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 concours n°37-votes

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Texte n°1
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Texte n°2
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Texte n°3
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Texte n°4
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Niko
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MessageSujet: concours n°37-votes   Dim 6 Jan 2013 - 22:20

Voici nos 4 participants. Bonne chance à eux !
Vous avez jusqu'au 18 janvier 20h pour voter

Texte n°1 :

Je me suis réveillé. Oui, je suis d’accord, un peu abrupt comme accroche. Mais mine de rien, quand on est pendu par les pieds au-dessus d’un lac de lave en fusion, avec tout un assortiment de lames tranchantes se balançant devant les yeux, on n’a pas tellement le temps de tergiverser. Avais-je été réincarné en James Bond et mis dans cette position par un méchant diabolique au rire ravageur ? Ou bien peut être était-je le personnage central d’une fable sadomasochiste d’une finesse et d’une élégance rare ? Mais au fond, rien à carrer. Tout ce qui comptait, c’était de me sortir de ce guêpier. Mal barré me direz-vous, surtout sans super gadget à la con. Cependant, j’avais un atout dans ma poche, que j’utilisais sans même m’en rendre compte.
Je rêvais.
Ok, c’est un peu facile, et ça ressemble à une astuce d’écrivain en panne sévère d’imagination. Mais évidemment, vous vous doutez que ça ne se termine pas ainsi. Je ne vais pas me faire chier à poser des mots sur un page pour rien quand même !
Donc, tandis que je poussai du bras une couette qui était probablement la mienne, je cherchais du regard un indice, quoi que ce soit qui puisse me confirmer que je me trouvais bien chez moi, et pas dans la chambre puante d’un fétichiste glauque (quoique les deux lieus aient certains points communs).
C’est à ce moment-là que je me suis réveillé à nouveau. J’en avais ras le cul, mais que faire, sinon supporter avec moult grognements ces emmerdements ? Cette fois-ci, je voyais deux soleils par la fenêtre. Ils tournaient l’un autour de l’autre, comme deux billes embrassées jetés au fond d’un saladier. Peut-être était-ce chez moi. Sur le coup, rien ne me revenait, même pas l’odeur de mon chien. Et d’ailleurs, avais-je un chien ? Toujours est-il que la virée en territoire bisolaire, pour toute intéressante qu’elle fut, ne dura pas. Car je me réveillais à nouveau. Intérieur d’une machine à laver, le tournis, mal au cœur. Putain j’allais gerber.
De nouveau, propulsé quelque part. Noir, sombre et sale. Puant aussi. J’avais peut-être finalement trouvé ma cave fétichiste. Mais non, simplement le repère d’un gros rat, qui me reluquait comme un cowboy en duel dans un western de Sergio Leone. Pas que je ne connaisse que lui, hein, mais je me fais du souci pour la cinéphilie ambiante, donc je préfère rester dans les classiques.
Ensuite, je suis tombé. Une rivière violente, sourde et immanente. Je passais à travers, mais tout ça part en couille. Doit bien y avoir du vrai en fait dans les descriptions folles du flux du temps au cinéma. Qui aurait cru que les vieux films de SF cheapos avaient un intérêt pédagogique ?
Finalement, un grand bruit, une forte lumière, et je suis arrivé à destination. Etais-je finalement au paradis, où je savourerais une vie douillette faite de milles plaisirs, ou plutôt assis dans un bac à surgelé au rayon poisson d’un Carrefour ? Mon cul posé littéralement sur trois cents grammes de Cabillaud label rouge fit pencher la balance, et j’utilisai l’énergie qui ne me servait pas à me relever pour comprendre ce que je foutais là.
Les pieds sur le sol, il tangue, il tangue. Plutôt que de me réveiller à nouveau sur un bateau, je découvrais les vertus thérapeutiques de la libération orale d’un contenu stomacal. Combien de shot de vodka coulaient dans mon sang ? Aucune idée, mais en tout cas, il y avait bien trois russes moustachus dansant la polka dans mon crâne.
Les gens me regardaient bizarrement. Qui peut leur en vouloir, je ne devais pas avoir un air très engageant. Déambulant à travers les rayons en braillant, j’étais probablement encore soul. Je dis probablement, parce que sur le coup je ne savais même plus à quelle était la différence entre la sobriété et l’alcoolisme.
Et puis d’un coup, tout s’est éclairé. Pas littéralement hein, bande de couillons. Non, j’ai compris. Un peu de temps est passé, avant que je comprenne que j’avais compris. Avec le recul, c’était évident oui, mais sur le moment, acculé par le rayon petit déjeuner, ma perception de l’évidence s’altérait et se reconstruisait en plus petite, comme une cellule en plein mitose.
Bordel, on était le premier de l’an ! Rien que cette information expliquait mon état de dépravation physique et psychologique, et pardonnait presque ma conduite. Bon, je conçois que défier un gamin de 11 ans à la boxe française, perdre, et de rage lui faire tomber dessus une étagère de nesquik, ce n’était pas génial génial. Mais le policier, presque héros sorti d’une vieille BD américaine, me l’a fait vaillamment comprendre avec son taser.
Bref, tout ce qu’il me reste à vous dire finalement, c’est un franc « Bonne année » !

