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 Nunnally [ROMAN]

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Dogti
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MessageSujet: Nunnally [ROMAN]   Mar 24 Mai 2016 - 3:19

Bonjour bonsoir, suivant l'heure à laquelle vous lirez ce message. Je prendrez le temps de visiter les autres histoires et autre après m'être un minimum reposé.

Cette idée d'histoire est née dans mon esprit il y a maintenant 3 ans, et son scénario a été remanié à de nombreuses fois. Je suis aujourd'hui arrivé à une version qui me plaît beaucoup, et j'espère mener ce projet à son terme. J'écrivais à la base sur feuilles et dans un cahier, où sont d'ailleurs regroupées les principales idées, mais écrire sur ordinateur reste plus pratique.

C'est sans doute ambitieux de ma part, mais j'aimerais mener cette histoire sur 3 tomes, chacun divisé en 2 parties. J'ai beaucoup de choses à raconter, et un seul tome ne me suffirait pas, selon moi.

RESUME : Alex est un jeune homme de bientôt 18 ans, élève en terminale dans un lycée tout ce qu'il y a de plus normal, excepté qu'il dispose d'un club de théâtre qui en fait l'une des fiertés. Peu attiré par la fantaisie, Alex est pragmatique et terre à terre, essayant de vivre sa vie comme il le peut. Sa particularité : la mort de son frère jumeau moins d'un an auparavant. Préférant éviter de trop y penser, Alex ne peut s'empêcher d'y penser. C'est le jour où il est victime d'un accident de voiture que sa vie bascule. Se réveillant dans un monde étrange, trop différent du sien pour être réel, Alex se retrouvera malgré lui emporté dans une histoire de rébellion qui pourrait lui permettre de rentrer chez lui. Son seul obstacle : Xéandre, un homme mystérieux qui semble affliger les pires souffrances aux habitants de son monde. Jusqu'à quel point la vision d'Alex se verra t-elle changer ? Et quels secrets enfouis au plus profond de son esprit sera t-il forcé d'affronter ?

Bon, je ne pense pas être vraiment très douée quand il s'agit de faire des résumés.

PERSONNAGE PRINCIPAL :

Alex Brémont : jeune homme de presque 18 ans ne vivant que pour ses études, il les place en priorité maximal. Rationnel et peu adepte de la fantaisie, il a beaucoup de mal à croire tout ce qui y touche. Meilleur ami d'Alice, frère jumeau de Nathan, sa vie n'a pas toujours été très rose, mais il essaye de tenir bon.

Vous trouverez la section des commentaires ici : http://ecrire.ingoo.us/t6412-commentaire-de-nunnally-roman#158742

Il se peut que vous trouviez que l'intrigue met du temps à se lancer, mais j'ai choisit de privilégier le développement des personnages, que je trouve suffisamment important pour y consacrer un peu de temps.
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Dogti
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MessageSujet: Re: Nunnally [ROMAN]   Mer 25 Mai 2016 - 1:34

Voici un petit prologue pour que vous puissiez juger de ce que je fais :3


Tome 1[u]

[u]Partie 1
- Commencement

Prologue

Il existe en ce monde des personnes que l’on peut qualifier d’âmes sœurs, tant le lien entre eux est fort et semble incassable. On raconte que ces personnes sont si proches qu’il serait impossible pour l’un de vivre sans l’autre, et que l’hésitation ne les traverse pas lorsqu’ils ont la possibilité d’échanger leur vie contre celle de l’autre. Lorsque la littérature s’en mêle, ou tout autre art les mettant en scène, il s’agit la plupart du temps d’un homme et d’une femme dont la rencontre semble se faire par hasard. Bien souvent, l’histoire tend à leur créer des problèmes qui finiraient par les séparer de façon tragique, et l’on peut suivre leur volonté de tout arranger. Parfois, ces deux personnages parviennent à vivre leur amour en passant outre les difficultés, et c’est ce que l’on appelle un « happy end ». Quelque fois, en revanche, il arrive qu’un évènement dérape et que leurs chemins finissent par diverger, souvent suite à la mort de l’un des deux, et l’on finit sur un « bad end ». L’avantage de ce type de représentation, c’est que l’on possède un moyen de revenir dans le temps, de reprendre là où les choses étaient encore belles et simples. Il suffit pour cela de retourner au début du livre, de relancer le film, et tout recommence.

