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 Le Tour de l'Univers en 10^-43 secondes - Extrait - La bibliothèque

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Sareth
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Date d'inscription : 19/03/2016

MessageSujet: Le Tour de l'Univers en 10^-43 secondes - Extrait - La bibliothèque   Jeu 24 Mar 2016 - 23:39

Bonjour à tous,

Ici vous trouverez un extrait du 1er livre d'une trilogie de SF burlesque qui décrit la quête de personnages sur le sens de la vie. Ce passage décrit l'arrivée du roi Sareth - l'un des héros, venant d'un empire d'une planète qui ne connait que très peu la technologie : l'Olhem - sur une autre planète, dans une bibliothèque post-moderne où il va se confronter aux joies de l'administration publique, de "la" définition de Dieu et du sens de la vie.

La bibliothèque

Le hall dans lequel Sareth pénétra aurait probablement pu contenir la totalité de son palais tant il était vaste.
L’Olemhite fit deux pas avant qu’une lumière jaune le balaye de la tête aux pieds.
C’est alors qu’une petite boule volante –un minirobot d’accueil– vint s’arrêter à sa hauteur et après les quinze millisecondes nécessaires pour s’initialiser, annonça d'un ton joyeux et enfantin :
«  Bienvenue Olemhite. Notre bibliothèque est heureuse de vous informer qu’étant le premier de votre planète à consulter nos archives, nous vous offrons un séjour pour trois personnes de votre espèce dans le système d’Antarès. Nous vous souhaitons une agréable journée. »
Le robot tendit un carton d'invitation sur lequel était marqué un nom, son nom. Le papier lui disait que le coupon était valable dans les quatre dimensions, pour une durée de temps relatif de cinq ans terriens selon le Système Intergalactique de Mesures (SIM).
«  Si vous avez besoin d’aide nous sommes à votre entière disposition. » Puis, la mécanique s’en alla accueillir un second client.
Où aller ?
Sareth était au beau milieu de la pièce la plus magnifique qu’il lui eut été donné de voir, si bien que pour la première fois depuis qu’il avait débarqué dans ce monde, il espéra que tout ceci ne soit pas un rêve. Il avait les yeux rivés au plafond lorsqu’une chose le percuta. Il s’agissait en réalité d’une personne.
« Puis-je vous aider étranger ? »
La voix de la créature, ressemblant à une limace géante, était de tonalité aiguë ; ce que Sareth interpréta comme appartenant à un individu de sexe féminin. Mais n’ayant jamais rencontré de Varlon de sa vie, il est évident que l’Olemhite n’arrivait pas encore à distinguer les deux sexes. Pour votre gouverne, sachez que le mâle porte un demi-centimètre de barbe en plus et possède un os supplémentaire dans le bras droit. Ce qui, évidemment, ne se voit pas au premier coup d’œil.
- Voulez-vous de l’aide ? répéta la voix avec agacement.
Sa propriétaire devait mesurer deux mètres et était obèse.
- Je cherche… commença Sareth.
- C’est bon, j’ai ce qu’il vous faut. Suivez-moi. 
L’Olemhite ne put cacher sa surprise. Il n’avait rien dit et pour cause : il ne savait pas quoi chercher. La créature s’arrêta face à un trou dans un mur translucide, elle toucha un bouton et une lumière verte en illumina le creux.
- Mettez votre tête dans le cercle vert et pensez à ce que vous pourrez chercher. 
Sareth pris de vitesse s’exécuta. A côté de lui, un écran s’alluma et la Varlone s’empressa de lui lire les mots s’affichant :
- Canard ?
- Non.
- Couteau ? 
Il fit signe que non.
- Taxi ?
- Non plus. 
Ainsi, une quantité phénoménale de mots pensés par Sareth fut énoncée méthodiquement et inlassablement par la documentaliste. Sareth lui-même ignorait qu’il en existait autant. Il rêvassa quelques minutes ébahi par tout le vocabulaire que pouvait renfermer son cerveau, avant qu’il, par un phénomène bien connu des spécialistes, ne périclite et retrouve la réalité.
- Maison ? Voiture ? Diabolo-plutonium ? Georges ? Préfabriqué ? Keon ? Galaxie ? Nucléokérosène ? Tethpleinaraborien ? Olhem ? Rac…
- Arrêtez là !
- Sur Olhem ?
- Oui.
- Très bien. Allez voir les archives dans le bâtiment 5, allée 7, étagère 23.
Je vous souhaite une agréable recherche. 
Sareth était tout excité, il allait enfin apprendre d’autres choses sur l’Olhem. Des choses que même les plus grands sages de son monde ignoraient. Il se perdit sept fois dans le labyrinthe de la bibliothèque, demandant son chemin à des êtres de morphologie totalement nouvelle pour lui. Arrivé à destination, il se figea sur la lettre « O ». Il y avait tout un tas de noms, mais il finit par découvrir le mot « Olhem ». Il appuya sur une sorte de caillou mou et rouge faisant naître un hologramme où des lettres en trois dimensions se mirent à danser devant lui.
« Olhem : plaine désertique de la planète répertoriée ZGFTD.1.2.3.5.8.13
Caractéristiques : Cette planète ne possède aucune ressource digne de ce nom.
Peuplement : Il est à noter que seule une vingtaine de civilisations primitives peuplent son sol.
Origine de ces créatures : Ce monde a été fécondé suite à la perte accidentelle d’un conteneur alimentaire d’un spatio-croiseur hébergeant des bactéries génétiquement améliorées pour survivre à l’entrée dans une atmosphère à très grande vitesse, il y a de cela treize millions d’années relatives (SIM) environ. 
Fin de l’archive. »
« QUOI ?! » ne put-il s'empêcher de crier. Autour de lui, des créatures aux yeux multiples ou aveugles le fixèrent :
- Chhhhhhuuuutttt ! 
- Qui s’occupe des archives ? C’est une plaisanterie ?! continua-t-il sans prêter attention aux protestations alentours. Un autre minirobot vint à sa rencontre.
- Très cher client, nous vous rappelons que ce lieu est un lieu de lecture où le calme est vertu. Nous vous prions de nous faire part de votre mécontentement afin qu’une solution puisse être trouvée dans les plus brefs délais. Nous vous remercions de votre coopération.
- Qui y a-t-il ? prononça une créature arrivée à ses côtés et qui pouvait très bien être la même Varlone qu’il avait rencontrée précédemment.
- Est-ce une plaisanterie ? fulmina-t-il en montrant d’un doigt inquisiteur l’hologramme. Après une lecture patiente du contenu du texte, la documentaliste s’adressa à lui avec toute la gentillesse dont peut faire preuve un Varlon, c'est-à-dire : aucune.
- Je crains fort malheureusement que non. Nos informations ont des sources vérifiées, recoupées et revérifiés et ce, à chaque époque. Si vous voulez consulter les rapports dudit spatio-croiseur tapez ici. Elle joint le geste à la parole et sur l’écran s’afficha une date, un lieu et un rapport concernant la perte d’un conteneur happé par un vortex trans-temporel.
- Vous voyez ? Si nous consultons le rapport de l’assurance, on peut même savoir que ledit conteneur fut remplacé dix jours plus tard et que la compagnie dut payer 40 000 Solts de platine pour dédommager le client ayant commandé les bactéries.
Notre service d’information est le plus fiable que la galaxie connaisse. Voulez-vous apprendre autre chose ? 
Sareth, qui avait suivi la démonstration administrativement rigoureuse, ne put s’empêcher de vaciller. Il ne savait pas ce qu’était un spatio-croiseur, ni un conteneur, ni d’ailleurs une bactérie, mais que la réponse à sa question contienne le mot « accidentel » ça, il ne put le digérer. Depuis tout petit on lui avait appris que c’était les Dieux qui avaient créé l’Olhem et les Olemhites. Les Olemhites étaient les enfants des Dieux, ses créatures élues. Comment pouvait-il se trouver si loin de la réalité ? Comment aurait-il pu seulement imaginer que sans accident il ne serait pas là ?
Il fallait qu’il sache, qu’il sache au sujet des Dieux.
- Je veux savoir qui sont les Dieux.
- Bien, je vous charge le programme depuis ce poste, ça ne sera pas long. 
Que la Varlone prenne la chose avec un tel détachement faillit de nouveau lui faire perdre la raison. Parlaient-ils vraiment de la même chose ? Est-ce que Dieux avait la même signification dans leurs mondes respectifs ? Il n’eut pas le temps de poursuivre son raisonnement, des lettres dansèrent de nouveau devant lui.
- Voilà. Dieu, comme vous me l’avez demandé.
Sareth se sentant totalement dépassé ne put que prononcer un timide « merci ».
