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 Perles de sagesse

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Titou
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MessageSujet: Perles de sagesse   Jeu 10 Jan 2013 - 14:58

Bonjour Smile ,

Pour moi l'écriture est bien plus qu'un simple moyen de divertissement, c'est un moyen de pérenniser la sagesse d'une nation, d'un peuple, ou même et surtout d'un homme. La lecture m'a sauvé la vie au sens propre du terme, je suis un ancien No-life, le terme est évocateur, je n'avais pas de vie, la lecture de certains textes et de certains livres m'a permise de remonter la pente en m'imprégnant de la sagesse de mes ancêtres.

Tout ça pour dire qu'il y à des milliers de perles de sagesses dans la littérature, et j'aimerais qu'on en fasse un condensé si vous voulez bien m'y aider? Pour ma part, ma bibliothèque dans le genre est assez conséquente, et je ne vous donnerai pas tout d'un coup Razz donnant donnant Twisted Evil

Je propose également qu'on y aille texte par texte, de façon à ne pas nous noyer sous un flot de textes, et moi ça me permettra de remettre ce premier post à jour et faire un recueil pour qui voudra le lire Smile.

Ma petite participation :

Si...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Rudyard Kipling

_________________
« Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. » Victor Hugo

« Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! » Edmond Rostand

« Endors toi chaque jour, heureux d'avoir bien fait, et laisse les autres dire de toi ce qu'ils veulent » Pythagore


Dernière édition par Titou le Jeu 10 Jan 2013 - 18:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Jeu 10 Jan 2013 - 17:35

Intéressant. On peut bien s'amuser sur ton sujet.
A certaines époques de ma vie, certains auteurs, penseurs, philosophes, bouquins m'ont sauvé également. Citons Jésus, Bouddha, Miyamoto Musashi, Lao Tseu, l'Hakagure, l'Art de la Guerre, l'Ancien et le Nouveau Testamant... J'ai aussi une bibliothèque remplie d'ouvrages de sagesse, de religion, de stratégie militaire, d'essais sur de multiples sujets... et tu me donnes envie d'y replonger.

Commençons par :

Celui qui se dresse sur la pointe des pieds
Perd vite l'équilibre.
Qui marche à pas démesurés
Ne tiendra pas la distance.

Qui veut briller n'éclaire pas
Qui se fait valoir n'impose pas
Qui se glorifie n'a point de mérites
Qui s'exalte lui-même ne sera pas reconnu.

Pour la voie du Tao ce sont là
Excès de nourriture et excroissance inutiles
Pratiques détestables à tous.

Celui qui suit la voie
Les écarte.

Lao Tseu


Dernière édition par Ilàan le Sam 12 Jan 2013 - 21:42, édité 1 fois
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Kiku-chan
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Jeu 10 Jan 2013 - 17:59

Une petite mention de ceux qui ont écrit ces poèmes, ce serait bien (respect de l'auteur, de un, et parce qu'on ne les connaît pas tous, de deux Wink )
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Titou
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Jeu 10 Jan 2013 - 18:23

Embarassed Pardon, j'étais persuadé de l'avoir fait! C'est édité Smile

Histoire de ne pas écrire pour rien ;-) voici un texte que beaucoup connaissent déjà, mais une petite piqure de rappel ne fait pas de mal!

Peut-être sommes-nous frères ?

Discours prononcé par le chef indien Seattle en réponse à la demande américaine de lui acheter sa terre. Il date de 1854.

Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre. Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour. Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.
Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?
Etrange idée pour nous !

Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous l’acheter ?
Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale.
Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.

Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.
Ainsi, lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.

Le Grand Chef nous a assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants. Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.

L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement; elle est le sang de nos ancêtres.
Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple.
Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.

L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont 2 une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas.

Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère.

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes. Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre.
Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple.
Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours ?

Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer.

Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune.
Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc.

La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.
Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur d’hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.
Où est le fourré ? Disparu.
Où est l’aigle? Il n’est plus.
Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C’est finir de vivre et se mettre à survivre.

Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin d’elle comme nous en avons pris soin.

Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.

Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L’homme blanc lui- même ne peut pas échapper a la destinée commune.
Peut-être sommes-nous frères, nous verrons.

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Titou
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Ven 11 Jan 2013 - 20:57

Vous êtes pas joueur hein! ^^ Aller une autre pour vous mettre en jambe!

Un vieux Cherokee voulait faire l’enseignement de son petit-fils en lui parlant de ce qu’est la vie.
«Il y a un combat qui se déroule en moi», dit-il au garçon.
C’est un combat terrible qui se produit entre deux loups. L’un est mauvais, il n’est que colère, envie, tristesse, regret, avidité, arrogance, auto apitoiement, culpabilité, ressentiment, sentiment d’infériorité, mensonges, faux orgueil, sentiment de supériorité et ego.

Et puis il y a l’autre loup: il est bon, et n’est que joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.

Ce combat terrible se passe aussi en toi, et à l’intérieur de chacun. »

Le petit-fils réfléchit pendant une minute, puis demanda à son grand-père,
« Mais grand-père, lequel des deux loups va gagner? »

Le vieux Cherokee lui répondit simplement:
« Celui que tu nourris».

Publié par notre Terre Mère

PS: c'est l'histoire qui régie ma vie...

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Sam 12 Jan 2013 - 21:40

Non non, moi je joue encore ! Juste que hier, je n'ai pas eu une minute à moi...


De David.

Ne t'irrite pas contre les méchants,
N'envie pas ceux qui font le mal.
Car ils sont fauchés aussi vite que l'herbe.
Et ils se flétrissent comme le gazon vert.

Confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien ;
Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture.
Fais de l’Éternel tes délices.
Et il te donnera ce que ton cœur désire.

Recommande ton cœur à l’Éternel,
Mets en lui ta confiance et il agira.
Il fera paraître ta justice comme la lumière,
Et ton droit comme le soleil à son midi.

Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ;
Ne t'irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies,
Contre l'homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.

Laisse la colère, abandonne la fureur ;
Ne t'irrite pas, ce serait mal faire.
Car les méchants seront retranchés,
Et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays.

Encore un peu de temps, et le méchant n'est plus ;
Tu regarderas le lieu où il était et il a disparu.
Les misérables possèdent le pays,
Et ils jouissent abondamment de la paix.

