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 Les Sept Royaumes (Prologue)

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Djevelen
Apprentie Marchombre
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MessageSujet: Les Sept Royaumes (Prologue)   Mar 30 Aoû 2016 - 11:55

Bonjour,
Juste avant que vous lisiez mon texte je voudrais vous signaler quelque chose. En fait, ce texte est un début de roman (juste le prologue) et je le poste dans l'optique de savoir si je le continue ou non. Je l'avais déjà posté sur un autre blog, mais personne ne m'avait répondu...
Merci d'avance !

Prologue :
 


Dernière édition par Djevelen le Lun 28 Nov 2016 - 15:01, édité 1 fois
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Mentalius
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MessageSujet: Re: Les Sept Royaumes (Prologue)   Mar 30 Aoû 2016 - 13:09

Petit message qui sera supprimé après. Dès que tu postes un texte, n'oublie pas de créer une section commentaire pour celui-ci dans la partie commentaire. Si on commente ici, ça risque de polluer ton histoire (personne ne veut faire ça), ça serait dommage.

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Sept soeurs, une seule identité 
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Djevelen
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MessageSujet: Re: Les Sept Royaumes (Prologue)   Mar 30 Aoû 2016 - 17:32

Chapitre 1 : Partie 1 :
 

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Dernière édition par Djevelen le Lun 28 Nov 2016 - 15:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Sept Royaumes (Prologue)   Mar 30 Aoû 2016 - 17:49