Alors qu’il allait lire le document, les battements de son cœur accélérèrent et tout son corps se mit à trembler…
«  Dieu.
Globalement considéré omnipotent et omniprésent, Dieu est l'être qui aurait créé l’univers il y a treize milliards d’années relatives (SIM) environ. Son existence ne fut cependant jamais démontrée et le fait qu’il soit unique non plus. Beaucoup de civilisations s’accordent pour dire, au bénéfice du doute, qu’il ne faut pas trop le contrarier, mais qu’il faut plutôt le vénérer. D’autres civilisations considèrent que l’idée de Dieu est la manifestation d’un traumatisme post-éclairée sur l’idée que tout doit avoir une raison d’exister, associé au reflet de la manifestation inconsciente d’un refus de la finitude première du présent. Enfin, une troisième catégorie d’êtres pense que Dieu a laissé à la création un message censé lui expliquer. »
«  Lui expliquer quoi ??? » s’écria de stupeur Sareth.
En réponse, un « Chut ! » général se fit entendre.
L’Olemhite cette fois, s’excusa avant de reprendre, troublé, sa lecture des dernières phrases à voix basse :
« …une troisième catégorie d’êtres pense que Dieu a laissé à la création un message censé lui expliquer.
Pour conclure, Dieu est une énigme que beaucoup d’aventuriers ont essayé de résoudre sans jamais ramener de réponse communément acceptée. »
Sareth commençait à s’y faire, mais le fait que rien ne mentionne ses Dieux ne présageait rein de bon.
Premièrement l’archive ne parlait que d’un Dieu unique. Ce fait le troublait déjà au plus haut point, alors lorsqu’il lut que Dieu pouvait très bien ne pas exister tout son corps se révolta, ne laissant à son esprit qu’un lieu très limité pour s’échapper avant d’être submergé par l’envie de tout casser.
Alors qu’il s’apprêtait à jeter sur l’écran holographique et donc immatériel une chaise trainant à sa portée, un minime recoin de son esprit accepta l’idée.
Plus que d’accepter, il propagea une onde d’acceptation dans tout son cerveau ce qui le fit se retrouver avec une chaise au-dessus de la tête, une mimique agressive aux lèvres, mais l’absence totale de la moindre envie d’accomplir un acte de vandalisme dont il ne comprenait plus l’origine.
Il reposa la chaise encore tremblotant de colère, devant une sorte d’enfant au regard ébahi tenant une sucette au bout de chacun de ses sept tentacules.
Mais si une région de son cerveau avait fait naître le doute en lui et ce, d’une manière prodigieusement rapide, il n’avait pas encore envie d’accepter l'idée que ses Dieux n’existaient pas. Il avait besoin de temps car de manière générale, une telle révolution de pensée se déroule sur des siècles, à l’échelle d’une civilisation entière et non dans un seul esprit en quelques secondes.
Le roi était comme un boxeur sonné dès le premier round, et il n’y avait pas d’adversaire.
Lentement, son esprit se remit à produire des pensées logiques, sensées. Il se mit à avoir le vertige en pensant au fait que ses Dieux étaient ce qui donnait un but à son existence. S'ils n’étaient plus, que faire ? Que devenait sa foi ? Que devenaient ses certitudes ?
Sareth trouva une chaise, cette fois-ci adaptée à sa morphologie, et laissa son esprit faire le tri, du moins, il espérait qu’il puisse lui reléguer la tâche.
Il ne savait pas où il se trouvait, tant d’un point de vue géographique que psychique. Il avait quitté une réalité pour une autre sans le vouloir. Il s’était retrouvé dans un taxi à slalomer, quoi qu’en dise Georges, avec d’autres machines et s’était attendu à trouver des réponses à ses questions…
N’avait-il pas trouvé de réponses ? Les acceptait-il ?
S’il avait été dans son palais tout aurait été plus facile : il aurait tout nié en bloc et brûlé ceux qui prétendaient que ses Dieux n’existaient pas. Mais il était seul, sur une planète dont il ne comprenait rien et ne pouvait s’entretenir avec aucun sage pour le guider dans son trouble.
Mais alors que son esprit s’accommodait une seconde fois avec plus ou moins de difficulté sur les conséquences de son apprentissage, quelque chose vint attirer son attention.
Cela se trouvait sur l’écran holographique : c’était une phrase clignotante marquée en rouge :

