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 concours n°40 -votes

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Texte n°1
62%
 62% [ 8 ]
Texte n°2
38%
 38% [ 5 ]
Total des votes : 13
 

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Niko
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Localisation : Un pied à Minath Tirith, un autre à Riva, le coeur à Port-Réal et la tête sur tatouine
Loisirs : Me prendre pour un rongeur, embêter le chat et faire plein de câlins
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MessageSujet: concours n°40 -votes   Lun 13 Mai 2013 - 19:27

Voici venu le temps pour vous de départager nos deux courageux concourants.
Fin des votes le samedi 25 mai à 20h.

Texte n°1 :

Ses semelles claquaient sourdement sur la pierre du pont, tandis qu'elle avançait pour en rejoindre le milieu. Sous elle, l'eau de la rivière clapotait docilement, slalomant entre les petits rochers et autres îlots de terre affleurants. Depuis les hautes herbes qu'elle apercevait sur la berge s'échappaient les crissements des grillons, les coassements des grenouilles, et parfois, la légère lueur d'une luciole s'élevait au-dessus de la végétation.
Parvenue au centre de la construction, elle s'arrêta et s'accouda à la rambarde, l'ombrelle toujours sur l'épaule. Son regard bleu nuit se perdit dans la contemplation de ce spectacle naturel et vivant, et elle huma avec délice les fragrances d'eau et de prairie mêlées. La brise ne soufflait pas, laissant planer ces senteurs alourdies par la chaleur de l'été.
Elle patienta un long moment, immobile sous la lumière de la lune qui la nimbait d'une douce aura argentée. L'astre était plein ce soir, seul un vague nuage tentait de venir en ternir l'éclat. Elle porta tout à coup une main à sa nuque et défit le strict chignon qui retenait ses cheveux. Une cascade de boucles dorées se déversa dans son dos, voilant un court instant le magnifique profil de son visage.
Il sourit. Depuis l'autre côté du pont où il se tenait, les hauts arbres le cachaient à la vue de la promeneuse, mais lui pouvait l'observer tout son content. Il la connaissait depuis si longtemps ! Tant à vrai dire, que parfois, il ne parvenait pas à voir la jeune femme devant lui. L'image de la fillette souriante d'antan, aux anglaises couleur de blé mûr, se superposait à celle de l'adulte avec une certaine nostalgie.
Il continua de la contempler un moment, puis se décida à la rejoindre. Son pas alerta la visiteuse de minuit, mais hormis un petit mouvement d'ombrelle, elle ne bougea pas. Elle attendit qu'il soit à quelques mètres seulement pour se retourner. Les rubans de sa robe virevoltèrent dans une brusque bourrasque, qui cessa presque aussitôt qu'elle avait commencé et, tout en abaissant coquettement le parasol sur son épaule dénudée, elle sourit à son tour.
— Douce Louise, tu aimes toujours autant la mise en scène à ce que je vois, s'amusa-t-il en baisant sa main gantée. Comment te portes-tu ?
— À merveille, comme tu peux le constater. Et toi donc ?
— Je vieillis, fit-il avec une moue.
Il haussa les épaules, comme si cela constituait une réponse suffisante, mais les lèvres de sa compagne accentuèrent leur pli moqueur. En effet, il était difficile de ne pas réagir à cette remarque, car le nouvel arrivant semblait à peine plus âgé qu'elle. Il choisit de l'ignorer et s'accouda à son tour à la rambarde, profitant de la quiétude des lieux.
— Un endroit magnifique, n'est-ce pas ? reprit-il peu après. Et chargé de souvenirs.
— En effet. Cela va faire combien de temps... deux cents, trois cents ans, que tu m'as rattrapée ici, alors que j'allais tomber à l'eau et probablement me noyer ?
Elle avait prononcé ces derniers mots avec un accent gourmand, qui n'échappa pas à son ami et l'attrista. Oui, cette douce enfant avait bien changé...
