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 L'Antre du Loup [Policier]

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Mango
Mouais, moi, je m'y connais déjà pas mal


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Date d'inscription : 19/02/2016

MessageSujet: L'Antre du Loup [Policier]   Mer 11 Jan 2017 - 21:42

Bonsoir a tous et bonne année, meilleurs vœux.

Au commencement il y avait "Tendre mois de mars" puis une version amélioré appelée "Jusant" , voici donc la troisième refonte majeure de ce texte, cette fois j'ai décidé de suivre mon idée de base,sans rien modifier,sans rien changer,j'aimerais avoir votre opinion dessus, l'action se passe dans le même univers que les deux premiers. J'aimerais avoir votre avis.

Le Loup y est , il va te manger. ;D


Le ciel était d'un bleu azur. Un grand et puissant soleil impérial diffusait une chaleur anormalement élevée pour un début d'année.

Le sol était recouvert de détritus, de déjections canines et d'autres souillures.

Sur la droite, au milieu du trottoir se trouver un gros tas d'ordures pourrissantes, et rependant dans l'air une odeur fétide et pestilentielle, les éboueurs ne passaient plus en ce lieu depuis des lustres.

La jeune femme fit la grimace et se racla la gorge.

Derrière elle, en direction du lointain, le pôle pétrochimique, jadis majestueux était désormais passablement délabré et répugnant, déversé sa fumer mortelle au travers de ses hautes cheminées.

Charlène continua d'avancer dans cette rue. Son délicat visage au traits fin et harmonieux fut marqué d'une grimace. Voilà prés de vingt minutes qu'elle marchait dans ce sinistre lieu. Son chemisier blanc, mettant en valeur sa petite poitrine accusée de larges auréoles sous ses aisselles . Maudite chaleur ! Ville pourris ! .

Ses chaussures a talons la faisait beaucoup souffrir et a présent, elle boitait légèrement. Elle aurait vendu mère et père pour avoir une bonne paire de tongs. La jeune femme aimait être pieds nus, et avait du annulée son rendez-vous chez l'esthéticienne. Autour de son cou, accrocher à une fine et belle chaîne en argent, se trouver un élégant et discret pendentif en forme de Papillon,offert par son amoureux.

D'apparence fine, petite de taille, elle semblait illuminée le paysage par sa présence. Passant devant un long mur d'ou la peinture se détacher,parsemer de trous laissant visible l'armature et couvert de moisissure.

Femme discrète et posée, mais volontaire et énergique, elle avait brillé lors de son cursus scolaire puis universitaire. Douée de grandes compétences dans le milieu de la comptabilité, de la finance, du management et de la gestion, elle était depuis quelques années une cadre d'entreprise appréciée de ses pairs pour son dynamisme et son sérieux.

Toutefois, l'appât du gain, la course en avant et le désir de réussite l'avait poussé à prendre activement part à des opérations douteuses, le plus souvent a l'étranger en compagnie d'hommes d'affaires étranges et peu fréquentables, dénuer de scrupules, aux méthodes musclés et aux visages patibulaires. Elle trouver cela agréable et très exaltant. Cela avait permis de mettre sa famille à l'abri du besoin et d'acheter un beau pavillon.

Tout en marchant, elle repoussa les mèches de cheveux qui lui tombaient sur le visage. Charlène aimait ses longs cheveux châtains, se levant tous les jours à quatre-heures du matin pour en prendre soin.

Elle était venue dans cette ville insalubre pour rencontrer Gaspard Vrongeinstein. À la pensée de cet individu, le petit femme eu un haut le cœur. Ventripotent, le regard mauvais, sont visage était marquer d'une grande cicatrice sur la joue droite, et d'une grande brulure sur la joue gauche. Elle l'avait rencontré lors de l'opération Ablandat à Panama. Cet homme était en permanence accompagnée de quatre individus dont un noir et un asiatique portante chemise blanche, costume noir et cravate rouge.Tous habillé de la même manière, ils s'étaient mis en ligne, un genou a terre, la tête baissée et la main sur le cœur lorsque l'homme était sorti de sa grande automobile. Elle n'avait pas compris pourquoi. Ils semblaient démesurément respectueux à son égard, dévoué a sa personne. Très curieux !

Elle alluma calmement une cigarette, ce qui eut pour effet de réduire son irritation et son malaise. Sa bague de fiançailles la gênait fortement, ses doigts avait légèrement enflée.

Finalement, elle arriva à destination. Une voiture était garée devant un portail blanc. Elle fut frappée par la nature du véhicule. Une voiture de sport. Basse et a la carrosserie noire parsemée de vert pomme. L'ostentatoire et tapageuse automobile semblait fortement entretenue et impeccable. Lentement, la jeune femme s'approcha et vérifia son rouge à lèvre rose bonbon dans le rétroviseur. Malgré la chaleur,ça avait l'air d'aller. Elle ne put retenir un petit rire.

Il faut être fou pour laisser une voiture de ce genre dans un quartier comme ça dehors sans surveillance pensait elle.

