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 L'épée du guerrier.

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Kevargon
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MessageSujet: L'épée du guerrier.    Dim 5 Mai 2013 - 0:33

Je vais soumettre à vos yeux le premier chapitre d'un roman que j'écris depuis plusieurs années, il est très court. j'ai cherché des forums pouvant m'aider mais n'ai pour l'instant pas trouvé le bon, j'espère trouver ici ce qui m'a manqué durant ces années d'errance sur la toile. Le roman pour l'instant fait plus de 160 pages et je continue à l'écrire mais j'ai besoin d'aide et surtout de critique sur mon style d'écriture. un avis extérieur franc et impartial. Ne vous en faites pas les chapitres sont courts.



Chapitre 1 : Le début de la fin.


Spoiler:
 

version 5.5


Je suis étendu là sans aucune force, une sensation de froid m’envahit. Mon sabre, planté au sol à quelques pieds de ma main, brille avec toujours autant d'éclat, si beau, si pur, si magique. Mon torse est douloureux, le peu de tension musculaire qui me reste s’évanouit. Je réussis à tourner la tête vers la droite, une vision d’horreur s’étend devant moi. Si l’enfer pouvait être décrit par une image, je choisirais celle-ci : des cadavres, à perte de vue, et je fais partie de ceux-ci. Situation cocasse s'il en est. Ma plaie au torse me fait souffrir, je ne dois cependant pas crier si je veux vivre. S'ils m'entendent je suis fini ! Les guerriers adverses, de vrais bouchers, tout en eux me révulse : leurs armes, noires du sang de mes amis et du mien, pendantes de leurs bras meurtriers ; leurs armures, blanches au départ, devenues pour la plupart teintées de rouge sombre ; leurs casques grotesques ; leurs montures immondes. Tout est écrasant et repoussant en eux à mes yeux. La colère ne parvient néanmoins plus à m'envahir. Et dire que nous pensions réussir ! Quelle pitié.

J’entends les râles de mes compagnons, certains poussent de petits cris lors de leur achèvement, d'autres tentent de supplier, de leurs voix éteintes, leurs bourreaux. Un coup net, sans hésitations, au niveau de la gorge, ou du cœur. Mon voisin vient d’y passer, sans bruit pour sa part. C’était Rom, un ami sur qui je pouvais compter, mon bras droit dans cette folle entreprise. Il m’avait appris beaucoup, je ne pouvais plus tenir ma promesse. Je me surpris à ne rien ressentir d'autre que du dépit. Mes sentiments étaient éteints depuis trop longtemps pour que je puisse m'émouvoir de la mort, fut-ce celle d'un ami. Triste vie que je mène depuis quelques mois. Le guerrier m’enjambe sans voir que je vis toujours. La crainte d'être découvert m'étreint et m'enserre le cœur de cette peur qui vous prend aux tripes, pas celle qui vous fait crier le sourire aux lèvres dans les attractions d'un parc ou celle des examens qui vous retourne le ventre, non la vraie peur, celle de la mort et de la douleur réunies, celle qui vous fait prendre conscience de la valeur de la vie. Oui LA peur, je la ressens au plus profond de moi. Je suis mort de trouille ! Et dire que je me pensais courageux. Une vérité me saute au yeux : aujourd'hui, je vais mourir ! Mais comment me suis-je retrouvé embrigadé là dedans ? Comment moi, Eliot, un simple étudiant en droit, ai-je pus me retrouver dans cet enfer terrestre ?

Ces questions, je me les suis posées sans relâche depuis mon arrivée dans cet univers. Aujourd'hui elles reviennent me hanter. Tels des spectres goguenards se riant de l'infortune de leur victime. Évidemment je connais la réponse. La triste réponse. Loki vient de me la donner lors de notre affrontement. Mon sang se répand inexorablement, fuyant mon enveloppe. Je me demande ce que l'autre doit ressentir, le pseudo « dieu ». Il doit faire une de ces tête ! Et tous les idiots, assez stupides pour le suivre, doivent être dans un état ! Leur si précieux dieu se meurt avec moi ! Si mes forces me le permettaient j'en rirais presque. Je veux étreindre mon sabre, sentir encore une fois sa chaleur particulière. Mon fidèle compagnon. Je me force, me traîne en un dernier effort. Il est si proche ! Mes doigts effleurent son pommeau suintant de sang. Combien ai-je tué pour arriver à cette situation ? Dix ? Cent ? Mille ? Dix mille créatures ? Je ne sais plus, j'ai arrêté de compter en même temps que je me suis scellé. Un bruit attire l'attention du soldat m'ayant enjambé plus tôt. Il se retourne et me voit. Je mourrai en ce jour ! Oui ! Mais je périrai combattant et non victime ! Nous n'avons pas fait tout cela pour rien ! Je me relève une toute dernière fois, tremblant de tous mes membres, des larmes de dépit coulant sur mes joues.

Tout a commencé le jour de la réception de ce maudit colis. Un magnifique samedi de juin, il y a trois ans. La journée avait bien commencé, une splendide journée d’été dans mon pays, la France, dans ma ville d’adoption, Toulouse, où j’avais enfin trouvé la paix de l’âme. Ce jour-là j’avais eu droit aux félicitations de mon Sensei et de mes sempais. Je venais, la semaine précédente, de remporter le Championnat de France de Kendo. Après les félicitations d'usage, j’eus droit à un entraînement particulièrement éprouvant. Une heure et demie de combat afin de perfectionner mes techniques et celles des autres. Que ce genre d'exercices me paraissaient libérateur à l'époque ! Après la séance je devais aller rejoindre mes amis, ceux sans qui la vie ne serait pas la même et n’aurait sans doute pas de goût. Alexandre, Sophie, Charlotte, Mohamed et Thomas, mes plus proches amis, mes frères et sœurs de cœurs. Les premières victimes de sa folie. Nous passâmes un agréable après-midi, cinéma entre amis, petit tour au bar après le film pour refaire le monde. Une sortie comme tant d'autre à leurs côtés, aujourd'hui impossible. Puis vint l’heure de rentrer. En arrivant chez moi, je vis un homme qui attendait, portant un long colis sous le bras.

- Bonsoir monsieur. Puis-je vous aider ? Demandais-je, inconscient du danger.
- Bonsoir. Ouais peut-être. Je cherche Eliot Boutté, j’ai un colis express pour lui. Vous le connaissez ? me demanda-t-il.
- Il se trouve devant vous. Eliot Boutté, navré de vous avoir fait perdre de votre temps. Ce n'est cependant pas très courant que les facteurs attendent, surtout à cette heure tardive. fis-je remarquer, intrigué.
- Je suis pas un facteur, mon gars ! Je suis un employé de la société de transport de colis European express, me répondit-il tout en me montrant le sigle de l'entreprise cousu sur sa veste.


Je me souvins sans peine de cette société, ses publicités passant en boucle à la télévision. Leur slogan : « European express, votre volonté a force de loi » me revint en mémoire. J'étais tout de même sidéré devant ce zèle apparent. Cette société livrait les colis même le samedi soir. Je m’excusai donc de ma méprise et demandai le nom de l'expéditeur, car je n'attendais aucun colis. Le livreur me répondit succinctement qu'il ne pouvait m'aider avant de m'enjoindre à prendre le paquet et de signer son formulaire.
Je fis ce qu’il me demandait et il partit sans rien ajouter de plus. Je regardais à l’intérieur du paquet une fois rentré chez moi. Un magnifique sabre japonnais, au fourreau laqué de noir profond et à la poignée -que l'on appelle en jargon tsuka- tressée de soie noire de toute première qualité, s'offrit à moi. La garde, en acier, forgée de fort belle manière, représentait une sorte de dragon oriental stylisé tenant entre chacune de ses griffes une fleur étrange. Les ménukis, ces décorations visibles sur la poignée et servant à cacher les rivets de bois fixant la poignée à la lame, eux, étaient en forme de volute de fumée. Sur le bout du pommeau, la fleur étrange était de nouveau représentée. Néanmoins, sa taille me permit, cette fois-ci, de la détailler. Elle semblait être le parfait mélange entre une fleur de lotus et une rose. Je vérifiais l'intérieur du carton et vis une carte déposée avec le sabre : « Voici un présent de ma part, tu m’as battu et tu as remporté le tournoi. Ceci est un Katana spécialement fait à ton attention. Ne t’inquiètes pas pour le prix, j’ai les moyens. » C’était un cadeau de l’un de mes adversaires du dernier tournoi de Kendo. Au début, je n’en croyais pas mes yeux. Un sabre ? Pour moi ?!

Je la scrutais plus attentivement afin de trouver une signature quelconque. En vain. Je décortiquai le colis afin de trouver l’adresse de l’expéditeur, rien. Je dégainai donc sur quelques centimètres afin de vérifier la lame. Je contemplai le grain apparent de celle-ci pendant quelques minutes. Que de poésie en cet acier replié sur lui même un nombre incroyable de fois, le forgeron ayant fait cette lame devait à coup sûr être un grand expert. La ligne de trempe très particulière me donna envie de dégainer totalement la lame. Ce que je fis avec appréhension. Elle commençait en vague sur un quart de la lame avant de se transformer en une succession d'oscillations rapides, faisant penser à des crêtes montagneuses, avant de se calmer vers la pointe du sabre pour reprendre un dessin plus uniforme et plat. Je pouvais sentir comme une volonté émaner de cet objet meurtrier mais si beau. Rengainant cette lame hypnotique, je m'intéressai enfin au cordon sur le fourreau : le sageo. De la soie, tout aussi pure et fine que celle de la tsuka, la composait. Une telle perfection en un cadeau ne pouvait être réelle ! Une pensée tournait en boucle dans mon esprit : on m'offrait un vrai Katana ! J’en avais toujours rêvé ! Je n’osais pas croire en ma chance. Si seulement j’avais su à cette époque dans quelle galère ceci me conduirait.

Immédiatement après la réception du sabre, l'envie de le tester m'envahit. Voir si par hasard je pouvais m’en servir pour le iaido, s’il coupait et surtout si c’était une vraie lame. Cette dernière interrogation s'imposait à moi, car certains iaito, qui sont des répliques pour la plupart non létales de sabre japonnais, ont des lames si parfaitement imitées que seul l’œil d'un expert pourrait déceler la différence. Première étape donc : savoir si c’était une arme véritable. En conséquence, je me rendis chez un ami spécialiste en la matière, Stéphane. Il commença par un simple examen visuel, puis après un hochement de tête il se mit à démonter la lame de la poignée. J'étais anxieux et sans que je ne m'en rende compte, des gouttes de sueur commencèrent à perler tandis que je regardais mon ami.

- Mais dis-moi : Comment l’as-tu eu ? me demanda-t-il soudainement.
- L’un de mes adversaires du précédent tournoi de Kendo me l’a envoyé. Tiens, regarde, j’ai apporté la carte, répondis-je alors le sourire aux lèvres, lui tendant l'objet.

Stéphane la lut, essaya lui aussi de trouver une signature puis me la rendit avant de retourner vers son expertise. Le silence qui s'installa me mit mal-à-l'aise mais je n'eus pas le courage de le rompre, trop inquiet de gêner mon comparse. Il  détressa habillement la soie de la poignée, enleva les menukis, sépara le bois de la tsuka du cœur de la lame après avoir délicatement enlevé la samehada et posa chaque pièce de façon méticuleuse et très ordonnée. Une signature semblait gravée sur l'acier du cœur, un idéogramme rouge sur fond noir et circulaire. Chose étrange, la lumière se reflétant sur cette gravure lui donnait l'air de se mouvoir légèrement. Stéphane resta circonspect, parti chercher un gros livre répertoriant toutes les signatures des grands forgerons de l'histoire du Japon. Il se rassit et feuilleta fébrilement le volume, jetant de temps à autre un coup d’œil à la gravure. Visiblement il avait découvert quelque chose.

- Étrange, dit-il tout en continuant ses recherches.
- Que se passe-t-il ? demandais-je, curieux.
- La signature m'est inconnue, mais le style de forge m'a immédiatement fait penser à celui de Masamune. Je ne comprends pas. Normalement ce genre de lame ne se fait plus aujourd'hui. Il faut une technique de malade pour y arriver, surtout que là, l'acier est d'une qualité admirable. Ça n'était pas le cas à l’ère Muromachi. Un forgeron aurait réussi à faire un sabre avec les techniques de Masamune et un acier de qualité ... Il me faut des examens complémentaires, affirma mon ami après un temps de réflexion.
- Comme tu veux, répondis-je sans avoir compris ne serais-ce que la moitié de la tirade.

Il prit immédiatement l'objet de son étude et parti vers la pièce au fond de son appartement. Cette salle, cœur de son travail, était normalement interdite à toute personne ne pouvant pas comprendre l'importance des sabres. Je n'y avais jamais mis les pieds. Je m'arrêtais devant la porte, respectueux de la passion de l'expert. Il se tourna et me fit signe de rentrer sans mot dire. Avec prudence je m'exécutai et vis alors des microscopes, loupes et livres anciens et sans doute rares sur des étagères accrochés aux murs. Au milieu de la pièce trônait une simple table de bois brut, Stéphane y installa précautionneusement  le morceau d'acier, puis d'un mouvement brusque se retourna vers le microscope. Il le prit et s'évertua à examiner le grain de la lame au travers de son instrument.