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Gandalf
-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
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Vous avez un nom qui commence comme une caresse et fini comme un coup de cravache. Cocteau à Marlène Dietrich
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Dim 6 Jan 2013 - 22:20

Texte n°2 :

Noir. Tout était noir. Un homme venait de se réveiller dans une salle plongée dans l'obscurité, les sens en alerte. Il prit appui sur son bras droit pour se mettre assis et laissa ses jambes se balancer lentement dans le vide.
Il tenta de réfléchir, mais son cerveau lui paraissait gelé. Il se sentait vide.
Ils m’ont probablement drogué, ces enfoirés ! Ce dit-il. Arrête mec, et c’est qui « ils » déjà ? T’as aucune idée de l’endroit où t’es !
Les minutes passèrent, et il pouvait sentir la brume cérébrale se dissiper peu à peu. Perdu, enfermé dans un endroit inconnu, il n'avait aucune idée de comment il était arrivé là, ni pourquoi on l’avait amené. Ces questions martelaient dans sa tête inlassablement. Les impressions se succédaient, il sentait chaque cellule de son corps reprendre son activité.

Soudain, il prit conscience qu'une autre question était apparue dans son esprit. Qui était-il ? Cette impression de vide venait de là. Il n'avait aucun souvenir de lui-même, pas même son nom. Rien non plus de ce qu’il avait pu faire avant de se réveiller dans cette pièce. C’est comme s’il était né il y a cinq minutes. Il commença à paniquer, persuadé que la folie n’était plus très loin. Après tout, peut-être que cette salle faisait partie d'un établissement psychiatrique.
L’homme décida de se lever pour inspecter ce qui l’entourait. Ses yeux parcouraient l'obscurité, percevant de faibles lueurs. L'une d’elles semblait indiquer la position d'un interrupteur. Il se leva et se dirigea droit dessus. Son tibia heurta au passage un pied de table, le choc renversa celle-ci dans un vacarme métallique. Aucune douleur. Pas même un petit élancement. L'homme pensa qu'il devait être bourré d'analgésiques ou d’autres produits antidouleur et continua son parcours en direction de l’interrupteur. Il l’actionna et les néons dans le plafond émirent un léger bourdonnement avant de s’allumer, emplissant la salle d’une lumière vive et blanche qui agressa le nerf optique de l’homme. Il utilisa ses mains pour bloquer la lumière et s'habituer progressivement celle-ci.

L'homme commença son exploration de la pièce. Il commença par se diriger vers de grandes feuilles attachées contre le mur opposé à l'endroit où il s'était réveillé. Tout était extrêmement abstrait, des données techniques, des courbes et des schémas. L'homme reconnut sur certains dessins un bras, une jambe et une tête, mais ceux-ci étaient représentés de façon industrielle, comme un dessin réalisé par ordinateur. Seule la référence, dans le cartouche en bas à droite, était commune à toutes les feuilles : JRM-89.
Il se retourna et continua de regarder tout autour de lui. Il aperçut dans un coin un petit miroir et l’inclina de façon à voir son visage sous plusieurs angles. La personne face à lui semblait avoir une trentaine d'années, quelques cicatrices sur le menton, qui ont dû être causés par une mauvaise chute très ancienne. Ses cheveux étaient d'un brun très sombre, presque noir. Ses yeux possédaient une lueur qui lui parut instinctivement dérangeante. Il semblait habité, comme si un être minuscule tenait une lampe de poche et l'agitait derrière ses yeux. Le reste de son corps ne possédait pas de particularités, mis à part la chemise d’hôpital qu’il portait. Aucune inscription sur celle-ci, ni aucun logo. Détachant son regard de son reflet dans le miroir, l'homme parcourut les quelques mètres qui le séparaient de la fenêtre.