Ce que Charlène ignorait était que quiconque s'en prendrait à cet engin ne verrait pas le soleil se coucher à l'horizon, ni l'aube du jours suivant.

Elle écrasa sa cigarette et ouvrit le portail blanc qu'elle referma ensuite. Elle ouvrit le portail et entra à l'intérieur de la cour. Le jardin était, propre bien entretenus et hétéroclite, il tranchait avec le reste de quartier et de la ville.

Arrivant devant une imposante porte faite d'un bois qui semblait travaillé a la main, la demoiselle arrangea sa coiffure et redressa son pendatif et s'épongea rapidement le visage. Rapidement, elle sonna. Mais personne ne se manifesta. Intriguée, elle sonna à nouveau. Mais cela resta encore sans suite. Un agacement soudain s'empara de la jeune femme. Quand on sonne, le minimum est d'ouvrir au gens ! Après quoi, elle frappa à la porte. Toujours rien. Elle tourna ensuite la poignet et pénétra à l'intérieur, refermant après elle. L'intérieur était plongé dans la pénombre.

Charlène remarqua que le sol était recouvert de marbre, ce dernier avait était posé de manière approximative et imparfaite, mais il semblait de très grande qualité. Quelque chose accroché au mur attira son attention. Elle s'approcha et observa plus en détail. Une grande photo était encadrée. Il s'agissait de la photo d'une femme. Elle semblait à peu près du même age qu'elle, et était drapée dans une étrange robe faite de dentelles. Un sourire carnassier se trouver sur son visage, ses yeux noisette étaient malicieux et autour de son front se trouver un bandana blanc portant trois grosses pierres précieuses rouges, sans doute des rubis. Tout cher cette femme transpirait l'arrogance et la suffisance. Charlène sourit. C'était joli et original.

- C'est Soraya ma petite sœur n'est-elle pas plus que belle ? Dit une voix forte, a la fois grave et appuyé, mais douce et amicale.

La nouvelle venue sursauta, totalement surprise Charlène se retourna et vit un homme. L'inconnu se rapprocha et lui mit les mains sur les épaules

-Pardon, je ne voulais pas vous te faire peur.

En retirant ses mains, l'homme lui caressa doucement le bas des cheveux, cela la rassura. Elle fut frappée par l'accent terriblement présent, roulant les r dans la voix de cette personne.

L'homme alluma la lumière ce qui permit a la jeune femme de mieux l'observer. Il semblait avoir entre trente-cinq et quarante ans. L'homme était grand, a la musculature développée, large d'épaule et solidement charpenté. Ses cheveux étaient à la croiser de trois couleurs, le brun, le châtain et le roux. Son visage portait cette vulgarité caractéristique des hommes des pays de l'est, transpirant la violence, et la luxure de tout son être. Le nez fort, l'expression du visage naturellement dure, ses yeux noisette semblait brillé de mille feux. La virilité poussée a son paroxysme, le charisme, plus brûlant qu'une après-midi de juillet et plus ténébreux qu'une ballade en forêt une nuit de novembre, sans étoile ni lune.

Il portait une chemise blanche à manche courte à moitié ouverte et un pantalon noir. La jeune femme fut choquée par les cicatrices qu'avait cet homme. Longues, larges profondes et épaisses, elles s'entrelaçaient sur ses deux bras. Par les boutons laisser ouvert d'autres marques était visibles, ainsi que d'anciennes traces de brûlures et de blessures. Ses grandes mains portaient une grosse bague en or au majeur droit

Charlène était incapable de le quitter des yeux.

Putain lui c'est pas un comptable ni un fleuriste penser la jeune femme admirative

La jeune femme ne savait pas qu'elle avait affaire au loup du Caucase, au canidé de Tchétchénie.

Rapidement, elle reprit ses esprits.

-Bonjour. On m'a dit de venir ici pour voir Monsieur Vrongenstein, qui est te vous ?

- Elimkhan Mazarbaeif , et toi ma chérie ? Dit l'homme de sa voix rauque.

Ma chérie ? Pour qui il se prend celui-là ? Songea Charlène avec agacement

- Je m'appelle Charlène Dorringua ,je suis venu pour voir Gaspard ou est-il ?

Ignorant sa question, l'homme montra le canapé dans le salon du doigt.

-Aller vient, on va s'asseoir.

D'un pat incertain la demoiselle le suivit et s'assit sur le cuir confortable du canapé. Elle tourna la tête vers le Loup qui la regardé avec douceur. Il y avait quelque chose d'étrange cher cette personne se disait la jeune femme. Quelque chose a la fois de beau et d'abominable, d'attirant et de terrifiant, de plaisant et d'atroce. Le Mal. Cet homme suintait le

-Alors tu connais le maître...

Elle fut amusée, Maitre ? Ce gros porc est un maître ? Pensa-t-elle

- Oui est ou est-il votre ... Euh... Maitre (elle mit l'emphase sur le mot maître)

Le Loup ne répondit rien. Et se contenta de regarder la jeune femme. De l'irritation et un début de colère apparus cher Charlène. Il faisait exprès d'ignorer ses questions, cela aller devenir compliqué.