- Pas de doute d'après les stries de forges … la concentration en carbone est des plus exemplaire. Comment peut-on offrir une lame pareille ? réussis-je à comprendre de l'ensemble des grognements de l'observateur.
- Et sinon. As-tu des nouvelles d'Axel ? Tu sais, le nouveau premier dan du dojo, demandai-je.
- Pas vraiment. Mais tu sais, c'est pas étonnant vu sa blessure lors du tournoi. Une fracture du tibia en tombant des gradins. Dans le genre stupide, ça se pose là quand même, répondit mon ami sans lever ses yeux du microscope.
Ne penses-tu pas que tu est un peu trop dur à ce propos ? rétorquai-je sur un ton léger, manquant de rire au souvenir de cet incident.

Loin de me répondre, Stéphane se replongea sur le sabre avec plus d'ardeur encore. Il examina chaque parcelle de l'acier avec son microscope tout en feuilletant certains des énormes ouvrages l'entourant. Quelque chose semblait clocher. L'expertise dura encore plusieurs heures et le soleil était depuis longtemps couché lorsque mon ami, visiblement perdu leva enfin la tête et vint me retrouver dans le salon où, pour passer le temps, je m'étais mis à lire certains des livres « accessibles » sur les sabres et l'histoire japonaise.

- Bon, ben ton sabre en est un vrai, comme tu pouvais t'en douter. Par contre impossible de reconnaître l'école de forge. Il est d'une facture exemplaire et fut fait il y a peu. Le plus étrange est la complexité apparente des techniques de forges. Le père de cette lame doit être d'un niveau équivalent aux trésors nationaux japonais. Bien que le style soit atypique et que je ne puisse trouver qui a pu créer pareille arme, annonça l'expert d'une voix éteinte de fatigue.

Il continua sa tirade en détaillant les caractéristiques spécifiques de cette lame tout en remontant lentement le sabre. Arrivé au tressage je me souvins ce qu'était un trésor national au japon, il s'agissait du titre décerné aux rares forgerons d'exceptions, reconnus comme tels par l'empereur japonais.

- Hey ! Youhou ! Tu veux un tressage de quel type ? Pour le combat ? L'entraînement ? Classique ? s'exclama mon ami tout en me tirant de ma torpeur.
- Je n'y connais rien. Fait comme tu veux, répondis-je.
- Ben je vais te refaire celui qui était avant le démontage. Type combat donc.

Je n'avais absolument aucune idée de ce que cela pouvait bien être, mais remerciai Stéphane. Il marmonna quelque chose sur la possibilité d'obtenir ce sabre lui-même s'il m'avait vaincu lors du tournoi, avant de reprendre son calme et de m'indiquer l'obligation morale de remerciement qui m'incombait. Devant cette affirmation d'une évidence profonde, je lui opposai l'impossibilité qui était mienne de le faire au vu de l'absence d'informations sur le donateur. Après quelques conseils sur l’entretien d’un tel objet, une autre inspection minutieuse de la lame et du fourreau ainsi qu'une offre d'achat des plus correctes pour un tel objet, Stéphane consentit à me rendre mon sabre et à me donner congés. Je volais presque. Un tel bonheur était-il possible ?



Dernière édition par Kevargon le Jeu 19 Déc 2013 - 16:20, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 11 Mai 2013 - 0:55

voilà le deuxième chapitre de mon roman. Je ne pourrais pas tout mettre ici car certains chapitres ont des passages osés et beaucoup d'autres sont réalistes quant aux conséquence d'une guerre faite avec des armes moyenâgeuse donc pour public averti aux tripes solidement encrées. mais pour l'instant je peux encore me permettre de les publier. En espérant que ce deuxième chapitre aura plus de visibilité que le précédent.

Chapitre 2 : Un sabre, une époque. Une traversée!

Spoiler:
 

Version 5.5



Voyant l’heure sur mon portable, je décidai de ne pas tester mon nouveau bien tout de suite en fin de compte et d’attendre le lendemain. J’entrepris donc de me coucher. Impossible de trouver le sommeil. Je tournai encore et encore dans mon lit, mais une pensée, un désir implacable, me torturait sans que je ne parvienne à savoir de quoi il s'agissait. Bien décidé à dormir tout de même, je me servis un verre d'eau et me fis une petite salade avant de retourner dans ma couche, ce petit cocktail ayant toujours suffit à me rendre le sommeil aisé. Je restai alors allongé, les yeux grands ouverts pendant près d'une demi-heure, comptant les secondes, tentant par tous les moyens de trouver ce maudit marchand de sable. Passablement énervé par cette insomnie, j'ouvris un livre et en commençai la lecture. Impossible de me concentrer. Une volonté autre que la mienne m'intimait l'ordre de me lever et de partir en un endroit inhabité. C’était comme si le sabre me parlait, me suppliant presque d’aller le tester, de vérifier sa prise en main, de faire glisser sa lame le long de son fourreau et de lui faire fendre l’air dans un souffle. Je ne pus résister à son appel.

Certains diront que je suis impatient, mais ce n’est pas le cas. Le sabre m’a vraiment parlé cette nuit-là. Cette volonté qui, insidieusement, m'empêchait de trouver le repos ainsi que la concentration, parasitait mon système limbique, lui insufflant ce désir insurmontable. Je me préparai donc, me pliant aux intentions de ma nouvelle acquisition si particulière. Je mis la tenue réglementaire de iaido, pris quelques médicaments et de quoi panser les plaies -car la lame de ce sabre coupe et les accidents sont vite arrivés-, ainsi que mon portable, mes clefs, le nécessaire d'entretien, des affaires de rechange et enfin une lampe de poche à dynamo qui traînait là. Ainsi préparé, je descendis vers ma voiture et partis pour la campagne afin de ne gêner personne.

Le couple de ma voiture n'a jamais faibli malgré le passage au biodiesel. Quoi qu'on en dise, une C4 reste une C4, même alimentée en huile de je ne sais quelle plante raffinée. Pourtant j'avais moi-même émis des doutes sur la pérennité de la transition énergétique mise en place par le gouvernement actuel. Pour une première fois à la tête de l’État les « verts » font du bon travail. Ces nouvelles formes d'énergie ont amené avec elles de nouveaux modèles de voitures, telles que les totalement électrique et celles à air comprimé, mais, comme moi, la plupart des gens n'ont pas les moyens, ni l'envie particulière, de changer leur véhicule. Ainsi la création dans le sud du pays et les DOM-TOM de centrales à bio-pétrole par exploitation de micro-algues, fut une bénédiction. Le prix du carburant obtenu ainsi étant ridiculement bas par rapport à celui de l'essence et autres dérivés du pétrole « vieille école » comme on l'appelle maintenant. Surtout depuis les récents événements en Afrique et la flambée toujours plus rapide du prix du baril.

La route était longue, mais il n’y avait étrangement aucuns autre véhicule, absolument personne. Pas même une bicyclette. Cartésien par nature, je mis ça sur le compte de l’horaire. Qui prendrait la voiture à une heure du matin un dimanche ? La réponse est simple : personne, sauf moi, visiblement. Plus je m’approchais de mon but, plus l’envie d'user de mon arme se faisait pressente. Je ne pus d’ailleurs m’empêcher d'en saisir la poignée.

Alors que mes doigts effleuraient la soie fine du tressage et que ma paume en épousait la douce courbure, sentant la moindre gravure des ménukis, je ressentis comme une agréable chaleur qui me donnait, immédiatement, encore plus envie de faire danser la lame, libre de toutes contraintes. Je fis, en conséquence, abstraction des limitations de vitesse, porté par l'ivresse que ce simple contact avait provoquée en moi. Après tout, j’étais seul sur la route. Je roulais à présent à plus de cent kilomètres par heure sur une route limitée à soixante-dix. Le désir augmentait à chaque seconde qui s'écoulait. Après trente minutes de voyage, j’arrivai enfin dans une clairière qui me convenait, loin au sud de la ville, perdue au milieu des petites routes départementales. Je pris mes affaires en hâte et commençai sans échauffement le test de mon sabre. Je le sortis de son fourreau dans un frisson de plaisir, la lame étincelante sous la lumière diffuse de la lune ascendante.

- Commençons simplement, dis-je pour moi-même, une simple coupe verticale.

L'acier fendit l’air et son cri - car il s’agissait bien d’un cri au vu de l’intensité du son - résonna longtemps après la coupe finie. Son équilibre était parfait et de par ce fait son poids ne se faisait presque pas sentir. Ce simple mouvement me convainquit que je pouvais en faire ce que je voulais. Que nulle personne au monde ne pourrait jamais posséder une arme équivalente. Ce sabre me donna alors un sentiment d'extase, de plénitude dans ma pratique.

- Magnifique! murmurai-je dans un soupir.

La vibration était pure comme l’acier de son auteur, aussi musical que l’eau, transcendant les bruissements de coupe et se rapprochant de l’invocation. Une invocation de la beauté même. Je ne peux encore, à cet instant précis, où ma mort semble me tendre les bras, trouver de mots suffisamment élaborés ne serait-ce que pour décrire fidèlement cette symphonie condensée en une sonorité parfaite.

Après avoir effectué quelques mouvements aléatoires, dans le but de profiter du son unique de mon katana fendant l’air et de sa prise en main si parfaite, je décidai d’exécuter le premier kata de la série commune à toutes les écoles de iaido : mae du sete iai. Je me mis en position et dégainai. Une douleur subite interrompit mon élan alors que je venais de finir la première coupe. Je m’arrêtai, et regardai mon index gauche : une entaille y avait vu jour. Le sang commençait à couler, je m’arrêtai , posai le sabre et décidai de me soigner. Eau, pour nettoyer la plaie, elle était profonde, je m’étais entaillé le doigt en dégainant. La douleur me faisait reprendre un peu mes esprits. « Mon sabre tranche donc a ce point ! » Pensais-je. Je me soignai rapidement, puis rangeai l'ensemble des ustensiles utilisés, avant de tenter de reprendre ma lame. Cependant, lorsque je me retournai, je vis que l’espace devant moi était trouble, comme froissé. Je me dis de prime abord que le manque de sommeil commençait à me faire avoir des hallucinations. Je clignais plusieurs fois des yeux, puis les frottai, mais rien ne changea. Le paysage, devant moi, ressemblait étrangement à du papier que l’on froissait. Et au milieu, il y avait, à l’endroit exact de ma dernière coupe, un faisceau blanc éblouissant.

L’espace autour de cette ligne blanche semblait aspiré par elle. Soudain, je me sentis attiré à mon tour et le rayon grossit de plus en plus. Je ramassai mes affaires et courus vers ma voiture, lâchant malencontreusement ma lame. Malgré mes effort je ne pus avancer d'un seul pas. La force qui m’entraînait était trop forte, mes pieds glissaient. Je cherchais mon sabre afin de le planter dans le sol et m’y raccrocher. Aucune trace de lui. Il avait disparu. Je levai les yeux et le vis alors. Il volait à quelques pieds du sol. Il n’était pas aspiré non ; il volait et des signes apparaissaient tout autour de la pointe. L’endroit où mon sang avait entaché la lame brillait avec autant de force que l'aspiration se faisait irrésistible. C’est là que je compris. C'était pourtant impossible. Cela ne pouvait exister !  Mon sabre avait été ensorcelé. Cela peut paraître fou, je sais, mais c’était bel et bien le cas. Alors que le faisceau se muait en un vortex de lumière, je fus entraîné, mes pieds quittèrent le sol et je vis le paysage s’éloigner. Je ne pouvais plus rien faire. Je tombais.

Il faisait noir. Je ne distinguais que les contours éclatant du siphon au loin. Il se refermait. Soudain, la lumière, un choc sous mes pieds. Mes jambes se dérobèrent et le sol m’accueillit. L'adrénaline me redressa. Légèrement paniqué, je cherchai des yeux ma voiture. Aucune trace d'elle, évidemment. Je me trouvai de nouveau dans ce qu’il semblait être une clairière, mais de toute évidence je n'était plus en France. Il faisait jour. Un soleil rouge dardait de ses rayon chaud, perçant un ciel azur, réchauffant ma peau moite. Des arbres m’entouraient, tous grands et touffus comme ceux d’une forêt dense, la forme de leurs feuilles m’était inconnue. Le silence pesant, entrecoupé de cris d’animaux tous plus étranges les uns des autres, me faisait ressentir une appréhension certaine. Je ne pouvais apercevoir que des ombres entre les arbres dont les formes paraissaient irréelles et inquiétantes. Un oiseau bleu cobalt s’envola au loin dans un piaillement clair. Soudain un bruit se rapprocha et un cri résonna sur ma droite, rauque, puissant, mais surtout intelligible.

- Yaaaaa ! À mort !

