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 Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"

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Feher
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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Dim 15 Juin 2014 - 15:50

Salut, je vais commencer par commenter l'extrait 1 si tu veux bien Smile (attention, j'ai tendance à pinailler, et il faut garder à l'esprit qu'à part les corrections orthographiques tout ça n'est qu'un avis personnel)

Spoiler:
 

On retrouve dans ce premier extrait plusieurs des thèmes que tu évoquais : différence, solitude, bonheur... L'univers discrètement futuriste que l'on y découvre s'annonce intéressant, avec un mélange d'éléments familiers et de technologies de science-fiction. Tu réussis de plus à introduire très rapidement le conflit résumé par ton titre. Bref, une exposition de bonne qualité Smile
Du point de vue de la langue employée peu de reproches à faire, si ce n'est certaines tournures et figures de style (trop?) originales qui perturbent un peu la lecture, mais je vais y venir.
Les problèmes que je trouverais dans cet extrait se résumeraient à deux mots : le narrateur.
Je comprends tout à fait l'attrait de la narration un peu verbeuse et solennelle par un "original" un peu décalé par rapport à son environnement. C'est un procédé qui permet effectivement de faire des entorses au "sérieux" général sans toucher à l'intrigue, tout en donnant une spécificité très marquée au personnage du narrateur. Le résultat peut être très agréable à lire... mais parfois c'est trop, et il me semble que dans le cas de ce texte, plusieurs passages sont concernés par le "trop" ; par exemple, ces deux paragraphes entièrement consacrés à des histoires de manteau, ou encore les accumulations de qualificatifs emphatiques que l'on retrouve dans le début. Il faut tout de même veiller à ne pas rendre le personnage insupportable ou trop peu crédible (à ce sujet, le contraste entre sa narration très soutenue et son dialogue avec Charly est presque choquant, et on en arrive à se demander pourquoi il complique autant les choses...)
Bon, je voudrais quand même préciser que mon impression globale sur ce texte est positive et que je serai ravi d'en lire la suite Smile
Si tu le souhaite, je commenterais avec plaisir l'extrait suivant.
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sombrefeline
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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Jeu 19 Juin 2014 - 21:28

Alors, quelques corrections

Extrait 1

Citation :
pourquoi les aurais-je aimé ?
aimés

Citation :
- Ouai salut Charly, t'appelle pourquoi ?
ouais

Citation :
Moi qui ne savait pas comment occuper mon après-midi
Savais

Extrait 2

Citation :
j'engloutis un monstrueuse goulée d'air frais
une monstrueuse

Citation :
Je haïssais la foule ; elle m'ignorai.
M’ignorait

Citation :
personne ne regardait les autres, ce qui expliquai ce genre de méprises...
expliquait


Au niveau de l’histoire, je suis un peu embêtée pour un commentaire. J’ai trouvé qu’il y avait quelques bonnes idées, notamment le mélange entre un monde qui ressemble au notre et les indices qu’il s’agit du futur (l’histoire des gélules par exemple), mais globalement, le texte reste assez plat. Je n’ai pas trouvé l’univers extrêmement accrocheur, ni le personnage principal vraiment intéressant. On le suit, il met son manteau, va voir un ami… Il a l’air tellement désabusé que ça se ressent dans la narration.
L’aspect critique sociale du texte est intéressant, mais pour moi, c’est fait de manière trop visible. En gros, ton personnage dit « c’est mal, nous sommes décadent », sans qu’on puisse voir vraiment par nous même. Du coup, pour moi, ça manque un peu de subtilité.
Mais bon, j’attends la suite du texte pour voir comment ça évolue.


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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Dim 6 Juil 2014 - 14:56

fosiliaz a écrit:
Chapitre 1 Extrait 1


« Tué par un sauvage ! ». C'était les mots qui formaient le titre principal du journal que je tenais entre les mains. En lisant le début de l'article, je ne pus m'empêcher de soupirer. Il s'agissait d'un homme d'une cinquantaine d'année, disparu depuis quelques jours, que l'on avait retrouvé, gisant dans une mare de sang, dans la forêt, le corps percé de plusieurs coups de couteau. (C'est très saccadé comme phrase, c'est normal? Je me demande s'il n'y a pas une apposition de trop.)  Il aurait, comme le laissait entendre explicitement (si c'est explicite, il ne se contente pas de laisser entendre, je me trompe?) le titre de l'article, succombé sous les mains d'un sauvage. Les informations restaient évasives, ni témoins, ni preuves. La piste d'un assassinat commis par un de ceux qu'ils appelaient sauvages – un peuple qui vivait dans les profondeurs de la forêt : les Malakas – n'était qu'une hypothèse. Rien ne prouvait qu'ils fussent en cause. Rien, donc, ne justifiait l'usage d'une telle accroche. Je ne pus m'empêcher de me sentir outré. Ce n'était, songeais-je, ni plus ni moins que de la propagande, de la manipulation. Ou comment dresser les hommes de la ville contre ce peuple qui n'avait rien demandé et, presque à coup sûr, n'avait joué aucun rôle dans le crime qu'on lui attribuait. Comme s'il y avait besoin de cela.

De mémoire d'homme, les Malakas avaient toujours été vus d'un mauvais œil. On leur attribuait souvent divers méfaits. À tort, chaque fois. Une telle réputation ne se méritait pas, elle existait, sans que nul ne sache l'expliquer. Les sauvages étaient des voleurs, des brigands, des égorgeurs impitoyables ; c'était tout juste s'ils n'étaient pas taxés de cannibales dévorant leurs propre enfants, mais personne n'aurait su dire pourquoi tout le monde les voyait ainsi. Ce paradoxe était d'autant plus énigmatique que jamais un sauvage n'avait été accusé de quelque délit que ce soit (Bah pourtant c'est le cas à l'instant non? Ou alors c'est la première fois que ça arrive? Ou bien tu voulais n'avais été prouvé coupable?). En fait, jamais un sauvage n'avait commis de délit...

S'il fallait chercher une raison à ce traitement de faveur, ou plutôt de défaveur, peut-être était-ce dû au simple fait qu'ils vécussent hors de la ville, à l'écart de ce que l'on pouvait appeler pompeusement la civilisation. À nos yeux d'urbains ces ruraux sales et sots aux huttes branlantes n'étaient guère que de rustres péquenauds.

Pour ma part, je n'avais rien de particulier à leur reprocher. Je ne les aimais pas... pourquoi les aurais-je aimé ? Mais je n'éprouvais ni haine ni mépris pour ces hommes excentriques. On les détestait, les vilipendait, les accusant de milles fléaux fantômes,(point ou point virgule ici je pense, pour marquer l'opposition.) je me contentais de les ignorer. Je n'avais guère pour eux que de l'indifférence. Je déplorais, en revanche, la naïveté crédule de mes semblables, pitoyablement désolante. Il était si aisé de les (leur?) faire gober quelque idiotie que ce soit !

Tout à coup, un sifflement retentit, qui me sortit de ma torpeur. La sonnerie de cet étrange ustensile qui me servait à communiquer avec le monde extérieur à mon modeste appartement venait de s'élever. Je pliai en hâte mon journal et le jetai. Il traversa les airs vivement, pour s'en aller retomber sur une petite table. Ce faisant, je bondis de mon siège et me ruai sur l'objet dont les stridulations étaient cause de tout ce tapage. Le combiné en main j'en pressai une touche, sur laquelle étaient dessinés en encre verte délicate les contours d'un téléphone. (Que de belles phrases pour une action aussi banale. Est-ce bien nécessaire, toutes ces envolées lyriques? Quel but servent-elles? Attention à ne pas alourdir le récit inutilement hein^^)

Une voix résonna dans mon oreille droite. Je la reconnus aussitôt, sans hésitation possible il s'agissait de celle de mon ami Charles. Le seul être, en fait, que je voyais comme un ami. La seule personne en ce bas monde pour laquelle j'avais de la considération. Premier né de parents aisés, il n'avait jamais trop apprécié son nom, trop révélateur, selon lui, de ses origines sociales. Pour cette raison, je l'appelais Charly... Il avait toujours voulu se fondre dans la masse, être comme tout le monde, quelqu'un d'ordinaire. Tout le contraire de moi...
- Ouai salut Charly, t'appelle pourquoi ?
- Tu peux venir cet après-midi au café à côté de chez moi ? J'ai quelqu'un à te présenter.
- C'est qui ?
- Tu verras si tu viens...
J'eus beau insister lourdement, il ne céda pas, défendant son secret avec une hargne presque infantile. Je finis par me résigner et raccrocher, un sourire aux lèvres. Moi qui ne savait pas comment occuper mon après-midi, ce problème était désormais résolu. J'avais rendez-vous à quinze heure...

***

J'avalai mon repas. D'une gorgée. N'en faisant, littéralement, qu'une bouchée. En guise de festin, une minuscule pilule. Une gélule ridicule, sans goût, qui contenait en condensé, au microgramme près, tous les nutriments, toutes les vitamines, le compte exact des calories dont mon corps avait besoin. C'était là mon unique repas de la journée. Pratique. Incontestablement... Tel était le cœur du projet qu'avait été Callipolis : la ville idéale avait été voulue ainsi, simplifiant à l'extrême la vie de ses habitants. La simplifiant, à mon sens, jusqu'à la faire disparaître... (Du coup, je confirme, on irait plutôt en SF là à mon avis. Ton texte attirerait peut-être plus de commentaire s'il était rangé au bon endroit, tu me diras par MP si tu veux que je le déplace.)

Moins vingt... J'allais finir par être en retard. (Parce qu'il a avalé sa pilule, ça l'a mis en retard? il nous manque pas un truc là?^^) Il était temps d'y aller. Charles habitait à quelques kilomètres de chez moi. Une petite dizaine, peut-être un peu moins. À vrai dire je ne m'étais jamais posé la question, il y avait tant de choses plus intéressantes à faire que de mesurer les distances... (Oui, c'est sûrement plein de choses plus intéressantes à nous raconter aussi^^ Encore qu'au moins avec tout ça, on commence à bien cerner ton personnage.)

J'enfilai péniblement mon imperméable. Péniblement ? Je m'emmêlai les pinceaux, la manche droite se dérobant devant mon bras, et je dus m'y remettre (m'y reprendre?) à deux fois. Instinctivement je vérifiai du regard que personne alentour ne me regardait. Un réflexe stupide : il était impossible que quelqu'un fut entré chez moi sans que je m'en aperçoive. Je secouai la tête avec un semblant d'agacement. Quel empoté faisais-je, à ne pas savoir mettre un manteau?

Enfin attifé de mon blouson, qui, d'ailleurs, en cet instant, était d'une remarquable inutilité puisqu'un soleil radieux couvait la rue de ses reflets éblouissants (c'était bien la peine ^^), je débouchai sur la vaste avenue. Je ne m'attendais pas à un tel beau temps. Les journées ensoleillées se faisaient rares, ici. Notre ville, peut-être le nom de cité ou même d'état étaient-ils plus adéquats, bénéficiait en effet d'un climat plutôt chaud, parfois trop, mais, en contrepartie, le ciel déversait bien souvent sur nous ses litres superflus.

Un instant je tergiversai : devais-je rentrer et déposer mon blouson, où me rendre au rendez-vous en le portant sur mes épaules. En y songeant, l'une comme l'autre option avaient ses avantages et ses inconvénients. En laissant ma veste dans mon hall d'entrée, je prendrais le risque de me mettre en retard. Mais, si à l'inverse, je le conservais sur moi, j'arriverais dégoulinant de sueur... J'optai finalement pour la solution intermédiaire, mitigée. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plutôt, me demanderez-vous, à raison ? Ainsi va la vie : parfois, les idées ne nous traversent qu'une poignée de secondes après le moment où la logique eut voulu qu'elles nous viennent à l'esprit. Toujours est-il qu'il n'y avait pas de quoi en faire d'interminables débats ; j'ôtai le vêtement que j'avais eu tant de mal à enfiler, poursuivant ma route en le tenant à la main. (Eh beh, j'espère que toutes les prises de décisions ne seront pas aussi laborieuses, parce que le jour où il sera face à un vrai dilemme moi je décroche^^)
fosiliaz a écrit:
Chapitre 1 Extrait 2

Une petite centaine de mètres plus loin j'arrivai à la station de métro. Prenant une grande respiration, j'engloutis un (une?)monstrueuse goulée d'air frais avant de m'avancer sur l'escalator et de pénétrer dans l'atmosphère viciée des cavités souterraines. Sans aucune hésitation, puisque j'avais emprunté ce chemin des milliers de fois, je m'engageai sur le quai de la ligne 3, en direction de l'hôpital sainte Olympe. Curieusement cette agrégation des deux mots « sainte » et « Olympe » avait quelque chose de paradoxal, de presque aberrant, dans le sens où du temps des Grecs de l'Antiquité, l'Olympe était la terre des Dieux, sacrée, et la notion de sainteté, chrétienne, appartenait à l'avenir. En revanche, la référence aux racines de la Grèce antique, n'avaient rien d'insolite, dans une cité qui répondait au nom, plein de magnificence et de sous-entendus, de Callipolis (Encore une fois je trouve que la phrase est drôlement hachée, ça me gêne un peu). Callipolis, ou l'espoir, le rêve, l'utopie fantastique d'une ville idéale placée sous l'égide de la pensée et de la sagesse. La cité utopique de Platon... Hélas, à mon humble avis, notre Callipolis en était bien loin.

