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 Une rencontre

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Monica20
Mouais, moi, je m'y connais déjà pas mal


Nombre de messages : 75
Date d'inscription : 12/07/2015

MessageSujet: Une rencontre   Sam 12 Déc 2015 - 10:44

Bonjour à toutes et à tous cheers  !

En ces jours proches de Noël, je poste un petit quelque chose entre deux séances d'emballage de cadeaux!

J'ai terminé un premier chapitre et je serais très mais vraiment très très contente si vous le lisiez et si en plus vous pouviez me dire ce que vous en avez pensé!

Il est un peu long je trouve par contre (sorry sorry Embarassed ) et puis comme je n'écris que depuis peu longtemps je suis preneuse de vos moindres critiques pour m'améliorer, si ça vous a barbé ou si vous avez décroché à un endroit...bref n'importe quoi ! Smile (et si vous avez trouvé ça trop cool aussi  Wink )

J'espère que ça vous plaira :

CHAPITRE 1

« Takadak Takadak Takadak. » criaient sans cesser les roues usées du wagon vide, en frappant sans merci aucune le fer glacé des rails. Dans cette calme nuit d’hiver, sans étoiles, un train filait à travers la campagne endormie comme lui aussi mû par le vent chargé de flocons gris. Une longue traîne effilée en fumée de charbon suivait l’itinéraire de la locomotive et de son cortège, rouillés par les voyages et les années, et se déposait invisiblement sur la blancheur de la neige bordant le chemin de fer ; rien de cela ne serait visible avant l’aube , enfin, si il y avait quelqu’un pour le voir/s’il s’était trouvé quelque âme pour le voir. Seul le solitaire phare à l’avant de la locomotive, tel un œil, éclairait d’une lumière blanche aveuglante la voie et ses alentours qui  retombaient dans la seconde dans une obscurité profonde.

La terre gelée tremblait sous le passage du monstre et avec elle les arbres dénudés courbaient leurs frêles branches.

Dans les wagons, le sol ne cessait de sauter, la faute aux chocs violents, la faute à la vitesse. Les bâches en toile tonnaient sous les coups du vent  qui s’engouffrait par des déchirures médiocrement rapiécées à la va-vite et des tourbillons de neige s’amusaient à tournoyer sous le tissu tendu beige du premier au dernier des wagonnets. Chacun d’eux était raccroché par une grosse vis brunie qui grinçait immanquablement d’un cri strident et long. Aucune cargaison n’était chargée, le train roulait à  vide : rien dans le premier wagon, rien dans le second, rien dans le troisième, quatrième, des outils jetés épars, dispersés au sol au cas où la salle de chauffe venait à tomber en panne dans le cinquième, rien dans le sixième, dans le septième enfin, des bâches sales et usées avaient été empilées pliées, mais étaient désormais étalées au plus bas du plancher froid et brun et dans un coin et il s’y trouvait quelqu’un.

Blottie dans l’angle le plus à l’arrière de l’engin, une enfant tenait fermement serré contre elle dans ses bras une peluche poilue : c’était un lion à la posture couchée.

« -N’aie pas peur Léo, je suis là ! » lui murmura-t-elle à son oreille de coton, après qu’une secousse plus vigoureuse que les autres, les ait bousculés.

Elle était assise sur un bout de bâche, autant qu’elle avait pu par sa force ramener dans sa planque pour s’isoler au mieux du froid glaçant qui parcourait le sol de métal. Elle enfouissait son visage dans son pull en laine rouge et bleu à grosses mailles jusqu’au bout de son nez qui malgré cela virait au rouge écarlate. Elle plongeait quand elle n’y tenait plus son visage tout entier, ne laissant dehors que ses longs cheveux bruns qui bouchaient l’ouverture pour la tête de son habit et elle expirait du mieux qu’elle pouvait pour que de son souffle l’air de sous son pull se réchauffe. Mais elle avait peur d’étouffer, on le lui avait dit, beaucoup d’enfants étaient morts comme cela, bêtement, la tête coincée dans un sac qui perdait l’air bon à respirer et se remplissait du leur bon à s’asphyxier. Alors elle ressortait la tête et accueillait de bon cœur l’air frais qui la frappait au visage. Elle était emmitouflée dans un long manteau de laine couleur vert bouteille duquel elle avait retiré ses bras des manches et s’était arrangé pour fermer deux des boutons ronds en fausses écailles de tortues devant ses jambes qu’elle avait ramené à elle.

« -On est deux de toute façon, si quelqu’un t’attaque je te défendrai et si quelqu’un m’attaque ce sera à toi de me défendre, ça marche ? » Pas de réponse du lion, pas même dans ses billes qui lui servaient d’yeux que la petite fille scrutait avec un espoir tout enfantin.  
« -Tu me l’aurais dit si tu n’avais pas été d’accord de toute façon. Donc c’est que c’est bon. » et elle resserra l’animal contre son cœur pour le réchauffer lui aussi, lui qui avait peur.

Elle était fatiguée et se prenait plusieurs fois à somnoler bien qu’à chaque égarements elle se faisait rudement réveiller par une secousse qui la projetait en l’air ; quelle galère c’était alors de se glisser de nouveau comme avant sur sa place tiède déjà refroidie, et de devoir sortir de son manteau sa peau. Elle avait sommeil, mais il ne fallait pas qu’elle dorme, ça aussi on le lui avait dit, qu’on pouvait mourir de froid et que ça commençait par s’endormir. Elle ne voulait pas mourir, et cette pensée lui fit peur.