— Deux cent vingt-cinq ans, répliqua-t-il en se retournant vers elle. Je me rappelle que tu étais effrayée à l'idée qu'un loup-garou ne te dévore, et c'est pour ça que tu voulais te jeter dans la rivière, sachant qu'ils abhorrent l'eau.
Louise laissa échapper un petit rire cristallin, qui, couplé à sa charmante expression, aurait fait tourner la tête de nombre d'hommes. À regret, celui à ses côtés devait admettre qu'il n'y était pas insensible non plus.
— Oui, j'étais bien niaise à l'époque. Mais trêve de bavardages : tu sais pourquoi je t'ai donné rendez-vous, Armand ?
— Je crois que je m'en doute, soupira son compagnon. Les Anciens t'ont demandé ma tête, n'est-ce pas ?
Louise se contenta de le regarder fixement. Ses traits s'adoucirent pour afficher une expression compatissante mêlée de peine, et Armand ne put s'empêcher de la trouver plus belle encore. Le Conseil ne l'avait pas choisie pour rien ; ils connaissaient les liens qui les unissaient et les sentiments qu'il éprouvait à son égard.
Il n'avait pas envie de mourir, pas après cet unique millénaire d'existence qui lui avait paru si court... Il restait tant de choses à faire, à découvrir, à vivre ! Ainsi, périr par la main de celle qu'il aimait lui était à la fois souffrance et délivrance. Ces émotions se disputaient au fond de lui, alors même qu'il la regardait, si adorable – si frêle aussi, comment aurait-elle pu venir à bout de lui ? Il espérait également qu'elle ressentait la même chose, et que cette histoire se résoudrait autrement, de façon plus heureuse pour eux deux.
— C'est à cause de l'affaire avec le lycan ? demanda-t-il, afin de gagner un peu de temps.
— Plutôt l'ensemble de tes frasques, répliqua Louise avec un certain amusement. Ce dernier événement était juste la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
— Et... Tu comptes exécuter leur sentence ici ?
— Je pensais que tu avais une meilleure opinion de moi, Armand, lui reprocha tristement la jeune femme. Moi, à la botte des Anciens ?
— Ils ne t'ont donc pas envoyée ?
Le cœur de l'homme se serra de joie tandis que son souffle s'accélérait. Il comprit qu'il avait mal jugé sa compagne, et le lieu du rendez-vous aurait dû l'alerter sur ses intentions : celui de leur rencontre, du début de leur amitié... Il s'en voulut d'avoir ainsi douté d'elle, et pour éviter que la rougeur qui lui montait aux joues ne soit trop visible, il tourna son regard vers la lune au-dessus d'eux. Son flamboiement d'argent, si beau et si pur – comme elle ! – chassait les ténèbres alentour, de la même manière que la déclaration de Louise avait chassé les peurs de son âme.
Ses yeux descendirent vers le reflet de l'astre dans la rivière, où il semblait danser au rythme du courant. Un poids soudain contre son dos le fit sursauter. Louise venait de se serrer contre lui, passant ses bras autour de sa taille, et appuyant sa tête contre son épaule. Des boucles dorées coulèrent sur la joue d'Armand, qui accepta leur chatouilleuse caresse avec délice.
— Jamais je n'obéirai au Conseil, murmura la jeune femme.
— Je le sais. Pardonne-moi. Je ne voulais pas insinuer que tu...
Sa phrase s'arrêta net. La main droite de Louise venait de se glisser sous sa chemise, puis remonta lentement le long de son ventre et de son torse. Elle était étonnamment chaude sur sa peau nue et il se surprit à frissonner. Sa compagne rapprocha la bouche de son oreille, et y murmura un mot qu'il ne comprit pas.
Soudain, la ligne invisible qu'avaient tracée ses doigts se mit à chauffer, à brûler. Atrocement. Il lui semblait que du feu liquide coulait le long de son tronc, s'enfonçait dans sa chair et le ravageait jusqu'aux tréfonds.
