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 L'homme à la boussole

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Fenrajis
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MessageSujet: L'homme à la boussole   Sam 8 Fév 2014 - 11:32

Je poste ici un nouveau texte pas certains qu'il s'incluent parfaitement dans cette section mais... à vous de juger.
Donc c'est récit de philosophie-ficiton, comme dirait Bernard Werber Very Happy! L'homme à la boussole, vous comprendrez vite pourquoi.
A vous!
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Fenrajis
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MessageSujet: Re: L'homme à la boussole   Sam 8 Fév 2014 - 11:32

Chapitre 1 :

Molly se levait chaque matin et se couchait chaque soir. Elle commençait par soulever lentement les draps rouges de son lit, puis elle restait là allongée sur son lit à regarder le lustre poussiéreux et mal fixé de sa chambre. Au bout d’une quinzaine de minutes, elle se levait faisait couler le café, puis allait prendre une douche. Elle aimait sortir de la salle de bain et respirer l’odeur de café fumant qui flottait dans le salon. Lucie se servait une tasse et la buvait devant sa radio. Puis, venait le moment d’aller se coiffer, elle brossait ses cheveux auburn mi- longs, puis les laissait tel quel. Finalement vers sept heure et quart, elle sortait de son appartement.
La jeune femme descendait les marches une par une et très lentement, un peu comme si chaque marche représentait une épreuve que l’on ne pouvait passer si vite. Arrivée dans le hall de l’immeuble, Lucie poussa la porte vitrée et se retrouva dans la rue. Il avait neigé la nuit dernière et la ville paraissait toute autre sous ce manteau de coton, les pavés blancs apparaissaient à quelques rares endroits sous une fine pellicule de givre. Sur la route le verglas éclaircissait le bitume. Lucie marchait vite, son manteau gris ouvert sur son écharpe mauve flottait dans le vent et ses cheveux virevoltaient dans tous les sens renforçant l’allure forte et l’apparence indestructible qu’elle avait toujours donné. Elle aimait croire que sa mère était d’origine britannique et que ce peu de sans anglais lui valait cette apparence de fer, mais elle n’avait jamais connu sa mère. Son père était mort, il y a longtemps et elle avait appris à faire sans, à faire seule.
Molly aimait penser en marchant, Molly aimait penser tout le temps. En fait, elle ne pouvait pas s’en empêcher ! Et cette semaine fut une des pires, elle attendait depuis un mois déjà les résultats de son concours. L’étudiante était en dernière année de faculté de médecine et si elle réussissait elle devenait officiellement « docteur » bien qu’elle jugeait en avoir déjà toutes les qualités.
Comme à son habitude, Molly s’engagea sur la route au même endroit, un poids-lourd dérapa cinq mètres devant. L’espace d’un instant Molly se dit que si elle se mettait à courir elle pourrait peut-être échapper à une mort certaine. Une seconde plus tard le camion la percuta de plein fouet.

Molly se réveilla avec une sensation de bien-être et de grand confort. Elle était dans un état proche du sommeil mais encore assez consciente pour savoir qu’elle était réveillée. Quand elle commença à émerger vraiment, Elle remarqua qu’elle se trouvait dans un hôpital ou du moins cela lui ressemblait. Elle était dans une pièce blanche sans fenêtre, seule une porte d’un ton plus foncé lui donnait un repère. Quand elle tourna la tête, Elle aperçut un homme, il veillait sur elle. Molly lui demanda dans un mélange de mots incompréhensibles où elle se trouvait. L’homme ne fit que tendre la main vers un écriteau. La jeune femme remarqua que l’homme portait une boussole autour du cou. Elle suivi la main, puis l’index auquel il portait une bague en or qui luisait. Sur la pancarte il y avait écrit : « j’ai voulu voir », et Molly referma les yeux.
Quand elle les ouvrit à nouveau, l’homme était toujours là, À côté d’elle. Après quelques temps passé à l’observer, Elle tenta de se redresser et de s’asseoir. — Qui êtes-vous ? Lui demanda-t-elle
— Cela n’a pas d’importance, lui répondit l’homme.
— J’aimerais voir le médecin.
— Je ne suis pas certain qu’il y en ait ici.
L’arme parlait avec une sérénité telle Que sa voix parvenait presque À rendormir Molly. Il avait l’air sur de lui mais Molly commençait sérieusement avoir peur, n’était-elle pas à l’hôpital ?