Dans un fracas assourdissant, le métro fit son apparition. Sa silhouette monstrueuse projetait son ombre sur le quai tout entier. Les crissements des freins, stridents, s'élevèrent en sifflant. Comme la masse uniforme, à la géométrie parfaite, me croisait, elle m'arrosa de vent. Ce vent était frais, comme de coutume : à une trentaine de mètres sous le sol, la chaleur n'était jamais torride.(Vraiment? Parce qu'un métro bondé, de mémoire...) Ma peau chauffée par le soleil, accueillit ce rafraîchissement avec bonheur. La foule d'anonymes, nombreuse et dépourvue d'intérêt, s'agglutina aussitôt au bord du quai, qu'une vitre blanchâtre opaque et épaisse séparait de la voie. Les voix(répétition?) de ces hommes et femmes, surexcités tels des animaux que l'on s'apprêtait à nourrir, se mêlèrent au vacarme. Les portes coulissèrent. En cet infime instant où l'ouverture béante se dévoila, le temps fut comme suspendu. Puis, la plèbe braillarde s'arma comme un seul corps, et laissant à peine sortir les précédents locataires du métro, s'y engouffra violemment. L'on poussait de tous côtés, si bien que je me retrouvai bientôt, alors que la sirène résonnait pour annoncer la fermeture des portes, acculé contre une vitre. Le wagon était comble, surpeuplé, bondé. Ç'en était presque irrespirable.

Voilà pourquoi j'aimais mieux sortir le moins possible de chez moi. L'atmosphère confinée et restreinte de ma petite piaule m'était un oasis de prospérité, un havre de paix. Là, seulement, je me sentais à l'aise, parfaitement moi-même. Chez moi... Partout ailleurs, je n'étais pas à ma place, comme un intrus qui se serait trouvé en ces lieux par erreur. Je haïssais la foule ; elle m'ignorai (ignorait). Pour elle, je n'étais guère plus qu'un simple pion perdu parmi la multitude de mes semblables. J'avais la sensation, tout à la fois étrange et fascinante, tantôt écœurante et tantôt formidable, d'être le seul être véritablement doué de conscience. Peut-être n'était-ce qu'une pensée arrogante ou méprisante ? Rien de tout cela, pensais-je, simplement la triste et dure réalité. Je n'étais bien qu'un pion, en effet, mais apparemment le seul à s'en être rendu compte.

Coincé au cœur de la cohue, je me laissai bercer au gré des arrêts, des entrées et sorties de ces innombrables inconnus qui se gardaient toujours de m'adresser le moindre regard. Toute la différence était là : pour eux, je n'existais pas, pour moi, ils avaient le malheur d'exister.

Saint machin, gare truc, école des je-ne-sais-quoi... Les stations défilaient, puis, enfin, quand pour la septième fois la voix électronique s'éleva des orifices alvéolaires du haut-parleur qui crachait dans mon oreille, le nom que j'attendais fut annoncé. Je jouai des coudes, me frayant péniblement un chemin jusqu'à la sortie. Au moment où mon pied foula le quai, je soupirai d'aise. Enfin, la sensation d'oppression allait s'estomper. Un coup d’œil à ma montre, il ne me restait plus que cinq minutes pour rallier le café où m'attendaient Charly et son mystérieux inconnu.

Je sortis en vitesse des tunnels souterrains, pour déboucher enfin à l'air libre. Je retrouvai, non sans satisfaction, le soleil et ses délicieux rayons qui m'effleuraient de leur chaleur bénie. J'arrivai sur l'immense boulevard où habitait mon ami. Plus qu'une ou deux centaines de mètres et je serais arrivé ! J’emboîtai le pas d'un homme qui, comme je l'observai rapidement de dos, me parût être l'archétype du citoyen lambda. En toutes choses il se situait dans la norme, l'image même de la banalité. Tout à coup, il se retourna. Il croisa mon regard. En silence, il me dévisagea brièvement. Sans que je ne me puisse me l'expliquer, son visage s'éclaira alors d'un sourire ravi. J'étais pétrifié par l'étonnement. Il fit quelque pas vers moi en s'exclamant, quelques mots jaillirent.
- Oh tiens, Ludo(,) quelle surprise !
Il fut presque un instant sur le point de me prendre dans ses bras avec une fougue que je ne m'expliquai pas. Je baignais dans une mer d'incompréhension. Puis ses joues s’empourprèrent, ses yeux s'arrondirent. Il venait de s'apercevoir de sa méprise. En aucun cas je n'étais ce Ludo avec lequel il m'avait confondu. En aucun cas je ne le connaissais, ni d'ailleurs ne souhaitais le connaître. Il bredouilla de bien maigres excuses, se retourna, et de nouveau il m'oublia, reprenant son chemin comme si rien n'était advenu. Je ne m'en formalisai pas, bien au contraire. En somme cela ne venait que confirmer ce que je pensais déjà : à Callipolis, personne ne regardait les autres, ce qui expliquai ce genre de méprises...

« Café de Spartes ». Je vis l'enseigne et m'arrêtai devant la petite échoppe. En dessous du nom de l'enseigne(répétition) flottait un drapeau, ballotté par le vent, où était inscrit le slogan du bar : « venez chez nous, déguster notre succulent café spartiate ». J'avais toujours considéré cette phrase comme le summum de la stupidité : comment un café pouvait-il être spartiate ? (Et comment quelque chose de spartiate peut-il en outre se vanter d'être succulent?) Cela n'avait aucun sens, ni d'ailleurs, sans doute, n'était censé en avoir. L'unique objectif était de « faire bien » : en somme de plaire aux gens... Ce que je me représentai avec une sombre ironie comme le comble de l'insensé. En effet, pour moi s'il eu fallut, en effet (euh, répétition?^^), « bien faire », j'entendais par là faire de l'intéressant, du sensé... Mais manifestement notre société décadente avait délaissé toute tentative d'intelligence depuis bien longtemps. (Ah, c'est là que je comprend pourquoi tu hésites avec le contemporain^^)

Détournant les yeux du drapeau, je cherchai mon ami, espérant apercevoir sa tête parmi la vingtaine (de?) clients attablés qui discutaient bruyamment. Je ne tardai pas à le dénicher, dans un coin de la terrasse baignée par le soleil. Il était assis, devant une petite table de bois qui ne respirait pas la solidité. Curieusement, il était seul. Un verre devant lui. Un « café »... en fait un peu de pigments bruns dans un fond d'eau : il ne fallait pas ingurgiter plus de calories qu'il nous était nécessaire ! Je me dirigeai dans sa direction.
Bon, bah pour le coup, c'est posé comme univers! ^^ Le rythme est peut-être un peu lent, mais si tu décris par la suite le monde des "sauvages" avec autant de précisions, ça ne manquera pas d'intérêt. On a du mal à s'attendre à de l'épique ceci dit, avec un style pareil, donc j'espère que c'est voulu et assumé.
Pour l'instant, je m'attend à ce que son ami lui présente un "sauvage". Dans tous les cas j'ai hâte de voir vers quelle chute tu veux nous emmener, parce qu'il va bien falloir nous le secouer un peu, notre héros, non?


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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Lun 28 Juil 2014 - 23:15

Tout d'abord merci, merci, merci, merci mille fois d'avoir posé vos yeux sur mon texte.
Je suis un peu long à répondre pour tout un tas de raisons ^^ mais merci mille fois de vos avis !
J'ai commencé à faire quelques corrections en fonction de ce que vous m'avez dit ; je finis d'ici deux ou trois jours, et je posterai les corrections, et la suite.