Je tournai la tête et vis foncer sur moi à environ vingt mètres une créature humanoïde immonde équipé d'une hache presque aussi grande qu’elle, d'un plastron grossier blanc ainsi qu'une espèce de kilt assortit. Ses crocs bien visibles malgré la distance me firent ressentir un intense frisson.

- A… attendez ! je ne vous veux aucun mal ! Je ne sais pas où je suis ! criais-je pris par la peur que cette situation nourrissait.

Mais la créature ne répondit pas, elle continuait de courir vers moi en vociférant des « à mort !» ou « j’vais t’étriper ! » tout en balançant sa hache à droite et à gauche. J’étais tétanisé par la peur, mais étrangement mon esprit restait relativement clair. Plus il se rapprochait plus je pouvais le détailler. Mon cerveau, entraîné à analyser efficacement et rapidement les situations nouvelles, engrangea toutes les informations de sa physionomie en quelques instants seulement. La bête arborait une peau marron craquelée comme de la boue séchée, des yeux jaune clair injectés de sang, une mâchoire en pointe avec des crocs aussi aiguisés que des rasoirs -ceux qui devaient être les canines supérieures, droite et inférieure gauche étaient énormes-. À l'emplacement du nez trônai un cumulus de chair difforme et aplati. Ses bras musculeux, en contradiction avec les mensurations du reste de son corps plus petit que le mien, donnaient un air grotesque à la créature et finissaient sur des mains dignes des pires films fantastiques aux ongles mi-longs, noirs, non pas de crasse, mais de croûtes semblables à du sang séché. Son corps, petit, tassé, mais protégé par un plastron paraissant suffisamment lourd pour dissuader quiconque de frapper à cet endroit attira mon œil avertit. En guise de jambes, elle présentait des appendis semblables aux pattes arrières des chevaux, en plus courtes. Des sabots dignes des représentations de démons dans les anciens livres, parachevaient son être.  La créature était sur moi, la hache déjà levée, prête à me fendre en deux de la tête aux pieds. « Bougez, mais bougez ! » Intimai-je à mes membres.

Mon corps acceptait enfin de m’obéir alors que le fer de l'arme s'abattait lourdement. je plongeai sur le côté droit et l’esquivai de peu. Sa hache se planta profondément dans le sol. Je n’avais pas d’arme, donc aucun moyen efficace de me défendre face à cette brute. Rampant à moitié, poussé par un instinct de survie puissant, mais honteux, je m'enfuyais. J’avais peur ! Moi le grand champion de kendo je fuyais un combat !

- Certainement pas ! criai-je, plus pour moi-même que pour répondre aux vociférations indistinctes de la créature, en me redressant tout en me retournant vers mon opposant.

Un combat, dont l'issue mortelle ne faisait aucun doute, commençait. Le premier et certainement le plus éprouvant d’une longue série qui m’amènerait là où je suis aujourd’hui.


Dernière édition par Kevargon le Ven 13 Sep 2013 - 17:12, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Jeu 16 Mai 2013 - 11:53

L’idée est originale. Bravo !

Je trouve le second texte meilleur que le premier, c’est en particulier le tout début qui me dérange un peu. Plus loin, tes mots portent des images captivantes, comme celle de LA peur ou du son du sabre dans le 2ème que j’ai beaucoup aimé. Je pense que, pour valoriser l’entrée de ton roman, tu devrais retravailler un peu l’entrée dans l’histoire.

Il y a quelques fautes à corriger (et sûrement d’autres)
-> Répétition de « force » : énergie ?
-> « le peu de forces qui me reste s’évanouissent «
-> « Je réussis à tourner » a tourné
-> « Si l’enfer pouvait être décrit par une image je choisirais celle-ci, des cadavres, à perte de vue, et je fait partie de ceux-ci » je fais
-> + il faut un espace avant les signes de ponctuation double « : ; ! ? »

J'ai fait un tour sur ton blog, et ton dernier texte est aussi de meilleure qualité que ton premier (Il faut faire abstraction des quelques coquilles et fautes). C'est plutôt pas mal !
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Jeu 16 Mai 2013 - 13:20

Merci pour le commentaire, je ne parviens néanmoins pas à comprendre ce qu'il te gène au début du premier chapitre ? Pourrais tu être plus précis ? Est ce le fait qu'il s'agisse d'une entrée abrupte qui permet le flashback qu'est le reste du roman ? Ou penserais tu que cela manque de descriptions ?
Pour les fautes je ferai plus attention promis, bien que j'ai déjà relu ces chapitres maintes et maintes fois, visiblement mes lacunes sont encore bien trop prononcées ... mais je tiens à rectifier une de tes correction dans "je réussis à tourner" je n'ai pas fait de faute il me semble, car on ne peux dire je réussis avait tourner et si on remplace le verbe tourner par un verbe du troisième groupe tel que prendre l'infinitif s'impose de lui même. Si malgré cela tu parviens à me prouver d'après une règle grammaticale précise que j'ai fais une faute je m'inclinerai sans problème.
Pour ce qui est du blog je met en ligne les chapitres dés que je les termines, sans même les relire, le blog me sert plus de système de sauvegarde externe gratuit qu'autre chose en fait. Mais merci d'y avoir fait un tour en tout cas ainsi que pour les encouragements. Cela fait bientôt 4 ans que je m'attèle à ce projet et je manque cruellement de retour car mes amis proches ne sont pas versés dans le fantastique et la fantasy.

_________________
Le cercle n'a pas de commencement.

Si j'ai bien compris à l’échelle quantique les particules apparaissent et disparaissent à un rythme effréné, quittant par intermittence notre réalité ou du moins l'endroit où l'on pensait qu'elles étaient. Dans ces conditions une question m'habite : où vont elles ?

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Jeu 16 Mai 2013 - 19:50

Chapitre 1 : Le début de la fin.

Si l’enfer pouvait être décrit par une image je choisirais celle-ci, des cadavres => j'aurais plutôt mis deux points avant "des cadavres"

et je fait partie de ceux-ci. => je fais

Les guerriers adverses, de vrais bouchers, tout en eux me révulse, leur armes noir du sang de mes amis et du mien, leurs armures qui au départ étaient blanches sont devenues pour la plupart teintées de rouge sombre, leur casques, leur montures immondes, tout est écrasant et repoussant en eux à mes yeux. => noires du sang. pour éviter une répétition du verbe "être", je propose "leurs armures, blanches au départ, se sont pour la plupart teintées de rouge sombre". leurs montures immondes.
La phrase est beaucoup trop longue. Il faudrait couper après "me révulse" par exemple.

mon voisin vient d’y passer, c’était Rom un ami sur qui l’on pouvait compter => je mettrais plutôt un point après "d'y passer"

pas celle qui vous fait crier le sourire aux lèvres dans les attractions d'un parc ou celle des examens qui vous retourne le ventre => Hmm... à ce stade de l'histoire, je ne m'attends absolument pas à ce que le personnage focus connaissent les parcs d'attractions ou le stress des exams. Ça me fait l'impression d'un gros anachronisme. Donc à moins que je me fourvoie, je te conseille de changer la référence.

la douleur réunies celle qui vous fait prendre conscience => virgule après "réunies" ?

Je suis mort de trouille! => il manque une espace avant le !

Mais comment me suis-je retrouvé embrigadé là dedans? => là-dedans ? (il faut toujours une espace devant ! ou ?, en France en tout cas)

ais pu me retrouvé dans cet enfer terrestre? => ai pu me retrouver
Bon, ok. La référence de l'autre phrase est normale. Oublie ça ^^

un magnifique samedi de Juin, il y a 3 ans => les mois ne prennent pas de maj

une splendide journée d’été dans mon pays la France, dans ma ville d’adoption Toulouse, => virgule devant "france" et "toulouse"

aux félicitations de mon Sensei et de mes sempais => normal qu'il y ait une maj à l'un et pas à l'autre ?

Nous passâmes un agréable après midi, => après-midi

-Mais qu’attendez-vous monsieur? Demandais-je. => mauvais tiret de dialogue (c'est —, alt+0151), il faut une espace après, une autre après ? et pas de maj à l'incise
Je trouve que la phrase ne fait pas naturelle du tout ! un "Je peux vous aider ?" sonnerait mieux

j’ai un colis express pour lui, vous le connaissez? Me demande-t-il. => me demanda-t-il

Eliot Boutté, navré de vous avoir fait perdre de votre temps. => 'tain c'est cool le facteur qui te cherche... chez moi, il laisse un avis de passage et démerde toi

prenez le et signez ça s’il vous plaît. Dit-il => 'signez ça, s'il vous plait, dit-il"

Au début je n’en croyais pas mes yeux, un sabre? => un point ou deux points seraient mieux avant "un sabre"

- « Voici un présent de ma part => pas de tiret au début

C’était un cadeau de l’un de mes adversaires au dernier tournoi de Kendo. => et il est au courant avant d'avoir ouvert le paquet, note bien. Petite faute chronologique, il faut changer l'ordre des phrases

si c’était un vrai Katana. Première étape savoir si c’était un vrai Katana => grosse répétition à supprimer

et surtout qu’il n’avait jamais servit => servi

Tiens regarde j’ai apporté la carte. => Tiens, regarde,

J’y croie pas! => J'y crois pas

c’est peut être moi qui l’aurais reçu! => peut-être

Il faudrait peut être que tu le remercie tu ne croit pas Eliot? => peut-être / tu ne crois pas, Eliot ?

Après quelques conseils sur l’entretient d’un tel objet Stéphane consentit => entretien, virgule après "objet"


Bon, désolée, je m'arrête là pour ce soir, faut que j'aille manger ^^ (comment ça on s'en fout ? bref...)
Je n'ai pas lu l'autre com', donc voici mon avis :

- tout d'abord, quelques soucis de typo/ponctuation. Je te conseille d'aller voir ce petit résumé, notamment pour les dialogues : http://ecrire.ingoo.us/t4076-petites-regles-typographiques-basiques, ça devrait t'aider Smile
- au niveau du style, autant je trouvais le début pas mal, autant le retour à "la vie normale" si j'ose dire, est moins bien. Moins recherché peut-être, les tournures de phrases font parfois plus orales, j'ai l'impression que tu as passé moins de temps dessus parce qu'il n'y avait pas besoin de belles images comme pour parler de la guerre, etc. Pourtant, c'est tout aussi important, quoi que dans un autre registre, et j'ai moins accroché à cette partie.
- les dialogues ne font pas vrais. Je ne sais pas si tu parles vraiment comme ça avec tes amis ou ton facteur, mais sincèrement, c'est trop guindé, pas naturel. Lis-les à voix haute, tu devrais mieux comprendre ce que je veux dire.
- l'histoire, à ce stade, je ne peux pas trop de prononcer : on a un sabre qui doit plus ou moins servir de "passage" vers un autre monde, et un étudiant en droit amateur d'arts martiaux qui va se retrouver plongé dans une vraie galère. Pour moi, ce n'est pas forcément des plus orignal, un lien entre notre monde et un autre, mais en général, c'est toujours plaisant. J'attendrai donc de lire la suite pour affiner mon avis Smile

Voilà, si tu as des questions n'hésite pas, et sinon je te dis à très vite pour la suite !
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Ven 17 Mai 2013 - 15:08

Coucou, me revoilà pour la suite Smile

Chapitre 2 : Un sabre, une époque. Une traversée!

Voyant l’heure sur mon portable je décidai de ne pas le tester tout de suite en fin de compte et d’attendre le lendemain. => je mettrais des virgules après "portable" et "compte"

Certain dirons que je suis impatient => Certains diront

le nécessaire d'entretiens et des affaires de rechanges ainsi qu'une lampe de poche à dynamos qui traînais là => d'entretien / de rechange / à dynamo qui trainait là

et tout mettre dans un sac => je pense que cette précision n'est pas nécessaire ("prendre" au début de la phrase suffit à faire comprendre ça), sans compter qu'elle alourdit la phrase déjà longue

Ainsi préparé je descendis vers ma voiture et partis pour les Pyrénées afin de ne gêner personne => je mettrais une virgule après "préparé".
Par contre, je trouve ça un peu bizarre : si je me souviens bien, les premières montagnes ne sont pas juste à côté de Toulouse, si ? C'est pas super loin comme voyage, juste pour tester un sabre ? Y aurait pas, chais pas, une petite forêt, voire un grand parc, pas loin ? Bon, c'est vrai que les étudiants en juin ont plus grand-chose à faire, mais j'ai un peu l'impression qu'il va vraiment faire un gros voyage inutile.
Enfin, ma géographie n'est plus ce qu'elle était, et je connais mieux le Comminges, dans le coin ^^

.La route était longue, mais bizarrement il n’y avait personne, mais alors personne => manque une espace après le point. Je ne suis pas fan de la répétition "mais alors personne", qui fait très orale, alors que justement, le personnage me donne à penser qu'il essaye plutôt de "bien" parler. "il n'y avait personne, absolument personne" ?

