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 Le village (angoisse)

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Dine
Grande Vété
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Localisation : un pays froid et humide
Loisirs : En plein travaux, de retour bientôt
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MessageSujet: Le village (angoisse)   Jeu 10 Mar 2016 - 7:44

Je vous propose un petit moment de frayeur avec ce texte inspiré d'un de mes rêves, tremblez pour ce pauvre Jimmy, gni-gni-gni devil2


Le village


Jimmy roulait  à bord de sa vieille Renault des années 80.  Il arpentait une route grimpante et sinueuse bordée de conifères, sans même savoir comment il était arrivé là. Avez-vous déjà vécu ces étranges moments, où vous conduisez et vous réveillez un peu plus tard, sans aucun souvenir des dix dernières minutes, sans savoir comment vous avez fait pour passer les ronds points et intersections sans accident? Cela lui arrivait souvent sur des trajets connus,  qu'il faisait tous les jours de manière automatique, mais jamais sur de si longues distances. Combien de kilomètres avait-il parcourut sans s'en apercevoir? La bordure de sapin, en tous cas, en apportait la preuve formelle, il s'était fortement écarté de son itinéraire prévu. Bordel! Combien de temps avait-il perdu comme ça? Il continua son ascension dans l'espoir d'atteindre une ville, un panneau de signalisation ou une foutue borne, n'importe quoi qui lui permettrait de dégainer sa carte routière.

Au bout de longues minutes et d'une vingtaine de lacets, Jimmy jeta un œil à sa jauge d'essence, l'aiguille flirtait avec la barre du témoin de la réserve. Il sentit un frisson glacial monté en lui. La station la plus proche devait être à des kilomètres plus bas. Mais il était trop avancé sur cette satanée route de montagne pour en faire demi-tour maintenant. Tanpis, il continuerait et finirait bien par tomber sur une ville tôt ou tard, aucun chemin ne menait à rien, même paumée au milieu de nulle part!

Le trajet était bien silencieux. Sans qu’il s’en aperçoive, la radio n’émettait plus, depuis longtemps, qu’un faible grésillement monotone. Jimmy ouvrit sa boite à gant en désordre et saisit un vieux CD de Dire strait qu’il enfourna sauvagement dans le lecteur. Il prit ensuite un petit étui cartonnée bleu et or et en sortit une cigarette qu’il alluma tout en tenant son volant. Il tira dessus et en expira longuement la fumée en même temps que son stress, aussitôt aspirée à travers l’espace laissé par sa vitre entrouverte.
Il pouvait maintenant apprécier la mélodie diffusée par les vieux hauts parleurs et elle disait :

A ladykiller – regulation tatoo
Silver spurs on his heels
Says : what can i tell you you as i’m standing next to you
She threw herself under my wheels
Oh ! it’s a dangerous road
And a hazardous load
And the fireworks over liberty explode in the heat
And it’s your face i’m looking for on the every street

Les arbres défilaient, jusqu’à ce qu’il atteigne enfin un endroit dégagé, la ville tant espérée, elle était là ! Un panneau en marquait l’entrée, il était vieux et couvert de crasse, Jimmy du s’en approcher pour voir son nom derrière la saleté accumulée : « Val barré » c’était donc là où il avait échoué. « Val barré ? Jimmy s’esclaffa: ouais, mal barré, moi j’dirais plutôt !" Il s’arrêta sur le bas côté et descendit de son char d’assaut afin de se dégourdir les jambes, il en profita pour se griller une nouvelle cigarette tout en observant les environs.
Ce patelin avait l’air ridiculement petit, mais c’était déjà mieux que rien. Il fouilla sous le siège passager et en sortit un vieil atlas routier. "Val barré hein ?" Il chercha dans l’index les villes classées dans l’ordre alphabétique. "Bordel ! Ce bled est tellement improbable qu’il n’est même pas répertorié ! » Il claqua le guide entre ses mains et le jeta sans ménagement sur le siège passager puis abandonna son mégot au sol de la même manière avant de remonter dans sa voiture. Il n’y avait pas pensé plus tôt mais son téléphone était resté dans l’une des poches de son cuir. Il pourrait au moins prévenir sa "p'tite femme" qu’il rentrerait avec un peu de retard. Il prit l’objet et en inspecta instinctivement la barre de réseau, celle-ci était nulle. Il tira aussitôt sur l’antenne du cellulaire et l’orienta au mieux mais n’obtint pas de meilleurs résultats. « Le Jura, j'te jure » et le téléphone rejoint le guide routier avec la même délicatesse.