Chapitre 1: Partie 2

La jeune femme reprit ses esprits. Certes elle était bien meilleure en discrétion et en agilité que ces sales petits elfes prétentieux qui vivaient cloîtrés sur leur bout de rocher, mais si elle continuait ainsi, elle allait finir par se faire prendre !
En grommelant, Héméra recentra son attention sur le couloir qui la mènerait au bureau du commandant Taranis. Il grouillait de monde… Pfff… Que d’ennuis en perspective !
Mais tant pis. Héméra adorait les défis !
« Ô puissant parmi les puissant, dieu Nox, je vous en prie, pardonnez ma félonie ! marmonna-t-elle. »
Elle aimait se dire que Nox avait de l’humour et que, comme il devait incroyablement s’ennuyer là-haut, il suivait ses aventures avec attention et riait des petites phrases qu’elle lui adressait régulièrement. Et même si cela ne lui plaisait pas, il lui devait bien ça…
Héméra scruta les alentours, à la recherche d’un quelconque détail qui lui permettrait d’atteindre son but. Autour d’elle, une débandade sans nom régnait. Un valet courait en tout sens afin de trouver l’information que son chef lui avait demandé et qui lui empêcherait la décapitation, un garde somnolent qui venait de se faire remarquer par son supérieur, des apprentis gardiens de prisons –et oui, ça existe- qui se disputaient pour savoir qui avait triché au dernier examen, un commandant qui engueulait ses troupes… Bref, une foutoir monstre !
Héméra profita de cette animation pour se glisser discrètement dans la foule grouillante. Elle atteint rapidement le mur opposé et se faufila discrètement derrière le grand rideau rouge qui montait jusqu’au plafond. Après avoir vérifié que personne ne l’avait repéré, elle s’accrocha à la tenture et commença son ascension, laquelle fut plus laborieuse que prévue... A chaque fois qu’elle trouvait un rythme, quelqu’un se prenait les pieds dans l’étoffe et Héméra se glaçait de peur en ripant sur le velours. Finalement, elle fini par atteindre le plafond. Des poutres s’entrecroisaient sur le toit et elle tendit le bras pour s’accrocher à l’une d’elle quand, soudain, le rideau se secoua comme s’il était possédé.
Héméra se figea.
Nouvelle secousse.
La jeune femme regarda en bas mais ne vit rien qui aurait pu causer ces soubresauts.
Lentement, sans bruit, elle se plaqua autant qu’elle le pu contre le mur et cessa de respirer. Elle sentie son pouls ralentir doucement.
Soudain, quelque chose toucha son pied.
La jeune femme se contrôla afin de ne pas crier et chercha des yeux ce qui l’avait touché.
Deux longs doigts fins couleur cendre reliés à un corps dégingandé étaient brandis droit sur elle. Le minuscule être portait un bonnet vert pomme qui se terminait en une petite spirale. Ses pieds étaient chaussés de souliers d’un vert feutré et il portait une redingote verte foncée miniature. Ses énormes yeux globuleux surplombaient d’immenses cernes encore plus sombres que son teint de cendre et, au milieu de sa figure, trônait un long nez plus pointu encore qu’une corne de Kilh doré. Pourvue d’ailes, la créature faisait un sur-place maladroit au niveau d’Héméra, qu’il regardait d’ailleurs avec un énorme sourire qui tordait curieusement son minuscule visage pâteux.
La jeune femme poussa un soupir de soulagement.
« Muchi ! s’écria Héméra. Tu m’as fait peur, idiot !
-N’était-ce point le but de la manœuvre si je puis me permettre, humble demoiselle ? commenta l’horrible petit farfadet d’un ton sournois.
-Rohhh… Bon sang ! Ne peux-tu pas, lorsque tu vois que je suis plus ou moins en situation désespérée te tenir éloigné de tes traditions de farfadet ? Stupide insecte ! »
Sans plus attendre, Héméra se détourna de son ami et saisie de nouveau une poutrelle. Elle se hissa tant bien que mal à la force de ses bras et réussie à se plaquer contre le plafond parallèlement au sol. Elle plaça ses pieds sur d’autres poutres et commença à avancer en tirant sur ses bras. C’était un peu comme si elle était en train de grimper à une échelle, mais la tête en bas, et avec une horde d’ennemi qui, si l’envie leur prenaient de lever la tête, se feraient un plaisir de lui cribler le dos de flèches !
Muchi, qui voletait à côté d’elle, n’en avait cependant pas terminé.
« Simple curiosité de ma part, mademoiselle sharam, mais, que contez-vous faire lorsque vous serez écrasée par terre et que les gens vous piétinerons comme la créature infâme qu'ils voient en vous ? »
Toutes ses forces accaparées par son ascension, Héméra ne pu que grommeler d’impatience.
Muchi était un ami précieux, peut-être même le seul qu’elle possédait dans cette prison austère, mais il avait le don de toujours faire des remarques… sensées oui, mais… déplacées. De plus, étant farfadet, Muchi avait cette irascible manie de toujours tourner en ridicule tous ce qu’il se passait sous ses yeux.
Néanmoins, la jeune fille ne se sentais pas de le perdre... Ce qu’elle n’aurait avouée pour rien au monde !
Elle jeta un coup d’œil vers le bas.
L’agitation, de là-haut, lui semblait bien moindre car elle était plus éloignée. Moins dans la foule hurlante. Une division passa d’un pas sensé être organisé mais, de son perchoir, Héméra eu tout le loisir de contempler les failles de leur prétendue discipline militaire. Un orc n’arrêtait pas de se retourner afin de parler avec son compère en tentant tant bien que mal de ne pas se faire voir, tandis qu’un autre s’efforçait de suivre la cadence en boitant légèrement.
Les orcs, Héméra les haïssait.
Ces faces d’ivrognes ayant mangé un poteau en sortant de leur auberge favorite ne méritaient même pas d’exister !
Depuis sa capture, elle n’avait pas vu un seul orc gentil, un minimum attentionné ou quelque peu compatissant. Ils s’adonnaient même à des actes barbares et abjectes sur certains d’entre eux dans leurs cellules. Ces lâches ! Profiter ainsi de leurs faiblesses et de leurs captivités !
Si seulement elle avait pu tous les tuer en les étouffant lentement avec leurs boyaux !
Houlà ! Perdue dans ses pensées, Héméra avait cessé d’avancer et ses doigts commençaient à glisser. Elle se tendit en avant et changea rapidement ses prises en continuant sa progression. Une tension familière apparut dans ses jambes et ses bras. Ses muscles commençaient à souffrir.
Bientôt elle arriva à un tournant et sut qu’elle était hors de danger. Muchi, toujours à côté d’elle, avait cessé ses farces et se curait à présent le nez, concentré sur un événement quelconque.
Prudemment, Héméra atteignit la tenture suivante et commença sa descente. Ce couloir, bizarrement, rares étaient ceux qui s’y aventuraient. Tous savaient que le commandant Taranis était du genre coléreux et que, pour étancher sa soif de meurtre dans ces cas là, il avait pour habitude de punir tous ceux qui étaient à sa portée.

