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 Ça déménage! [Nouvelle]

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Cerise
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MessageSujet: Ça déménage! [Nouvelle]   Dim 6 Juil 2014 - 10:22

Voici ici une petite nouvelle que je posterai en deux parties. Je suis consciente qu'elle présente des défaut, notamment dans le développement de la fin, mais j'ai du mal à bien mettre le doigt dessus pour les corriger, donc je fais appel à vous ::rolling:: 
Et puis, ça faisait longtemps que je n'avais pas posté.
Pour le titre, il n'est pas forcément arrêté, j'attendrais également vos suggestions après avoir posté la fin ^^


Citation :
7 h, la sonnerie stridente du réveil retentit.
Combien de journées ont commencé de cette même façon ? Je me posais la question tout en bondissant hors de mon lit. Aujourd'hui représenterait peut-être un tournant ! En tout cas, il allait y avoir du changement.
Sans prendre la peine de passer par la case salle de bain, j'attrapai le boxer propre et les quelques vêtements que j'avais laissés près du lit la veille et m'habillai à la hâte. Il restait l'aspirateur et la serpillière à passer, un chiffon humide là où la poussière s'était déposée pendant les trois ans où j'avais vécu ici, et tout serait prêt pour l'arrivée du propriétaire et l'établissement de l'état des lieux. Dans moins de deux heures, je quitterai ce fichu taudis, enfin.
Après avoir ouvert le volet roulant et nettoyé minutieusement toutes les pièces, je me redressai avec un craquement sinistre du bassin qui ne fut pas sans douleur, et jetai un dernier coup d’œil.
Vingt mètres carrés, il n'y avait ni de quoi s'attarder, ni de quoi devenir nostalgique. Sur le canapé-lit auquel je devais mes souffrances lombaires depuis des années trônaient mes seuls et uniques possessions : le tout tenait dans deux grands sacs de voyage, essentiellement des vêtements et des livres. Sans oublier la sacoche de l'ordinateur portable, bien sûr. Outil indispensable s'il en est, pour tout étudiant du vingt-et-unième siècle. Cela semblait peu, après presque trois ans passés à entasser des broutilles, mais c'était l'avantage que représentaient les meublés. Ou encore le fait d'être un garçon peu sensible à la mode et autre futilité.
J'eus juste le temps de me préparer une dernière tasse de café avant que M. Juloux, le propriétaire, ne sonne à l'interphone. Après avoir trempé mes lèvres dans le breuvage brûlant, j'actionnai la gâchette magnétique pour lui ouvrir et attendis qu'il monte les trois étages de notre petit immeuble.
Tandis qu'il passait en revue les différentes pièces, je me mis à songer moi-même au prochain logement que j'occuperai. Avec mes maigres revenus d'étudiant boursier, il s'avérait souvent difficile de trouver un appartement décent en pleine ville. À moins d'opter pour la colocation, ce que je m'étais finalement décidé à faire, après plus de trois ans passés à galérer.
Aujourd'hui, quand je pensais à mon prochain logement, ce qui me ravissait le plus, ce n'était pas seulement la cuisine séparée et équipée du grand confort, la baignoire dans la salle de bain, la chambre à part ou encore l'immense pièce commune et son impressionnante bibliothèque. Non, ce qui m'enchantait, ce qui me donnait des ailes et des papillons dans le ventre comme à une collégienne, c'était de penser à mon futur colocataire.
Dès l'instant où je l'avais vu m'adresser un grand signe du bras en bas de l'immeuble à accès sécurisé, j'avais senti qu'il y aurait quelque chose de spécial entre nous. En dehors de sa silhouette fine, de ses cheveux noirs portés mi-long et de ses longues mains qui lui donnaient une allure androgyne, nous portions les mêmes lunettes de soleil. Larges, couvrant la majeure partie de notre visage, des lunettes dignes d'une randonnée en ski, alors que le soleil déclinait et qu'il faisait presque nuit. Lorsqu'il les retira, je m'attendais à ce qu'il ait des yeux très clairs comme les miens, mais ils étaient d'une couleur chaude, semblable à de l'ambre liquide. À cet instant je m'étais dit, si l'appartement est à l'image de celui qui me le fait visiter, il ne pourra que me plaire.
Le tapotement frénétique du stylo sur la table de bar me sortit de mes rêveries. M. Juloux me regardait par dessus ses lunettes sans montures, avec cet air de fouine que je lui avais vu chaque fois que j'avais dû avoir à faire à lui.
« Une signature, monsieur Deschamps ? » s'enquit-il en me tendant le stylo.
Je jetai un bref coup d’œil à ma montre avant de m'emparer avidement du bic pour en finir. Mon rendez-vous était dans moins d'une demi-heure à présent, et je ne le raterais pour rien au monde.
Alors que M. Juloux remontait ses lunettes sur son nez et rassemblait ses papiers, je prenais déjà de mes sacs et m'apprêtais à me charger comme un baudet.
« Bien, Julien, je suppose qu'on ne se reverra plus. Je vous enverrai le chèque de caution par recommandé, je n'ai pas pris ce qu'il fallait avec moi. »
En d'autres circonstances, je me serais offusqué de cette adresse familière par mon prénom, sans parler du fait qu'il n'avait même pas pris la peine d'emporter son carnet de chèques, persuadé qu'il était qu'un étudiant en lettres tel que moi aurait probablement ruiné son appartement, mais ce matin, je n'en avais cure.
« C'est ça, monsieur Juloux, dis-je en lui tendant ses clés. Au revoir ! »
Et je passais le pas de la porte. Libre. En route vers une nouvelle vie, pour faire de nouvelles rencontres, vivre en communauté ! Enfin, au moins à deux... Et seulement en qualité de colocataire, bien sûr, du moins au début. Je me repassais en mémoire les œillades chaleureuses auxquelles j'avais eu droit lors de la visite du loft. J'avais bon espoir qu'on ne reste pas simples colocataires trop longtemps.
Le sourire aux lèvres, je me dirigeai d'un pas vif vers ma station de métro, pour buter comme un âne sur la bouche condamnée. Fermée ? Comment était-ce possible ? Pourquoi aujourd'hui ?!
Pas le temps d'hésiter, je me repassai en mémoire le plan de la ville et pris la tangente. Cette fois, je courrais. Hors de question d'être en retard ! Je n'avais pas envie de donner une mauvaise image de moi à mon nouveau colocataire, dès le second rendez-vous. Je songeais un instant avec angoisse que partager le même appartement de quelqu'un que l'on convoite avant même le premier rencart à proprement parler risquait fort de rendre ce genre de situation embarrassante foutrement commune, mais il faudrait faire avec.
Mes sacs me tapaient dans le dos et contre mes côtes, mais je ne lâchais pas l'affaire, et parcourus tout le chemin à la même allure effrénée. Arrivé en bas de l'immeuble, je jetais un regard à ma montre : cinq minutes de retard. Ça aurait pu être pire, je suppose. J'attrapai dans la sacoche le contrat de location où j'avais noté le code d'accès au bâtiment, ainsi que l'étage et le numéro exact du logement. J'avais été tellement absorbé par la démarche élégante de mon hôte lors de la visite que certains détails annexes s'étaient mal imprimés dans ma mémoire.
Porte D, septième étage, numéro 7. J'essayai de chasser ma déception de n'avoir pas été accueilli dans la rue comme la première fois, et pris l'ascenseur. En sortant, je cherchai un instant l'interrupteur de la minuterie des communs et l'actionnai, mais rien ne se passa. Il devait y avoir une panne quelque part.
Une main contre le mur, je longeai le couloir lentement, faisant bien attention que mes sacs ne viennent pas cogner les rangées de portes pour ne pas déranger les autres locataires. Je n'avais pas envie de me faire repérer dès le premier jour.
M'aidant de la faible lumière de mon téléphone portable, je m'arrêtai au numéro 7 et actionnai la sonnette. Comme je n'entendis rien, je toquai également à la porte. Toujours pas un bruit. Décidément, j'étais loin de l'accueil à bras ouverts. Je tournais la pauvre lueur de l'écran vers la porte pour revérifier le numéro. C'est seulement à ce moment que je remarquai le papier scotché juste en dessous de l’œil.
« À l'attention de M. Julien Deschamps :
Absent pour la journée, revenez vers 21 h. »
Formidable. Il ne me restait plus qu'à errer dans le quartier avec mes sacs toute la journée. 10 h 15, je n'avais jamais que dix heures et quelques à meubler. Et bien entendu, mes seules connaissances avaient quitté la ville depuis plusieurs jours. Quelle idée, de m'avoir donné un rendez-vous aussi tôt, s'il ne pouvait être là avant la nuit ?