Feher : je vais donc revenir sur le dialogue avec Charly ... parce que c'est vrai que ça détone un peu ^^

Pour l'épisode du manteau. J'avoue que je me suis un peu lâché ... je me suis éclaté, mais sans doute un peu trop !

Sombrefeline : désolé si tu trouves le texte un peu plat  Embarassed c'est sûr que le côté "action" viendra plus tard ^^. ça t'a paru si longuet que ça ?
En tout cas, je sais que ce manque de subtilité que tu relèves est une critique que je craignais, parce que je sais que j'ai toujours du mal à trouver des exemples précis, courts et suffisamment percutant sans en faire des tonnes  Very Happy  et comme je ne voulais pas m'attarder non plus trop trop longtemps sur la description de Callipolis...
Mais je vais essayer d'ajouter deux trois éléments pour illustrer, et que ça fasse moins plaqué.

Cerise : pour le monde des sauvages il faudra attendre un petit peu (mais ça viendra !)
Par contre effectivement, je me lance pas dans de l'épique après non plus  Rolling Eyes Mais bien sûr que je vais le secouer mon petit personnage favori ! Very Happy 

Par ailleurs, je me demandais si vous trouviez choquant que dans un récit globalement assez soutenu, il y ait parfois des touches plus familières, sorties de l'imaginaire du héros ?


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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mar 29 Juil 2014 - 7:37

fosiliaz a écrit:
Par ailleurs, je me demandais si vous trouviez choquant que dans un récit globalement assez soutenu, il y ait parfois des touches plus familières, sorties de l'imaginaire du héros ?
Argh, moi j'aime bien, c'est pour ça que j'ai pas relevé, mais on m'a déjà reproché de le faire alors faut voir avec les autres si c'est suffisamment bien mené.

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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mar 29 Juil 2014 - 10:30

Citation :
désolé si tu trouves le texte un peu plat Embarassed c'est sûr que le côté "action" viendra plus tard ^^. ça t'a paru si longuet que ça ?

C'est pas tant que ça m'a parut longuet, c'est surtout qu'on se demande un peu où tu veux en venir, j'ai eu l'impression que le texte se cherchait un peu. Mais il faut voir la suite.

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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mar 29 Juil 2014 - 17:13

La suite est en ligne, et je posterai mes corrections dans la soirée.

EDIT : corrections des deux premiers extraits en ligne


Dernière édition par fosiliaz le Jeu 31 Juil 2014 - 18:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Jeu 31 Juil 2014 - 13:52

fosiliaz a écrit:
Chapitre 1 extrait 3

Joyeusement, il m'accueillit en riant et m'assaillit de questions. Qu'avais-je fait au cours de la semaine qui venait de s'achever ? Avais-je rencontré de jolies filles ? Je souris sans répondre, bien peu désireux de lui expliquer comment, parce que je n'avais en fin de compte rien de mieux à faire, j'avais passé tout mon temps au creux du petit coin de paradis qu'était mon appartement.

Il me raconta son travail et combien il s'y sentais(sentait) épanoui. Je ne fus pas plus convaincu que cela, mais j'approuvai d'un signe de tête le moindre de ses mots. Il ne m'incombait pas de doucher son enthousiasme. Il avait toujours été d'un tempérament enjoué et rieur, et quand bien même je ne partageais pas sa vision idyllique des choses, bien loin s'en fallait, être son ami ne m'autorisait pas à faire de lui un nouveau moi-même haïssant la société. D'un côté, j'enviai(s) presque sa conception des choses. Comme il devait être plus aisé de vivre au sein d'une société que l'on trouvait agréable, que dans un monde dont on déplorait la déliquescence et l'avilissement, mais aussi le fait qu'il ne créât que des clones incultes.

L'homme que Charly voulait me présenter était en retard. Il ne manqua pas d'arriver cependant. Il commanda une boisson dont le nom m'échappait car fréquenter les cafés n'était pas une de mes habitudes. Enfin, s'asseyant sur la chaise devant moi, il me dévisagea longuement. (Et nous on a pas le droit à une description de l'inconnu? Tu décris tout si minutieusement d'habitude, là pour un élément nouveau ça manque quand même) J'en fus mal à l'aise, mais en même temps quelque peu flatté. De toute évidence, au vu de sa façon de se tenir, cet homme, même s'il était loin d'être impressionnant, n'était pas l'un de ces plébéiens acculturés. Il était quelqu'un, aurait-on pu dire. Qu'une personne de cette trempe s'abaissât à m'adresser la parole était déjà une chose à laquelle je ne m'attendais pas.

- Je suis le général Delaplace, se présenta-t-il tout d'abord, confirmant mes suppositions. Je ne pus m'empêcher de me faire la réflexion que cela me paraissait presque cocasse... Grand d'à peine un mètre soixante-quinze(eh oh, c'est déjà pas mal!^^), ce général était frêle et maigrelet. Je n'avais rien d'une armoire à glace, mais il me semblait que d'un coup de poing j'aurais pu l'envoyer valdinguer quinze mètres plus loin.(Bon, ça va alors, si tu le décris maintenant.) Un bien piètre soldat...

- Enchanté, répondis-je simplement en m'efforçant d'être le plus respectueux possible. Je lui laissai ensuite le soin de reprendre la parole.

- Vous êtes, parait-il(,) sans emploi ? Demanda-t-il, et je me contentai d'acquiescer. S'il est vrai que vous en cherchez un, j'ai peut-être quelque chose qui peut vous intéresser...,(virgule superflue je pense) poursuivit-il.

Bien sûr, je me doutais qu'il était là pour cela. Charly ne m'aurais jamais demandé de venir pour me présenter à quelqu'un qui n'avait rien à m'apporter. Il me connaissais trop bien pour cela.

- Et de quoi s'agit-il ?(retour à la ligne pour la narration) L'homme de l'armée ne répondit pas tout de suite.
Il me fixa droit dans les yeux pendant de longues secondes, comme pour me jauger. En aucun cas je ne croyais à la magie où à quelque chose que ce fût qui s'en rapprochait (un peu maladroit et lourd je trouve), mais si j'y avait cru, il m'eut semblé que cet étrange général cherchait à sonder mon esprit.

Enfin, après un long silence durant lequel je soutins son regard sans broncher, sa bouche s'ouvrit à nouveau, laissant paraître ses dents d'une blancheur d'albâtre.

- Que pensez-vous de la valeur de la vie ?, m'interrogea-t-il.

Une bien étrange question. Sournoise... En effet, il m'était bien impossible de deviner la réponse qu'il souhaitait entendre.

La valeur de la vie ? Ce n'était à mes yeux qu'une vaste illusion. Qu'un homme meure, on l'oubliait et un autre le remplaçait ; qu'un homme vive, et il n'était qu'un acteur sur le théâtre absurde de la vie. Par essence, l'homme était un carnassier immonde, dévorant ses semblables à coup d'ambition. La mort n'était rien devant la gloire, une vie ne pesait rien face à l'attrait du pouvoir. En somme, Callipolis était une gigantesque scène, d'immenses planches grinçantes où gesticulait le peuple, sans cesse affecté par d'abjectes intrigues condamnées à la vanité. La vie et la mort se donnaient en spectacle, tirant les fils et se jouant avec cynisme de ces bêtes pantins. La vie était donc, songeai-je, dépourvue de valeur, elle se contentait d'être, ou de n'être plus, selon ses caprices et le mouvement des fils.

Je ne répondis pas à sa question, haussant simplement les épaules, avec l'air de celui qui s'en moquait au plus au point. Cela sembla lui suffire. Il me sourit, se leva, remercia Charly.

- Vous êtes embauché, m'annonça-t-il en gratifiant son annonce d'une claque presque amicale dans mon dos. Venez simplement à l'adresse indiquée, demain matin. (retour à la ligne pour la narration. Il donne pas une heure un peu plus précise que "demain matin"? C'est incongru, pour un militaire.)Et il posa une carte de visite sur la table du bar.

Je ne bronchai pas, comme pétrifié, désarçonné. Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer. Le général m'avait à peine parlé deux minutes que déjà il avait pris sa décision. Il partit, me laissant désemparé et interloqué devant un Charly tout sourire.

Stupéfait, je ne savais comment réagir. Devais-je me réjouir ? Devais-je prendre peur ? Je ne savais même pas en quoi consistait le travail que l'on venait de m'attribuer !

Bon, et bien ça me plait beaucoup comme premier chapitre. Tu as bien l'élément perturbateur qui est là pour secouer le héro, alors je suis contente!  ::rolling:: 

fosiliaz a écrit:
Chapitre 2 Extrait 1

Chapitre 2


Le lendemain, je vins là où l'on m'avait convié. Cela m'avait tout l'air d'être une vieille caserne désaffectée. La bâtisse s'élevait à cinq mètres de haut, ses murs de brique rouge étaient sombres et humides : la pierre avait absorbé partie de l'eau de pluie. En effet, le beau temps de la veille n'avait pas duré. Le soleil ne durait jamais...

Quand j'arrivai, deux hommes m'attendaient, postés au milieu d'une petite cour pavée qui faisait office de sas d'entrée aux bâtiments. Au fur et à mesure que j'approchai(s), je reconnus l'homme que Charly m'avait présenté au café de Spartes. Le général Delaplace. Une remarque ironique me traversa l'esprit : que le général Delaplace eut justement patienté jusqu'à mon arrivée sur cette espèce (de) petite place ; bien sûr je me gardai de leur en faire part. Le contraire n'eut pas été la plus judicieuse des choses à faire. Bien que ne susse pas grand chose de l'armée et de son fonctionnement, il me semblait évident que l'impertinence n'y serait pas bien vue.

Je les saluai en souriant. Mon sourire était un peu forcé, mais je fis les efforts nécessaires pour que cela passe inaperçu.

-(au fait, Alt+0151 pour les tirets de dialogue) Vous avez déjà rencontré hier le général Delaplace, n'est-ce-pas ? Il n'est donc pas nécessaire que je vous le présente. Pour ma part, même si vous m’appellerez simplement « mon Général », je compte sur vous pour retenir mon nom : Ducrocq. Général Ducrocq...

Je l'assurai de tout l'enchantement qui était le mien d'avoir l'insigne honneur de rencontrer sa personne. Il me félicita de mes bonnes manières et m'invita à le suivre. Au fond de moi, je me sentis presque offusqué de sa conduite. Son attitude paternelle avait quelque chose d'exaspérant. Bon sang, je n'étais plus un gamin auquel on enseignait la politesse et qu'il convenait de gratifier d'un encouragement chaque fois qu'il s'y pliait comme il se devait !

Les deux hommes avaient revêtu leurs uniformes. Je les détaillai discrètement, en suivant leur pas. La tunique était sombre, légèrement bleutée. Sur leurs poitrines(je mettrais au singulier je crois, ils ont une poitrine chacun non?), les deux soldats arboraient toutes sortes d'insignes. Ceux-ci ne signifiaient rien pour moi, leurs sens m'étaient inconnus, il n'en restait pas moins qu'en les voyant, je ressentis un sentiment proche du respect à l'encontre des deux généraux. Après tout, j'avais intérêt à me tenir à carreau et à être exemplaire, ceux qui marchaient devant moi n'étaient pas que de simples quidams. Il s'agissait de deux hauts gradés, dont les responsabilités au sein de notre armée étaient importantes.(C'est bizarre comme il a l'air respectueux tout à coup, lui qui semble haïr la société et l'ordre instauré. L'armée représente tout ce qu'il déteste non? Il a presque l'air patriote tout à coup) Depuis leur naissance, ils avaient été destinés à diriger(Justement il devrait trouver ça pathétique vu qu'il a horreur du formatage non?). Mieux valait ne pas se mettre à dos des personnages aussi influents que ceux-ci. Ceci (ceux-ci ceci ça fait une répétition, c'est désagréable à l'oreille) dit, dans la mesure du possible, il est toujours préférable de ne pas se mettre à dos qui que ce soit, puissant ou non...

Nous débouchâmes dans une petite salle dont l'aspect vétuste,(virgule superflue) était presque repoussant. Les murs étaient souillés de coulures jaunâtres et noircis par la pluie. La(le?) carrelage affreux qui couvrait le sol sous mes pas était craquelé ici et là, fissuré et fendu. Au milieu de cette sinistre pièce délabrée, trônait un petit bureau de bois, assurément du bois à moindre prix, et trois chaises avaient été glissées autour.

Comme j'y étais invité, je pris place sur l'une d'elles. Avant de m'asseoir, je pris soin de vérifier l'état du siège. Il me sembla en une condition satisfaisante pour m'y installer sans risque. Je m'efforçais de faire cela furtivement et sans être vu. Cet objectif fut un échec : se retournant à cet instant, le général Ducrocq assista à mon manège. Nos regards se croisèrent et il m'adressa un signe de tête rassurant pour m'assurer qu'il comprenait ; son collègue ne se rendit compte de rien.

Quand nous eûmes tous les trois pris place, Ducrocq fut le premier à parler. Sa voix à la fois chaude et rauque, calme et sérieuse s'éleva à travers la pièce.
- Il est temps, je crois, de vous apprendre le travail pour lequel nous vous rémunérerons, commença-t-il. (À la ligne pour la narration)Il était temps (en) effet, songeais-je sans mot dire. Tout d'abord sachez que nous avons fait des recherches sur votre compte. (mon cœur se serra un instant)(pareil il vaudrait mieux revenir à la ligne, insérer la narration, et reprendre le dialogue) Il n'y a rien de particulier à signaler sinon votre doctorat de littérature. Un bien beau diplôme pour une bien piètre situation(,) n'est-ce pas ? Cela m'attriste de voir que des hommes aussi cultivés que vous sont au chômage... C'est pourquoi – voyez notre clémence ! - nous vous offrons d'office une première promotion avant même que vous n'ayez commencé à travailler, poursuivit-il, et ses mots eurent l'effet escompté : la satisfaction s'empara de mon visage, ce qui ne manqua pas de faire sourire Delaplace. (Il me parait bien naïf tout à coup^^)

Néanmoins, Je (majuscule superflue) gardai cependant toujours à l'esprit le fait qu'ils ne m'avaient toujours pas dit ce que je serai censé faire. Plus ils tardaient à le faire, plus je m'en inquiétait(s)... Et le regard gêné que Ducrocq lança à son collègue, comme pour lui demander de reprendre le flambeau, ne fut pas pour me rassurer. Ce fut d'ailleurs Delaplace, justement, qui me parla à son tour, l'air légèrement hésitant. Il n'y alla pas par quatre chemins.
- Votre boulot sera de tuer des gens, lâcha-t-il.

