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 AEfficiel n°54 - votes

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Niko
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MessageSujet: AEfficiel n°54 - votes   Dim 8 Fév 2015 - 19:34

Bravo à nos deux participants qui ont relevé le défi de ce concours.
Sans plus attendre les textes. Vous avez jusqu'au 15 février à 20h pour venir voter pour votre texte préféré.

Texte n°1 :

Promesse


Edwige

Nous avions fixé le rendez-vous sur ce banc pour le premier janvier de l'année 2000. À nous voir ainsi, assis l'un à côté de l'autre, on pouvait aisément penser que nous étions un de ces vieux couples, aigris par les années communes passées à nous chamailler. Mais il n'en était rien. Si nous nous connaissions depuis longtemps, nous n'avions jamais été mariés, ni même ensemble véritablement.
— Doit-on réellement le faire ? me demanda-t-il fatigué. J'aurais tellement aimé que nous ayons une autre fin.
— On ne peut échapper à notre destin, tu devrais en être convaincu, puisque tu as participé à façonner le mien, rétorquai-je d'un ton neutre. Nous répondons de nos actes passés, dans le futur.
— Edwige, je me suis excusé maintes fois, si tu savais comme j'ai regretté les torts que j'ai pu causer...
— Ici, l'excuse n'a pas de valeur, tu le sais parfaitement, l'interrompis-je. Je ne fixe pas les règles, je ne fais que les suivre. Et ne crois pas que cela me réjouisse, au contraire.


Autrefois, lorsque nous avions tous les deux quatorze ans, nous nous fréquentions. Romuald était beau garçon, de grands yeux bleus égayaient son visage parfois renfermé, que ses cheveux en bataille décoraient négligemment. À cette époque, j'étais encore une gamine naïve, aux longs cheveux d'un brun doré, rêvassant à l'amour possible entre deux amis de longue date. Pendant deux années de suite, nous avions joué au chat et à la souris. Petit à petit, nos allusions commençaient à se concrétiser, et nos corps se rapprochaient comme deux aimants, attirés par leur contraire. Au mois d'août de cette année, nous avions même échangé notre premier baiser, sur un banc public. C'est à ce moment-là que nous nous étions donné rendez-vous, presque soixante-dix ans plus tard, le premier jour de l'année 2000.
Comment aurais-je pu imaginer que ce beau jeune homme que j'aimais m'aurait envoyée, trois ans après, dans un camp de concentration, pour que j'y passe les pires années de toute mon existence ?
À l'aube de mes vingt-et-un ans, j'avais été délivrée par un soldat noir de l'armée américaine, que j'avais épousé ensuite.

*

En 1999, Joe, mon mari, expira son dernier souffle, dans une nuit calme. Un an plus tard, je fus contactée par un employé du Cercle, un organisme secret chargé d'appliquer les sentences prononcées à l'encontre des responsables de crimes contre l'humanité. Lors de son procès, Romuald fut condamné à la peine de reviviscence : au moyen d'un dispositif technologique avancé, il devrait revivre, en une seule fois, toutes les souffrances des quarante-sept victimes qu'il avait envoyées à la mort, de son propre chef. Mais le Cercle n'étant pas une organisation qui soumettait à la torture, ils lui accordèrent le droit de choisir le lieu de son exécution, eux se chargeant de sélectionner celui ou celle qui appliquerait le jugement.
Comme s'il avait deviné qu'on me désignerait comme bourreau, il fixa la peine à ce jour que nous avions convenu ensemble, soixante-deux ans plus tôt, en 1938. Ainsi, la sanction serait exécutée sur ce même banc où nous avions eu notre unique étreinte.
Lors de son procès, le Cercle me désigna comme responsable de l'expiation de son châtiment. Il me fut fourni le matériel adéquat, et on me dévoila ensuite les raisons de ce choix peu orthodoxe : je devais répondre de mes actes passés, moi aussi. Un des techniciens du Cercle m'expliqua le fonctionnement du dispositif qui enverrait mon ancien amant au trépas.

Je me levai du banc sur lequel nous étions assis. Alors que je regardai Romuald, je lui installai le casque sur la tête et vérifiai qu'il était solidement attaché grâce à la sangle que je glissai sous son menton. Avant d'appuyer sur le bouton, je lui demandai s'il avait une dernière parole à prononcer.
— Sais-tu pourquoi c'est à toi de me faire subir ce châtiment ?
J'eus toutes les peines du monde à répondre. Peu de gens étaient au courant, j'avais eu honte toute ma vie de ce que j'avais. À cette époque-là, je n'étais qu'une jeune fille amoureuse et tellement idiote, qui n'avait pas compris quelles seraient les conséquences de ses actes ni de ses propos.

1942
France

— Pourquoi veux-tu quitter notre village ? demandais-je à mon père. Notre village est perdu au fin fond de la campagne. Nous ne sommes pas juifs, nous ne risquons pas d'être arrêtés par la Gestapo.
— Edwige, tu es jeune. Il te faudra du temps pour saisir qu'il est des choix que nous devons faire pour protéger ceux que l'on aime.
— Si maman était encore en vie, elle comprendrait ce que je veux dire. Je ne peux pas partir, je veux rester ici. Je t'en pris, père.
— J'ai pris ma décision, nous partirons demain. La discussion est clause.
Je me précipitai dans ma chambre, en larme. Ivre de colère, incomprise, animée par les hormones de la jeunesse, je pris une décision terrible. À la nuit tombée, je fis le mur. Sans penser aux conséquences de mes actes, je contactai en secret deux connaissances de Romuald, des officiers français. Je leur livrai des informations qui s'avéraient inexactes, mais dont la véracité m'importait peu. J'étais éperdument amoureuse de mon ami Romuald. En fuyant mon village, je savais que nous ne nous reverrions jamais, que je n'aurais jamais l'occasion de lui avouer mon amour. Écarter quelques jours mon père de la maison me donnerait le temps qu'il me fallait.
Pour cela, je décidai de faire peser sur lui des soupçons, en mentant vertement aux officiers que je rencontrai. Je leur expliquai que mon père collaborait, de très loin, à la résistance, et qu'il connaissait certains de leurs membres.
J'ignorai alors que ces officiers français étaient, en réalité, des collabos qui participaient à la rafle des dissidents et les envoyaient dans des cachots allemands.
Au petit matin, les officiers vinrent chercher mon père qui fut rapidement emprisonné. Je ne compris pas de suite qu'il allait prendre le train pour terminer sa vie quelques semaines plus tard, dans un camp à l'odeur putride.
J'étais enfin libérée de lui, libre de pouvoir avouer mes sentiments à Romuald. Nous nous étions échangés un baiser quatre ans plus tôt. Cela signifiait forcément quelque chose. Afin de me préparer à cette rencontre qui changerait ma vie, je laissais passer une journée.
Le lendemain, je lui demandai de me rejoindre. Nous ne nous étions pas revus depuis quelques semaines, mais je n'avais cessé de penser à lui, nuit et jour. Il avait toujours été réservé, n'exprimant que rarement ses sentiments. Ainsi, lorsqu'il arriva, je fus surprise de sentir l'anxiété qui l'animait.
— Pourquoi m'as-tu fait venir ? me questionna-t-il immédiatement. Je sais que nous sommes amis, mais je ne peux rien faire, tu dois le savoir.
Je ne comprenais pas son discours. Mais l'important était qu'il soit venu, qu'il ait accepté ce rendez-vous. J'allais lui avouer ce que j'éprouvai pour lui.
— Je suis heureuse de te voir, Romuald...
— Tu dois partir, me coupa-t-il sèchement. Je ne pourrais pas te protéger. C'est beaucoup trop risqué.
Concentrée sur le discours que j'avais répété la veille, je ne relevai pas.
— Je t'ai demandé de venir, car j'ai quelque chose à t'avouer...
— C'est pour ton père, je sais, me coupa-t-il encore une fois. Je l'ai appris ce matin.
— Que sais-tu à propos de mon père ? m'enquis-je perplexe.
— Deux officiers sont venus l'arrêter hier. On le soupçonne de participer à des actes dissidents.
— Ce n'est rien en réalité. Il sera certainement libéré prochainement, lorsqu'ils se rendront compte que c'est une erreur. C'est moi qui leur ai fourni ces informations erronées.
— Mais, pourquoi as-tu raconté ça ?
Je rougis et décidai de tout lui avouer.
— Parce que je t'aime Romuald. Nous pourrions être ensemble. Nous nous sommes toujours plu, je le sais. Et nous avons déjà échangé un baiser. Rappelle-toi.
Il se leva d'un bond.
— Est-ce que tu plaisantes ? On n'avait que quatorze ans. Nous ne sommes plus des enfants, Edwige. Et, je suis désolé, mais je ne t'aime pas en ce qui me concerne. Je ne peux... pas t'aimer.
Sa dernière phrase tomba comme le couperet d'une guillotine. Il me fallut quelques secondes pour reprendre mes esprits.
— Mais pourquoi ? interrogeai-je anéantie.
— Edwige, tu ne corresponds pas à l'image de la femme que je recherche. Autrefois, nous étions amis, mais ce n'est plus réellement le cas. Nous nous croisons parfois, mais nous n'avons rien en commun.
Refusant qu'il me repoussât de la sorte, je sortis de mes gonds et lui dévoilai maladroitement mes méfaits.
— Ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi, par amour. Mon père voulait que nous nous enfuyions, mais cela signifiait ne plus te revoir. Alors, j'ai inventé cette histoire et j'en ai parlé à deux de tes amis officiers. Je leur ai dit qu'il avait des connaissances dans la résistance, pour qu'ils l'éloignent quelques jours de la maison. Tu ne peux pas me repousser, pas après ça.
Romuald s'apprêtait à partir. Il s'était retourné, avait mis ses mains dans ses poches et ne me regardait plus lorsqu'il me dévoila ses sentiments.
— Tu devrais t'enfuir, et ne plus jamais revenir. Ton père ne reviendra pas. Ce matin, il a été conduit au train qui l'amènera à Auschwitz. Désormais, je fais partie d'une brigade qui a prêté allégeance à l'Allemagne. Les officiers à qui tu as livré ton père font eux aussi partie de ces forces. Je ne te dénoncerai pas, car nous avons été amis. Mais ça s'arrête là. Adieu Edwige.
C'est à ce moment précis que mon monde s'effondra. Je m'enfuis, courant à perdre haleine. La nausée me vint, je m'écroulai en revenant à mon habitation. Toutes ces illusions dans lesquelles je m'étais bercée venaient de me voler en éclat en plein visage. Comment avais-je pu être si naïve ? Comment n'avais-je pas pu voir cette réalité ? Depuis que la guerre avait commencé, je n'avais pensé qu'à ma petite personne, oubliant celui qui avait tout fait pour me protéger. Mon père, qui, malgré les batailles, m'avait évité d'être mise au courant de certaines atrocités, je l'avais trahi et livré à des monstres. Je me dégoûtai.
Le lendemain, je fuis ce village, la peur au ventre. Sur la route, je rencontrai des rues défigurées, des maisons détruites, des ruines dévastées par les combats. Je me rendais compte, bien trop tard, que le monde n'était plus qu'un brasier ardent où des malheureux tentaient d'échapper à leurs tortionnaires.
Je fus faite prisonnière quelques semaines plus tard, et amenée au wagon dont le terminus était la mort. Ce ne fut qu'une fois dans le camp où j'allais passer trois années à survivre que j'appris que celui à qui nous devions notre capture se prénommait Romuald, mon ancien amour.

***

Le présent refit surface. Les mots de Romuald raisonnaient encore en moi : « Pourquoi est-ce à toi de me faire subir ce châtiment ? »
La réponse me semblait évidente, cruelle et ironique à la fois. À cause de cet amour naïf que j'éprouvais, j'avais condamné mon père à la mort, sans même le savoir. Nous expions tous nos fautes, un jour ou l'autre.
Je ne répondis pas tout de suite à mon vieil ami. Mon doigt pressa le bouton rouge, ce qui lança le programme se chargeant de diffuser la souffrance dans le cerveau du condamné. J'eus la nausée, et retins un hoquet du dégoût de moi-même. Lorsque la dernière étincelle de vie s'éteignit dans ses yeux, je lâchai la télécommande, libérée de cette rancœur.