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Cerise
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MessageSujet: Commentaire de Ça déménage! [Nouvelle]   Dim 6 Juil 2014 - 10:22

Pour les commentaires de Ça déménage! je vous écoutes!

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Dim 6 Juil 2014 - 18:49

Salut Cerise :-), c'est parti pour un petit commentaire à chaud! (J'espère que tu ne me trouveras pas trop dur, mais je suis devenu partisan de dire les choses telles que je les penses même si j'essaie d'enrober la pilule d'un peu de miel ^^. Autrement, mon commentaire ne serait d'aucune utilité...) Et je tiens aussi à préciser qu'il s'agit là de mon premier avis de lecture sur le vif, et que les commentaires que je fais n'engagent que moi.

Citation :
7 h, la sonnerie stridente du réveil retentit.
Combien de journées ont commencé de cette même façon ? Je me posais la question tout en bondissant hors de mon lit. Aujourd'hui représenterait peut-être un tournant ! En tout cas, il allait y avoir du changement. J'ai légèrement buté sur cet enchainement de phrases ; elles font presque toutes la même taille et se finissent invariablement par un point, hormis une virgule il n'y a pas d'autre ponctuation et je trouve que ça rend le tout un peu monotone et chaque phrase parait dissociée des autres. Je ne sais pas si je suis très clair, c'est compliqué d'expliquer un ressenti, mais je pense que ton début de texte gagnerait en vigueur par une refonte de la ponctuation et de l'enchainement de tes phrases