Il hurla, s'arc-bouta, tenta de se dégager, mais le poids sur son dos ne s'allégeait pas, l'empêchant de se mouvoir pour se soustraire à cette douleur. Pire encore : plus il essayait de s'enfuir, plus le corps de la jeune femme le clouait contre la rambarde. Il sentait toujours les voluptueuses cajoleries de sa chevelure contre sa joue, de son souffle sur sa nuque, et de ses courbes contre son échine, mais seules les aiguilles chauffées à blanc qu'étaient ses doigts plantés dans son ventre retenaient son attention.
Puis, Louise se détacha petit à petit de lui, le laissant s'affaisser contre la pierre tiède du pont. Elle s'agenouilla à son côté, tandis qu'il cherchait son souffle, que ses ongles raclaient le sol pour tenter de ramper, d'emmener ce corps détruit loin d'ici. La jeune femme tendit la main vers le visage de son compagnon, lequel essaya tant bien que mal de reculer la tête pour éviter le contact, mais il n'y parvint pas. Le dos des doigts se posa sur sa pommette gauche et entama une nouvelle caresse, qui s'arrêta à la mâchoire.
Tremblant, Armand attendit la future vague de souffrance, toutefois, rien ne se produisit. La peau de la jeune femme avait repris une température normale, et seule la douceur caractérisait son toucher. Elle lui sourit tendrement et le dévisagea, alors qu'une légère brise fraîche soufflait pour apaiser le blessé. Autour d'eux, les animaux nocturnes se remirent à babiller, après avoir été interrompus par les précédents cris.
— Malgré ce que tu peux croire, dit-elle, je ne t'ai pas menti. Je ne travaille pas pour le Conseil. Ils n'ont jamais demandé ta mort ; ils voulaient juste te punir. Oh, bien sûr, ça aurait été à peine plus agréable pour toi, mais...
Cette fois, son sourire devint plus dur, cruel ; elle paraissait se délecter de la situation.
— Je n'aurais pas eu le plaisir de me charger de toi moi-même. Tu es en mon pouvoir, Armand. Quand bien même tu voudrais tenter quelque chose, tu ne le pourrais pas. Et je n'ai même pas besoin d'utiliser l'hypnose sur toi. Tu es à la fois pathétique et attendrissant, avec tes petits sentiments de mortel. Néanmoins, je dois avouer que ça ne rajoute que plus de piquant au jeu...
D'un geste vif, elle griffa la partie gauche du visage de l'homme, dessinant deux sillons rougeâtres qui laissèrent aussitôt perler une goutte de sang.
— Enfin, tu as de la chance. Je pourrais m'amuser avec toi toute la nuit, mais j'ai d'autres choses à faire. Adieu, Armand. Adieu, cher vieil ami. Tu me manqueras.
Elle se releva et plongea à nouveau son regard bleu sombre dans celui, abattu, de sa victime. Louise était déçue. Elle n'imaginait pas qu'il se battrait davantage, non, évidemment. Elle le connaissait suffisamment. Cependant, la jeune femme aurait pensé – aurait aimé – qu'il la supplie un peu plus, qu'il tente de gagner du temps, de retarder l'instant fatal, quitte à prolonger l'agonie. Son apathie ne l'amusait pas. Elle avait juste hâte d'en finir, de se trouver une nouvelle proie. Sans doute un humain. Ils se montraient autrement plus intéressants que ce vieux décrépi.
Armand ne la regardait même plus à présent. Allongé sur le dos, la tête reposant contre le ponton de pierre, ses yeux se perdaient dans la contemplation de la lune, si ronde, si brillante. Elle l'attirait, sans qu'il sache bien pourquoi. Puis, il finit par distinguer à sa surface le visage souriant et plein de vie d'une petite fille, dont les boucles blondes se balançaient autour d'elle. Ses propres lèvres s'étirèrent malgré lui pour reproduire cette image du bonheur, celle qu'il voulait emporter comme ultime souvenir.
Une petite fille souriante, mais au sourire carnassier.
Au moment où cette réalisation s'imposait, où sa bouche se figeait en un rictus trahi, la pointe acérée de l'ombrelle s'enfonça dans sa gorge, le réduisant pour toujours au silence.

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I will draw you, Saruman,  as poison is drawn from a wound.
Gandalf
-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
Star Wars, Episode V, L'Empire Contre-Attaque

Vous avez un nom qui commence comme une caresse et fini comme un coup de cravache. Cocteau à Marlène Dietrich


Dernière édition par Niko le Lun 13 Mai 2013 - 19:28, édité 1 fois
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Lun 13 Mai 2013 - 19:28

Texte n°2 :

Mais qu’est-ce que je fichais là, sur ce petit pont de pierre, en plein milieu de la nuit, au bord de l’eau ? Qu’est-ce qui m’avait pris de m’éloigner des bateaux amarrés au bord du canal pour prendre un vélo et faire une balade sur le chemin de halage ? Et pour couronner le tout, pour accentuer l’ambiance pleine lune, voilà que la bande originale du Dracula de Coppola résonnait dans les écouteurs de mon MP3… Allez, ils étaient où les vampires ? Tant qu’à faire, je n’en étais plus à ça près…
Je posai le vélo dans l’herbe et m’assis sur la rambarde du pont, les yeux rivés sur la lune, en soupirant. Même pas deux jours que la croisière avait commencé et j’avais déjà envie de balancer la majeure partie des passagers à l’eau, pas terrible comme début. Qu’est-ce qui m’avait pris d’accepter de m’occuper d’une bande d’adolescents venus de différents coins d’Europe pour une croisière en pénichette sur la Saône ? Je pensais que ce serait une bonne expérience, l’occasion de rencontrer des gens sympas… et voilà que j’avais une bande d’enfants gâtés sur les bras, qui ne m’écoutaient pas sous prétexte que je n’avais que quelques années de plus qu’eux ! Pas étonnant que j’ai eu besoin de m’isoler, sinon j’aurais été capable d’en étrangler un… et dire que nous n’étions que lundi soir et qu’il fallait tenir jusqu’à dimanche ! Il était trop tard pour avoir des regrets, je m’étais engagée pour la semaine et ne pouvais pas laisser tomber ceux qui m’avaient fait confiance… mais je maudissais mon caractère qui me poussait à dire oui à tout, et je me promis d’apprendre à dire non !
Soudain, je me figeai : par-dessus la musique, il me semblait entendre des cris en provenance des bateaux. J’arrachai presque mes écouteurs et me retournai : le fleuve faisait un coude et j’apercevais les deux embarcations dont les coques blanches brillaient sous la pleine lune. Des silhouettes s’y mouvaient et des hurlements en provenaient. J’étais paralysée, incapable de bouger, que ce soit pour fuir loin d’ici ou pour aller voir ce qui se passait : quand cette dernière idée m’effleurait l’esprit, je me dis qu’il fallait que j’arrête de penser aux autres avant moi et que j’avais plutôt intérêt à courir loin d’ici. Mais ma fuite pourrait attirer l’attention des attaquants des bateaux. Instinctivement, je m’accroupis derrière la rambarde du pont et fixai l’agitation qui régnait là-bas : que se passait-il ? Ces sales gosses se massacraient-ils entre eux ou étaient-ils attaqués ? Mais pourquoi ?
Les cris diminuaient peu à peu et je réalisai que je tremblais de peur. Soudain, je vis des silhouettes quitter les bateaux, en en portant d’autres : je remarquai tout de suite que ce n’étaient pas les adolescents du groupe. Qui étaient ces hommes et pourquoi les emportaient-ils ? Où ? Je les vis s’enfoncer dans les champs environnants, et le silence retomba sur les lieux, un silence pesant tandis que je réalisai que même les bruits habituels de la nuit s’étaient tus : qu’est-ce qui pouvait faire peur même aux animaux, pour les inciter à se taire ?
Un long moment passa avant que je n’arrive enfin à me relever et à maîtriser les tremblements qui m’agitaient. D’un pas mal assuré, je me dirigeai vers les bateaux, abandonnant le vélo ; j’étais dans un tel état que j’aurais été capable de tomber à l’eau si j’étais remontée en selle, et puis il était plus facile de fuir à pied à travers champs en cas de danger. Je pris mon portable qui faillit m’échapper tellement je tremblais : à mon grand désespoir, il n’y avait aucun réseau… évidemment, qui aurait l’idée d’installer une antenne relais ici, à part pour les poissons ? Mais du coup, je me retrouvais là, seule, sans moyen d’appeler à l’aide. Je soupirai et gagnai aussi silencieusement que possible les bateaux. Je m’arrêtai à quelques mètres et écoutai pour vérifier s’il n’y avait pas un agresseur resté en arrière, mais le silence était toujours aussi pesant et j’en conclus qu’ils étaient tous partis. Je jetai un coup d’œil dans la direction qu’ils avaient prise et découvris au loin la silhouette d’une tour ancienne d’aspect plutôt sinistre dans la nuit, digne du plus mauvais film de vampires… Je me sermonnai intérieurement : c’était bien le moment de penser à des vampires, et pourquoi pas des loups-garous pendant que j’y étais ? Il n’y avait rien de surnaturel là-dedans, je devais arrêter de me faire un film. Je n’étais plus qu’à deux pas du premier bateau ; prenant mon courage à deux mains, je grimpai les marches et m’engageai dans le couloir intérieur, dont la porte était restée ouverte et qui était plongé dans l’obscurité. Au bout de quelques pas, je butai sur quelque chose et faillis m’étaler par terre. Je sortis mon portable pour m’en servir comme torche – qu’au moins il me soit utile à quelque chose… - et en braquai la lumière sur l’obstacle : je poussai un cri en reconnaissant José, l’Espagnol qui refusait de suivre mes consignes parce que j’étais une femme… Je repoussai cette dernière réflexion, complètement inutile même si elle était vraie, et l’observai en tremblant : il était mort, ses yeux vitreux fixaient le plafond et une expression de terreur déformait ses traits. Une interrogation se fraya un chemin dans mon esprit terrifié : de quoi était-il mort ? Qu’est-ce qui l’avait tué ? Son corps semblait intact, si on exceptait… A cet instant, mon portable s’éteignit et je dus le rallumer pour avoir la confirmation que j’avais bien vu : deux trous rouges ornaient son cou, bien visibles. Non, ce n’était pas possible, je faisais un mauvais rêve, les vampires n’existaient pas, et pourtant, José était bien là, mort, deux traces de canines pointues dans le cou. Je repartis en titubant, au bord de la nausée, redoutant ce que j’allais découvrir ensuite. J’arrivai au carré central, brillamment éclairé, et je plaquai mes mains sur ma bouche pour étouffer mon hurlement en voyant tous les autres adolescents morts eux aussi. Enfin non, pas tous, car une fois l’horreur passée et mon cerveau en état de fonctionner, je m’aperçus qu’il n’y avait là que les garçons. En tremblant, je cherchai les filles, mais aucune d’elle ne se trouvait là. Je me souvins à cet instant que j’avais vu les silhouettes qui quittaient le bateau emporter quelque chose ou quelqu’un sur leur dos, sans doute les adolescentes du groupe, mais encore en vie ou déjà mortes ?
« Bonsoir ! »
La voix enfantine me fit pousser un cri – ou plutôt un hurlement, décidément, je pourrais jouer dans un film d’horreur ce soir… - de surprise tandis que je me retournai d’un bloc, hystérique, avant d’écarquiller les yeux : devant moi se tenait une fillette aux cheveux blonds bouclés, qui devait avoir cinq ou six ans, guère plus. Qu’est-ce qu’elle fichait au beau milieu de la nuit sur un bateau rempli de cadavres ? Aussitôt, l’image de Claudia, d’Entretien avec un vampire, me sauta à l’esprit, avant que je ne l’en écarte : c’était le moment de penser à Anne Rice, tiens ! Ce qui m’arrivait n’avait rien d’un roman, je devais tenir la bride à mon imagination et revenir à la réalité. Je demandai à l’enfant :
« Qu’est-ce que tu fais seule ici ? Où sont tes parents ? »
La petite me sourit de toutes ses dents et je déglutis en découvrant deux canines pointues qui ne me laissèrent guère de doutes sur sa nature… et m…, les vampires existaient bien, finalement !!! Je cherchai dans mon esprit paniqué le moyen de me sortir de là avant de servir de casse-croûte à ce bébé-vampire : sauter à travers la vitre pour plonger dans le fleuve peut-être ? Ah non, zut, double mauvaise idée : d’une part, je n’étais pas sûre d’arriver à casser la vitre et je risquais de m’assommer, et d’autre part, c’était très ballot, mais je ne savais pas nager et j’allais donc me noyer en tombant à l’eau (oui, je sais, vous vous demandez ce que quelqu’un qui ne sait pas nager fait sur une croisière en pénichette : quand je vous dis qu’il faut que j’arrête de dire oui à tout…). Bon, bref, j’étais en mauvaise posture et je ne savais pas comment me tirer de là…
Soudain, alors que la gamine s’avançait vers moi, je fis demi-tour et repartis en courant dans le couloir sombre pour quitter le bateau, butant évidemment sur le corps de José que j’avais complètement oublié ! Je me relevai précipitamment, sortis de la pénichette et m’élançai en courant sur le chemin de halage pour m’éloigner le plus vite possible… sauf qu’au bout d’une centaine de mètres à courir comme une dératée, moi qui n’étais pas sportive (oui, je sais, je les cumule…), je n’avais plus de souffle et je n’avançais plus : là, j’étais vraiment très mal, surtout quand je vis arriver la petite vampire qui sautillait, fraîche comme une rose… Je m’écroulai à genoux sur le chemin, soufflant comme un bœuf et rouge comme une tomate. La fillette éclata de rire en me voyant dans cet état :
