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 Double tranchant (Ex 1.0)

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E.Locard
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Féminin Nombre de messages : 5
Localisation : 51,507350900000000000 Latitude et -0,127758299999982230 Longitude
Loisirs : Me perdre sur internet, faire quelques photographies, écrire des textes, rouler en boules ces textes, les lancer comme un joueur de Basketball professionnel, rater la corbeille d'un bon mètre, m'apercevoir que toutes les personnes autour de moi m'ont vue échouer, rougir à faire pâlir un coquelicot, me tourner avec un reniflement dédaigneux (sans oublier les autres tentatives et l'abandon pur et simple de ma carrière sportive) et bien sûr mes cours de français qui me manqueront en terminale.
Date d'inscription : 13/05/2015

MessageSujet: Double tranchant (Ex 1.0)   Jeu 14 Mai 2015 - 0:15

Bonsoir, je poste ce texte que je travaille depuis un certain temps. Le fait est que mes seules lectrices sont mes amies et que leurs critiques sont tendres. Non pas que je souhaite me faire lapider mais la vérité crue et franche m'aiderait. J'espère aussi qu'on pointe du doigt des fautes d'orthographe et des tournures de phrases maladroites.
L'histoire est celle de la rencontre entre une jeune femme qui travaille à la crim' de Paris et d'un tueur à gages obsessionnel. Vous l'aurez deviné son obsession est la jeune femme.
J'ai toujours voulu trouver une histoire où on entre dans la tête du malade, après tout je les trouve tellement plus intéressants. Aussi j'ai dû rendre la policière assez Mary Sue mais je compte au fil du temps la faire marcher sur la corde raide. L'extrait vaut trois pages writter, il met en place la situation et présente les personnages. Il est axé autour de la femme mais présente le tueur.
Si vous avez des questions si mon texte n'est pas clair dîtes le moi. Merci.  