Sans prendre la peine de passer par la case salle de bain, j'attrapai le boxer propre et les quelques vêtements que j'avais laissés près du lit la veille et m'habillai à la hâte. Il restait l'aspirateur et la serpillière à passer, un chiffon humide là où la poussière s'était déposée pendant les trois ans où j'avais vécu ici (Le début de la phrase est nickel, mais je dirais qu'il manque un petit mot ici, il m'a fallu relire pour comprendre qu'il restait à passer le chiffon humide. Peut-être qu'en rajoutant "un coup de chiffon" ou quelque chose du genre?, et tout serait prêt pour l'arrivée du propriétaire et l'établissement de l'état des lieux. Dans moins de deux heures, je quitterai ce fichu taudis, enfin.
Après avoir ouvert le volet roulant et nettoyé minutieusement toutes les pièces, je me redressai avec un craquement sinistre du bassin qui ne fut pas sans douleur (phrase trop longue, un simple "je me redressais avec un sinistre et douloureux craquement du bassin" quoique cette phrase ne me plait pas non plus en fait ^^), et jetai un dernier coup d’œil.
Vingt mètres carrés, il n'y avait ni de quoi s'attarder, ni de quoi devenir nostalgique. Sur le canapé-lit auquel je devais mes souffrances lombaires depuis des années trônaient mes seuls et uniques possessions : le tout tenait dans deux grands sacs de voyage, essentiellement des vêtements et des livres. (cette phrase est bien, tant au niveau de la ponctuation que de l'enchainement des idées) Sans oublier la sacoche de l'ordinateur portable, bien sûr. Outil indispensable s'il en est, pour tout étudiant du vingt-et-unième siècle. Cela semblait peu, après presque trois ans passés à entasser des broutilles, mais c'était l'avantage que représentaient les meublés. Ou encore le fait d'être un garçon peu sensible à la mode et autre futilité. (Alors, je trouve que ça fait redondant par ici, tu nous présentes beaucoup le personnage, un peu trop je dirais. Ici c'est clairement une question de goût, mais je n'ai jamais été fan de la présentation des traits de caractères du personnage par l'auteur. Décrire son style vestimentaire, par exemple, permettrait de comprendre qu'il n'aime pas particulièrement la mode et rendrait l'information moins lourde. En fait, j'ai l'impression que tu cherches trop à nous donner tout de suite toutes les infos qu'il nous faut sur le héro, et que tu les insères limite de force, ce qui nui à la fluidité du texte qui pourtant est bien écrit
J'eus juste le temps de me préparer une dernière tasse de café avant que M. Juloux, le propriétaire, ne sonne à l'interphone. Après avoir trempé mes lèvres dans le breuvage (j'ai tiqué ici, je sais que c'est pour éviter une répétition mais l'usage de ce mot ne me semble pas approprier, ça fait un peu anachronique, plus personne ne dit ça à notre époque. Après, si le personnage à un niveau de langage plutôt soutenu ou est étudiant en histoire, je peux comprendre et dans ce cas ça passe. Mais comme c'était le premier mot soutenu, le fait que ce soit celui ci m'a gêné brûlant, j'actionnai la gâchette magnétique pour lui ouvrir et attendis qu'il monte les trois étages de notre petit immeuble.
Tandis qu'il passait en revue les différentes pièces, je me mis à songer moi-même (S'il se met à songer, c'est forcément lui-même ^^ pas utile ici) au prochain logement que j'occuperai. Avec mes maigres revenus d'étudiant boursier, il s'avérait souvent difficile de trouver un appartement décent en pleine (pas forcément utile ici, pleine n'évoque rien de plus que ville tout court, à moins que tu dises centre ville et là ça change tout ville. un point virgule ou même une virgule ça l'aurait fait je pense, ptet plutôt le point virgule, je trouve que la phrase qui suit est trop dans la continuité pour souffrir une pause aussi marquée qu'un point! À moins d'opter pour la colocation, ce que je m'étais finalement décidé à faire, après plus de trois ans passés à galérer (l'emploi de ce genre de mot rend celui de breuvage encore plus étrange ^^.
Aujourd'hui, quand je pensais à mon prochain logement, ce qui me ravissait le plus, ce n'était pas seulement la cuisine séparée et équipée du grand confort (C'est quoi une cuisine équipé du grand confort? pareil ça ne m'évoque rien, pas sur que grand confort soit utile à la phrase), la baignoire dans la salle de bain, la chambre à part ou encore l'immense pièce commune et son impressionnante bibliothèque. (Voilà qui m'intrigue, il passe d'un ptit truc à une grosse location avec plein de pièce et plein de confort alors qu'il a pas de thune. Celà dit c'est pas forcément dérangeant, juste intriguant, c'est surement expliqué plus tard dans le texte! Si tu voulais que le lecteur se pose la question, ben comme tu peux le voir, ça marche ^^ Non, ce qui m'enchantait, ce qui me donnait des ailes et des papillons dans le ventre (Je vois parfaitement ce que tu as voulus dire, mais telle quelle, la phrase signifie que ton héro (j'me suis demandé un instant si c'était pas une fille en fait...) avait des papillons ET des ailes dans le ventre, revoir la ponctuation donc. comme à une collégienne, c'était de penser à mon futur colocataire.
Dès l'instant où je l'avais vu m'adresser un grand signe du bras en bas de l'immeuble à accès sécurisé, j'avais senti qu'il y aurait quelque chose de spécial entre nous. En dehors de sa silhouette fine, de ses cheveux noirs portés mi-long et de ses longues mains qui lui donnaient une allure androgyne, nous portions les mêmes lunettes de soleil. Larges, couvrant la majeure partie de notre visage, des lunettes dignes d'une randonnée en ski, alors que le soleil déclinait et qu'il faisait presque nuit. Lorsqu'il les retira, je m'attendais à ce qu'il ait des yeux très clairs comme les miens, mais ils étaient d'une couleur chaude, semblable à de l'ambre liquide. À cet instant je m'étais dit, si l'appartement est à l'image de celui qui me le fait visiter, il ne pourra que me plaire.
Le tapotement frénétique du stylo sur la table de bar me sortit de mes rêveries. M. Juloux me regardait par dessus ses lunettes sans montures, avec cet air de fouine que je lui avais vu chaque fois que j'avais dû avoir à faire à lui. formulation un peu alambiquée " chaque fois que j'avais eu affaire à lui" me semble plus simple
« Une signature, monsieur Deschamps ? » s'enquit-il en me tendant le stylo.
Je jetai un bref coup d’œil à ma montre avant de m'emparer avidement (hum, un peu fort comme adjectif non?) du bic pour en finir. Mon rendez-vous était dans moins d'une demi-heure à présent, et je ne le raterais pour rien au monde.
Alors que M. Juloux remontait ses lunettes sur son nez et rassemblait ses papiers, je prenais déjà de mes sacs (formulation étrange) et m'apprêtais à me charger comme un baudet.
« Bien, Julien, je suppose qu'on ne se reverra plus. Je vous enverrai le chèque de caution par recommandé, je n'ai pas pris ce qu'il fallait avec moi. »
En d'autres circonstances, je me serais offusqué de cette adresse familière par mon prénom (formulation à revoir), sans parler du fait qu'il n'avait même pas pris la peine d'emporter son carnet de chèques, persuadé qu'il était qu'un étudiant en lettres tel que moi aurait probablement ruiné son appartement, mais ce matin, je n'en avais cure.
« C'est ça, monsieur Juloux, dis-je en lui tendant ses clés. Au revoir ! »
Et je passais le pas de la porte. Libre. En route vers une nouvelle vie, pour faire de nouvelles rencontres, vivre en communauté ! Dommage, ça commençait bien comme phrase, mais je trouve que le "vivre en communauté" casse tout ^^, il est tout simplement de trop Enfin, au moins à deux... Et seulement en qualité de colocataire, bien sûr, du moins au début. Je me repassais en mémoire les œillades chaleureuses auxquelles j'avais eu droit lors de la visite du loft. J'avais bon espoir qu'on ne reste pas simples colocataires trop longtemps. (Bien ça, on comprend maintenant ce dont on se doutait, le héro est homosexuel
Le sourire aux lèvres, je me dirigeai d'un pas vif vers ma station de métro, pour buter comme un âne sur la bouche condamnée. Fermée ? Comment était-ce possible ? Pourquoi aujourd'hui ?! (Bien!)
Pas le temps d'hésiter, je me repassai en mémoire le plan de la ville et pris la tangente. Cette fois, je courrais. Hors de question d'être en retard ! Je n'avais pas envie de donner une mauvaise image de moi à mon nouveau colocataire, Virgule pas forcément utile dès le second rendez-vous. Je songeais un instant avec angoisse que partager le même appartement de quelqu'un que l'on convoite avant même le premier rencart à proprement parler risquait fort de rendre ce genre de situation embarrassante foutrement commune (ici par contre une virgule serait pas mal, elle est longue cte phrase :p), mais il faudrait faire avec.
Mes sacs me tapaient dans le dos et contre mes côtes, mais je ne lâchais pas l'affaire, et parcourus tout le chemin à la même allure effrénée. Arrivé en bas de l'immeuble, je jetais un regard à ma montre : cinq minutes de retard. Ça aurait pu être pire, je suppose. J'attrapai dans la sacoche le contrat de location où j'avais noté le code d'accès au bâtiment, ainsi que l'étage et le numéro exact du logement. J'avais été tellement absorbé par la démarche élégante de mon hôte lors de la visite que certains détails annexes s'étaient mal imprimés dans ma mémoire.
Porte D, septième étage, numéro 7. J'essayai de chasser ma déception de n'avoir pas été accueilli dans la rue comme la première fois, et pris l'ascenseur. En sortant, je cherchai un instant l'interrupteur de la minuterie des communs et l'actionnai, mais rien ne se passa. Il devait y avoir une panne quelque part.
Une main contre le mur, je longeai le couloir lentement, faisant bien attention que mes sacs ne viennent pas cogner les rangées de portes pour ne pas déranger les autres locataires (Le mot revient souvent). Je n'avais pas envie de me faire repérer dès le premier jour.
M'aidant de la faible lumière de mon téléphone portable, je m'arrêtai au numéro 7 et actionnai la sonnette. Comme je n'entendis rien, je toquai également à la porte. Toujours pas un bruit. Décidément, j'étais loin de l'accueil à bras ouverts. Je tournais la pauvre lueur de l'écran vers la porte pour revérifier le numéro. C'est seulement à ce moment que je remarquai le papier scotché juste en dessous de l’œil.
« À l'attention de M. Julien Deschamps :
Absent pour la journée, revenez vers 21 h. »
Formidable. Il ne me restait plus qu'à errer dans le quartier avec mes sacs toute la journée. 10 h 15, je n'avais jamais que dix heures et quelques à meubler. EtUne ptite virgule ici ça serait pas mal bien entendu, mes seules connaissances avaient quitté la ville depuis plusieurs jours. Quelle idée, de m'avoir donné un rendez-vous aussi tôt, s'il ne pouvait être là avant la nuit ?

Alooooooooors maintenant que j'ai fini je peux dire que j'ai grandement préféré la seconde partie que la première. Comme tu peux le constater, mes annotations sont de plus en plus rares, car je trouve que la qualité augmente avec le temps! La dernière partie, dès l'instant où il quitte Juloux en fait, est bien visuelle, on est avec le héro qui court et qui galère dans le noir, c'est très sympa!
Voilà, je pense que je lirai la suite, histoire de savoir ce qu'il advient de ce petit étudiant!

Les plus :

— Une fin de texte fluide et agréable
— un bon enchainement "pensées/descriptions" malgré quelques couacs

Les moins :

— Attention aux répétitions que l'on veut éviter en mettant un synonyme inaproprié.
— Attention aux phrases trop longues, tant dans la façon de les ponctuer que dans le nombre de mots.

Voilà, c'est fini pour moi! J'espère que tu ne m'auras pas trouvé trop dur! Et bonne continuation Smile

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Dim 6 Juil 2014 - 22:48

Non pas trop dur du tout au contraire!

Je note tout ça en attendant de voir les autres avis, merci beaucoup en tout cas!
Toi qui a préféré la seconde partie et qui n'aime pas trop qu'on s'attarde, j'ai hâte de voir ce que tu auras à dire sur la fin.

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Lun 7 Juil 2014 - 20:44

Quelques corrections pour commencer

Citation :
Je me posais la question tout en bondissant hors de mon lit
Posai

Citation :
Sur le canapé-lit auquel je devais mes souffrances lombaires depuis des années trônaient mes seuls et uniques possessions
J’aurais mis « auquel je devais mes souffrances lombaires depuis des années » en incise.

Citation :
de ses cheveux noirs portés mi-long et de ses longues mains qui lui donnaient une allure androgyne, nous portions les mêmes lunettes de soleil
répétition de « porter ».

Citation :
je n'ai pas pris ce qu'il fallait avec moi. »
En d'autres circonstances, je me serais offusqué de cette adresse familière par mon prénom, sans parler du fait qu'il n'avait même pas pris la peine d'emporter son carnet de chèques,
petite répétition de « prendre ».

Citation :
Mes sacs me tapaient dans le dos et contre mes côtes
J’aurais dit « tapaient mon dos et contre mes côtes ».

Citation :
mais je ne lâchais pas l'affaire, et parcourus tout le chemin à la même allure effrénée
Lâchai

Alors, j’ai eu un peu de mal à accrocher avec le texte au début, parce que je trouve que tu restes un peu trop dans l’abstrait. Ça manque un peu de petits détails pour donner de la consistance au narrateur et pour faire exister sa chambre d’étudiant. Le passage du ménage serait plus percutant s’il était le prétexte pour Julien de se remémorer sa vie… ça permettrait qu’on en apprenne plus sur lui.

Je pense aussi que tu pourrais plus développer le passage avec le logeur, et décrire un peu ce dernier. Là, il reste très vague, je pense qu’il y aurait moyen de tracer à portrait un peu plus ironique de cet homme.

J’ai bien aimé le texte dès l’instant où tu introduis le futur colocataire. Les réactions de Julien sont assez bien vues, avec son coup de cœur pour ce mystérieux jeune homme, son angoisse d’arriver en retard. Tu introduis assez bien l’ambiguïté et on se demande qui est en réalité le futur coloc.

Bref, je lirai la suite avec plaisir.


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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Lun 7 Juil 2014 - 20:51

Je n'ai pas lu les autres commentaires pour ne pas être influencée, donc il y a peut-être des redites.

Première partie lue, j’ai bien accrochée et j’ai hâte de découvrir la fin, pour voir où tu vas nous emmener.
A priori, l’histoire commence de façon plutôt contemporaine, mais j’ai le sentiment que ça va déraper, surtout à cause du fameux colocataire (la première pensée qui m’est venue à l’esprit à son propos, c’est « vampire », je suis curieuse de voir si c’est une fausse piste ou pas !).

Pour le titre, pour l’instant, je ne peux pas trop dire, ça me semble assez bien convenir, mais peut-être qu’une fois la fin lue, mon avis changera, je te le dirai à ce moment-là.

Pas grand-chose d’autre à dire, ton style est agréable et se lit bien.

Voici les petites choses que j’ai relevées au fil de ma lecture :

Citation :
Sans prendre la peine de passer par la case salle de bain, j'attrapai le boxer propre et les quelques vêtements que j'avais laissés près du lit la veille et m'habillai à la hâte.
Je chipote sans doute, mais pour moi, « salle de bains » s’écrit avec un pluriel pour le second mot.

Citation :
Sur le canapé-lit auquel je devais mes souffrances lombaires depuis des années trônaient mes seuls et uniques possessions : le tout tenait dans deux grands sacs de voyage, essentiellement des vêtements et des livres.
« mes seules »

Citation :
Tandis qu'il passait en revue les différentes pièces, je me mis à songer moi-même au prochain logement que j'occuperai.
J’ai trouvé un peu bizarre « les différentes pièces » car ça m’a fait penser à un grand appartement, alors qu’il s’agit d’un meublé de 20 mètres carrés.

Citation :
Aujourd'hui, quand je pensais à mon prochain logement, ce qui me ravissait le plus, ce n'était pas seulement la cuisine séparée et équipée du grand confort, la baignoire dans la salle de bain, la chambre à part ou encore l'immense pièce commune et son impressionnante bibliothèque.
Même réflexion que plus haut « salle de bains »
Je me suis aussi posé la question, s’il mentionne la baignoire ici, ça veut dire qu’il n’en avait pas dans son meublé ? Parce que dans ce cas, ce serait une salle d’eau (oui, je sais, là je chipote vraiment)

Citation :
Alors que M. Juloux remontait ses lunettes sur son nez et rassemblait ses papiers, je prenais déjà de mes sacs et m'apprêtais à me charger comme un baudet.
J’aurais plutôt mis « m’apprêtai » au passé simple car l’action est plutôt brève.

Citation :
En d'autres circonstances, je me serais offusqué de cette adresse familière par mon prénom, sans parler du fait qu'il n'avait même pas pris la peine d'emporter son carnet de chèques, persuadé qu'il était qu'un étudiant en lettres tel que moi aurait probablement ruiné son appartement, mais ce matin, je n'en avais cure.
J’ai trouvé cette phrase un peu longue et j’ai dû la relire deux fois, le « qu’il était » après « persuadé » m’a induite en erreur au début, j’ai l’impression que ça alourdit la phrase.

Citation :
Et je passais le pas de la porte.
Ici aussi, je mettrais plutôt un passé simple « passai »

Citation :
Cette fois, je courrais.
« courais »

Citation :
Je songeais un instant avec angoisse que partager le même appartement de quelqu'un que l'on convoite avant même le premier rencart à proprement parler risquait fort de rendre ce genre de situation embarrassante foutrement commune, mais il faudrait faire avec.
Plutôt un passé simple ici aussi pour moi, « Je songeai »

Citation :
Arrivé en bas de l'immeuble, je jetais un regard à ma montre : cinq minutes de retard.
Idem ici (oui, je sais, je suis chiante avec ça), passé simple « je jetai »

Citation :
Je tournais la pauvre lueur de l'écran vers la porte pour revérifier le numéro.
Bon, pour changer (non, pas taper, pas taper), un passé simple aussi « je tournai »

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Mar 8 Juil 2014 - 7:59

Merci à  vous Abi et Sombrefeline, vous avez mis le doigt sur certaines choses évidentes qui m'avaient complètement échappées, et sur des choses qui me faisaient douter aussi.
J'attends encore un peu de voir si d'autres avis se présentent, mais la suite ne devrait pas tarder!

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Mer 9 Juil 2014 - 9:45

Suite et fin :
Citation :


Dépité, je décidai de prendre l'escalier pour redescendre. De toute façon, plus rien ne me pressait, et cela me permettrait d'admirer un peu le paysage. Le spectacle, sous le soleil écrasant de ce début mai, avait quelque chose d'intimidant. Du haut du septième étage, la ville semblait s'étendre à l'infini, dans toutes les directions, étouffante. Mon empire pour un peu de verdure ! Quoi que... Si mon empire constituait l'appartement 707 et mon colocataire, je préférais en profiter un peu avant de le troquer contre une forêt.
Chassant de mon esprit ces pensées peu chrétiennes, j'arrivai dans le hall au même moment que la concierge. Haletant sous mes sacs, je l'interpellai :
« Excusez-moi ! J'emménage ici aujourd'hui, mais il y a eu un malentendu et je n'aurais les clés que ce soir. C'est possible de vous déposer mes sacs en attendant ? »
La concierge leva les yeux au ciel en soupirant avant de déclarer d'un ton las :
« Et je suis quoi moi, la consigne automatique ? Bientôt faudra aussi que je garde les mioches, tiens. Encore que j'en ai pas croisé des masses dans ce bahut. Allez, file-le-moi ton barda ! »
Elle me fit signe de la suivre dans son local pour y déposer mes affaires. Sans piper mot de peur qu'elle ne change d'avis, j'entrai derrière elle dans ce qui ne consistait en fait qu'en une enfilade de pièces toutes plus minuscules les unes que les autres. J'aurais pensé que le concierge d'un tel immeuble disposerait de plus de confort. La fonction lui donnait en revanche le privilège du port d'arme, en supposant que l'immense arbalète qui trônait au dessus de son poste était tout à fait légale. Mon regard interloqué dû faire sentir à la vieille dame que j'avais des doutes sur le sujet, car elle déclara en désignant l'objet :
« Qu'est-ce que tu crois mon bonhomme, je fais aussi des horaires de nuit ! »
J’acquiesçai sans chercher à comprendre exactement où elle voulait en venir et filait avant qu'elle ne se mette en tête de me montrer une collection de revolvers ou que sais-je encore.
Je décidai de remonter la Grand Rue jusqu'à un petit restaurant où j'avais mes habitudes. Le temps de faire le chemin tranquillement, j'arriverai juste pour l'ouverture et serai le premier servi, ce qui tombait bien, étant donné que je n'avais rien avalé au petit déjeuné. Après, je n'aurais qu'à redescendre dans l'autre sens et me payer une toile. Voire deux, selon ce qui serait à l'affiche. J'avais du temps à tuer.
La journée se passa ainsi, entre moments de torpeur plus ou moins consciente et instants d'excitation extrême en songeant à l'horloge qui continuait de tourner, me rapprochant un peu plus du moment où j'emménagerai. Lorsqu'enfin le soleil commença à décliner, je me mis en route le cœur léger. Nul doute qu'à une telle heure, mon charmant colocataire m'offrirait un verre pour fêter mon arrivée. Je tâchais d'imaginer la musique qui pourrait accompagner notre entrevue...
Un bruit de basse m'accueillit d'ailleurs dès que j’empruntai le couloir, et je fus ravi de constater qu'elle provenait de l'appartement n° 7. Cette fois, je ne me casserai pas le nez sur la porte ! Je frappai d'abord, puis, doutant d'avoir été entendu, sonnai. Je dus m'y reprendre à deux fois avant que la porte ne s'ouvre lentement. Moi qui pensais passer la soirée en tête à tête avec mon nouveau colocataire, je fus encore une fois déçu. Bien que l'individu qui m'ouvrit fut tout à fait charmant lui-même, il ne ressemblait en rien à celui qui m'avait fait visiter la première fois. Encore qu'on pouvait trouver certaines ressemblances dans les yeux en amandes et les longs cils épais. Mais ceux-ci étaient d'un vert émeraude, non d'un ocre chatoyant. Et si leurs silhouettes longilignes avaient quelque chose de similaire, la posture affaissée de mon interlocuteur le faisait paraître plus petit, nonchalant, loin de la tenue toute aristocratique de l'autre. Leurs styles vestimentaires se trouvaient être aux antipodes également : en face de mois, baggies, énorme casquette, T-shirt large, et longues dreadlocks blondes. Dans mes souvenirs, vêtements serrés et chics, cheveux bruns sombre, et il me semble même, ongles vernis de noir. Pour le coup, je cru encore m'être trompé de porte.
« Hem, excusez-moi, normalement je devais emménager ici aujourd'hui... », dis-je.
Le jeune homme m'adressa un sourire désarmant et s'appuya sur le chambranle de la porte, sans toutefois l'ouvrir plus grand.
« Vous êtes Julien Deschamps ? » demanda-t-il d'une voix traînante, presque suave.
La gorge soudain sèche, je me contentai d'acquiescer. L'inconnu se mit alors à me détailler de la tête au pied, et se faisant, son sourire s'élargit. Lorsque ses yeux s'ancrèrent à nouveau sur les miens, mon cœur fit un bond. Sans détourner le regard, il appela derrière lui :
« William ! Je crois que ton ami vient d'arriver. »
Aussitôt, la tête brune de celui que j'attendais depuis le début apparut par-dessus son épaule. À son tour, il esquissa un sourire radieux et marmonna quelque chose comme « Excellent » avant de s'exclamer :
« Et bien tu ne vas pas le laisser à congeler dans le couloir, fais le entrer ! Julien, je te présente Thomas Kay, mon frère. »
Voilà qui expliquait l'étrange ressemblance. Et sûrement sa présence ici également, en espérant que son séjour ne s'éternise pas... Quoi que ce Thomas Kay soit tout aussi... appétissant que son frère, je doutais que l'un ou l'autre soit réellement pour les plans farfelus. Encore que les regards qu'ils ne cessaient tous deux de me lancer avaient de quoi faire tourner la tête. Thomas finit par me faire signe d'entrer, ne s'écartant cependant pas assez pour m'éviter de le toucher en passant la petite porte. William m'attrapa la main dès que j'arrivais dans le couloir de mon nouveau chez-moi, pour m'entraîner dans ce que nous avions convenu serait ma chambre, pour que j'y dépose mes sacs. Le contact froid de sa peau me fit légèrement sursauter, mais je n'allais pas me plaindre. Pour une fois que ce n'était pas à moi de faire le premier pas.
Il m'entraîna ensuite dans le living, où flottait une forte odeur d'encens.
« J'espère que l'odeur ne te gêne pas trop, fit-il en désignant les bâtonnets à brûler, on a l'habitude d'en allumer après les repas.
Non non, fis-je en secouant vivement la tête, je préfère ça aux odeurs de nourriture brûlée après tout. »
Les deux frères s'échangèrent alors un regard amusé, et je suis persuadé de les avoir vus se retenir d'exploser de rire, avant que Thomas ne déclare :
« Ne t'inquiètes pas, nous brûlons rarement notre nourriture.
Tant mieux, parce qu'autant vous prévenir, je suis un piètre cuistot ! » répliquai-je tandis que nous nous installions sur les fauteuils et canapé.
Alors que la pièce disposait de nombreux sièges tous d'apparence plus confortable les uns que les autres, William et Thomas s'assirent tout deux de chaque côté de moi. William sans lâcher ma main, et Thomas obligé de rester sur l'accoudoir du canapé, ce qui ne l'empêcha pas de passer un bras sur mes épaules, bien au contraire.
La situation était si inhabituelle qu'elle en aurait presque été inconfortable, si elle ne s'était pas révélée si excitante.
William commença à passer le bout de ses ongles le long de mon bras, comme distrait, pendant que Thomas rétorquait, sa bouche à quelques centimètres à peine de mon oreille :
« Je suis sûr que tu feras l'affaire. »
Puis, se redressant pour s'adresser à son frère :
« D'ailleurs, je commence à avoir faim moi, pas toi Will ? »
Son frère le regarda, la mine légèrement étonnée, comme s'il ne s'attendait pas à ce qu'on serve le repas si tôt. Finalement, son sourire s'élargit de nouveau et il reporta son attention sur moi. L'ambre de son regard avait pris une teinte de braise qui me cloua sur place.
« C'est vrai que l'arrivée de notre colocataire m'a particulièrement ouvert l'appétit. Mais j'y pense, continua-t-il d'une voix langoureuse, il y a une pièce que je ne t'ai pas montrée pendant la visite. Thomas, pourquoi n'irais-tu pas chercher des verres, pendant que je montre notre chambre à notre nouvel ami. »
Il avait particulièrement appuyé la dernière phrase, et fixait à présent son frère en attendant qu'il réagisse. Celui-ci se leva lentement, se dirigea vers la porte, hésita, se retourna.
« Vraiment, maintenant, tu es sûr ? Je pensais qu'on se contenterait de dîner le premier soir…
Tout à fait sûr. Nous aurons l'occasion de faire les deux, ne t'inquiète donc pas pour ton pauvre estomac. »
Thomas s'éloigna avec un balancement des hanches que je ne me serais pas attendu à voir chez lui. Mais j'étais au-delà de l'étonnement. Nous ne nous contenterions pas de dîner, avait-il dit ? Et voilà qu'il me traînait à présent vers leur chambre ? Parce qu'en plus ils faisaient chambre commune ?
Je décidai de débrancher mon cerveau pour le reste de la soirée, et de me contenter de profiter à deux cent pour cent de la chance qui s'offrait à moi. Que mes colocataires aient des moeurs douteuses était le cadet de mes soucis. Qui étais-je pour juger, après tout ?
Lorsque le couloir fut trop étroit pour y marcher de front, William, qui était légèrement plus grand que moi, se plaça dans mon dos et me prit par les épaules pour me guider. D'imaginer que son corps à présent à quelque millimètre du mien, serait probablement bientôt encore plus proche fit descendre un long frisson jusqu'au creux de mes reins. Comme s'il avait lu dans mes pensées, William fit soudain un pas plus grand que les autres, se collant bel et bien à moi tout en continuant de me guider jusqu'à la seule porte fermée de l'appartement.
Lorsqu'il l'ouvrit, je fus un instant déconcerté de ne pas apercevoir de lit. Puis, j'entrevis le long du mur du fond, ce qui avait tout à fait l'air de deux larges cercueils.
William prit à nouveau ma main pour m'entraîner dans la pièce, et susurra en découvrant d'impressionnantes canines :
« Ne t'inquiètes pas, nous en rajouterons un pour toi par la suite. »