La réponse est simple ; personne, sauf moi. => deux points plutôt qu'un point virgule.
Et tous les routiers, représentants de commerce, tout ça, non ? ^^ (ouais je chipote, là)

Après 30 minutes de routes => route

Je pris mes affaires et j’entrepris le test de mon sabre => en quelques lignes, tu répètes quand même trois fois l'expression "tester le sabre". Il faudrait varier un peu

Je le sorti de son fourreau. => sortis

Le sabre fendit l’air et son cris => cri

car il s’agissait bien d’un cris au vu de l’intensité du son ) => d'un cri (et pas d'espace avant la parenthèse fermante)

transcendant les sons de coupes et se rapprochant de l’invocation => de coupe

Une invocation à la beauté même => je trouve que cette phrase ne veut rien dire. A la beauté de quoi ? "Une invocation de la beauté même", à la rigueur.

Je me mis en position et je dégainai, une douleur subite me coupa dans mon élan => la seconde partie gagnerait à être mieux mise en valeur, avec un point au lieu de la virgule, par exemple

Je rangeai le tout repris mon sabre et entrepris => virgule après "le tout". Tu utilises pas mal "entreprendre" aussi, ça fait des répétitions

Mais lorsque je me retournai => "mais" en début de phrase n'est pas très conseillé. "cependant, toutefois, néanmoins, etc." irait mieux

En y regardant mieux tout partait de ce faisceau ou plutôt c’était comme si l’espace autour du faisceau était aspiré. => virgule après "mieux". "c'était comme", tu l'emploies aussi pas mal. On pourrait nuancer, avec des "sembler, paraître, etc." (en plus ça fait deux "était" en quelques mots, pas terrible)

Je ramassai mes affaires et courus vers ma voiture mais je ne pus bouger. => soit il peut bouger et ramasser ses affaires et courir, soit il ne peut pas du tout et veut tenter, ou encore il peut au début mais plus ensuite, et dans ce cas, le préciser

Aucune trace de lui, il avait disparus, je levai les yeux et c’est là que je le vis => il avait disparu. Je mettrais un point après "disparu", et changerais un peu la suite : "Je levai les yeux, et le vis alors" (comme ça on évite "être")

l’endroit ou mon sang s’était attaché brillait => où. "attacher" ne me paraît pas un verbe adéquat pour cette idée ; "l'endroit que mon sang avait marqué" ?

plus l’aspiration était forte plus la pointe brillait. => là, je mettrais soit un "et" avant ça, soit un point

Mon sabre avait été ensorcelé, ça parait fou je sais mais c’était bel et bien le cas => "Mon sabre avait été ensorcelé. Ça paraît fou [peut paraître fou], je le sais, mais c'était..."

Soudain je me senti partir => sentis

Il faisait noir, je ne voyais rien autour de moi. => je mettrais un alinéa ici.
Et attention : tu répètes beaucoup "voir" en quelques phrases à cet endroit

je m’étalais tel une crêpe. => je m'étalai telle une crêpe

Pas le temps de réfléchir l’adrénaline me fit me remettre tout de suite debout => virgule ou point après "réfléchir". La tournure passive alors qu'il agit, justement, n'est pas terrible. "Pas le temps de réfléchir, je me remis immédiatement debout grâce à l'adrénaline" ?

tous grands et touffus comme ceux d’une forêt dense à la différence que la forme de leur feuilles m’était inconnue => leurs feuilles. virgule après "dense"

Le silence était entrecoupé de cris d’animaux => s'entrecoupait ? pour éviter encore une fois "être"

mais les formes de celles-ci semblait irréelle et inquiétante => semblaient irréelles et inquiétantes

roque, puissant mais surtout intelligible. => rauque

et des crocs bien visible => visibles

-A… ATTENDEZ! JE NE VOUS VEUX AUCUN MAL! => pas besoin de maj, c'est précisé qu'il crie

« j’vé t’étriper!! » => la faute est-elle vraiment nécessaire ? L'écrire correctement ne nuira pas à la prononciation, mais à toi de voir

J’étais tétanisé par la peur! Plus il se rapprochait plus je pouvais le détailler. => en à peine 20 m, avec l'autre qui court comme un dératé, il a le temps de parler, de détailler et d'attendre ?...

des yeux jaunes clair injectés de sang => jaune clair

ceux qui devaient être les canines supérieure droite et inférieure gauche étaient énormes => je mettrais ça dans un aparté, genre entre tirets

Un nez aplatit et tordu => aplati

Des bras musculeux qui étaient en contradiction avec les mensurations du reste de son corps plus petit que le mien. => tu fais déjà une description avec des phrases sans verbes "directeur", quasiment. Autant le faire ici aussi, ça évitera un "qui étaient" plutôt moche

Ses bras monstrueux n’avait d’égal => n'avaient

Des ongles mi-longs noirs, non pas de crasse, mais de croûtes qui pourraient s’apparenter à du sang séché => je m'étonne qu'il puisse se rendre compte de ce détail, vu que l'autre ne lui est toujours pas tombé sur le paletot

Ça y est le monstre était sur moi => "ça y est"... bof. "Enfin" ?

Mon corps acceptais enfin de m’obéir, => acceptait


Je ne l'ai pas signalé dans le commentaire, mais il y a beaucoup de "être" qui traînent encore dans la description de la créature. Il faut vraiment remplacer tout ça par des verbes ou des tournures plus fortes.
Attention à la ponctuation (virgules surtout) qui manque encore pour rendre le tout fluide. Se relire à voix haute est souvent un bon moyen pour y remédier.

Je maintiens que le laps de temps entre le moment où l'autre lui fonce dessus et le moment où il arrive effectivement paraît extrêmement long, avec toute la description. Est-ce qu'on a vraiment besoin de tout savoir ? Quelques détails frappants suffiraient je pense : les dents, les jambes, la peau. On saurait qu'on a affaire à un "monstre", sans que pour autant ça ralentisse trop l'action.
En plus, le personnage dit qu'il est tétanisé par la peur. Pour moi, il devrait plutôt se demander "je fais quoiii ! c'est quoi ce truuuuuc !" plutôt que le détailler tranquillement (ou presque ^^), voir le "point fort" de son armure, etc.
Ah, et puis, il ne se demande même pas comment la chose peut parler, et surtout la même langue que lui ^^ (mais c'est normal en même temps)

Le passage du changement de monde est pas mal géré, même si encore une fois, ça marche avec du sang ^^ (enfin, c'est ce qu'il semble) C'est sans doute le meilleur moment de ce chapitre, à mon goût.
J'ai eu beaucoup plus de mal avec le début, par contre. Déjà, l'histoire des positions, etc. J'y connais rien. Tu me diras que je n'ai pas besoin de connaître pour comprendre, mais ça perd un peu de son charme, un peu du lien entre le lecteur et le personnage. On sent que toi, par contre, tu t'y connais, c'est bien de savoir que l'auteur sait ce qu'il raconte. Mais peut-être faudrait-il essayer de faire un compromis, entre ce qui te plaît/que tu connais, et quelque chose de compréhensible pour le lecteur lambda comme moi.

J'ai trouvé également que ce début manquait singulièrement d'émotion. Le héros nous dit qu'il est appelé, que ça le démange, qu'il n'y tient plus... Mais il ne fait que le dire ! Moi, je ne le ressens pas, et du coup, toute cette tension me passe à côté et je ne fais que suivre passivement le début. Pourquoi ne pas insister sur le fait qu'il se tourne et se retourne dans son lit, regarde l'horloge, essaye de penser à autre chose... Et puis il finit par se lever, ressent de l'excitation à l'idée de le faire, de la joie, etc. Je ne veux pas réécrire le passage à ta place, évidemment ! Mais je pense qu'il faudrait le rendre plus vivant.
Idem quand il prend enfin son sabre. Un peu de chaleur, et puis après ? Tu parles du son aussi, très bien. Mais sur ce que lui ressent au contact, au maniement, beaucoup moins. On pourrait facilement insister là-dessus, également.

Voilà, je pense vraiment que le travail que tu as encore à faire c'est reprendre le voc et les tournures de phrases pour rendre ça plus fluide et moins plein de verbes faibles, et travailler sur le détail, les ressentis, l'ambiance, etc.
A part ça, l'histoire n'a pas encore trop commencé, donc je peux pas vraiment dire ^^

Encore une fois, si tu as des questions, je suis à ta disposition Smile
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Ven 17 Mai 2013 - 23:22

Merci pour ces critiques ces exactement ce dont j'ai besoin !

Pour ce qui est de la description du monstre c'est très important car il s'agit d'une créature récurrente dans cet univers, une des "race" en gros. Pour ce qui est de la longueur de cette dernière par rapport au laps de temps, j'ai pu vivre plusieurs agressions dans ma vie et je suis toujours capable de me rappeler le moindre détail de chacun des protagonistes de ces dernières alors que la distance me séparant de ces derniers était beaucoup moindre. De plus le narrateur est un champion d'art martiaux qui pratique quotidiennement donc son temps de réaction est de beaucoup moindre que celui d'un être lambda, cela implique aussi des connaissances au moins basiques et un jargon technique (existant car oui tu as bien deviné je pratique le kendo et le iaido aussi). Néanmoins je m'efforcerai de remanier mon texte pour qu'un plus grand lien émotionnel se tisse plus vite entre le narrateur et le lecteur.
Pour ce qui est du style guindé des dialogues je ferrai attention mais tu comprendras mieux lorsque je donnerai des indications sur l'histoire du narrateur.

Pour ce qui est du fait qu'il sache qu'il s'agissait d'un cadeaux j'ai trouvé cela logique puisque l'ensemble est un flashback raconté, un souvenir donc. Pour ce qui est du facteur si la personne a demandé à ce que le colis soit remis en main propre et que le facteur est zélé (on peut rêver) c'est possible qu'il attende un peu, pas longtemps. Là le facteur n'a pas poirauté des heures mais simplement quelques minutes. J'ai déjà pu observé de tel comportement en bas de chez moi, certes ce n'est que Toulouse en non Paris mais j'ai pensé que si ici cela arrive pourquoi pas dans le roman ? après tout cette partie de l'histoire aussi se passe dans la ville rose.

pour ce qui est des pyrénnées, oui elles sont loin. Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas changer cela avant, je vais de ce pas remplacer par "la campagne" ce sera plus logique.

La course pour fuir le phénomène magique fut faite, mais il courrait sur place, il ne pouvait pas déployer assez d'énergie pour changer de position, à peine assez pour se maintenir en place alors même qu'il courrait de toutes ses forces. mais c'est à reprendre aussi, pas assez expliqué.

la forme passive qui te chiffonne tant. Il ne s'agit pas d'une action mais d'une réaction dictée par son corps, d'où le "pas le temps de réfléchir", donc forme passive puisqu'il subit. Mais je remanierai ce passage car il est mal formulé sans doute.

Et pour ce qui est des erreur de ponctuation cela est du au fait qu'à l'époque où j'ai écris ces textes (il y a à peu près 4 ans) j'utilisais un programme différent de celui d'aujourd'hui et lors du transfert les espaces des ponctuations finales ont tous disparut et j'ai oublié de les remettre. J'en suis navré.

Je vois donc que ces textes vieux de plusieurs années ont grand besoins d'un lifting général, mon style a évolué sur ce roman, mes lacunes aussi, même le vocabulaire que j'use généralement. Je posterais les textes repris lorsque ce sera fait. Merci encore pour ces précieux conseils et j'espère faire mieux prochainement. Voilà typiquement pourquoi j'ai besoin de vous, soulever mes erreurs, ne pas me ménager. Taper là où ça fait mal. Me pousser à m'améliorer.

Merci énormément
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 18 Mai 2013 - 3:15

Spoiler:
 


Dernière édition par Kevargon le Mar 21 Mai 2013 - 23:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 18 Mai 2013 - 8:38

Salut. Cette réécriture est mieux que la première, la ponctuation plus présente, rendant on texte plus léger et plus facile à lire.

Le passage sur le champ de bataille est vraiment bien, on imagine aisément les horreurs de ce combat, les cadavres à perte de vu, ça nous fait plonger rapidement dans le texte.

Autant la première partie est prenante, autant le passage "retour à aujourd'hui" est plus lourd.

Déjà le passage où tu définis la ville de ton personnage, je ne le trouve pas très bien amené. On a l'impression qu'il va nous prendre une carte pour nous indiquer Toulouse et nous faire un cours sur la démographie de la ville.

Les dialogues ne font pas très vrai. Ils manquent de spontanéité.

Mais le passage qui le gêne le plus, c'est celui avec le facteur. Pour une seule raison. Un facteur ne t'attendra pas toute la journée, surtout un samedi! ( ou sinon faut lui filer d'énormes pourboire à Noël!)

Voilà mon avis, un texte intéressant, avec un bon potentiel, juste à retoucher deux trois lourdeurs dans les dialogues et autres. Mais très agréable à lire.
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 18 Mai 2013 - 18:03

Mise à jour du chapitre 1 : ma version 3 (4 maintenant grâce à Elann et Titou et le logiciel antidote, merci morri au fait). La dernière je pense, là je ne sais plus quoi modifier. Mais dites moi toujours si quelque chose vous chiffonne. je verrais ce que je peux faire.