Il regardait les vieilles maisons défilées autour de lui, des maisons jurassiennes traditionnelles pour la plupart. La rue principale était déserte. « Eh ben, ça promet ! », Jimmy écrasa la pédale d’accélérateur, si il y avait une pompe à essence, elle devait se trouvée à la sortie du village, et puis si il n’y avait pas un chat, il ne voyait pas pourquoi il y aurait des flics.

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Dernière édition par Dine le Dim 3 Avr 2016 - 23:33, édité 2 fois
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Dine
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MessageSujet: Re: Le village (angoisse)   Dim 13 Mar 2016 - 20:10

Sur le côté gauche de la route se trouvait un petit café, il tenta d’en discerner l’intérieur à travers les carreaux poussiéreux, s’il y avait de la lumière, il pourrait certainement demander son chemin.

Il n’eut pas le temps de redresser la tête qu’une secousse ébranla le véhicule. Quelque chose venait d’heurter son pare-choc pour lourdement s’écraser sur son pare-brise. Jimmy pila instinctivement en pressant la pédale de frein. La chose glissa alors sur son capot avant de disparaitre devant la voiture.

La Renault avait calé. Jimmy, choqué, demeura immobile, les mains crispées sur son volant et louchant sur son pare-brise explosé devenu opaque. L’autoradio, lui, continuait de diffuser invariablement sa mélodie mais il lui semblait que son cœur battait bien plus fort encore.

Il sortit de l’habitacle et avança avant de mettre une main devant sa bouche, c’était une femme, assez âgée et habillée d’une robe démodée. « Et merde, merde ! » il se pencha au-dessus, visiblement elle n’avait trop rien, elle semblait juste inconsciente. « C’est pas vrai ! clama Jimmy, mais qu’est-ce qu’elle faisait au milieu de la route aussi, celle-là ! »

Selon les discours des secouristes, il ne fallait pas déplacer un blessé, sous risque d’aggraver davantage son cas. Jimmy jeta un coup d’œil autour de lui, personne. Il regarda ensuite en direction du maudit resto qui avait distrait son regard de la route. « Bon allez ma vieille, je ne vais quand même pas te laisser crever sur le macadam. » il souleva délicatement la femme, la prit dans ses bras et fit demi-tour quand une voix tonitruante l'interpella.

« Eh toi ! »

Jimmy se retourna et vit trois hommes barbus, la cinquantaine, habillés comme des bucherons.  Celui du milieu tenait d’ailleurs une hache qu’il laissait pendre nonchalamment au bout de son bras. Ils eurent un bref regard pour la femme inanimée qu'il portait encore.

« Alors toi t’es mal ! lui lança l’homme à la hache.
- Sûr ! renchérit le deuxième.
- Toi, on ne va pas te faire de cadeaux » menaça à son tour le dernier.

Jimmy les considéra. D’où est-ce qu’ils sortaient comme ça ?  Il y a deux secondes, la rue était déserte.

« Heu…minute les gars, hésita Jimmy, je ne sais pas ce que vous croyez, j’voulais pas de mal, c’est un accident…je veux pas d’embrouille
- J’crois qu’il est trop tard pour ça, grogna l’homme à la hache, lâche cette femme.
- Je voulais juste l’amener au bistro là- b…
- T’as entendu c’qu’il vient de te dire ? Cracha son voisin, lâche la femme.
- Ok, bien !»

Jimmy obtempéra et posa le corps à terre, ils étaient paranos ces trois là, qu’est-ce qu’ils croyaient qu’il ferait avec cette femme, à part lui porter assistance. Il se redressa lentement en mettant ses mains en évidence.

