez décliner votre identité.
La journaliste écarta les longues mèches blondes qui lui cachaient une partie du visage, et prononça doucement :
_ Irina Iliakov, journaliste…
_ Quel est le motif de votre visite ?
_ Je… je suis venue interviewer le professeur… Andreï Michaïl…
_ Veuillez ne pas bouger.

La perche se replia sur elle-même avant de disparaitre. Il y eut quelques secondes de flottement, puis un sifflement sourd se fit entendre.
Soudain, un cercle se découpa dans le sol sous les pieds d’Irina, et il s’enfonça sous terre, emportant la jeune femme avec lui. Elle descendit dans un tube large de quelques mètres aux parois lisses et sombres, qu’un opercule vint boucher en son sommet, privant l’ascenseur de toute lumière naturelle. Celle-ci fut remplacée par une sorte de lueur qui semblait venir de partout et nulle part, des murs eux-mêmes.

Un claquement retentit et une secousse ébranla la plateforme, manquant de faire tomber son occupante. Un des murs sembla disparaitre, s’effacer, pour laisser place à une sorte de porte, dans laquelle s’engagea la journaliste. Elle arriva dans un long couloir qui s’éclaira peu à peu au fur et à mesure que les néons s’allumaient. Une porte à double-battants le terminait, lesquels s’ouvrirent avant même qu’elle ait posé la main dessus.
Elle entra dans une autre salle, immense autant qu’elle put en juger. Car il n’y avait quasiment aucune lumière pour l’éclairer. Elle se trouvait sur une coursive que quelques ampoules illuminaient. Mais elles ne permettaient pas à Irina d’apercevoir ni le fond, ni le sol, ni le plafond. Au-delà de l’ilot de lumière sur lequel elle marchait, il n’y avait que le noir. Mais elle ne se focalisa pas sur le noir pourtant envoutant, profond.

Ce qui captait son attention, c’était la silhouette qui s’avançait sur la passerelle. Quand il fut assez près, elle put distinguer un homme, âgé, courbé en deux par les années, engoncé dans une blouse blanche impeccable, aussi blanche que l’immense barbe qui lui mangeait le visage. Les rides marquaient autant de temps passé sur cette terre, et ses rares cheveux semblaient en avoir fait le décompte. Mais ses yeux, eux, étaient encore jeunes, mûrs mais pétillants, un regard malicieux et perçant, une intelligence supérieure qui se cachait derrière ce sourire au fond des prunelles.

_ Mademoiselle Iliakov ?
_ Oui…c’est moi…
_ Bien…bien…vous venez pour l’interview…
_ En effet. Vous êtes le professeur Michaïl ?
_ C’est bien moi. Par quoi voulez-vous commencer ?
_ Eh bien… En réalité, je ne sais pas. On m’a dit que quelque choses se passait ici, une révolution pour la science, alors je me suis dépêchée…sans savoir ce que vous faites. Peut être pourriez vous m’éclairer, ça ferait un bon début non ?
_ Bien. Alors, mieux que de longs discours, regardez.

Il s’approcha du mur où une plaque se découpa pour faire apparaitre un écran de contrôle et un clavier. Il pianota dessus rapidement, allumant la lumière dans la salle. Elle était encore plus grande que ce qu’Irina avait pu imaginer. Elle n’en voyait toujours pas les extrémités, mais le peu qu’elle en percevait était déjà largement suffisant.
Partout, des cuves étaient installées au sein d’un enchevêtrement de barres d’acier supportant un grand nombre de globes de tailles différentes, enchâssés dans ce treillis métallique. Au plafond courraient des câbles et des tuyaux qui tombaient sur les installations, plongeant au cœur des cuves sphériques, remplies d’un liquide verdâtre, au cœur desquelles baignaient d’étranges formes.

_ Stupéfiant !
_ N’est-ce pas, mademoiselle ? De toute beauté…
_ Mais qu’est-ce que…que sont ces créatures ?
_ Des chimères…
_ Des quoi ?
_ Des chimères. Des créatures hybrides, obtenues en croisant plusieurs espèces pour n’en former qu’une seule. Certaines survivent, d’autres meurent à peine sorties des cocons d’incubation.
_ Pourquoi ?
_ Dans quel but ? Ce n’est pas compliqué ! La science… Je fais cela pour les mêmes raisons qui ont poussé tous les scientifiques à faire leur œuvre ! Par curiosité, par goût de l’aventure, et surtout…parce que je peux le faire. Mais… Pensez donc à tout ce qu’il serait possible de faire. Aujourd’hui, ce sont des animaux, demain, ce seront des hommes. Nous ouvrons à voie à une nouvelle ère, celle de l’homme nouveau, parfait. Nous pourrons travailler sur l’être humain pour l’améliorer, le rendre plus fort, plus…résistant ! Alors, qu’en dites-vous ?
_ Je suis stupéfaite ! Mais, n’avez-vous pas peur que cela soit détourné ? Une telle invention peut avoir des fins militaires sans précédent. Ne pensiez vous pas à cela quand vous avez commencé ?
_ Non….à vrai dire je n’y avais pas pensé. Tout ceci est mené dans le plus grand secret voyez vous. Nous avons, pendant des années, monté une petite équipe triée sur le volet et avons patiemment mis en œuvre notre recherche. Avec les meilleurs généticiens, chirurgiens, spécialistes de tous les domaines…
_ Et pour quand prévoyez vous les expériences sur les êtres humains ?
_ Mais…pour très bientôt ma chère, pour très bientôt.
_ Que…voulez vous ? Que faites-vous professeur ?
_ Il me faut bien des cobayes pour mes expériences… N’ayez pas peur, tout ira très bien…

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 20:14

Texte n°10 :

La Chimère attendait patiemment, suspendu au plafond de la salle par des gants et bottes spéciaux, garnis d’une substance empruntée aux geckos. Il émit une sorte de petit cliquetis, qui se répercuta dans la pièce. Ses oreilles, améliorées par de l’ADN de chauve-souris, captèrent les rebonds des ondes sonores sur les parois et les meubles de l’endroit. Utilisant sa vision nocturne de chat et son agilité de singe, le guerrier progressa lentement le long du plafond, jusqu’à atteindre l’encoignure d’une porte. Là, il se laissa tomber souplement au sol, devant le boîtier qui commandait l’ouverture du sas. Il tira un câble fiché dans la prise neurale au bas de son cou et le connecta à la serrure électronique. Il activa ensuite l’un des logiciels de piratages que son cerveau boosté aux nanomachines hébergeait. Il craqua rapidement le code. Le battant s’ouvrit avec un chuintement discret. Il se coula dans la pièce suivante et se plaqua contre un mur, la combinaison caméléon dont il était revêtu se chargeant de le camoufler. Il attendit. La patience était mère de vertu. Surtout, ne pas se précipiter.
Il détailla la pièce autour de lui. Il se trouvait dans un couloir qui s’incurvait vers la droite. Malgré le sas et la serrure magnétique dernier cri, il était meublé dans un style antique : commodes ouvragées, meubles lambrissés, délicates statues de porcelaines, tapisseries florales recouvrant les murs. La Chimère serra les dents. Il n’était pas dupe. Ce luxe servait à camoufler les systèmes de sécurité hors pair qui gardaient la salle principale du consulat de la Nouvelle République Saharienne. Au cours des ans, les diplomates avaient amassé ces richesses, à la fois pour montrer le pouvoir de leur nation, mais aussi pour dissimuler élégamment un arsenal destiné à garantir leur sûreté, ainsi que celle de leur plus précieux trésor : le Globe.
Le mercenaire commençait à trouver le temps long, lorsqu’un mouvement titilla ses sens surdéveloppés. Vêtus de combinaisons énergétiques, des lunettes infrarouges visées sur le nez, un étourdisseur au poing, deux gardes débouchèrent du fond du couloir. Ils avançaient en silence, les claquements de leurs bottes masqués par un inhibiteur de bruit. Dans sa jeunesse, le guerrier aurait fondu sur eux pour les tuer le plus rapidement possible. Les années lui avaient appris qu’attendre pouvait se révéler bénéfique. Il les laissa arriver jusqu’à sa hauteur. L’un d’eux tendit la main vers la serrure pour taper le code. La Chimère frappa, vif comme un serpent, brutal comme un tigre, avant de se figer à nouveau dans l’immobilité la plus complète. Les gardes tombèrent sans un son et ne virent jamais leur agresseur. Pourtant, ils auraient peut-être été honorés de savoir qu'ils mouraient de la main de la redoutable Chimère, guerrier renommé, tellement modifié génétiquement et augmenté mécaniquement, qu’il n’avait presque plus rien d’humain et avait choisi comme emblème cette créature mythologique, hybride et monstrueuse comme lui.
Il attendit silencieusement, vérifiant qu’il n’avait déclenché aucun système d’alarme. Fort heureusement, sa combinaison caméléon le dissimulait totalement aux détecteurs infrarouges et de mouvements. Avec précaution, il fouilla les gardes, prélevant sur l’un d’eux une clé magnétique qui lui permettrait d’ouvrir la salle où se trouvait le Globe.
Lentement, longeant le plus possible les murs, il remonta le couloir, jusqu’à atteindre une porte blindée, verrouillée par un dispositif complexe. La Chimère releva les lunettes qui lui dissimulaient le visage et appliqua son œil droit sur une cellule de reconnaissance. Son commanditaire avait dit vrai. L’œil artificiel qu’il lui avait fait greffer avant la mission dupa parfaitement le détecteur. Le guerrier n’eut plus qu’à utiliser la clé subtilisée au garde et à entrer les codes acquis à prix d’or par son employeur.
La porte s’ouvrit, dévoilant une salle parfaitement ronde, aux murs lisses, le sol dallé de noir. Au centre de la pièce, trônait sur un piédestal une sphère, taillée dans une matière ressemblant à du verre, qui luisait d’une douce lumière bleutée. Le Globe… Découvert par les pouilleux de la Nouvelle République Saharienne dans ce qui restait de l’antique désert. Identifié par les savants comme une relique d’une civilisation extraterrestre qui avait colonisé la Terre alors que les humains se battaient encore à quatre pattes pour un bout de viande. Le Globe, censé renfermer une carte de la galaxie. Le Graal pour les astrogateurs. Un artefact pour lequel des gens se montraient prêts à payer très cher.
Malgré son cœur endurci de mercenaire, il ne put s’empêcher d’être touché par la beauté de l’objet, par ses ondoiements azur. Il faillit tendre la main et avancer. Il se retint. Prudence et patience, voyons ! Il tira de l’une des poches de sa combinaison une bille de métal, un leurre destiné à tromper les systèmes de sécurité. Il la pressa pour l’activer et la fit rouler. Un jet de lumière la frappa avant qu’elle ait eu le temps d’atteindre le centre de la pièce. La Chimère repéra d’où le tir était venu. Il attrapa dans son paquetage une petite bombe à impulsions électromagnétiques. Grâce à sa vue d’aigle et à ses réflexes surhumains, il lança la charge, qui se colla sous le boîtier de contrôle. Puis, il referma vite le sas, après tout, il était lui aussi truffé d’électronique, à qui ce genre de joujou ne ferait pas de bien. Il consulta son horloge interne, attendit le nombre de secondes nécessaires, puis rouvrit la porte. Rapidement, il se dirigea vers le globe, le saisit et le fourra dans l’une des sacoches de sa ceinture. Jusque-là, il avait dû faire preuve de patience, maintenant, il était temps de filer.
Son employeur lui avait fourni les plans du consulat, notamment ceux des circuits d’évacuations. Furtif comme un renard, la Chimère se glissa dans un tuyau alors que les premiers gardes, alertés par l’EMP, déboulaient. La suite se déroula comme prévu, selon la stratégie établie avec minutie. Tandis qu’il débouchait enfin à l’air libre à l’extérieur de la propriété, le mercenaire songea que la patience avait du bon. Jeune, il n’aurait jamais pu passer tout ce temps à préparer le moindre détail de son expédition, attendre le bon moment pour sortir, frapper. Il se serait précipité droit dans la gueule du loup. Heureusement qu’il avait mûri.
Il s’autorisa un sourire satisfait et se mit en route, pressé de délivrer son butin à son commanditaire et d’empocher la somme rondelette qui lui était promise. Une violente douleur lui traversa soudainement le torse. Le guerrier baissa les yeux pour découvrir un trou béant dans son ventre. Un tir d’éclateur, pensa-t-il avec un étrange détachement. Il tomba au sol et une silhouette s’approcha de lui, récupérant le précieux artefact dans sa ceinture. La Chimère comprit alors. La relique attirait les convoitises, il n’était pas seul sur le coup. Et apparemment, l’un de ses concurrents avait jugé que l’attendre et lui subtiliser le Globe se révélerait la solution la plus directe. Alors qu’il mourait, la Chimère songea qu’il ne pouvait lui donner tort.

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Sam 17 Nov 2012 - 21:50

Texte n°11 :

Dans la chaleur de l'hiver

De longues mèches de ses cheveux hirsutes jaillissaient vaillamment comme pour défier les cieux.

Comme toujours, au crépuscule du jour, la nuit était tombante. Pesante, elle s'abattait lourdement sur la ville déjà morte. Les lampadaires s'embuaient et des nuées d'insectes y venaient vainement chercher quelque chaleur. Partout était le froid. La neige, le vent, la glace. Au cœur de l'hiver, en cette nuit de noël, la dizaine en dessous de zéro était obsolète.

Sous cette chaleur polaire, une frêle silhouette demeurait, seule, adossée contre un mur, une bête couverture lui tenant lieu d'abri. Le vieil homme était couvert de loques. Les quelques guenilles qu'il portait, en guise de vêtements, l'exposaient au vent glacial. Déjà il ne sentait plus ses doigts. Le gel impitoyable s'engouffrait à travers les coutures et les tissus déchirés par l'usure.
Son estomac n'en finissait plus de geindre, réclamant un brin de nourriture. Une baguette de pain et une bouteille d'eau, un quignon de pain dur garni d'un mince verre d'eau, juste une miette rassie et une goutte de rosée... Un rien lui aurait suffit, mais même cela il ne l'avait pas.
Sa vie oscillait entre espoir et désespoir. Bien souvent, il lui arrivait de s'apitoyer sur son sort ; mais chaque fois il se répétait que dans sa situation, après avoir tout perdu, l'espoir était guère la seule chose qui lui restait. Il s'interdisait donc à laisser l'espérance s'envoler à jamais.
L'espoir était une chimère, à laquelle il se raccrochait pour ne pas sombrer définitivement.

Il ferma les yeux. Il était au bord des larmes, comme toujours depuis des semaines. La faim, le froid, la peur, la tristesse, tout menaçait de le submerger. Mais il tenait bon. Prostré, recroquevillé sous sa couverture de laine, il refoulait ses sanglots et s'efforçait d'aller de l'avant.
Aller de l'avant... difficile à faire, surtout quand cela consistait à rester immobile, à la merci du climat glacial. Il s'y était résolu cependant. Comme s'il avait le choix !