Il avait été droit au but, ses mots me firent l'effet d'une bombe. Je tiquai sur le terme « tuer ». J'aurais probablement dû m'en douter... après(majuscule) tout(,) de la part de l'armée à quoi aurais-je pu m'attendre d'autre ? Peut-être à faire la plonge, ou ce genre de chose... mais non, ma tâche serait hélas toute autre.

Je bredouillais un ou deux mots, totalement dépourvu de sens, avant d'abandonner l'idée même de m'exprimer.

- Il vous est possible de refuser. D'autres prendrons votre place, soyez-en assuré, me souffla le général Delaplace d'un air faussement emprunt de sympathie. S'il croyait que sa menace m'échapperait, il se trompait : je compris tout à fait le sens de ses mots ; il leur fallait quelqu'un pour cette mission, et peu leur importait que ce fut moi ou non...(bah en quoi c'est une menace? Je comprends pas...)

Je restai quelque instants silencieux, le temps de reprendre mes esprits plus qu'autre chose.
- Qui ? Dis-je enfin.
- Les sauvages, répondit Delaplace, la voix chargée de mépris.

Si je fus tout d'abord surpris, je me souvins bientôt de l'article dans le journal et le rapprochement ne tarda pas à se faire dans mon esprit. Que l'accusation de meurtre fut fondée ou non, peu importait, c'était un prétexte pour se débarrasser de ces gêneurs qui, vivant à l'écart de toute civilisation, risquaient de faire germer dans l'esprit de certains l'idée que le modèle de Callipolis ne fut pas le seul adéquat.

La question qui se posait à moi était somme toute très simple. Étais-je prêt à ôter la vie d'un homme ? De plusieurs ? À vrai dire, je l'ignorai(s). Plus simplement, jusqu'où étais-je prêt à aller pour avoir un boulot ? Devais-je accepter celui-ci, quand bien même il me faudrait jouer avec la vie d'inconnus ? Je sentais les regards des deux généraux braqués sur moi. Ils attendaient ma réponse patiemment, suspendus à mes lèvres. Suivant ce que j'allais dire, ils pouvaient me féliciter, ou m'oublier...

Manifestement, la question de la veille n'était pas anodine. Que valait la vie ? Ma réponse était inchangée : elle n'était qu'un spectacle illusoire joué par des acteurs poussés par la gloire, haïssables... Mais de là à leur ôter la vie ! Toutefois, une idée nouvelle me vint, qui me parût valoir la peine d'être pesée. Je la ressassai quelques instants au fond de mon esprit. Sa justesse me troublait. Ou peut-être était-ce plutôt ce que l'accepter signifiait ? Mais j'eus beau vouloir m'en défaire, elle s'accrocha à moi, telle une sangsue, suçant ma volonté, aspirant mes doutes. Après tout, quoi que je choisisse, au pire un autre serait pris à ma place. En définitive, les hommes que je risquais d'abattre en acceptant cet emploi, un autre se chargerait de les occire à ma place si je refusais. Ils étaient donc de toute façon condamnés. Leur sort était scellé. Si ce n'est de la mienne, ils mourraient de la main d'un autre... Fort de ce triste constat, ma décision allait de soi. Je n'étais pas ce meurtrier, qui acceptait de tuer pour de l'argent, j'étais cet homme qui ne serait que le pion du destin. (C'est ça l'idée dont il parle?)

- D'accord..., dis-je simplement, et les deux généraux sourirent, satisfaits de la tournure que prenaient les événements.

***


La déflagration retentit. Le bruit fut si assourdissant,(virgule superflue) que je sursautai en même temps. Mon geste intempestif gâcha toutes chances que mon tir n'aboutisse. Ma balle alla se ficher dans les immenses bâches plastifiées, tendues derrière les cibles. Ces immenses toiles verdâtres étaient, je le voyais d'ici, bien que pourtant bien à près de trente mètres d'elles, criblées de trous. Je n'étais manifestement pas le premier, et certainement pas non plus le dernier, à manquer l'objectif aussi largement.

L'homme auquel incombait la lourde tâche de me former, en quelques jours, à cet art qu'était la capacité à savoir viser au moins convenablement, était le colonel Hartz. Il s'agissait d'un solide gaillard qui approchait la cinquantaine. Ses cheveux grisonnants lui auraient peut-être attiré quelques moqueries, s'il n'avait pas été craint de tous. Pourtant, il m'apparaissait comme plutôt sympathique, quoique autoritaire, ainsi que l'exigeait sa fonction... Peut-être cette crainte s'expliquait-elle aussi par le physique. Hartz était l'archétype de ce que j'aurais eu tendance à appeler vulgairement un « bœuf ». Les épaules carrées, la stature droite et massive, près de deux mètres de haut, des bras monstrueux et un regard vif, sans oublier les cent-vingts bons kilos que devait afficher sa balance, il était pour le moins intimidant.

Je le regardai piteusement(superflu je pense), l'air désolé, et il me sourit, l'air de dire que je ferais mieux la fois suivante. Ce qui, en soi, était une évidence : de toute manière il m'était impossible de faire pire !
- Ne vous concentrez pas sur le bruit de l'arme, focalisez votre attention sur la cible et essayez d'avoir un geste assuré.

Je retentai ma chance, sans plus de réussite. Le projectile qui s'échappa du canon de l'arme, invisible, alla à nouveau percer le plastique. Je ne pus toutefois m'empêcher de remarquer que la marque était déjà plus proche de la cible, bien qu'encore éloignée d'elle d'un bon mètre. Il y avait déjà du mieux.
- Votre main a tendance à trembler. Tâchez de vous détendre, ne vous crispez pas lorsque vous appuyez sur la gâchette.

J'essayai, mais là encore le succès ne fut pas au rendez-vous. Le colonel Hartz me prodigua de nouveaux conseils, puis je recommençai. Je passai ainsi plusieurs heures, et mes tentatives infructueuses avaient chaque fois un aspect plus déprimant.
Bon, bah moi j'accroche totalement ^^ Je n'ai pas de commentaire plus constructif à faire, désolée. Tu as un style prenant, et j'ai envie de savoir la suite : de savoir si ton personnage ira jusqu'au bout, comment il va gérer tout ça, s'il va rejoindre la résistance où y être confronté à quelque moment que ce soit. Bref, beau boulot, bravo!