http://ecrire.ingoo.us/t6046-commentaire-double-tranchant-ex-1-0

Jack la rose noire

La porte de l'appartement 3B claqua. Les clefs tintèrent tandis qu'on les jetaient sans ménagement sur la table du salon. La lueur des réverbères dissuada la propriétaire d'allumer les lampes. La jeune femme soupira, elle descendit la fermeture éclaire de son blouson de cuir noir et s'en débarrassa en le laissant tomber sur le parquet brun de sa pièce à vivre. Elle desserra son holster et entreposa son petit calibre dans un tiroir. Puis avec la pointe de son pied droit elle appuya sur son talon gauche, défit ainsi sa converse noire et la brune répéta l'opération. Elle tira sur l'élastique qui retenait ses cheveux noir de jais, épais et nouvellement courts. Elle passa lascivement sa main droite dans sa crinière sombre. Le corbeau -comme on la surnommait à son travail- alla dans sa chambre, défit son blue jean's et sa chemise noire puis elle se dirigea dans sa salle d'eau .
Ce n'est que lorsque son plus petit doigt de pied gauche rencontra un coin pointu, d'un quelconque rangement, et après avoir réprimé cris tout comme jurons en se mordant la lèvre inférieure, que la femme se décida à allumer la lumière. Cette dernière si vive aveugla la silhouette et l'obligea à couvrir ses yeux d'un violet bleu surnaturel.
La jeune fille dégrafa son soutient-gorge noir et défit son boxer féminin tout aussi monochromatique. Eliana pénétra vélocement dans sa spacieuse cabine de douche, elle fit couler l'eau depuis le pommeau accroché au dessus de sa tête. Elle ferma les yeux et soupira de contentement. Eliana fit glisser ses mains blanches du haut de son crâne jusqu'à la naissance de sa nuque et souleva son menton pour se faire asperger le visage d'eau chaude. Elle redressa ensuite sa tête, ouvrit les yeux, regarda les gels et shampoing qui évoluaient sur une large étagères dans la cabine. Elle en saisit un et commença à faire mousser ses cheveux puis elle se savonna le corps avec un gant le passant sur ses cicatrices rosées qu'elles avaient gagnées depuis quelques mois. Elle s'appliqua ensuite à faire disparaître la mousse de son corps finement musclé. Elle sortit enfin, s'enroula dans deux serviettes blanches. Le corbeau s'épongea vigoureusement et vêtit un large tee-shirt gris et un boxer lui aussi gris. Elle essora sa chevelure, la brossa et appliqua un soin sur ses pointes. Elle appliqua une crème sur ses jambes, ses bras et une autre sur ses mains puis une lotion sur son visage. Finalement elle partit dans sa cuisine.
Une fois arrivée à destination Eliana alluma les luminaires du salon et ceux de la cuisine, elle ouvrit le réfrigérateur en quête de vivres. Elle y trouva une boîte de maïs, des tomates et quelques carottes. Après avoir guerroyé contre les tomates avec le couteau de cuisine, puis s'être débattues avec l'épluche légumes ainsi que la rappeuse et surtout après avoir affronté la terrible languette métallique de la conserve, Eliana pu entamer son repas. Elle fêta dignement sa victoire avec sa télévision, son ordinateur de travail, ses téléphones professionnel et personnel allumés à ses côtés.
La jolie enquêtrice cliqua de manière lasse sur un dossier « Jack, la rose noire ». Les médias l'avaient surnommé ainsi parce qu'il laissait toujours une lettre signé Jack sur ses victimes et une rose noire de fabrication artisanale par conséquences intraçables. Les journaux s'était accaparé l'affaire et chacune de ses apparitions étaient rendues publiques, de plus on le présentait comme un homme sympathique qui ne faisait pas de victime collatérale. La flic vit avec ravissement que le dossier était complet et que tous les éléments même ceux du jour étaient enregistrés. Les pensées de la jeune femme dévièrent vers son stagiaire « Il ira loin » songea-t-elle. L'homme du même âge qu'elle avait un bon instinct, il était intelligent et droit dans ses bottes mais tout comme sa supérieure il savait contourner la loi.
Eliana avait fait des études de droit, elle pouvait aisément trouver ses failles et lui faire dire ce qu'elle voulait. Mais elle n'étaient restée qu'un an en fac de droit de vingt à vingt et un an, elle avait passé brillamment son PACES à la fin de ses dix-huit ans puis une année en médecine légale jusqu'à ses vingt ans. Elle avait fait six mois en langues étrangères plus particulièrement anglais, six autres mois en lettres, un an en psychiatrie et un autre en psychologie jusqu'à vingt-cinq ans ; en parallèle durant trois années elle avait suivit des cours de chimie puis abandonné trouvant cela trop facile et ennuyant. Lorsqu'elle allait stopper ses études de psychiatrie, des policiers gradés l'avait repérée et lui avait fait passer un concours d'entrée en école de police et depuis ses vingt-six ans elle travaillait à la crim'.