- J'ai travaillé avec votre maître lors de l'opération Ablandat au Panama, et j'ai moi-même investis de ma poche une part des fonds ayant servis a la première phase du projet,ca doit être de l'ordre de dix mille euros...

La demoiselle fit une pause puis repris.

-Cela fait déjà plus de six mois et je n'ai pas eu de retour, je veut donc le rencontrer pour être remboursé.

Le Mercenaire alluma une cigarette et la tendit à la jeune femme qui l'accepta timidement puis il dit :

- Tu as était sur Ablandat ?

- Oui, et j'ai aussi croisé votre Patron sur Skrenden,Bloonvert, Kwetseen et Histarant.

La jeune femme tira ensuite sur la cigarette.

Elimkhan se redressa un peu

- J'étais mois aussi sur Histarant. En ce moment, mes Camarades et moi, nous travaillons sur le Projet Jusant. Histarant, c'est sa phase de préparation.

- Jusant ? Monsieur Vrongeinstein ne ma rien dit a ce sujet, c'est quoi ça ?

Pour toute réponse, le mercenaire tripota du bout des doigts la boucle d'oreille de Charlène

-Je veux voir votre patron, il me doit de l'argent, vous ne voulez pas me dire ou il est ?! Le ton de la voix de la petite femme était devenue plus ferme, plus dur, laissant apparaitre son agacement et son irritation qui allait devenir de la colère.

-Je vais te rendre cet argent, j'en ai ;ce n'est pas un problème, on ne va pas déranger le maître pour ca.

Charlène fut surprise par les dernières paroles de l'inconnue, très gênée et limite outrée.

-Non-non, vous n'avez pas à me rendre quelque chose que vous ne me devez pas, il s'agit de la dette de votre patron, pas la vôtre, vous n'allez pas payer pour votre maître, il habite cette ville ?

L'homme sourit ce qui dévoila sa dentition a l'hygiène douteuse et posa sa grosse main sur celle de la demoiselle :

-Tu veux boire quelque chose ? Lui proposa-t-il sur un ton amical

-Pourquoi pas lui répondis Charlene.

L'homme se leva et se rendit dans la cuisine. Charlène posa son sac à main à la place ou était le Loup puis écrasa la cigarette dans le Cendrier. Elle s'enfonça dans le canapé et se mit à réfléchir. Son beau visage était désormais marqué par la lassitude et la contrariété. Le loup ne dirait rien, il continuera à couvrir son maître et elle n'aura jamais ce qu'il lui doit. L'exaspération s'empara d'elle et la colère envahit sont esprit, se rependant dans tout son être. Le beau visage de Charléne était désormais rouge de colère. Elle retira ses chaussures à talons et rejoignit le solide gaillard dans la cuisine.

Elimkhan était en train de remplir deux grands verres de cristal avec des glaçons puis ouvrit une bouteille de Jack Daniels et versa le breuvage dans ces derniers. Charlène s'approcha et s'appuya sur la table de la cuisine. Le regard chargé d'agressivité et le visage renfrogné.

-Pourquoi vous ne voulez pas me dire ou je peux trouver le maître ?

L'homme posa le verre devant la jeune femme.

-Mon maître ne traite pas directement avec les personnes comme toi en dehors des opérations.
La jeune femme inspira. Elle comprit qu'elle n'en tirerait rien.

-D'accord dit Charlène.

-Quoi ?

La Demoiselle se racla la gorge

-J'accepte que ce soit vous qui remboursiez pour votre maître, mais pas de chèque.

L'agressivité avait gagné la voix de la jeune femme

Le loup rangea la bouteille puis dit :

-En liquide alors, ce n'est pas un problème.

La petite dame toisa le mercenaire et le regarda droit dans les yeux

-Ni en chèque, ni en liquide.

Les mots avaient étaient prononcé lentement, avec beaucoup de fermeté... En temps normal n'importe qui s'adressant de cette manière au loup du Caucase aurait connu une mort violente. Mais Elimkhan était à ce moment l'a véritablement épaté, plein d'admiration, d'amusement et un désir charnel qui commençait à poindre.

Elle ne voulait ni plus ni moins que le remboursement soit fait en nature. La petite femme voulait qu'il donne de sa personne. Qu'il lui fasse l'amour pour effacer la dette de son maître.

Elmkhan se rapprocha de Charlène se collant presque a elle. L'expression sur son visage n'avait pas changé et elle secoua la tête en forte de oui. Le loup du Caucase passa sont bras dans le dos de la Demoiselle et la tira délicatement vers lui. Ils se mirent alors à s'embrasser de manière forte, puissante et particulièrement goulue.

L'homme se mit à serrer fortement les épaules de la comptable... La colère de cette dernière commençait a décroitre et elle posa ses mains sur les hanches du beau mercenaire.

À l'extérieur des oiseaux dans le jardin, remplissaient l'air d'un cœur de chants et de cris... L'un d'eux se posa sur le rétroviseur de l'automobile...
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