Le méchant forme des projets contre le juste,
Et il grince des dents contre lui.
Le Seigneur se rit du méchant,
Car il voit que son jour arrive.

Les méchants tirent le glaive,
Ils bandent leur arc,
Pour faire tomber le malheureux et l'indigent,
Pour égorger ceux dont la voie est droite.
Leur glaive entre dans leur propre cœur.
Et leurs arcs se brisent.

Mieux vaut le peu du juste
Que l'abondance de beaucoup de méchants ;
Car les bras des méchants seront brisés,
Mais l’Éternel soutient les justes.

L’Éternel connaît les jours des hommes intègres,
Et leur héritage dure à jamais.
Ils ne sont pas confondus au temps du malheur,
Et ils sont rassasiés aux jours de la famine.

Mais les méchants périssent,
Et les ennemis de l’Éternel, comme les plus beaux pâturages ;
Ils s'évanouissent, ils s'évanouissent en fumée.

Le méchant emprunte et il ne rend pas ;
Le juste est compatissant et il donne.
Car ceux que bénit l’Éternel possèdent le pays,
Et ceux qu'il maudit sont retranchés.

L’Éternel affermit les pas de l'homme,
Et il prend plaisir à sa voie ;
S'il tombe, il n'est pas terrassé,
Car l’Éternel lui pend la main.

J'ai été jeune, j'ai vieilli ;
Et je n'ai point vu le juste abandonné.
Ni sa postérité mendier son pain.
Toujours il est compatissant, et il prête :
Et sa postérité est bénie.

Détourne-toi du mal, fais le bien,
Et possède à jamais ta demeure.
Car l’Éternel aime la justice,
Et il n'abandonne pas ses fidèles ;
Ils sont toujours sous sa garde,
Mais la postérité des méchants est retranchée.

Les justes posséderont le pays,
Et ils y demeureront à jamais.

La bouche du juste annonce la sagesse.
Et sa langue proclame la justice.
La loi de son Dieu est dans son cœur ;
Ses pas ne chancellent point.

Le méchant épie le juste,
Et il cherche à le faire mourir.
L’Éternel ne le laisse pas entre ses mains,
Et il ne le condamne pas quand il est en jugement.

Espère en l’Éternel, garde sa voie,
Et il t'élèvera pour que tu possèdes le pays ;
Tu verras les méchants retranchés.

J'ai vu le méchant dans toute sa puissance ;
Il s'étendait comme un arbre verdoyant.
Il a passé, et voici, il n'est plus ;
Je le cherche, et il ne se trouve plus.

Observe celui qui est intègre, et regarde celui qui est droit ;
Car il y a une postérité pour l'homme de paix.
Mais les rebelles sont tous anéantis,
La postérité des méchants est retranchée.

Le salut des justes vient de l’Éternel ;
Il est leur protecteur au temps de la détresse.
L’Éternel les secourt, et les délivre ;
Il les délivre des méchants et les sauve,
Parce qu'ils cherchent en lui leur refuge.

Psaume 37


Dernière édition par Ilàan le Dim 13 Jan 2013 - 21:57, édité 1 fois
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Titou
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Dim 13 Jan 2013 - 16:03

Ah, merci, je commençais à me sentir seul là! Razz Pas de soucis tu es tout pardonné Wink

J'ai bien aimé tes deux textes, même si je ne partage pas totalement l'avis du dernier, je vois plutôt les choses comme ça :

Il y a longtemps, très longtemps, très très très longtemps, tous les hommes étaient des dieux. Mais les hommes étant ce qu'ils sont, à cette époque lointaine, ils abusèrent de leur divinité. A un point tel que le suprême Brahma décida sagement de leur enlever leur pouvoir divin et de le cacher dans un endroit où ils ne pourraient jamais le retrouver. Brahma chercha donc la cachette idéale.

Brahma convoqua Vishnu et Siva... et d'autres dieux encore pour former un conseil divin pour l'aider à trouver la cachette idéale.

"Cachons la divinité de l'homme au sommet de la plus haute montagne" proposèrent certains d'entre eux.

Brahma, dans sa sagesse, leur répondit "Non, c'est insuffisant car, un jour, l'homme escaladera la plus haute montagne".

"Alors enterrons la divinité de l'homme au centre de la terre" continuèrent les dieux conseillers.

Brahma, dans sa sagesse, leur répondit "Non, c'est insuffisant car, un jour, l'homme creusera la terre, explorera les grottes et les souterrains et retrouvera sa divinité."

Les dieux se mirent à réfléchir et à réfléchir.

"Alors, cachons la divinité de l'homme aux fonds des océans".

De nouveau, Brahma leur rétorqua calmement "Non, c'est insuffisant car, un jour, l'homme explorera le fond des océans et retrouvera sa divinité".

"Alors, cachons la divinité de l'homme sur une autre planète !"

Brahma ne trouva pas l'idée géniale "Non, c'est insuffisant car, un jour, l'homme marchera sur la Lune, enverra des sondes sur Mars, explorera les confins de l'univers et retrouvera forcément sa divinité".

Les dieux durent admettre que le problème était de taille. "Il ne semble pas exister d'endroit qui convienne... Que faire ?"

Brahma réfléchit un long moment et déclara "Voici ce que nous allons faire: nous cacherons la divinité de l'homme dans le seul endroit où il ne songera jamais explorer. Nous la placerons au plus profond de lui-même".

Les dieux approuvèrent ce choix judicieux. La solution trouvée, les dieux quittèrent l'assemblée et retournèrent vaquer à leurs occupations divines et célestes.

Effectivement, depuis ce temps lointain, l'homme n'a jamais cessé d'explorer. Il a fait le tour de la terre, il a exploré toutes les grottes et a étudié tous les volcans, il a creusé la terre pour y trouver ses richesses, il a gravi les plus hauts sommets, il a exploré les abîmes océaniques les plus profonds... il a même marché sur la Lune, a envoyé des sondes sur d'autres planètes, a exploré les confins de l'univers à la recherche de réponses, n'y trouvant que d'autres questions sur son Origine.

L'homme s'est donné bien du mal à tout explorer... alors qu'il lui suffisait de regarder à l'intérieur de lui-même.

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Dim 13 Jan 2013 - 17:56

Pas très longs, et quelque peu différents des autres textes ici. Mais c'est, à mon sens, aussi une perle de sagesse.
D'ailleurs, certains des écrits précédents sont vraiment... Ouahh Shocked .