Dernière édition par Kevargon le Ven 7 Juin 2013 - 16:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 18 Mai 2013 - 18:40

Et pourquoi ne pas dire que ton héros réceptionne le colis au moment de partir au kendo, le laisse dans sa voiture et ne l'ouvre que le soir?

Ou qu'un membre de sa famille l'a réceptionné pendant son absence?

Pour présenter le nom ton personnage principal, tu pourrai utiliser la petite cérémonie de félicitation qui se déroule au kendo. Par ce que le postier/livreur, il te complique la vie là. Very Happy
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 18 Mai 2013 - 18:49

Simplement car il vit seul, l'entraînement commence à 6 h du matin, au dojo il n'y a pas de "cérémonie" en tant que telle, juste des amis qui viennent et dises en gros "bravo, bien joué, on est fier de toi !". Mais oui le livreur me complique la vie.
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 18 Mai 2013 - 19:23

leurs armes noir du sang de mes amis et du mien pendant de leurs bras meurtrier => noires du sang / de leurs bras meurtriers. J'aurais plutôt mis "coulant", pour du sang

ai pu me retrouvé dans cet enfer terrestre ? => retrouver

J'étais tout de même sidéré devant ce zèle apparent. Cette société livrait les colis même le samedi soir. => et qu'il attende comme ça ^^ Même les transports privés, chez moi, si au premier coup de sonnette tu n'as pas répondu, t'es parti pour attendre qu'ils reviennent !

Les ménukis -décorations visibles sur la poignée et servant à cacher les rivets de bois fixant la poignée à la lame- => pour alléger un tout petit peu l'explication, je propose au lieu des tirets : "Les ménukis, ces décorations visibles..."

eux, étaient en forme de volute de fumée. => ressemblaient à des volutes ?

Sur le bout de la poignée => pour éviter la répétition : on ne peut pas dire "garde" au lieu de poignée ?

Je vérifiais l'intérieur du carton et vis une carte mise avec le sabre sur laquelle ceci apparaissait => je pense que "sur laquelle ceci apparaissait" n'est pas indispensable. On parle d'une carte, on a une citation juste derrière, c'est suffisant

avant de se calmer vers la pointe du sabre pour reprendre un dessin plus uniforme et calme => calmer/calme

Je pouvais sentir comme une volonté émaner de cet objet => "Je sentais" ? un peu moins lourd peut-être

Une pensé tournai en boucle dans mon esprit : On m'offrait un vrai Katana ! => Une pensée tournait (et pas de maj après deux points)

qui sont des répliques pour la plupart non létale de sabre japonnais => létales

que seul l’œil d'un expert pourrait desceller la différence => déceler

savoir si c’était une vrai arme => vraie. j'aurais mis "une arme véritable", c'est plus joli

À ma plus grande stupeur après quelques vérifications il me confirma => virgules après "stupeur" et "vérifications" (ou au moins après "vérifications")

Mais dit moi. Comment l’as-tu eu ? => dis-moi : comment

s'il m'avait vaincu lors du tournois, => tournoi

Après quelques conseils sur l’entretient d’un tel objet, => entretien


Bon, je n'ai lu que la 3e version.
Clairement, c'est beaucoup mieux. La description du sabre, notamment, est très bien. Même si je ne suis pas familière de tous les termes, je l'ai très bien visualisé et aucun problème de ce côté-là.
Idem pour le livreur, c'est bien mieux : à la fois le dialogue (qui fait "guindé" mais plus naturel) et l'explication.
Je suis cependant d'accord avec The Duke, la phrase présentant la France puis Toulouse n'est pas terrible. Juste évoquer Toulouse ne suffirait-il ?
Le court passage sur ses activités (entraînement, amis, sortie) mériterait un peu d'être repris aussi. On a une énumération très rapide, et sans vie, alors que justement, c'est sa vie. Peut-être nous dire quel film il a vu ? De quoi ils ont pu parler ? Tout ça très succinctement, bien sûr, mais un peu, pour apprendre à le connaître, déjà.
Quant au livreur... il ne pourrait pas arriver au même moment que lui ? ^^ Comme ça, tu ne t'embêtes plus avec toute la notion d'attente et de super service, reste juste le colis Smile

Encore quelques soucis dans la typo des dialogues : les incises sont introduites par des virgules (sauf si ? ou ! avant), et les incises ne prennent pas de majuscule.

Pour en revenir à tes réponses de la dernière fois : je vois ce que tu veux dire pour l'attaque de la créature, et le temps qu'il prend pour la détailler. En fait, justement, il ne prend pas son temps, il voit tout en même temps dans un flash quasiment. C'est cette impression là qui manque, alors. On pourrait envisager d'introduire la description par quelque chose du genre "je détaillai toute sa physionomie en un clin d'œil : ses dents...., ses jambes...., etc.", non ?
Je reconnais également mon ignorance, tant en matière d'agressions que de temps de réaction d'un champion d'arts martiaux ^^ Mais c'est vrai que c'est logique. C'est pour ça que pour garder la description, sans que ça nuise trop à l'action, je préconise une solution de ce type.

Bravo pour ce travail de réécriture en tout cas, il était vraiment bien fait Smile
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Sam 18 Mai 2013 - 20:26

Merci Morringan ça me fait plaisir que tu apprécie cette version.
Tes remarques:

Le sang sur les armes => malheureusement on se trouve après la bataille et le sang coagule vite et ne coule que très rarement des armes, il s'attache sèche un peu et à cause de viscosité du sang se stabilise.
description de sa journée normale => je ne peux malheureusement pas être plus précis sinon à doter mon personnage narrateur d'une mémoire parfaite. Arrivez vous à vous rappeler le titre exact d'un film que vous avez vu des années auparavant au jour près ? même remarque sur les sujets de conversations. Pour l'entraînement il faudrait que j'use de terme techniques, (noms de techniques, placements etc ...) ors tout ceci rendrais, je pense, le texte inutilement lourd. De plus ces termes sont japonnais et difficilement orthographiable en français, je préfère donc éviter dans la mesure du possible. Le moment de la journée qu'il garde en mémoire est en direct contact avec le sabre.
La répétition du terme "poignée" => je ne peux pas mettre garde, la garde est le morceau de métal rond qui sépare la poignée de la lame et permet de protéger un minimum les mains de l'utilisateur; la poignée, elle est l'endroit où l'on met les mains pour saisir l'arme. tout ce que je peux faire c'est alterner avec le mot japonais tsuka et pommeau (je vais utiliser ce dernier dans la phrase qui pose problème).
La description des ménukis => il s'agit de morceau d'acier forgé, donc ils ont la forme, ile ne ressemble pas, sinon c'est qu'ils sont mal faits, ors ce sabre est de toute première qualité, jusque dans les moindres détails.
la "volonté" du sabre => non je ne pense pas pouvoir limiter à "sentais" car il ne ressent pas clairement une volonté propre à l'arme. il ressent une petite gène mais ne parviens vraiment à mettre le doigt dessus à ce moment là. plus tard il sentira vraiment cette volonté.

Par contre je ne touche plus au morceau avec le livreur. Sinon je vais criser XD. Plus sérieusement cette société a pour slogan que la volonté de l'expéditeur fais loi, donc si le mec a voulu que le colis soit livré tel jour il doivent se démerder pour que ce soit fait à ce jour précis. Je ne l'ai pas précisé car je pensais que le slogan suffisait. Enfin bref de toute façon sauf à faire se dissoudre le livreur dans l'acide je ne touche plus à ce moment, tant pis.

Pour la description du monstre ne t'en fait pas j'ai déjà remanié le texte et je le posterais sous peu. Il manque encore quelques détails.

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Si j'ai bien compris à l’échelle quantique les particules apparaissent et disparaissent à un rythme effréné, quittant par intermittence notre réalité ou du moins l'endroit où l'on pensait qu'elles étaient. Dans ces conditions une question m'habite : où vont elles ?

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Dim 19 Mai 2013 - 1:02

Bien encore un double post ; mais je suis bien obligé vu que j'ai terminé le chapitre 2.

Spoiler:
 

version 3. Navré du temps pour la mettre à jour mais j'avais oublié de la poster
Spoiler:
 

version 4 mise à jour, voir le message du chapitre 2 version 1

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Mar 21 Mai 2013 - 22:00

D'abord en ce qui concerne le premier chapitre, je n'ai lu que la troisième version et je dois dire que je la trouve très bien. Une tournure m'a néanmoins embêté et je crois d'ailleurs qu'un de mes VDD l'a soulignée:
Citation :
La journée avait bien commencée, une splendide journée d’été dans mon pays, la France, dans ma ville d’adoption, Toulouse, -la ville rose- où j’avais enfin trouvé la paix de l’âme.
C'est assez mal dit et l'incise répète le terme "ville".

Second chapitre !
Spoiler:
 

Bah dis donc... La prochaine fois qu'il reçoit un "cadeau", je lui conseillerais d'envoyer bouler le livreur avant...
Je n'ai pas grand chose à dire.
Je ne suis pas du tout fan des descriptions, ainsi, j'ai un peu lâché à celle du monstre qui lui fonce dessus. Mais ce n'est carrément pas un avis objectif.
Comme je t'ai dit, ça m'a fait un peu penser à "à la croisée des mondes", cette histoire de lame qui ouvre une fenêtre sur un autre monde. Et à "la quête d'Ewilan" parce qu'à son premier "voyage", il atterrit pile devant un monstre ^^. Enfin, ce ne sont que des associations d'idées que je me fais.
Ça m'a presque étonné que le monstre parle la même langue que le héros. D'un côté, ça change aussi des habitudes...
Je trouve que ça se lit assez bien, sans grandes difficultés, ça c'est cool.
Et puis, j'ai bien envie de savoir la suite.

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Mar 21 Mai 2013 - 22:24

Merci Elann, je modifierai donc mon chapitre 2 sur ces quelques éléments, en édit rouge si je trouve comment faire, pour éviter encore un nouveau post inutile. Voici donc le chapitre 3 de mon roman. Comme d'habitude ne vous réfrénez pas pour les remarques négatives (s'il y en a, mais je sais qu'il y en aura ^^) ainsi que positive (là c'est moins sûr XD) du moment que c'est argumenté; Enfin bref comme toujours quoi. Merci d'avance.

Chapitre 3 : Un combat, une amitié.



Spoiler:
 


Voilà la nouvelle version de ce chapitre. Désolé du retard, j'avais complètement oublié de le mettre à jour.


Je me précipitai vers la créature profitant du fait que sa hache soit plantée dans le sol. Par pure fierté j’engageai le combat. De toute façon, fuir n'aurait servi à rien, la bête courrait trop vite pour moi. J’arrivai à portée, la hache du monstre toujours plantée dans le sol. C'était l'occasion ou jamais, l'instant propice.

- Prend ça, immonde créature ! hurlai-je en lançant mon poing droit de toutes mes forces en un superbe direct.

J'atteignis sa tempe et le fis reculer de quelques pas. Sa tête était dure comme de la pierre et je souffrais atrocement. Ma main me lançait si fort que je la pensais cassée et malgré cela il restait debout. Il n’avait rien, pas même un début d’hématome ! J'avais tout misé sur ce coup ! La bête était encore là, mais moi je me voyais déjà à terre, couvert de sang.

- HAHAHAHA ! Ça être coup de fillette ! me dit-il. ÇA être vrai coup de poing !
Il lança alors sa dextre massive.

Son coup était lourd, puissant et incroyablement rapide. Je parvins à le dévier avec le plat de ma main gauche, mais il m’arriva au niveau de l’épaule. Je me sentis encore une fois quitter le sol et je partis en vrille vers l’arrière. Je réussis à me réceptionner tant bien que mal et me relevai tout en analysant la situation. J’avais la main droite et l’épaule gauche douloureuses alors que lui ne semblait rien avoir. Mon direct m’avait pourtant sorti de beaucoup de situations malencontreuses par le passé. Il était donc efficace sur les humains, mais vraisemblablement pas sur cette créature.

- Toi faible ! Grognac fort ! cria la créature.
- Toi ? Fort ? C’est pas avec une telle pichenette que tu arriveras à me battre ! Pauvre naze ! le narguai-je en affichant un sourire narquois.

« Mais qu’est-ce qu’il m’a pris ! » pensai-je aussitôt. Il ne manquait plus que ça, le mettre en colère. La situation devait avoir eu raison de ma santé mentale ! En tout cas, j’avais réussi : Grognac beugla et me fonça dessus en armant son énorme poing droit. J’étais fini, ses jambes le propulsaient trop vite, il allait m’avoir et si je me prenais un seul de ses coups directement j’allais certainement mourir. Instinctivement, je plongeai en avant et dans une action désespérée, lui fis un croc-en-jambe avec mes bras. Ses membres inférieurs étaient peut-être puissants, mais son équilibre allait être mis à mal. Il fit un vol plané d’à peu près un mètre et roula ensuite sur deux bons autres. Lorsqu’il se releva, son visage avait pris une teinte horrible proche du vert kaki : il rougissait de colère.

- À mort ! J’vais t’étriper ! hurla-t-il de nouveau.
- Alors ? C’est tout ? T’es tellement fatigué que tu ne sais plus courir ? Je suis encore en pleine forme moi ! le raillai-je goguenard, sautillant sur la pointe des pieds tel un boxeur thaïlandais.

Je frimais. Je voulais lui briser le moral, le pousser à la faute afin de découvrir son point faible, ce qui me permettrait de gagner. C’était la tactique qui m’avait permis de remporter les combats face à des adversaires plus forts que moi lors du tournoi de kendo. Une attitude désinvolte et quelques contres. Mais avec cette chose, rien ne me disait que je serais encore en vie lorsqu’il montrerait sa faiblesse. Il mettait du temps à attaquer. Vraiment beaucoup de temps. Attendait-il que je m'y risque moi-même ? Au vu de son faible intellect il y avait peu de chance que ce soit cela. Je compris alors. Ses jambes, bien que très fortes étaient très fragiles. Celle que j'avais frappée lors de mon dernier mouvement semblait le faire souffrir. Il ne m’en fallait pas plus.
Je courus de nouveau vers lui. Une seule idée en tête : lui casser la jambe! Il lança son poing droit, j’esquivai en partant légèrement sur la gauche, comme lors des combats de kendo. « Pour pouvoir gagner, il ne faut pas avoir peur du sabre ! » voila les paroles de mon maître. J'étais en position face à son côté droit, sa jambe était tendue, son autre griffe trop lente pour m’atteindre avant que mon coup ne fasse mouche, j’envoyai mon pied gauche en piquée en direction de la première articulation après la cheville : le point faible des chevaux. J'espérais qu'il le partageait. Mon pied frappa et je sentis l’os qui cassait sous mon poids, puis en entendis le bruit. Un sentiment d'extase mêlé de dégoût monta en moi. Je lui faisais mal. Je me vengeais. La peur ressentie lors des derniers événements s'envola.

- Arg ! cria Grognac en s‘effondrant. Ma jambe !

J’avais réussi. J’avais mis à terre la bête ! Je bondis et lui brisai l‘autre jambe afin de l‘immobiliser. Néanmoins rien n’est pire qu’un animal blessé et j’allais en faire les frais. Son poing arriva de nulle part, je ne pus le bloquer que grâce à la chance et au temps de réaction très court développé grâce aux arts martiaux. Mon bras gauche, ayant encaissé le coup, me faisait souffrir, il était sûrement fêlé voir brisé. La douleur et la rage me brouillaient l'esprit. Je ne savais plus où j’étais. Et je ne vis pas la pierre que me lança Grognac, immobilisé, mais toujours combatif. Elle m’arriva dans l’arcade droite, qui éclata aussitôt, emportant ce qu'il restait de mon esprit rationnel. J’en pris une à mon tour et la lançai dans sa direction. Aveuglé, je ratai ma cible et la pierre lui arriva en plein sur son plastron. C’est à ce moment que je me souvins de la hache, toujours plantée dans le sol, à quelques mètres de moi. Je m’en approchai, m'essuyai prestement le visage en un grognement sourd et essayai de la prendre à mon tour. Mais avec seulement mon bras droit, je n’y parvins pas. J’eus donc l’idée de m’asseoir dessus et de sautiller, mon poids et le phénomène de levier allaient m’aider. Je réussis à l’extirper du sol. Grognac avait fui en rampant et se trouvait à environ quinze mètres de moi.

- HAHA ! On essaye de se tirer ? Qui va étriper l’autre maintenant ? Sale merde ! déclarai-je en traînant ma nouvelle arme derrière moi, un sourire diabolique sur les lèvres, obnubilé que j'étais par le meurtre que je m’apprêtai à commettre.

Elle était lourde, mais je pouvais la soulever en usant des deux mains. J’ignorais la douleur lancinante de mon bras gauche. Il fallait que je le tue, que je m’en débarrasse, que je me venge, que je me défoule. J’avais perdu la tête et « il » avait presque pris le contrôle. Soulevant la hache au dessus de ma tête, je souris avant de l’abattre avec force, accompagnant mon geste d'un rire diabolique et dément, sur la tête de ce monstre qui se protégeait pitoyablement. Elle s’enfonça dans son crâne en un bruit mat, stoppée qu'elle fut par les membres supérieurs de la bête. Du sang rouge violacé m’éclaboussa. Je reculai, regardant ce que j’avais fait. Grognac bascula sur la gauche, quelques spasmes agitaient encore sa dépouille sanglante. Soudain je m’effondrai. Épuisé, meurtri, mon corps m’avait permis de survivre, mais pas de m’enfuir. Je tombai évanoui à côté de ma victime. Mon bras me faisait toujours souffrir, mon esprit était embrumé, mais je parvins à me relever. J'étais au chaud dans mon lit.

- Bordel, quel cauchemar horrible ! M'exclamai-je.
- Un cauchemar ? Non tout ceci est réel mon vieux ! Faudrait vérifier que le centroll ne t’a pas détruit le cerveau ! se moqua une voix sur ma gauche.

En y regardant mieux, je n’étais pas dans mon lit et je ne vivais pas dans une hutte en bois décorée avec des trophées de chasse étranges. Je me retournai vers la source de cette voix. Elle appartenait à un jeune homme d’à peu près vingt ans, au visage dur constitué d'un nez aquilin, de deux yeux marron et de cheveux châtain en pétard abondants. Il souriait.

- Ben alors ? Tu te présentes ou t’attends le déluge ? me dit-il.
- Ah, heu… Pardon, je m’appelle Eliot Boutté. Enchanté. Répondis-je mal à l’aise.
- Moi c’est Romain Beaver, mais appelle moi Rom. continua mon vis à vis, décontracté.
- Bon, hem, Rom. Je ne voudrais pas paraître grossier, mais où suis-je ? Qu’est-ce que c’était que cette créature ? Comment suis-je arrivé là ? demandai-je en un souffle.
- Hoooo. Calme-toi, tu vas te faire mal en t’agitant. T’étais vachement amoché après ton combat contre le centroll. C'est la créature qui t’a attaqué. Je t’ai trouvé inconscient à côté de son cadavre, franchement pas beau à voir. Je t’ai donc ramené dans notre village. T’es dans un des seuls encore intacts de la région. T’as eu de la chance de te retrouver contre un seul centroll. Normalement ils se baladent en bande. Mais bon, tu es ici chez toi tant que tu ne cherches pas les ennuis, me rétorqua-t-il en plaçant une de ses mains sur mon épaule, un sourire bienveillant sur le visage.
- En ce moment ce sont les ennuis qui me trouvent, soupirai-je en souriant un peu à mon tour.


Rom éclata de rire. Je me sentis légèrement mieux, me demandant toujours ce qu’était cet endroit. Mais mon nouvel ami me rassurait, je n’étais donc pas le seul humain dans ce monde de fou. Il se leva. Il était impressionnant : près d’un mètre quatre-vingt-cinq de haut, sportif, des muscles saillants sous des vêtements faits de toute évidence de peaux de bêtes. Ces derniers étaient suffisamment bien cousus pour ne pas paraître brouillons, bien que trop petits.

- Bon allez, repose-toi ! me dit-il en s'avançant vers la toile qui tenait lieu de porte.Tu dois vite guérir de ton bras et nous prouver que c'est bien toi qui as tué un centroll à mains nues.
Et il partit en riant devant mon air affolé.

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Mer 22 Mai 2013 - 23:41

sympa la troisieme partie, mais j'ai été surpris que ton héros tue la créature.

En tout cas, ça se lit facilement et on se demande où il a attéri le pauvre petit Eliot Very Happy

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Jeu 23 Mai 2013 - 1:42

Bonsoir Razz


Tout d'abord, un mot sur l'histoire. Je pense que tu tiens un bon fil conducteur, tu as l'air d'avoir pas mal bossé dessus, n'ai rien à redire à cela. Ton personnage est peut-être encore un peu flou à la fin du dernier chapitre, mais il prend forme, il a des paradoxes intéressants ... C'est quoi, ce nouveau langage ? C'est virulent pour un Duc ::rolling:: ) En plus de ça, tu as quelques éléments assez originaux, je suis réellement curieuse de suivre ton projet ^^
Ce que j'ai entendu de cette histoire est très intriguant, je suis impatiente de voir ce monde étrange se développer study
Pardon du bloc d'avance :silent:

Spoiler:
 


Bon cette fin me laisse un peu pantoise, sur ma fin. Le perso en plus que tu nous présentes est, en fait, déjà mort :|
Je suis curieuse de savoir comment va arriver la magie dans ton récit, même si j'ai quelques idées, j'espère que tu me surprendras. génial Ce dernier chapitre est tout de même super bien ficelé en comparaison du premier chapitre, bravo, là j'ai pris mon pied à la lecture, j'ai pu visualiser des scènes sympas Super C'est un début d'histoire plutôt bien mené, d'habitude je lâche quand il y a des combats décris, là, ça m'a plu, tu m'a tenue en haleine jusqu'au coup de hache dans la tronche devil2

Je maintiens que dans ta ponctuation, tu pourrais nous donner plus d'informations encore sur la manière dont on doit lire ton histoire. Lis-le à voix haute, ça aide terriblement. Évidement tout ce que je raconte est un avis bien personnel, et je dois l'avouer, j'ai chercher la bête en profondeur, pardon si ça fait beaucoup de remarques à accepter d'un coup Embarassed Bonne continuation évidemment, je suivrais de près bounce
De même que je commenterai tes poèmes invocateurs ^^
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Jeu 23 Mai 2013 - 10:32

Merci beaucoup pour tout cela.

Eso :

Premièrement un sabre coupe vraiment et tout artiste martial sait qu'il faut être en forme pour pratiquer au risque de blessure. D'où l'évidence d'aller se coucher pour le narrateur.
Le sabre n'est pas léger, il semble l'être grâce à l'équilibre qu'il a. Pour un même objet (le même poids donc), le poids ressentit peut être très différent selon sa fabrication. Par exemple deux sabre de 800g, l'un équilibré et l'autre dont la pointe fut faite plus lourde que le reste => l'équilibré ne donnera presque pas d'impression de poids alors que l'autre donnera l'impression de vouloir soulever une souche.
Le reste je vais voir pour retravailler tout ça. Merci beaucoup.

par contre il faut garder en tête que l'ensemble du roman est un flashback. Donc oui Rom est mort au début du premier chapitre et à la fin du troisième on voit la rencontre entre le narrateur et lui. Je ne vois pas ce qui gène en fait ^<.

Pour ce qui est de la fin du chapitre j'utilise presque systématiquement un effet dit "clifanger" (pas sur de l'orthographe de ce mot) qui consiste justement à pousser le lecteur à continuer la lecture en finissant sur un moment de suspens plus ou moins flagrant. Laisser le lecteur en halaine en gros. Ex: fin chapitre 3 Rom évoque une sorte de test : dans l'esprit du lecteur il y aura surement "mais qu'est ce qu'il veut dire par là ?" ou un truc du genre, donc il continue un chapitre de plus pour savoir.
Je sais je suis maléfique ^^. devil

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Jeu 23 Mai 2013 - 11:11

Allez, relecture du chapitre 2 corrigé !

Voyant l’heure sur mon portable, je décidai de ne pas le tester tout de suite en fin de compte => pour un début de chapitre, je trouve étrange de mettre "le" pour parler du sabre. Certes, on vient de finir le 1 et on sait de quoi tu parles. Néanmoins, on peut aussi partir du principe que certains lecteurs s'arrêtent après un chapitre, et donc pour reprendre la lecture, c'est mieux de ne pas avoir à reprendre la dernière page précédente pour savoir de quoi on parle

Une douleur subite me coupa dans mon élan alors que je venais de finir la première coupe => p'tite répétition "coupa/coupe"


Cette fois encore, la réécriture est vraiment bonne. C'est plus fluide au niveau des descriptions et de leur insertion dans la narration, et les quelques précisions de "crédibilité" sont bonnes pour moi.
Je suis un peu étonnée par contre que tu précises qu'il est en train de mourir, au moment où il raconte. J'avoue que personnellement, au début du chapitre 1, je pensais qu'il était blessé, oui, mais pas agonisant. J'aurais donc tendance à dire "laisse planer le suspens sur son sort, jusqu'à ce qu'on revienne à cette scène" (à la fin j'imagine). Mais c'est toi qui voit.
Je n'ai donc rien à redire de plus. Je reviendrai pour le chapitre 3 un de ces jours.

(ah, et c'est "cliffhanger" ^^)
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Lun 27 Mai 2013 - 14:36

Bon, il était temps !

Chapitre 3 : Un combat, une amitié.

Je courrais vers la créature => courais (et j'aurais une virgule après ça)

la bête était trop rapide à la course pour moi. J’étais à portée de poing, la hache du monstre toujours plantée dans le sol. C'était l'occasion ou jamais, l'instant propice.

_ Prend ça immonde créature => — Prends ça, immonde (le tiret c'est alt+0151)

Sa tête était dure comme de la pierre et je souffrais atrocement. Ma main était tellement douloureuse que je pensais me l’être cassée

_ HAHAHAHA! Ça être coups de fillette ! => coup
Je suis moyennement fan de l'écriture des rires et autres sons (comme le "Yaaaaaaaaah" de ton chapitre 2) Je trouve que ça ne retranscrit pas et que c'est mieux un truc du genre "il éclata de rire" juste avant. M'enfin, c'est mon avis

ÇA être vrai coup de poing ! et il lança son poing sur moi. => Je mettrais la partie narration à la ligne (et si on pouvait éviter la répétition de "poing" ?...)

Son coups était lourd, => coup

Je réussi à le dévier => réussis

Je me senti encore une fois quitter le sol => sentis

Je réussis à me réceptionner tant bien que mal et à me relever. => "Je parvins" ? Pour éviter la répétition

J’avais la main droite et l’épaule gauche douloureuse alors que lui ne semblait rien avoir. => douloureuses (et une virgule après ça ?)

_ Toi?! Fort?! => La double ponctuation n'est pas spécialement appréciée, normalement. En préférer l'un ou l'autre

Pauvre naze ! dis-je en affichant un sourire narquois! => "dis-je" ne me semble pas assez fort, pas refléter vraiment son ton. On pourrait trouver mieux comme entrée d'incise, non ?

« Mais qu’est-ce qu’il m’a pris !» Pensai-je aussitôt. => espace entre ! et le guillemet. "pensais-je" (sans maj)

La situation devait avoir eue raison de ma santé mentale ! => eu

En tout cas j’avais réussi Grognac beugla => manque une ponctuation après "réussi"

Instinctivement je plongeai en avant et dans une action désespérée lui fis un croc en jambe avec mes bras. => je mettrais des virgules après "Instinctivement" et "désespérée"

Ses membres inférieurs étaient peut-être puissants mais son équilibre allait être mis à mal. => je mettrais une virgule après "puissants"

Il fit un vol plané d’à peu prés un mètre et roula ensuite sur deux bons autres. => je mettrais une virgule après "mètre"

Lorsqu’il se releva son visage avait pris une teinte horrible proche du vert kaki : il rougissait de colère. => je mettrais une virgule après "releva"

J’vé t’étriper ! Hurla-t-il de nouveau. => hurla. Je renouvelle ma remarque sur la faute volontaire, qui ne me semble pas indispensable

?Je suis encore en pleine forme moi ! Dis-je goguenard sautillant sur la pointe des pieds tel un boxeur thaïlandais. => manque une espace après "?". "dis-je" me paraît encore faible, je mettrais bien un autre verbe "le raillais-je" ? Je mettrais aussi une virgule ou un "et" entre "goguenard" et "sautillant"

Je voulais lui briser le moral, le pousser à la faute afin de pouvoir voir son point faible => "de pouvoir trouver son point faible" ? "pouvoir voir", je ne trouve pas la répétition sonore très heureuse, sans compter que c'est un poil faible à mon goût

Ce qui me permettrait de gagner. => on gagnerait peut-être en rythme en raccrochant ce bout à la phrase d'avant par une virgule plutôt qu'un point.

C’était la tactique qui m’avait permit de remporter les combats => permis. Et ça fait une répétition de "permettre" avec la phrase d'avant

Mais avec cette chose rien ne me disait => virgule après "chose" ?

celle que j’avais réussi à prendre lors de mon dernier contre => Celle que j'avais réussie

Je courrais de nouveau vers lui. => courais. ça devrait pas être "courus", d'ailleurs ?

Une seule idée en tête, lui casser la jambe! => deux points après "tête" ? espace avant !

j’envoyai mon pied gauche en piquée => piqué. J'aurais mis un point au début ici

le point faible des chevaux et j’espérais que ce serait le sien aussi => je mettrais une virgule après "chevaux" (d'ailleurs, c'est pas bien de savoir des choses pareilles sur de si nobles bêtes, j'énergie protestement ^^)

Mon pied frappa et je ressentis l’os qui cassait sous mon poids puis j'en entendis le bruit. => "et je sentis l'os" ? je trouve que ça passe mieux. Virgule après "poids"

J’avais réussis j’avais mis à terre la bête => J'avais réussi, j'avais mis

Je bondis et lui brisai l‘autre jambe afin de l‘immobiliser => c'est un peu cruel comme acharnement ^^

je ne pu le parer que grâce à la chance et à mon temps de réaction => je ne pus ; virgule après "chance" ?

Mon bras gauche me faisait souffrir, il était sûrement fêlé voir même brisé => paraît-il que "voire même" est un pléonasme et qu'il faut en choisir l'un ou l'autre.
J'aurais tendance à dire qu'il faudrait rajouter une indication comme quoi ce bras gauche c'est le blessé de tout à l'heure, parce que j'ai dû remonter pour vérifier que c'était le gauche qu'il s'était fait heurter. Mais c'est peut-être juste moi et mon degré d'attention qui n'est pas terrible ^^ Ou du moins, il s'en rend juste compte maintenant... S'il ne le sent pas à cause de l'adrénaline du moment, peut-être le préciser ? "La douleur revenait d'un coup", ou je ne sais quoi.

Aveuglé, je ratai ma cible => répétition de "aveugler" avec quelques phrases au-dessus

C’est à ce moment que je m’en rappelai, la hache => "que je me rappelai la hache" ?

Je m’en approchai et essayai de la prendre à mon tour. => il pourrait s'essuyer le sang du coup, pour arrêter d'être aveuglé

Qui va étriper l’autre maintenant sale merde ! => maintenant, sale

en traînant ma nouvelle arme derrière moi un sourire diabolique sur les lèvres. => virgule après "derrière moi"

Elle était lourde mais je pouvais la soulever avec mes deux bras. J’ignorais la douleur lancinante de mon bras gauche => répétition de "bras"

Soulevant la hache au dessus de ma tête => au-dessus ; et je mettrais une virgule après "tête"

avec force sur la tête de ce monstre qui se protégeait pitoyablement avec ses bras => répétition de "tête" (et de "bras" aussi, du coup)

Je reculai regardant ce que j’avais fait. => virgule après "reculai" ?

Les bras de Grognac étaient encore maintenus dans la position de défense à cause de la hache plantée à l’intérieur => encore "bras". Mais euh, la hache est à l'intérieur des bras ? Non, de la tête. Tu veux donc dire que, n'étant pas redescendus avant de mourir, la hache dans son cerveau contrôle encore son système moteur ? Oulà, c'est trop compliqué pour moi ^^

Épuisé, meurtris, => meurtri

Je tombai évanouis à côté de ma victime. => évanoui

Mon bras me faisait toujours souffrir, mon esprit était embrumé, mais je parvins à me relever j'étais au chaud dans mon lit. => manque une ponctuation après "relever".
Comme il vient juste de s'évanouir, la phrase paraît très étrange vu qu'on se dit qu'évanoui, il ne peut plus rien ressentir. Apparemment, c'est plutôt une manière de faire passer le temps en accéléré. Je pense qu'un nouveau paragraphe ferait mieux passer la chose

Bordel, quel cauchemar horrible ! dis-je. => m'exclamai-je ?

Faudrait vérifier que le centroll ne t’ait pas détruit le cerveau ! => ne t'a pas détruit ? Par contre, je trouve que "affirmer" en incise ici ne va pas. "se moqua" plutôt : "se moqua une vois sur ma gauche" (et on allège le tout)

En y regardant mieux je n’étais pas dans mon lit et je ne vivais pas dans une hutte en bois décorée avec des trophées de chasses étranges. => virgules après "mieux" et "lit"

Je me retournai vers la source de cette voix. La personne qui m’avait dit cela était un jeune homme d’à peu prés mon âge => pour alléger : "Il s'agissait d'un jeune homme" ? "Celui qui avait parlé" ?

tu te présente ou t’attends le déluge => Tu te présentes

Enchanté. répondis-je => Enchanté, répondis-je

Je ne voudrais pas paraître grossier. Mais où suis-je ? => virgule plutôt que point entre les deux

un sourire bienveillant au visage. => sur le visage ?

En ce moment ce sont les ennuis qui me trouvent => virgule après "moment" ?

Mais Rom me rassurait, => répétition de "Rom" en deux phrases ; "cet homme" ?

environ 1M85 => c'est précis 1,85 alors que tu dis "environ". "dans les un mètre quatre-vingt" ?

des muscles saillant sous des vêtements, fait de toute évidence de peau de bêtes => "faits de toute évidence" et virgule en trop. "sous ses vêtements" sinon, pour garder la virgule

Ces derniers étaient suffisamment bien cousues pour ne pas paraître brouillon => cousus

_ Bon allez, repose toi ! me dit-il en s'avançant vers la toile qui tenait lieu de porte.
_ Tu dois vite guérir de ton bras et nous prouver que c'est bien toi qui as tué un centroll à mains nues. et il partit en rigolant devant mon air affolé => même personne qui parle = pas de retour à la ligne. Par contre, j'en mettrais un pour la partie de narration finale.


Bon, encore des soucis de ponctuation et de typo des dialogues.
Quelques "être" qui traînent encore, et pourraient être remplacés.
Travailler les verbes d'introduction des incises, qui pourraient mieux refléter le propos.

Le combat est pas mal géré, tu expliques plutôt bien les mouvements et autres tactiques. Je regrette juste l'absence de mention de la douleur de son bras, qui arrive bien tardivement pour une blessure de cette gravité.
Comme je le disais, je veux bien qu'il ne ressente pas sur le moment, ça me va tout à fait. Mais il faudrait quand même le dire à un moment ou un autre que c'est à cause de ça ; parce que là on dirait que ça se réveille tout d'un coup, sans vraiment de logique.

La transition forêt/camp est un peu brusque aussi. J'aurais bien vu une petite phrase du style "quand je me réveillai/j'émergeai", mais c'est mon avis.

Sur le fond, comme je le disais, le combat est plutôt bien géré/décrit, je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il tue la créature. Au vu "dialogue", je les imaginais carrément sympathiser et faire un concours de qui tape le plus fort ^^
Bon, je me suis bien plantée.
Ça n'enlève rien au texte, hein, évidemment ^^

Je m'étonne que les résidents du coin portent le même type de nom que nous. Ou alors ce Rom est aussi un "immigré". Pourquoi pas, après tout.
On dirait aussi qu'ils sont en guerre : contre les centrolls ? Ou sont-ce juste des créatures qui rôdent, étrangères aux problèmes de ces gens ? Je me souviens des armures du début, qui n'avaient pas l'air d'être celles des centrolls, mais peut-être qu'il s'agit d'alliés.
Bref, pas mal de questions sur cet univers, j'imagine que j'en apprendrais plus bientôt Wink
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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Lun 27 Mai 2013 - 14:43

Morrigan a écrit:
. Ou alors ce Rom est aussi un "immigré". Pourquoi pas, après tout.

OOOH le gros cliché! Razz

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Mar 28 Mai 2013 - 13:07

Merci Morrigan. Je retoucherai le texte sous peu.
Pour la transition forêt/camps la brutalité est voulue, donc je suis content que tu trouve cela brutal ^^.
Pour les prénom, ils sont volontairement les "mêmes" que chez nous, pour la même raison qu'ils parlent le français moderne. J'expliquerais cela dans longtemps, mais alors très longtemps, puisque j'aborde à peine ce sujet alors que j'ai 170 pages d'écrites.
Pour les centrolls t'es pas loin du tout. Au chapitre suivant tu en apprendras déjà plus.

EDIT :

Au fait il a le bras brisé à cause du coup qu'il reçoit une fois Grogna à terre. Le coup à l'épaule il l'a encaissé sans trop de dommage, c'est d'ailleurs pour ça qu'il vole comme un chiffon dans le vent.

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Mar 28 Mai 2013 - 19:49

Je commente ce soir, mais juste une petite remarque : vu que tu as posté jusqu'au chapitre 3, tu pourrais peut-être changer le titre de ton sujet maintenant? ^^

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MessageSujet: Re: L'épée du guerrier.    Ven 31 Mai 2013 - 21:33

Chapitre 4: Une vie tranquille? Pas pour longtemps!

Spoiler:
 

Voici la version 3 de ce chapitre. en spoiler la version originale si vous avez envie de comparer les deux. Merci beaucoup à tous pour vos conseils en tout cas. je dois avouer que même moi je trouve cette nouvelle version plus aboutie.


Je dus rester au lit pendant deux mois, sous surveillance. Seule la sœur de Rom était autorisée à venir sous la tente afin de m’apporter à manger tous les jours ainsi que des vêtements de rechange une fois par semaine. Elle s’appelait Catherine, elle devait faire dans les un mètre soixante-dix, jolie, des cheveux noirs de jais, des yeux verts clair. Elle avait des formes généreuses sans être opulentes, une joie de vivre à toute épreuve et communiquait son énergie aux autres. Chacune de ses visites égayait mes journées. Nous nous entendions bien et je dois l’avouer ses charmes ne me laissaient pas indifférents. La nourriture, variée, mais souvent mauvaise, servie à heures régulières, rythmait mes journées. Je n’étais donc pas prisonnier, juste sous surveillance, car étranger au village. J’appris plus tard que c’était Rom qui avait fait pression sur le chef pour que je ne sois pas écroué, qu’on me laisse une chance et surtout pour que l'on ne m’achève pas. Ce point eut d'ailleurs droit à un débat des plus houleux au sein du conseil de guerre. Seule la voix pesante et puissante de mon sauveur me permit de rester en vie.

Cependant, l’hygiène laissait à désirer. Un bain par mois, voilà ce qui m’avait été concédé. À chacun de ceux-ci, on m'apportait une bassine en bois et la remplissait d'eau à peine tiède. Aucune intimité ne me fut concédée. J'étais surveillé pendant ces moments par deux gardes humains, toujours les mêmes, aussi bavards que des portes de prison et ayant l'amabilité assortie. Le savon fourni, de piètre qualité et sentant horriblement le lait caillé, irritait ma peau et de petites tâches d'eczéma apparaissaient systématiquement à la suite de ces toilettes. Les joies du moyen âge s'offraient à moi.

Lorsque j’eus guéri de mon bras, je pus sortir de la hutte afin d’aider les villageois à la récolte de céréales. Enfin de l’air frais après cette longue attente à l’intérieur d’une hutte effroyablement petite ! Le village était grand et ressemblait à n’importe quel village de l’époque médiévale de l’Europe. Des maisons faites de pierres, de paille et d’un liant ressemblant vaguement à du ciment. Au nord un grand bâtiment se dressait, il s'agissait de la demeure du chef. En contrebas se trouvaient les ateliers, la forge ainsi que deux bâtisses gardées chacune par cinq personnes. Un peu plus loin sur la gauche en sortant du village se dressait le moulin. Le centre du bourg accueillait la place du marché où de nombreuses denrées et autres objets transitaient de mains en mains. Les palissades entourant la cité, en bois, accueillaient tout de même des chemins de ronde, parcourus par de nombreux archers et d'étranges personnes portant en leur main, devant eux, un petit récipient dont je ne pouvais alors distinguer le contenu.

Ce furent les villageois qui attirèrent mon attention. Il y avait de tout. Des humains bien sûr, mais aussi des espèces de créatures de tout poil. Certaines ressemblaient à des humains auxquels ont aurait transplanté des parties du corps d’un animal, tantôt des jambes de chèvres, des cornes de gazelles, des bustes de taureaux assortis de bras massifs ou encore des ailes d'oiseaux ou de chauve-souris. D’autres, à l'inverse, ressemblaient plus à des démons tout droit sortis d’enluminures. Certains avaient deux têtes ou six bras tous d'aspects étranges ne rappelant en rien un humain. Néanmoins, tout ce petit monde cohabitait et s’échangeait des potins, voire - mais c’était rare - des baisers. Comme on dit l’amour à ses raisons que la raison ne peut comprendre. J’arrivais sous bonne escorte aux champs. Tout le monde me dévisageait, je trouvais cela cocasse à la vue de la biodiversité apparente, mais ne dis rien. Soudain une voix familière s’éleva.

- Ohé ! Eliot ! Ça va ton bras ? Tu viens nous aider ? C’est cool !
C’était Rom qui courrait vers moi deux faucilles à la main.
- Tiens prend ça, dit-il en me tendant une des deux faucilles. Merci Paul, Jack, je m’en charge à partir de maintenant.
À l’annonce de leurs noms mes deux gardes hochèrent du chef et s'éloignèrent de quelques mètres, continuant à m’observer d’un œil soupçonneux. La brume des premiers instants dans ce monde étant depuis longtemps révolue et je me surpris à m'interroger tant sur leur dialecte que sur leurs prénoms. En effet en toute logique le français moderne provient d'une histoire riche qui n'a pas eu lieu ici. De plus, les prénoms découlent tous d'associations d'idée propre à chaque culture. Comment, en conséquence, expliquer cette apparente similitude ? Plusieurs semaines plus tard, je pris connaissance de la raison de tout ceci : mon sabre avait, lors de ma traversée, modifié légèrement ma perception des vocables humains, me les rendant compréhensibles dans la mesure du possible. Pour simplifier, grâce à lui, j'entendais en vocabulaire qui m'était connu, le français moderne empli d'anglicisme et d'autres imprégnations ethniques diverses, le langage commun de ces terres étrangères. Cela fonctionnait évidemment dans les deux sens et pour les autochtones je parlais le dialecte commun. Cependant, des limites existaient. En effet chacun des mots qui leur seraient propres ne pourrait pas être compréhensible pour moi, et vice versa.
- Tu ne crois pas que ça peut être dangereux de me donner une faucille ? demandais-je. Je suis prisonnier. Non ?
- Bof. De toute façon si tu te révèles dangereux, je te rendrais inoffensif, me répondit-il apparemment sûr de lui.

Nous passâmes les trois heures qui suivirent à travailler et rigoler, parlant de choses et d'autres. Je l'interrogeais sur son monde, lui racontant mon histoire invraisemblable en retour. J’appris que les bâtisses lourdement gardées étaient l’armurerie et le grenier souterrain - pour ne pas attirer l‘attention -, que ce village s'appelait « rude vie » en raison du nom du chef fondateur encore en service. Je trouvais le nom plutôt bien trouvé. Il m'expliqua que le centroll que j’avais vaincu était un éclaireur envoyé par l’empire des Wûo. Cet empire avait pour origine les îles Wûo, un archipel loin à l'est de cette forêt. Au fils des années, il s’était étendu de plus en plus. Il s’attaquait maintenant à cette région après avoir conquis tout le continent Nord et la plupart des nations du continent Sud. Il ne me crut pas lorsque je lui dis que je venais d’un autre monde et que je lui racontais les technologies disponibles en cet endroit. Il émit tout de même l’hypothèse qu’un choc violent lors du combat contre la créature m’avait rendue légèrement dingue. Je réalisais amèrement la folie de mon histoire. Personne ne me croirait jamais.

Après la récolte je dus aller voir le chef du village afin de lui raconter en détail mon histoire ainsi que mes intentions. Je me devais de passer le test d’aptitude au combat, afin de savoir si oui ou non j'étais apte à rester ici. En effet ce lieu ne pouvait se permettre d’accueillir beaucoup plus de résidents, car les champs n’étaient pas extensibles au risque de les faire facilement repérer par les troupes ennemies. Plus je m’approchais de la demeure du chef, entouré de mes deux gardes armés et bougons d'avoir été congédié plus tôt, plus je sentais le stress m’envahir. Allais-je réussir ? Allait-il m’accepter dans ce village ou me demander de partir, voire comme l’avait laissé entendre Rom, me faire exécuter sur le champ ? Je poussais la porte me séparant de mon destin.

- Bonjour, dis-je en m’avançant seul dans le hall.

La pièce était grande, richement décorée avec des armes pendues sur les murs ainsi que des trophées de chasse empaillés. Ces derniers m'impressionnèrent bien que les animaux exposés me restaient, à ce moment, totalement inconnus. Deux d'entre eux ressemblaient à des têtes de taureaux énormes avec des yeux rouges sang et des cornes d’une taille des plus honorable. D’autres encore ne ressemblaient à rien de vivant sur terre. Je reconnus cependant un trophée pour avoir dû combattre l’une de ces créatures. Au-dessus de l’arche donnant sur la salle du trône se trouvait une tête de centroll, mais la taille de la tête laissait présager que le monstre auquel elle avait appartenu devait être abominablement grand et fort. Je m’avançai jusqu’à la salle suivante dans laquelle siégeait un vieil homme trapu arborant une très belle barbe grise lui descendant jusqu’à la base du cou. Il portait un pantalon de bonne facture ainsi qu’une chemise en lin. Ses chausses étaient, elles, en cuir tanné provenant sans doute d’une des créatures ornant maintenant ses murs. Le trône, en bois finement ouvragé, abritait en son sein quelques pierres précieuses et semi-précieuses . La pièce était plus grande que le hall bien que moins décorée. De grandes tables en bois brut contrastant avec le trône, poussées contre les murs, attestaient la fonction normale de cette pièce, elle devait abriter les repas communs du village. Soudain le chef me parla.

- Bonjour voyageur, dit-il de sa voix rauque. Nous t’avons retrouvé non loin du village à côté du cadavre d’un centroll qui avait sa propre hache plantée dans le crâne, il y a deux mois. Parle ! Explique-toi !
Je lui racontai alors mon histoire en ayant pour espoir qu’il me prenne au pire pour un fou inoffensif.
- Ah ! Tu viens donc de la terre toi aussi ! dit alors le chef, souriant.
- Co… Comment ? Comment ça « aussi » ? Il y a quelque un d’autre que moi qui vient de mon monde ? M’exclamais-je surpris.
- Oui, moi ! Cela fait vingt ans que je fais la navette entre ce monde et le nôtre ! Je pensais être seul. Mais si tu viens de la Terre de quel pays viens-tu et où est ton artefact ? me répondit le chef.
Surpris de cette chance qui s'offrait à moi, je répondis, à ses questions avant de l'interroger sur la nature exacte de ce qu'il appelait « artefact ». Le chef s'émerveilla de nos similitudes. Français lui aussi il était transporté de joie de trouver en moi un compatriote. Il m'indiqua avec gravité que ce qu'il me demandait n'était autre que l'objet m'ayant permis de venir en ces lieux, précisant par là même que dans son cas ce fut une rapière de très bel ouvrage qui lui servit de pont. Ne résistant pas il me la montra, la sortant de sous son accoudoir droit un court moment. Elle était magnifique. La garde travaillée afin de recouvrir la main du bretteur semblait faite d'argent pur, le pommeau recouvert de cuir rouge flamboyait de mille feux. Au bout de la poignée, à l'endroit de la jonction entre elle et la garde bombée, scintillait un saphir d'un bleu profond. Le fourreau, quant à lui, paraissait être fait d'acier recouvert de cuir noir de toute première qualité, bien que les ans et l'usage l'aient légèrement rayé par endroits. Après avoir rangé son bien, le chef me dévisagea d'un œil sévère, puis reprit la parole d'une voix lente.
- Il faut toujours que tu l’aies à côté de toi. Sinon tu ne pourras jamais retourner chez toi. Il a dû tomber aux alentours de ton point d’arrivée sur cette planète. Une précision tout de même, tu rentreras chez toi, mais seulement pour quelques heures, ensuite tu reviendras ici. Et tu ne peux rien ramener à part trois choses ayant un rapport avec ton artefact. Choisis bien à ce moment-là. En tout cas, c’est ce qui s’est passé pour moi. Maintenant, va retrouver ton artefact et revient me voir pour que l’on discute.
Et il me donna congé.

Je n’en croyais pas mes oreilles. Le chef venait de mon monde, je n’étais pas seul ! J’allais pouvoir rentrer pour quelques heures chez moi et j’allais pouvoir prendre trois choses en rapport avec mon sabre ! Il fallait que je le retrouve ! Je demandai à Rom qui m’attendait en dehors de la maison du chef, devisant avec mes gardiens, de me raccompagner à l’endroit où il m’avait trouvé, deux mois auparavant. Il accepta à condition que l’on sorte armés. Il prit une lance et me donna une épée de style grec. Pas vraiment mon fort, mais c’était toujours mieux que rien. Nous partîmes du village vers la forêt. Rom m’amena à un bon kilomètre des portes maintenant cachées par les arbres. Le voyage se passa sans encombre et nous ne rencontrâmes que quelques créatures sauvages se promenant par-ci par-là sans chercher à nous attaquer. Nous arrivâmes à la clairière où Rom m’avait trouvé. Nous commençâmes alors à chercher mon arme. J’avais dit à Rom que son chef voulait que j’aille chercher un sabre long se trouvant là. Soudain à dix mètres devant moi je vis mon sac à dos où étaient rangées mes fournitures prises avant de partir, il était passé avec moi, en conséquence mon sabre devait être proche. Ce fut Rom qui le trouva et me l’amena. Je lui pris des mains en le remerciant. Je dégainai et vis que la lame n’avait pas été altérée par les deux mois passés dans la forêt. Je sentis le sabre vibrer et chauffer dans ma main, je pris cela comme le signal de retour vers mon monde et je fis une coupe. Je fus alors de nouveau happé.

Je me retrouve dans ma chambre, chez moi avec un mal de crâne insupportable. Je regarde la date et l’heure sur mon réveil. Il est onze heures du matin et nous sommes le jeudi vingt-neuf octobre deux mille quinze. Soit exactement quatre mois et vingt jours après la nuit du sabre. Je ne comprends plus rien, ma tête me fait souffrir. Comme si d’un coup on y introduisait les souvenirs d’une autre personne. Il y a un instant j’étais dans une forêt perdue dans un monde parallèle, deux mois seulement après la fameuse nuit et maintenant je me retrouve dans ma chambre, plus de quatre mois après cette nuit-là et avec des souvenirs clairs de mes activités depuis cette date. Je deviens fou. J’ai deux vies. L’une banale, une vie d’étudiant en droit monotone et l’autre beaucoup plus palpitante, mais ô combien plus risquée dans un monde parallèle. Je dois retrouver l’expéditeur du sabre pour en savoir plus.


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