— C’est bien un hôpital ici ?
— Si vous le dites.
— Molly en avait assez, Elle se sentait en pleine forme et n’avait qu’une seule envie : quitter ce lit. Elle se leva brusquement et remarqua la chemise de nuit blanche qu’elle portait. Elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit. ce n’était pas un hôpital, la porte donnait sur un grand salon digne d’un château. Au fond de la pièce, une cheminée crépitait, les murs étaient recouverts de tapisserie et le mobilier de style Louis XVI recréer parfaitement l’ambiance royale. Dans un coin, une jeune femme jouer du piano. Molly fut assez secouée, où était-elle ? Elle s’avança vers la jeune femme, une silhouette assez fine et de cheveux blonds qui tombaient sur ses épaules, c’était une de ces femmes que Molly avait toujours admirée, le genre de femme qu’elle aurait aimé être. La jeune pianiste c’est ça de jouer et se leva. bienvenue, dit-elle.
— Où suis-je ? Demanda à nouveau Molly.
— Où pensez-vous être ?
— Au début… je pensais être À l’hôpital, puis j’ai ouvert une porte et me voilà en France au XVIe siècle.
— Et que pensez-vous de tout cela ?
— Ce que je pense ? Je n’en ai aucune idée, peut-être que je rêve.
— Le rêve est un concept abstrait, un jour un homme a dit : « la vie n’est qu’un rêve dont la mort nous réveille », tout est relatif.
— Dans ce cas, vous où pensez-vous être ?
— Moi, je suis chez moi.
Leur discussion s’interrompit par une main qui tirait Molly. C’était l’homme à la boussole, il lui demanda de le suivre. Molly s’exécuta, elle était un peu perdue.
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MessageSujet: Re: L'homme à la boussole   Sam 8 Fév 2014 - 13:27

Pas la peine de faire deux posts, tu peux très bien tout réunir en un.

Sinon, mode animatrice on, je viendrais te lire plus tard, en attendant, les autres, venez commenter.

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MessageSujet: Re: L'homme à la boussole   Lun 10 Fév 2014 - 21:27

Fenrajis a écrit:
Chapitre 1 :

Molly se levait chaque matin et se couchait chaque soir. (Jusque là, logique. Presque tellement logique et évident d'ailleurs qu'on se demande tout de suite en tant que lecteur pourquoi tu prend la peine de le mentionner. Donc ça éveille l'intérêt, mais aussi la suspicion, c'est à double tranchant^^) Elle commençait par soulever lentement les draps rouges de son lit, puis elle restait là allongée sur son lit (répétition)à regarder le lustre poussiéreux et mal fixé de sa chambre. Au bout d’une quinzaine de minutes, elle se levait(,) faisait couler le café, puis allait prendre une douche. Elle aimait sortir de la salle de bain et respirer l’odeur de café fumant qui flottait dans le salon. Lucie (Oo mince alors, elle est passée où Molly? D'où elle sort Lucie?) se servait une tasse et la buvait devant sa radio. Puis, venait le moment d’aller se coiffer, elle brossait ses cheveux auburn mi- longs, puis les laissait tel quel. Finalement vers sept heure et quart, elle sortait de son appartement.
La jeune femme descendait les marches une par une et très lentement, un peu comme si chaque marche représentait une épreuve que l’on ne pouvait passer si vite. Arrivée dans le hall de l’immeuble, Lucie poussa (on passe au passé simple? Pourquoi? On ne décrit plus une habitude? Si tu décides de t'arrêter la dans la description de son quotidien pour relater un moment précis, je te conseille de changer de paragraphe, ce sera plus clair.) la porte vitrée et se retrouva dans la rue. Il avait neigé la nuit dernière et la ville paraissait toute autre sous ce manteau de coton,(. ) les pavés blancs apparaissaient à quelques rares endroits sous une fine pellicule de givre. Sur la route(,) le verglas éclaircissait le bitume. Lucie marchait vite, son manteau gris ouvert sur son écharpe mauve flottait dans le vent et ses cheveux virevoltaient dans tous les sens renforçant l’allure forte et l’apparence indestructible qu’elle avait toujours donné. Elle aimait croire que sa mère était d’origine britannique et que ce peu de sans(sang) anglais lui valait cette apparence de fer, mais elle n’avait jamais connu sa mère. Son père était mort,(virgule en trop ici) il y a longtemps et elle avait appris à faire sans, à faire seule.
Molly aimait penser en marchant, Molly aimait penser tout le temps. En fait, elle ne pouvait pas s’en empêcher ! Et cette semaine fut une des pires, elle attendait depuis un mois déjà les résultats de son concours. L’étudiante était en dernière année de faculté de médecine et si elle réussissait elle devenait officiellement « docteur » bien qu’elle jugeait en avoir déjà toutes les qualités.
Comme à son habitude, Molly s’engagea sur la route au même endroit,(la virgule me parait bien faible ici. J'aurais bien vu un point suivit de quelque chose comme "mais ce jour là") un poids-lourd dérapa cinq mètres devant. L’espace d’un instant Molly se dit que si elle se mettait à courir elle pourrait peut-être échapper à une mort certaine. Une seconde plus tard le camion la percuta(percutait?) de plein fouet.

