Atelier d'écriture

Communauté d'écrivains en herbe
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Nos et nous (partie 2)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
lolalex
Hey, soyez cool, je suis nouveau!
avatar

Féminin Nombre de messages : 16
Age : 15
Loisirs : lire faire du basket, peindre et dessiner, jouer d'la guitare et chanter et bien sur rêver !
Date d'inscription : 08/02/2016

MessageSujet: Nos et nous (partie 2)   Dim 3 Avr 2016 - 16:11

Chapitre 1

Je fermai mon ordinateur et le rangea soigneusement, avec amour, dans sa pochette. Après avoir battu le record de mon frère de trois ordinateurs cassés en quatre ans, je prenais désormais un grand soin envers celui ci (surtout depuis que mes parents me laissent le soins de payer les frais de réparation de mon vieil "ordi-poubelle", comme ils l’appellent). Je pliai couci-couça mes derniers vêtements pour les fourrer dans une boite de carton, que je fis circuler à ma mère. Honnêtement je n’aime pas trop qu’elle se mêle de mes affaires, quelle que soit la forme que ça prend, et puis après coup je me sens immonde de penser ça. Elle me pris la boite des mains, avant de jeter un oeil suspect a l’intérieur. Elle soupira et me dit :
- Lou, c’est pas possible de plier ses affaires comme ça… C’est pas compliqué !
Au fond de moi je me demandai si je n’avais pas fait exprès de plier ça à la va-vite pour qu’elle le fasse a ma place. J’en vint a la conclusion qu’après quatorze ans passés avec des gens sympa de nature, on en abuse forcément, au moins une fois… Après l’atelier « apprend à plier tes vêtements » j’empilai les cartons pour les descendre, avant de passer le relais a mon frère qui fit le trajet jusqu’au camion. Tout les meubles étaient partis dans le premier camion de déménagement hier, avec mon père. Nous on été resté pour dire au revoir à la maison, et tout ces merveilleux souvenirs qu’on laissait derrière nous. Nous quittons une petite commune a cinq kilomètres de Paris pour s’installer dans la région bordelaise. Je m’emparai de ma guitare plus toute jeune, et descendis les marches pour la confier a un déménageur en le sondant du regard pour lui faire comprendre qu’il devait être a la hauteur de l'immense confiance que je lui accordais en lui confiant ma guitare. Je remontai quatre à quatre les marches pour récupérer mon ordi, et mon gros sac a main en cuir noir tout défoncé. Puis je redescendis pour m’arrêter vers le milieu de l’escalier pour admirer une dernière fois ce couloir, le souvenir de mes parents s’installant sur un transat dans la rue avec leurs café pour profiter des premiers rayons du soleils de printemps dont on ne disposais pas dans notre minuscule jardin, et de moi et mon frère qui faisions semblant de ne pas les connaitre en rigolant. Puis encore de mon frère et moi qui jouions à s’attraper comme un grand frère et une petite soeur normaux. Je me retournais et me souvint de la glorieuse idée de mon frère de dévaler les escaliers dans le panier a linge en osier souple, et de moi qui le suivais dans toutes ses aventures, ça s’était bien terminé, si bien qu’on avait recommencé trois fois avant d’arrêter sous les ordres de mon père. Le déménageur claqua la porte de son camion, me faisant atterrir brutalement dans la réalité cruelle. Un souvenir joyeux est sensé te rappeler un bon moment, pourquoi me font t-ils tomber encore plus bas ? Tout ça a cause d’un truc qui s’appelle le regret je suppose… Je me mordillais la lèvre en ravalent mes larmes. Pas le genre de mordillement sensuels comme dans les livres et les films, mais plus le genre de tics acharnés, pas très élégants. Par la suite, nous dûmes nous occuper d’une tache, qui me fendait le coeur chaque année lorsqu’on partait en vacances, a la différence que là c’était pas pour des vacances. J’allai discrètement chercher la caisse a chat, en échangeant des regards avec mon frère qui s’approchait a pas de loup. Je calculai la distance qui me restait a parcourir entre moi et mon chat qui roupillait sur ses deux oreilles. Ha le naïf… Il ouvrit tranquillement un oeil, comme si il avait senti que quelque chose se tramait, sans trop s’alarmer quand même . Mon frère lui gratouilla la gorge, avant d’essayer de le porter. Toujours somnolent il ne se débattit pas avant d’apercevoir la cage; alors il planta ses griffes dans le pull de mon frère qui le déposa tant bien que mal, délicatement au fond de la caisse. Alors, le concert de miaulements a faire pleurer un caïd commença. A ce moment là, les nouveaux propriétaires de la maison arrivèrent et ma mère sortis de sa voiture garée devant la porte d’entrée pour leurs confier les clés. Tout s’enchaina très vite, nous échangeâmes des formules de politesse, puis leurs dîmes au revoir (toujours poliment) nous grimpâmes dans la vieille 106 de ma mère, et nous quittâmes la rue, puis le quartier. Et je me retrouve sur l’autoroute serrée entre la caisse à chat et mon frère qui n’arrête pas de gesticuler comme un idiot. Je le regarde et vois qu’il as une paire d’écouteurs. Ceci explique cela… enfin pas tout…
Il voit que je le regarde, et sous les effets d’une drogue aux effets dévastateurs qu’on appelle « musique », il me sourit jusqu’aux yeux et me tend un écouteur.
Nous nous sommes retrouvés deux nigauds a gesticuler dans tous les sens, un jour ou j’avais plutôt envie de pleurer. Ainsi nous fîmes le tour de sa play-liste (qui dois comporter une petite centaine d’albums) en se mangeant bêtement le plafond trop bas de la petite voiture. Je n’ose pas imaginer la tête des voitures qui devais nous dépasser, mais je pense qu’ils gardent encore des séquelles…
Après deux heures de route, avec quelques petites poses, nous nous arrêtâmes a une station service pour s’acheter des swandich après un long débat arbitré par ma mère, entre moi et mon frère, sur la qualité des swandich industriels, comparée celle des fast food en général. En tant que gros flemmards en chefs, nous mangeâmes entassés dans la voiture.
- Quel merveilleux paysage, rigolât mon frère en admirant l’autoroute. Nous avions encore environ trois heures et demi de route pour se tourner les pouces, mon frère s’endormi comme un gros bébé et j’essayai de faire de même. Je dus y parvenir car quand je me réveillai, le voiture était arrêtée et ma mère, un coussin sous la tête avait l’air de somnoler. Je décidai de garder les yeux fermés et au bout d’un moment, je sentis la voiture démarrer pour parcourir les derniers kilomètres.
Je me suis rendormie sans trop de mal, et j’ai rêvé des photos de bordeaux que j’avais regardé sur le net. Je me réveillai lorsque nous étions sur le point de franchir un pont bétonné qui traversait, un fleuve, plutôt petit. Je demandai :
- C’est la Garonne ? Etant une grande reporteur d’investigation, je m’étais renseignée sur bordeaux et son fleuve, et les images que j’avais étaient beaucoup plus impressionnantes.
- Heu, non, ça c’est la Dordogne, qui avec la Garonne, forment la Gironde ! Et bien… Une chose en plus apprise dans la vie… me dis-je. Je collais mon nez a la vitre froide, pour pouvoir admirer le paysage, presque de campagne, qui défilai trop vite pour que je puisse en saisir les détails.
Revenir en haut Aller en bas
Salut
Accro au forum ? Oui, pourquoi ?
avatar

