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 Hugo l'Hyppra [Roman]

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Slomy
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MessageSujet: Hugo l'Hyppra [Roman]   Ven 8 Aoû 2014 - 13:07

Salut tout le monde, je suis nouveau sur le forum et je voici mon premier écrit.

J'aimerai avoir votre avis sur les descriptions, le fond et le style surtout. Au niveau cohérence pour le moment il ne devrait pas y avoir trop de soucis  Smile.

Je n'ai pas fait de synopsis de mon histoire car je n'ai pas fait de plan de l'histoire, même si j'ai une idée générale pour la suite et deux trois scènes en tête.

Voila, bonne lecture et en espérant pas trop choqué car ce n'est pas du grand art je préfère vous prévenir.

Lien pour commenter : http://ecrire.ingoo.us/t5657-hugo-l-hyppra-commentaires#151504

Partie 1, chapitre 1 [La marque bleue]


Ce matin-là, Hugo se leva dans la pénombre de sa chambre. Elle était pourtant peinte de couleurs vives, mais le jour au dehors ne se montrait pas encore. Hugo enfila un pyjama, sortit de sa chambre et descendit les escaliers sans faire de bruit, avant d’aller prendre son petit déjeuner. Une horloge en bois grossièrement taillée annonçait six heure cinq. Bien qu’il restait encore une semaine de vacance, Hugo avait l’habitude de se levé tôt. La cuisine où il mangeait était moyennement grande. Une table ronde se trouvait au milieu de la salle bordée des placards, du réfrigérateur et du four. Le lustre pendu au milieu du plafond, dont la peinture s'écaillait, éclairait en partie la pièce et le papier peint, par endroit déchiré ; de toute évidence l'endroit était négligé.

Hugo prit son petit déjeuner et se rendit à la salle de bain à l’étage. L'endroit semblait encore plus miteux que la cuisine. On en venait à se demander comment la douche et le lavabo - si petits soient-ils - laissaient de l'espace pour une petite commode placé à droite de la porte. Durant les trois heures qui suivirent, Hugo regarda la télévision dans le salon du rez-de-chaussée. C'était un petit salon poussiéreux, meublé d'un canapé défoncé et d'un petit téléviseur installé sur un vieux placard en bois.
Des bruits venant de l'étage supérieur annonçaient le réveil des autres habitants de la maison. En effet, quelques minutes plus tard, une haute silhouette apparut dans le salon.
— Joyeux anniversaire ! s'écria une voix rauque sans autres préambules.
— Merci, grand-père, répondit précipitamment Hugo.

Grand et mince, son grand-père portait des lunettes rectangulaires qui semblaient avoir appartenu à d'autres personnes avant lui. Ses cheveux autrefois châtains se parsemaient à présent de blanc. Il arborait un sourire bienveillant qui dévoilait ses dents jaunies. Habillé de son peignoir, il alla à son tour prendre son petit déjeuner quand Hugo lui demanda :
— Hélène n'est pas là ?
— Heu... non, elle... elle arrive, balbutia Pierre.

Quelques instants plus tard, une petite femme dodue aux cheveux blancs bouclés apparut au seuil de la pièce avec un paquet coincé sous son bras et un gâteau surmonté de treize bougies. En voyant ses mains pleines, Hugo se fit une nouvelle fois la réflexion que ses doigts étaient étonnement fins. Dès qu’elle vit son petit-fils, le visage ridé et constellé de tâches de rousseurs d’Hélène rayonna. Hugo prit le cadeau pour qu'elle puisse poser le gâteau sur la table. Après avoir allumé les bougies, Hélène s'exclama :
— Joyeux anniversaire, trésor !
— Merci, mais qu'est-ce que...
— C'est ton cadeau pour tes treize ans, coupa Hélène d’une voie douce, tu l'ouvres ?

Sans attendre, Hugo prit le papier cadeau entre ses doigts et le déchira. Lorsqu'il eut sortit ce qu'il contenait, un « woaw » se dessina sur ses lèvres sans qu'aucun son n'en sorte. Il s’agissait de la console de jeux vidéos du moment, accompagnée de trois jeux que Hugo ne connaissait pas mais qui semblaient être récents.
— Mais c'est très cher, dit Hugo, comment l'avez-vous payé ?
— Eh bien... tu sais, Hugo, ta grand-mère et moi n'avons pas beaucoup d'argent de côté, mais il faut toujours marquer le coup le jour de ses treize ans, c'est important ! rétorqua Pierre.
— Pourquoi avoir treize ans serait-il plus important que d'en avoir douze ou quatorze ?
— Tu verras ça bien assez tôt. En tout cas on dirait que le cadeau te plaît, n'est-ce pas ? répondit Pierre d'un ton pressant.
— Oui, merci !

Hugo était aux anges, il n'avait jamais eu de vrais cadeaux d'anniversaire les années précédentes. Le plus souvent, il recevait de ses grands-parents une raquette de tennis usagée, ou alors une paire de basket rapiécée. Mais Hugo leur pardonnait, car il savait qu'ils manquaient d'argent.
Hugo ne perdit pas de temps pour essayer son nouveau cadeau. Tout excité, il brancha sa nouvelle console de jeux et joua toute la matinée.
Lorsqu'il eut terminé de déjeuner, il monta les escaliers quatre à quatre pour se rendre dans sa chambre. À l'intérieur de celle-ci on distinguait un lit qui couinait bruyamment lorsque l'on s'asseyait dessus et une petite table de nuit. Il y avait tout juste la place pour y déposer des vêtements empilés. Il s'habilla d'un jean troué, un T-shirt trop court et les baskets qu'il avait eu pour son anniversaire deux ans plus tôt. Il descendit les escaliers si vite qu'il manqua de peu la chute avant d'annoncer précipitamment à ses grands-parents qu'il sortait et ouvrit la porte d'entrée avant de se rendre au-dehors.

Le temps était magnifique : un soleil radieux l'attendait sans aucun nuage et une brise légère effleurait sa peau. Il passa devant un petit panneau planté dans le jardin sinistre de sa maison (une parcelle carré sur laquelle la pelouse poussait inégalement) sur lequel on voyait le numéro « 7 ». Au bout de la rue, sur un panneau bleu en bois verni était inscrit le nom de la rue « Allée du massacre ». Hugo s'était toujours demandé pourquoi sa rue se nommait ainsi, d'après ce que lui disaient ses grands-parents, les trois quart des habitants de la ville avaient étés tués dans cette allée lors d'une guère plusieurs siècles auparavant. Hugo marcha le long de la petite allée déserte ou des maisons semblables à la sienne défilaient sous ses yeux.

Alors que Hugo se rendait au coin de l'allée, il sentit une douleur au niveau de son épaule gauche, cette douleur était semblable à un uppercut lancé par un boxeur professionnel. Il tomba sur le trottoir sous le choc, se demandant d’où quelqu'un aurait pu le frapper mais il ne vit rien ni personne. Désorienté, il se releva en se demandant qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver, mais rien – de rationnel en tout cas – ne pouvait expliquer cette brusque douleur. Il continua alors son chemin sans faire attention à la douleur qui continuait de le lancer mais qui semblait s'atténuer.
La rue dans laquelle il se trouvait actuellement n'avait rien à voir avec l'allée où il vivait. Elle était large et extrêmement bruyante, en raison du nombre incalculable de véhicules qui y circulaient. Hugo attendait à un abribus depuis vingt minutes, mais il était tellement excité à l'idée d'apprendre à Julien – son meilleur ami – qu'il venait d'avoir comme cadeau la même console que lui qu'il aurait pu attendre tout l'après-midi, sa douleur à l'épaule s'estompant peu à peu.

