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 Confessions d'un barjo, de Philip K Dick

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hardkey
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MessageSujet: Confessions d'un barjo, de Philip K Dick   Mer 2 Jan 2013 - 1:17

N'importe quel lecteur de SF un tant soit peu cultivé connais Dick. Grand génie de ce genre méprisé, il réussit à trouver des idées si profondément philosophiques qu'il marque l'histoire. Mais ce livre, qui compte l'histoire de Jack Isidore de Séville, le barjo, de sa soeur Fay et du mari de celle-ci, Charley, tient de la littérature générale. C'est un des rares publiés de cet auteur qui désirait plus que tout écrire de la "vraie" littérature.

En gros, c'est la description d'un enchaînement de situations (qui forment une trame narrative assez grossière), décrite du point de vue des trois personnages. Mais Dick est plus brillant que ça. Il adapte la narration à chaque personnage. Jack parait au début parfaitement sain d'esprit, et est le narrateur de ses parties. Petit à petit, on aperçoit les méandres de ses croyances, qu'il rassemble entièrement sous le titre de science (y compris l'Atlantide par exemple). Ce qui touche surtout, c'est la violence (verbale) et la haine qui peuvent l'entourer. Il est presque aussi mal aimé qu'un personnage de Tim Burton, c'est dire!
Fay aussi est narratrice. Mais elle est plus consciente de ses faiblesses humaines, tandis que d'autres parties, écrites à la troisième personne d'après le point de vue de son amant, montrent sa nature manipulatrice.
Enfin, Charley n'a même pas ce qu'il faut pour être narrateur. Il est un peu simplet, violent aussi, malheureux à cause de sa femme. A la fois enfoiré et victime, il inspire des sentiments contradictoires.

Au final, tous se comportent comme des connards, sauf Isidore, qui semble voué à faire uniquement le bien. Peut-être un message de P.K.Dick, pour nous dire que la véritable ouverture intellectuelle peut prendre bien des formes, et que la bonté ne nécessite pas la forme de sagesse en vogue dans notre temps.

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