Pourtant, ce que l’on a tendance à oublier, c’est que le concept d’âmes sœurs n’existe pas que dans notre imaginaire, et que l’on peut en retrouver autour de nous. Cela ne vous est-il jamais arrivé de vous demander si la personne à qui vous faites le plus confiance ne serait pas celle qui devrait rester à vos côtés pour toujours ? Les petites filles ne cherchent-elles pas à rencontrer un prince charmant qui viendrait les enlever sur un cheval pour leur faire vivre une vie de princesse ? De mon point de vue, cela peut s’apparenter à la représentation que l’on a d’une âme sœur. Mais vous êtes-vous déjà interrogez sur le sens même de ce terme, que l’on emploie à tort et à travers ? Une personne à qui l’on serait irrémédiablement liée, qui serait un jour ou l’autre forcée de croiser notre chemin sous les facéties du destin. Certains parlent de deux êtres dont un fin fil rouge serait attaché au petit doigt de l’une des deux mains, invisibles pour eux comme pour les autres, mais qui nous conduirait jusqu’à la personne tant désirée. Quand je repense à tout ce que la vie a mis devant mon propre chemin, je me dis qu’il pourrait y avoir un dernier cas auquel on ne pense pas forcément, car peu d’entre nous se sont déjà posé cette question.

On parle d’âmes comme s’il en existait deux différentes, vivant dans deux corps différents, et incapables de devenir une par les lois physiques que nous avons établie. Je crois en effet que tel est le cas, mais que dans certaines situations, ce n’était pas ainsi au départ. Qu’avant même que la vie ne surgisse dans leur corps, ils ne formaient qu’une seule âme, qui se serait séparée lors de la disparition de l’une des deux parties par sa naissance. Vous pourriez me dire que vu que les deux âmes sœurs ont souvent des âges différents, cela semble peu probable, et je ne le nierais pas. Pourtant, je reste persuadé que dans le cas où les deux êtres proviennent du même endroit, alors cela reste malgré tout envisageable. Si vous avez l’habitude de réfléchir aux paroles des autres, à la façon dont ils formulent leurs phrases, peut-être vous êtes-vous demandés pourquoi je semble parler en telle connaissance de cause. La raison est simple, car j’ai déjà eu le sentiment d’avoir trouvé mon âme sœur, et il s’agit de la sensation que je chéris avec le plus de ferveur. Et pourtant, quand j’y songe, il s’agit également de celle qui me procure le plus de douleur.

Il n’était pas spécialement grand, de taille moyenne comme beaucoup de ceux de notre âge. Ces cheveux, d’un châtain plutôt foncé, lui descendaient jusqu’au niveau des oreilles, dégageant un visage que je ne me lassais jamais de contempler. De notable, je ne retiendrais que ses yeux, légèrement arrondis, et d’une couleur tout à fait intéressante. Un subtil mélange entre un vert sombre comme le sol d’une forêt et un marron clair comme l’écorce d’un arbre éclairé par la lumière du soleil. Je ne connais qu’une seule personne qui en possédait de tels, mais je ne le remarquais que très peu à cette époque. Ou tout du moins, ce n’était pas la chose qui me préoccupait le plus. Je savais qu’il possédait la cicatrice d’un accident sur la hanche droite, souvenir d’une blessure qu’il s’était faite pour me protéger. En pensant que je n’avais aucune marque de ce moment, je peux sentir la culpabilité m’envahir, car je ne voulais pas que la vie lui inflige plus de souffrances qu’elle ne m’en offre. Nous étions censés tout partager, ne jamais rien cacher à l’autre, car nous savions que le début des mensonges finit à force par briser tout lien qui peut unir deux êtres aussi proches que nous l’étions.

C’était un garçon doux et calme, qui n’a jamais causé le moindre problème à ceux qui l’entouraient. Depuis tout petit, il avait compris que les adultes préfèrent les enfants obéissant et bien élevés à ceux qui posent trop de questions. Sa tête était pourtant remplie de nombreuses interrogations, et il souffrait de ne pouvoir y trouver de réponses. Heureusement, je me moquais bien de ce que pouvaient penser les autres, et je le laissais me demander ce qui lui traversait l’esprit. C’était comme un secret que nous étions les seuls à partager, et cela ne le rendait que plus précieux. Ce côté enfantin qu’il a si souvent caché aux autres pour ne pas être mis à l’écart ressortait inévitablement lorsque nous étions tous les deux, et c’était la partie de ce qu’il était que je préférais le plus. Même après que nous ayons atteint notre adolescence, je ne pouvais m’empêcher de sourire quand je voyais ses yeux s’éclairer sur de petites choses que la plupart des gens ne remarquaient même plus.