Féminin Nombre de messages : 656
Age : 19
Date d'inscription : 10/11/2015

MessageSujet: Re: Nos et nous (partie 2)   Mar 5 Avr 2016 - 18:02

Salut Iolalex, tu devrais créer un espace commentaire pour ton texte pour qu'on puisse te commenter Smile

_________________
Salut susurra sa sorcellerie et s'immisça sciemment dans ses songes...   Rin
Revenir en haut Aller en bas
lolalex
Hey, soyez cool, je suis nouveau!
avatar

Féminin Nombre de messages : 16
Age : 15
Loisirs : lire faire du basket, peindre et dessiner, jouer d'la guitare et chanter et bien sur rêver !
Date d'inscription : 08/02/2016

MessageSujet: Re: Nos et nous (partie 2)   Mar 5 Avr 2016 - 21:47

haaaaaaaaa
bonne idée !
Revenir en haut Aller en bas
Djevelen
Apprentie Marchombre
avatar

Féminin Nombre de messages : 1338
Age : 15
Localisation : Dans les vapes...
Loisirs : Etre ici, tout simplement.
Date d'inscription : 30/08/2016

MessageSujet: Re: Nos et nous (partie 2)   Dim 2 Oct 2016 - 20:14

Je suis une extra fan de ton style d'écriture comique ! Tu me ressembles Smile

_________________
Il existe une heure morte dans la nuit, l'heure la plus froide, la plus noire, celle où le monde a oublié le soir et où l'aube n'est pas encore une promesse, une heure où il est beaucoup trop tôt pour se lever mais si tard que se coucher n'a plus guère d'intérêt.
Anonyme.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Nos et nous (partie 2)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nos et nous (partie 2)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Juin 2004: Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco
» [ROM] Titi66200 New Gen HD2 v2.2 OS 8862.144 & v2.1-v1.6 (Partie 3)
» Pouvons nous faire remonter le Titanic des eaux ?
» Comment laisser une seule partie de couleur ???
» [Collection] Nous deux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Atelier d'écriture :: Lorsqu'écrire devient aussi impérieux que respirer - Atelier d'écriture :: Les Galeries :: Récits contemporains/polars :: textes contemporains/polars-
Sauter vers: