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 concours n°53 - votes

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Texte n°1
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Texte n°2
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Texte n°3
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Texte n°4
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Niko
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MessageSujet: concours n°53 - votes   Jeu 25 Déc 2014 - 23:09

Après avoir trucidé la dinde, il est à présent temps de découvrir les textes proposés pour ce nouveau AEfficiels
Fin des votes le 30 décembre à 20h.

Texte n°1 :

Joé la balafre


Dès mon plus jeune âge, je me distinguais de mes frères et sœurs par une attitude extravertie, une soif d’apprendre et d’exploration, une attirance vers l’inconnu. Il suffisait de m’interdire une chose pour y courir, sauter dessus, l’agacer, la titiller ; toujours repousser les limites. Un tel comportement irritait régulièrement mes parents.

Notre famille fait partie de la colonie du sud de l’île Maxwell. Nous ne côtoyons jamais les autres groupes (l’un près de la falaise et l’autre à l’est, la plage qu’utilise les humains pour accoster avec leurs bateaux).

J’aime bien notre colonie. C’est la plus forte, la mieux protégée, la plus intelligente dit-on. Pour ma part, je ne partage pas ce point de vue. La pensée unique : très peu pour moi ! J’aime faire mes propres expériences, découvrir les choses, les gens, me faire ma propre opinion.

Nos journées ? A marée basse, on sort de l’eau et on traverse l’immense plage en direction de la terre ferme. Au passage, on grignote par-ci par-là quelques fritures prises au piège dans des trous d’eau, mais aussi des coquillages et des algues. Quelques adultes sont réquisitionnées pour scrutent le ciel, guettant les mouettes et autres cormorans. Au moindre danger, ils lancent un appel de détresse et tout le monde se cache : qui sous un rocher, qui sous une touffe d’algue voir on creuse un trou. Les plus vieux (plus aguerris), s’occupent des jeunots et en derniers lieu, se mettent entre eux et le prédateur.

Un jour, j’ai vu mon grand-père partir. Le bougre s’est bien battu avec ses pinces. Ils se sont mis à 2 pour le soulever et l’emporter. J’étais triste et au plus profond de moi, j’espérais un miracle. Quand tout à coup, l’une des mouettes cessa de voler et tomba à pic. Mon grand-père venait de lui cisailler une patte … il était presque sauvé. Trop lourd pour un seul volatil, ce dernier lâcha prise et mon grand-père tomba à la mer non loin de l’oiseau privé de ses pattes. Mon cœur s’emplit de joie, mais ce fut de courte durée : on aperçu un groupe de phoque.

Je haïs ces vilaines bêtes. Jamais mon grand-père ne réapparu. Il fit très certainement le bonheur de ces goinfres qui passent leurs journées à manger et à se pavaner au soleil : des appétits d’ogres !

Je m’égare, je m’égare. Une fois la plage traversée, nous nous rassemblons en troupeau sur le sable chaud, celui en lisière de forêt. L’air frais des bois nous empêche d’avoir trop chaud et les rayons du soleil nous chauffent la carapace. Ainsi entassé, nous paraissons invincible et rares sont les attaques.

Après la sieste, petite vadrouille dans les sous-bois ; il y a souvent des restes laissés par d’autres animaux et ça nous fait un festin de plus. Ensuite, retour à la mer et au monde aquatique, on vit alors en trois dimensions.

Mon pire cauchemar ? Ma naissance. À peine sorti du sable, les rayons du soleil ont agressés mes yeux aveugles jusqu’alors. Ensuite des bruits bizarres chatouillèrent mes oreilles, s’amplifièrent jusqu’à agresser mes tympans. Aucune idée de ce qui se passait, mais les messages étaient puissant et insistant. De toute évidence, mon instinct me signalait un danger. Je me suis mis à courir, courir, courir à en perdre haleine. Puis, tout à coup, une vague me passa dessus et me plaqua au sol : douche glacial du petit matin, ma première frayeur. Wouaaa ! Le froid de l’océan, comme ça, si subitement, moi qui venait de passer tant de jours dans le sable chaud.

Mon premier copain ? Une fille bien sûr, c’est Léa ! J’étais tout jeune, une des premières fois où mes parents m’emmenèrent à la plage. Comme de bien entendu, je faisais l’intéressant et j’ai décidé de m’éloigner du groupe. Tout le monde dormais au soleil et moi j’ai escaladé un rocher, avec fierté je fanfaronnais à qui voulais l’entendre … enfin j’étais trop loin et personne ne m’entendais, personne ne s’est vraiment rendu compte de ce qui se passais.