Hugo et Julien étaient amis depuis l'école primaire où Julien avait tiré Hugo d'un mauvais pas en lui offrant des affaires de sports. M. Pertaud, le professeur de sport, détestait que ses élèves n'obéissent pas au règlement et les punissaient sévèrement lorsque l'un d'eux le faisait, or, Hugo n'avait pas pu se procurer une tenue convenable pour la pratique du sport. Julien était issue d'une famille riche mais ne s'en vantait pas pour autant, il lui arrivait très souvent même de donner des pièces à des mendiants ou d'aider ses amis financièrement.

Quelques instants plus tard, le bus émergea enfin de l'intersection cent mètres plus bas. Pendant le voyage, le décor changeait à mesure que la destination de Hugo approchait. Les rues étaient toujours aussi larges et bruyantes mais les habitations et autres magasins et bureaux de travail paraissaient de plus en plus propres et soignés. Un quart d'heure plus tard, le bus autrefois bondé était à présent chargé de seulement trois passagers. Il sortit du bus et pénétra dans un pavillon au sol pavé d'une propreté surnaturelle bordé de voitures de luxe et de maisons immenses.
Hugo sonna à la porte du numéro 4 et Julien lui ouvrit. C'était un garçon petit, mince, aux cheveux blonds. Il avait une tête ronde qui paraissait trop grosse par rapport au reste du corps. Il était vêtu d'un jean et d'un T-shirt.
— Salut Hugo, ça va ? Tu ne devais pas venir demain ? demanda Julien en souriant mais sans cacher sa surprise.
— Salut, si mais finalement j'ai voulu venir fêter mon anniversaire avec toi.

Le hall d'entrée était immense, on voyait au mur des photos de famille sur un yacht ou alors sur une plage paradisiaque. Bernard Guilbert (le père de Julien) était un homme grand et massif totalement chauve. Sa femme était plus petite et beaucoup moins corpulente, et sa tête ronde, recouverte de cheveux blonds qui tombaient jusque sa taille, ressemblait étrangement à un ballon de football. Le salon, qui était tout aussi grand, comportait un élégant canapé en cuir noir qui faisait face à une télévision dernier cri. La pièce était largement éclairée grâce à une baie vitrée qui donnait sur un jardin très fleuri. Julien et Hugo traversèrent le salon avant de monter l'escalier de marbre qui menait à l'étage supérieur. Ils entrèrent dans la salle située la plus à droite de l'étage. La chambre de Julien était tout aussi démesurément grande que les autres pièces de la maison. Les rayons du soleil filtraient par la fenêtre qui surplombait le quartier riche de la ville. Un canapé en cuir prenait place au milieu de la pièce, entre le téléviseur et le lit en bois sculpté.

Après un long débat autour de l'équipe de basket qui remporterait le championnat américain, Hugo rentra chez lui en ayant l'impression d'avoir passé une des plus belles journées de sa vie. Une nuit froide et sans nuage était tombée, la pleine lune éclairait si bien que les réverbères paraissaient inutiles. Alors qu'il tournait à gauche pour retourner dans l'allée du Massacre, Hugo se demandait comment il pourrait échapper aux habituelles remontrances de sa grand-mère lorsqu'il rentrait tard. Arrivé sur le perron, quelque peu inquiet, il ouvrit la porte d'entrée délabrée et entra. Ses grands-parents étaient assis sur le canapé du salon et bondirent sur Hugo en le voyant arriver. Hélène semblait très inquiète et Hugo n'avait jamais vu son grand-père aussi préoccupé.

PS : Je n'ai pas mis en couleur les changements apportés après la correction des lecteurs car il n'y avait pas d'énorme changement (je veux dire par là que ce n'étaient pas des paragraphes entiers etc...).

Le torchon sans la correction :
Spoiler:
 
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Slomy
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MessageSujet: Hugo l'Hyppra (commentaires)   Ven 8 Aoû 2014 - 13:11

Bonjour tout le monde et merci d'avoir pris le temps de m'avoir lu et en espérant que ça vous plaise !
N'hésitez pas à commenter même si vous trouver vos mots forts et très négatif, je m'y attends.

Lien pour la lecture : http://ecrire.ingoo.us/t5656-hugo-l-hyppra-roman#151503
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MessageSujet: g   Ven 8 Aoû 2014 - 15:31

Bonjour,

Quelques fautes :

l'endroit était négligée. négligé

la place pour y déposé: déposer


par un boxer: boxeur


qui continuer: continuait

ne s'en ventait pas: vantait

il lui arriver: arrivait

A part ça, je trouve l'écriture un peu bizarre, mais des spécialistes sauront mieux te dire. Je suis intrigué par ce coup à l'épaule, d’où l’intérêt que je porte à ton écrit.
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Slomy
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Ven 8 Aoû 2014 - 16:06

Ha oui en effet les vilaines fautes, je ne me suis pas bien relu. Sinon merci de m'avoir lu. Very Happy
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Morrigan
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Ven 8 Aoû 2014 - 16:50

Partie 1, chapitre 1

Elle était pourtant peinte de couleurs vives mais le jour au dehors ne se montrait pas encore => virgule avant "mais"

Une horloge en bois grossièrement taillée annonçait six heure cinq, la journée allait être longue => j'aurais plutôt mis un point virgule après "six heures cinq"

La cuisine dans laquelle il mangeait paraissait moyennement grande, une table ronde était au milieu de la salle bordée des placards, du réfrigérateur et autres meubles habituellement présents dans une cuisine. => cette phrase est maladroite. Déjà, "dans laquelle il mangeait" : ça laisse sous entendre qu'il y a plusieurs cuisines. "où il mangeait" serait déjà mieux, puisque tu voulais opposer à un salon/salle à manger, j'imagine ?
Ensuite, "paraissait" ne va pas je trouve ; on voit la scène par ses yeux, or, Hugo ne découvre pas sa cuisine. Lui, il sait. Donc elle est ou n'est pas moyennement grande.
Je mettrais un point après "grande", pour enchaîner sur une phrase ensuite mieux construite. Proposition : "Une table ronde se trouvait au milieu, bordée de placards, d'un réfrigérateur".
"d'autres meubles présents dans un cuisine" me gène à plusieurs niveaux. Déjà, ça fait un peu "j'ai la flemme de finir ma description" ^^ Non, tu l'as entamée, tu la suis jusqu'au bout. Ensuite, ça fait adresse au lecteur ("vous savez de quoi je parle"), et perso, je n'aime pas ce procédé. Mais ça, c'est plus subjectif.