« Le véritable sens de la vie est ici. »

L’inscription se trouvait à la fin de la page portant sur l’idée de Dieu.
En temps normal, tout être confronté à une telle phrase rirait et n’en tiendrait pas compte. En tout cas, personne ne la prendrait au sérieux. Mais dans le cas de Sareth, qui avait perdu, au fil des heures s’écoulant dans ce monde destructeur d’espoirs, toute raison de vivre, trouver un moyen de redonner du sens à sa vie était, comme le disent si bien les psychologues, tout à fait normal.
Au moment où il appuya sur le lien hypertexte, lui revinrent les images durant lesquelles il avait d’abord touché le disque arachnoïde bleu et doré qui l'avait amené dans cet univers.
Puis, lui revinrent les images du moment où il avait ouvert la porte de la bibliothèque. Lieu où le monde ne semblait décidément pas déterminé à tourner rond. Enfin, il se souvint qu'après avoir enfoncé le bouton ressemblant à un caillou mou et rouge, sa vision olemhitocentrique de l'univers avait réellement atteint des fonds abyssaux.  
En appuyant donc sur ce lien, Sareth ressentit un légitime pressentiment.

« ERREUR numéro 453.236.kjl : données demandées
indisponibles. »

« Mais je vous dis que ça s’est produit lorsque j’ai appuyé là ! » Cela faisait cinq bonnes minutes que Sareth tentait de faire comprendre à la documentaliste qu’il y avait un problème.
- Écoutez, ma patience a des limites ! Je vous ai déjà dis que notre système est le plus fiable de toute la galaxie et…
La Varlone s’était interrompue. Sur les milliers d’écrans du hall était affiché le message découvert par Sareth.
- Me croyez-vous maintenant ?
- Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
Il est à noter que les Varlons n’aiment pas les imprévus. D’autant moins si ces imprévus sont vraiment imprévisibles. Prenons l’exemple de ce qui se déroule en ce moment même dans la bibliothèque centrale de la planète Casimir. Si par malheur un programme commet la faute d’afficher « ERREUR » il signe sa propre mort. Comment ? Ceci, grâce à un procédé mis au point –une fois n’est pas coutume – par les Varlons eux-mêmes, éradiquant ainsi tout imprévu. C’est pour cette raison que d’habitude il n’y avait jamais d’erreur dans le système d’archive de ladite bibliothèque. Cependant, si par un hasard extraordinaire un programme affiche malgré tout « ERREUR » et que par ce même hasard extraordinaire cela arrive aux oreilles d’un Varlon, c’est qu’il y a quelque chose de vraiment plus important que la simple survie du programme mis en cause. Heureusement pour Sareth, la Varlone occupant le poste de documentaliste était l’une des plus calmes et des moins soumises aux sautes d’humeurs spécifiques de son espèce. Ce qui explique par la même occasion, qu’elle se contenta de jurer au lieu d’organiser une épuration ethnique de logiciels.
- Où m’avez-vous dit que la chose s’est produite ?
- Bâtiment cinq, allée sept, étagère vingt-trois, à la lettre « O ».
C’était la première fois que Sareth avait l’impression de savoir quelque chose que les habitants de ce monde ignoraient.
« Bordel ! Un hanneton ! »