D’ailleurs, tout ici lui faisait peur. Mais Léo était là, alors ça ira.

Le train se mit à ralentir, les freins pressèrent si fort sur les rails que des étincelles apparaissaient et sautaient en tout sens/follement/n’importe comment, et brillaient d’un tel éclat de feu que la petite fille pouvait les voir sautiller à travers la bâche, comme des petits lutins qui dansaient lui avait-on raconté une fois dans un conte. Puis, ce feu s’atténua, tout était à l’arrêt.

« -C’est peut-être juste une gare et pas le terminus Léo. On attend un peu puis on voit si on descend ou pas. OK ? » dit-elle à voix basse au lion toujours muet.

Elle se mit à attendre dans l’immobilité la plus parfaite, même sa respiration était lente et inaudible. Elle tendait l’oreille à l’affût du moindre petit son, du moindre long silence. Seul le vent vibrait au rythme d’une tempête qui tambourinait sur la toile tirée. L’enfant allait s’assoupir, maintenant qu’enfin les chocs avaient cessé, ce calme revenu l’assommait.

Soudain, elle vit bouger. Puis plus rien. Puis de nouveau : c’était rapide et furtif, c’était un faisceau de lumière, celui d’une lampe torche vraisemblablement qui se baladait de wagon en wagon. Sûrement que le cheminot profitait de cette pause pour inspecter son train. La petite fille se roula encore plus en boule et enfouit complétement sa tête sous son manteau, ses baskets aussi. Seul son œil entre les deux boutons observait ce qui se passait. Le faisceau zigzaguait au loin, il devait être au cinquième wagon, voilà qu’il se rendait au sixième, il en sortait maintenant.

La petite sentit son cœur battre de plus en plus fort, elle serrait sa peluche contre elle, tandis que le faisceau était projeté sur la bâche de son wagon. La tête du cheminot apparut dans une ouverture et il éclairait lentement l’ensemble du wagon en cercle, se concentrant sur la zone illuminée temporairement.

« -Mince, mince, mince ! » pensait-elle alors que le faisceau avançait inexorablement sur elle.
« -Eh ! Tu viens prendre un truc dis ! Un truc chaud avant de repartir dis ! » qu’elle entendit dehors, c’était là les mots du chef de gare.
« -C’est pas de refus ! Brrrrr…. » lui répondit le cheminot qui s’arrêta et se rendit au poste ferroviaire.
« -Ouf ! » souffla-t-elle et elle se détendit de tout son long ; cette frayeur l’avait considérablement réchauffée.
« -C’est bon Léo, c’est bon. »

Elle passa sa tête sous la toile tendue, curieuse de savoir où elle se trouvait. Elle n’avait jamais rien vu de tel. Il neigeait très fort et le vent faisait danser cette neige. A la lumière de la lune qui en de courts instants apparaissait, elle pouvait discerner une forêt d’arbres d’une hauteur qu’elle ne pensait pas possible qu’ils puissent atteindre. C’était des pins immenses à perte de vue, les épines chargées d’un lourd manteau blanc qui leur donnait un petit air triste, abattu.

« -Qu’est-ce que c’est grand ! » se dit-elle, muette d’admiration. « Tu crois qu’il y en a qui vivent ici Léo ? » demanda-t-elle en faisant également passer la tête à son petit animal cousu sous la bâche. « Tu as raison, moi non plus d’ailleurs je n’y crois pas. »

Puis le train s’ébranla. Ils allaient redémarrer et ils reprirent bien sagement leur place.

« -J’ai faim moi ! » déclara-t-elle avant de fouiller dans son  sac à dos ouvert à côté d’elle, plein de papiers d’emballages. Elle en sortit un paquet de bonbons et se mit rapidement à les engloutir pour que ses mains n’aient pas  le temps de geler hors de son pull. Le train vibra de nouveau.
« -Ca y est, on repart. » se dit-elle en se lovant de nouveau dans son coin, rassurée de ne pas avoir été découverte.

Soudain, une lame se planta dans la bâche et la déchira de haut en bas. Puis un bras entra, la main lancée le plus loin possible et un corps vint à sa suite, se hissant dans le compartiment et rampant sur le sol, caché par une sorte de long voile sombre. Le train démarra. D’un mouvement de gauche à droite, l’individu parvint à faire monter ses jambes à leur tour et il se traîna vers le coin en face de l’enfant. Il respirait fortement, un nuage de vapeur s’échappait à chacune de ses expirations.

A mesure que le train gagnait en vitesse l’air glacial pénétrait dans le wagon par l’immense ouverture de la bâche déchirée dont les bouts claquaient dans le vent. La petite fille se figea, n’osant faire le moindre petit mouvement, ses yeux grands ouverts pour discerner dans l’obscurité noire ce qui se tramait. Elle se mit à grelotter et ne put s’empêcher de se recroqueviller encore plus, tellement le froid la brûlait.