"Je le sais bien: il y a d'abord l'enfance, le collège, les camarades, puis vient le jour où l'on subit des examens. Où l'on reçoit quelque diplôme. Où l'on franchit, avec un serrement de coeur, un certain porche, au-delà duquel, d'emblée, on est un homme. Mais le pas pèse plus lourd su la terre. On fait déjà son chemin dans la vie. Les premiers pas de son chemin. On essaiera enfin ses armes sur de véritables adversaires. La règle, l'équerre, le compas, on en usera pour bâtir le monde, ou pour triompher des ennemis. Finis, les jeux. Je sais que d'ordinaire un collégien ne craint pas d'affronter la vie. Un collégien piétine d'impatience. Les tourments, les dangers, les amertumes d'une vie d'homme n'intimident pas un collégien. Mais voici que je suis un drôle de collégien. Je suis un collégien qui connaît son bonheur, et qui n'est pas tellement pressé d'affronter la vie."

Pilote de Guerre, Antoine de Saint-Exupéry.


A rapprocher, selon moi, de:


"Je veux vite devenir autre chose que moi. Je ne m'intéresse plus. Mes dents, mon foie, le reste, tout ça est vermoulu, et n'a aucun intérêt en soi. Je veux être autre chose que ça quand il faudra mourir.
Maintenant, les jugements sur moi, je m'en moque bien. Je suis très pressé. Je suis excessivement pressé. Je n'ai plus le temps d'écouter tout ça. Maintenant, si c'était mieux pour moi, de mourir quelque part, je suis tout prêt à mourir quelque part. Simplement, il m'est venu une vocation que je pense la mieux. Et c'est fini. Je pense maintenant que c'est dans ce que je fais que l'on est avec ou contre moi. J'ai compris, par cette guerre, puis par Guillaumet, qu'un jour j'allais mourir. Ce n'était plus cette mort abstraite de poète, qui est un événement sentimental, et un souhait dans le chagrin. Aucun rapport. Il ne s'agissait plus de cette mort que pense le garçon de 16 ans "las de la vie". Non. De la mort d'homme. De la mort sérieuse De la vie révolue."

Lettre à Nelly de Vogüé, Los Angeles 8 septembre 1941, Antoine de Saint-Exupéry.

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Dim 13 Jan 2013 - 21:36


Lorsque je me suis adressé à Yasaburo pour prendre exemple de son art calligraphique, il me dit : "On devrait écrire en caractères suffisamment larges pour qu'un seul recouvre toute la feuille, avec assez de vigueur pur la déchirer. L'habileté en calligraphie dépend de l'esprit et de l'énergie avec lesquels elle s'exécute. le Samouraï doit agir sans hésitation, sans avouer la moindre fatigue ni le plus léger découragement jusqu'à l'achèvement de sa tâche. C'est tout." et il se mit à écrire.

L'hakagure.
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Lun 14 Jan 2013 - 0:01

Deux moines zen s’apprêtaient à traverser une rivière à gué, lorsqu’arriva une belle jeune fille.

Elle aussi souhaitait traverser, mais elle était effrayée par la violence du courant.

Alors l’un des moines la prit en souriant sur ses épaules et la porta de l’autre côté de la rivière.

Son compagnon fulminait : un moine ne doit pas toucher le corps d’une femme !

Et tout le long du trajet, il ne desserra plus les dents.

Deux heures plus tard, lorsqu’ils arrivèrent en vue du monastère, il lui annonça sur un ton de reproche qu’il allait informer le maître de ce qui s’était passé :

- Ce que tu as fait est honteux et interdit par notre règle !

Son compagnon s’étonna :

- Qu’est-ce qui est honteux ? Qu’est-ce qui est interdit ?

- Comment ? Tu as oublié ce que tu as fait ? Tu ne t’en souviens donc pas ? Tu as porté une belle jeune fille sur tes épaules !

- Ah oui, se souvint le premier en riant. Tu as raison. Mais il y a deux bonnes heures que je l’ai laissée sur l’autre rive, tandis que toi, tu la portes toujours sur ton dos !

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Lun 14 Jan 2013 - 23:18

Il existe une chose telle que l'intervalle qui ne laisse passer le moindre cheveu. Nous pouvons en débattre avec votre art martial.
Un "intervalle" existe quand deux choses se superposent sans que même un cheveu puisse être glissé entre elles.
Lorsque vous applaudissez et qu'au même moment, vous poussez un cri, l'intervalle entre le claquement de vos mains et le cri que vous poussez ne pourrait laisser passer un cheveu.
De la même manière, si l'esprit s'arrête sur le sabre qu'un homme brandit pour frapper, un intervalle se crée dans lequel se perd sa propre action. Mais si dans l'intervalle entre la coupe de votre adversaire et sa propre action il n'est pas possible de glisser un cheveu, alors le sabre de votre adversaire et le vôtre ne font plus qu'un.
Nous retrouvons la même chose dans la discussion zen. En bouddhisme, nous détestons cet arrêt, lorsque l'esprit s'arrête sur une chose ou une autre. Nous appelons cet arrêt "désespoir".
Comme une balle emportée par le courant, nous respectons la pensée lorsqu'elle s'écoule sans s'arrêter un instant quel que soit l'endroit.

Takuan Soho
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Mar 15 Jan 2013 - 9:59

Enfer et paradis, petit conte asiatique
A sa mort, Confucius se rendit d'abord aux enfers.
Il y vit des milliers d'hommes et de femmes attablés devant des tables craquant sous le poids de mets plus délicieux les uns que les autres.
Ils avaient le droit de manger ce qu'ils voulaient, autant qu'ils le voulaient, mais à l'unique condition qu'ils se servent de baguettes de 1m50 de long. Tous mourraient de faim, et ils étaient désespérés car ils savaient qu'ils pourraient réfléchir pendant l'éternité sans trouver la solution.

Ensuite Confucius arriva au paradis. Il y vit des milliers d'hommes et de femmes attablés devant des tables chargées de mets irrésistibles et appétissants. Ils avaient le droit de manger ce qu'ils voulaient, autant qu'ils le voulaient, mais à la condition d'utiliser les mêmes baguettes de 1m50 qui désespéraient les damnés de l'enfer.
Mais la différence, c'est qu'ils s'en servaient pour se nourrir les uns les autres.


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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Mar 15 Jan 2013 - 17:19

A quoi comparer
Notre vie en ce monde ?
A la barque partie
De bon matin
Et qui ne laisse pas de sillage.

Le moine Manzei
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Mar 15 Jan 2013 - 17:22

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.
- Un Cartésien se pencha et lui dit : « Vous n'êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
- Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».
- Un scientifique calcula la profondeur du trou et la vitesse de chute.
- Un journaliste l'interviewa sur ses douleurs.
- Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
- Un médecin lui lança 2 comprimés d'aspirine.
- Une infirmière s'assit sur le bord et pleura avec lui.
- Un psychanalyste l'incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
- Un thérapeute l'aida à se débarrasser de sa compulsion à tomber dans les trous.
- Une pratiquante de la pensée positive l'exhorta : « Quand on veut, on peut ! »
- Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance, vous auriez pu vous casser une jambe ».
- Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d'empirer ».
Puis un enfant passa, et lui tendit la main...

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Mar 15 Jan 2013 - 18:24

Je joue aussi bounce J'ai mis en gras les formules qui m'intriguent ou me plaisent le plus.

L'artiste est le créateur des belles choses.
Révéler l'art et dissimuler l'artiste, tel est le but de l'art.
Le critique est celui qui peut traduire son impression des belles choses d'une nouvelle façon ou sous un nouvel ouvrage.
La plus haute, comme la plus basse forme de critique est un mode d'autobiographie.
Ceux qui découvrent des sens déplaisants dans de belles choses sont corrompus et sans charme. C'est là un défaut.
Ceux qui découvrent des sens magnifiques dans de belles choses sont cultivés. Pour ceux-là, il y a de l'espoir.
Ceux pour qui les belles choses n'ont de sens que la Beauté, ceux-là sont les élus.
Aucun livre n'est moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. C'est tout.
L'aversion du XIXe siècle pour le Réalisme, c'est la rage que Caliban porte à son visage lorsqu'il le voit dans un miroir.
L'aversion du XIXe siècle pour le Romantisme, c'est la rage de Caliban qui ne voit pas son visage dans un miroir.
La vie morale de l'homme forme, en partie, le sujet et l'objet de l'artiste, mais la moralité de l'art consiste en l'utilisation parfaite d'un médium imparfait.
Nul artiste désire prouver quoi que ce soit. Même ce qui est vrai peut être prouvé.
Nul artiste adhère à une éthique. Une telle adhésion chez un artiste est un impardonnable maniérisme de style.
Nul artiste est morbide. L'artiste est capable de tout exprimer.
La pensée et le langage sont, pour un artiste, les instruments de son art.
Vice et vertu sont, pour l'artiste, les matériaux de son art.
Du point de vue de la forme, l'art suprême est l'art du musicien. Du point de vue de l'émotion, l'habileté de l'acteur en est l'exemple type.
Tout art est à la fois surface et symbole.
Ceux qui vont sous la surface le font à leurs risques et périls.
Ceux qui lisent le symbole le font à leurs risques et périls.
C'est le spectateur, et non la vie, que l'art reflète vraiment.
La diversité d'opinion au sujet d'une œuvre d'art montre que l’œuvre est nouvelle, complexe et vivante.
Quand les critiques ne sont pas d'accord, l'artiste est en accord avec lui-même.

On peut pardonner à un homme de fabriquer quelque chose d'utile dès lors qu'il ne l'admire pas. La seule excuse qu'il aurait de fabriquer quelque chose d'inutile serait qu'on l'admire avec intensité.
Tout art est complètement inutile.

Préface de The Portrait of Dorian Gray, d'Oscar Wilde.

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Mer 16 Jan 2013 - 15:10

Celui qui sage de cœur reçoit les préceptes,
Mais celui qui est insensé des lèvres court à sa perte,
Celui qui marche dans l'intégrité marche avec assurance,
Mais celui qui prend des voies tortueuses sera découvert.


Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher,
Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent.


Quand vient l'orgueil, vient aussi l'ignominie ;
Mais la sagesse est avec les humbles.


Tel, qui parle légèrement, blesse comme un glaive ;
Mais la langue des sages apporte la guérison.


Les lèvres fausses sont en horreur à l’Éternel,
Mais ceux qui agissent avec vérité lui sont agréables.

Proverbes de Salomon
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Mer 16 Jan 2013 - 15:26

Laisser mûrir le coq
Extrait de contes et légendes des Arts Martiaux, édition Albin Michel


Le roi de Tcheau avait confié à Chi Hsing Tseu le dressage d’un coq de combat prometteur, qui paraissait doué et combatif.
Le roi était donc en droit de s’attendre à un dressage rapide… et il ne comprenait vraiment pas que dix jours après le début de l’entraînement il n’avait toujours pas eu de nouvelles des progrès du volatile.
Il alla trouver Chi pour lui demander si le coq était prêt :

- « Oh non, sire, il est loin d’être suffisamment mûr. Il est encore fier et coléreux », répond Chi.

De nouveau, dix jours passèrent. Le roi impatient se renseigna auprès de Chi qui lui déclara :
- « Le coq a fait des progrès, majesté, mais il n’est pas encore prêt car il réagit dés qu’il sent la présence d’un autre coq ».

Dix jours plus tard, le roi irrité d’avoir attendu, vint chercher le coq pour le faire combattre. Chi s’interposa et expliqua :

- « Pas maintenant, c’est beaucoup trop tôt ! Votre coq n’a pas complètement perdu tout désir de combat et sa fougue est toujours prête à se manifester ».

Le roi ne comprenait pas très bien ce que radotait le vieux Chi. La vitalité et la fougue de l’animal n’étaient-elles pas la garantie de son efficacité ? Enfin ! Comme Chi Hsing Tseu était le dresseur le plus réputé du royaume, il lui fit confiance malgré tout et attendit. Dix jours s’écoulèrent.
La patience du souverain était à bout. Cette fois, le roi était décidé à mettre fin au dressage. Il fit venir Chi et lui dit sur un ton qui trahissait sa mauvaise humeur. Chi prit la parole en souriant pour dire :

- « De toute façon, le coq est presque mûr, il demeure indifférent aux provocations immobile comme s’il était de bois. Ses qualités sont maintenant solidement ancrées en lui et sa force intérieure s’est considérablement développée ».