Il pensait y voir un paysage, mais il n’y avait qu'une vaste étendue noire. L'espace. Devant lui brillaient des centaines de millions d’étoiles, et sur la gauche, une énorme planète. Celle-ci était agitée par de violents tourbillons qui formaient une palette de couleurs à mi-chemin entre le bleu et le violet.
Ses yeux se détachèrent de ce spectacle et vinrent se poser sur les objets éparpillés par terre. Il y avait là un fouillis composé d’outils, de gants, et encore d'autres feuilles avec des schémas et des données techniques. L'homme se pencha et releva la servante qu'il avait bousculée, il ramassa tout ce qui était par terre, et remis tout en ordre sur la table. Une légère douleur commençait à l'élancer sur le côté de son crâne. Soudain, un détail le frappa.
Cette salle ne possédait pas de porte !

Une impression bizarre s'empara de lui. Ses yeux cherchaient une ouverture sur l’un des murs. Rien. Comment tout ceci était-il possible ? Sa migraine augmentait de minute en minute, elle paraissait partie pour augmenter jusqu’à provoquer l’explosion de la tête de sa victime. Il s'aperçut avec étonnement, que des informations se bousculaient dans son esprit. Il semblait être capable de connaître avec précision son rythme cardiaque, sa pression sanguine, ou encore son degré de fatigue. Tout ceci n'était pas simplement un ressenti, mais plutôt des grandeurs physiques mesurées.
En se concentrant, il s'aperçut qu'il était aussi capable de sentir avec exactitude la température ambiante et la vitesse de déplacement de la station dans laquelle il se trouvait.

Tout à coup, son instinct lui indiqua qu'il n'était désormais plus seul. Quelques secondes plus tard, il entendit le bruit sourd et caractéristique d'une démarche. Il traversa la pièce, pour se rapprocher le plus possible de l'origine de ce bruit. Il plaqua ses oreilles contre le mur, et tenta de comprendre les voix qu'il percevait. Il distinguait deux voix qui se rapprochaient :
« Alors comment ça s'est passé ?
— Apparemment, tout est bon.
— T'as déjà effectué les tests ?
— Non, le sujet devrait se réveiller d'ici une heure.
— OK, tu me raconteras la suite tout à l'heure. »
L'homme entendait distinctement leurs démarches, puis l'une sembla s'éloigner et l'autre se rapprocher de lui.
C’est moi le sujet dont il parle ? Et puis, faire des tests ? Quel genre de tests ? Mais c’est quoi ce merdier !
Il traversa rapidement la pièce, attrapa le miroir, et inspecta son corps sous toutes les coutures à la recherche d'incisions, de traces de piqûres, ou tout autre indice pouvant présager qu'il avait subi une opération médicale. Même de ce côté de la pièce, il percevait toujours parfaitement la cadence des pas. Il entendit l’homme s'arrêter, puis le bruit d’une porte, et à nouveau le son des pas qui continuait de s’approcher. Après quelques secondes, il entendit plusieurs voix :
« On a problème Monsieur MacFallen.
— Qu’est-ce qui se passe ?
— Le sujet s'est réveillé il y a un quart d'heure. Il a fait le tour de la salle, il semble très tendu.
C'est comme ça qu'ils définissent mon état ? Tendu ! Mon cerveau est en vrac ! Et je me suis réveillé dans une de salle où il n'y a aucune foutue porte !
— Comment va-t-il ? Ses fonctions motrices sont opérationnelles ? Reprit MacFallen.
— Oui, tout semble aller bien. Nous avons peut-être réussi cette fois à avoir un sujet viable, dit une voix qui semblait enjouée.
— Parfait ! Peut-être que ces nouvelles nanotech ont fonctionné. Vous vous souvenez de tous de l'échec des derniers biorobots.
Nanotech ? Biorobots ? Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Les données physiologiques que l’homme était capable de voir commençaient à s’emballer, mais il n’y prêta aucune attention.
— A priori, aucun signe de détresse respiratoire. Cependant, la partie humaine semble toujours avoir l'ascendant sur la partie robotique.
— Ne vous en faites pas, de nouveaux softwares seront bientôt prêts. Préparer les appareils, on va bientôt commencer les tests. »
Je suis un biorobot ? Mais c'est… Impossible ! Pourquoi ? Pourquoi moi ?
L'homme était intimement convaincu que tout était. Ils l’avaient transformé en biorobot. Il commença à frapper les murs et entendit beaucoup d'agitation dans la salle à côté de lui.
Vous allez voir ce que je vais faire de votre « sujet », bande de salopards !
Il saisit la table et l’envoya en direction de la fenêtre. L'impact fut assourdissant, mais l’immense vitre était extrêmement solide. Il jeta les outils à travers la pièce, puis retourna la table inox sur laquelle il s'était réveillé. Il s'arrêta devant les grands schémas accrochés au mur, et compris que son nom, pour les personnes situés de l’autre côté du mur, était JRM-89.
Tout se mettait en place, il était maintenant mi-homme, mi-machine. Une sorte de signal d'alerte retentit dans sa tête, il pouvait voir ses constantes physiologiques augmenter en flèche. Son rythme cardiaque, exprimé en hertz, variait de manière anarchique. Sa pression sanguine, en bar, formait des chiffres rouges imprimés sur l'immense écran de son esprit. Il commençait à avoir les membres qui tremblaient, les idées qui s'embrouillaient, et la vision floue. Il prit son élan et se jeta la tête la première contre un mur. Il ne ressentit aucune douleur de ce geste, il put simplement constater un liquide noir et visqueux s'écouler de sa boîte crânienne.
Ce liquide rendait tout ceci extrêmement réel. Impossible de se consoler en disant que c'était un rêve. Il pouvait toujours percevoir les enfoirés d’à côté qui s'activaient et provoquaient des bruits métalliques que l'homme ne pouvait identifier. Il s'empara d'un des outils répandus par terre et commença à se frapper avec. Il s’entailla d'environ 15 cm sur la cuisse gauche, et le même liquide s'écoula. À l'intérieur de la plaie, une série de pistons bougeaient de façon synchronisée avec le reste de la jambe. Toute l’horreur de sa nouvelle condition de machine le submergea avec encore plus de force. Son seul souhait était maintenant d’en finir.
Soudain, un pan complet du mur en face se souleva. Cinq silhouettes, ressemblant à des humanoïdes métalliques, s'avançaient vers lui avec prudence. Il leur jeta à la figure tout ce qui passait à sa portée, mais ne put éviter ce qui se passa ensuite.