Le soleil tapait fort et je fini par trouver le sommeil sur mon gros cailloux. Ce jour-là, j’ai frôlé l’insolation. Tout à coup, une vague m’emporta et me fit rouler sur la plage de sable noir. Réveillé en sursaut, je recrachais quelques gorgés d’eau salée et reprenais mes esprit en toussant.
Le temps s’était écoulé, la lumière était moins haute dans le ciel, la mer était calme, ma colonie avait disparue, pas une trace de mes congénères. Je pris conscience de mon erreur en m’étant séparé d’eux, mais aussi j’avais la preuve évidente que mon rocher était magique : il avait changé de place ! Par cet acte digne d’un grand sorcier, ça m’avait sauvé la vie ; en cas contraire j’aurais continué de griller au soleil. Soudain, la peur m’envahis : j’entendais le son si particulier d’un phoque. Déjà si jeune, j’avais appris à reconnaitre ce danger ; avec les mouettes, ce sont nos deux plus grands prédateurs.

Mon sang se figea dans mes veines, mes pattes tremblèrent, j’eu des sueurs froides. J’étais loin des sous-bois, pas le temps de m’y réfugier. Ne restait plus qu’à se cacher, mais où ? De plus, le glouton braillard semblait avoir senti un casse-croute (moi) fort à son gout et il exprimait ouvertement sa joie. Sans trop y croire, je me cachais sous une algue. C’est alors qu’arriva l’impensable : un bras sorti du rocher et me poussa dans un trou d’eau. Immédiatement, la grosse pierre recouvrit ma cachette ; j’étais dans l’eau, dans le noir.

Petit à petit, j’entendis le phoque de plus en plus distinctement. Le sol trembla, il faisait un vacarme extraordinaire à lui tout seul. Puis le calme revint, en un éclair, le rocher bougea, je retrouvais ma liberté, le ciel, quelques nuages, le soleil et la mer.

Surprise ! Des rochers magique partout autour du trou, et qui me parlaient ! Les yeux me sortirent de la tête, encore plus que d’habitude. Le rocher a des bras, des jambes, une tête, … et il parle ! Mon sauveur ? C’était Léa : une tortue géante.

Elle venait de me sauver la vie, elle et toute sa famille. Ils avaient mordu le phoque qui avait fini par lâcher prise et s’était fait une raison : il trouverait un casse-croute ailleurs. Léa devint ma première véritable amie. Depuis ce jour, elle me rend visite tous les ans. En fait c’est un migrateur, elle ne vient sur mon île que quelques semaines par an pour pondre ses œufs, le reste du temps elle voyage.

Un autre copain ? Oui. Aussi surprenant soit-il, c’est un calamar géant. Les petites races, nous les crabes on s’en moque. Par contre, les moyennes et les grandes, nous les fuyons ! Si nos chemins se croisent, ça se termine toujours de la même façon : leurs grandes tentacules fines et linueuses, visqueuses et dotées d’innombrable ventouses s’attachant à notre carapace. Utiliser nos pinces ? Impossible, ils sont en caoutchouc et ça les rend agressif quand on tente de se défendre. Une attaque de ce genre ne se termine que de deux manière : soit on se fait avaler tout cru, soit ils arrachent les pattes et mangent le corps. Dans les deux cas, c’est tragique pour nous.

Un jour, je me baladais du côté de la fosse interdite (un trou géant au milieu de la mer), quand on se penche, on ne voit rien, que du noir. Une sorte de falaise sous l’eau. On l’appelle comme ça parce que les parents n’autorisent pas les petits d’y aller.

Un jour j’ai demandé au grand sage (le plus vieux et le plus savant de toute la colonie) : Pourquoi on y va pas ? Je n’ai pas tout compris, mais à cause du poids de l’eau, si on y va : on meurt. Enfin bref, comme c’est interdit et que je n’écoute rien, j’y suis allé et je suis tombé nez à nez avec un gros calamar emprisonné dans un filet de pêche. Il ne bougeait pas et semblait épuisé.

Je m’approche de lui et tombe face à son œil énorme : aussi gros que moi. On aurait dit qu’il pleurait. On a fait la causette, il avait l’air gentil. Finalement, j’ai pris un gros risque : avec mes pinces, j’ai découpé le filet et libéré la bête.

Ce qu’il a fait après ? Je m’en souviendrai toujours. Il s’est mis à danser, à voler dans l’eau, c’était beau ... ses tentacules qu’il déployait et il se déplaçait à une vitesse vertigineuse !

Tout à coup, il se retourne vers moi, m’attrape et direct à sa bouche. Mon cœur s’arrête, j’ai cru ma dernière heure arriver. En fait il a juste serré un peu, ça a fait craquer ma carapace. Avec le temps, ça s’est ressoudé, mais il me reste une belle cicatrice, une balafre, d’où mon surnom : Joe la balafre. Eh oui, c’est un calamar géant qui m’a fait ça. À l’époque, Eliott n’était qu’un bébé, et pourtant énorme pour moi. Lui aussi avait désobéit a ses parents et s’était aventuré vers le monde de la lumière, c’est comme ça qu’ils appellent notre monde.

Eliott n’a pas voulu me manger, mais seulement faire une marque sur ma tête pour me reconnaitre. D’habitude ceux de son espèce nous mangent. Depuis ce jour, depuis cette marque, jamais un seul congénère de ma colonie n’a été attaqué. Je retourne à cet endroit tous les mercredis depuis des années maintenant, et à chaque fois mon ami est là ; c’est mon meilleur ami.

Un jour, il est venu avec un drôle d’objet : un casque de scaphandrier avec des lanières de cuir, une sphère en métal et des hublots en verre. Sur le coup, j’ai trouvé ça bizarre. Encore plus étrange, il est passé tout droit devant moi et sans s’arrêter il a filé vers la surface de l’eau. Après avoir vidé l’eau du casque, il a replongé pour me rejoindre.

- J’ai une surprise pour toi : un cadeau.
- Tu veux me donner ça ? Cet objet venant des humains ? Mais que veux-tu que j’en fasse ?
Eliott se mis à rire.
- Mais non Joe ! Grimpe là-dedans, c’est ton ascenseur pour venir avec moi. Je vais te montrer ce que personne n’a jamais vu.

J’avais peur ; descendre dans la fosse signifiait la mort assurée, mais j’avais confiance en mon ami. Il m’a enfermé dans le casque et la plongée a commencée dans cet abysse sans fond. La descente n’en finissait pas. Eliott était en piqué, moi dans cette sphère, les yeux scotchés à la vitre.
Petit à petit, la vie a disparue, il faisait de plus en plus sombre et de plus en plus froid, pas un bruit.
- On arrive, tu ne vois rien, mais tu es ici chez moi, le monde du silence. Regarde Joe, regarde !

Eliott avait tout prévu. Des poissons lampadaires étaient rassemblés en différents endroits et illuminaient les fonds marin. Ce que j’ai vu ? … Les mots me manquent, une beauté ! J’en suis encore émus maintenant, c’était pourtant il y a si longtemps !

Un château en pierre avec des murailles, des tours, des fossés, des portes et des fenêtres. Eliott avait tout organisé pour que je puisse voir ces beautés enfouies dans la mer. Il m’a fait visiter certaines salles du palais avec de grandes pièces, des statues représentant des créatures que je n’avais jamais vues, des tables, des coquillages toutes sortes de décorations liées à la mer, de la pierre des algues, du bois, du corail, … que c’était beau !

On est resté très peu de temps, mais ça m’a semblé une éternité. Aujourd’hui Eliott est adulte et moi un vieux crabe, mais je me souviens de tout comme si c’était hier. Eliott a pris la place de son père comme chef de la garde royal de la résidence d’hiver de Neptune, le souverain des océans. C’est son château que j’ai visité, là tout près d’ici mais dans un lieu si inaccessible.

Tous les mercredis, je dis merci à mon ami.

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Gandalf
-Je... Je n'arrive pas à y croire ! -C'est pour ça que tu échoues...
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Vous avez un nom qui commence comme une caresse et fini comme un coup de cravache. Cocteau à Marlène Dietrich


Dernière édition par Niko le Sam 27 Déc 2014 - 18:41, édité 1 fois
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Niko
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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Jeu 25 Déc 2014 - 23:09

Texte n°2 :

Qu'y a-t-il sous l'eau ?
Oui, bien sûr, vous allez me répondre qu'il y a des poissons, quelques mammifères, des algues, du plancton… Les émissions de télévision, notamment celles de Cousteau, en ont révélé de nombreux mystères, et maintenant, peu de gens pensent qu'il y a autre chose au fond des océans, et pourtant…
Moi, je suis sûre qu'il y reste de nombreuses choses à découvrir, les ruines d'anciennes civilisations disparues, des Grands Anciens qui vivent au fond de l'eau, bien à l'abri des regards, et se rient de nous en voyant passer nos sous-marins, ces boîtes de conserve transportant des humains ignorant tout des merveilles qu'ils ne savent pas voir. Dans des fosses inaccessibles doivent subsister les derniers bâtiments des cités de l'Atlantide, submergées par un tsunami aux premières heures de notre Histoire…
Tout cela existe, j'en suis certaine, et je ne rêve que d'une chose, avoir la possibilité de les découvrir, de voir par moi-même toutes ces merveilles…
Seulement voilà, non seulement je nage très mal, mais en plus, j'ai une peur panique de l'eau, incapable de mettre ne serait-ce qu'une seconde mon visage sous la surface…
Bon, je crois que finalement, je vais arrêter de rêver à cela, laisser les mystères reposer sous l'eau et en chercher d'autres sur le plancher des vaches…

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Jeu 25 Déc 2014 - 23:10

Texte n° 3 :

Pas une ride ne venait troubler la surface du lac. La lumière du crépuscule filtrait à travers les troncs d’arbres qui bordaient la rive. Les fleurs blanches des aubépines et la frondaison verdoyante des frênes se reflétaient dans le miroir d’eau en une copie identique. Une copie identique, mais à l’envers du monde réel. Le monde de l’envers. Il était celui de la magie, des palais engloutis et des épées magiques.
Ce mystérieux royaume avait déployé d’énormes moyens pour lui façonner une destinée. Il devait être le pont qui unirait le monde de l’envers à celui de l’endroit. Il fédérerait les peuples du nord et apporterait la paix sur l’île, lui avait-elle prédit en lui tendant l’épée. Où était-elle aujourd’hui ? Où était-elle alors qu’il avait terriblement besoin d’elle ? La garce devait probablement se terrer dans son château au fond du lac.
Il ne restait plus que lui.
Il ne se rappelait d’ailleurs plus à quel moment cela avait merdé, ni pourquoi il s’était lancé dans cette quête stupide. Cela avait pourtant démarré du feu de dieu. Il avait réussi à rassembler les meilleurs hommes de l’île, les plus valeureux, les plus courageux et les moins stupides. Ensemble, ils avaient créé une société unique. La vieille hiérarchie avait été abolie, ils étaient tous égaux. Les décisions étaient votées à main levée autour d’une table. Un système égalitaire et participatif. C’était Dame Viviane qui lui avait soufflé l’idée. Il paraitrait qu’elle aurait piqué l’idée aux Grecs. Ils appelleraient cela « démocratie ». Mais allez savoir si c’était vrai avec Dame Vivianne et ses humeurs aussi changeantes que son lac. L’utopie avait fonctionné jusqu’à ce que cette fichue quête vienne tout fiche par terre. Les chevaliers, d’abord enthousiasmés, s’abimèrent dans la quête de la relique. Il ne fallut pas longtemps pour que les termes d’incompétence et d’inaptitude viennent semer le doute et la dissension autour de la table. Son homme de confiance s’était retourné le premier contre lui, le reste n’avait pas tardé à le suivre.
Il restait seul, assis sur un bloc de granit, à contempler le lac, comme une bernicle, agrippée à son rocher faisant face à la marée. Une carpe profita des dernières lueurs du jour pour gober un moustique qui passait à sa portée. L’ondée provoquée par le bond du poisson rompit la surface lisse du lac. Une corneille passa en rase-motte cueillir un ver et se posa sur une branche de chêne pour dévorer son dîner. Le soleil venait de disparaître derrière la rive occidentale.
Et si c’était cela le Graal. Les druides et les prêtres s’accordaient sur un seul et unique point. Que cela soit un chaudron magique ou un calice emplit du sang d’un antique martyr, le Graal était capable de produire une nourriture miraculeuse qui se renouvelle chaque jour. L’idée, aux premiers abords, lui avait paru saugrenue, mais plus elle faisait son chemin, plus elle paraissait tangible. Sans eau, la vie ne pouvait être. C’est elle qui faisait pousser ces grands arbres, elle qui abreuvait les bêtes, elle qui alimentait les poissons, elle qui étanchait sa soif. Elle avait toujours été là, produisant chaque jour de nouveaux miracles, bouillonnante de vie. Il avait peut-être, en fin de compte, fini par le trouver le Graal. Au lieu d’une quête chevaleresque, les dieux lui avaient confié une quête spirituelle. Trouver l’eau, source toute vie et la préserver. La révélation arrivait trop tard. Les dieux auraient dû être plus clairs, cela lui aurait évité de perdre la moitié de sa vie à chercher un vase et du même coup de perdre ses amis, sa femme et de se faire attaquer par son fils.
Arthur se releva péniblement en s’appuyant sur le pommeau d’Excalibur. Il était tard et demain Mordred et son armée seront aux portes de Camelot, prêt à la faire bruler. Il jeta un dernier regard sur le paysage lacustre. Les étoiles brillaient sur l’étendue d’eau. Il se demanda si un jour d’autres hommes aussi imbéciles que lui chercheront le Graal. Peut-être même y en aurait-il d’assez téméraires pour aller le chercher parmi les étoiles.

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Jeu 25 Déc 2014 - 23:11

Texte n°4 :