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MessageSujet: Re: Les Sept Royaumes (Prologue)   Mer 31 Aoû 2016 - 15:00

Chapitre 1 : DERNIERE PARTIE DU CHAPITRE !

Héméra toucha le sol dans un lourd silence. Tout son être frissonna. Pff… Comme si elle pouvait avoir… peur ! Peur de Taranis, ce général irascible et égoïste !
On ne le voyait que très peu dans la prison, mais tous parlaient de lui. Si l’on en croyait la rumeur, Taranis, par pur esprit de vengeance, avait assassiné ses deux parents, car ils avaient voulu le marier à une riche orc. Mais, qui aurait pu croire ces inepties… ?
Cependant, Taranis était l’un des rares humains non-esclave présent dans le fort et Héméra en avait plus qu’assez des sales trognes d’orcs ! Oui, c’était décidé, elle irait quérir cet ermite de Taranis !
Elle marcha jusqu’à la grande porte de bois sombre, puis marqua un temps d’arrêt. Ses doigts caressèrent lentement la poignée incurvée, avant de se refermer dessus. Convaincue du bien fondé de son expédition, elle bloqua sa respiration et abaissa la poignée.
« Oui ? grommela une voix ténébreuse et grave. »
Héméra se glaça.
Mais non pauvre idiote, se morigéna-t-elle ! Ne te défile pas maintenant !
Et elle s’avança vaillamment.
La pièce, de taille moyenne, respirait la fraîcheur.
Des tapisseries représentant toutes les nations –même les sharams, quelle ironie- étaient accrochées au murs. A part celles-ci, la pièce ne comportait aucune autre fioriture, aucun meuble en plus, juste un épais bureau d’ébène ainsi que trois chaises. Deux pour les visiteurs et une pour le général Taranis. Ce dernier était assit et occupé à compléter une haute pile de documents. Il portait un uniforme militaire des plus sobre, noir, seulement parsemé de ses insignes de général. Les sourcils froncés, il me fixait, un air béat sur le visage. Ses cheveux ternes coiffés en arrière, ses yeux vert mauvais, ses traits grossiers et ses sourcils fournis faisaient de lui un homme dur et antipathique.
« Qui es-tu ? »
Sa voix vibrait de colère non-contenue.
La jeune femme referma doucement la porte derrière elle, avant de saisir la chaise devant elle et de la placer sous la poignée de la porte.
Le général se leva, fulminant de rage.
« Comm…
-Bonjour mon général, minauda Héméra. Comment allez-vous ?
-Je vous jure, femme, que cette blague est de très mauvais goût, grinça-t-il en réponse. »
Il s’avança d’un pas ferme et, au moment où il allait s’emparer du bras de cette étrangère, elle esquiva. Ebahi, il souri. Enfin quelqu’un qui avait du cran. Enfin quelqu’un qui ne s’aplatissait pas et ne se taisait pas devant lui. Peut-être le craignait-elle mais au moins n’en montrait-elle rien.
« Je réitère ma question, reprit-il, plus doucement. Qui es-tu ? »
Héméra, avec étonnement, crut déceler une pointe de curiosité et d’approbation dans la voix de l’homme imposant qui lui faisait face. Bien plus robuste qu’elle, il la dépassait d’au moins deux têtes. Elle qui n’était pourtant pas si petite… Il fallait avouer que, lorsqu’il s’était approché d’elle, Héméra avait eu un moment d’hésitation face à sa carrure. Mais vu comme il avait radicalement changé de ton, elle ne regrettait pas d’avoir choisi d’esquiver plutôt que de se laisser faire.
Elle pensa que lui répondre franchement contribuerait à se le mettre dans la poche...
« Et bien, général, je suis Héméra Ortiz, une de vos… « esclaves »… »
Le général se figea.
Etait-ce… Mais oui ! Un lueur de malaise avait subrepticement fait surface dans ses yeux. Héméra était intriguée.
« Une esclave ?! s’étonna-t-il néanmoins. Que fais-tu ici alors ?
-Je me suis échappée, rétorqua posément la jeune femme, comme de juste.
-E… ECHAPPEE ? Mais, mais personne ne peut s’échapper du fort ! dégluti le général Taranis, bien moins imposant tout à coup.
-Jusqu’à preuve du contraire, général, je suis toujours à l’intérieur. »
Il prit un aire interloqué.
« Euh… oui, certes, mais je veux dire… Personne ne peut s’évader de sa cellule sans le consentement de son supérieur !
-Il faut croire que si… »
Le général se reprit.
« Si je comprends bien, tu t’es évadée d’une prison dont personne n’était jamais sorti sans permission et tu as réussi à venir jusqu’ici sans te faire prendre pour t’enfermer avec moi, c’est cela ? »
La jeune femme acquiesça.
« Pourquoi es-tu venue ici ?
