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 Poupée (nouvelle fantastique )

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Dead moon
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MessageSujet: Poupée (nouvelle fantastique )   Mar 16 Sep 2014 - 16:27

Voici le début d'une nouvelle fantastique dont dont j'aimerais avoir quelques avis.
C'est l'adaptation d'un court métrage que j'avais réalisé durant mes études et je souhaitais revenir sur cette histoire afin de la développer et d'en faire quelque chose de plus complet.
pour les commentaires c'est
ici

   Léna s’efforçait d'avancer le plus rapidement possible le long de la rue en pente. Fatiguée de son voyage, la jeune femme commençait à avoir des crampes dans les bras à force de traîner sa lourde valise derrière elle. Durant tout le trajet menant à la vieille demeure de tante Anna, la bonne femme qui l'accompagnait pour lui montrer le chemin n'avait pas cessé une seconde de jacasser.
— J'espère que vous ne m'en voudrez pas, ajouta-t-elle, je suis venu aérer les lieux avant votre arrivée. Vous savez ces vieilles maisons, elles sentent vite le renfermé.
   Léna lui répondait poliment, acquiesçant de son sourire le plus hypocrite.
— Vous savez, tout le monde a eu un choc en apprenant pour votre grand-tante, continua madame Lapierre. Mon Dieu qu'on a été triste, elle qui était si gentille. Vraiment je ne sais pas ce qui a pu se passer, une mauvaise chute sans doute. Et si le facteur n'était pas entré ; c'est vrai qu'elle ne fermait jamais à clé ; personne n'aurait su qu'elle était morte, personne. Mon Dieu, mon Dieu. Et vivre seule à son âge, vous savez que c'est pas facile.
   La jeune femme écoutait ses jérémiades d'une seule oreille, admirant les petites ruelles étroites de ce village du sud de la France. Elle qui habituellement aimait entendre l'accent chantant de cette région, elle le trouvait actuellement fort désagréable. La rue remontait jusqu'au point le plus haut, serpentant entre les maisons en pierres sèches. Elle crut, l'espace d'un instant, se retrouver en plein dix-neuvième siècle. Cette petite bourgade nichée dans une vallée verdoyante en plein cœur des montagnes possédait à la fois un véritable charme, mais aussi une atmosphère étrange, liée sans doute à l'isolement dont elle bénéficiait. Elles passèrent dans une rue étroite, surmontées d'un porche, avant de s'engouffrer dans une petite ruelle cernée par deux hautes murailles de pierres. Tout au bout, cette dernière dévoila un paysage magnifique. Elles étaient sorties du village et dominaient la vallée. En contrebas, des maisons, aux allures plus modernes, apparaissaient toutes petites. Le soleil perçait timidement l'épaisse couche de nuages, laissant transparaître quelques rayons à l'horizon.
   Elles arrivèrent enfin devant la demeure. Seule au milieu des arbres, elle surplombait la bourgade du haut d'un belvédère. Face à elle, une vue impeccable sur les montagnes. La maison, bien plus vaste qu'elle ne l'imaginait, s'élevait sur deux étages. Tout en pierres, les murs légèrement tordus, lui donnait une allure fantasmagorique. Deux gros piliers, sur lesquels s'enroulaient deux magnifiques rosiers, soutenaient le porche d'entrée. Vue de l'extérieur, l'habitation avait un certain charme, semblant sortir tout droit d'un vieux conte fantastique.
   La femme rondelette grimpa les quelques marches et sortit un gros jeu de clé.
— J'espère que la maison vous plaira, dit-elle en ouvrant l'épaisse porte de bois. Mais il n'y a aucune raison que non. Vous savez, les gens vous envient ici, cette demeure est tellement bien placée. Beaucoup voulait l'acheter à votre tante ; elle n'a jamais voulu. Vous n'imaginez pas leur surprise lorsqu'ils ont appris qu'il lui restait de la famille.
— Je n'en doute pas, répondit la jeune femme.
   Elles entrèrent enfin. La pièce baignait dans la pénombre jusqu'à ce que madame Lapierre se précipite vers la fenêtre pour ouvrir les volets.
— Tout est resté en l'état depuis qu'on a trouvé votre tante. Je vous fais visiter ?
— Merci, mais je pense que je peux me débrouiller toute seule maintenant.
   Léna ne souhaitait qu'une chose, déposer ses affaires, prendre une douche et se détendre. La route avait été longue et fatigante. Bien sur, la gare la plus proche se situait à trente kilomètre et le taxi pour venir jusqu'ici coûtait horriblement cher. Elle balaya la pièce du regard. Là encore, elle eut l'impression de se trouver dans un autre temps. Tous les meubles et les objets de tante Anna avaient leur place dans un magasin d'antiquité. Des étagères en bois massif remplies de vaisselle du siècle dernier, une table revêtue d'une nappe couverte de broderies, des vieilles chaises en osier, et tout un tas de bricole dont Léna ignorait l'utilité. La jeune femme ne se sentait pas très à l'aise dans cette demeure d'une autre époque. Elle se mit à espérer que quelques travaux et une nouvelle décoration chasseraient cette mauvaise impression.