Romuald

J'arrivai en avance à notre lieu de rendez-vous. En ce premier janvier 2000, adossé au banc sur lequel nous avions échangé notre unique baiser, je revis Edwige, pour la dernière fois de ma vie. Je savais quelle serait l'issue de notre rencontre, j'en savourai chaque instant, avant que nous ne soyons séparés à jamais.
Le Cercle me contacta en 1999. Ils m'expliquèrent qu'ils étudiaient mon cas depuis longtemps, et m'exposèrent leur conclusion avec précision. Ils savaient tout de mon passé, y compris les secrets que j'étais toujours parvenu à dissimuler à mes proches.

1942
France

On venait de m'apprendre qu'un homme avait été capturé. L'individu, soi-disant proche de la résistance, s'avéra être Georges, le père d'Edwige. Quelques heures après avoir appris la nouvelle, je me rendis à sa cellule. Je n'avais pas encore beaucoup de contacts ni d'influence parmi la brigade des collabos, je devais donc agir avec prudence. Je profitai d'une période calme, au petit matin, pour interroger le suspect.
— Monsieur, on m'a mis au courant de votre emprisonnement ce matin, chuchotai-je à Georges.
— Romuald ? Mais que fais-tu avec ces collabos ? Ne me dis pas que tu participes à leurs exactions ? répliqua-t-il.
— Faites moins de bruit, on ne doit nous voir discuter ensemble, coupai-je d'un ton sec. Dans une heure, un officier viendra vous transférer afin de vous conduire au train qui emmène les prisonniers vers la Pologne, dans un camp de détention.
Je marquai une pause, examinant l'entrée de la salle des cellules, puis repris.
— C'est un de mes amis, en qui j'ai toute confiance. Il vous fournira un peu d'argent et vous conduira à un véhicule qui sortira de la ville. Surtout, suivez bien les instructions qu'il vous indiquera. Vous ne devrez plus jamais revenir dans cette ville. Ainsi, vous serez sauvé.
— Pourquoi fais-tu cela si tu es l'un des leurs ? me demanda-t-il.
— Je ne suis pas exactement l'un des leurs. Je les ai infiltrés pour pouvoir aider les gens comme vous. Hélas, je n'avais que peu de pouvoir pour le moment. Je vous en prie, ne parlez de cela à personne.
— Pourrais-tu prévenir ma fille ? Demande-lui de quitter la ville, promets-le-moi.
Je lui en fis la promesse. Je quittai Georges, confiant de son évasion prochaine. Quelques heures plus tard, j'appris par mon ami que Georges était sain et sauf, en route pour l'ouest.
Le lendemain, Edwige me contacta afin que nous nous rencontrions. Inquiet, j'acceptai néanmoins. Je la vis arriver, belle comme jamais : ses longs cheveux noirs glissaient sur ses frêles épaules, la sensualité de sa bouche me donnait des frissons. J'avais fait une promesse à son père, la jeune femme devait quitter la ville. Je ne pouvais donc pas lui avouer mes sentiments. J'aurais toutes les peines à lui mentir, je devais le faire sans réfléchir, en étant blessant et agressif afin de nous éviter de souffrir mutuellement de cet amour que nous nous portions.
