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 Spin ; Robert Charles Wilson

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Lemli
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MessageSujet: Spin ; Robert Charles Wilson    Ven 1 Fév 2013 - 18:09

Spin, sous ce titre aussi subtile que chantant se dissimule une bien meilleure œuvre qu'il ne le laissait entendre. Une belle nuit, nuit comme une autre, étoiles et lune disparaissent soudainement de la vue de l'humanité, ceci par l'effet d'une membrane/barrière opaque qui est venue entourer la Terre ; la nuit même, tous les satellites terrestres placés en orbite retombent inutilisables, coupant la plupart des communications, télés, internet, etc... Cette membrane, qui le jour cache également le soleil et en produit un simulacre nécessaire à la survie, sera appelée Spin (sans déconner). Trois enfants en particulier étaient sous le ciel lorsque l’Événement s'est produit, Tyler, et les (faux) jumeaux Diane et Jason Lawton. Ce dernier, petit génie élevé comme héritier par son père, s'acharnera le restant de ses jours à chercher comment le Spin a été mis en place, et à contrecarrer les plans de ceux qui l'ont placé là, si tant est que quelqu'un ou quelque chose l'ait fait consciemment. Car si personne n'y parvient, le temps qui s'écoule des centaines de milliers de fois plus vite en dehors de la membrane viendra finalement à bout du soleil, éradiquant toute vie dans le système solaire ; il ne reste à l'humanité que quelques milliards d'années, soit entre 50 et 60 ans. La fin du monde a frappé à la porte et elle attend de voir comment l'hôte va réagir.

Réagir, c'est le maître mot de cette œuvre. Sous profil de science-fiction, le roman est surtout axé sur les personnages et leur façon de penser, vivre, avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Les plus vieux s'en foutent un peu, ils seront morts avant, les plus jeunes, nés avec, ont appris à s'habituer ; nous suivons logiquement la tranche d'âge qui a vu le début et qui devrait voir la fin (Le trio principal est âgé au départ de 12-13 ans). Certains disent que cela ne change rien à leur vie, n'en pensant pas moins, d'autres doutent, pleurent ou boivent, ou les deux, une grande partie choisit la religion, une deuxième la science, et une troisième, rejoignant le premier cas, attendent, espère de l'espoir de l'impuissant. Pourtant, malgré ce fil psychologique, Spin n'as pas grand chose à voir avec une histoire pré ou pots-apocalyptique contenant son lot de détraqués, de désespérés, de meurtres, viols et autres crimes sans plus de conséquence, sous les explosions et les cris de "repentez-vous" et "Dieu est parmi nous" ; Tyler, le narrateur, use de la première personne afin d'écrire ce qui lui est arrivé, ainsi, l'ambiance est plutôt intimiste. S'il entend les grandes lignes à la radio ou par les dires d'une rencontre de fortune, il ne participe pas à des manifestions, ne court pas dans les rues tout nu, est même rarement avec plus de quelques personnes à la fois. Pas de grand mouvement de foule humaine se tenant la main les yeux fermés, donc, tant mieux.

J'ai eu un peu peur au début du récit, avec ces mômes ' genre américains' (pas que), trop vite grandis, trop vite horribles, Diane fumant, Tyler avec son téléphone portable, une amourette pré-natale entre les deux, Jason s'en sortant mieux mais trop cassé par ses parents. Heureusement, guidés par ce génie flamboyant, ils parviennent avec le temps à s'assagir, même si Diane fait durant la moitié de sa vie (ou pas) tous les mauvais choix possibles ; ce qui d'ailleurs, éloigne Tyler de celle qu'il aime, tuant une bonne partie du romantisme, tant mieux². L'aspect scientifique, souvent présent, parfois en toile de fond, est bon, puisqu'il reprend plusieurs idées ancrées dans le genre, défaut d'originalité pour plus de sureté, peut-être. Le style n'est pas de ceux que l'on retiendra au premier abord, mais le choix du 'je' et une certaine profondeur dans les pensées de Tyler amènent proprement ce roman jusqu'au bout, jusqu'au moment fatidique. Alors, fin du monde ?

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Citation :
Si tout est sombre autour de toi, est-ce parce que l'ampoule est cassée, ou parce que tu as éteint la lumière ?
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