— Je n'ai pas changé la bouteille de gaz, vérifiez qu'il en reste, dit madame Lapierre. Je vais tout de même vous montrer où remettre l'eau et l'électricité avant de partir, et surtout n'utilisez pas la cheminée avant de l'avoir faite ramoner.
   Elles sortirent de la pièce par une autre porte et s’engouffrèrent dans un couloir sombre où l'on pouvait distinguer le début d'un escalier. La bonne femme passa devant et grimpa quelques marches prudemment.
— Le compteur est ici, je vais tout remettre.
   Elle s'exécuta, puis redescendit et appuya sur l'interrupteur. La lumière faiblarde dévoila le couloir qui abritait un escalier en bois, serpentant jusqu'aux étages supérieurs.
— La salle de bain est au premier, continua la bonne femme. Vous n'aurez qu'à ouvrir le robinet derrière le lavabo pour avoir de l'eau.
   Elle porta le regard un peu plus haut sur les escaliers.
— C'est ici qu'on la retrouvée, finit-elle par divulguer. Je préfère vous le dire, au-moins, comme ça, vous le saurez.
   Léna se contenta de répondre à cette information par un sourire pincé, ne sachant pas si elle avait réellement envie de connaître ce détail.
— Hé bien je vous remercie, madame Lapierre...commença t-elle.
— Oh, appelez moi Jeannette, voyons !
   La femme esquissa un sourire bienveillant, fixant Léna de ses petits yeux bruns trop maquillés.
— Hé bien merci beaucoup Jeannette pour cet accueil, je pense que je vais pouvoir me débrouiller seule et m'installer tranquillement.
   Après une dizaine de recommandations supplémentaires, la bonne femme posa les clés sur la table et s'en alla enfin. Léna fut soulagée de ne plus entendre ses potins à dormir debout. Elle chercha son téléphone dans son sac à main. Elle regarda l'écran de l'appareil ; pas de réseau. Elle sortit donc pour voir si cela ne venait pas des murs épais de la maison, mais rien ne changea.
— Je sens que la semaine va être longue, dit-elle à voix haute.
   Elle jeta un œil à l'intérieur, dans un coin, sur un guéridon, se tenait un vieux téléphone fixe. Peut-être aussi vétuste que la maison elle-même. Elle rentra pour vérifier l'état de fonctionnement de l'appareil mais lorsqu'elle décrocha le combiné, il n'y eut aucune tonalité. Elle se résolut donc à passer une semaine coupée du monde. Ce n'était pas plus mal finalement. Elle avait pris de quoi lire et son ordinateur était rempli de film. Ce serait l'occasion pour elle d'avancer son mémoire qui stagnait depuis plusieurs semaines.
   Elle s'assit sur une chaise afin de souffler un peu. La fatigue du voyage commençait à se faire sentir. C'est alors qu'elle entendit un bruit venant de l'étage supérieur. Semblable à de tout petits pas ; quelque chose marchait sur le plancher.  L'espace d'une seconde, Léna eut un frisson, puis elle se reprit. Une vieille maison au milieu des bois abritait sans aucun doute une armada de rongeurs et de petits animaux en tout genre.
   La jeune femme monta sa valise à l'étage. Elle trouva une chambre spacieuse au premier, juste à côté de la salle de bain. Lorsqu'elle entra, elle découvrit une hideuse tapisserie à fleurs qui recouvrait les murs et un sol revêtu d'une moquette vert sombre ; quelques tableaux représentant des scènes paysannes du siècle dernier décoraient la pièce. Au milieu trônait un grand lit en bois massif, dont la tête reposait contre le mur du fond et, en face, une grosse armoire remplie de linge de maison. Dans le coin de la pièce, sur un guéridon, siégeait une poupée en porcelaine. Elle fixait la jeune femme de ses yeux bleus vif ; son teint blanc faisait ressortir ses longs cheveux roux. Elle était vêtue à la mode du dix-neuvième siècle dans une robe en dentelle et  velours bleu marine.
   Léna tressaillit en posant le regard sur elle. La jeune femme avait horreur des poupées, particulièrement celles dans ce genre là. Elle poussa sa valise dans la pièce et entreprit de ranger ses affaires. Cette besogne terminée, elle attrapa l'affreux jouet et monta au second étage. Il était pourvu de deux pièces : deux chambres ; l'une plutôt spacieuse et l'autre, très étroite, avec un tout petit lit d'enfant et un minuscule bureau d'école. Léna avait trouvé le lieu idéal pour y entreposer l'objet de ses cauchemars. Elle déposa délicatement la poupée sur le lit et sortit en refermant bien la porte.
   À sa grande surprise l'escalier continuait son ascension de quelques marches vers une dernière porte verrouillée par un gros cadenas. Sûrement le grenier, pensa-t-elle. Il faudrait qu'elle vérifie sur le gros jeu de clés que lui avait laissé madame Lapierre si elle ne trouvait pas de quoi l'ouvrir plus tard.