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MessageSujet: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Jeu 31 Juil 2014 - 18:38

Merci beaucoup Cerise !
Je me rends compte qu'il serait bien que je me relise à un autre moment qu'à deux heures du mat', parce que - sans parler des fautes honteuses... - le nombre de petits mots oubliés m'agace un peu ^^

Je suis vraiment content que ça te plaises... même si ça met la pression : il faut que la suite soit à la hauteur (j'espère qu'elle l'est  Very Happy )

J'aime beaucoup quand tu fais des "pronostics" comme ça  Wink ça m'aide pas mal à cerner la cohérence de ce qui suis !
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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mar 3 Fév 2015 - 0:21

Bonjour ! Very Happy

Je préviens de suite, je ne vais pas être très sympathique. D'abord, je crois qu'on est tous d'accord sur le fait que les premières lignes d'un roman sont très importantes, même si ça s'arrange après le premier paragraphe ou le deuxième (je ne sais plus trop), tu ne remplis pas cette part du contrat.

Ensuite, et c'est là le plus dérangeant, je n'aime pas du tout ton style d'écriture. Je le trouve médiocre et surtout, il n'est pas au service du roman.

En plus, tu utilises des expressions clichées ou déjà vu. Je ne veux pas te vexer mais ça se voit énormément que tu es jeune, ton style est immature. Je dis ça en connaissance de cause, et pour t'aider, non pas pour te casser, car j'ai compris une chose en lisant tes textes.

Tu ne nous présentes pas un roman que tu es vraiment en train d'écrire, en fait tu essaies d'écrire. C'est ce à quoi te sert ce texte : tu apprends à écrire. En cela, je t'encourages amicalement mais ce n'est pas un roman qu'on lit, ce sont tes ratures.

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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mar 3 Fév 2015 - 7:51

Mamzelle a écrit:
Bonjour ! Very Happy

Je préviens de suite, je ne vais pas être très sympathique. D'abord, je crois qu'on est tous d'accord sur le fait que les premières lignes d'un roman sont très importantes, même si ça s'arrange après le premier paragraphe ou le deuxième (je ne sais plus trop), tu ne remplis pas cette part du contrat.

Ensuite, et c'est là le plus dérangeant, je n'aime pas du tout ton style d'écriture. Je le trouve médiocre et surtout, il n'est pas au service du roman.

En plus, tu utilises des expressions clichées ou déjà vu. Je ne veux pas te vexer mais ça se voit énormément que tu es jeune, ton style est immature. Je dis ça en connaissance de cause, et pour t'aider, non pas pour te casser, car j'ai compris une chose en lisant tes textes.

Tu ne nous présentes pas un roman que tu es vraiment en train d'écrire, en fait tu essaies d'écrire. C'est ce à quoi te sert ce texte : tu apprends à écrire. En cela, je t'encourages amicalement mais ce n'est pas un roman qu'on lit, ce sont tes ratures.

Bien sûr que ce sont des ratures, puisque notre forum est justement là pour confronter les brouillons et les améliorer, or ton commentaire n'est là que pour dire que c'est mauvais, sans proposer aucune solution pour que ce soit meilleur, et en cela il n'est absolument pas constructif. Tu dis que tu as compris des choses en lisant, très bien! Lesquelles?

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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mar 3 Fév 2015 - 9:43

Bon, Mamzelle, je pense que tu n'as pas très bien compris comment fonctionne ce forum.

Certes, tu es tout à fait en droit d'exprimer une opinion négative sur un texte et de dire que tu n'as pas aimé.

Mais d'une part, tu es priée d'y mettre un peu les formes et d'éviter le dégommage en règle comme tu viens de le faire.

D'autre part, ton commentaire ne sert à rien pour l'auteur, parce qu'à part dire que c'est mauvais, tu ne lui donne aucune explication. Tu as le droit de ne pas avoir aimé, mais explique pourquoi. Qu'est-ce qui t'a gêné dans le texte? Qu'est-ce que tu n'as pas compris? Au niveau du style, sur quoi as-tu bloqué?

C'est comme ça qu'on aide les auteurs à progresser, pas en leur disant que leur texte est une rature.

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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mar 3 Fév 2015 - 20:29

Faut-il que je réponde ?

Mamzelle, je ne prendrai pas mal ton commentaire : chacun a le droit de ne pas aimer. Moi quand je n'aime pas, je ne lis pas jusqu'au bout... mais descendre l'auteur pour descendre l'auteur n'est pas dans ma façon d'être en revanche.

Je suis jeune et ça se voit ? Mais encore heureux qu'on ait pas l'impression que j'ai 90 balais quand on lit mon texte !

Oui, les premières lignes d'un roman sont importantes... les premiers mots même je dirais. "Tué par un sauvage", honnêtement, j'ai lu pire... Mais soit, tu n'aimes pas le début, c'est ton droit.

Citation :
Ensuite, et c'est là le plus dérangeant, je n'aime pas du tout ton style d'écriture. Ce que je peux comprendre.Je le trouve médiocre et surtout, il n'est pas au service du roman Comment peux-tu dire ça alors que tu ne sais pas de quoi ce roman va traiter, et n'en a lu que deux pages ???.

Avec ce texte je n'écris pas, j'apprends à écrire, dis-tu.
Ce n'est pas moi qui devrais mal le prendre, mais ceux qui, eux, n'ont pas trouvé comme toi que tout était à jeter. Bien sûr mon texte n'est pas parfait, il serait idiot de dire le contraire. Bien sûr que j'apprends... mais comme toute personne sur ce forum, d'ailleurs, arrête-t-on un jour d'apprendre à écrire ? On s'améliore avec la pratique, bien entendu.
En tout cas, mon style ne te plait peut-être pas, mais d'autres ne pensent pas comme toi. Les jurys, des auteurs pour la plupart, qui ont voté pour un de mes texte dans un concours pour le festival Etonnnants Voyageurs de St Malo où j'ai été primé ; ceux qui plus récemment, m'ont décerné le troisième prix d'un concours étudiant sur Nantes, eux ne pensaient pas comme toi. Heureusement pour moi, leur reconnaissance vaut plus à mes yeux que ton dénigrement ( que tu n'as d'ailleurs même pas expliqué... ).

Maintenant, Mamzelle, ça m'intéresserait de savoir plus précisément ce qui ne t'a pas plu... En tout cas, avec un peu plus de détail.


Mon texte est une rature ?
Laclos, les liaisons dangereuses
Merci pour le compliment ! Cool  


Je ne veux pas polémiquer, et je n'en vois pas l'intérêt, donc pour moi le sujet est clos.

Merci beaucoup Cerise et Sombri Very Happy


Et si d'autres souhaitent commenter, ce sera avec plaisir Wink
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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Lun 9 Fév 2015 - 23:09

Voilà, texte lu, ton style est fluide et se lit bien, on avance vite dans l’histoire.
Tu plantes bien le décor, ta ville, la société qui y vit et l’état d’esprit de ses habitants, ainsi que celui de ton narrateur.
Toutefois, quelques passages m’ont semblé un peu longs, notamment celui avec l’imperméable et les tergiversations du personnage.
En revanche, par exemple, le passage du métro est bien rendu au niveau de l’ambiance, et j’avoue avoir retrouvé certaines sensations familières des soirs aux heures de pointe.