« T’es marrante toi, pas comme les autres qui criaient et ne bougeaient pas… Je crois qu’on va bien s’amuser toutes les deux ! »
Une lueur d’espoir s’alluma dans mon esprit : ainsi, elle n’allait peut-être pas me tuer tout de suite… puis je me demandai avec inquiétude ce qu’elle entendait par « bien s’amuser ». Au même moment, elle m’attrapa par l’épaule et commença à m’entraîner avec une force surprenante comme une vulgaire poupée de chiffon. Je protestai quand je sentis les aspérités du sol sous moi, tandis que nous traversions le champ en direction de la tour. Au bout de deux minutes à rebondir sur le sol, je finis par résister :
« C’est bon, je peux marcher, pas la peine de me traîner comme ça ! »
Elle fit la moue, mais consentit à me laisser me relever et me prit la main d’autorité pour m’entraîner vers les ruines : je ne voyais pas comment appeler autrement la tour à moitié détruite et branlante dont nous nous approchions. Il semblait dangereux d’y entrer, mais ma jeune compagne n’eut pas mes scrupules et y pénétra : après tout, elle était immortelle, une pierre ne la tuerait pas en lui chutant sur la tête, mais sur moi, si…
Je découvris à l’intérieur une salle éclairée par des flambeaux, où se trouvaient quatre vampires adultes, deux hommes et deux femmes, qui encadraient un petit groupe effrayé recroquevillé au sol, les adolescentes disparues. Gerta, la Hollandaise, eut un hoquet en me voyant et je devinai qu’elles avaient espéré que j’aille chercher de l’aide pour les tirer de là… raté ! Un des vampires sourit à ma compagne de route et lui dit :
« Ah Claudia, tu en as trouvé une autre ?
— Oui et celle-là est marrante, elle est pour moi ! »
Claudia, ben voyons… des fans d’Anne Rice en plus ? Mais où est-ce que j’étais tombée ? Non, ce n’était pas possible, c’était une caméra cachée, on allait surgir en nous disant : « C’est une blague ! », mais vu la tête de mes camarades, ça n’avait pas l’air d’en être une… pour l’instant, elles ne semblaient pas avoir été mordues, sans doute que le sang des garçons avait dû suffire pour les rassasier, et nous devions être le casse-croûte de réserve pour la suite. Enfin, les autres, parce que moi, visiblement, j’allais aussi servir de jouet à Claudia, et je ne savais pas trop ce que cette fonction englobait… La fillette reprit ma main et me dit :
« Viens, je vais te montrer ma chambre ! »
Ben voyons, et ses autres jouets aussi ? Je n’étais même plus en état de réfléchir, ni même d’avoir peur, j’étais au-delà de tout ça : après avoir eu ma dose pour la soirée, mon cerveau n’était même plus capable de réagir normalement. Après tout, j’avais découvert que les vampires existaient, vu la moitié des adolescents du groupe saignés à blanc, les autres capturées et la caricature d’enfant-vampire du roman d’Anne Rice semblait vraiment exister : comment garder ma raison après cela ? Qu’allait-il se passer maintenant ? Allais-je voir Van Helsing (version Hugh Jackman de préférence, mais bon, je prendrais aussi Anthony Hopkins) surgir et massacrer les vampires pour nous libérer ? Pas sûre que ma chance aille jusque là ce soir…
Je suivis donc docilement la fillette jusqu’à une crypte (tiens, comme c’était original…) où quelques cercueils s’alignaient (bon, décidément, aucun cliché ne me serait épargné ce soir…), quatre de taille adulte et un plus petit, celui de Claudia sans doute. Que fichaient des vampires ici, au fin fond de la campagne ? Pourquoi n’allaient-ils pas sévir en ville ? (de préférence pas dans celle où j’habitais, bien sûr) Pas étonnant qu’une gamine, même vampire, s’ennuie à mourir ici et me trouve être un jouet attrayant, sauf que je n’étais pas très motivée pour jouer le fou du roi et que je n’avais qu’une envie, prendre mes jambes à mon cou pour fuir loin d’ici. Cependant, vu les brillantes capacités sportives dont j’avais fait la démonstration plus tôt, inutile d’espérer leur échapper, à moins de les surprendre en plein jour dans leurs cercueils. J’imaginais qu’ils n’étaient pas stupides et que, si nous étions encore en vie le lendemain matin, ils nous enfermeraient pour éviter que nous ne nous en prenions à eux. Là, j’avais vraiment le cerveau lent (pour faire un aussi mauvais jeu de mots, c’était clair…) et je tournais en rond mes interrogations dans mon esprit sans en tirer quoi que ce soit de constructif. Claudia me sortit de mes pensées en tirant sur ma manche :