   Léna se coucha tôt car la fatigue du voyage la gagna rapidement. Elle en profita pour lire un peu avant de dormir. Absorbée pas sa lecture, elle ne fit pas de suite attention aux grattements provenant de l'étage supérieur. Lorsqu'ils devinrent un peu plus fort, elle leva les yeux au plafond, se demandant quel genre d'animal produisait cela. Elle essaya de faire abstraction du bruit et de se replonger dans le roman qu'elle venait de commencer.
   Un claquement de porte retentit. La jeune femme sentit son cœur s’emballer avant de se reprendre. Simplement un courant d'air, se dit-elle intérieurement. Elle se leva pour monter à l'étage. Plongée dans le noir le plus total, elle chercha un interrupteur qu'elle ne trouva pas. À tâtons, elle attrapa la rambarde de bois et commença à grimper les marches, une à une. Elle entendit de nouveau le grattement au-dessus d'elle. Léna continua malgré sa peur injustifiée. En arrivant en haut, elle trouva enfin l'interrupteur en effleurant le mur. La faible lumière jaune de l'ampoule faisait grandir les ombres du couloir exigu. Elle aperçut alors la porte de la petite chambre entrouverte. Je l'avais pourtant bien refermée, se dit-elle. La jeune femme regarda à l'intérieur. La poupée, posée sur le bureau, la regardait toujours aussi fixement. Léna referma la porte avant de redescendre. Elle s'arrêta en chemin, en proie au doute. Ne l'avais-je pas posée sur le lit ? Ne sachant plus, elle retourna se coucher pensant que sa mémoire lui jouait des tours.