-Et bien, il se trouve que, il y a à peine quelques heures, vos subalternes nous ont annoncé, à moi et à mes camarades sharams, que nous allions servir à anéantir pour de bon notre propre peuple ! Or, je voulais savoir si il n’y aurait pas moyen de… contourner cet ordre ? »
Héméra rit en tirant le poignard qu’elle avait volée à son geôlier de sa poche.
« Serais-je, mon général, obligée d’utiliser ce joujou ? minauda-t-elle en faisant la moue. »
Pour le plus grand étonnement de la sharam, Taranis baissa la tête en serrant les dents. Décidément, il était bizarre, le général du fort…
« Je connais cette loi Héméra Ortiz et, si cela ne tenait qu’à moi, elle serait annulée. Malheureusement, ce n’est pas de mon ressort. Cela vient d’en haut…
-D’en haut ? s’étonna Héméra. »
Il acquiesça.
Alors que la jeune fille allait reprendre, Taranis reprit ses esprits et releva la tête, de nouveau cet air mauvais sur le visage.
« Esclave, cracha-t-il. J’admire le courage dont tu as fait preuve pour venir jusqu’ici, aussi vais-je te laisser repartir dans ta cellule accompagnée d’un garde, bien entendu, mais tu ne subiras aucune sanction…
-Aucune sanction en plus de celles que l’on nous inflige quotidiennement vous voulez dire ? s’insurgea la sharam. »
Chaque jours, des orcs avides de plaisirs charnels ou de malmener une créature des plus charmantes s’adonnaient à leurs plaisirs macabres sur les prisonniers. Elle-même avait déjà été sujette à leurs envies déplacées. Mais elle, contrairement à ses frères de sang, ne s’était jamais laissée faire. Elle refusait sa capture. Certains sharams, les plus jeunes, avaient oubliés ce qu’étaient leurs vies du temps de leurs libertés et ne pouvaient donc pas avoir envie de retourner dehors, sur leurs terres ! Leurs vies étaient ce qu’elles étaient, ni plus ni moins.
Certains gardaient en mémoire leurs passés pourtant. Mais ces derniers, trop peureux pour tenter quoi que ce soit refusaient de s’enfuir avec elle. Elle leur avait déjà fait part de son projet, mais ils s’étaient contentés de détourner le regard pauvrement et de reprendre leurs entraînement de lutte du matin.
Ce qui avait le don de la rendre hors d’elle, c’était que la majorité avait prit goût aux massacres. Ils aimaient prendre des vies. Parfois, à l’issue d’un entraînement, un orc leur apportait les quelques mercenaires qu’il avait trouvé, errant autour du fort, et leur ordonnait de les tuer. Certains de ses camarades prenaient plaisir à effectuer cette boucherie qui la faisait vomir. Mais, elle-même, j’avais changé. A son arrivée ici, tuer lui était impossible. Au fur et à mesure du temps, cependant, elle se surprit à se dire que, si elle devait tuer des gens qui le méritaient, cela ne lui poserait sûrement aucun soucis…
Jamais Héméra n'avait oublié cette nuit où elle était devenue une esclave à la solde des orcs. Alors que sa famille et elle passaient à table, ils avaient entendu des cris gutturaux résonner à travers la forêt. Immédiatement à la fenêtre, son père avait blêmit. Il l'avait attrapée par le bras tellement fort qu'elle n'avait craint qu'il se casse. Terrifié, il leur avait dit :
"C'est la fin."
Tous le monde avait compris.
Depuis quelques jours, les orcs avaient envahi l'Est de notre territoire et ravageaient tout sur leur passage. Ils épargnaient les familles qui leurs donnaient leurs fils ou leurs filles afin qu'ils deviennent des esclaves. Voilà d'ailleurs un des éléments de persuasion que les créatures barbares avaient trouvés. Si les esclaves ne leurs obéissaient pas, leurs familles seraient décimées.
Le grand-père d'Héméra avait prestement éteint les lumières et fermé les rideaux, mais il était trop tard. La porte s'effondra avec un grand fracas qui résonna longtemps dans la petite maison silencieuse.
Ses parents avaient refusé catégoriquement de la laisser partir et sa mère l'avait serrée fermement dans ses bras. Les orcs avaient soudain perdu patiente et brandi leurs haches.
Le premier coup avait cueilli son père dans le thorax. Il s'effondra et Héméra se souvenait avoir écarquillé les yeux tellement fort que ses oreilles avaient reculées. Puis étaient venu le tour de son grand-père, et enfin, de sa mère. Héméra s'était effondrée de chagrin et n'avait que peu de souvenir de ce qui se passa ensuite.
« Effectivement, grommela le général, penaud. »
Il retira la chaise de sous la poignée, ouvrit la porte et appela un garde.