La lumière de la télévision l'arracha à ses pensées. Elle augmenta le volume : « a encore frappé. La victime est entrée dans l'hôtel situé derrière moi, et Jack l'a suivit déguisé comme à son habitude. Il aurait attendu deux heures en profitant pour charmer une serveuse et lui prodiguer le baiser habituel, la rose noire aurait pénétrée dans la chambre du caïd de la drogue Sam White. Cet homme n'avait jamais pu être arrêté par la police, une véritable anguille. On soupçonne  Léonard Carlisle d'avoir engagé Jack pour récupérer les clients de White. Néanmoins on sait comme Jack est doué et discret. Nous espé... »  Eliana soupira, on demandait seulement trois petits jours et les nouvelles tournaient dans la soirée : « Foutus médias ! » Gronda la jeune fille. Heureusement que la police gardait des informations pour identifier le tueur : « Foutus Jack » jura une fois de plus la brune.
Ce gars était un assassin professionnel. Il travaillait depuis quelques années et il aimait assurer le spectacle, d'ailleurs Eliana pensait qu'il appelait lui-même les chaîne d'informations. Un mégalo, séducteur et travestit. Séducteur car il embrassait avant chaque crime une femme présente. Il agissait toujours dans des lieux publics ainsi son choix de soit disant victimes était large. Toutes les femmes qu'il attirait disaient avec une voix enamourée : « Il était si charmant, doux et sa voix était envoûtante. Ensuite il m'a embrassé et il est partit. » Elles le trouvaient attirant et Eliana pensait ces filles stupides, même si l'homme en question était gentil, on ne pouvait décemment pas tomber amoureuse de lui ! Le garçon les choisissait toutes différentes : blondes, rousses, brunes, grandes, petites, jolies, moches, grosses, fines, riches et pauvres. Cependant elles avaient toutes la même tranche d'âge entre vingt-huit et trente ans. Elles le décrivaient différemment roux, blond, les yeux gris, verts marrons etc. Il était grand, voilà ce qu'on savait. Il dégouttait Eliana, il était sûrement attirant et en jouait. L'enquêtrice saisit rageusement la bouteille de limonade et bu. Ce « Jack » se foutait d'elle. Le pire ! C'est qu'il le faisait devant toute sa brigade. Il lui destinait les lettres. Avant elles n'avaient pour but que d'humilier les policiers et gendarmes, mais depuis les deux ans qu'elle était sur l'affaire les lettre lui étaient destinées. Il avait commencé à lui écrire au bout de six mois d'enquêtes, elle avait sûrement attiré son attention.
« Bonjour Commissaire Mauville,
Heureux de voir que vous renouvelez le sang dans votre équipe. Une présence féminine ne fera pas de mal dans cette bande que vous considérez comme votre famille.
Jack.
PS : Vous semblez intelligente Miss Debrey, ne me décevez pas. »
Dans les premières il se moquait d'elle, ensuite il écrivit deux ou trois choses sur lui -inutilisables- et dans les dernières il la complimentait. Eliana se souvint de celle du jour.
« J'aime assez votre nouvelle coupe de cheveux mademoiselle Debrey. Ceci est un compliment. J'espère vous maintenir éveillée ce soir. J'espère que vous vous pencherez sur mon dossier en mangeant. La jeune femme du jour était superbe. Vous rendez plutôt bien à l'écran, je vous ai vu aux informations.
Jack.
PS : J'ai eu peur de ne plus vous revoir, vous avez été longuement absente des scènes de crime. »
Eliana passa sa main droite nerveusement dans ses cheveux qui lui arrivait maintenant dans le bas du cou. Il la surveillait, même s'il semblait comme étant un séducteur de ces dames et assez équilibré. Jack était sûrement un psychopathe et Eliana était son obsession actuelle. Ses chefs voulaient la destituer de l'affaire mais elle avait dit non, elle avait une sorte de relation privilégiée avec lui. Il lui faisait confiance et elle pourrait peut-être en jouer. Il se rapprochait d'elle et s'il y avait rapprochement, il y aurait des erreurs. Elle souriait il allait en faire une. Bientôt.
Eliana ne comprenait pas encore que Jack la manipulait comme on manipule une marionnette. Elle ne savait encore que Jack la mettrait sous peu à l'épreuve. Ainsi Eliana s'endormit sur toutes ces choses qu'elle ne tarderait pas à apprendre.
Et l'autre bout de la ville un tueur à gages pensait à la jolie enquêtrice.


_________________
"`Twas brillig, and the slithy toves
 Did gyre and gimble in the wabe:
All mimsy were the borogoves,
 And the mome raths outgrabe."
Jabberwocky poem Through the Looking-Glass and What Alice Found There

"Un serpent piqua Jean Fréron ; Que croyez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva."
Voltaire

"Hé bien ! la guerre"
La Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont, Les Liaisons Dangereuses
La marquise est tellement délicieuse dans cette réplique !
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