Molly se réveilla avec une sensation de bien-être et de grand confort. Elle était  dans un état proche du sommeil mais encore assez consciente pour savoir qu’elle était réveillée. Quand elle commença à émerger vraiment, Elle remarqua qu’elle se trouvait dans un hôpital ou du moins cela lui(y) ressemblait. Elle était dans une pièce blanche sans fenêtre, seule une porte d’un ton plus foncé lui donnait un repère. Quand elle tourna la tête, Elle(sans majuscule) aperçut un homme, il veillait sur elle. Molly lui demanda dans un mélange de mots incompréhensibles où elle se trouvait. L’homme ne fit que tendre la main vers un écriteau.  La jeune femme remarqua que l’homme portait une boussole autour du cou. Elle suivi la main, puis l’index  auquel il portait une bague en or qui luisait. Sur la pancarte il y avait écrit : « j’ai voulu voir »,  et Molly referma les yeux.
Quand elle les ouvrit à nouveau, l’homme était toujours là, À (à) côté d’elle. Après quelques temps passé à l’observer, Elle tenta de se redresser et de s’asseoir.        (à la ligne) — Qui êtes-vous ? Lui demanda-t-elle
— Cela n’a pas d’importance,  lui répondit l’homme.
— J’aimerais  voir le médecin.
— Je ne suis pas certain qu’il y en ait ici.
L’arme (hein?)parlait avec une sérénité telle Que (que) sa voix parvenait presque À (à) rendormir Molly.  Il avait l’air sur (sûr) de lui mais Molly commençait sérieusement avoir peur,(. ou : ) n’était-elle pas à l’hôpital ?

— C’est bien un hôpital ici ?
— Si vous le dites.
— Molly en avait assez,(pas de tiret puisque tu retournes à la narration) Elle se sentait en pleine forme et n’avait qu’une seule envie : quitter ce lit. Elle se leva brusquement  et remarqua la chemise de nuit blanche qu’elle portait. Elle se dirigea vers la porte  et l’ouvrit.   ce n’était pas un hôpital, la porte donnait sur un grand salon digne d’un château. Au fond de la pièce, une cheminée crépitait, les murs étaient recouverts de tapisserie et le mobilier de style Louis XVI recréer (recréait) parfaitement l’ambiance royale. Dans un coin, une jeune femme jouer (jouait) du piano. Molly fut assez secouée, où était-elle ? Elle s’avança vers la jeune femme,(. Avec) une silhouette assez fine et de (des) cheveux blonds qui tombaient sur ses épaules, c’était une de ces femmes que Molly avait toujours admirée, le genre de femme qu’elle aurait aimé être. La jeune pianiste  c’est ça (cessa) de jouer  et se leva.  (A la ligne, tiret, majuscule ->)bienvenue, dit-elle.
— Où suis-je ?  Demanda (demanda) à nouveau  Molly.
— Où pensez-vous être ?
— Au début… je  pensais être À (à) l’hôpital, puis j’ai ouvert une porte et me voilà en France au  XVIe siècle.
— Et que pensez-vous de tout cela ?
— Ce que je pense ?  Je n’en ai aucune idée, peut-être que je rêve.
— Le rêve est un concept abstrait,(. Un) un jour(,)   un homme  a dit : «   la vie n’est qu’un rêve dont la mort nous réveille »,(. Tout) tout est relatif.
— Dans ce cas, vous(,)  où pensez-vous être ?
— Moi, je suis chez moi.
Leur discussion s’interrompit  par (s'interrompit quand ou fut interrompue par) une main  qui tirait  Molly. C’était l’homme à la boussole, il lui demanda de le suivre. Molly s’exécuta, elle était un peu perdue.
Eh bien, en dehors des fautes complètement improbables que j'ai relevé, je trouve qu'il y a un net progrès sur ce texte si on le compare avec ce que tu avais posté de la clé de l'ancien monde. Ici, les dialogues sont courts mais bien introduits et incisifs, ta narration est claire et suffisamment descriptive, et tu réussis bien à rendre l'atmosphère onirique. En bref, le tout est fluide et je n'ai qu'une envie : me laisser porter jusqu'au bout pour connaitre le fin mot de l'histoire.