L'un des scientifiques, muni d'un taser, tira sur l'être mécanique devant lui. Les deux crochets acérés se plantèrent facilement dans la peau synthétique du robot, délivrant par la même occasion une tension d'un million de volts dans les circuits électroniques. La surtension provoqua l'arrêt des systèmes de contrôle électronique. Le biorobot tomba sans pouvoir se protéger. Toutes ces fonctions motrices étaient désactivées, mais il restait entièrement conscient de ce qui se passait autour de lui.
Merde ! Qu'est-ce qu'ils foutent encore ?
Tout autour de lui s'affairait un groupe de personnes avec des ordinateurs, des pinces, des nappes de fils électriques et d'autres objets inconnus du robot. Pendant ce temps, des techniciens lui ouvraient l'arrière de la tête et commençaient à brancher leurs équipements. L'opération dura une dizaine de minutes, puis tout changea.
Dans le crâne du robot, tout vira au noir, puis il redémarra comme n'importe quel ordinateur. Personne ne s’aperçut après l'opération que la partie humaine de l'homme était toujours pleinement active. Il pouvait voir, entendre et comprendre le monde qui l'entourait, mais n'avait aucun contrôle sur son corps. Le projet de biorobot était un échec. Problème que seul lui savait ; prisonnier de son corps mécanique pour l'éternité.

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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Dim 6 Jan 2013 - 22:21

Texte n°3 :

Une brise glaciale dansait avec les vieux rideaux rouges. Les aiguilles de l’ancestrale pendule indiquait midi vingt depuis mon réveil : la lugubre trotteuse ne remplissait plus la pièce de son chant guttural depuis trop longtemps déjà. La vieille commode qui trônait au centre n’était plus que l’ombre d’elle-même : je ne saurais dire si elle a une histoire à raconter. Je ne sais plus ni comment lui parler, ni comment la questionner sur ses rêves et son passé. Non. Je n’avais plus rien. Ni passé. Ni présent.

Recroquevillé entre un lit sans vie et un buffet sans envergure, je fixais d’un regard vide le portrait à demi caché par la draperie. Cette dernière dissimulait tant bien que mal une fenêtre qui ne comptait plus tous ses éclats lumineux. C’était une femme, enfin… Je crois. Elle souriait. Ce sourire s’adressait-il à moi ? Je n’avais osé m’approcher, de peur qu’elle ne s’évapore ou que sa joie s’envole au contact d’une âme sans souffle, d’un esprit qui était mort. Je ne veux pas être seul.

Le vent vint à nouveau jouer avec la poussière. C’était le Dragon des Saisons qui cherchait les secrets du monde. L’antique livre habillé de débris et de cendres posait aux pieds de la dame ne pouvait mentir : je me pris à l’envier. Il était empli de souvenirs, de légendes et de mythes. Il était né hier. Il vit aujourd’hui. Et il restera dans les mémoires demain. Et moi ? Hier n’est plus. Aujourd’hui est un fantôme. Demain n’existe pas.

Qui suis-je ?

Personne.

Je m’étais permis d’examiner le mobilier avec la plus grande attention, espérant trouver un indice qui réveillerait en moi les secrets de mon identité. Rien. Je n’avais rien trouvé qui m’appartenait. Si des objets avaient été la propriété d’un des joyaux de ma vie, ils ne m’avaient point parlé.

Où suis-je ?

Nulle part.

Ce qui m’avait frappé en m’éveillant, c’était la désolation des lieux. Les couleurs, autrefois si joyeuses et joueuses, n’étaient plus que des vestiges. De nombreux mannequins, hôtes si heureux, avaient pleuré en silence la perte de la vie. Certains étaient encore à terre. D’autres étaient nus. Je n’osais regarder ceux dont les tenues avaient été malmenées par la folie du temps et la rage des hommes. Ma présence en ces lieux avait-elle un lien avec ces personnages renfermés et taciturnes ? Je ne voulais pas d’eux comme compagnons de route : leur tristesse mêlait à la mienne ne feraient que nous précipiter plus rapidement vers le Gouffre Sans Fond.

Etais-je seul ?

Peut-être.

J’entendis les planches grincer. Je m’étais fait à l’idée que mon esprit inventait mille et un tours de passe-passe pour ne plus sentir cet isolement. Devais-je le remercier ? Je me sentis à nouveau sombrer dans les méandres de l’inconscient : je maudis ce refuge de l’âme. Les rêves et les cauchemars allaient se livrer une bataille sans merci, une guerre qui durait depuis des millénaires. Cette croisade me fatiguait.

Qui est Rêve ?

Qui est Réalité ?

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Une main froide se posa sur mon épaule. Le visage d’une marionnette de bois me fit face. Elle m’invita d’un geste de la main à prendre place au centre de la piste de danse. Dans cette pièce hors de l’espace et du temps, mon avenir allait se jouer. A moi de me créer un passé qui commence aujourd’hui. Si je ne le fais pas pour moi, je le fais pour elle, elle et son sourire.

Qui suis-je ?

Un homme en quête d’avenir.

Qui suis-je ?

Un homme qui construit son passé.

Qui suis-je ?

Un inconnu qui rêve d’avoir une vie autre que celle qu’il ne connaitra plus jamais.

Où suis-je ?

Hors du temps et de l’espace.

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Dim 6 Jan 2013 - 22:21

Texte n°4 :