Alicia

Je tombai, la bouche figée sur un cri. Je tombai, les mains tendues vers le ciel, dans un illusoire espoir de me rattraper à quelque chose. Je tombai et heurtai une surface froide, qui s’écarta avant de m’engloutir. Le fleuve. Quelle idée, aussi, de cavaler sur un pont verglacé un jour de grand vent. Tout ça à cause d’une fille. De LA fille. Alicia. Je sombrai dans les ténèbres liquides.
La douleur. J’ouvris les yeux. J’étais allongé par terre, sur le dos. Au-dessus de moi chatoyait un drôle de plafond aquatique, à travers lequel filtraient des rais de lumière. J’avais l’impression de nager au fond d’une piscine, observant le soleil traverser les flots.
Une quinte de toux me déchira les poumons. Je roulai sur le côté et crachai une bouillie saumâtre. Je me redressai, la tête me tournait. J’étais trempé, le froid m’arracha un frisson. Je regardant autour de moi. Je me trouvais dans une sorte de salle, aux murs noirs et suintants, percée de quatre portes qui s’enfonçaient dans l'obscurité. La seule clarté provenait de l’eau au-dessus de moi. Cela ressemblait à ces tunnels dans les aquariums. Je m’attendais presque à voir les requins ou autres poissons exotiques.
— Bienvenue.
Je sursautai. Sortie d’un coin d’ombre, une silhouette s’avança et s’encadra dans la lumière aquatique. Je découvris un homme coiffé d’algues, à la peau blême et verruqueuse. Quoique… après examen, les excroissances se révélèrent des coquillages. Des souvenirs me revinrent en blocs, ceux des contes narrés par ma grand-mère. Les fonds marins étaient peuplés de créatures démoniaques, sirènes, tritons, marie Morgan, qui s'amusaient à tourmenter les mortels. Je laissai échapper un petit cri et régurgitai une mare d'eau sale.
— Toussez, ça vous fera du bien, me dit le monstre.
Dès que j’eus fini de cracher le fond de mes poumons, je me relevai d’un bond. Mes jambes tremblotaient.
— Où suis-je ? m'enquis-je.
— En dessous.
— En dessous de quoi ?
— Des eaux.
Il pointa le plafond aquatique qui s’étalait au-dessus.
— Ça fait toujours drôle aux nouveaux. Je vais tenter de vous expliquer simplement la situation. Vous êtes tombés à l’eau.
Je m’en souvenais : la glissade, la chute.
— Seulement, vous êtes tombé un peu plus profondément que prévu. Ici, dans l’En-dessous.
J’avais peur de comprendre. La chose m’adressa un regard compatissant.
— Vous vous trouvez sous l’eau. Dans le royaume d’En-dessous.
— Non ! m’exclamai-je, retrouvant ma voix.
— Hélas si.
Je me pris la tête entre les mains. La course fatale pour rattraper Alicia. Mon Alicia.
— Je ne peux pas rester là. Il faut que je remonte ! déclarai-je.
— Malheureusement, cela risque d’être un peu compliqué. On ne peut pas repartir de l’En-dessous, voyez-vous…
Je fuis sans attendre la fin de la phrase, m’engouffrant dans l’un des tunnels. Je n’avais pas envie de savoir, je refusais d’entendre. J'errai dans des couloirs interminables, éclairés par le chatoiement des eaux. Je ne trouvai nulle sortie. Rien qu’un labyrinthe à perte de vue.
Je finis par m’asseoir dans un recoin, vaincu par la fatigue et le désespoir. J’étais bel et bien prisonnier. Je pleurai sans retenue.