Le lustre placé au milieu du plafond, dont la peinture s'écaillait, éclairait à moitié la pièce et le papier peint par endroit déchiré ; de toute évidence l'endroit était négligée. => un lustre va être pendu, plutôt.Vu la construction de ta phrase, je mettrais plutôt "et dont la peinture s'écaillait", sinon on peut penser que c'est la peinture du plafond.
"à moitié" voudrait presque dire que la moitié mettons gauche est éclairée et pas la droite. Du coup, "en partie" traduirait mieux ton idée qu'il n'éclaire pas très bien.
Je mettrais une virgule après "papier peint"

Hugo était un jeune adolescent, les cheveux noirs coupés court et les yeux marrons => phrase maladroite. "jeune et adolescent" c'est un pléonasme ; un ado est forcément jeune Wink
L'introduction de ce fait est maladroite, d'ailleurs. Là, tu mets les pieds dans le plat un grand coup. Il faut introduire ça de façon plus subtile. Par exemple, "Du haut de ses X ans, [t'introduis que c'est un ado] Hugo ne payait pas vraiment de mine. Les cheveux bruns coupés courts, les yeux marrons, il était de taille moyenne, plutôt mince..."
Ce n'est évidemment qu'une seule piste, il existe des tas de façons de procéder. Le but, c'est que ça coule, à la lecture. Qu'on ait pas l'impression de faire un arrêt sur image tout d'un coup. Tu ne dois pas interrompre le court de ce qu'il fait pour nous dire à quoi il ressemble ; le mieux, souvent, est d'intégrer des éléments dans la narration. Du genre : il attrape un paquet de céréales sur une étagère, et paf, une mèche de cheveux noirs lui tombe sur l'œil (= t'introduis qu'il est brun).

et sans signe apparent sur son visage parsemé de taches de rousseurs discrètes => hmm, les bruns ça peut avoir des taches de rousseur ? T'es sûr ?

Sans faire attention au vacillement de la lampe au-dessus de sa tête il alla dans la salle de bain à l'étage pour se préparer en vue de la journée. => virgule après "de sa tête" ; "il se rendit dans la salle de bains" ? ("aller" est ce qu'on appelle un verbe terne, c'est à dire qu'il peut être employé un peu partout, n'apporte pas de nuance, il est plat).
Mais du coup, il ne venait pas là pour prendre son petit dèj ? Parce que là, on dirait qu'il arrive et qu'il repart aussitôt. Il manque une étape.
"En vue de la journée" = tu peux virer, c'est logique puisque tu nous as déjà donné l'heure.
Et pourquoi la lampe [qui doit être le lustre, je pense] vacille, au fait ? Courant d'air ? Il ne peut pas l'avoir bousculée, vu qu'il est au plafond.

L'endroit semblait encore plus miteux que la cuisine, on allait à se demander comment la douche et le lavabo - si petits soient-ils - que contenaient la pièce laissaient de l'espace pour une moquette déchirée devant la porte. => "que contenait la pièce". phrase trop longue et trop complexe. Il faut la relire plusieurs fois, en décomposant, pour comprendre ce qui fait référence à quoi.
En plus, il y a un souci de cohérence : si la moquette est devant la porte (à l'extérieur, donc, puisqu'on ne met pas de moquette dans une salle de bains), en quoi l'espace qu'elle prend gêne ? Et même si elle était dedans, une moquette, c'est juste le sol. Ça ne prend pas de place.
Sans tenir compte de ces remarques, je te propose un exemple de reformulation : "L'endroit semblait encore plus miteux que la cuisine. On en venait à se demander comment la douche et le lavabo - si petites soient-ils - laissaient de l'espace pour une moquette déchirée devant la porte."

Trois heures plus tard, des bruits venant de l'étage supérieur annonçaient le réveil des autres habitants de la maison. => il est resté dans la salle de bains pendant 3 heures ? ^^ À priori non, mais comme pour la cuisine, il y a une étape que l'on a pas.

En effet, le grincement de l'escalier en bois nous indiquait que plusieurs personnes se hâtaient au rez-de-chaussée. => évite les "nous" et autres adresses au lecteur. Beaucoup de gens ne supportent pas ça ; ça casse l'immersion de l'histoire

-Joyeux anniversaire ! => le tiret de dialogue prend une espace après, et ce n'est pas le bon, techniquement, il faut employer celui-ci : — (alt+0151)

-Merci grand-père => virgule après "merci"

Grand et mince, Pierre portait des lunettes rectangulaires qui semblaient avoir appartenu à d'autres personnes avant lui. => qui est Pierre ? On se doute que c'est le grand-père, mais l'information semble davantage parachutée qu'autre chose.

Ses cheveux mi châtain mi blanc reposaient sur sa longue tête osseuse => j'ai envie de dire que oui, c'est normal que des cheveux reposent sur la tête et que ladite tête soit osseuse ^^
Petite maladresse de vocabulaire, ici. Ce serait plus intéressant d'indiquer la longueur des cheveux, par exemple, et ça ferait plus naturel. Pour parler de poils mi-blanc mi-autre couleur, on dit souvent "poivre et sel", c'est une expression classique qui a le mérite d'être claire et évite les formulations un peu hasardeuse comme la tienne. Ou alors carrément : "ses cheveux autrefois châtain se parsemaient à présent de blanc".

Il arborait un sourire bienveillant qui nous montrait ses dents jaunies. => idem, pas de "nous". "qui dévoilait" par exemple

Habillé de son peignoir il alla à son tour prendre son petit déjeuner quand Hugo lui demanda. => virgule après "peignoir" et deux points après "demanda" (puisque tu introduis la réplique qui suit)

Quelques instants plus tard, une petite femme dodue aux cheveux blancs bouclés apparut dans l'ombre de la pièce avec un objet - emballé par un papier cadeau - coincé sous son bras et un gâteau surmonté de treize bougies porté par ses doigts étonnamment fins. => phrase trop longue, il faut la découper en deux parties tant qu'à faire (point après "apparut dans la pièce", par exemple). Plusieurs soucis, aussi : pourquoi "dans l'ombre de la pièce" ? ça laisse supposer que la pièce est si mal éclairée qu'il peut y avoir de vrais coins d'ombres (or, il est quand même dans les 9h du matin, même dans le lustre pas terrible, donc on y voit bien, puisqu'il doit y avoir une fenêtre).
Tu pourrais aussi directement dire "un paquet à la main/sous le bras", pas besoin de la double précision objet+emballé, qui alourdit et allonge pour rien.
La précision sur ses doigts est mal placée ici, je trouve. Ou, plus exactement, c'est le verbe introducteur "porté" qui est maladroit. En fait, je couperais carrément : "un gâteau surmonté de treize bougies. En voyant ses mains pleines, Hugo se fit une nouvelle fois la réflexion que ses doigts étaient étonnement fins". Parce que sinon, l'info fait parachutée, une fois de plus.
C'est bien de vouloir décrire et caractériser les personnages, mais il ne faut pas que les infos aient l'air de venir là juste pour être là.

La lumière vacillante du lustre qui éclairait la pièce nous montra enfin le visage ridé et constellé de taches de rousseur d'Hélène. => encore une fois, pas de "nous". Là, la phrase fait carrément synopsis de cinéma, je trouve, ou indications théâtrales, le truc que normalement, le lecteur/spectateur ne doit jamais voir. Ce "enfin" est aussi en trop : le lecteur n'avait aucune impatience de savoir à quoi elle ressemblait

Visiblement étonné, Hugo prit le cadeau pour qu'elle puisse poser le gâteau sur la table => en quoi il est étonné ? C'est son anniversaire, non ?