Personnellement, je n’ai pas trop attaché avec le narrateur, mais c’est un point de vue purement subjectif, je ne suis pas très amatrice des textes de ce genre, je préfère l’action à ce type d’introspection.
Quelque part, le narrateur me semble assez passif, il se fait embaucher sans savoir pourquoi, n’a finalement aucun état d’âme à se dire qu’il va tuer des hommes, ça me laisse perplexe.
En fait, je n’arrive pas à avoir d’empathie pour lui et c’est sans doute ce qui m’empêche d’accrocher. D’une certaine façon, il me rappelle le héros de « l’étranger » de Camus, livre que personnellement, je n’avais pas aimé, pour cette raison justement.


Sinon, sur la forme, voici ce que j’ai relevé au fil de ma lecture :


Chapitre 1 Extrait 1

Citation :
Il s'agissait d'un homme d'une cinquantaine d'année porté disparu depuis quelques jours, que l'on avait retrouvé gisant dans une mare de sang, dans la forêt, le corps percé de plusieurs coups de couteau.
« cinquantaine d’années »

Citation :
On les détestait, les vilipendait, les accusant de milles fléaux fantômes ; je me contentais de les ignorer.
« de mille fléaux »

Citation :
Enfin attifé de mon blouson, qui, d'ailleurs, en cet instant, était d'une remarquable inutilité puisqu'un soleil radieux couvait la rue de ses reflets éblouissants, je débouchai sur la vaste avenue.
Je chipote, mais pour moi, un imperméable et un blouson ne sont pas le même vêtement, et ça me fait un peu bizarre de les voir utilisés comme des synonymes.

Citation :
Un instant je tergiversai : devais-je rentrer et déposer mon blouson, où me rendre au rendez-vous en le portant sur mes épaules ?
« ou » sans accent dans ce contexte

Citation :
J'optai finalement pour la solution intermédiaire, mitigée.
J’aurais tendance à accorder « mitigé » au narrateur, plutôt à qu’à la solution.


Chapitre 1 Extrait 2

Citation :
L'atmosphère confinée et restreinte de ma petite piaule m'était un oasis de prospérité, un havre de paix.
Là, il y a un mot qui m’a fait tiquer, « piaule », parce que tu as jusqu’à présent un narrateur qui a un langage assez travaillé, parfois soutenu, et là ce mot plutôt familier tranche avec le reste, d’autant qu’il repart sur le même style que précédemment après.

Citation :
J'ignorai royalement ces formules hypocrites, et poursuivit mon chemin.
« poursuivit »

Citation :
Sans que je ne me puisse me l'expliquer, son visage s'éclaira alors d'un sourire ravi.
« me » à supprimer dans cette phrase.

Citation :
Pour moi s'il eu fallut, en effet, « bien faire », j'entendais par là faire de l'intéressant, du sensé...
« s’il eut fallu »

Citation :
Détournant les yeux du drapeau, je cherchai mon ami, espérant apercevoir sa tête parmi la vingtaine clients attablés qui discutaient bruyamment.
Il manque « de » ici : « la vingtaine de clients »


Chapitre 1 extrait 3

Citation :
D'un côté, j'enviai presque sa conception des choses.
Plutôt un imparfait dans ce contexte « j’enviais »

Citation :
- Et de quoi s'agit-il ? L'homme de l'armée ne répondit pas tout de suite.
Je ferais un retour ligne après le point d’interrogation, car le reste de la phrase ne fait pas partie du dialogue.

Citation :
En aucun cas je ne croyais à la magie où à quelque chose que ce fût qui s'en rapprochait, mais si j'y avait cru, il m'eut semblé que cet étrange général cherchait à sonder mon esprit.
« ou » et « si j’y avais cru »

Citation :
Je ne répondis pas à sa question, haussant simplement les épaules, avec l'air de celui qui s'en moquait au plus au point.
« au plus haut point »


Chapitre 2 Extrait 1

Citation :
Une remarque ironique me traversa l'esprit : que le général Delaplace eut justement patienté jusqu'à mon arrivée sur cette espèce petite place ; bien sûr je me gardai de leur en faire part.
Il manque un mot : « sur cette espèce de petite place »

Citation :
Bien que ne susse pas grand chose de l'armée et de son fonctionnement, il me semblait évident que l'impertinence n'y serait pas bien vue.
Ici aussi, il manque un mot : « Bien que je ne susse pas »

Citation :
Nous débouchâmes dans une petite salle dont l'aspect vétuste, était presque repoussant.
Virgule à supprimer après « vétuste », elle coupe la phrase au mauvais endroit.

Citation :
La carrelage affreux qui couvrait le sol sous mes pas était craquelé ici et là, fissuré et fendu.
« Le carrelage »

Citation :
Je m'efforçais de faire cela furtivement et sans être vu.
Plutôt un passé simple ici : « Je m’efforçai »

Citation :
Il était temps effet, songeais-je sans mot dire.
Il manque un mot : « Il était temps en effet »

Citation :
Néanmoins, Je gardai cependant toujours à l'esprit le fait qu'ils ne m'avaient toujours pas dit ce que je serai censé faire.
« je » sans majuscule ; je trouve le début de la phrase lourd, avec à la fois « Néanmoins », « cependant » et « toujours », ils ne me semblent pas tous nécessaires.

Citation :
Plus ils tardaient à le faire, plus je m'en inquiétait...
« je m’en inquiétais »

Citation :
Je bredouillais un ou deux mots, totalement dépourvu de sens, avant d'abandonner l'idée même de m'exprimer.
plutôt un passé simple « je bredouillai »

Citation :
Étais-je prêt à ôter la vie d'un homme ? De plusieurs ? À vrai dire, je l'ignorai.
A la fin, plutôt un imparfait : « je l’ignorais »

Citation :
Ces immenses toiles verdâtres étaient, je le voyais d'ici, bien que pourtant bien à près de trente mètres d'elles, criblées de trous.
Il y a un « bien » de trop dans la phrase : « bien que pourtant à près de »

Citation :
Les épaules carrées, la stature droite et massive, près de deux mètres de haut, des bras monstrueux et un regard vif, sans oublier les cent-vingts bons kilos que devait afficher sa balance, il était pour le moins intimidant.
« cent vingt »


Voilà, en espérant avoir pu t’aider, je reste à ta disposition si tu as des questions.

Bon courage pour continuer à travailler ton texte Smile

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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mer 29 Avr 2015 - 15:31

Coucou Abi !

Avec pas mal de retard, je tenais à te remercier pour ton passage, et tes remarques. merci !
J'ai pas mal bossé sur mon texte ce dernier mois et demi : je voulais arriver au bout et à une version "présentable"...
Les erreurs que tu as relevées m'ont aidé Smile
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MessageSujet: Re: Commentaires "Des sauvages et de la civilisation"   Mer 29 Avr 2015 - 20:59

Contente d'avoir pu t'aider pour tes corrections, bon courage pour la suite Smile

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