« Alors, elle est bien ma chambre, hein ?
— Ouais, super… »
Comment ça, mon manque d’enthousiasme était visible ? Certes, mais bon, une crypte avec des cercueils, des toiles d’araignées et leurs occupantes pendant au plafond, ainsi que des rats trottinant dans les coins, ça vous plairait comme déco ? Si oui, n’hésitez pas, je vous cède la place sans problème !
« Et si on jouait à cache-cache ? »
A cache-cache, quelle bonne idée… enfin peut-être, si comme dans certains romans, il y avait un souterrain qui partant de la crypte pour me permettre de fuir cette bande de fous : l’espoir fait vivre, non ?
Malheureusement, même si j’aurais pu le croire, je n’étais ni dans un roman, ni dans un mauvais film, et il n’y avait rien pour sortir de là. Après une partie de cache-cache où je parvins à rester cachée une dizaine de secondes (forcément, avec une vampire qui utilise son odorat pour me trouver, comment gagner ?), je me retrouvai à jouer à chat perché, un, deux, trois, soleil, la marelle, j’en passe et des meilleures… Je me sentais épuisée, et cette sale gamine enchaînait les jeux fraîche comme une rose, à tel point que je finis par m’effondrer à terre, n’en pouvant plus : si c’était ça, je préférais encore mourir, au moins je serais tranquille ! Au moment où elle voulait que je me relève pour jouer encore, j’explosai :
« Non, je ne joue plus, j’en ai ras-le-bol de tes caprices ! »
Elle fronça les sourcils et me lança en relevant les lèvres sur ses dents, menaçante :
« Tu fais ce que je te dis, sinon…
— Sinon quoi ? Sale gamine, tu crois que tu vas me mener par le bout du nez comme ça ? Je préfère encore mourir plutôt que de supporter ça plus longtemps ! »
Et je lui tournai le dos, me dirigeant vers l’escalier pour retourner dans la salle partager le sort des adolescentes. J’avais à peine faire quelques pas que Claudia me sauta sur le dos et m’enfonça ses dents dans le cou ; je hoquetai de douleur et tombai à genoux tandis que je sentais mon sang s’échapper de mon corps, emportant ma vie. J’étais de plus en plus faible mais je me disais qu’au moins, j’allais en finir avec cette gamine insupportable. Mais c’était mal la connaître, et au moment où je croyais mourir enfin, elle me colla son poignet ensanglanté aux lèvres, en m’ordonnant :
« Bois. »
Malgré moi, j’avalai son sang et compris trop tard ce qu’elle avait en tête ; j’allais écarter ma bouche, mais elle me maintint la tête pour m’obliger à boire. Je tombai sur le sol quand elle me lâcha, sentant un sang nouveau qui me brûlait les veines, tandis que mes sens devenaient plus aiguisés et que mes canines grandissaient. Je restai hébétée, par terre, avant de me relever lentement en essuyant le sang qui maculait mes lèvres. Claudia me fixa en jubilant :
« Voilà, maintenant tu es un vampire toi aussi, et tu vas rester jouer avec moi pour toujours !
— Ah tu crois ça ? »
Maintenant que j’étais un vampire, j’avais la même force qu’elle : je l’attrapai par l’épaule, la retournai et, soulevant sa jupe, lui administrai la plus magistrale fessée de sa vie. Elle se mit à glapir et appela les adultes à son secours ; les deux femmes arrivèrent et Claudia leur raconta ce que j’avais fait. Alors que je m’attendais à ce qu’elles me tuent, elles me sourirent et me dirent :
« Enfin quelqu’un qui a osé lui donner la correction qu’elle mérite ! Pour ça, nous vous acceptons volontiers parmi nous, et n’hésitez pas à recommencer tant que vous voudrez ! »
Claudia secoua ses boucles blondes :
« Non, vous n’avez pas le droit !
— Bien sûr que si… c’est toi qui l’as fait vampire, tu en es responsable maintenant, elle doit rester avec toi, mais ça ne l’empêche pas de se comporter comme elle le voudra ! »
Et voilà comment, pour avoir accepté d’encadrer une croisière pour adolescents, je me suis retrouvée vampire, avec pour tâche notamment de m’occuper de Claudia, qui au bout de quelques corrections finit par s’assagir un peu, surtout quand, après les avoir convaincus de déménager dans un endroit plus moderne, je lui appris à se servir d’internet et qu’elle y passa la majeure partie de son temps… vive la technologie !