*

Passé ce moment de faiblesse, je me repris et me mis à explorer le dédale. Je découvris rapidement que le jour et la nuit n’existaient pas en ces lieux. La lumière des eaux au-dessus de ma tête ne variait jamais.
J’arpentai les couloirs, à la recherche d’un indice, n’importe quoi : une marque, une porte, un escalier… Je ne trouvai rien. Je perdis assez vite la notion du temps. Je ne souffrais ni de la faim ni de la soif, pas plus que je n’avais envie de dormir. Pourtant, j’étais bien vivant, mon cœur battait avec régularité, je ressentais des émotions : tristesse, désespoir, colère. Amour. Alicia.
Des images hantaient mon esprit. Alicia qui fuyait sur ce pont, moi qui cavalais derrière elle pour tenter de lui expliquer et de la retenir. Je devais la retrouver. Pour elle, je ne baissai jamais les bras et marchai inlassablement.
Je pensais d’abord être seul dans ce dédale, si l’on exceptait l'homme algue qui m’avait accueilli. Il s’avéra que j’avais tort. Je sentis le premier monstre plus que je ne le vis arriver. Au détour d’un couloir, une forte odeur de marée et de poisson putréfié m’assaillit. Je portai la main à ma bouche, réprimant un hoquet de dégoût, quand je le vis. Une chose informe, qui rampait vers moi et laissait une traînée humide derrière elle. La créature leva vers moi un visage rongé par la maladie et la pourriture, aux orbites creuses et noires. Elle poussa un râle atroce, je m’enfuis dans la direction opposée.
Il me fallut de longues minutes pour calmer les battements de mon cœur affolé. Je m’affalai contre une paroi.
— Mais qu’est-ce que c’était que cette horreur ? murmurai-je.
Les échos de mes mots se réverbérèrent sur les murs et me causèrent un sursaut. Je mis un moment à cesser de trembler et à me relever. Je n’étais pas seul dans ce dédale, des monstres l’arpentaient également. Je ne savais pas ce qu’ils me voulaient mais, dans le doute, autant me montrer prudent.
Je repris mon exploration, allant au hasard des couloirs. Je croisai d’autres créatures, elles semblaient devenir de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que je progressai. J’appris assez vite à repérer les signes avant-coureurs de leur arrivée : une odeur d’iode et de pourriture, des gémissements, une présence humide et froide. Je me cachai pour ne pas les rencontrer, les observai de loin, terré dans des renfoncements obscurs.
Toutes ces choses n’étaient pas aussi dégradées que la première que j’avais vue, certaines marchaient encore, d'autres possédaient toujours leurs yeux. Mais aucune ne parlait, ou ne faisait preuve d’une quelconque intelligence. Elles se déplaçaient à l’aveugle, sans s’arrêter.
Comme moi, en somme.
Non. Non, je n’étais pas comme eux.
— Alicia, Alicia, Alicia, me répétai-je dès que cette pensée traversait mon esprit.
Son nom était devenu mon mantra, celui qui m’empêchait de sombrer et qui me forçait à continuer d’avancer.
Un jour, je rencontrai trois créatures, un peu différentes des autres. Celles-ci parlaient. Je les entendis arriver et me dissimulait dans un coin d’ombre. Elles portaient des robes en lambeaux. Leurs longs cheveux ruisselaient comme des algues. Dans leurs visages blêmes brillaient des yeux fiévreux.
— La surface… Où est la surface ? chuchotait l’une d’elles sans discontinuer.
— Mon bébé… Il va mourir sans moi, disait la deuxième.
La dernière marmottait des bribes incompréhensibles. Après une éternité de silence, ces voix me réchauffèrent le cœur. Mais l’aspect de ces femmes me glaça. Elles ressemblaient plus aux monstres que j’avais croisés qu’à des humaines. Était-ce le sort qui m’était réservé ? Allais-je dépérir moi aussi jusqu’à devenir l’une de ces horreurs rampantes ? Je secouai la tête.
— Non. Jamais. Alicia m’attend.
Je repris mon chemin.