— Pourquoi m'as-tu fait venir ? la questionnai-je immédiatement. Je sais que nous sommes amis, mais je ne peux rien faire, tu dois le savoir.
Elle venait me déclarer son amour, je n'attendais que cela depuis des années. Mon cœur se déchira. Je devais les protéger, elle et son père. Je ne pouvais lui avouer que j'avais libéré son père, pas maintenant. On nous espionnait. Derrière un arbre, un officier me surveillait depuis l'évasion de Georges. Il fallait que mes mots soient brutaux. Je lui criai des choses affreuses, que j'inventai au fur et à mesure, pour l'inciter à fuir.
— Edwige, tu ne corresponds pas à l'image de la femme que je recherche, lui mentis-je. Autrefois, nous étions amis, mais ce n'est plus réellement le cas. Nous nous croisons parfois, mais nous n'avons rien en commun.
Sa mine abattue et meurtrie me donna envie de la serrer dans mes bras, de lui avouer mon amour. Je lui tournai le dos, pour la convaincre de quitter la ville.
— Tu devrais t'enfuir. Ton père ne reviendra pas, il a été conduit au train qui l'amènera à Auschwitz. Les officiers à qui tu as livré ton père font eux aussi partie de ces forces. Je ne te dénoncerai pas, car nous avons été amis. Mais ça s'arrête là. Adieu Edwige.
Mon cœur saignait de mes mensonges. Je l'aimais tant que j'acceptai de condamner mon amour pour qu'elle puisse vivre. Elle s'enfuit en pleurant.
Après ce jour terrible, je ne revis plus jamais Edwige. Quelques jours plus tard, j'appris qu'un officier avait retrouvé les traces de son père. Celui-ci revenait sur ses pas pour chercher sa fille, mais Edwige avait déjà quitté la ville. Je ne savais pas où elle était partie ni sur quelle route elle voyageait.
Je fournis aux officiers des informations erronées, afin de leur indiquer une direction opposée à celle que son père empruntait. Hélas, en suivant les informations que j'avais inventées, cela permit à la brigade d'intercepter le convoi qu'Edwige suivait.
Elle fut envoyée dans un camp de concentration. Je fis tout ce que je pus pour l'en sortir, cherchant des alliés parmi les officiers nazis, en vain. Je réussis juste à soudoyer un garde s'occupant des détenus afin qu'il veille sur elle et la maintienne en vie.
Après sa libération, je fus arrêté et jugé pour collaboration. En 1947, lors de mon premier procès, mon avocat m'évita la condamnation, me suggérant de ne pas dire la vérité et de plaider coupable avec circonstances atténuantes. Il faisait partie d'un organisme nommé le Cercle, et m'expliqua que nous nous reverrions dans cinquante ans.