L’un d'eux se rapprocha alors de lui et lui saisit le bras sans aucune forme de respect.
« Doucement là ! Objecta Jimmy en se libérant, on ne me touche pas ok ? y a bien une gendarmerie ici ou l’on pourrait s’expliquer… »

Mais l’homme lui allongea alors une droite, manquant de le faire tomber à terre.

« Non mais vous êtes malade ?! s’insurgea Jimmy, qu’est-ce qui vous prends ?!
- Marco ! J’en ai marre de l’entendre brailler, fais quelque chose pria l'autre resté derrière. »

L’homme à la hache s’avança alors vers lui, suivi de son compère. Jimmy leva sa garde :

« Deux contre un ? leur fit-il remarquer, Votre bravoure vous honore les gars ! »

Jimmy se réveilla au milieu d’une pièce ressemblant à un minuscule bureau de poste. Assis sur une chaise, il tenta de se redresser mais sentit avec angoisse qu’il avait les mains attachées au dossier. Un groupe de six hommes discutaient devant lui, il reconnut parmi eux, les trois antipathiques avec qui il s’était embrouillé dehors. Il sentit également que ses liens étaient mal serrés.

« Eh ! Lança-t-il en leur coupant la parole, ça ne vous dérange pas de me séquestrer ? »

Ils avaient tous un air mauvais derrière leur moustache ou leur barbe et Jimmy se demandait s’il faisait bien de l’ouvrir.

« T’as un problème, fiston? Demanda l’un deux en haussant le menton.
- Non, c’est ce village qui a un problème ! Ok, j’ai merdé mais on ne traite pas les gens comme ça ! j’ai des droits j’vous signale ! »

L’homme à la hache s’approcha et se pencha sur lui :

« T’as surtout le droit de la fermer pour l’instant, juste le temps qu’on décide de ce qu’on va faire de toi. L’homme lui flanqua une gifle.
- Y a rien à décider ! s’offusqua Jimmy, je veux voir un flic, je veux un avocat et je veux passer mon putain de coup de téléphone ! Bande de tarés !
- Il en veut des choses celui-là ! clama un autre.
- Y a pas de flics ici, y a Francis ! reprit le bucheron.
- Bon en l’emmène ou quoi ? s’impatienta un homme plus nerveux que les autres.
- Non ! on attend Francis j’ai dis ! »

Jimmy les laissa à leurs désaccords et fit profil bas le temps de finir de défaire la corde autour de ses poignets. Quand se fut fait, il sauta de sa chaise et bondit en direction d’une des fenêtres, les villageois s’en aperçurent aussitôt et voulus l’en empêcher. Chaque seconde était comptée, chaque geste calculé, Jimmy tourna la poignée, ouvrit le battant et, se retournant, asséna un coup de pied dans le ventre d’un de ses assaillants pour le faire reculer. Il enjamba ensuite la fenêtre, un peu trop précipitamment peut-être car il perdit l’équilibre et se fracassa le genou sur rebord extérieur. Il sentit alors qu’on le tirait par l’une de ses chevilles et fit de même pour se libérer mais ils le retenaient également par son tee-shirt. Le trentenaire fut finalement rejeté sans ménagement à l’intérieur, se retrouvant nez à nez avec les carreaux de ciment du sol de la poste.

Il reçut alors un coup de pied dans les côtes puis le bucheron s’abaissa vers lui :

« On va t’expliquer tes droits » lui dit-il sur un ton sadique et l’homme lui porta un nouveau coup au visage.

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Dernière édition par Dine le Dim 3 Avr 2016 - 23:51, édité 2 fois
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Dine
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MessageSujet: Re: Le village (angoisse)   Dim 13 Mar 2016 - 22:00

Jimmy accusa le coup et fusilla le quinquagénaire du regard :

« Va au diable papy ! Proféra-t-il en cracha sur ses chaussures, bande de psychopathes ! »

Le groupe d’homme s’acharna alors sur lui,  Jimmy tenta de se redresser mais encaissant coups sur  coups, ne pu que se recroqueviller sur lui-même afin de protéger au mieux les parties les plus sensibles de son corps.