Les autres, n'hésitez pas à venir donner votre ressentis sur ce texte : je n'arrive pas à le pointer du doigt ce soir, mais je suis sûre qu'il y a des éléments qui peuvent être corrigés pour que le texte soit encore meilleur, à vos claviers! De même pour toi Fenrajis, je suis sûre qu'il y a des textes sur ce forum qui pourraient t'intéresser et méritent ton attention.

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MessageSujet: Re: L'homme à la boussole   Mar 11 Fév 2014 - 11:11

Bonjour,
Je suis du même avis que toi. Qui est cette Lucie ? Je pense que "l'arme" est en fait "l'homme"
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Fenrajis
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MessageSujet: Re: L'homme à la boussole   Mar 11 Fév 2014 - 21:24

Merci beaucoup. Oui effectivement, j'ai utilisé la reconnaissance vocale sans forcément me relire donc c'est plein de fautes plutôt étranges ! Very Happy
Je vais bientôt poster le chap 2.
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Fenrajis
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MessageSujet: Re: L'homme à la boussole   Jeu 10 Avr 2014 - 19:40

Voici le 2

Molly ne cessait de penser. Qu'avait-elle fait pour mériter de se retrouver dans cet endroit? Elle avait toujours crût que rien n'arrivait jamais par hasard. Elle considérait les élèments comme une longue chaine de causes et de conséquences.
Elle était assise sur ce lit blanc depuis longtemps déjà, l'homme à la boussole lui avait dit de se reposer encore un peu. Mais son esprit la tourmentait et son coeur, à la fois pris d'une grande terreur et d'un sentiment de légèreté inconnue, la déchirait.
Molly repensait à sa vie, à son quotidien, et elle se rendit compte d'une jour qui la troubla : elle adorait ces jours monotones, épuisants, ces jours passés sur son lit à fixer le lustre, à jeter un coup d'oeil à travers la fenêtre pour voir si rien d'intéressant se passait dans la rue. Au final elle n'avait jamais rien connu de différent.
Comme chacun, elle avait souffert et s'était réjoui, elle avait pleuré et avait ri, passsé des nuits sans dormir ; en sanglotant, passé des heures trop courtes à rire aux éclats. Sa vie était comme celle de n'importe qui, toutes semblables à quelques détails près. Faites de souffrance et de bonheur mêlés. Voilà ce que Molly pensait,voilà ce qu'elle pensait réellement. Voilà ce qui la faisait souffrir : la souffrance inévitable. Qui avait choisi que tout serait ainsi? Quel fou divin avait conçu cette vie imparfaite? Molly n'avait jamais compris : tandis que certains priaient un dieu qu'ils adoraient et remercaient pour leurs vies misérables, d'autres refusaient même d'y penser par peur de se tromper...
Mais d'une autre part Molly ne concevait pas le bonheur sans souffrance, c'était pour elle deux choses inéluctablement liées.
Elle n'était pas du genre à tirer des conclusions hatives. Non, elle avait souffert et avait vécu des heures abominables, seule et déséspérée. Oui elle l'avait vu cette alliance profonde, brûler tant d'âmes sur Terre. Tant de gens malheureux, bien loin des affiches aux images horrifiantes des campagnes humanitaires. Il n'était pas utilie d'aller jusqu'en Afrique pour voir cela. Ceux qui souffraient marchaient dans la rue avec leurs plus beau vêtement, achetaient leur pain le matin, étudiaient la médecine.
Molly n’avait trouvé qu’une solution, une seule échappatoire à ce monde de folie : le travail. Travailler sans relâche, travailler pour faire taire son esprit, travailler pour oublier la douleurs, travailler toujours plus. Mais chaque soir arrivait le moment qu’elle redoutait, celui de se coucher. Allongée sous les draps, elle savait que le sommeil ne viendrait pas, alors elle commencerait à réfléchir, et puis, finalement, admetrait la triste vérité : sa vie n’était rien.
Elle avait toujours rêvé d’une existence palpitante, d’avoir mal au coeur tant elle serait heureuse, de choisir un chemin fleuri. Vivre pleinement, en somme. Au lieu de cela, elle marchait chaque matin dans le brouillard glacé et rentrait chaque soir dans ce même brouillard. C’était sa vie.