Voilà une phrase qu’il est impossible de comprendre si l'on n'a pas vécu sur la même planète. Pour votre gouverne, sachez qu'un hanneton n’a rien de l’animal. Il s’agit en fait, d'un microprogramme informatique aux surenroulements de cryptage, le rendant totalement invisible. En général, ce genre de programme est utilisé pour pirater des données confidentielles de vos ex-petits(es)-amis(es) afin de leur mener la vie dure. Cependant, dans le cas présent, la chose avait simplement détruit plus de dix-neuf térabit de données depuis un nombre incalculable d’années. Et tout ceci n’était dû qu’à une succession aussi improbable qu’imprévue d’évènements que seuls quelques programmateurs dans la galaxie peuvent nommer. Cette cascade d’évènements, au sein même de l’espace quantique des puces électroniques, avait déclenché une réaction en chaîne aboutissant à la perte totale de données sur le sens de la vie, sur le profond agacement d’une Varlone que le classement d’archive qui devrait s’ensuivre rendait folle furieuse et sur la mort prématurée, d’un petit programme d’accès rapide aux différentes syntaxes utilisées à travers l’ensemble de la galaxie.
- Ai-je bien compris ?
- Parfaitement. Toutes les données concernant le sens de la vie ont été supprimées à la fois de la base centrale, du réseau intergalactique de communication, des disques durs des différentes planètes de sauvegarde et du nôtre qui est au sous-sol. Apparemment cela fait déjà plusieurs années que ça s’est produit. La fureur de la Varlone s'était transmise à Sareth qui avait perdu sa dernière chance de comprendre… il ne savait plus trop quoi sous le coup de l’émotion, mais c’était très, très important.
- Depuis plusieurs années ?! Et vous n’avez rien vu !
- Aucune erreur n’ayant été décelée, nous ignorions tout de la question. Les gens ne portent pas beaucoup d’attention aux sciences mystiques de nos jours vous savez…
La colère du désespoir de Sareth aurait pu être bien pire s’il avait su à quoi était réellement due l’infaillibilité du système d’archive de la bibliothèque : à savoir des logiciels programmés pour sauver leur peau. Néanmoins, l’indifférence quasi-totale de la Varlone aux multiples implications que signifiait la perte même du sens de la vie suffit, pour que l'Olemhite lui saute à la gorge. Ongles et dents sortis, il décida de faire taire une fois pour toute cette créature qu’il jugeait vraiment inutile à l’univers et qui avait le don de l’énerver. Dès ce moment-là, Sareth s’était attendu à voir une multitude de robots les séparer, lui inculquer un traitement à base d’armes dont il ignorait tout, et de se retrouver en prison pour tapage diurne dans une bibliothèque ; mais rien de tout ceci n’arriva. Même les clients qui passaient à proximité ne semblaient pas s’émouvoir de voir une créature humanoïde s’acharner sur une espèce de grosse limace vert foncée. Ce qui finit de désarçonner l’entendement de la créature humanoïde, fut que ladite limace n’opposa aucune résistance. Au bout d’une minute, Sareth dut se rendre à l’évidence : il avait tué la documentaliste... ou s’était-elle laissé mourir ? Ce n’était vraiment ni le lieu, ni le moment pour approfondir la question : l’instinct de l’Olemhite lui disait de déguerpir le plus vite possible.


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