1999

Cette nuit-là, je me réveillai en sueur. On sonna à la porte. En ouvrant, je reconnus mon ancien avocat.
— Nous avons une mission pour vous. Mais pour cela, vous devrez faire table rase de votre passé, une fois pour toutes.
Il m'expliqua que son organisation se chargeait de capturer et juger les criminels de génocide. Il connaissait tout de mon passé, et savait que j'avais œuvré à protéger le plus de personnes que j'avais pu. Il savait aussi que j'avais commis des erreurs, malgré moi. Il me proposa de devenir l'un des membres du Cercle. Mais avant cela, je lui demandai de revoir une dernière fois, celle que j'aimais.
Nous élaborâmes le plan de mon exécution ensemble, afin de la libérer de ce poids qu'elle portait.

2000

Le casque qu'elle mit sur mon crâne ne me tua pas. Il simula ma mort. Mais c'était mieux ainsi. Désormais, je changeai d'identité et de vie. Je pouvais enfin punir les vrais responsables des atrocités qu'ils avaient engendrées.

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Niko
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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Dim 8 Fév 2015 - 19:34

Texte n°2 :

Le banc

L'air froid du petit matin le piquait agréablement les poumons de Matthieu. Le vent de la mer charriait des embruns. Jasmine était heureuse et tirait sur son harnais.
— Doucement ! s'exclama Matthieu.
La chienne ralentit pour s'adapter au rythme de son maître.
— On va au banc ? demanda le jeune homme.
Elle répondit par un jappement et l'entraîna à l'endroit indiqué. Les mouettes piaillaient, un peu plus loin, des marins s’interpellaient jovialement. Matthieu adorait la promenade sur le port au petit matin. Il atteignit finalement son banc favori, celui en face de la mer, et tâtonna avant de s'asseoir.
— Vous êtes en avance..., chuchota une douce voix à côté de lui.
Matthieu sourit.
— J'ai dû mal regarder ma montre.
L'inconnue à côté de lui rit doucement et le jeune homme regretta de ne pas y voir. Devenu aveugle très jeune, la perte de ces yeux ne lui pesait guère, sauf en ces moments-là. Anne... Voilà des mois qu'ils se rencontraient tous les jours à la même heure sur ce banc, à tel point que Matthieu avait parfois l’impression qu’ils étaient un vieux couple ancré dans ses petites habitudes.
Des mois qu'il aurait tout donné pour pouvoir la voir.
— Comment est le ciel, aujourd’hui ? s’enquit-il.
— Un peu nuageux, avec une touche de couleur à l’est. Ça annonce de très jolis dégradés, je pense.
— Et la mer ?
— Un peu agitée, je pense que les pêcheurs vont être secoués aujourd’hui.
— De quelle couleur est-elle ?
— Un très joli bleu vert.
— Et l’écume ?
— D’un blanc mousseux, comment voudriez-vous qu’elle soit ?
— Je ne sais pas, rouge, peut-être ?
Anne éclata de rire. Le petit jeu se poursuivit. Matthieu lui demandait ce qu’elle voyait et la jeune femme lui prêtait ses yeux. À travers elle, il découvrait les nuances, les couleurs. Il avait l’impression de revoir, et de revivre.
Une cloche sonna au loin. Neuf battements sonores. La conversation s’interrompit.
— Je dois y aller, soupira Matthieu. On m’attend au bureau.
— Je comprends. Bon courage pour la journée, dit Anne.
Le regret qui teintait sa voix était presque palpable. Matthieu eut envie de toute abandonner, ce travail de bureau alimentaire où la pitié de ses collègues pour son handicap transperçait dans toutes leurs paroles. Il voulait rester là, avec Anne, tendre la main pour la toucher.
Matthieu soupira. Non. Pas aujourd’hui. Demain peut-être.
— Jasmine, on y va, décréta-t-il.
La chienne répondit par un jappement. Matthieu se leva.
— Bonne journée, Anne. À demain.
— À demain, même lieu, même heure, répondit-elle.
Matthieu s’éloigna sur la promenade du port. Oui, demain, il trouverait le courage d’effleurer sa joue et ses cheveux et de lui dire ce qu’il ressentait vraiment pour elle.

*

Anne regarda le jeune homme s’éloigner avec son chien et poussa un profond soupir. Elle regarda la mer devant elle. Les vagues moussaient contre le parapet et les coques et des bateaux amarrés là. Quelques plaisanciers voulant profiter du petit matin étaient occupés à préparer leurs embarcations et se mêlaient aux pêcheurs qui déchargeaient leurs cargaisons du jour.
Anne admira un moment les mouvances de l’eau et les reflets vifs des coques qui peignaient des éclats de couleur. Elle leva les yeux. Les nuages tourbillonnaient de mille nuances grises, mais on devinait à l’est l’éclat du soleil. La journée serait belle.
Les mains de la jeune femme commencèrent à la démanger. Elle avait envie de peindre, de ressortir ses boîtes d’aquarelle et ses pinceaux. Elle brûlait de saisir un carnet et de croquer en quelques traits nerveux le visage angélique de Matthieu, son sourire qui la faisait chavirer.
Elle étouffa une plainte, mélange de soupir et de sanglot et frappa du poing sur l’accoudoir du banc. Sa main passa au travers du bois peint dans un vert qui s’écaillait. Anne gémit.
Matthieu ne pouvait la voir mais au moins, il l’entendait et l’écoutait. Pour les autres vivants, elle n’était qu’une ombre, un frisson au creux du cou. Elle n’existait pas. Elle n’existait plus depuis le jour de l’accident.
Et pourtant, Anne refusait de partir. Pas tant que les levers de soleil seraient aussi beaux. Pas tant que Matthieu viendrait s’asseoir tous les jours sur ce banc.
Anne regarda la place où il s’était tenu. Demain. Demain, elle lui dirait qui elle était vraiment.

