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 Défi... or not...

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Elann
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MessageSujet: Défi... or not...   Mar 25 Déc 2012 - 12:00

Hey !

Récit de l'expérience n°1 par Elann -connu sous le nom du garçon qui murmurait à l'oreille du chat-:
23 décembre, mû par un esprit joueur et désirant partager son envie d'écrire, le-dit Elann se rend donc sur le chat du forum, totalement déserté. Alors qu'il consulte les archives, il se rend bien compte qu'il est encore le seul à écrire quelques mots sur cet espace de discussions privilégié...
N'écoutant que son courage, il s'embarque dans une folle expérience... Lancer un défi d'écriture sur le chat !
Résultat de l'expérience: nothing.

A vous d'aller consulter les archives, histoire de voir ce dont il s'agissait...
EDIT: étant donné que le chat est pas mal sollicité ces temps-ci et qu'il n'est donc plus possible d'aller lire les règles, j'édite:
Il s'agit d'écrire un texte de 600 mots comprenant ces sept mots dans l'ordre: longiligne - encre - refléter - carbone - rayon - yack -docteur.
Les singuliers restent au singulier et les infinitifs à l'infinitif...



Et voici donc ma participation à mon propre défi: Martin.

La silhouette longiligne de Martin se profila dans le couloir. Plus que ses quarante kilos tout mouillé pour son mètre soixante-dix-huit, c’était sa tignasse ébouriffée qui l’identifiait à coup sûr. Cette fois-ci, à sa blondeur naturelle, s’ajoutaient plusieurs tâches bleues, traces d’encre apparentes.
Il pénétra dans la pièce de son pas particulier, si léger. Dans ses grands yeux, on pouvait voir se refléter la lueur créative qui l’avait animé, l’après-midi durant. Il avait le sourire aux lèvres, celui qui faisait tomber toutes les filles, celui que je préférais moi aussi.
— Alors ?
— Le poète a gagné, me répondit-il de sa voix un peu éraillée.
C’était un code entre nous, notre lien matérialisé, notre monde.

Nous sortîmes dans le froid mordant de ce début d’hiver. Lui poussant mon fauteuil, moi me faisant le plus léger possible. Il insistait toujours pour m’aider, surtout lorsque les trottoirs n’étaient pas adaptés mais je n’aimais pas ça. Après quelques minutes d’un silence pesant, il finit par me lâcher.
— Ici, c’est plus tranquille, tu peux rouler tout seul.
Je ravalai un soupir, il était trop prévenant. Nous nous arrêtâmes quelques minutes pour acheter un nouveau crayon carbone. Bien sûr, je ne pouvais pas monter les marches. J’en profitais pour l’observer. C’était une activité à plein temps, Martin me passionnait chaque jour un peu plus. Il représentait l’idéal qui m’était inaccessible, sans aucune jalousie pour autant.

Il ressortit, son sac plastique à la main et nous continuâmes notre promenade quotidienne. Pour changer un peu, j’emmenai Martin vers le canal plutôt que vers le parc. Il n’aimait pas trop ça, les modifications, lui ; mais surtout parce qu’il avait peur pour moi. Son âme d’artiste, elle, aussi libre que le vent voyait dans chaque objet une nouvelle façon de regarder le monde, le changement était en son intérieur même.

Un rayon de soleil vint illuminer le fer chromé du fauteuil, éblouissant Martin qui ferma les yeux en riant. Son rire, mon Martin. Il me réchauffait le cœur, bien plus que cet astre blanc d’hiver. Je n’étais pas sûr qu’il s’en rendait vraiment compte. Il était naturellement un peu joyeux, un peu artiste, un peu attentionné, entièrement lui, entièrement avec moi.