« -Tiens, je ne serais pas seul ici ? » dit une voix douce et grave, puis plus rien. La petite fille voulut s’étouffer à cause de la crainte qu’elle avait que sa voix ne la trahisse, qu’elle s’abandonne à dire un mot, et s’efforçait malgré la température de ne pas bouger. Elle entendait cette respiration de plus en plus rapprochée et qui lui semblait être un peu pénible par moments. « Présente-toi ! » cria sans prévenir cette même voix, cette fois-ci imbibée de colère aigüe et terrifiante. La petite fille sursauta à cette surprise, trahissant de nouveau sa présence, mais elle n’était toujours pas décidée à répondre, encore moins maintenant. Du temps s’écoula et seules les frictions métalliques résonnaient, nulle parole n’était prononcée.
« -Suis-je à ce point intimidant, même dans le noir complet ? » dit –il avec dans la voix une intonation qu’elle prit pour de la moquerie. Il se mit à remuer, à la recherche d’une chose sur lui. Une fois qu’il l’eut trouvé, il la lança au milieu du wagon, l’objet fit quelques menus rebonds et puis plus rien.

Soudain, un flash aveuglant éclaira tout le compartiment, prenant de surprise la fille qui mit du temps à pouvoir rouvrir les yeux. Lorsqu’elle leva ses paupières, elle ne savait plus aucun souvenir de ce qui s’était passé. Elle ne ressentait plus rien, ni le froid ni la peur et se demandait seulement pourquoi elle était assise dans une position aussi prostrée : elle déplia ses membres et sortit sa tête de son manteau, sonnée. Le wagon était retombé dans l’obscurité à nouveau mais l’objet au sol brillait d’une lueur jaune-verte qui berçait la fille, sans qu’elle ne sache pourquoi. Jusqu’à ce que l’objet se mit à gigoter ! Le rond lumineux se déroula en une longue ligne fine qui se mit à onduler sur le sol et éclairait autour de lui. La fille comprit à la vue d’un mouvement rapide à l’extrémité de la ligne : une langue de serpent ! Cette image réveilla un instinct latent qui la fit immédiatement revenir à la réalité. Elle se replia de nouveau et resta immobile, comme pour éviter que le reptile, dans son tour d’horizon du wagon, ne s’attarde sur elle. Mais bien étrangement, le serpent ne faisait pas de tours. Il serpentait droit sur elle jusqu’à monter sur son manteau, obligeant la fille à fermer les yeux lorsqu’il approchait de son visage, autant par crainte qu’il la morde que par l’éblouissement de sa lumière.
« -Ca alors, double surprise. » dit cette voix toujours invisible dans l’obscurité. « Non seulement j’ai de la compagnie, mais en plus, voilà qu’elle n’est pas bien âgée. » Le serpent doucement descendit sur le sol « Ca ne m’a pas l’air d’être ton jour de chance. » poursuivit-il. Le serpent retourna vers son propriétaire qui à son tour se trouvait illuminé ; ce que vit la petite fille la pétrifia d’horreur : un homme était allongé en face d’elle, sans bras gauche. A la place, le haut de sa manche était déchiqueté et ensanglanté tout comme l’était son flanc qui visiblement laissait couler du sang que l’homme tentait de retenir en y compressant la main de son bras restant. Elle comprit alors que les taches qui avaient assombries la lueur du serpent n’étaient ni plus ni moins que des traces du liquide noir qui couvrait le sol que l’homme avait perdu lorsqu’il s’y était traîné péniblement.
« -Allons ! Ne me dis pas que c’est là la première fois que tu vois du sang. Ou bien est-ce la quantité qui te gêne ? » dit-il d’une voix doucerette qui ne laissait en rien deviner son état, mis à part ses respirations lourdes et bruyantes. Son visage blafard retomba dans l’obscurité tandis que l’animal disparaissait dans son col. De ce visage, l’enfant n’eut le temps de saisir qu’une chose, très marquante : ses yeux, brillants et perçants, ressemblaient plus à ceux d’une bête qu’à ceux d’un homme tant la sauvagerie y avait pris place.

« -Tu n’es pas très causante/loquace ma foi. Moi qui me faisais une joie de me rendre le voyage moins ennuyeux, me voilà bien embêté. » dit-il dans les ténèbres. « J’ai été imprudent, si tu te demandes ce qui m’a mis dans cet état. C’est bien là un de mes défauts, mais il va avec la curiosité qui elle n’est pas la moindre des qualités. » La fille ne répondait toujours pas malgré ses tentatives, aussi bien glacée par le froid que par cette voix qui lui parlait sans qu’elle ne le vit. Elle était d’autant plus terrifiée que la lune était maintenant complétement cachée derrière les nuages, plongeant le train dans des ténèbres intenses et qu’elle se l’imaginait apparaître tout près d’elle pendant qu’il ne parlerait pas et qu’elle ne pourrait pas le localiser.  

« -Ce sont les aléas de la vie, il faut savoir les accepter quand ils arrivent et agir en conséquence. Il n’y a que les fous pour gommer les ombres, les dérouillées/déculottée/déboires, pour vivre dans un monde puérilement façonné à leurs envies, tout bonnement irréel et sans saveurs. Et puis, c’est le prix qu’ont les joueurs à payer pour pleinement s’élever à la hauteur de ce monde infiniment riche. Il faut bien que ce monde ne se laisse pas faire, le plaisir y est lié aussi. » poursuivit-il. La fille ne comprenait ni pourquoi ni de quoi il lui parlait. Il ne semblait pas non plus s’adresser complétement à elle, ou peut-être que si. Puis, elle se dit qu’il pouvait très bien commencer à divaguer, ce qui ne l’étonnerait guère au songe de la quantité de sang qu’il semblait avoir perdu, ne serait-ce que depuis sa montée.