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Dim 8 Fév 2015 - 20:20

Bravo aux auteurs, deux bons textes, très différents, le choix n'a pas été facile, mais j'avoue avoir eu un coup de coeur pour l'un d'eux.

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Dim 8 Fév 2015 - 20:44

A voté !

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Lun 9 Fév 2015 - 16:53

Aaaah, en effet ! Un choix véritablement cornélien.
Félicitations aux auteurs, vous nous avez offert de très très bonnes lectures !
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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Lun 9 Fév 2015 - 17:13

Très difficile de choisir... Le premier a une véritable intrigue compliquée, c'est très bien pensé et mené. Le second est très émouvant.
J'ai fait mon choix sur un détail très technique : le thème était "un vieux couple", et dans le second texte, il n'est pas dit que les personnages sont plutôt âgés (c'est même le contraire). Voilà.

Mais le premier texte est vraiment bien fichu, j'aime beaucoup les deux en fait ! xD
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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Ven 13 Fév 2015 - 13:00

Plus que deux jours pour voter !

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Dim 15 Fév 2015 - 20:26

a voté Very Happy
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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Lun 16 Fév 2015 - 21:34

Voici venu le moment du verdict.
Le vainqueur du 54ème AEfficiel est...

BLENDMAN!!


Bravo également à Sombrefeline pour le beau texte qu'elle nous a proposé !

::crazy::

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Lun 16 Fév 2015 - 21:39

Bravo !

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Lun 16 Fév 2015 - 21:53

Bravo Blendman, et bravo aussi à Sombrefeline Very Happy

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Lun 16 Fév 2015 - 23:42

Un grand bravo à tous les deux, vos textes étaient vraiment supers.
Merci de ces bons moments Wink
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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Jeu 19 Fév 2015 - 17:22

Ah mais je n'avais pas vu que le vote était terminé ^^.

Bravo à Sombrefeline dont j'avais reconnu la prose Wink.
C'est la première fois que je participai à un concours.
Alors, merci à toutes et à tous.
Je voulais remercier ma famille qui m'a toujours soutenu, ainsi que mes amis qui...
Quoi ? c'est pas ça que je dois dire ? Pourtant, à la télé, dans Friends, c'est ce que fait Joey ^^'.

::dehors::
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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Jeu 19 Fév 2015 - 19:53

Non, pas de discours, mais tu as gagné le droit de choisir le sujet du prochain Aefficiel Very Happy

Merci de l'envoyer à Niko par MP pour qu'il puisse le lancer ensuite !

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Jeu 19 Fév 2015 - 20:32

Ah, tu m'as grillé la politesse Abi' Razz
J'attendais ce week-end pour revenir vers Blendman.

Bon, comme l'a dit la vilaine murène (qui va faire un tour illico chez la grenouille vampire ), tu peux choisir le sujet du prochain concours (thème, contraintes, genre, longueur, ...)

::crazy::

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Jeu 19 Fév 2015 - 21:30

Pas "vilaine murène", "murène fêlée", s'il te plaît Niko ::angel::

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Jeu 19 Fév 2015 - 23:11

Abigaelle a écrit:
Pas "vilaine murène", "murène fêlée", s'il te plaît Niko ::angel::

Mais euh ! C'était pour la rime !

::crazy::

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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Ven 20 Fév 2015 - 15:52

@nico : pour les infos, je les poste ici ou je te les envoie par mp ?
Et ce sera quelle date ce prochain concours ?
Et si je choisis le thème, je n'ai pas le droit de participer, si ? ::lol:
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MessageSujet: Re: AEfficiel n°54 - votes   Ven 20 Fév 2015 - 18:13

Alors prenons les questions dans l'ordre :
-Tu m'envoie le sujet par MP sinon c'est direct la salle de torture de Rainette devil
-Je pensais te lancer ce week-end, alors disons la semaine prochaine pour que je puisse lancer le sujet le week-end prochain.
-Tu as bien entendu le droit de défendre ton titre si tu le souhaites

::crazy::

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