Effectivement, quand le roi voulut le faire combattre, les autres coqs n’étaient visiblement pas de taille à lutter avec lui. D’ailleurs, ils ne s’y risquaient même pas car ils s’enfuyaient dés qu’ils l’apercevaient.

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Jeu 17 Jan 2013 - 12:36

(...)
Par autorité, j'entends les qualités de sagesse, d'équité, d'humanité, de courage, et de sévérité du général.
Li Ch'uan :"Ces cinq qualités sont celles du général. De là que vient que l'armée l'appelle "Le Respecté"."
Tu Mu : ... "Si le chef est doué de sagesse, il est capable de reconnaître les changements de circonstances et d'agir promptement. S'il est équitable, ses hommes seront sûrs de la récompense et du châtiment. S'il est humain, il aime autrui, partage ses sentiments et apprécie son travail et sa peine. S'il est courageux, il remporte la victoire en saisissant sans hésiter le moment opportun. S'il est sévère, ses troupes sont disciplinés parce qu'elles craignent et redoutent le châtiment."
Shen Pao Hsu dit : "Si un général n'est pas courageux, il sera incapable de vaincre les hésitations et de former de grands projets."

(...)

Sun Tzu, et commentateurs.
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Jeu 17 Jan 2013 - 12:55

(Je suis en pleine relecture de l'art de la guerre actuellement ^^)

Le Chêne un jour dit au roseau :
Vous avez bien sujet (1)d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d'aventure (2)
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphir (3).
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La Nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,(4)
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.(5)


Jean de la Fontaine

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Ven 18 Jan 2013 - 0:34

Quelques extraits de l'Ecclésiaste (ou Qohélet), un de mes livres préférés de la Bible. Des classiques intemporels qui font toujours mouche :

Vanité des vanités, dit Qohélet ; vanité des vanités, tout est vanité.
Quel profit trouve l'homme à toute la peine qu'il prend sous le soleil ?
Un âge va, un âge vient, mais la terre tient toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche, il se hâte vers son lieu et c'est là qu'il se lève.
Le vent part au midi, tourne au nord, il tourne, tourne et va, et sur son parcours retourne le vent.
Tous les fleuves coulent vers la mer et la mer n'est pas remplie. Vers l'endroit où coulent les fleuves, c'est par là qu'ils continueront de couler.
Toute parole est lassante ! Personne ne peut dire que l'œil n'est pas rassasié de voir, et l'oreille saturée par ce qu'elle a entendu.
Ce qui fut, cela sera, ce qui s'est fait se refera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil !
Qu'il y ait quelque chose dont on dise : "Tiens, voilà du nouveau !", cela fut dans les siècles qui nous ont précédés.
Il n'y a pas de souvenir d'autrefois, et même pour ceux des temps futurs : il n'y aura d'eux aucun souvenir auprès de ceux qui les suivront.

[chapitre 1, versets 1-11]

"Tout est vanité" : invitation au dépouillement, à l'épure. Ou alors : au cynisme, à l'ironie (si l'on s'arrête au simple constat et néglige la leçon spirituelle).

Contradiction : "il n'y aura d'eux aucun souvenir auprès de ceux qui les suivront". Pourtant, on se souvient de Qohélet. Ou quand le texte en lui-même contredit le sens du texte. Une leçon cachée : peut-être qu'écrire n'est pas vain.

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel.
Un temps pour enfanter, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant.
Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour détruire, et un temps pour bâtir.
Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour gémir, et un temps pour danser.
Un temps pour lancer des pierres, et un temps pour en ramasser ; un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir d'embrassements.
Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter.
Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler.
Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

[chapitre 3, versets 1-8]

Ainsi, tous ont un même sort, le juste et le méchant, le bon et le mauvais, le pur et l'impur, celui qui sacrifie et celui qui ne sacrifie pas ; le bon est comme le pécheur, celui qui prête serment comme celui qui craint de prêter serment.
C'est un mal, parmi tout ce qui se fait sous le soleil, qu'il y ait un même sort pour tous. Et le cœur des hommes est plein de méchanceté, la sottise est dans leur cœur durant leur vie et leur fin est chez les morts.
Mais il y a de l'espoir pour celui qui est lié à tous les vivants, et un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort.
Les vivants savent au moins qu'ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout. Il n'y a plus pour eux de salaire, puisque leur souvenir est oublié.
Leur amour, leur haine, leur jalousie ont déjà péri, et ils n'auront plus jamais part à tout ce qui se fait sous le soleil.
Va, mange avec joie ton pain et bois de bon cœur ton vin, car Dieu a déjà apprécié tes œuvres.
En tout temps porte des habits blancs et que le parfum ne manque pas sur ta tête.
Prends la vie avec la femme que tu aimes, tous les jours de la vie de vanité que Dieu te donne sous le soleil, tous tes jours de vanité, car c'est ton lot dans la vie et dans la peine que tu prends sous le soleil.
Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le tant que tu en as la force, car il n'y a ni œuvre, ni réflexion, ni savoir, ni sagesse dans le Shéol où tu t'en vas.

[chapitre 9, verset 2-10]

Mais l'écriture est une activité à part, à la fois douloureuse et féconde :

Qohélet s'est efforcé de trouver beaucoup de paroles plaisantes et d'écrire des paroles de vérité.
Les paroles du sage sont comme des aiguillons et comme des piquets plantés par les maîtres de troupeaux ; ils sont mis par le même pasteur.
En plus de cela, mon fils, sois averti que faire des livres est un travail sans fin et que beaucoup d'étude fatigue le corps.
Fin du discours. Tout est entendu. Crains Dieu et observe ses commandements, car c'est là le devoir de tout homme.
Car Dieu amènera en jugement toutes les actions de l'homme, tout ce qui est caché, que ce soit bien ou mal.

[chapitre 12, versets 10-14]

Ou l'écrivain comme disciple du Christ (il faut lire entre les lignes).

*

C'est bien ce sujet. J'ai un peu du mal avec les chinoiseries, ça ne me touche pas vraiment, mais je reviendrais volontiers. J'ai du Psaume, du Cantique des cantiques, de l’Évangile selon Saint Jean et de l'Apocalypse en stock. Du Gadenne et du Bernanos aussi. Quelques chansons également.