Pendant un long moment, on n’entendit que les bruits du train toujours plus rapide qui fendait l’horizon tel un glaive qui fend l’eau, avec les remous que cela génère. Puis, un rire surplomba ces bruits, tant son ampleur était intense. :

« -Si tu m’avais rencontré dans un meilleur état que celui dans lequel je me trouve actuellement, je n’aurais pas donné cher de ta peau. Je peux te l’assurer, sache que tu bats des records de survie en ma compagnie alors que je n’ai pas décidé de ta présence ici. Sois en fière, c’est du moins tout ce qui peut t’arriver de meilleur désormais, comme tu ne passeras pas le froid de cette nuit. Dommage que personne ne soit là pour reporter ton exploit, car c’en est bien un, bien que tu n’y sois absolument pour rien. Que le sort est plaisant, cruel, mais joueur. » Un choc plus vif que les autres vint secouer le wagon  et l’homme se mit à hurler de douleur. Dès lors, il ne fut plus capable de parler, tout au plus poussait-il des râles douloureux à la mesure de sa souffrance.

L’enfant ne savait que faire et ces cris inhumains la glaçaient encore plus. Le train roulait à toute allure, impossible d’en sauter sans se briser le cou. Et puis, cet homme se trouvait vraiment mal, mais elle était tout bonnement incapable de faire  quoi que ce soit, si elle avait su quoi faire. Ceci dit, elle ne pouvait pas ne rien faire. Lentement, elle bougea ses pieds qui commençaient à geler et s’avançait doucement vers l’homme mutilé.

« -NE T’APPROCHE PAS ! » lui cracha-t-il de toutes ses forces lorsqu’il s’aperçut qu’elle se rapprochait avant de recommencer à hurler de douleur que ses blessures ne lui exemptaient/pardonnaient pas.
Cette interdiction la stoppa net dans son avancée. Il y avait dans cet ordre toute sa souffrance physique expulsée/exprimée et elle sut dès lors que, tel un animal blessé, il pouvait se montrer imprévisible.

Elle allait faire comme il le lui disait, selon sa volonté. Il ne pouvait recevoir de secours de personne dans son état, encore moins d’elle. Comme elle reculait, son pied marcha sur une chose étonnement souple : sa peluche qu’elle avait laissée tomber. Le lion était couvert de sang, imbibé de ce liquide noir répandu au sol qui commençait à durcir avec la température. Voir Léo en sang l’attrista comme jamais. Elle lui avait fait une promesse, celle de veiller sur lui. Tout cela n’avait été qu’un jeu stupide, elle ne pouvait rien faire, rien pour Léo et rien pour elle. Toutefois, la peluche continuait de ses deux billes noires qui brillaient de maintenir son regard fixement. Rien n’avait changé sur lui, la même expression impassible, un eu niaise, la même tête qu’il lui avait toujours tiré peu importe ce qu’elle lui avait raconté ou demandait. La fille saisit la peluche d’une main puis d’un élan décidé, s’en retourna près de l’homme qui l’observait venir, interdit.

« Ce n’est pas vous qui allez me dire ce que je dois faire ou pas. » lui cria-t-elle d’une voix rapide et aussi affirmée qu’elle pouvait. « Si je décide d’avancer, j’avance. Si je décide de vous aider, j’aide, c’est tout. »
L’homme restait muet interloqué, calme. Puis :
« -Tu es vraiment attardée ma parole. »
« -Je ne sais pas ce que ça veut dire. »
« -Pas grave. » il semblait avoir repris la main sur sa douleur lancinante qu’il parvenait de nouveau à maîtriser/contenir. Il lui dit à voix basse : «  Tu veux m’aider c’est bien ça ? » devinant son hochement de tête il ajouta : «  Est-ce parce que tu ne supportes pas l’idée de voir une personne qui pourrait mourir devant tes yeux ou as-tu peur d’être confrontée à ta propre impuissance ?  Pourquoi ?»
« -Je m’en fiche de savoir pourquoi. J’ai décidé c’est tout. » dit-elle d’une voix de plus en plus ferme et fixant, comme Léo l’avait fait pour elle, ces pupilles sombres à peine discernables dans la pénombre. «  Il y a bien quelque chose que je peux faire ? »
« -Tend ton bras. » lui répondit-il après un temps.
Pas très rassurée, la petite fille obéit, tenant Léo d’une main et tendant son autre bras.
« -Découvre-le » ajouta-t-il.