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MessageSujet: Re: Poupée (nouvelle fantastique )   Mer 1 Oct 2014 - 13:44

2éme partie

À plusieurs reprises, durant la nuit, Léna entendit des pas et des grattements à l'étage. Elle avait même cru entendre quelque chose descendre l'escalier jusqu'à la porte de sa chambre. Elle dormit très mal. L'atmosphère de cette vieille maison était pesante et elle avait sans cesse cette impression désagréable d'être observée.

***

 La jeune femme se réveilla à la lueur de l'aube. Elle regarda le réveil ; sept heure du matin. Trop tôt pour se lever un jour de vacances. Ne retrouvant pas le sommeil, Léna décida tout de même de partir faire un footing. Elle voulait en profiter également pour faire quelques courses au village.
 Les nuages voilaient toujours l'horizon et l'orage menaçait, mais l'air frais lui fit du bien. Le chant des oiseaux ainsi que l'odeur de la végétation lui changèrent les idées. La jeune femme trouvait ce cadre de vie bien plus agréable que celui rencontré en ville avec les odeurs d'hydrocarbure et le bruit des voitures. Si l'on faisait abstraction de l'isolement bien entendu.
 Elle courut près d'une heure et arriva pour l'ouverture de l'épicerie. L'homme qui tenait le commerce se nommait Firmin Durant, selon madame Lapierre. Un bonhomme d'une cinquantaine d'années, toujours d’humeur maussade. Léna constata qu'aujourd'hui ne dérogeait pas à la règle. L'homme lui dit à peine bonjour, gardant le nez rivé sur son carnet de comptes.
— Bonjour, clama-t-elle en entrant dans le commerce.
 Firmin la regarda à peine et grommelant ce qu'elle interpréta comme une réponse à son salut. Au moment de payer, l'homme se contenta de lui demander la somme et de l'encaisser sans prononcer un mot de plus. La jeune femme partit en espérant trouver rapidement un moyen de locomotion pour faire ses courses ailleurs.
 Dans les rues du village, quelques habitants étaient de sortie. Des personnes âgées en majorité. Les gens qu'elle croisait ne pouvaient s'empêcher de la dévisager. Elle surprit quelques vieilles dames en train de détourner le regard lorsqu'elle tournait la tête. En ville personne ne faisait attention à quiconque, et cette curiosité de la part des habitants de ce village avait quelque chose de dérangeant.
 La jeune femme passa devant la mairie, d'où Jeannette Lapierre lui fit de grands signes au travers de la baie vitrée. Léna voulut lui faire comprendre qu'elle était pressée, mais la bonne femme se précipita vers la sortie pour la rejoindre.
— Bonjour, lui dit la dame rousse toute essoufflée. Vous vous êtes bien installée j'espère ?
— Oui, tout va bien, merci.
— Vous avez bien dormi ? Le calme doit vous changer de chez vous, n'est-ce pas ? Lui demanda la secrétaire de mairie.
— Ce serait parfait s'il n'y avait pas autant de souris dans la maison, j'ai entendus des bruits toute la nuit.
— Anna s'en était plaint également, répondit Jeannette. Je lui avais dit de prendre un chat, rien de plus efficace que ces bestioles. J'en ai quatre à la maison, et aucun problème de nuisible.
— Je vous remercie du conseil, mais pour l'instant je ne compte pas m'installer ici toute l'année.
— C'est bien dommage, cette région aurait bien besoin de jeunes comme vous, vous savez. C'est sûr, il n'y a pas beaucoup de travail, mais il y aurait tant à y faire.
 Léna se contenta de répondre par un sourire pincé. Elle n'avait pas du tout envie de continuer cette conversation, mais ne savait pas comment trouver une échappatoire.
— Je ne vais pas vous garder plus longtemps, finit par dire la bonne femme, comme si elle lisait dans ses pensées. J'ai beaucoup à faire encore, et j'imagine que vous aussi.
— Je voulais vous demander, se souvins soudain Léna. Il y a-t-il un endroit où les portables captent par ici ?
— Essayez sur le terrain de jeu plus haut, on a un peu de réseaux.
— Merci, à plus tard.
 Et elle se dirigea vers le lieu en question.

***

 Léna travaillait sur la table du jardin lorsqu'elle se rendit compte que la fin de la journée approchait. Elle n'avait pas réussi à avoir sa mère au téléphone, se contentant de lui laisser un message. En faisant le ménage dans toute la maison, elle avait déniché quelques pièges à rats qu'elle installa au deuxième étage. Elle ne trouva pas la clé pour ouvrir la porte du grenier. Elle essaya pourtant toutes celles sur le trousseau, sans résultat. En montant, elle avait à nouveau trouvé la porte de la petite chambre entrouverte. La jeune femme se dit que le mécanisme du coffre devait être usé.
 Dans le jardin, la température était douce, mais de lourds nuages pointaient toujours à l'horizon. Un éclair surgit au loin et Léna rentra à l'intérieur, au moment où le vent se levait. Elle allait passer sa seconde nuit dans la maison et se rendit compte que, tout de même, être coupé du monde lui pesait. Tante Anna n'avait même pas la télévision. Elle ne la regardait pas tellement, mais elle s'avoua qu'elle aurait aimé regarder les informations de temps en temps. Heureusement, elle avait son ordinateur avec quelques films et de la musique en pagaille.  
 Durant son repas, les bruits reprirent. Elle regardait un vieil Hitchcock en mangeant et n'y fit pas de suite attention. Peut-être que les quelques pièges, là-haut, suffiraient à les faire cesser.

 Au cour de la nuit, Léna fut réveillée à plusieurs reprises. Une porte grinça, puis un rat, sans doute, bien plus gros que les autres, dévala l'escalier. La jeune femme s’énerva de ce boucan et ne put s'empêcher de crier dans le noir : « Mais taisez-vous ! » Elle entendit alors la bestiole remonter à toute vitesse.
 Elle se leva le lendemain, encore fatiguée. Lorsqu'elle sortit de sa chambre, une mauvaise surprise l'attendait. Les pièges étaient à ses pieds, devant sa porte. Quelque chose, où quelqu'un, les avait déposés là. Léna resta plantée sur le pas de la porte, ne sachant pas ce qui arrivait. Une peur irréfléchie s'empara d'elle, bien qu'elle essayât de se rassurer. Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? Elle ramassa l'un des pièges qui se referma instantanément sur sa main.
 Léna poussa un cri de surprise, puis de douleur. Complètement déboussolée par les événements, elle n'avait pas pris garde au fait que l'objet était toujours enclenché. Elle jeta ce dernier et se précipita à la salle de bains pour passer sa main sous l'eau fraîche. Quelques larmes coulèrent sur ses joues roses. Elle se regarda dans le miroir et vit ses yeux noisette cernés de rouge. Des mèches de cheveux châtains clair se collaient sur son visage.  Elle s'aspergea la figure d'eau froide et se coiffa afin de paraître un peu moins déplorable.
 En montant au dernier étage afin de constater ce qui avait bien pu se passer, elle vit la porte de la petite chambre encore entrouverte. Elle regarda à l'intérieur. La poupée, assise au pied du petit bureau, la fixait de ses grands yeux bleus. Je suis sûre qu'elle a bougé cette fois, pensa la jeune femme. L'espace d'un instant Léna eut cette impression désagréable que le jouet esquissait un léger sourire de satisfaction. Elle reprit sa respiration, attrapa l'objet et le jeta sur le lit. Elle claqua la porte un bon coup, puis elle vérifia que celle-ci ne puisse pas s'ouvrir à nouveau.

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