_________________
"- Pardon. Je ne dis plus rien. Je perds ma mémoire. Du mal. Et du bien. Je suis un berceau. Qu’une main balance. Au creux d’un caveau. Silence. Silence. Pardon, mon cher amour. J’ai si mal. Et surtout, j’ai si peur. Si peur. Aide-moi, mon petit papa. Au secours. S’il vous plaît.
- Moi je suis là, petite fille. Je suis là. T’occupe plus de ces salauds. N’aie crainte. Ils vont payer tout ça très cher."
Les Anges exterminateurs, 2006.

"I Wonder Why, I Wonder Why!..."
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Ven 18 Jan 2013 - 17:15

(Amuse-toi ! Personnellement, la Bible est également mon livre de chevet, mais j'ai conscience qu'ici, parmi la jeune génération, citer des extraits de celle-ci peut être mal perçu. J'ai cité un Psaume, quelques proverbes de Salomon, et avant d'y revenir, je veux varier un peu. Et oui, la plupart de mes bouquins de sagesse sont des "japoniaiseries !")

Vivre est comme parcourir une longue distance avec un lourd fardeau en travers des épaules. Pas de hâte... aucune plainte, attentif à ses moindres défauts... la patience est ce qui fait la longueur des jours.

Tokugawa Ieyasu


Et en rapport avec cette citation, un lettré japonais mit dans la bouche de trois des plus grands personnages de son pays une réflexion qui le caractériserait le mieux face à une unique situation :

Nobunaga (Oda) disait : "S'il ne chante pas, je le tuerai, le rossignol."

Hideyoshi (Toyotomi) disait quand à lui : "S'il ne chante pas, je le ferai chanter, le rossignol."

Et dans le bouche de Ieyasu (Tokugawa) : "S'il ne chante pas, j'attendrai qu'il chante, le rossignol."
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Sam 19 Jan 2013 - 17:36

Construire sa propre destinée :

Pour construire votre propre destinée, vous avez besoin d'une détermination farouche, capable de repousser jusqu'à la volonté divine. Si par la volonté divine, il m'est donné moins de bonheur, je ferai l'effort de policer mon caractère pour atteindre le véritable bonheur. Si les dieux veulent que je sois malade, je garderai l'esprit en paix et mes efforts seront consacrés à alléger ma souffrance. S'ils décident de me faire connaître des difficultés, je surmonterai l'adversité en allant au bout de mes convictions.
Les idéaux devraient être élevés, mais ils ne devraient pas vous faire perdre pied avec la réalité. Les pensées devraient être profondes, mais elles ne devraient pas se laisser envahir par les détails. Les distractions devraient être simples, mais elles ne devraient pas être insipides. Il n'est pas besoin de dire que les opinions et les principes devraient être stricts, mais qu'ils ne devraient pas être trop radicaux. Vous ne devriez pas accepter les faveurs simplement parce que vous avez reçu de bonnes nouvelles. Vous ne devriez pas vous saouler et rouspéter pour compenser les petits désagréments quotidiens. Vous ne devriez pas totalement abandonner le travail que vous n'avez pas terminé simplement parce que vous en avez assez. Vous ne devriez pas être nerveux en permanence, et laisser les circonstances prendre le contrôle de votre destinée. La vérité se situe entre ces deux extrêmes, dans l'esprit plein de tact que génère la flexibilité. Vous devriez acquérir les aptitudes liés à la flexibilité.
Pendant très longtemps, pour cultiver votre esprit, vous aurez besoin de procéder par répétition, comme vous le feriez pour forger le métal. Un esprit cultivé de manière superficielle se révélera sans utilité lorsque le moment sera venu. Les portes de votre propre futur ne s'ouvriront pas sans effort de votre part. Après un tel effort, il est important de développer un état d'esprit qui s'appuie sur le principe, "faites de votre mieux et laisser le reste à la providence".
Dans l'effort que vous ferez pour élever votre niveau culturel, vous devrez adopter l'attitude qui consiste à distancer les autres. Dans le cas contraire, vous ne deviendrez pas un homme de caractère. Cependant, lorsque vous vivez en société, vous devez être capable de faire des concessions, en acceptant d'avancer pas à pas, sinon vous souffrirez de ne pouvoir aller de l'avant comme le bélier dont les cornes sont bloquées dans une barrière qui ne peut plus bouger.
Le véritable bonheur peut perdurer longtemps après que vous ayez travaillé à renforcer votre esprit et votre corps en vous exposant à la fois aux difficultés et au plaisir. La véritable connaissance ne vient qu'après que que vous ayez accordé crédit à, spéculé au sujet de et réfléchi intensément à tout cela.

Kon Ji Sei
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Dim 20 Jan 2013 - 1:07

L'homme qui aimait les étoiles de mer !

Un de nos amis marchait sur une plage mexicaine déserte, au coucher du soleil. Peu à peu, il commença à distinguer la silhouette d'un autre homme dans le lointain. Quand il fut plus près, il remarqua que l'homme, un indigène du pays, ne cessait de se pencher pour ramasser quelque chose qu'il jetait aussitôt à l'eau. Maintes et maintes fois, inlassablement, il lançait des choses à tour de bras dans l'océan.

En s'approchant encore davantage, notre ami remarqua que l'homme ramassait les étoiles de mer que la marée avait rejetées sur la plage et, une par une, les relançait dans l'eau.

Notre ami était intrigué. Il aborda l'homme et lui dit: "Bonsoir, mon ami. Je me demandais ce que vous étiez en train de faire."

"Je rejette les étoiles de mer dans l'océan. C'est la marée basse, voyez-vous, et toutes ces étoiles de mer ont échoué sur la plage. Si je ne les rejette pas à la mer, elles vont mourir du manque d'oxygène."

"Je comprends, répliqua notre ami, mais il doit y avoir des milliers d'étoiles de mer sur cette plage. Vous ne pourrez pas toutes les sauver. Il y en a tout simplement trop. Et vous ne vous rendez pas compte que le même phénomène se produit probablement à l'instant même sur des centaines de plages tout le long de la côte? Vous ne voyez pas que vous ne pouvez rien y changer?"

L'indigène sourit, se pencha et ramassa une autre étoile de mer. En la rejetant à la mer, il répondit: "Ça change tout pour celle-là!"