Marie ouvrit les paupières avec difficulté ; elle avait la chair de poule et grelottait. Elle se demanda où elle se trouvait et ce qui lui était arrivé. Son esprit complètement embrumé n’arrivait pas à émerger. Une odeur à la fois familière et peu agréable parvint à ses narines, sans qu’elle ne parvienne à l’identifier. Elle regarda autour d’elle et découvrit qu’elle se trouvait dans une chambre simplement meublée d’un lit et d’une armoire, éclairée par une petite lampe posée sur la table de chevet. Dans un coin de la pièce, des objets hétéroclites de couleur noire formaient un tas informe : c’étaient eux qui dégageaient l’odeur qu’elle avait sentie, du néoprène, et elle reconnut du matériel de plongée, une combinaison ainsi qu’un recycleur et des palmes. Elle se demanda ce qu’ils faisaient là car elle n’avait pas pratiqué la plongée récemment, en tout cas pas avec ce matériel peu accessible au grand public.
Elle s’assit sur le lit et un vertige lui fit aussitôt tourner la tête. Elle voulut porter sa main à sa nuque et constata que ses longs cheveux étaient mouillés, comme s’ils avaient été trempés puis essorés à la hâte avec une serviette. Elle réalisa à cet instant qu’elle ne portait pour tout vêtement qu’un large tee-shirt d’homme qui lui arrivait à mi-cuisses. Pourquoi était-elle dans cette tenue ? Que lui était-il arrivé ? Elle baissa les yeux vers son bras droit et découvrit, dans le creux de son coude, un hématome de petite taille, avec un trou rouge au centre… droguée, elle avait été droguée ! Mais pourquoi ? Que lui avait-on fait pendant qu’elle était inconsciente ?
Marie se prit la tête entre les mains et ferma les yeux, essayant de se concentrer. Elle voulait retrouver les souvenirs des derniers événements qui la fuyaient depuis son réveil, déchirer les brumes qui s’attardaient dans son esprit… Plus que des images, ce furent d’abord des sensations qui lui revinrent : ses bras et ses jambes entravées, le sol qui semblait se dérober sous ses pieds puis tanguer de droite à gauche, avant un grand choc, le froid qui l’enserrait, l’engourdissait et, pour finir, cette sensation atroce d’être submergée, de ne plus pouvoir respirer, d’être incapable de se débattre pour se sortir de là… avant le trou noir.
La porte de la chambre s’ouvrit et un homme d’une trentaine d’années, grand et musclé, aux cheveux bruns coupés courts comme un militaire, vêtu d’un jean et d’un tee-shirt, entra dans la pièce. Dès qu’il vit la jeune femme réveillée, il se précipita vers elle et la prit par les épaules, visiblement soulagé :
« Marie, ça y est, tu reviens enfin à toi ! Tu peux te vanter de nous avoir fichu une sacrée frousse ! Comment te sens-tu ? »
Marie le fixa, perdue : d’un côté, elle était sûre de connaître cet homme, mais elle n’arrivait plus à se souvenir qui il était précisément, et quelles étaient ses relations avec lui. Elle finit par lui demander d’une voix hésitante :
« Qui êtes-vous ? »
L’homme sursauta à cette question et fronça les sourcils, avant de lui répondre d’une voix dubitative, comme s’il pensait qu’elle lui faisait une blague :
« Voyons Marie, tu ne te souviens pas de moi ? Je suis Charles, nous avons déjà travaillé plusieurs fois ensemble.
- Charles ? Que… que m’est-il arrivé ?
- J’espérais que tu pourrais me le dire ! Tu ne t’en souviens vraiment pas ?
- Non, c’est le trou noir dans mon esprit, je ne sais même plus où je suis… »
Elle l’interrogea du regard et il lui répondit aussitôt, espérant que ça l’aiderait à retrouver la mémoire :
« Nous sommes sur l’île de Gozo, dans l’archipel de Malte. Tu avais disparu, nous ne savions pas où tu étais. Comme tu nous avais signalé des mouvements suspects du côté de la tour de guet à l’entrée de la baie de Xlendi, nous l’avions mise sous surveillance, à raison d’ailleurs, puisque c’est ce qui t’a sauvé la vie !
- Comment ça ?
- Tes ravisseurs t’ont emmenée en bateau de la tour où tu étais retenue jusqu’au large et t’ont jetée à l’eau, droguée et ligotée.
- Comment m’avez-vous récupérée ?
- Nous suivions leur bateau avec des scooters sous-marins. Grâce à nos masques à infrarouges, nous t’avons vue couler. J’ai foncé pour te récupérer et je t’ai donné de l’air avec mon détendeur de secours. »
Marie retrouvait peu à peu la mémoire : Gozo, la mission, ses recherches, son enlèvement dans les ruelles de Victoria, la capitale de l’île, et sa captivité dans la tour de guet de Xlendi. Elle frissonna en réalisant qu’elle venait une nouvelle fois d’échapper à la mort, pensant qu’elle devait avoir quelque part une bonne étoile qui veillait sur elle pour être toujours en vie malgré tout ce qu’elle avait traversé depuis son adolescence.
Charles la fixait toujours, un peu inquiet :
« Tu te rappelles à présent ?
- Oui, au moins de l’essentiel… Où sommes-nous ?
- Nous avons loué une maison à Munxar, ça nous semblait plus facile d’y passer inaperçus qu’à l’hôtel. »
Marie hocha la tête ; elle avait toujours froid, et comme à chaque fois qu’elle sortait d’un grand danger, elle ressentait le même besoin pour faire baisser la pression. Elle attrapa Charles par le cou et attira son visage à elle, l’embrassant avec fougue. D’abord surpris, le jeune homme hésita une seconde, puis laissa parler son attirance pour elle et la fit basculer sur le lit, répondant à son baiser.

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 1:07

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Jack Handey
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 2:37

heu... ben disons je reste très perplexe: aucun des textes ne me plait réellement... Embarassed
Mais deux sont pas mal écrits. Je me tête... je verrais plus tard.

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sombrefeline
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 12:50

A voté !

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hardkey
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 16:39

Bon, je dois avouer que j'aime beaucoup le mien, mais le troisième m'a bien plu aussi. Smile

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 17:12

Bon j'ai voté le 3.