Après avoir allumé les bougies, Hélène s'exclama. => deux points finaux, pour introduire la réplique suivante

Joyeux anniversaire trésor ! => virgule avant "trésor"

Merci mais qu'est-ce que... => virgule après "merci"

Sans attendre, Hugo pris le papier cadeau entre ses doigts et le déchira. => prit

Lorsqu'il eut sortit ce qu'il y avait un l'intérieur, => "ce qu'il contenait" ?

un « woaw » se dessina entre ses lèvres => on dit plutôt "sur ses lèvres"

C'était la console de jeux vidéos du moment => "Il s'agissait" ?

accompagné de trois jeux que Hugo ne connaissait pas mais qui semblaient être récents. => accompagnée

Eh bien... tu sais Hugo, ta grand-mère et moi n'avons pas beaucoup d'argent de côté mais tu sais il faut toujours marquer le coup quand on fête ses treize ans, c'est important, rétorqua Pierre. => Eh bien... tu sais, Hugo, ta grand-mère et moi n'avons pas beaucoup d'argent de côté, mais il faut toujours marquer le coup" (retirer le deuxième "tu sais", en plus des petites virgules ajoutées Wink)

Tu verras ça bien assez tôt, en tout cas on dirait que le cadeau te plaît => point après "bien assez tôt" ?

Ils mangèrent ensuite le gâteau d'anniversaire dans un enthousiasme qui aurait pu réveiller les voisins les plus proches => ils doivent être sacrément bruyants, alors ^^ Plutôt que de sous entendre que c'est le fait de manger qui fait du bruit, dire qu'ils se racontent des trucs drôles, que c'est plutôt les rires qui risqueraient de déranger les voisins ?
Et ils mangent le gâteau à 9h du mat ? Après le petit déjeuner ? Ils n'attendent pas plutôt le repas du midi (ou du soir, ou le goûter), pour faire un vrai bon repas d'anniversaire ?

Mais Hugo les pardonnaient car il savait qu'ils manquaient d'argent rien que pour s'habiller convenablement. => "leur pardonnait" (et une virgule après)
Euh, s'ils manquent à ce point d'argent, comment ils mangent ? Comment ils payent pour la maison ? Même miteuse, t'as des impôts dessus ^^ L'électricité ? L'eau ? Et franchement, quand tu es à ce point fauché, euh, non, tu ne payes pas une console dernier cri... Même pour une date fichtrement importante.
Il faudrait atténuer ce côté ultra pauvreté qui n'est pas vraiment crédible.

Dès qu'il fut rassasié, Hugo se rendit dans le petit salon poussiéreux, meublé d'un canapé aussi confortable qu'une banquette en bois et d'un petit téléviseur qui était installé sur un vieux placard en bois => répétition de "en bois". Généralement, les vieux canapés sont défoncés et donc très mous, inconfortables certes, mais pas durs (ou alors tu reposes carrément sur les ressorts ^^)
"un petit téléviseur installé sur un vieux placard" ? (on vire un verbe "être" qui est un verbe dit faible, c'est-à-dire à traquer à virer tant que tu peux ^^)

Tout excité, il brancha sa nouvelle console de jeux et joua toute la matinée. => à ce stade-là, je me pose quand même une question : on est à quelle période, pour le gamin n'aille pas à l'école ? Ce serait bien de l'indiquer, genre dès le début quand il se lève et voit l'heure. S'il se dit que la journée va être longue, normalement, c'est qu'elle va être déplaisant. Donc, on pense à l'école. Or, non, c'est carrément son anniversaire et en plus il ne fait rien de sa journée ! Pourquoi donc pensait-il qu'elle serait longue ?

Bon, je suis désolée mais je vais m'arrêter là pour le moment.
Ça prend du temps de tout détailler, et j'ai hélas plein de choses à faire ^^

Un petit récap' quand même : niveau style, tu as encore du travail, mais tu as déjà une base intéressante. Quelques phrases sont maladroites, généralement quand tu les fais très longues et que tu essayes de mettre plein d'infos dedans. Essaye de simplifier un peu ; dans ces cas-là, elles sont plutôt pas mal Smile
Évites les adresses au lecteur, donc (les "nous").

Pour l'histoire, je n'ai clairement pas lu assez pour me prononcer ; vu que c'est du fantastique et que tu aimes bien Harry Potter, ça sent l'âge pour une initiation quelconque à je ne sais quel processus fantastique, mais j'attendrais de voir ça ^^

Voilà, n'hésite pas si tu as des questions, et j'espère que je ne t'ai pas découragé ! Tu as du potentiel, continue comme ça  génial 
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Sam 9 Aoû 2014 - 9:56

Morrigan a écrit:
et sans signe apparent sur son visage parsemé de taches de rousseurs discrètes => hmm, les bruns ça peut avoir des taches de rousseur ? T'es sûr ? 

Oui j'en vois un tout les matins dans le miroir.  :| Bon c'est pas poil de carotte non plus.  Super 

Morrigan a écrit:
Tout excité, il brancha sa nouvelle console de jeux et joua toute la matinée.  => à ce stade-là, je me pose quand même une question : on est à quelle période, pour le gamin n'aille pas à l'école ? Ce serait bien de l'indiquer, genre dès le début quand il se lève et voit l'heure. S'il se dit que la journée va être longue, normalement, c'est qu'elle va être déplaisant. Donc, on pense à l'école. Or, non, c'est carrément son anniversaire et en plus il ne fait rien de sa journée ! Pourquoi donc pensait-il qu'elle serait longue ?

Oui la c'est vrai que y'a un petit problème au niveau de la phrase : " la journée allait être longue ".
Sinon au niveau de la date je la précise quand il retourne dans sa chambre (jeudi premier mai) mais je n'ai pas précisé qu'il était en vacances.

En tout cas merci pour ta correction et tes conseils Smile
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Morrigan
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Sam 9 Aoû 2014 - 11:56

Citation :
Oui j'en vois un tout les matins dans le miroir.  :|  Bon c'est pas poil de carotte non plus.  Super
Ok, au temps pour moi ^^
Citation :

Sinon au niveau de la date je la précise quand il retourne dans sa chambre (jeudi premier mai) mais je n'ai pas précisé qu'il était en vacances.
Je m'étais arrêtée au paragraphe juste avant, du coup, je n'avais pas vu. Bon, faudra voir ensuite, mais est-ce que c'est dérangeant de le préciser dès le début ? Parce que jusqu'à ce moment, on va se poser la question, justement : qu'est-ce qu'il fiche de sa journée ? C'est après le midi que l'info est donnée, soit à la mi-journée. Ça changerait vraiment quelque chose de rajouter cette précision dès le lever ?
Du genre, tu dis qu'il aurait pu rester au lit, en ce jour férié, mais que par habitude (envie, que sais-je), il se lève quand même aux aurores. Et là, tu plantes à la fois le décors de la date, et un point de caractère du personnage !
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Dim 10 Aoû 2014 - 9:43

Ouais tu as raison, c'est sur que ça ne coûte rien de le mettre avant.
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Lun 11 Aoû 2014 - 17:00

Partie 2, chapitre 1 [La marque bleue]

— Je... il est tard, je sais mais...
Hugo s'interrompit, on aurait dit que ses grands-parents regardaient, inquiets, un objet d'une valeur immense, comme s’ils avaient peur que celui-ci ne disparaisse sous leurs yeux ébahis.
— Mais pourquoi vous faites cette tête ? Il n'est que neuf heure et personne ne m'a attaqué sur le chemin du retour, reprit Hugo d'un ton qu'il voulait amusé pour détendre l’atmosphère.
— Hein... heu non ce n'est rien... balbutia Pierre, visiblement embarrassé.
— Ne t'inquiète pas mon chéri, l'interrompit Hélène, seulement nous avons du mal à payer les factures en ce moment...

Hugo alla se coucher quelques minutes plus tard mais il n'était pas fatigué. Il était perplexe, content d’avoir pu échapper à la colère de sa grand-mère mais inquiet par rapport à leur attitude. Il se sentait coupable quand il voyait ses grands-parents en manque d'argent. Encore plus aujourd'hui en sachant qu'ils avaient dû dépenser une grosse partie de leurs économies pour payer sa console. Mais où vivre si ce n'est chez ses grands-parents ? Cette question le tourmentait chaque fois qu'il les voyait parler d'argent. Ses parents étaient morts. Dans d'étranges circonstances d'après le peu d'informations qu'il avait eu sur leur décès ; ceci dû au refus catégorique de Pierre d'en parler, malgré les nombreuses allusions de Hugo à ce sujet. Quand à Hélène elle devenait sourde à la moindre évocation de leur noms. Perdu dans ses pensées, il finit par tomber dans un sommeil agiter.

La dernière semaine des vacances de Pâques passa très vite, beaucoup trop vite pour Hugo qui n'avait pas hâte de retourner à l'école. Il passait ses journées chez Julien et ses grands-parents paraissaient toujours aussi angoissés, Hugo pensait à présent qu'ils ne lui disaient pas tout. Mais autre chose lui occupa son esprit lorsque, le samedi qui précédait la rentrée alors qu'il allait se doucher, il remarqua quelque chose d'étrange dans son reflet sur le miroir poussiéreux. C'était une forme bleue turquoise au niveau de son épaule gauche, qui s'étendait jusqu'au sternum. Elle ne ressemblait pas à grand chose et paraissait flou, elle sembla cependant indolore quand Hugo la toucha. Intrigué, il se rappela vaguement la douleur qui l'avait fait s'écrouler au coin de la rue, en se demandant si tout cela était lié. Mais il n'avait jamais vu d'hématome d'une couleur aussi clair. Il se hâta de se doucher en asseyant de chasser de son esprit ce... cette..., ne sachant pas comment nommé l'étrange forme qui était apparue dans son reflet, il décida finalement de se fier à sa première impression et de considérer ceci comme un hématome. Après tout, la douleur n’était pas apparue comme ça, il avait dû se cogner contre un objet quelconque.

Cette dernière journée avant la rentrée Passa très vite, si bien qu'à vingt-trois heure Hugo se sentait parfaitement éveillé. Pour la première fois depuis le début des vacances, il ne s'était pas rendu chez Julien, il avait trop à faire entre ses devoirs de vacances inachevés et l'angoisse de ses grands-parents qui avaient finis par inquiéter Hugo, bien qu'il ne sut pas de quoi il en retournait. Cette journée l'avait presque fait oublié l'étrange forme sur son épaule gauche jusqu'à ce qu'il la revoie, écarquillant les yeux, dans le miroir de la salle de bain et celle-ci l'intrigua encore plus aujourd'hui : elle devenait de plus en plus nette. On y distinguait à présent des traits fins qui s'entremêlaient. Cependant, la couleur n'avait pas changée, et cette forme ressemblait désormais à un tatouage bleu turquoise.

Le lendemain matin, Hugo fut réveillé par un coup de klaxon extrêmement bruyant. Il lança un juron, il était dix heure et demie ! Il s'imaginait déjà dans le bureau de Mme Burdet - la directrice de l'école – fulminant contre lui. Mais le comportement de ses grands-parents devenait décidément de plus en plus inquiétant, habituellement sa grand-mère le réveillait tous les matins en tirant les rideaux d'un coup sec et en criant « C'est l'heure de s'instruire mon chéri », ce qui avait le don d'exaspérer Hugo au plus haut point. Mais aujourd'hui, visiblement, elle avait oublié de passer par sa chambre avant de se rendre dans la salle de bain.

Hugo se leva d'un bond et s'habilla à la hâte avant de descendre en trombe les escaliers. Il n'avait pas remarqué le morceau de papier que son élan avait fait tomber de la poignée de la porte en face de l'escalier. Haletant, il le ramassa et lut rapidement son contenu dont il reconnaissait l'écriture ronde et travaillée de son grand-père.
Pars Hugo, le plus vite possible, nous n'avons pas le temps de t'expliquer quoi que ce soit pour le moment mais il faut que tu t'en ailles. Porte cette boussole à la hauteur de ta marque (je pense que tu as dû remarquer quelque chose à hauteur de ton épaule gauche), la boussole t'indiquera ou tu dois aller.
Sois prudent,
Tes grands-parents.


Hugo relut trois fois le bout de papier, il n'en croyait pas ses yeux. Il comprenait à présent l'angoisse de ses grands-parents mais ne savait toujours pas pourquoi ils ne lui expliquaient rien. « Nous n'avons pas le temps de t'expliquer quoi que ce soit pour le moment ». Que se passait-il ? Étaient-ils en danger ? Ou alors était-ce lui, Hugo, qui était en danger ? Et qu'avait ce tatouage bizarre de si important ? Il ne se donna cependant pas plus de temps pour réfléchir et se mit à chercher frénétiquement cette boussole qu'il n'avait ni vue, ni entendue tomber. Elle était en fait au seuil de la porte, bordée de lettres incompréhensible aux yeux de Hugo. Mais le cadran était vide, aucune rosace n'indiquait la direction à prendre. Il la porta, comme le lui avait dit son grand-père, à la hauteur de son épaule et la boussole émit un sifflement étrange et quelque chose apparut dans le cadran. Il était à présent séparer en deux parties : en haut, une aiguille dorée indiquait la direction (sud-ouest), et en bas, écrit en fines lettres d'or, la distance à parcourir (cinq mille kilomètres).

Hugo, croyant à un cauchemar, se pinça la cuisse mais il était bel et bien éveiller. Comment se faisait-il, que, le simple fait de plaquer cette boussole à sa marque, songea Hugo, incrédule, en repensant au terme utiliser par son grand-père, avait fait apparaître des instructions ? Il se rendit alors compte de la destination que lui indiquait l'étrange boussole ; malgré ses difficultés en géographie, il eut quasiment la certitude que s'il suivait ces instructions, donc par surcroît celles de ses grands-parents, il se retrouverait en plein océan Atlantique. Mais un bruit sourd en provenance de la cuisine, sortit Hugo de sa rêverie. Tous sens en alerte, il se rapprocha de la cuisine le plus discrètement possible.