Elle remarqua qu’elle était désormais allongée et que son regard peinait à se fixer sur le plafond blanc. Molly sentait la fatigue l’envahir et ses pensés se mêlèrent, ne laissant bientôt qu’une tempête d’idées perissantes. Elle ferma les yeux.
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MessageSujet: Fail Commentaire   Jeu 10 Avr 2014 - 20:37

Salut.

Chap 2:
 

Bon, sur le fond, je m'excuse de ne pas être très intéressé. Ce passage peut se résumer entièrement à "la vie est chiante, les gens sont malheureux et d'ailleurs c'est tous les mêmes". Peut-être que tu es déprimé, m'enfin, essaie d'en tirer plus que de l'apitoiement sans suite. Mais peut-être que la suite de l'histoire apporte plus d'intérêt ? Peut-être que des choses m'ont échappé ? Je serais ravi d'en discuter si tu n'es pas d'accord. Pour le coup de l'hôpital un peu de rêve, ça me rappelle vaguement un truc de SF que j'avais lu, peut-être le Temps incertain de Jeury qui là était franchement onirique et où la réalité se mélangeait tout le temps au rêve (y avait pas tellement de réalité objective même).
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barla
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MessageSujet: Re: L'homme à la boussole   Mer 16 Avr 2014 - 21:20

Bonjour,

j'ai choisi ton texte au hasard parce qu'il n'a pas encore beaucoup de commentaires. Et puis, j'aime bien le titre. Je préviens que je n'ai pas lu les commentaires précédents. Je fais mes remarques au fur et à mesure de ma lecture. Il est donc possible que je pose une question qui trouve sa réponse deux lignes plus bas. je note vraiment les choses telles qu'elles me viennent en tête en lisant, comme ce serait le cas pour un livre acheté dans le commerce:


Citation :
Chapitre 1 :