Ensuite, il ne dit plus aucun mot. Elle s’exécuta et le froid glacial de l’air claqua encore plus durement sur sa peau. Un instant, l’air lui parut moins froid. Se serait-elle déjà accoutumée à la variation de température ? C’est alors qu’elle hurla.
Une douleur vive la frappa au bras (la meurtrit), comme deux lames pointues qui avaient percées sa peau pour aller se planter loin dans son muscle jusqu’à toucher son os. Elle sentit son sang chaud circuler dans son bras et être aspiré à une vitesse incroyable par ces sortes de crocs osseux insupportablement froids. Elle eut le réflexe d’immédiatement retirer son bras mais elle ne pouvait plus le bouger, tant il le tenait fermement de sa main dégoulinante du sang de son flanc ouvert.  Déjà elle sentait des premières faiblesses arriver, des étourdissements, elle n’allait sûrement pas tarder à s’écrouler mais elle ne céda pas et lutta pour récupérer son bras, en vain.
Soudain, il lâcha sa prise et la projeta sans ménagement loin de lui avec une force inhumaine.

L’enfant s’écrasa sur le sol et roula, lâchant dans son choc Léo. Elle était incapable de se lever, à peine pouvait-elle garder les yeux ouverts tant son corps lui paraissait affreusement lourd. Elle ne sentait plus rien de son bras, elle ne pouvait pas même le lever, tout contrôle lui était retiré. Sa tête se mit à tourner et son corps dériva à mesure que le train abordait des virages. Elle se rapprochait dangereusement de la toile déchirée mais n’était en rien capable de se débouter de sa trajectoire/ de bouger de cette ouverture. Léo avant elle se trouvait plus près du bord et à chaque secousse il s’en approchait. Quand elle le vit elle essaya de le reprendre en tendant la main  le mieux qu’elle put mais elle aussi à chaque secousse se rapprochait du bord. Jusqu’à ce que le train encore une fois encaisse un choc violent et le lion disparut dans l’immensité noire de ce manteau neigeux.

L’enfant n’eut pas le temps de pleurer cette disparition qu’elle aussi se voyait déraper de plus en plus dangereusement, elle n’allait pas tarder à rejoindre sa peluche. Elle poussa de toutes ses forces pour se dégager mais elle était incapable de se relever tant son corps lui paraissait lourd à soulever. Elle ne pouvait ralentir ce mouvement malgré qu’elle étalait ses paumes sur le sol dans une tentative  désespérée de se raccrocher à quelque chose. Rien n’y fit, déjà elle sentait ses pieds sortir, balayés par la vitesse du train en furie. Elle allait tenir du mieux qu’elle pouvait, en sachant que cela ne vaudra rien ;mais tout de même, elle ne pouvait pas s’empêcher de lutter, même vidée.

Le reste fut comme un songe, son corps doucement dériva puis d’un coup, happé par la vitesse, elle fut comme aspirée par l’extérieur venteux et froid. Mais ensuite, ce froid faiblit, moins de violence la secouait. Au contraire, il lui semblait flotter, être d’une légèreté inhabituelle et déroutante. Puis un choc, elle tomba sur une matière  à sa grande stupéfaction bien plus chaude qu’elle  ne se l’était imaginée, plus connue aussi : du tissu.
« -Je suis dans un bon jour aujourd’hui. » dit l’homme qui s’était projeté en avant pour la rattraper et s’était rejeté en arrière une fois qu’il l’avait eue.

Ainsi chargé, il recula sur l’emplacement dont il était parti, adossé au coin. L’enfant, plaquée contre son torse devait faire de gros efforts pour comprendre ce qui se passait, elle ne pensait même pas pouvoir croire ses sens qui lui indiquaient que deux bras la tenaient ! L’homme se mit à étendre son espèce de cape restée à sa place et il s’y emmitoufla avec l’enfant qui, profitant d’un moment d’éveil, eut comme réflexe de le repousser, avec que peu d’efficacité.

« -Eh ! Du calme voyons ! Tu restes d’ici si tu ne veux pas mourir de froid ! » lui lança-t-il d’un ton autoritaire. Comme il sentait battre son cœur à un rythme effréné, il ajouta plus doucement : « N’aie pas peur, je ne m’amuse pas à faire du mal aux enfants, moi. » Elle cessa à contre cœur de se débattre, démunie de ses forces à mesure que la cape protectrice la réchauffait/et sentit ses forces l’abandonner à mesure que la protection de la cape la réchauffait. « Attend ! » lui dit-il en lui tapotant le visage de sa main glacée. Il tira de sa poche un petit sachet dont en sortirent trois pilules. « Prend-les et croque. Allez dépêche, je ne vais pas te les mettre dans la bouche. » Elle s’exécuta, démunie de forces, et sa main ensuite retomba telle une masse. « Quel est ton nom au fait, » lui demanda-t-il mais elle ne pouvait pas lui répondre : elle dormait déjà. « Rapide. » dit-il après un ricanement.

Le train continuait sa course folle mais, comme dans le wagon, sa conduite avait quelque chose de plus apaisée, de plus tranquille. La lune était bien apparente désormais.