Il se réveilla de nouveau sur sa chaise. Cette fois, la pièce était vide et la nuit tombait. Le bureau de poste était plongé dans la pénombre et le calme qu’elle inspirait n’était pas pour lui déplaire. Il tenta de nouveau de se libérer mais son corps meurtri lui interdisait trop de mouvements et puis cette fois, ils l’avaient bien ficelé.

« Non mais j’suis tombé où là ? » gémit-il. Ces mecs l’avait passé à tabac, pétés une guibole et certainement quelques côtes aussi. Et la femme qu’il avait renversée dans tout ça, qu’était-elle devenue ? Car bizarrement, il lui semblait que personne ne s’en souciait vraiment.
Il avait l’impression se faire un remake d’un de ces films d’horreurs que lui et sa p’tite femme se plaisaient à regarder parfois. Un bruit le fit sortir de ses pensées.

Une porte, à laquelle il n’avait pas prêté attention jusque-là, s’était entrouverte toute seule. Toute seule ? Pas si sûr, car derrière celle-ci, une jeune fille, un couteau à la main, fit son apparition, silencieuse. Elle était habillée, elle aussi à l'ancienne, d'une robe bleu avec un serre tête de la même couleur. Jimmy la regardait avec méfiance, elle lui faisait penser à un habile croisement entre princesse Sarah et Michael Myers.

« T’es qui toi ? » lui demanda-t-il d’une voix déraillante.

La jeune fille ne répondit pas, elle se contenta de rester là, à l’observer timidement, comme le ferait un animal sauvage.

« J’te fais peur ? » reprit le trentenaire, je sais, j’dois pas être beau à voir.

« Je m’appelle Dana » répondit-elle d’une petite voix fluette, toute féminine qui lui fit penser aux piaillements d’un petit moineau.

« Dana ? répéta-t-il en grimaçant,  il haussa les sourcils, salut Dana, moi c’est Mulder » Et il partit à rire. Les spasmes qui secouaient son diaphragme lui arrachèrent  alors un gémissement de douleur. il soupira et regarda à nouveau la fille resté totalement insensible à la remarque.

« Laisses tomber, lui dit-il en se raclant la gorge, t’es trop jeune pour connaitre ça ! Bon, tu comptes rester plantée là encore longtemps ? » demanda-t-il, lassé d’être observé comme un animal de foire.

« Ils vont te tuer, déclara la fillette dont la voix s’était affirmée.
- Quoi ? demanda Jimmy qui cru avoir mal comprit.
- Ils vont te tuer, répéta-t-elle, ils vont t’emmener en bas et vont te découper en morceaux, comme tous les autres.
- Me découper en morceaux? Jimmy grimaça. Je ne suis pas le seul à regarder trop de films d’horreur on dirait.
- Je ne sais pas, » fit la jeune fille en gardant le même ton grave et monocorde.

Jimmy la toisa, soit elle était vraisemblablement tarée, comme le reste du village, et jouait allègrement avec lui, soit elle disait vrai. Il lui sembla soudain que les villageois devaient bien être capable de ça.

« Et toi...reprit-il écœuré en voyant la fillette si impassible aux horreurs qu’elle-même prononçait, c’est tout ce ça te fais ? P’tite peste va! »

La jeune fille se renfrogna. Les bras croisés, elle faisait la moue.

« Moi, j’aime pas ce qu’ils font mais je pensais que t’étais plus sympa…

- Désolé de n’pas vouloir jouer à la dinette, répondit-il d’un air narquois, avant de se raviser.

- Bon ça va ! Excuses-moi de t’avoir insulté, c’était idiot mais, quand on se fait casser la gueule par tout un village, on a tendance à se méfier, même des petites filles ! Surtout de celles qui se promènent avec un couteau.
Ca te va ? »

La fillette haussa les épaules avec un léger sourire et le contourna. Jimmy entendit alors un léger bruit de scie derrière lui. Ouf ! Il s’était forcé à rester digne mais elle l’avait bien fait flipper, la fille de psychopathe.