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Morrigan
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mar 14 Mai 2013 - 14:00

Étonnamment, je sais quel est ton texte, Abi Razz
Du coup, je ne me prononcerai pas (maintenant...) sur ce que j'ai aimé ou pas, mais en tout cas, il est bien sympa Smile
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mar 14 Mai 2013 - 20:39

Un duel mère - fille pour ce concours ^^

J'ai beaucoup aimé ton texte Smile

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mer 15 Mai 2013 - 19:44

Bon, ben maintenant vous savez qui sont nos deux concurrentes Rolling Eyes
Le jeu sera de savoir qui a écrit quoi ...

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mer 15 Mai 2013 - 19:47

Je crois que ce n'était plus un secret d'état, tous ceux qui avaient lu le topic sur le sujet le savaient déjà Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mer 15 Mai 2013 - 21:29

Parfois on peut être surpris par les textes

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Jeu 16 Mai 2013 - 11:22

A voté !

Texte 1 pour ma part, même si j'ai beaucoup aimé le 2 aussi. Bravo à nos participantes.

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Jeu 16 Mai 2013 - 11:43

choix difficile.... scratch les deux sont interessants, bravo ^^

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Jeu 16 Mai 2013 - 13:57

A voté !
Pour le texte 1 aussi, je l'ai trouvé mieux écrit, notamment au niveau du rythme. Le second m'a fait plus rire et sourire, mais je n'ai pas trop aimé le style.
Bravo à vous deux en tout cas !

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Ven 17 Mai 2013 - 15:49

A voté !
J'ai trouvé ça marrant que vous ayez (presque) le même thème ! Le premier m'a plus plu, j'ai trouvé le deuxième un poil lourd et la fin était un peu rapide !
Félicitations à toutes les deux !

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"L'époque où les pirates rêvaient est révolue ? Ha ! Les gens auront toujours des rêves ! Surpassez les autres n'est pas chose aisée. laissons-les rire ! Sur la route des sommets, il y a des batailles qu'on ne gagne pas avec les poings." Barbe-Noire

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Ven 17 Mai 2013 - 16:03

A voté.

Belles participations !

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Dim 19 Mai 2013 - 20:52

Seulement 10 votes pour l'instant ?

Allez les gens, viendez voter ! devil2

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mar 21 Mai 2013 - 16:45

Allez, plus que 4 jours pour voter !
On bouge sa souris et on vient cliquer ^^
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mar 21 Mai 2013 - 17:02

Apparemment, j'ai déjà voté... (mais je ne sais plus pour quel texte Embarassed Embarassed )
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mar 21 Mai 2013 - 19:45

Surtout qu'il n'y a que 3 voix d'écart.
C'est pas vraiment large.

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mer 22 Mai 2013 - 20:30

Moi j'ai voté! Pour le deuxième, parce qu'il m'a vraiment fait passer un bon moment, j'ai trouvé l'héroïne très sympathique et tous ces clichés ça m'a franchement fait rire (parce qu'ils sont assumés)
Toutefois c'est vrai que le premier est très bien écrit et assez musical.

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Ven 24 Mai 2013 - 9:58

Allez allez, on n'hésite plus à venir voter!
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Dim 26 Mai 2013 - 10:28

Après décompte des voix, c'est donc Morrigan qui gagne cet AEfficiel.

Bravo à elle !
Et bravo également à Abigaelle pour son texte !

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Dim 26 Mai 2013 - 10:29

Bravo Morri !

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Dim 26 Mai 2013 - 10:42

Bravo aux deux participantes !

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Dim 26 Mai 2013 - 11:00

J'arrive trop tard pour voter ! Bravo aux deux participants et au lauréat de ce concours !

À quand le prochain concours ?
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Morrigan
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Dim 26 Mai 2013 - 11:38

Merci !
Bravo à Abi, ce fut bien serré, tout de même ! Smile

@Askatasun : hmm... le prochain ? Déjà quand j'aurais trouvé un sujet.
Fichtre, dans quoi me suis-je embarquée ? ^^
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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Dim 26 Mai 2013 - 18:57

Bravo Morri, ton texte le méritait, il était plus travaillé que le mien.
Bon courage pour nous concocter le prochain sujet, je me demande quel défi tu vas nous lancer. Smile

Non, je n'ai pas fumé la moquette en l'écrivant, j'ai utilisé quelques souvenirs (oui, à 20 ans, j'ai accompagné des jeunes ados européens en croisière sur la Saône et j'ai eu envie d'en étrangler quelques uns, et je me suis bien retrouvée en pleine nuit au bord de l'eau à écouter la BO de Dracula, mais ça s'arrête là, ils sont tous rentrés vivants chez eux et nous n'avons croisé aucun vampire) et j'ai eu envie de m'amuser avec les clichés autour des vampires au cinéma et en littérature.


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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mar 28 Mai 2013 - 20:06

Morrigan a écrit:
@Askatasun : hmm... le prochain ? Déjà quand j'aurais trouvé un sujet.
Fichtre, dans quoi me suis-je embarquée ? ^^

Essaie de cogiter un truc pour samedi si possible, au pire pour le début de semaine.

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MessageSujet: Re: concours n°40 -votes   Mar 28 Mai 2013 - 20:14

Moi j'ai une idée ! J'ai plus qu'à gagner le prochain Very Happy

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