Malgré le visage qu’il adoptait lorsqu’il devait faire face au monde, j’ai toujours eu cette impression que les autres ne parvenaient pas à voir la maturité en lui. Sa douleur, au fil du temps, devint mienne, et je fus en mesure de comprendre, sans avoir besoin de l’entendre, la souffrance qu’il refoulait. Jamais il ne montrait ses larmes, jamais il ne se plaignait ou ne laissait voir une quelconque faiblesse devant ceux qui comptaient pour lui. Il gardait un visage lisse, parfois souriant, mais qui restait pour moi rempli de failles. Je dois bien avouer m’être souvent sentit trahi qu’il ne se confie pas plus à moi, qu’il ne me fasse pas plus confiance. Etait-ce pour m’épargner ce monde solitaire dans lequel il semblait s’être retranché ? Je me suis déjà posé cette question, et tout en ayant aboutit à cette réponse, je ne l’accepte pas pour autant.

Personne dans ce monde ne peut espérer vivre s’il ne se repose pas parfois sur quelqu’un. Ouvrir son cœur, loin d’être un signe de faiblesse, n’est que la preuve que nous ne sommes pas invincibles. Quoique nous prétendions, nous restons des humains, et à ce titre, nous pouvons parfois tomber ou trébucher. Cependant, il est toujours moins douloureux d’être relevé ou attraper par une main familière que de s’écorcher les genoux et les mains en essayant de faire les choses par nous-mêmes. Malgré le temps qui passe, et les paroles de réconfort que l’on essaye de me faire accepter, la culpabilité reste toujours forte dans mon cœur. J’aurais pu faire quelque chose si j’avais été plus attentif, si j’avais forcé les barrières derrière lesquelles il s’était retranché. Il était tout ce qui comptait le plus pour moi, et je ne peux m’empêcher de me dire que je l’ai laissé tomber.

Il était une lumière dans mon monde, la petite luciole qui voletait devant moi en me faisant signe de la suivre. A ses côtés, rien ne semblait impossible, et je me sentais capable de sauter jusqu’à la lune. J’ai toujours le sentiment qu’il me rendait meilleur, qu’il me tirait vers le haut pour que je donne tout ce que j’avais. Il était quelqu’un de si important pour moi que tout me semble gris à présent, si ce n’est pas d’un noir profond et silencieux. C’est comme de s’éveiller d’un rêve étrange où l’on se sentirait mal pour se retrouver dans un véritable cauchemar que l’on ne peut pas fuir. Parfois, il me vient l’envie d’oublier tout ce que j’ai vu, tout ce que l’on m’a raconté. La douleur qui serre ma poitrine et étouffe mon cœur est si forte que je souhaiterais même ne plus jamais me souvenir de lui. A quoi bon souffrir alors que personne n’est là pour s’en satisfaire ?

Je ne désire pas la mort, car je sais que d’autres personnes comptent sur moi, attendent que je relève la tête. J’ai conscience que la pluie qui coule derrière ces carreaux ne tombera pas éternellement, et qu’un rayon de soleil finira par percer les nuages. Alice est là, à mes côtés, et les mots qu’elle me souffle à l’oreille sont sans doute ceux qui m’apaisent le plus. Elle qui a grandit avec nous, qui nous connaît mieux que quiconque, sait que je ne me pardonnerais jamais, alors que je ne pouvais en réalité rien empêcher. Parfois, je crois déceler de la colère dans ses yeux, voir un semblant de peur. J’ignore si ces émotions sont dirigées vers moi ou lui, mais j’aimerais ne plus jamais voir son visage ainsi. Elle compte énormément pour moi, plus que je n’ai jamais aimé quelqu’un depuis qu’il n’est plus là. Même s’il s’agit d’une affection différente, plus complexe quand mes pensées se dirigent vers lui, je ne peux me résoudre à la laisser seule. Pas une deuxième fois.

Parfois, quand vient le soir, je porte mon regard vers le ciel et je me demande s’il m’observe de là-haut. A-t-il trouvé la paix désormais, a-t-il cessé de se tourmenter ? Je veux y croire, car je ne voudrais pas que la douleur l’ait suivi. Il mérite d’être heureux dans un autre monde, lui qui a tant souffert dans celui-là. Même si mon esprit finissait un jour par ne plus reconnaître ce nom pourtant si important pour moi, j’ai la sensation que mon cœur en garderait malgré tout une trace. Il est des liens que même la mort et le temps ne peuvent détruire, car ils sont si forts qu’ils sont inaltérables. Je sais qu’il m’attend, où qu’il soit. Il était le reflet de ce que je suis, et il le sera pour toujours, ce frère jumeau que je n’ai pas été en mesure de protéger. Il a brisé le miroir que nous partagions.

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