Alors que nous avions à peine fait quelques mètres, une barrière se dressa devant nous. Un policier, apparemment chargé de la surveillance, expliquait aux badauds qu’un yack s’était enfui du zoo échappant à la vigilance de ses gardiens qui nettoyaient l’enclos. C’était typiquement le genre d’événement qui plaisait à Martin. L’incongruité surgissant parmi les brumes mornes de la banalité. J’étais certain que s’il avait été seul, il aurait sauté par-dessus l’obstacle et couru à la rencontre de l’animal, au mépris du danger. Mais j’étais là. Nous étions là, moi et mon fauteuil, comme deux poids inutiles qu’un élan du cœur empêcherait d’abandonner.
— Il faut qu’on rentre de toute façon, le docteur va arriver, dit-il comme pour m’excuser.
Il avait raison mais ça n’enlevait rien à ma peine. J’étais bien trop égoïste de retenir auprès de moi une âme si belle. Je disais ne vouloir que son bonheur, n’était-ce pas une façon de m’assurer le mien ? Il s’aperçut de ma mine attristée et arrêta le fauteuil que, pour une fois, je maniais seul. Il s’agenouilla devant et m’observa un moment. J’évitais son regard, je savais qu’il allait être gentil, il ne pouvait pas faire autrement, mais j’avais tellement honte. Je ne méritais en rien ne serait-ce que sa présence, cette marque de sympathie, son amour.
— Rentrons, finit-il par dire simplement.
Et c’était sûrement dans ces moments que je l’aimais le plus. Il avait compris, tout compris. Martin.


Ne désespérons pas... Et comptons sur l'esprit toujours en ébullition de mes compagnons d'écriture favoris... bounce

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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Dim 3 Fév 2013 - 19:53

J'ai trouvé la contrainte intéressante et j'ai apprécié ton texte surtout l’esquisse de ton personnage qui se fait rapidement mais habilement, je peux tout à fait me l'imaginer. La relation entre les deux protagonistes est elle aussi juste dessinée et la dernière phrase m'a réchauffée le cœur. Merci Smile
Une petite question : Ce défi est-il toujours d'actualité ?
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Elann
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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Dim 3 Fév 2013 - 20:06

Mais bien sûr, il est d'actualité pour qui veut y participer !

Et merci pour ton compliment, j'apprécie Smile.

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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Dim 3 Fév 2013 - 20:18

Une autre petite question : Utilises-tu ces personnages ailleurs ?
Dès que j'ai quelque chose de potable alors, je le publierai.
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Elann
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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Dim 3 Fév 2013 - 20:25

Ces personnages là, non. Mais cette façon d'être, oui quelque fois, tout simplement parce que j'aime bien ces personnalités. M'enfin, je n'écris que de courts textes donc ils n'ont pas vraiment "d'histoire" sur le long terme.

J'attends ta participation, donc Smile.

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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Mer 6 Fév 2013 - 21:46

Voilà ma réponse avec un peu de retard,mes excuses :

Elle est de retour comme si les derniers mois n'avaient jamais existé. Elle est assise sur la chaise de son bureau. Elle n'est pas vraiment là, se dit-il, elle n'est pas vraiment là. Son regard passe de ses talons hauts à sa chemise d'homme pour s'attarder sur les jambes longilignes et blanches. Elle n'a pas changé. Ou plutôt elle n'a pas changé depuis ce qui lui est arrivé.

Il la revoit au milieu de la pièce. Il la revoit dans cette robe de mariée superbe. Il la revoit éclaboussée de sang. Elle n'avait pas dit un mot quand l'équipe de secours était entrée dans la pièce. Elle avait éclaté d'un rire sauvage et tourné la tête vers eux. L'horreur était devenue totale.

Il n'entre pas et continue de l'observer à travers les rideaux. Tournée de trois quarts, elle présente un profil appréciable. Il sait ce qu'il l'attend néanmoins quand il la verra de face. Il ne sait pas s'il veut vraiment faire cela. Affronter ses yeux verts courroucés et ses mots révoltés. Il secoue la tête et se rappelle qu'elle agissait ainsi auparavant.

Au début de leur collaboration, il lui avait rendu visite dans son cabinet. Ses meubles étaient sobres et la lumière de la pièce tamisée. Rien sur les murs en dehors d'une tâche d'encre. « Que voyez-vous ? ». Ton sec et gestes vers le cadre. Il avait hésité avant de lui répondre. : « Une tâche de sang, je vois une tâche de sang ». Elle n'avait rien répondu.

Il est toujours là, debout sans savoir s'il va bouger ou non. Il sait qu'elle est différente. Qu'elle ne répondra plus comme si elle allait le mordre. Qu'elle ne le réprimera pas quand il fumera. Il souhaite tant voir se refléter dans ses yeux la rage de vivre qu'il a connue. Mais ce n'est plus elle.

Lorsqu'elle avait disparu, toutes les forces de l'ordre possibles avaient été mobilisées. Elle était connue,médiatique et importante. Trop intelligente et utile. Il avait mis tout son cœur à la retrouver aussi vite que possible. Ils n'avaient pas été assez rapides. Il n'avait pas été assez malin pour deviner. Il était responsable de ce qui lui était arrivé. De ce qu'il savait qu'elle avait subie. Et de ce qu'il ne savait pas.

Le rookie qui n'en est plus un est à l’hôpital depuis quelques jours. Intoxiqué au dioxyde de carbone en entrant dans la scène de crime. Toujours aussi impulsif. Sa présence lui manque en quelque sorte. Personne pour détendre l'atmosphère. Il est toujours devant la fenêtre.

Elle avait reçu foule de visite à l’hôpital puis lorsqu'elle avait le psychiatrique, la foule ne l'avait pas suivie. Lui si. Même après qu'elle eut planté sa main avec un crayon. Elle avait été tellement elle-même à ce moment.

Peut-être qu'elle était guérie, songe-t-il en l'observant, peut-être qu'elle me fera remarquer que je suis en retard. Peut-être qu'elle me reprochera l'odeur de cigarette. Le bazar dans le bureau. La fenêtre ouverte en hiver. Peut-être qu'elle lui demandera ou est passé son partenaire. Qu'il devra lui expliquer qu'il est hospitalisé à cause d'un pyromane ayant pris pour cible le zoo. A cause d'un yach blessé. Sa vie est devenue comique.

Il se souvient du docteur. De l'ironie de la situation aussi. Il parlait d'elle comme si elle n'avait jamais été elle-même spécialiste, comme si elle n'avait jamais été saine d'esprit,comme si elle n'était pas dans la même salle. Il se souvient avoir croisé son regard à ce moment. Elle avait dit quelque chose mais il était trop loin pour l'entendre. Il lui semblait que ses lèvres murmuraient « Achève-moi ». Il devait avoir tort.

En attendant, il ne bouge pas.Elle vérifie sa montre et se lève. Fatiguée.Battue.Elle abandonne. Ce n'est pas vraiment elle finalement.
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Elann
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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Mer 6 Fév 2013 - 22:14

Eh bien, ça valait le coup d'attendre.
Pour une raison qui m'est inconnue, tu as placé "crayon" à la place de "rayon" mais j'ai vraiment trouvé ton texte très bien. La psychologie de ces deux personnages est très intéressante et je te remercie vivement de cette chouette participation. Smile


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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Jeu 7 Fév 2013 - 17:31

Merci beaucoup, je suis touchée.
Sincèrement désolée, j'avais en fait recopié vite fait les mots imposés et j'ai écris à droite et gauche donc pour une raison mystérieuse j'ai confondu les deux.
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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Jeu 28 Mar 2013 - 13:57

j'avais préparé un texte depuis longtemps déjà mais je n'arrive pas à écrire plus de 300 mots environ au lieu de 600, alors tant pis je le livre tel quel.
dites moi quand même ce que vous en pensez.



Ils se promenaient bras dessus bras dessous, Célia s'appuyant contre Hans la tête sur son épaule.­
Il aimait la sentir contre lui , respirer son parfum écouter battre son cœur . Le tonnerre se fit entendre au loin elle se serra plus fort, et il l'embrassa.
La nuit commençait à poindre. C'était un soir d'été, il flottait dans l'air comme une odeur d'électricité. La silhouette longiligne d'un cyprès se découpait sur le ciel orageux.
Ils frissonnèrent, au loin la ville commençait à s'éclairer. Ici nulle lumière parasite ne les empêchait de voir les étoiles quand les nuages n'étaient pas présents, mais pas aujourd'hui,
la nuit serait d'encre. Ils ne pourrait pas rester aussi longtemps que d'habitude.

- Dépêchons nous avant que la nuit ne tombe.
-Dommage nous ne verrons pas la lune se refléter dans l'eau ce soir

Ils longeaient la rivière amoureusement, comme ils le faisaient chaque jour depuis si longtemps.
- j'aime la campagne si loin du monoxyde de carbone, murmura Célia. ,

Elle s'y connaissait c'était son rayon l'écologie. Elle était chercheur en énergie renouvelable et bénévole d'une association de protection de la nature,
L'année dernière elle était partie au Tibet étudier la façon de freiner la disparition du yak sauvage.

-profites-en pour respirer, tu sais que le docteur t'as conseillé une marche au bon air chaque jour,
elle avait vraiment apprécier l'air pur des montagnes de l'Himalaya.

Ils habitaient dans un immeuble en centre ville et elle était asthmatique, la pollution envenimait son handicap.
Ils passent devant le cyprès, entrent dans le grand parc et parcourent les allées jusqu'à ce qu'ils se retrouvent face à la statue d'un chérubin .

bonsoir mon ange, nous ne pourrons plus te voir avant quelques mois maintenant. Quand nous reviendrons ton petit frère nous accompagnera. Dors bien mon tout petit. Nous ne t'oublions pas, nous t'aimerons toujours malgré la venu du bébé.

Ils repartent par le même chemin, ils sortent du cimetière, le pas plus lourd qu'à leur arrivée.
Une vie s'est achevée une autre va commencer !
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Esoriak
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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Dim 28 Avr 2013 - 19:37

Voilà ma participation Very Happy


Il fonçait droit devant. Pédalant rapidement, respirant fort, roulez au loin, toujours plus vite.
Les bandes blanches défilent, une ombre longiligne, celle d'Andrew en danseuse, s'emballe sur le goudron flouté par la vitesse. Il regarde le compteur : 47km/h. Andrew se conserve pour le Col d'Atois. La montée sera rude, c'est son endurance qui fera la différence, il le sait. Il porte le dossard numero 74 et il faut qu'il termine l'étape en premier.

En sachant qu'il reste encore une centaine de bornes, il diminue en tours lorsqu'il regarde derrière lui pour apercevoir deux concurrents, l'un prêt à exploser comme une tomate trop mûre, l'autre, un minot bien gaulé qui semble à peine être essoufflé. Ils signent ensemble le 29eme kilomètre au moment où ce dernier le double grâce aux armes de guerres qui remplacent ses mollets, Andrew se raccroche à la guidoline qui brûle ses mains, et force sur les cuisses, change de respiration et s'encourage :«  Pousser, tirer, pousser, tirer ». Il regarde une dernière fois le tatouage qui orne son avant bras. Une vieille tâche d'encre qui lui rappelle pourquoi il roule. Pourquoi c'est un cycliste. Et il avance. Il suit la tache bleue qui s'éloigne petit-à-petit, le 38 rapetisse et finit par disparaître en un instant, alors que l'on apercevait un spectre de lumière se refléter dans le verre des lunettes d'Andrew, sensible aux reflets du soleil.

Il s'étonna de la rapidité avec laquelle n°38 avait pris ses virages serrés qu'il arpentait désormais avec difficulté. Le jeune homme serrait de plus en plus fort son guidon, poussée, pression, point critique, élévation, et recommencer sans cesse jusqu'à boucler la boucle. «  L'année prochaine je m'achète un bijou en carbone. Numéro 38 je suivrais tes traces. » murmura t-il pour lui même. Un regard au compteur: 32 km/h. Au dernier virage il voit une longue route noire s'étendre droit jusqu'à l'horizon traversants les pâturages et les forêts, et il sent qu'ici il doit foncer. Il accélère de 15km/h en quelques secondes, il pédale mécaniquement, la tête dans le guidon, et la sueur qui danse au menton. Il roule et dépasse le kilomètre 36 à près de 54 km/h. Au loin il aperçoit un coureur. S'il pouvait s'approcher un instant pour bénéficier de l'aspiration, il gagnait déjà cinquante mètres. Le vent était son pire ennemi, chaque bourrasque était un supplice, son corps restait contracté et gardait le vélo sur sa ligne imaginaire. Aujourd'hui il participait avec un vélo de course professionnel, mail il se rappelait ses débuts. Un fixie blanc, à pignon fixe, certes il pouvait faire 1000 pirouette, mais jamais il n'aurait pu dépasser la barre des 45km/h. La vitesse était une drogue. Plus vite, plus longtemps. A cet instant il dépassa le cycliste vert.

Juste avant, il avait pris soin de rester collé à sa roue arrière et profiter de cette accalmie pour retrouver son souffle et boire l'eau que transportait un sac à dos. Il enleva la sangle de son épaule gauche et parvint à attraper la pompe pour se désaltérer. Il restait feutré derrière le dossard 17 et priait pour que la course continue ainsi. Quand Andrew vira légèrement à droite et se sentit aspirer, il ne fit pas attention à la sangle noire qui volait non loin d'un rayon de la roue avant de son voisin. Il ne vit pas l'accident. Mais il sentit le sac s'arracher à son dos, lui faisant lâcher le guidon. Il tomba sur le dos et réussit à se protéger la tête, avant que n°17 ne s'écrase sur lui agrippé à son vélo. Le sien continua quelque instants sa route avant de terminer violemment contre un panneau publicitaire prônant la protection des animaux en voies de disparition, un gros yak illustrait le slogan. Son bolide était fichu, et il sentait le coude de n°17 qui s'enfonçait en lui. Il entendit deux voitures arrivées et lorsqu'il vit une silhouette orange fluo sortir de l'une d'elle. Il ferma enfin les yeux, le docteur vient nous chercher, l'étape est terminée se dit-il.



Je sais ya 70 mots en trop mais ... scratch J'ai déjà trop enlever de truc, donc je poste tel quel tant pis génial
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Thormis
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MessageSujet: Re: Défi... or not...   Mer 15 Mai 2013 - 19:53

Je viens de m'y essayer, et je me rends compte que la plus grande difficulté, est de respecter cette limite des 600 mots. En effet, faire un texte avec les autres conditions est assez aisé, mais le faire d'une manière assez succincte pour tout incorporer est une autre histoire !
Du coup, d'après word, je suis à 850 --' désolé !

Voici mon essai :

La porte de l’auberge s’ouvrit lentement, grinçant sur ses gonds rouillés comme si elle n’avait pas été ouverte depuis des lustres. A travers l’embrasure de la porte, les rayons du Soleil du soir laissaient apparaître une ombre longiligne, dont il était impossible d’apercevoir les traits.
La silhouette pénétra dans ce lieu sentant la bière et le rance. Une capuche maintenait son visage à l’abri des regards, et personne ne pouvait définir si le nouvel arrivant était de sexe masculin ou féminin, enveloppé qu'il était par une cape. Un mouvement de sa tête indiqua que l’étranger observait la scène dans laquelle il venait de pénétrer.
Un comptoir en bois rongé par les mites longeait le mur de droite sur tout son long, derrière lequel se tenait un vieil homme à l’embonpoint démesuré, nettoyant des verres à l’aide d’un torchon sale et plein d’encre.
Dans le fond, quelques badauds étaient assis à une table. Ils regardaient d’une manière un peu trop intéressée l’ombre encapuchonnée qui venait de rentrer dans leur auberge préférée ; leur regard semblait refléter une lueur mauvaise, peu avenante.
Sur la gauche, on pouvait apercevoir une scène qui devait présenter quelques groupes de musique à l’occasion.
L’étranger approcha du comptoir, et murmura quelque chose d’à peine audible à l’aubergiste qui hocha la tête d’un air intrigué. Ce dernier fit un geste et sortit de sous le comptoir un verre à la propreté douteuse, le remplit d’un liquide ambré et le tendit à l’intéressé. Celui-ci sortit quelques pièces d’un porte-monnaie rapiécé, et une feuille de papier carbone. Il dit alors ces quelques mots à l’assemblée, d’une voix étrangement chantante et douce, qui ne permettait pas de savoir si elle provenait d’une femme ou d’un homme :