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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Mer 9 Juil 2014 - 9:48

Double post, pour vous dire que je viens de mettre la suite et fin dans les galeries. J'attends votre verdict!

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Mer 9 Juil 2014 - 11:39

Bon, mes maigres impressions de la première partie :p

Citation :
7 h

On dit pas Sept Heures ? oO

Citation :
Je me posais la question tout en bondissant hors de mon lit.

Y a que moi qui bondit pas hors de mon lit ou bien ? :p

Citation :
un chiffon humide là où la poussière s'était déposée pendant les trois ans où j'avais vécu ici

J'ai l'impression de comprendre que la poussière s’est accumulée pendant trois ans oO

Citation :
j'actionnai la gâchette magnétique


C’est peut être un peu trop techeunique, hein ? C’est d'ailleurs un truc que j'ai remarqué, tu alternes dés fois entre un langage familier et un plus courant. Le style est peut être pas assez affirmé.

Citation :
il s'avérait souvent difficile de trouver un appartement décent en pleine ville. À moins d'opter pour la colocation, ce que je m'étais finalement décidé à faire, après plus de trois ans passés à galérer.

Je trouve le passage un peu alambiqué, maladroit.

Citation :
Non, ce qui m'enchantait, ce qui me donnait des ailes et des papillons dans le ventre comme à une collégienne, c'était de penser à mon futur colocataire.

Hum, voilà ce que je disais quant le style était pas assez affirmé, c’est le genre de phrase qui jure peut être un peu avec le reste. Ou l'inverse d'ailleurs oO Tu devrais travailler dans ce sens, tu devrais peut être faire un narrateur avec un niveau de langue un peu familier, un peu poète. J'ai déjà plus ou moins vu ça, ce langage familier est vachement pratique pour faire passer les sentiments si c’est bien utiliser.
Citation :

Le tapotement frénétique du stylo sur la table de bar me sortit de mes rêveries.

Hum, je pense que tu devrais essayer de mieux distinguer, la partie souvenir/pensée et la narration. je sais pas, j'ai eu du mal avec la transition après c’est mon avis.


Bon, je trouve que ça va mieux dans la suite Very Happy je trouve ça plus homogène ^^
Après pour t'améliorer je pense que tu devrais travailler dans ce sens. Courant, pas courant, soutenu, pas soutenu ? Pas sûr d'avoir été très clair, mais c’est l'impression que j'ai x)

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Mer 9 Juil 2014 - 11:48

Titou m'a fait à peu près les mêmes remarques que toi, vous êtes deux sur quatre que ça a gêné, je ne sais plus où me ranger^^

Je vais réfléchir au problème en tout cas. Merci!

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Mer 9 Juil 2014 - 21:19

Voilà, suite et fin lue

Ah, j’avais bien deviné pour le vampire !
La question que je me pose, c’est de savoir si tout l’immeuble est habité par des vampires et si ce sont eux que la concierge chasse la nuit avec son arbalète. Personnellement, ce passage m’a intriguée et j’ai regretté de ne pas en savoir plus (je m’étais demandée aussi si ton héros était repassé prendre ses sacs à la loge avant de monter, j’en ai déduis que oui quand il les dépose dans sa chambre)
Par contre, j’avais cru qu’il allait servir de repas, pas qu’ils avaient l’intention de faire de lui un de leurs compagnons, du coup la chute m’a surprise (et me donnerait envie d’en lire plus sur ce texte).

En tout cas bravo, j’ai passé un bon moment de lecture, et je trouve que finalement, le titre va plutôt bien avec ton texte.

Sinon, les points que j’ai relevés :

Citation :
Dépité, je décidai de prendre l'escalier pour redescendre. De toute façon, plus rien ne me pressait, et cela me permettrait d'admirer un peu le paysage. Le spectacle, sous le soleil écrasant de ce début mai, avait quelque chose d'intimidant. Du haut du septième étage, la ville semblait s'étendre à l'infini, dans toutes les directions, étouffante.
Dans ce paragraphe, tu dis qu’il redescend, puis après, tu parles du septième étage, je suis perdue et je n’arrive pas à visualiser cette scène.