J'explique: le premier, je trouve la mise en abîme réellement lourde et sans finesse (un peu éléphant dans un magasin de porcelaine). Et même si j'aime assez le style très crû et direct, je trouve que les égarements du débuts ne sont pas comblés. Donc chouette style qui me plait mais qui devrait être un peu plus équilibré (à mon sens) entre le crû et la finesse.

le deuxième est EXTREMEMENT lourd pour finalement pas grand chose. Surtout que l'histoire n'est finalement que survolée par le narrateur (en effet, à part les maux de têtes, il reste quand même au delà de toute atteinte)... cela donne en gros une description lente d'un point de vue quand même très extérieur à l'histoire. Bref, je n'aime pas quand je ne ressens pas de sympathie pour un perso dont je me fiche un peu une fois que j'ai compris (ce qui rend pour moi, la deuxième partie vraiment très lourde surtout que le dialogue manque aussi de finesse).

En plus, pas de chance pour le deuxième, c'est la première idée qui m'est venue quand on a exposé le sujet... donc je me suis directement dit que c'était un peu facile ^^ Pas de rancune.


Le troisième... ben là c'est surtout qu'il y a une mélodie qui me plait. Alors en effet c'est une analyse extérieure mais on ressent des trucs. J'aime certaines tournures de phrases et la structure poétique me plait le plus. Bref j'ai voté pour le 3.


Le quatrième est réellement celui que j'aime le moins. Assez maladroit pour l'exposition et surtout beaucoup trop de "téléphoné" sans subtilité. Pourtant le sujet aurait pu être plus développé... Peut être est ce seulement trop court.


VOilà

Attention ceci est mon avis hein... UN AVIS PARMI D AUTRES!!!! Very Happy
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 18:16

Euh... a lu... a pas encore voté... mais j'ai un énorme problème qui me turlupine, j'ai pas reconnu le texte de hardkey ^^ bon faut que je relise parce que normalement ça devrait se reconaître facilement Razz

Sinon quatre très bons textes, avec (pour l'instant) une petite préférence pour le troisième.
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hardkey
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 18:19

Oula, tu dois vraiment être dans les vappes pour pas avoir reconnu le mien. ^^

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 18:36

hardkey a écrit:
Oula, tu dois vraiment être dans les vappes pour pas avoir reconnu le mien. ^^
Après relecture, ça m'a effectivement sauté aux yeux ^^ du coup maintenant je suis un peu inquiet à propos de mon propre état !

J'ai voté ! ( et ça n'a pas été simple de trancher car il y en a trois que j'ai vraiment beaucoup aimé)
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 19:54

Voté aussi...

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Lun 7 Jan 2013 - 20:01

quatre bons textes très différents.... On retrouve encore une fois toute l'étendue des talents de cette communauté hétéroclite ^^

choix difficile!

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Mar 8 Jan 2013 - 17:24

Je pense avoir reconnu celui de hardkey Razz

Pour ma part, j'ai voté pour le texte 3, parce que le style m'a plu.
Le texte 1 est plutôt marrant, et de circonstance ^^
Le texte 2, je ne sais pas si on peut dire que l'idée est "facile", mais en tout cas, elle est bonne. Peut-être trop court pour être bien exploitée.
Le texte 4, pour le coup, c'est lui que je trouve facile : c'est dommage d'avoir voulu construire une vraie histoire autour, parce qu'on est totalement perdu face aux explications. Ça mériterait plus que 2 000 mots pour être exploité correctement, car l'histoire parait sympa. Il essaie aussi de nous rendre Marie plus attachante, avec un nom, un compagnon, une histoire mouvementée, un passé apparemment difficile. Mais l'effet est un peu raté, car c'est beaucoup trop court. C'est vraiment dommage.
Et le texte 3, il est poétique, il insiste bien sur le décor puisque c'est la seule chose qu'on peut avoir en tête quand on est amnésique, ce qui donne un côté logique... Surtout que dans les autres textes, le personnage essaie tout de suite de se rappeler de ce qui lui est arrivé, alors que là, bon, il essaie plus ou moins, mais vraiment en fonction du décor ! C'est ce qui m'a plu aussi.

Point négatif : je déplore les fautes d'orthographe dans tous les textes, en particulier la conjugaison. Plusieurs fois, j'ai tiqué, et été obligée de relire les phrases pour en comprendre le sens. Mauvais point, ça.

Mais dans l'ensemble, de bons textes ^^ Bravo aux participants ! (j'ai voulu participer aussi, j'vous jure, mais il y a juste eu trop de merdes pendant les vacances pour me donner envie d'écrire... La prochaine fois ? ^^)
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Mar 8 Jan 2013 - 19:39

Eh bien j'ai lu tout le monde, et je crois que je vais m'abstenir de voter.
Je n'ai vraiment pas d'atomes crochus avec aucun d'entre eux.
Le 1, l'idée et le traitement sont sympas, mais le rendu est too much.
Le 2, l'écriture m'a gênée, et l'histoire est un peu maladroite, parce qu'on comprend quasiment dès le début ce qui se passe alors que l'auteur veut nous laisser dans le flou. Du coup, j'ai un peu l'impression d'être prise pour une andouille.
Le 3 m'a perdue. C'est trop flou, je ne vois pas la poésie du truc, même si je sais qu'elle est là. Bref, uniquement une question de ressenti sur celui-là je pense.
Le 4, comme l'a dit Kiku-chan, le fait d'avoir voulu mettre une histoire dessert le texte, parce qu'on a une situation initiale survolée, presque sans importance, et raconter le "pourquoi" est inutile et fait décrocher puisqu'on ne connait absolument pas les personnages, donc on s'en fout un peu. Et la toute fin est trop facile, je crois que c'était le pire cette réaction.

Bref, je m'excuse auprès des quatre auteurs, ça n'a rien à voir avec vous, je vous félicite pour votre participation et vous souhaite bonne chance. Que le meilleur gagne Smile
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Mar 8 Jan 2013 - 19:49

Après m'être honteusement défilé - pas inspiré pour un sou, que voulez-vous - À voté Wink
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Mar 8 Jan 2013 - 20:38

Mouais. C'était quoi le sujet en fait ? Je ne participe plus aux concours, mais j'ai quand même été jeté un coup d’œil aux textes. Pas fan honnêtement. Comme les autres, je vais essayer de donner mon avis.

Le 1 ? De la vulgarité pour la vulgarité. Je n'ai pas aimé l'idée ni la manière de l'écrire. On est emporté dans un torrent d'émotions chaotiques, et la lecture fait mal à la tête.
Le deux : intéressant. La SF m'a rebuté, c'est vraiment le seul genre littéraire (et cinématographique) que je n'apprécie pas, mais je vais voter pour celui-là finalement. Il y a pas mal d'erreurs, de faiblesses de rythme, ce n'est pas mon univers, mais à la relecture, le tout est plutôt sympa en fait. Rien que pour le réveil et la vision de la planète par la fenêtre.
Trois. Comme Morrigan. Aucun ressenti, la technique de mise en page n'a pas eu l'effet escompté sur moi, des phrases bizarres dont on se demande le sens...
Et le quatre, comme un magazine professionnel m'a dit une fois :" ce que vous nous envoyer n'est pas une nouvelle, mais un extrait de roman". C'est pas mal écrit, mais ça mériterait un avant et un après. On a l'impression d'arriver en plein milieu d'un film pour une seule petite scène.

Donc voilà le deux ? Mais pour honnête, à défaut d'autre chose.
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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Mar 8 Jan 2013 - 20:50

Le sujet, c'était "décrivez le réveil d'un personnage sans souvenir dans une pièce que vous meublerez selon votre choix".

Et puis sinon, juste comme ça, il peut y avoir une place comique pour une certaine vulgarité hein. Cool

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Sam 19 Jan 2013 - 9:29

Fermeture des votes !
Le vainqueur est donc :

cheers Alouarn cheers

Bravo à elle pour son texte !
Et bravo à tous les autres participants du concours !

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Sam 19 Jan 2013 - 9:42

Bravo Alouarn cheers

Pour ma part, j'avais écrit le texte 4, merci à ceux qui ont voté pour lui.

Et oui, c'est juste un extrait d'un roman sur lequel je travaillerai quand j'en aurai enfin fini avec la 7ème prophétie (dans quelques années, donc, sans doute...) pour lequel j'ai déjà le synopsis, dont cette scène qui correspondait bien au sujet.

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Sam 19 Jan 2013 - 9:43

Bravo cheers

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Sam 19 Jan 2013 - 10:34

Bravo Alouarn !

J'avais écrit le 2ème texte, avec le robot.

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Sam 19 Jan 2013 - 15:41

Bravo Alouarn!

Perso, mon texte c'était le premier. ^^

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Sam 19 Jan 2013 - 16:19

Hardkey a écrit:
Perso, mon texte c'était le premier.
Nooooon, c'est vrai ?
On avait pas d'viné, tiens...

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MessageSujet: Re: concours n°37-votes   Sam 19 Jan 2013 - 17:22

a voté Smile
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