« Je cherche des hommes prêts à se battre pour gagner leur vie ! Des mercenaires, comme dans l’ancien temps, si j’ose dire. Y a-t-il dans ce village, des hommes courageux pour entreprendre un voyage de plusieurs mois ?
- Des hommes, vous en avez plein, répondit l’un des hommes, appartenant au groupe situé au fond de l’auberge. Mais pour des courageux, vous pouvez demander à Le Minet, je suis sûr qu’il sera tout disposé à vous écouter ! »


Cette déclaration fut accompagnée de rires gras et tonitruants, ne laissant aucun doute sur la considération portée à ce dénommé Le Minet. Peut-être aussi son nom n’était-il au final qu’un surnom. Sentant que sa crédibilité partait en fumée, la silhouette encapuchonnée chercha à regagner l’attention de son auditoire. Elle sortit de sous sa cape une longue lame effilée, et la posa avec un bruit clinquant sur le comptoir. Le silence se fit alors dans la salle, aussi froid que la mort. Satisfait de son effet, l’étranger se mit à siroter son breuvage avec délectation, accompagné de petits bruits de langue. Puis, il reposa son regard sur l’assemblée :

« Comme je le disais donc avant que l’on ne m’interrompt, je cherche des hommes courageux et prêts à se battre moyennant salaire. La manière de se battre ne dépend que de vous, seules les armes à feu sont proscrites. Nous privilégions discrétion, rapidité et efficacité à toutes les armes bruyantes et tapageuses. Le but de ce recrutement est de constituer une unité d’élite prête à s’adapter à toutes les situations en s’appuyant sur ce que vous trouverez dans votre environnement. De ce fait, vous le comprendrez bien, vous ne trouverez en zone hostile ni matériel pour l’entretien de vos armes, ni munitions. Je laisse à disposition de l’aubergiste, cette feuille de papier où vous pourrez inscrire vos noms. Si l’un de vous souhaite me contacter directement, qu’il s’inscrive d’abord sur la liste et réussisse les tests physiques d’entrée. Le salaire est de 7499€ net mensuel. De quoi apaiser vos craintes, j’en suis sûr(e). Nos missions s’effectueront dans un rayon de 200km autour d’une cible précise, qui vous sera communiquée en temps et en heure. Ne sont pas acceptés les faibles, autant d’esprit que de corps, les personnes à mobilité réduite, et les personnes de plus de 30 ans. Nous refusons également les pères et mères de famille. Cependant, le sexe, la taille et le poids importe peu si vous savez vous servir de vos atouts. Si vous êtes confiants et que vous pensez apporter quelque chose dans une équipe en terre sauvage, n’hésitez pas à nous rejoindre. Si l’hygiène est l’une de vos priorités et que sentir le yack après chaque mission vous rendrait fou, abandonnez l’idée de faire partie des nôtres. »

L’inconnu termina son discours en parcourant l’assemblée d’un regard que l’on ne voyait pas, caché dans l’ombre. Cependant, un frisson d’excitation, ou d’angoisse personne ne sut le dire, parcourut la salle.
Rengainant son arme dans son fourreau, l’inconnu s’apprêta à sortir de l’auberge, lorsqu’il fit mine de s’arrêter.

« Ah, une dernière chose, s’il y a un docteur parmi vous, ou une personne ayant des notions en médecine, je pense qu’il serait intéressant pour lui de mettre son nom sur la feuille. »

Sur cette dernière phrase énigmatique, l’inconnu disparut dans la rue, happé par une foule ne se préoccupant guère de lui.

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Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant.
B. Fontenelle.
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MessageSujet: Re: Défi... or not...   

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