Citation :
« Excusez-moi ! J'emménage ici aujourd'hui, mais il y a eu un malentendu et je n'aurais les clés que ce soir. C'est possible de vous déposer mes sacs en attendant ? »
plutôt un futur « je n’aurai »

Citation :
Sans piper mot de peur qu'elle ne change d'avis, j'entrai derrière elle dans ce qui ne consistait en fait qu'en une enfilade de pièces toutes plus minuscules les unes que les autres.
Je trouve la construction de la phrase, à partir de « dans ce… » plutôt lourde et embrouillée, à mon avis elle gagnerait à être un peu plus allégée.

Citation :
Mon regard interloqué dû faire sentir à la vieille dame que j'avais des doutes sur le sujet, car elle déclara en désignant l'objet :
« dut faire »

Citation :
J’acquiesçai sans chercher à comprendre exactement où elle voulait en venir et filait avant qu'elle ne se mette en tête de me montrer une collection de revolvers ou que sais-je encore.
« filai »

Citation :
Le temps de faire le chemin tranquillement, j'arriverai juste pour l'ouverture et serai le premier servi, ce qui tombait bien, étant donné que je n'avais rien avalé au petit déjeuné.
« petit déjeuner »

Citation :
Leurs styles vestimentaires se trouvaient être aux antipodes également : en face de mois, baggies, énorme casquette, T-shirt large, et longues dreadlocks blondes.
« en face de moi »

Citation :
Pour le coup, je cru encore m'être trompé de porte.
« je crus »

Citation :
L'inconnu se mit alors à me détailler de la tête au pied, et se faisant, son sourire s'élargit.
« ce faisant »

Citation :
William m'attrapa la main dès que j'arrivais dans le couloir de mon nouveau chez-moi, pour m'entraîner dans ce que nous avions convenu serait ma chambre, pour que j'y dépose mes sacs.
Plutôt un passé simple « j’arrivai »
« dans ce que nous avions convenu serait ma chambre » : il doit manquer quelque chose dans cette formulation, elle me fait tiquer.

Citation :
« Ne t'inquiètes pas, nous brûlons rarement notre nourriture.
« Ne t’inquiète »

Citation :
Thomas, pourquoi n'irais-tu pas chercher des verres, pendant que je montre notre chambre à notre nouvel ami. »
Je mettrais un point d’interrogation à la fin de la phrase, puisque c’est une question.

Citation :
D'imaginer que son corps à présent à quelque millimètre du mien, serait probablement bientôt encore plus proche fit descendre un long frisson jusqu'au creux de mes reins.
« quelques millimètres »

Citation :
« Ne t'inquiètes pas, nous en rajouterons un pour toi par la suite. »
« Ne t’inquiète »

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Jeu 10 Juil 2014 - 7:34

cheers  Merci beaucoup Abigaelle!
Bon, pour les sacs c'est pas la première fois qu'on me le dit, donc je voir à rajouter un petit quelque chose, et ça serait peut-être l'occasion d'insister sur l'armement de la concierge.
Sinon, je pense qu'à la base eux (et moi) aussi pensaient juste s'en faire un casse-croute, et puis finalement il était si alléchant que le tuer leur a semblé un beau gâchis. Ça me permet aussi d'amener la fin plus subtilement que s'ils lui sautent dessus tous crocs à l'air ^^

Pour le reste des remarques, je note, merci encore, je corrigerais tout ça quand j'aurais récolté les avis de tout le monde  ::rolling:: 

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Jeu 10 Juil 2014 - 15:50

Abi est passée par là pour les fautes, je peux me reposer Smile

J’ai trouvé la nouvelle fort sympa, même si je m’attendais un peu à la chute (le charme trouble et androgyne, les deux qui ne sortent que la nuit). Ça reste très agréable à lire en tout cas.

Je ne sais pas si tu as terminé ce texte, mais en tout cas, je ne dirai pas non à une suite.

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Ven 1 Aoû 2014 - 22:19

Bonjour !

(je n'ai pas pris le temps de lire les commentaires au-dessus, d'avance désolé si je fais de la redite)

Tout d'abord, une chose que j'ai aimée en particulier : il y a peu d'ellipses (mise à part la journée qui passe jusqu'à 21h), ce qui fait que tu as su faire un texte fluide sur la durée et qui se suit bien, pour un texte court c'est appréciable, cela crée une immersion renforcée, je trouve.

Je n'ai pas noté de fautes, à part peut-être "Cette fois, je courrais." : tu ne voulais pas plutôt le mettre à l'imparfait ? Du coup : courais ; mais je peux me tromper sur tes intentions.

Au-delà de ça, quelques recommandations ou choses que j'aurais tourné différemment :

"tout serait prêt pour l'arrivée du propriétaire et l'établissement de l'état des lieux." :
j'aurais juste mis : "tout serait prêt pour l'arrivée du propriétaire et l'état des lieux." ce qui garde tout son sens, allège la phrase et évite en plus cette répétition sonore en "éta-" pas des plus agréables.

En ce qui concerne la fin, sans mauvais jeu de mot vampirique, elle m'a un peu laissé sur ma faim : en même temps pour une nouvelle courte, c'est un bon moment pour l'arrêter, mais d'un autre côté, on pourrait imaginer tellement de choses pour un format "nouvelle plus longue" ou même roman ! Les histoires / conflits entre les vampires, la nouvelle recrue et la vieille concierge chasseuse de démons, ou même carrément un immeuble entier habité par ces créatures, avec cette concierge en guise de chien de garde, enfin bref, dommage que ça s'arrête là, il y a matière à faire un truc plus long et bien prenant.  Very Happy

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MessageSujet: Re: Ça déménage! [Nouvelle]   Ven 1 Aoû 2014 - 23:09

x) Merci pour ce commentaire Minimus, j'en tiens compte.

Pour vous répondre, la bit-lit n'est vraiment pas un genre avec lequel je suis à l'aise, donc je ne me vois pas continuer pour un roman. D'un autre côté, le fait que le lecteur se mette à imaginer plein de choses quand il a fini de lire je trouve ça plutôt positif. D'autant que comme j'avais pensé le texte plutôt comme une nouvelle à chute, je pense que du coup ça marche bien.

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