« -Quelle inconscience tout de même. Franchement, et ça espère vivre longtemps. Pfff ! Un agneau est plus futé que toi, au moins il sait qu’il ne faut pas s’approcher des bêtes à dents pointues. En toute logique, tu aurais dû tomber du train. Si ce n’avait été ce regard, oui ce regard était juste, ce regard était (le) bon. »
Des reflets des rayons lunaires autour du cou de l’enfant attirèrent son attention et il mit la main sur une chaîne avec accrochée dessus, une petite médaille de baptême. « Famille catholique hein ? Ou bien simplement superstitieuse ? Psssstt… » le serpent lumineux à cet appel sortit de sous son col et longea son bras tenant la pièce avant de s’enrouler autour de son poignet, faisant des mouvements de plus en plus crispés, jusqu’à complétement se figer et de lentement s’éteindre, demeurant allumé juste assez longtemps pour pouvoir voir les détails de la médaille et déchiffrer les inscriptions à l’arrière.
« -Qu’il en soit ainsi donc, je m’en souviendrai pour toi. Joyeux Noël, Zoé ».


Merci beaucoup !
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slameur38270
Je commence à m'habituer
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MessageSujet: Re: Une rencontre   Mer 16 Déc 2015 - 0:26

A EFFACER
J'ai copié-collé ce texte dans le fil "commentaires" comme il fallait le faire dès le début .
Donc , chers modérateurs qui me liront , vous pourrez effacer celui-ci ici puis la réponse de Monica lorsqu'elle auracopié-collé sa réponse à mon analyse dans le fil "commentaires" .

Désolé
salutations


Mon analyse :




Jolie histoire , dans une belle et intelligente atmosphère glauque (noire et froid ...brrrr ) mais , certes un peu longue sur le déroulement de l'intrigue . Il y a un sacré suspens prenant  mais , légèrement trop long et , au final , on reste sur sa faim avec des interrogations .

Que fait cette petite fille dans le train ? Qui est cet inconnu lugubre qui se promène avec un serpent de compagnie ? Que lui fait il dans le bras ? On ne sait pas s'il est méchant ou sympa . Vu comme le clandestin perd son sang , il devrait être mourrant . (à moins qu'il soit pénétré d'une certaine magie )

J'aurais aimé savoir le mystère qui remplit le train et pourquoi il n'y a personne dedans .

Pourquoi intégrer la peluche Léo si longtemps alors qu'il disparait , tombant du train ?  (à moins qu'il revienne lus tard dans l'histoire )

Tu fais des phrases super longues mais , là je dirais rien , car je fais pareil .^^

Quelques métaphores sympathiques .




Sinon , j'aime tes longues descriptions avec beaucoup de superlatifs ou d'adverbes . (bon point)

Les phrases sont assez censées entre elles , c'est bien .

Des fautes d'orthographes , de grammaires ou d'intonations par ci-par là et des ouvertures de dialogues flasques ; tu aurais dû faire parler la fille plus vite ou instaurer la conversation entre l'individu ensanglanté et la petite Zoé .

Peut être aussi que tu devrais plus ajouré ton texte en utilisant sauts de lignes ou paragraphes .

J'aime l'idée de ton histoire et ça t'amène sur plusieurs pistes possibles d'inspirations .

Je pense d'ailleurs que ce n'est pas un début d'histoire mais dans un chapitre où celle-ci serait déjà bien développée antérieurement .

A la seconde lecture , quand on connait le dénouement , on est mieux dedans .

Tu as du potentiel pour écrire encore un peu plus et , finalement même , peut être faire un livre ou , du moins , une "nouvelle" dans un recueil .




Bref , excuse moi pour les critiques qui restent constructives et j'espère qu'elles ne feront que t'encourager à continuer sur la bonne voie sur laquelle tu es parti .

C'est le genre de truc que j'aimerais écrire et , quand je te lis , je me vois un peu comme si c'était moi qui écrivait ; on a les mêmes idées , j'aurais pû écrire la même chose avec mes lacunes à moi .

En tout cas , de mon côté , c'est un sacré exercice d'avoir fait la synthèse de ton texte et j'aimerais , quand j'écris des choses , qu'on les dissèque aussi de façon spontané .

J'attends ton retour sur mon analyse . (Dis moi si j'ai été trop sévère dans mon jugement ) ^^




A présent , j'attends la suite de l'aventure de Zoé  impatiemment .




Sincères salutations .

_________________
Ma présentation est ici : minoumyope
Mon jeu du "cadavre-exquis" s'anime bien , merci . Vous pouvez y participer en cliquant sur le lien suivant :
Je suis un jeu d'écriture fantastique


*** Lisez ICI mon essai de type fantastique et dites moi ce que vous en pensez sur son fil de commentaires .
Cherchez aussi quelques essais de poèmes dans les sections adéquates . Merci .


study
Mon slogan :
Deux choses sont infinies : l’Univers et la connerie humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.
– Albert Einstein.


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Le temps ne fait rien à l'affaire ....


Dernière édition par slameur38270 le Mer 16 Déc 2015 - 12:35, édité 2 fois
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Monica20
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MessageSujet: Re: Une rencontre   Mer 16 Déc 2015 - 2:25

Le commentaire est aussi déplacé dans la section commentaire désormais ! Smile


Salut Slameur !