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MessageSujet: Re: Les Sept Royaumes (Prologue)   Jeu 20 Oct 2016 - 11:59

Chapitre 2 : La fuite

L’orc que le général avait appelé l’attendait dans le couloir. Stoïque, il la regarda s’approcher, sans ciller. Son visage hideux et dur était, comme ceux de tous ses semblables, strié de crevasses légèrement verdâtres. Une grimace perpétuelle révélait d’immenses dents faisant froid dans le dos qui se rapprochaient d’ailleurs plus des crocs.
Imposant dans son armure de cuir, il arborait deux haches, solidement fixées dans son dos.
De nature belliqueuse, les orcs, contrairement aux autres guerriers, ne supportaient pas la vulnérabilité. Lorsqu’ils partaient en guerre, ils n’emportaient jamais d’armures de métal, car les blessures et les cicatrices constellant leurs corps étaient gage de force et de courage. Plus un orc était important et plus il possédait de cicatrice.
Leurs armes de prédilection demeurait la hache car c’était celle qui faisait le plus de dégât, causait le plus de douleur et tranchait le mieux les corps. Enfin, c’était aussi la plus lourde. Encore un moyen de se faire valoir !
Héméra s’avança jusqu’à la créature qui l’attendait.
« Passe devant moi, abjecte humaine ! Lui intima l’orc.
-Oh ! releva Héméra, ironique. Vous connaissez la signification d’abjecte ? Epatant ! »
L’orc se retourna lentement, la mâchoire crispée.
« Humaine. »
Son ton était grave, sourd.
« Me prendrais-tu pour un idiot ?
-Moi ? M’indignais-je. Absolument pas mon brave. Seulement pour un orc voyons ! »
Susceptible de nature, je savais bien qu’aucun membre de son espèce n’aurait laissé passer une telle injure envers son peuple de barbare.
Je dois avouer que celui-ci, par contre, ne se jeta pas sur moi. Il se contint tant bien que mal.
« Tais-toi, humaine ! Moi, Qürol, fils de Sadamik, n’aime pas du tout ce que tu insinues !
-Le fait de mélanger première personne et deuxième lorsque l’on parle est totalement stupide. »
La, malheureusement, il ne tint plus.
Il se rua sur moi et me saisi par le bras. Je n’avais pas esquivé, ni esquissé le moindre geste.
« Haaaa ! Rugit-il. Tu commences à m’énerver sale catin d’humaine !... »
Il réfléchi un instant, sans pour autant desserrer sa poigne de fer. Je sentais mon sang s’arrêter au niveau de mon épaule et mon avant-bras commencer à s’engourdir.

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MessageSujet: Re: Les Sept Royaumes (Prologue)   Lun 28 Nov 2016 - 15:02

Pour Salut :

Alors, sans lui laisser le temps de réagir, je lui attrapais le bras qui enserrait le mien, mis un pied en travers de ses jambes et exerçais une forte poussée vers l’avant. L’orc valsa dans les airs, hagard, avant de heurter le sol en un bruit sourd.
La force physique qu’il m’avait fallu pour arriver par le plafond et celle que je venais d’utiliser combinées entraînèrent une vive douleur dans mon épaule. Je grimaçais en remuant mon bras et m’accroupis auprès de l’orc, toujours étendu au sol, inconscient.
J’attrapais sa lourde hache à deux mains et me relevais.

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