Jack Canfield et Mark V. Hansen

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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Dim 20 Jan 2013 - 17:39

(...)
Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.
Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra.
Ne vous amassez pas des trésors de la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent, ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi est ton cœur.
L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres !
Nul ne peut avoir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée d'une vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent pas ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un deux. Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui le recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume de Dieu et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Évangile de Matthieu
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Lun 21 Jan 2013 - 17:22

( Pas vraiment un récit de sagesse, mais quelque chose d’intéressant je trouve)

Voici un propos tenu par un de mes amis. Il paraît qu'un certain docteur Kyoan affirma ceci :
"en médecine, on distingue hommes et femmes en vertu des principes du Yin et du Yang ; par conséquent les traitements médicaux sont fondamentalement différents. Leur pouls est d'ailleurs différent également. Toutefois, au cours des cinquante dernières années, le pouls des hommes est devenu identique à celui des femmes. Depuis que j'ai noté ce phénomène, j'ai jugé bon de traiter les maladies oculaires des hommes par les méthodes appropriées au pouls des femmes.
Lorsque j'essaie d'appliquer à mes patients mâles les soins prévus à leur intention, je n'obtiens aucun résultat. Le monde est, en effet, en train d'aborder une période de dégénérescence ; les hommes perdent leur virilité et ressemblent de plus en plus aux femmes. C'est une conviction inébranlable que j'ai acquise au cours de mon expérience personnelle et que j'ai décidé de ne pas ébruiter. Depuis, n'oubliant jamais cette réflexion, quand je regarde les hommes d'aujourd'hui, je me dis :"Tiens, tiens, voilà un pouls féminin". Je ne rencontre pratiquement jamais ce que je nomme un homme véritable.
C'est d'ailleurs cette raison qu'il est possible, de nos jours, d'exceller et d'accéder à une position importante avec un moindre effort. Les hommes deviennent lâches et faibles, la preuve en est que rares sont ceux qui ont, aujourd'hui, l'expérience d'avoir tranché la tête d'un criminel aux mains liées derrière le dos. Quand il leur est demandé d'être l'assistant de celui qui va se suicider rituellement, la plupart considèrent qu'il est plus habile de se défiler et invoquent des excuses plus ou moins valables.
Il y a seulement quarante ou cinquante ans, on considérait la blessure dans un combat comme une marque de virilité. Une cuisse sans cicatrice était un signe tellement rédhibitoire de manque d'expérience que personne n'aurait osé la montrer telle quelle, préférant plutôt s'infliger une blessure volontaire.
On attendait des hommes qu'ils aient le sang bouillant et soient impétueux. Aujourd'hui l'impétuosité est considérée comme une ineptie. Les hommes de nos jours utilisent l'impétuosité de leur langue pour fuir leurs responsabilités et ne faire aucun effort.
J'aimerais que les jeunes gens réfléchissent sérieusement à cet état des choses.

Jocho Yamamoto, l'hakakure
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MessageSujet: Re: Perles de sagesse   Lun 21 Jan 2013 - 18:06

Je connaissais ce dernier texte Wink

L’enseignement du vénérable Chat

Shoken, un expert dans l’art du sabre, était importuné depuis quelques jours par un rat qui s’était installé chez lui. Les meilleurs chats des alentours avaient été invités dans la maison, transformée en arène pour l’occasion. A la surprise générale cela se terminait toujours par le même scénario : le chasseur, terrifié par les attaques du rat, finissait par prendre la fuite en miaulant.
L’expert, désespéré, décida de tuer lui-même la terrible bête. Armé de son sabre, Shoken passa à l’attaque. Mais le rat, vif comme l’éclair, esquivait tous les coups. Shoken s’acharna. Le rat restait intouchable. En sueur et à bout de souffle, l’expert finit par renoncer. Allait-il devoir abandonner une partie de sa maison à ce maudit rat, Cette perspective le rendait de plus en plus ténébreux. Or, un jour il entendit parler d’un chat qui avait la réputation d’être le plus grand chasseur de rats de la province…quand Shoken vit le fameux chat tout ce qui lui restait d’espoir l’abandonna car l’animal qui n’était plus tout jeune, ne payait vraiment pas de mine. N’ayant plus rien à perdre, il le laissa pénétrer dans la pièce où sévissait le rat. Le chat entra tout doucement, d’un pas tranquille, comme si de rien n’était. Quand le rat l’aperçut, il resta pétrifié sur place, visiblement terrorisé. Le chat s’approcha calmement de lui, l’attrapa sans effort et sortit de la pièce en le tenant dans la gueule.
Le soir, tous les chats qui avaient participé à la chasse au rat se réunirent dans la maison de Shoken. Le grand chat, héros du jour, fut respectueusement invité à la place d’honneur.
L’un des chats prit la parole : « Nous sommes considérés comme les chats les plus expérimentés du village. Mais aucun d’entre nous n’a réussi à faire ce dont vous avez été capable avec ce terrible rat. Votre maîtrise est vraiment extraordinaire. Nous brûlons d’impatience de connaître votre secret. »
Le vénérable Chat répondit « Avant de tenter de vous indiquer les principes du grand art, la direction de la voie, j’aimerais entendre ce que vous-mêmes avez compris et comment vous vous êtes entraînés. »
Le chat noir se leva et dit : « Né dans une famille de chasseurs de rats, j’ai été entraîné depuis mon enfance à cet art. Je suis capable de faire des bonds de deux mètres, de me faufiler dans un trou à rat, bref, je suis devenu expert en toutes d’acrobaties. D’autre part, je connais un grand nombre de ruses et j’ai plus d’un tour dans mon sac. J’ai honte d’avoir eu à battre en retraite devant ce vieux rat. »
Le grand Chat expliqua : « Vous n’avez appris que la technique. Vous êtes seulement préoccupé de savoir comment combiner vôtre attaque. Les anciens Maîtres ont en fait inventé la technique à seul fin de nous initier à la méthode la plus appropriée pour exécuter le travail. La méthode est naturellement simple et efficace. Elle contient tous les aspects essentiels de l’Art. L’efficacité technique n’est pas le but de l’Art. Elle n’est qu’un moyen qui doit rester en accord avec la Voie. Si la voie est négligée, et si l’efficacité prime, l’Art du Combat ne tarde pas à dégénérer et à être utilisé n’importe comment. N’oubliez jamais cela. »
Le chat tigré s’avança pour donner son avis : « selon moi, le plus important dans l’art du Combat, c’est le Ki, l’énergie, l’esprit. Je me suis longtemps entraîné à le développer. Je possède maintenant l’esprit le plus puissant, celui qui remplit le ciel et la terre. Dés que je fais face un adversaire, mon Ki s’impose à lui et ma victoire est assurée avant que le combat commence. Même quand un rat court sur une poutre, je peux le capturer : il me suffit de diriger mon Ki sur lui pour le faire tomber. Mais avec ce mystérieux rat, rien à faire…Cela me dépasse. »
Le vénérable Chat répliqua : « Vous êtes capable d’utiliser une grande partie de vos pouvoirs psychiques, mais le simple fait d’en avoir conscience travaille contre vous. Opposer votre puissant psychisme à l’adversaire n’est pas une solution car vous risquez de rencontrer plus fort que vous. Vous dites que votre esprit remplit le ciel et la terre, mais vous vous trompez. Ce n’est pas l’esprit lui-même, ce n’est que son ombre. Il ne faut pas confondre le psychisme et l’esprit. Le vénérable esprit est un flot d’énergie inépuisable qui coule comme un fleuve alors que la force du vôtre dépend de certaines conditions à la manière des torrents qui ne vivent que le temps d’un orage. Cette différence d’origine implique une différence de résultats. Un rat traqué se montre souvent plus combatif qu’un chat qui l’attaque. Il est aux aguets et tout son être incarne l’esprit de combat. Presque aucun chat n’a de chance de briser sa résistance. »
Le chat gris prit la parole à son tour : « Comme vous venez de le dire, un esprit est toujours accompagné de son ombre et, quelle soit sa force, l’ennemi peut profiter de cette ombre. Je me suis longtemps entraîné en ce sens : ne pas résister à l’adversaire mais, au contraire, chercher à utiliser sa force pour la retourner contre lui. Grâce à ma fluidité, même les rats les plus puissants ne parviennent pas à m’atteindre. Mais cet étonnant rat ne s’est pas laissé prendre au piège de mon attitude de non-résistance. »
Le vieux Chat répondit : « Ce que vous appelez l’attitude de non-résistance n’est pas en harmonie avec la Nature : il s’agit d’un truc fabriqué par votre mental. La non-résistance artificielle nécessite une volonté psychique qui interfère avec la qualité de vos perceptions et qui bloque la spontanéité de vos mouvements. Pour laisser la nature se manifester à fond, il est nécessaire de vous débarrasser de toute contrainte mentale. Quand la Nature suit son propre chemin et agit à sa guise en vous, il n’y a plus aucune ombre, aucun flottement, aucune faille dont puisse profiter l’adversaire…
« Bien que n’étant qu’un simple chat qui ne connaît pas grand-chose des affaires humaines, permettez-moi d’évoque l’Art du Sabre pour exprimer quelque chose de plus profond. L’Art du Sabre ne consiste pas seulement à vaincre l’adversaire. C’est avant tout l’Art d’être conscient au moment critique, de la cause de la vie et de la mort. Un samouraï doit s’en souvenir et s’exercer à un entraînement spirituel aussi bien qu’à la technique du combat. Il doit donc essayer de pénétrer la cause de la vie et de la mort. Quand il a atteint ce niveau d’être, il est libre de toute pensée égoïste, il ne nourrit aucune émotion négative, il ne calcule ni ne délibère. Son esprit est alors non résistant et en harmonie avec ce qui l’entoure.
« Quand vous êtes parvenu à l’état de non-désir, l’esprit, qui est par nature sans forme, ne contient aucun objet. Le Ki, l’énergie spirituelle, se répand alors sans blocage, d’une manière équilibrée. Si, par contre, un objet l’attire, l’énergie bascule et s’écoule dans une seule direction tandis qu’il y a manque dans une autre. Là où il y en a trop, cela déborde et ne peut être contrôlé. Là où il y a un manque, ce n’est pas suffisamment nourri et cela se ratatine. Dans les deux cas, vous vous trouvez dans l’impossibilité de faire face aux situations qui sont en perpétuel changement. Mais là où prévaut le non-désir, l’esprit n’est pas pompé dans une seule direction, il transcende à la fois le sujet et l’objet. »
Shoken posa alors cette question : « Que doit-on entendre par transcender le sujet et l’objet ? » Le vénérable Chat déclara : « Parce qu’il y a moi, il y a aussi un ennemi. Quand il n’y a pas de moi, il n’y a plus d’ennemi. Si vous collez un mot sur les choses, si vous les enfermez, dans une forme fixe et artificielle ? elle paraissent exister en opposition. Le mâle s’oppose à la femelle, le feu à l’eau. Mais quand il n’y a aucun jugement qui se manifeste dans votre mental, aucun conflit d’opposition ne peut y prendre place. Il n’y a plus alors ni moi ni ennemi. Quand le mental est dépassé, vous goûtez un état d’absolu « non-faire », vous êtes en sereine harmonie avec l’univers, vous êtes un avec lui. Vous ne faîtes plus aucun choix entre vrai et faux, plaisant ou déplaisant. Vous êtes libre du monde dualiste fabriqué dans votre mental. Mais quand un tout petit grain de poussière entre dans l’œil, nous ne pouvons plus le garder ouvert. L’esprit est semblable à l’œil : dés qu’un objet y pénètre, son pouvoir est perdu.
« Voilà tout ce que je peux vous expliquer ici. C’est à vous d’en expérimenter la vérité. La vraie compréhension se trouve en dehors de tout enseignement écrit. Une transmission spéciale d’homme à homme est nécessaire mais de toute façon la vérité ne s’atteint que par soi même. Enseigner n’est pas très difficile, écouter non plus, mais il est vraiment difficile de devenir conscient de ce qui est en vous. Le Satori, l’éveil, n’est rien d’autre que le fait de voir au-dedans de son être. Le satori est la fin d’un rêve. L’éveil, la réalisation de soi et voir au-dedans de son être ne sont, ni plus ni moins, que des synonymes. »




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« Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. » Victor Hugo

« Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! » Edmond Rostand

« Endors toi chaque jour, heureux d'avoir bien fait, et laisse les autres dire de toi ce qu'ils veulent » Pythagore
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