Il venait de passer la cinquantaine quand, six mois plus tôt, son appartement lui avait retiré. Sa femme était partie. Ils n'avaient jamais eu d'enfants. Rapidement le loyer de l'appartement avait outrepassé ses moyens... On l'avait donc jeté à la rue du jour au lendemain, sans égards.
Depuis, chaque seconde de son existence se résumait à espérer qu'une âme généreuse – disons plutôt un simple passant dévoré par la pitié – lui offre une pièce pour subsister.
La plupart des gens passaient devant lui sans même lui accorder ne serait-ce qu'un regard. Mais il ne savait pas ce qu'il préférait de leur attitude ou de celle des autres qui le regardaient avec mépris. Comme pour lui reprocher de venir les importuner !
Encore une fois... avait-il vraiment le choix ? Il fallait bien survivre après tout...
Survivre... en effet, au point où il en était, était devenu son unique objectif. Survivre à défaut de vivre.

Pendant cinquante ans il avait été un honnête homme. Quelques jours plus tard, il s'était surpris, pour la première fois, à voler. Ou du moins à essayer. Au marché, devant l'étal du primeur, il avait plongé le bras dans un cageot où étaient déposées les pommes abîmées et gâchées. Pris la main dans la sac, disons plutôt dans le cageot, le commerçant l'avait insulté de tous les noms d'oiseaux qui lui passaient par la tête, avant de le chasser du marché en le menaçant d'un gourdin.
Certains se seraient sûrement sentis blessés dans leur amour-propre. Ce n'était pas son cas. Et pour cause... il ne pouvait pas se permettre d'avoir encore la moindre fierté. Même une once de dignité lui aurait interdit de faire la manche, or sans aumône il n'avait plus qu'à attendre la mort avec silence et patience...

Plus tôt dans l'après-midi, deux jeunes femmes et un homme d'une trentaine d'année l'avaient abordé. Ils s'étaient présentés. Gentiment, ils s'étaient entretenus avec lui quelques minutes puis lui avaient offert de passer la nuit dans un foyer. Il n'avait même pas feint de prendre quelque instant de réflexion. Il avait refusé. Pour quelles raisons ? Le clochard avait gardé le silence.
Dormir dans un foyer, au milieu de dizaines d'autres SDF ? Bien peu pour lui. Chaque nuit passée à fleur de bitume avait contribué à lui faire perdre toute confiance en l'être humain. Humiliations après humiliations il avait appris à ne plus se fier qu'à lui même. Sauf pour ce qui était de mendier... Ça il ne pouvait malheureusement pas y couper.
Mieux, il avait appris à éviter autant que possible la compagnie des hommes.

La tête lui tournait. Les crampes de son estomac lui arrachaient parfois une grimace, puis son visage perdait à nouveau toute expression. Les yeux clos, il se concentrait sur sa respiration, saccadée. Il tâchait de ne plus penser à rien, d'oublier la rue, la misère et le froid. Surtout le froid !
Par ce temps glacial personne ne se risquait à sortir. Personne donc ne passerait glisser une petite pièce dans le creux de sa paume. Un bien triste soir. Un bien triste noël. Ce soir tout les enfants du monde, sur toute la surface du globe, s'endormaient, impatients de découvrir nombre de cadeaux au pied du sapin.
Pour lui, une simple miche de pain aurait été un cadeau de roi.

Le vent glacial lui caressait le visage, le secouant de violents soubresauts. Mais plus le temps passait, moins il avait froid. La douleur se calmait. Il était comme anesthésié. Endormi par le froid...
Son souffle se faisait plus régulier. Un sourire était né sur son visage. Il dormait.
Il lui sembla entendre un bruit. Devant lui apparut un traîneau, couvert de cadeaux. Un homme énorme, vêtu de rouge, croisa son regard et lui fit signe de venir.
Il me semblait pourtant que le père noël n'existait pas... songe le clochard.
Heureux il s'élança vers son bienfaiteur. Lentement, il disparut dans la nuit. À jamais.
En cette nuit glaciale de noël, il s'était assoupi. Assoupi pour toujours... Mort de froid.