Molly se levait chaque matin et se couchait chaque soir. Elle commençait par soulever lentement les draps rouges de son lit, puis elle restait là allongée sur son lit je mettrais "allongée sur le lit" entre virgules à regarder le lustre poussiéreux et mal fixé de sa chambre. Au bout d’une quinzaine de minutes, elle se levait virgule faisait couler le café, puis allait prendre une douche. Elle aimait sortir de la salle de bain et respirer l’odeur de café fumant qui flottait dans le salon. Lucie se servait une tasse et la buvait devant sa radio. Puis, venait le moment d’aller se coiffer, elle brossait ses cheveux auburn mi- longs, puis deux "puis" dans la même phrase, à éviter les laissait tel quel. Finalement vers sept heure heures et quart, elle sortait de son appartement.
La jeune femme descendait les marches une par une et très lentement, un peu comme si chaque marche représentait une épreuve que l’on ne pouvait passer si vite. ce qui précède est à l'imparfait et tu écris clairement que c'est "chaque matin" et là, sans transition, passé simple. Il faudrait signifier une rupture, genre "ce jour-là" Arrivée dans le hall de l’immeuble, Lucie poussa la porte vitrée et se retrouva dans la rue. Il avait neigé la nuit dernière "la nuit passée" (car il ne me semble pas que l'on puisse utiliser ainsi dernière dans le récit à la troisième personne quand on n'est pas en point de vue interne) et la ville paraissait toute j'ai un doute, mais dans ce cas, n'est-ce pas "tout autre", car il s'agit de l'adverbe? autre sous ce manteau de coton, les pavés blancs apparaissaient à quelques rares endroits sous une fine pellicule de givre. Sur la route virgule le verglas éclaircissait le bitume. Lucie marchait vite, son manteau gris ouvert sur son écharpe mauve flottait dans le vent et ses cheveux virevoltaient dans tous les sens renforçant l’allure forte et l’apparence indestructible c'est amusant, vu le début un peu traînant, sa façon de rester au lit, je ne l'imagine pas du tout forte et indestructible qu’elle avait toujours donné. Elle aimait croire que sa mère était d’origine britannique elle n'en est pas sûre? et que ce peu de sans "sang" (parce que sinon, pour le coup, ça fait vraiment très peu ^^) anglais lui valait cette apparence de fer je ne trouve pas que les Anglais aient spécialement l'air fort  scratch Flegmatique, éventuellement, pour le cliché , mais elle n’avait jamais connu sa mère cela l'empêche-t-il de connaître son origine?. Son père était mort, il y a longtemps plutôt "longtemps auparavant" pour rester dans le style écrit et elle avait appris à faire sans, à faire seule.
Molly aimait penser en marchant, Molly aimait penser tout le temps. En fait, elle ne pouvait pas s’en empêcher ! Et cette semaine fut une des pires pourquoi? C'est négatif de penser? Elle pourrait très bien penser à des choses agréables, elle attendait depuis un mois déjà les résultats de son concours. L’étudiante était en dernière année de faculté de médecine et si elle réussissait elle devenait deviendrait officiellement « docteur » " docteur en médecine" puisqu'il existe des doctorats dans bien d'autres disciplines. Mais à moins que ce ne soit pas en France, il ne s'agit pas d'un concours (le concours est en fin de première année, et sinon, il y a un concours pour le choix de la spécialité), la fin des études de médecine est la soutenance d'une thèse qui ne fait que valider les années d'études et les très longs stages qui font que le médecin est déjà réellement médecin et aguerri qu’elle jugeait jugeât (préférer le subjonctif après "bien que") en avoir déjà toutes les qualités.
Comme à son habitude, Molly s’engagea sur la route au même endroit au même endroit que quoi? Il faudrait formuler différemment: Molly s'engagea sur la route au même endroit que d'habitude" par exemple, un poids-lourd dérapa cinq mètres devant devant elle. L’espace d’un instant Molly se dit que si elle se mettait à courir virgule elle pourrait peut-être échapper à une mort certaine. Une seconde plus tard le camion la percuta de plein fouet je pensais qu'elle était en ville (l'immeuble,...) et dans ce cas, le poids-lourd ne me semble pas très probable. une camionnette de livraison, peut-être?.

Molly se réveilla avec une sensation de bien-être et de grand confort. Elle était dans un état proche du sommeil virgule mais encore assez consciente pour savoir qu’elle était réveillée. Quand elle commença à émerger vraiment, Elle sans majuscule remarqua qu’elle se trouvait dans un hôpital ou du moins cela lui ce qui lui ressemblait ressemblait. Elle était dans une pièce blanche sans fenêtre, seule une porte d’un ton plus foncé lui donnait un repère. Quand elle tourna la tête, Elle re-majuscule en trop aperçut un homme, soit point, soit remplacer "il" par "qui" il veillait sur elle. Molly lui demanda dans un mélange de mots incompréhensibles comment ça? On a son point de vue a priori, donc ils sont incompréhensible pour qui, ces mots? Elle, elle doit savoir ce qu'elle dit. Ou alors, elle n'arrive pas à articuler, à trouver les mots ou autre chose. Il faut le préciser  où elle se trouvait. L’homme ne fit que tendre la main vers un écriteau. La jeune femme remarqua que l’homme qu'il (on sait que c'est l'homme), ou alors remplacer par "l'inconnu" par exemple portait une boussole autour du cou. Elle suivi suivit la main, puis l’index auquel il portait une bague en or qui luisait. Sur la pancarte virgule il y avait écrit : « j’ai voulu voir », et Molly referma les yeux. pourquoi? Ce "et" semble indiquer une relation de cause à effet, or je ne comprends pas pourquoi elle ferme les yeux. Ressent-elle quelque chose de particulier? Pourquoi être passé en externe?
Quand elle les ouvrit à nouveau, l’homme était toujours là, À à côté d’elle. Après quelques temps je crois que dans cette utilisation, "quelque temps" se met au singulier (à vérifier) passé à l’observer, Elle elle tenta de se redresser et de s’asseoir. passage à la ligne — Qui êtes-vous ? Lui pas de majuscule dans les incises demanda-t-elle
— Cela n’a pas d’importance, lui répondit l’homme.
— J’aimerais voir le médecin.
— Je ne suis pas certain qu’il y en ait ici.
L’arme  scratch il semble qu'il y ait eu un lapsus parlait avec une sérénité telle Que que sa voix parvenait presque À à rendormir Molly. Il avait l’air sur sûr de lui mais Molly trouve des autres façons de la nommer, ça fait beaucoup de répétitions du prénom commençait sérieusement avoir peur, n’était-elle pas à l’hôpital ?