La porte était entre ouverte, mais Hugo n'eut pas besoin de la pousser davantage pour connaître la source du fracas. Il fut déconcerté : jamais il n'avait vu quelque chose à la fois aussi comique et horrible. En face de lui, une étrange créature gisait à terre, manifestement tomber de la table. L'animal, faute de trouver un meilleur terme, songea Hugo, ressemblait vaguement à un serpent mais il était composé de deux paires de pattes courtes positionnées sur chaque flanc, et d'une paire d'ailes noires et ternes qui contrastait avec le reste du corps d’un vert émeraude luisant. La drôlerie de la créature venait surtout de sa face - qui n'avait rien de reptilienne -, elle était écrasée (comme si on l'avait envoyée percuter un mur à une vitesse considérable) et velue. Deux yeux totalement noirs fixaient à présent Hugo.

La bête paraissait blessée, elle se releva tant bien que mal et s’approcha de la porte. Hugo ne se posa plus de questions, il traversa le salon à une allure folle, monta les escaliers quatre à quatre, retourna dans sa chambre et remplit son sac à dos de vêtements. Arrivé au bas des escaliers, il reprit la boussole et le mot de ses grands-parents.

Le serpent ailé tituba en arrivant dans le hall d’entrée. Hugo eut tout juste le temps de fermer la porte d’entrée derrière lui avant d’entendre un bruit mat, qui signifiait que la créature venait de s’écraser contre la porte.

Après trois quart d’heure d’une course folle, Hugo arriva enfin chez Julien. Aucun signe ne montrait que la créature l’avait suivi. Tout au long du trajet, il ne faisait que de changer d’avis. Personne ne le connaissait mieux que Julien, mais il ne voulait pas l’importuner. Finalement, son désarroi et sa peur prenant le dessus, il avait décidé d’aller sonné à la porte de son ami. Mais ce fut son père qui ouvrit la porte. Comment avait-il pu oublier que l’on était lundi et qu’il n’était que onze heure trente ? Un silence pesant s’installa entre eux deux. M. Guilbert, le regard froid, dévisageait avec mépris Hugo. Mais ce fut une autre voix qui brisa la glace :
— Chéri, qui c’est ?
— Ce n’est rien, juste une erreur, répondit Bernard Guilbert. Qu’est-ce que tu viens faire chez nous ? ajouta-t-il froidement à l’adresse de Hugo.
— Heu… rien, je… j’ai oublié mon livre de français et je n’ai pas pensé à demander à Julien de me le ramener, mentit-il, intimidé par la carrure imposante de son interlocuteur.
— C’est ça, mon fils n’aura qu’à te le ramener demain. Et saches qu’il traîne avec un bouseux comme toi seulement parce que tu lui fais pitié, dit M. Guilbert d’un ton moqueur.

Hugo ravala sa réplique. Il avait apprit, au court de ses années d’amitié avec Julien, à rester indifférent aux remarques sarcastiques de son père. Bien sûr, Julien n’approuvait guère son père et n’hésitait pas à dire que c’était un idiot. Mais Hugo avait de plus en plus de mal à prendre sur lui. Il en avait marre. Marre que ses camarades de classes le traite de pauvre, marre de voir des regards choqués se tourner sur lui lorsqu’il vagabondait dans un quartier aisé de la ville.

Mais les évènements de la matinée avaient encombrés l’esprit de Hugo d’autres problèmes. Et maintenant ? Cette question lui trottait dans la tête jusqu’à ce qu’il arrive devant le portail en fer de l’école. Il avait machinalement marché pendant ce qu’il lui avait paru être des heures. Aussi, il lui fallut quelques minutes pour se souvenir qu’il avait loupé tous les cours de la matinée et qu’il s’apprêtait à parcourir cinq mille kilomètres… Mais il devait rester là et attendre son ami. En effet, il avait fait son choix ; il allait suivre les instructions de l’étrange boussole, les instructions de ses grands-parents. Il avait d’ailleurs toujours eu confiance en ses grands-parents, et aujourd’hui plus que jamais, il allait suivre aveuglément leurs conseils. Mais comment faire pour traverser cinq mille kilomètres d’océan, sans argent, sans bateau ?

Mais Julien en avait un, songea-t-il. Enfin son père en possédait un, et à cette pensée Hugo fut parcouru d’un frisson. Son père… jamais il ne prêterait le moindre centime à Hugo, alors de la à espérer  qu’il le lui prête son yacht… Mais après plusieurs minutes d’intense réflexion, tripotant nerveusement la boussole, il en était arrivé à la conclusion que seul Julien et le bateau de son père pourraient l’aider.

Un rayon de soleil se refléta sur le cadran de la boussole, et Hugo, l’espace d’un instant, cru que les annotations s’étaient effacées. Il ne sentit plus non plus la feuille de papier déchirée entre ses doigts, ou son grand-père avait écrit son message troublant. Mais il reporta son regard sur la boussole et vit avec horreur qu’il fallait toujours qu’il parcourt cinq mille kilomètres, direction sud-ouest. Il se rendit alors compte qu’il avait rangé le bout de papier dans son sac à dos, dont il n’avait pas osé prendre le temps d’y mettre grand-chose. En effet, à l’intérieur de celui-ci on y voyait seulement deux T-shirts, trois pantalons et quelques sous-vêtements.

« Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir… tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir... ». Hugo se répétait sans cesse cette phrase que son grand-père disait si souvent. Mais il ne savait pas après quoi il courrait. Son seul vœu, à l’heure actuelle, était de retrouver ses grands-parents. Et tous ses espoirs reposaient sur Julien. Il ne saurait l’expliquer comment, mais il savait que pour les retrouvés, il devait suivre la boussole.
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Slomy
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Lun 11 Aoû 2014 - 17:02

Vous pouvez à présent lire la fin du premier chapitre !
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Lun 11 Aoû 2014 - 18:45

Bonjour,

dans un sommeil agiter. agité.

couleur aussi clair. claire

comment nommé: nommer

la rentrée Passa: passa

l'avait presque fait oublié: oublier


bien éveiller. éveillé.

terme utiliser : utilisé


d’aller sonné: sonner

au court: cours

pour les retrouvés,: retrouver

Voilà, ça commence à devenir intéressant.
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NeverChester
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Mar 12 Aoû 2014 - 1:22

Bonsoir ! Alors voilà ce que j'ai remarqué (si ça n'a pas déjà été dit avant)

levé tôt: avait l'habitude de se lever tôt.

une petite femme dodue aux cheveux blancs bouclés: tu peux rendre cette courte bien plus fournie
avec un paquet sous son bras: ..., un paquet sous le bras sonne mieux

L'élément intriguant arrive assez tôt, c'est bien. Enfin si c'est ce que je crois (le "tu verras ça bien assez tôt")

(une parcelle carré sur laquelle la pelouse poussait inégalement): il faudrait remplacer les parenthèses par des tirets. De plus, c'est "carrée"

guère: guerre

Slomy a écrit:
Alors que Hugo se rendait au coin de l'allée, il sentit une douleur au niveau de son épaule gauche, cette douleur était semblable à un uppercut lancé par un boxeur professionnel. Il tomba sur le trottoir sous le choc, se demandant d’où quelqu'un aurait pu le frapper mais il ne vit rien ni personne. Désorienté, il se releva en se demandant qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver, mais rien – de rationnel en tout cas – ne pouvait expliquer cette brusque douleur. Il continua alors son chemin sans faire attention à la douleur qui continuait de le lancer mais qui semblait s'atténuer.
La rue dans laquelle il se trouvait actuellement n'avait rien à voir avec l'allée où il vivait. Elle était large et extrêmement bruyante, en raison du nombre incalculable de véhicules qui y circulaient. Hugo attendait à un abribus depuis vingt minutes, mais il était tellement excité à l'idée d'apprendre à Julien – son meilleur ami – qu'il venait d'avoir comme cadeau la même console que lui qu'il aurait pu attendre tout l'après-midi, sa douleur à l'épaule s'estompant peu à peu
Ce passage me paraît bizarre à la lecture... Je ne sais pas pourquoi.

En tout cas, merci pour le partage, on ressent une certaine empathie pour Hugo, et c'est important. Cependant, le manque d'action rend le tout un peu faible pour un début de roman. Mais il respecte bien son rôle d'incipit.
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Morrigan
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Mer 13 Aoû 2014 - 20:54

I'm back !
Bon, toujours le premier post, je reprends à "Lorsqu'il eut terminé de déjeuner"

Lorsqu'il eut terminé de déjeuner, il monta les escaliers quatre à quatre pour se rendre dans sa chambre. => "pour se rendre" ne fait pas très naturel, ici. J'ai plutôt tendance à le voir lorsque tu vas dans une ville, un autre lieu. Mais là, j'aurais vu un simple "pour regagner sa chambre", par exemple

À l'intérieur de celle-ci on distinguait un lit qui couinait bruyamment lorsque l'on s'asseyait dessus et une petite table de nuit. => virgule après "de celle-ci". "on distinguait" me semblerait plutôt à réserver lorsque tu utilises uniquement ce qui touche à la vue ; or là, on parle aussi de l'oreille. "se trouvait un lit" ?
(d'ailleurs, au passage, il ne couine pas du tout lorsqu'il se lève au tout début, or ça devrait Wink)

Il y avait tout juste la place pour y déposer des vêtements empilés => parce qu'elle est très petite ? Là, on dirait que c'est à cause des meubles, mais un lit et une table de nuit ne suffisent pas pour prendre tout l'espace. D'ailleurs, je mettrais "il restait tout juste assez de place" : tu vires un verbe faible, déjà ^^, et en plus ça introduit l'idée qu'elle est effectivement toute petite.
Pas d'armoire, au fait ? De placard incrusté dans le mur, pour éviter de prendre de la place, justement ?

Il s'habilla d'un jean troué, un T-shirt trop court et les baskets qu'il avait eu pour son anniversaire deux ans plus tôt => rah, ça fait vraiment indigent, là ^^ Je me demande si tu n'appuies pas trop sur le côté "qu'est-ce qu'on est pauvres". Peut-être dire juste que le jean est éliminé, plutôt que troué, ou recousu ? (genre la grand-mère ne peut même recoudre un trou, quoi ^^)

Il descendit les escaliers si vite qu'il manqua de peu la chute avant d'annoncer précipitamment à ses grands-parents qu'il sortait et ouvrit la porte d'entrée avant de se rendre au-dehors. => la phrase est un peu longue. Je découperais bien en mettant une virgule après "la chute" et un point après "qu'il sortait. Il ouvrit la porte d'entrée..."

Le temps était magnifique : un soleil radieux l'attendait sans aucun nuage et une brise légère effleurait sa peau. => je mettrais "sans aucun nuage" entre virgules.
Petite préférence personnelle : on dit souvent "une brise caressait sa peau" qu'effleurer, qui est vraiment très léger

Il passa devant un petit panneau planté dans le jardin sinistre de sa maison (une parcelle carré sur laquelle la pelouse poussait inégalement) sur lequel on voyait le numéro « 7 ». => la parenthèse est mal placée et vient couper la phrase ; je n'avais pas compris au début que le numéro était sur la pancarte (même pas de boite aux lettres ?) Sachant aussi qu'il connait ça, je dirais "le panneau" et non "un" : il ne le découvre pas cette fois là.
Du coup, j'inverserais : "Il passa devant un petit panneau, sur lequel se lisait le numéro « 7 », planté dans le jardin sinistre de sa maison. Il s'agissait d'une parcelle carrée, sur laquelle la pelouse poussait inégalement" par exemple
(p'tain, même le gazon leur en veut, quoi ^^)

Au bout de la rue, sur un panneau bleu en bois verni était inscrit le nom de la rue « Allée du massacre ». => répétition de "panneau". Je reformulerais dans ce genre : "Au bout de la rue, un panneau bleu en bois verni indiquait le nom de la rue : "allée du massacre"
(pas de majuscule à rue, allée, avenue, boulevard, etc.)
Alors, sachant que dans les villes actuelles, les panneaux sont plutôt en métal, je m'attends soit à ce que ce soit un quartier pourri (ils n'ont même pas de vrais panneaux) mais le "verni" dément ça. Du coup, ça ferait plutôt chic, mais ça ne colle pas du tout avec l'image de pauvreté absolue de cette famille.
Et même le nom s'y met ^^

Hugo s'était toujours demandé pourquoi sa rue se nommait ainsi, d'après ce que lui disaient ses grands-parents, les trois quart des habitants de la ville avaient étés tués dans cette allée lors d'une guère plusieurs siècles auparavant. => je mettrais un point après "ainsi". "d'après ce que lui avaient dit ses grands-parents", pour moi. "trois quarts ; d'une guerre"
Quelle guerre ? Tu es en fantastique, donc techniquement, ça veut dire que tu dois avoir des repères connus du lecteur, tu es dans le même monde que lui. Du coup, ce détail n'est clairement pas anodin, il interroge

Hugo marcha le long de la petite allée déserte ou des maisons semblables à la sienne défilaient sous ses yeux. => où

Alors que Hugo se rendait au coin de l'allée, il sentit une douleur au niveau de son épaule gauche, cette douleur était semblable à un uppercut lancé par un boxeur professionnel. => répétition de douleur et phrase maladroite.
Je propose comme exemple : "Alors que Hugo atteignait le coin de l'allée, il sentit une douleur au niveau de son épaule gauche. On aurait dit un uppercut de boxer professionnel"

Il tomba sur le trottoir sous le choc, se demandant d’où quelqu'un aurait pu le frapper mais il ne vit rien ni personne. Désorienté, il se releva en se demandant qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver => répétition de "se demandant".
Ce serait plus joli aussi "en se demandant ce qui avait bien pu lui arriver"

mais rien – de rationnel en tout cas – ne pouvait expliquer cette brusque douleur. => et là tu as une répétition de "douleur". "souffrance" ?
Par contre, il saute très vite aux conclusions "non rationnelles" (sachant que c'est du fantastique, on s'attend à un truc du genre ^^) Là, il pourrait penser à un problème physiologique interne (bon, pas la crise cardiaque, quand même, faut pas déconner ^^), ou tout simplement que quelqu'un ait pu lui lancer un caillou de loin en se dissimulant ? Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas que ce n'est pas là... Bref, ne pas s'attendre de suite à ce que ce soit autre chose qu'un truc normal.

Il continua alors son chemin sans faire attention à la douleur qui continuait de le lancer mais qui semblait s'atténuer. => "douleur" une fois de plus. Virgule avant "mais"
Hmm. Il est vachement résistant, ce petit  Shocked Là, ça gagnerait à être plus développé : il attends quelques secondes que ça diminue, justement, vu que c'est assez rapide. Il pourrait avoir peur, être un peu inquiet du moins, c'est vraiment pas anodin ! Se masser l'épaule, on fait toujours ça quand on a mal : porter la main à cet endroit, etc.

La rue dans laquelle il se trouvait actuellement n'avait rien à voir avec l'allée où il vivait. => "la rue qu'il venait d'emprunter" ? mais c'est subjectif, ta formulation marche aussi

Elle était large et extrêmement bruyante, en raison du nombre incalculable de véhicules qui y circulaient. => ok, mais dans ce cas, il devrait entendre la rumeur déjà dans l'autre rue. Le bruit ne s'arrête pas aux croisements ^^

Hugo attendait à un abribus depuis vingt minutes, mais il était tellement excité à l'idée d'apprendre à Julien – son meilleur ami – qu'il venait d'avoir comme cadeau la même console que lui qu'il aurait pu attendre tout l'après-midi, sa douleur à l'épaule s'estompant peu à peu. => je pense qu'il faut couper, notamment parce que l'histoire de la douleur arrive un peu de nulle part dans cette phrase.
Déjà, tu nous balances qu'il est sous un abribus, sans qu'on sache qu'il en avait l'intention. En gros, au lieu de nous dire "il était là" alors qu'il vient juste de tourner dans la rue, tu peux dire qu'il rejoint l'abribus, consulte les horaires par exemple, que ça va mettre un moment, mais tant pis. Puis qu'il attend depuis vingt minutes.
Ensuite, sur la phrase en elle-même : je mettrais un point après "tout l'après-midi". En fait, c'est parce qu'il excité qu'il peut attendre (ce qui est paradoxal, d'ailleurs, vu qu'en général, plus on est excité moins on veut attendre), pas parce que sa douleur s'atténue. Je pense qu'il manque un petit détail pour lier ça, du genre "il remarqua alors que sa douleur à l'épaule avait disparu" ou quelque chose du genre (et tu as encore "douleur")

Hugo et Julien étaient amis depuis l'école primaire où Julien avait tiré Hugo d'un mauvais pas en lui offrant des affaires de sports => virgule après "primaire"; "de sport"

M. Pertaud, le professeur de sport, détestait que ses élèves n'obéissent pas au règlement et les punissaient sévèrement lorsque l'un d'eux le faisait, or, Hugo n'avait pas pu se procurer une tenue convenable pour la pratique du sport. => "le professeur d'éducation physique" ? Tu évites de redire encore "sport" et c'est plutôt cette appellation, normalement.
Je mettrais un point après "lorsque l'un d'eux le faisait".
Au primaire, quand même, c'est dur  Shocked Je me souviens quand j'y étais (oui ça date ^^) on avait pas vraiment besoin de tenue de sport, ça a commencé au collège.
Je virerais "pour la pratique du sport" : ça te fait encore une répétition, et ce n'est pas nécessaire, on comprend sans

Julien était issue d'une famille riche mais ne s'en vantait pas pour autant, il lui arrivait très souvent même de donner des pièces à des mendiants ou d'aider ses amis financièrement. => je mettrais un point après "pour autant".
Alors, en primaire, je doute que tu donnes des pièces aux mendiants ou que tu aides tes copains ^^ Déjà tu n'as pas vraiment conscience de ce qu'est l'argent, de ce que ça représente. Alors il peut donner aux mendiants, mais pour imiter ses parents ou parce qu'on lui a dit que c'était bien (et puis à son âge, il ne se ballade pas tout seul) ; pour ses copains, il va les dépanner s'il n'ont plus d'argent pour des bonbons, par exemple, ou des jeux, mais ça n'irai guère plus loin ^^ Et puis, ce n'est pas son argent ; parfois, les parents de famille aisée ne veulent pas que leurs gosses dépensent comme ça, sans réfléchir.

Bon, je m'arrête là pour ce soir, je finirai les trois derniers paragraphes une autre fois.
Alors, sur le fond, quelques détails :
- je trouve que tu insistes énormément sur la pauvreté vraiment immense de Hugo et de ses grands-parents (d'ailleurs, j'attends l'explication sur pourquoi il ne vit pas avec ses parents). Qu'ils ne soient pas riches, ok, mais là on est vraiment à un niveau extrême ; je pense que ça gagnerait à être plus atténué, et ça serait plus crédible.
- le coup du meilleur copain qui lui est riche et donne sans compter : pourquoi pas, mais c'est vrai que c'est assez cliché. À la limite, là aussi, je nuancerais : plutôt que "riche", on pourrait dire "famille aisée", qui est un poil plus bas socialement, mais tu gardes le fait qu'il peut aider son copain quand même.
- enfin, le coup que Hugo reçoit : tu passes trop vite dessus, comme je l'ai dit dans la partie consacrée à ça. Quand ça te fait mal à ce point, tu vas y passer un peu plus de temps, à te masser, à te demander ce qu'il se passe.

Après, je conçois parfaitement qu'à ce stade, tu cherches surtout à te faire plaisir et sans doute moins la cohérence complète. Je te signale quand même ces pistes, pour que tu y réfléchisses, et que tu acquières quelques automatismes pour l'avenir.
Pour le style, le meilleur conseil que je puisse te donner c'est de lire ^^ Y a pas mieux pour apprendre des formulations sans s'en rendre compte. Et puis la pratique, bien sûr.

Si tu as des questions, je reste à ta disposition Smile

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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   Mer 13 Aoû 2014 - 23:05

Bonsoir, merci auteur008 et NeverChester de m'avoir lu et corrigé  Smile 

@Morrigan : Oui, y'a pas mal des trucs à changer/corriger mais ça je m'y attendais  Embarassed. En tout cas merci pour tes corrections et conseils, je corrigerais tout ça demain.

Morrigan a écrit:
- je trouve que tu insistes énormément sur la pauvreté vraiment immense de Hugo et de ses grands-parents (d'ailleurs, j'attends l'explication sur pourquoi il ne vit pas avec ses parents)
L'explication sur le fait qu'il ne vive pas chez ses parents suit quelques paragraphes en dessous.

Morrigan a écrit:
Quelle guerre ? Tu es en fantastique, donc techniquement, ça veut dire que tu dois avoir des repères connus du lecteur, tu es dans le même monde que lui. Du coup, ce détail n'est clairement pas anodin, il interroge
Bah là Hugo ne le sait pas en fait.

Bref merci à tous et bonne soirée !
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MessageSujet: Re: Hugo l'Hyppra [Roman]   

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Hugo l'Hyppra [Roman]
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