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 13:51

Waouh 11 textes ! C'est rare !

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Il meurt lentement; celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider[...] Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère. Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements. Ou qui ne parle jamais à un inconnu.  Il meurt lentement; celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés. Vis maintenant! Risque-toi aujourd'hui! Agis tout de suite! Ne te laisse pas mourir lentement! Ne te prive pas d'être heureux! Pablo Neruda.

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 14:11

Merci à Niko d'avoir rajouté mon texte...
11 textes je crois que ça fait un petit moment que c'était pas arrivé. (peut être jamais ^^)
On saute d'une extrême à l'autre : de 1 texte à 11...

Que des textes très différents, je crois avoir reconnu deux auteurs, mais rien n'est moins sûr ^^
Deux "coups de coeur", je me laisse quelques jours pour trancher ^^
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Sombrebarman
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 14:34

Bon...y en a qu'un qui à voté...

C'est pas trop actif...


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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 15:42

ben y a 11 à lire!!!!
Et justement très différents. Very Happy
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Sombrebarman
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 16:13

En 10 min c'est lu même pas...
Bref de tte façon y a deux semaines pour voter Very Happy

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 16:40

tu as déjà voté toi?
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 16:44

Very Happy bon le premier on peut se rendre compte de celui qui l'a écrit ^^
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Sombrebarman
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 16:50

nan, si je vote ça seras pour moi et c'est pas le but

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 17:00

canardcache a écrit:
Very Happy bon le premier on peut se rendre compte de celui qui l'a écrit ^^
Tiens ! T'as pas tort Razz ça fait trois auteurs que je pense avoir reconnus...

Et sombrebarman, tu as une si haute opinion que cela de ton texte ? ^^

Moi j'hésite vraiment entre deux... et je ne sais vraiment pas comment choisir !
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Sombrebarman
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 17:10

fosiliaz a écrit:
Et sombrebarman, tu as une si haute opinion que cela de ton texte ? ^^!

Oh Yeah !!

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 17:46

Deux textes m'ont bien plu, l'un plus que l'autre tout de même alors j'ai tranché ^^
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 17:52

Effectivement, pour une fois, il y a du choix, et des textes très différents, je me laisse aussi le temps de la réflexion, même si certains textes se détachent déjà du lot.

@Sombrebarman, je ne sais pas quel est ton texte, puisque tu n'as jamais posté de texte ici jusqu'à présent, je ne connais pas ton style, je ne peux donc pas juger si celui-ci mérite la haute opinion que tu as de lui.
Par contre ce serait bien si tu commençais par corriger l'énorme faute qui se trouve dans ta signature, parce que l'orthographe est quand même le B.A.BA pour un écrivain... ^^

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 17:55

T'es sérieux j'ai une faute ?

On dit serais C'est ça ? xD

PS : L'un de vous à voté pour moi ^^

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 18:03

Parce que ne pas le faire serait du gachi Wink

Je vais profiter des deux semaines de délais à 100% je crois, je vais essayer de lire un texte par jour ^^
Pour un premier concours, je suis contente qu'il y ai plein de concourants !

_________________
Et si on faisait tout exploser, juste pour voir ?

Fanatique du "bOOm" et fière de l'être !

Si on cherche la fin du monde, on la trouvera. Si on cherche le début du monde, on le trouvera. Mais j'avoue que je suis bien entre tes bras, je n'ai pas vraiment envie de commencer ces voyages...

Ca va faire bOOm ! Hallelujah !

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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   Dim 18 Nov 2012 - 18:04

Sombrebarman a écrit:
fosiliaz a écrit:
Et sombrebarman, tu as une si haute opinion que cela de ton texte ? ^^!

Oh Yeah !!
j'aime beaucoup ton texte ^^ lol!
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MessageSujet: Re: concours n°36-votes   

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