— C’est bien un hôpital ici ?
— Si vous le dites.
tiret en trop Molly en avait assez, Elle elle se sentait en pleine forme et ça, elle ne trouve pas bizarre après s'être pris un camion? et n’avait qu’une seule envie : quitter ce lit. Elle se leva brusquement et remarqua la chemise de nuit blanche qu’elle portait. Elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit. ce Ce n’était pas un hôpital, soit point, soit deux points la porte donnait sur un grand salon digne d’un château. Au fond de la pièce, une cheminée crépitait, les murs étaient recouverts de tapisserie et le mobilier de style Louis XVI recréer recréait parfaitement l’ambiance royale. Dans un coin, une jeune femme jouer jouait du piano. Molly fut assez secouée, où était-elle ce piano était-il audible avant qu'elle ouvre? Sinon, cela pourrait l'interpeller aussi ? Elle s’avança vers la jeune femme, une silhouette assez fine et de cheveux blonds qui tombaient sur ses épaules, ponctuation à revoir dans cette phrase c’était une de ces femmes que Molly avait toujours admirée, le genre de femme qu’elle aurait aimé être. La jeune pianiste c’est ça cessa de jouer et se leva. à la ligne, tiret, majuscule bienvenue, dit-elle.
— Où suis-je ? Demanda incise: pas de majuscule à nouveau Molly.
— Où pensez-vous être ?
— Au début… je pensais être À à l’hôpital, puis j’ai ouvert une porte et me voilà en France au XVIe siècle Style Louis XVI, ce n'est pas le XVIè siècle, mais la fin du XVIIIè. Et puis, ce n'est jamais qu'un décor de salon.
— Et que pensez-vous de tout cela ?
— Ce que je pense ? Je n’en ai aucune idée, peut-être que je rêve "coma" ne lui vient pas à l'esprit?.
— Le rêve est un concept abstrait, point un jour un homme a dit : « la vie n’est qu’un rêve dont la mort nous réveille », tout est relatif.
— Dans ce cas, vous virgule où pensez-vous être ?
— Moi, je suis chez moi.
Leur discussion s’interrompit par une main qui tirait Molly. C’était l’homme à la boussole, point il lui demanda de le suivre. Molly s’exécuta, idem. Quand tu changes d'idée, normalement c'est un point. On ne juxtapose pas à l'infini les propositions indépendantes. Cependant, tu peux les relier pour en faire des phrases complexes, mais ça demande plus qu'une simple virgule. Exemple: "C'était l'homme à la boussole, qui lui demanda de le suivre." ou "Molly s'exécuta, un peu perdue." elle était un peu perdue.