*

Je continuai à marcher, sans baisser les bras, malgré le désespoir qui m’assaillait régulièrement. Ma ténacité fut récompensée un jour, lorsque je débouchai dans une nouvelle salle. Le plafond aquatique chatoyait plus que dans le reste des tunnels, mais ce qui attira mon oeil en premier, fut la flaque sur le mur, à la verticalité troublante. Elle formait comme un miroir où s’agitaient des images fugaces. Je m’approchai. Au départ, je ne distinguai que des ombres, et puis, je réalisai qu’il s’agissait d’une scène en extérieur. Du pont d’où j’avais chu, que j’examinai dans une jolie contre-plongée. Je regardai la balustrade par-dessus laquelle j’étais passée, les gens arpentaient sur le trottoir.
— Qu’est-ce que c’est que ça ? murmurai-je entre mes dents.
Je tendis la main pour toucher la flaque, et rompis le charme. L’eau retomba au sol en de grandes éclaboussures. Je poussai un juron et fixai le mur désormais vierge. Les visions entr’aperçues demeuraient encore vivaces. J’avais revu la surface. Il fallait que je déniche d’autres de ces miroirs.
Je me remis à explorer le dédale, mais avec un but, je ne me contentai plus d’errer et d’éviter les créatures. Je trouvai vite fenêtres qui donnaient sur le monde d'au-dessus. Le premier se terrait dans un coin d’ombre et ouvrait sur une rue pluvieuse. Comme pour celui sur la paroi, j’observai les passants en contre-plongée, du point de vue d’une flaque, vraisemblablement. Je regardai un moment le ballet des marcheurs, heureux de contempler d’autres humains qui me rappelaient n’était pas un rêve brumeux. Je me laissai tout de même et tendis la main pour effleurer la nappe d’eau. Comme pour la première fois, elle se troubla et disparut. Mais avant qu’elle ne s’évapore, j’eus le temps d’apercevoir une robe rouge et de longues jambes gainées dans un collant noir à fleurs blanches. J’aurais reconnu ces habits entre mille. Alicia. Mon Alicia toujours vêtue d’écarlate.
— Non ! m’écriai-je alors que la vision s’évanouissait.
Mon cri se répercuta sur les murs du labyrinthe. Au-dessus de moi, les eaux s’agitèrent. Je crus percevoir un frémissement dans l’air. Je me redressai.
— Rendez-la-moi, s’il vous plaît ! Rendez-la-moi ! hurlai-je.
J’avais la sensation que quelqu’un, ou quelque chose, m’écoutait. Je demeurai aux aguets un instant, mais seul le silence me répondit. Je me décidai à reprendre mes recherches.
Mes prières furent exaucées, je découvris des nappes qui ouvraient sur le monde de la surface. Dans les gouttes dégoulinant le long d’une vitrine, j'épiai Alicia rire avec ses amies. Dans l’eau de son lavabo, je me délectai de son sublime visage. Le jour où je trouvai une fenêtre donnant sur son bain, je restai béat, à l'observer. Son départ ne parvint pas à rompre le charme. Je fixai l’endroit où elle s’était tenue, entièrement nue. J’avais conscience d’être un voyeur. Je ne pouvais m’en empêcher. Je désirais la contempler. Encore et toujours.
Je passai mon temps à traquer les miroirs. Ils apparaissaient au hasard et finissaient par s'évaporer, que je les effleure ou non. Ce jeu de cache-cache me permit de conserver lucidité et concentration, mais attisa mon envie de retrouver la surface et Alicia. Certes, je pouvais l’espionner, jusque dans ses moments les plus intimes, mais rapidement, ce ne fut plus assez. Je voulus la toucher de nouveau, l’étreindre, l’embrasser.
Et puis l’autre arriva.
Je le vis une première fois dans la rue, il marchait avec Alicia. Il se sentit même autorisé à lui prendre le bras ! Le rustre. Je ressentis une pointe de contrariété, mais je me convainquis qu’il ne s’agissait que d’un ami. Alicia m’aimait. Elle avait rompu avec moi, soi-disant que je me montrais trop possessif. Elle avait fui à toutes jambes devant moi, je l’avais poursuivie, causant ma chute, mais j’étais sûr que les choses allaient s’arranger. Elle m’avait vu tomber, elle avait dû prévenir la police. Ils devaient me chercher. Alicia m’attendait.
Hélas pour moi, je me berçai d’illusions. L’autre devint plus présent. Je ne cessai de le trouver avec elle, et Alicia lui souriait de plus en plus. Jamais elle n’avait arboré cette expression avec moi, il y avait toujours de la réserve dans ses grands yeux noirs !
Plus que les étreintes et les baisers que je les aperçus échanger, le sourire d’Alicia enflamma ma jalousie. Elle m’appartenait ! De quel droit osait-elle se donner à un autre ?
Jusque-là, j’avais envie de la rejoindre. Je désirai la tuer. Comme ce jour là sur le pont, je m’en rappelais maintenant. Je courais après elle parce qu’elle s’enfuyait. Parce que je ne voulais pas qu’elle puisse m’échapper. Jamais.
Le déclic eut lieu devant un miroir, celui de son lavabo. Je la regardai se rincer le visage. N'y tenant plus, je tendis les mains.
— Tu es à moi…, sifflai-je.
Je touchai le miroir, m’attendant à ce qu’il s’évapore. Mais quelque chose avait changé. Je traversai et saisis Alicia. Je la vis se rejeter en arrière et pousser un cri. Surgis de l’eau, mes bras aquatiques tentèrent de l’empoigner. Elle recula, j’attrapai ses cheveux, ses beaux cheveux noirs. Même avec cette enveloppe formée de liquide, je sentais leur texture soyeuse.
J’avançai et traversai le passage, tête la première. Je me trouvai dans sa salle de bain. Alicia était là devant moi, les yeux écarquillés d’horreur. Je souris, elle se mit à pleurer. Je goûtai la terreur dans sa voix.
— Je suis de retour, dis-je.
Elle hurla. Je l’attirai contre moi, elle se débattit, mais j’étais plus fort. Je gagnai du terrain. J’allais l’enserrer dans mes bras, quand quelque chose me tira en arrière. Sans que je puisse résister, mon corps liquide se désagrégea. Une nouvelle fois, je tombai dans les ténèbres.
J’ouvris les paupières pour découvrir la créature qui m’avait accueillie, penchée sur moi. Elle me regardait avec un mélange de colère et de tristesse.
— Tu m’auras bien fait courir, toi.
Je me redressai et fis face à l'homme.
— Laissez-moi y retourner ! m’exclamai-je.
L'autre secoua la tête.
— Je pense qu’il va falloir que je t’explique une ou deux choses, mon garçon. J’espérais que tu le comprennes par toi-même. C’est plus simple quand vous le trouvez par vous-même. Vous l’acceptez mieux.
— Accepter quoi ? demandai-je.
— Tu es mort, gamin. Mort noyé.
— Non, impossible.
— Tous les gens ici sont des noyés qui ont passé la porte du royaume d’En-dessous.
— Non, répétai-je.
Pourtant, ces paroles prenaient sens. Douloureusement. Ces monstres que j’avais croisés, putréfiés, couverts d’algues. Dévorés par les poissons. Ces femmes à la chevelure mouillée. Cette impression que le temps était suspendu, cette absence de faim et de soif.
— Non.
Je murmurai ce mot une dernière fois, mais j’étais déjà vaincu. J’étais mort. Mon corps gisait au fond de ce fleuve. Jamais on ne me retrouverait. La créature posa une main sur mon épaule.
— Ne t’en fais pas, ce n’est pas si terrible. Je suis ici depuis un moment et on s’y habitue. Je t'emmène voir d’autres noyés. D’anciens pirates. Ils n’ont pas perdu leur joie de vivre. Mais d’abord, promets-moi quelque chose.
— Quoi donc ? demandai-je sur la défensive.
— Les miroirs. Tiens-t’en éloigné. Ils ne t’apporteront rien de bien. Ils ne sont là que parce que tu n’arrives pas à admettre que tu es mort. Ignore-les, c’est pour le mieux.
Je regardai l’homme qui me souriait. Malgré les coquillages sur sa peau, il avait l’air amical. Il semblait prendre mon bien-être au sérieux. J’esquissai un pauvre sourire.
— Je ne sais pas. Je ne sais plus. Tout ça, c’est beaucoup à encaisser. Mais vous avez sûrement raison.
— À la bonne heure. Viens, maintenant, je vais te présenter aux pirates.
J’emboîtai le pas à la créature, maintenant un rictus de façade. J’étais mort et mon corps pourrissait au fond de l’eau. J’étais mort et prisonnier dans cet au-delà submergé. Mais pas question de devenir comme les autres, oh non ! J’avais un but.
J’avais pu passer et toucher Alicia. Si je ne pouvais pas me revenir dans le monde des vivants, je pouvais l’attirer dans celui des morts. Elle serait alors moi, pour l’éternité. Ma princesse noyée… Sur l’un des murs, un miroir se forma. Alicia pleurait, roulée en boule dans un coin de sa salle de bain. Je souris. Bientôt…

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Ven 26 Déc 2014 - 9:53

Je vais faire ma blonde, mais je vois pas l'endroit où voter.

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Ven 26 Déc 2014 - 11:21

Alors on sera deux, je me posais la même question... il ne manque pas quelque chose ?

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Sam 27 Déc 2014 - 18:42

Erreur corrigée

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Sam 27 Déc 2014 - 19:46

Merci Niko. A voté !

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 29 Déc 2014 - 9:33

Allez, allez, venez voter!

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 29 Déc 2014 - 13:18

A voté, bravo à tous Smile

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 29 Déc 2014 - 17:00

Moi aussi ... mais j'espère que plein d'autres viendront ...
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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 29 Déc 2014 - 20:01

Moi, j'ai voté tout de suite ! ^^
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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 29 Déc 2014 - 20:12

Alors, s'il faut passer aux menaces, je préviens, je mords les fesses de tous ceux qui ne votent pas ::baton::

Allez, vous avez jusqu'à demain soir 20 h !

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 29 Déc 2014 - 23:57

J'ai voté et ce n'est pas du tout sous la contrainte de la menace. :p

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"Quand croyez-vous qu'un homme meurt ?
Quand il se prend une balle en plein coeur ? Non !
Quand il est atteint d'une maladie incurable ? Non !
Quand il a avalé une soupe de champignons vénéneux ? NON !
...Un homme meurt lorsque son souvenir tombe dans l'oubli !"
Docteur Hiluluk, One Piece.

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Mer 31 Déc 2014 - 10:18

Avec 2 voix chacun, les textes 1 et 4 sont ex-aequo.
Souhaitez-vous un second tour ou déclarons-nous deux vainqueurs pour ce concours ?
Que décide le forum ?

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Mer 31 Déc 2014 - 13:45

Je serais pour allonger la durée des votes jusqu'au dimanche 4 janvier au soir, vu qu'il n'y a eu que 6 votants car la période était courte, et que c'est la période des fêtes (de mémoire, habituellement, quand il y a 4 textes, on laisse deux semaines pour voter, non ?)

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Mer 31 Déc 2014 - 17:52

+1 pour allonger un peu le délai aussi, histoire de voir si on obtient plus de votants.

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Jeu 1 Jan 2015 - 17:21

D'accords pour rallonger le délai car je viens juste de rentrer de vacance et donc je n'ai absolument pas pu venir lire les texte sur le forum, ni voter. Je pense que beaucoup de gens seront surement dans la même situation que moi sad

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Sam 3 Jan 2015 - 23:47

On va rallonger le délai de vote jusqu'au 10 janvier pour départager les textes en lice.

::crazy::

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 5 Jan 2015 - 6:26

Allez, allez, venez voter !

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Lun 5 Jan 2015 - 23:33

a voté !

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Mar 6 Jan 2015 - 7:27

Encore quelques jours pour voter, n'hésitez pas, choisissez votre texte préféré !

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Mar 6 Jan 2015 - 22:45

A voté, c'etait un plaisir de lire vos textes  study  
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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Mer 7 Jan 2015 - 9:06

Voté. Smile

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Jeu 8 Jan 2015 - 9:55

Venez voter !

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MessageSujet: Re: concours n°53 - votes   Sam 10 Jan 2015 - 9:32

Dernier jour pour voter !

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