Celle-ci réapparut devant lui avec un sourire malicieux. Elle fouilla dans sa poche.
« Ils ont volés toutes tes affaires mais j’ai récupéré ça… » Elle sorti alors un objet cliquetant de sa poche que Jimmy reconnu immédiatement rien qu'à son bruit. La fillette brandit son trophée devant son visage. Le petit porte-clés, en forme de kangourou, qui se balançait dans le vide raviva la flamme dans le cœur du trentenaire.

« T’es géniale petite, allez on dégage !
- Suis-moi, je sais par où il faut passer. Vite, avant que Francis arrive ! »

Jimmy se leva en grinçant des dents, ses blessures refroidies par l’immobilisation s’étaient réveillées, lui infligeant d’atroces douleurs. La fillette l’aida un peu, le soutenant à sa droite. Il avança au mieux mais ne pu s’empêcher de reporter son poids sur l’épaule de la frêle enfant. Elle lui fit traverser les locaux techniques du bureau de poste, pour ressortir à l’arrière du bâtiment, dans une cour envahie d’herbes hautes, d’orties et d’objets abandonnés. Ils contournèrent l'édifice et empruntèrent un petit chemin terreux au bout duquel ils s’arrêtèrent. Elle pointa alors du doigt un véhicule garé de l’autre côté de la rue.

« Ta voiture » lui dit-elle avec un petit sourire, son regard, lui, avait quelque chose de triste. comme l'était un adieu.

Jimmy lui lança un regard intense mais sobre :

« Dana, je n’oublierais jamais ce que tu as fais pour moi, jamais ».
En continuant de la regarder, il avança prudemment, à découvert, jusqu’à sa portière qu’il ouvrit manuellement, sans faire de bruit. Il se glissa douloureusement à l’intérieur et se prépara à mettre le contact. Autour de lui, rien à signaler pour le moment. Il démarra, passa la première et appuya sur son genou cassé, forçant sa jambe à écrasé l’accélérateur. La voiture partie en trombe.

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Dernière édition par Dine le Mer 16 Mar 2016 - 0:48, édité 3 fois
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Dine
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MessageSujet: Re: Le village (angoisse)   Dim 13 Mar 2016 - 22:08

Epilogue


Jimmy se réveilla la tête dans un étau. Il se redressa et mit les mains sur son visage.

« ohhh, misère ! C’est pas humain de faire des rêves pareils ! ». Il prit sa montre posé sur la table de chevet et fronça les sourcils en regardant les chiffres du cadrant. « Quoi ?! Déjà 13h00 ? » S’exclama t-il  en bondissant hors des draps. Punaise ! Il avait dormi une éternité !

Il se dirigea dans la salle de bain et colla son visage marqué devant le miroir. Le teint blafard, de grosses poches sous des yeux en amande, abusivement bridés par l’alcool et le manque de sommeil et des cheveux coiffés à la dynamite. Bref,  il avait une bonne tête de drogué ce matin.
« Fini pour toi, les cuites au vin de paille mon vieux » il ne savait même pas comment il avait regagné sa piaule.

Jimmy se prépara, boucla son sac de voyage et redonna les clés de sa chambre d’hôtel. Cinq bonnes heures de route l’attendaient pour rentrer chez lui. Il monta à bord de sa vieille Renault des années 80 et mit le contact. En sortant son téléphone de sa poche, il en inspecta la barre de réseau, elle était nulle. « Le Jura, j’te jure », il jeta l’objet sur le siège passager et démarra en trombe.
L’autoradio se mit en route en diffusant les paroles d’une de ses chansons préférées et elle disait :

A ladykiller – regulation tatoo
Silver spurs on his heels
Says : what can i tell you you as i’m standing next to you
She threw herself under my wheels
Oh ! it’s a dangerous road
And a hazardous load
And the fireworks over liberty explode in the heat
And it’s your face i’m looking for on the every street

Jimmy frappa nerveusement la touche éject de son autoradio, jeta le CD dans la boite à gants et traça la route.

En souvenir d'une soirée bien arrosée, passée à la bougie, en décembre 1999

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