Citation :
Voici le 2

Molly ne cessait de penser. Qu'avait-elle fait pour mériter de se retrouver dans cet endroit? Elle avait toujours crût que rien n'arrivait jamais par hasard. Elle considérait les élèments éléments comme une longue chaine chaîne de causes et de conséquences ben oui: camion dans le nez = coma ou mort, c'est assez direct comme cause-conséquence  devil .
Elle était assise sur ce lit blanc depuis longtemps déjà, l'homme à la boussole lui avait dit de se reposer encore un peu. Mais son esprit la tourmentait et son coeur, à la fois pris d'une grande terreur et d'un sentiment de légèreté inconnue, la déchirait.
Molly repensait à sa vie, à son quotidien, et elle se rendit compte d'une jour ? une chose peut-être? ou un détail? qui la troubla : elle adorait ces jours monotones, épuisants, ces jours passés sur son lit à fixer le lustre, à jeter un coup d’œil à travers la fenêtre pour voir si rien d'intéressant se passait dans la rue c'est ça un jour épuisant ^^. Elle a bien de la chance (et pour une jeune femme qui termine ses études de médecine, c'est plus qu'improbable). Au final elle n'avait jamais rien connu de différent.
Comme chacun, elle avait souffert et s'était réjoui, elle avait pleuré et avait ri, passsé des nuits sans dormir ;pas de ponctuation ici en sanglotant, passé des heures trop courtes à rire aux éclats. Sa vie était comme celle de n'importe qui, toutes semblables à quelques détails près. Faites sans s de souffrance et de bonheur mêlés. Voilà ce que Molly pensait,espacevoilà ce qu'elle pensait réellement pourquoi insister ainsi?. Voilà ce qui la faisait souffrir : la souffrance inévitable  scratch . Qui avait choisi que tout serait ainsi? Quel fou divin avait conçu cette vie imparfaite? Molly n'avait jamais compris : tandis que certains priaient un dieu qu'ils adoraient et remercaient remerciaient pour leurs vies misérables, d'autres refusaient même d'y penser par peur de se tromper...quel lien avec la souffrance?
Mais d'une autre part Molly ne concevait pas le bonheur sans souffrance, c'était pour elle deux choses inéluctablement liées.
Elle n'était pas du genre à tirer des conclusions hatives hâtives. Non, elle avait souffert et avait vécu des heures abominables, seule et déséspérée je crois qu'on a compris  Wink . Ceci dit, ça vient un peu en opposition avec l'idée précédente de vie banale comme tout le monde. Oui virgule elle l'avait vu vue cette alliance profonde, pas de virgule (ou alors plutôt, ajouter une virgule avant "cette") brûler tant d'âmes sur Terre. Tant de gens malheureux, bien loin des affiches aux images horrifiantes des campagnes humanitaires. Il n'était pas utilie utile d'aller jusqu'en Afrique pour voir cela. Ceux qui souffraient marchaient dans la rue avec leurs plus beau vêtement soit tout au singulier, soit tout au pluriel, achetaient leur pain le matin, étudiaient la médecine ce n'est pas du tout le même genre de souffrance (les dépressions et suicides sont beaucoup moins fréquents dans les pays du tiers-monde que dans les pays riches. Molly est dépressive?.
Molly n’avait trouvé qu’une solution, une seule échappatoire à ce monde de folie : le travail ben non... pas dépressive alors, car en général les dépressifs, dans les moments plus durs, n'arrivent pas à travailler. Travailler sans relâche, travailler pour faire taire son esprit, travailler pour oublier la douleurs sans s, travailler toujours plus. Mais chaque soir arrivait le moment qu’elle redoutait, celui de se coucher. Allongée sous les draps, elle savait que le sommeil ne viendrait pas, alors elle commencerait à réfléchir, et puis, finalement, admetrait admettait la triste vérité : sa vie n’était rien.
Elle avait toujours rêvé d’une existence palpitante, d’avoir mal au coeur tant elle serait heureuse, de choisir un chemin fleuri. Vivre pleinement, en somme. Au lieu de cela, elle marchait chaque matin dans le brouillard glacé et rentrait chaque soir dans ce même brouillard. C’était sa vie.

Elle remarqua qu’elle était désormais allongée et que son regard peinait à se fixer sur le plafond blanc. Molly sentait la fatigue l’envahir et ses pensés se mêlèrent, ne laissant bientôt qu’une tempête d’idées perissantes persistantes, je suppose. Elle ferma les yeux.

J'ai bien aimé le début, le rythme lent s'accordait aux mots; puis le passage dans cette sorte d'autre monde (d'entre-mondes?) quoique sur ce passage, je regrette que le point de vue ne soit pas plus stable, plus interne par exemple, pour insister sur les ressentis.
Quant à la partie deux, je suis mitigée. Elle vient trop tôt je pense, alors qu'on n'est pas encore immergé dans le récit. Du coup, on se demande ce que ça vient faire là, c'est long. Et au lieu de se trouver en résonance avec l'héroïne, on a plutôt envie de survoler ses atermoiements pour savoir ce qui va se passer. Attention, je ne dis pas que l'idée est mauvaise, du tout (c'est rare, un personnage dépressif. Si elle l'est vraiment) mais peut-être faudrait-il l'amener autrement. Pourquoi pas en l'intégrant plus dans le reste du récit, car là, à mon goût, je trouve que ça s’appesantit trop dessus.

Sinon, niveau style, rien à signaler. Attention quand même à la ponctuation.
Je reviendrai voir la suite si tu la postes  Smile
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