Déjà, merci beaucoup pour m'avoir lue c'est vraiment super à toi et aussi pour tes tentatives en ce moment pour "rebooster le forum". C'est une chouette mission que celle-ci et j'en suis ! Very Happy

Ben comme toujours, j'imagine que c'est pareil pour toi quand tu publies quelque chose, t'es à peu près sûr que ce que tu as écrit est vraiment trop bien mais en même temps si il n'y a que toi pour le lire t'es un peu embêté. C'est un peu le syndrome "j'ai raison mais jsuis tout seul" lol. Alors forcément, quand quelqu'un trouve quelque chose à redire on aime moyen mais en même temps c'est juste un orgueil bien humain qu'il est bon de dépasser. Tout ça pour dire que, justement si je poste c'est pour avoir des avis comme le tien. (et puis j'imagine que la longueur du texte peut décourager en soi alors c'est vraiment un chouette effort!Smile)

Il est sincère et fouillé, c'est vraiment ce que je recherche. Ce que je veux c'est progresser, je sais que mon texte n'est pas parfait alors surtout ne te prive pas d'écrire tout ce que tu as ressenti, je n'avancerai que plus vite. (jusqu'à ce que tu n'aies plus rien à redire MOUAH AH AH ! nan jrigole :p)

Du coup, si je résume ton analyse déjà bien synthétique je vois deux points : les descriptions dressent bien l'ambiance d'une part, mais le rythme est trop lent d'autre part. C'est bien ça?

J'aime bien les questions que tu as couché sur le papier parce que ce sont celles que j'ai envie que le lecteur se pose (les remarques sur le clandestin aussi me réjouissent).

En fait, j'ai été prise dans une difficulté : je voulais à la fois poser un cadre nécessaire à la présentation des personnages et du lieu du temps où ça se passe et blablabla mais en même temps, je voulais d'emblée poser ces questions parce que dans l'histoire que j'ai bien commencé, la question des identités de ces personnages est centrale et va porter beaucoup de l'intrigue( ou tout cas, c'est ce que j'aimerais faire). J'aimerais du coup savoir si j'ai vraiment réussi à te rendre curieux de ces deux là ou si ça t'as plutôt barbé (auquel cas je serais bien embêtée vu que je ne saurai vraiment pas comment récupérer le coup ^^).

Après, je sais que personnellement, ça m'horripile les histoires où il y a trop de questions parce que trop souvent on perd pied et on décroche purement et simplement. J'ai l'impression dans ces cas que l'auteur lui-même ne sait pas où il va et du coup j'ai l'impression de perdre mon temps. C'est pour ça que j'ai essayé de mon mieux pour installer une ambiance pour que quand même il soit plus facile d'entrer et de rester dans l'histoire malgré les questions restées en plan. Mais du coup, en essayant d'installer une bonne ambiance, le rythme est lent...je devrai trouver de quoi améliorer ça, surtout que le texte est long...

Concernant ce fameux Léo (nom original pour un lion n'Est-ce pas ?Wink) on ne le reverra plus jamais de chez jamais. En réalité, il a plus une fonction symbolique qu'autre chose. Il symbolise l'enfance calme, chaude, dans une famille qui gâte ses enfants en jouets et en peluches, une certaine innocence, le jeu, les confidences tenues à jamais secrètes...c'est aussi une trace de son passé à cette Zoé, elle est dans un train, en plein hiver, il fait froid, c'est dangereux, on se demande ce qu'elle fout là alors que la peluche semble indiquer qu'elle a une famille quelque part. De plus, la peluche va être entachée du sang du blessé, elle va être souillée par autre chose de symboliquement fort, le sang c'est à la fois la vie et la mort, la lutte dans un monde "des grands" cruel, dangereux, l'opposé de ce qu'elle semble avoir connu auparavant...C'est d'ailleurs cette vision de son lion, qui est comme un peu blessé, qui va faire réagir la petite fille, qui va lui rappeler que malgré ce passage d'un monde à l'autre, la peluche n'a pas changé d'expres​sion(normal dira t on ce est une peluche) mais ça veut dire que qqchose perdure. Du coup elle aussi doit rester fidèle à elle-même et à sa première décision, celle d'aller aider cet homme même si il lui crie le contraire et qu'il lui fait très peur. La peluche lui ordonne de vaincre sa peur et d'être courageuse, d'ailleurs, n'Est-ce pas là la fonction d'une peluche de rassurer les enfants dans ce monde trop grand pour eux et de leur dire "vas-y t'es pas tout seul, avance!". Et en plus, le lion est un symbole du courage et c'est ce qu'est Zoé à ce moment là, courageuse.
D'autre part, le fait qu'elle parle à sa peluche me sert à donner une idée de son âge (petite) et à donner un semblant de réalisme à l'histoire parce que beaucoup d'enfants parlent à leur peluche et les considèrent même comme un être vivant qui aurait décidé de ne pas bouger. Mais en même temps, ce n'est pas un comportement très sain de trop parler à une peluche, ça peut indiquer une sorte de repli sur soi, des difficultés à communiquer avec les autres ou des difficultés à se faire entendre, le besoin de partager des choses lourdes  et de se retrouver dans un isolement ou bien une crise de confiance qui fait que elle n'a d'autre choix que de se tourner vers un être inanimé. C'était aussi un façon de faire entrer le langage de cette petite fille dans le train parce que avant que l'autre n'arrive elle va pas pouvoir parler toute seule, ça fera pas le même effet. Et puis elle est encore trop petite pour développer un dialogue intérieur comme les adultes, c'est pour ça que j'avais besoin de la peluche pour extérioriser ce dialogue qu'elle n'aurait pas sinon. Et puis le fait que la peluche soit balancée dans la neige et perdue à tout jamais c'était pour illustrer que dans cette situation, il n'y aurait que deux issues possibles : soit elle demeure une enfant et elle est projetée dehors et meurt, soit elle est récupérée à l'intérieur et vit mais elle signe du coup une entrée prématurée dans un monde pour lequel elle n'est pas prête mais qui existe néanmoins. Or dans cette scène, elle n'est pas en état de choisir et c'est l'autre qui choisit pour elle. C'est un genre de schéma qui va se présenter plusieurs fois dans la suite et je voulais l'introduire dès le début.
Voilà pourquoi j'avais besoin de Léo ! (et aussi parce que quand j'étais petite j'avais un lion pareil...bref)

Après pour ce qui est du mystère du train, il sera révélé bien plus tard...et en fait il est vide parce que c'est pas un train de voyageurs mais de marchandises (genre charbon, bois) c'est facile de se glisser dedans sous les bâches et surtout ça fait un de ces boucans!!! j'en ai toujours vu dans mon coin de campagne et c'est pour ça que j'ai eu l'idée de les mettre dans ce type de train...et puis le train aussi c'est symbolique...le départ, le voyage, l'aventure, le temps qu'on passe et regarder les paysages qui défilent et à rêver dessus:) C'est le début de l'aventure quoi ! Smile

Après pour les phrases longues, t'es la deuxième personne à me dire ça. Mais je sais pas si c'est vraiment à ce point gênant en fait...je sais pas...j'aurai besoin de me relire pour ça du coup...

Sinon, j'avais dit que c'était un premier chapitre mais il a une histoire bizarre. A l'origine il y avait un chapitre totalement différent que j'avais écrit pour le chapitre1. Mais je n'étais vraiment contente de ce que j'avais fait parce que le rythme était plus lent encore qu'ici (c'est dire). Par contre il était vachement plus court (celui-ci fait 17 pages en format word et le 1er premier chapitre en faisait 4^^). Mais j'avais l'impression qu'il y avait rien dedans pour accrocher le lecteur et j'étais bien embêtée...jusqu'à ce que j'ai eu l'idée de ce chapitre ci. Du coup, le 1er premier chapitre est passé deuxième et tous les suivants ont été décalés. Je devrai peut -être publier le 2ème chapitre pour voir les ressentis...

Voilà je crois que j'ai répondu assez complètement à ton analyse que tu as aimablement produit Smile.
C'est cool qu'on ait des idées semblables, ça me prouve que je pars pas trop dans des délires XD (des fois je me fais peur, j 'ai peut-être raison-.-") enfin tu vas peut-être penser que jsuis tarée en lisant ce post, j'écris peut-être un peu trop vite... le "c'est le genre de truc que j'aimerais écrire" est très sympa comme le "je me vois un peu comme si c'était moi qui écrivait" c'est vraiment cool! Mais tu me prends pas mes situations hein ! Wink Les idées on fait ce qu'on en veut par contre ! :p Nan jdéconne, jsuis sûre que t'as pas besoin de ça.

D'ailleurs je veux bien te dire ce que je pense d'un de tes écrits si ça te dit, mais j'ai regardé et j'ai trouvé aucune de tes publications dans gallerie. Jlai peut etre loupée, mais j'ai cherché pourtant...par contre j'ai vu que t'écrivais beaucoup dans exercices d ecriture mais je sais pas si il faut commenter dans cette section aussi...je voyais plutôt ça comme un genre de concours entre ceux qui suivent l'exercice et ceux qui le font se commentent entre eux du coup...
Si il y a qqchose dont tu aimerais avoir mon avis, n'hésite pas Smile

En tout cas merci encore, et concernant les fautes et l'aération je ferai plus attention la prochaine fois.  Sorry C'est vrai que j'avais posté un peu à la va-vite, je voulais tellement avoir un  avis Smile

A plus !


Dernière édition par Monica20 le Mer 16 Déc 2015 - 16:27, édité 1 fois
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Monica20
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MessageSujet: Re: Une rencontre   Mer 16 Déc 2015 - 2:26

Je sais pas comment on fait pour supprimer les messages par contre! :(


Dernière édition par Monica20 le Mer 16 Déc 2015 - 16:28, édité 1 fois
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Sunpatty
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MessageSujet: Re: Une rencontre   Mer 16 Déc 2015 - 10:21

Bonjour Slameur et Monica.
Slameur ton analyse est postée au mauvais endroit, tu l'as posté sur fil du roman au lieu du fil de commentaire.. Ce qui ne va pas être pratique pour lire la suite du récit.
J'espère qu'un admin rectifiera rapidement le tir.
Je n'ai pas trop le temps de lire un texte aussi long mais j'en ai lu quelques bribes. Je m'y plongerais entièrement plus tard...
bonne journée.

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MessageSujet: Re: Une rencontre   Mer 16 Déc 2015 - 21:59

On va tout simplement demandé à Sunpatty ou un autre modérateur de supprimer ce message , celui de sunpatty et les 2 qui sont barrés entièrement .

Bref , tout effacer ce qui est en dessous de ton premier texte (là je parle à Monica) . Le second commentaire sera de toi quand tu écriras la suite de ton histoire (ou une autre partie)

Merci d'avance aux modérateurs et modératrices qui passeront par là .

Salutations .

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