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 Petit extrait d'une de mes nouvelles ^^

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Iroh21
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Date d'inscription : 06/02/2017

MessageSujet: Petit extrait d'une de mes nouvelles ^^   Lun 6 Fév 2017 - 23:02

L'esprit démuni de toutes pensées et l'âme placide, je marchais, éperdu, le long d'un chemin de terre où la vie semblait malheureusement avoir disparu. Cette route traversait une vaste plaine sauvage et enneigée, elle même encerclée par de majestueux et haut pins noir dont les sommets s'évanouissaient dans la brume sombre des nuages. C'était une de ces journées d'Hiver froide et grise habituelles où le vent se faufilait soigneusement entre les couches de vêtements, du cou aux chevilles, tel un serpent, et prenait malin plaisir à vous mordre jusqu'à vous glacer l'âme. Mon corps tremblant ; Mes joues pétrifiés ; Mon nez crispé et coulant : rien n'excusait une pause à mes yeux. Rien ne justifiait de s'arrêter, de reprendre son souffle ou même de s'accorder un peu de chaleur. Car l'ombre de la mort me suivait au pas. Et je me répétais à voix basse : «Marche ou meurt ».
Certes, le voyage que j’entrepris ne serait pas de tout repos. Car la survie a un prix. Mes articulations commençaient de plus en plus à me faire mal. Je ne sais pas depuis combien de temps je marchais. Je ne sais même plus d'où je venais. Seul un arrière-goût d'injustice et d'impuissance pesaient sur mon âme. L'hiver efface les bons souvenirs, comme il efface cet espoir de revoir un jour l'astre qui illuminait autrefois nos journées. Et Il était clair qu'il ne resterait bientôt de moi qu'une statue de glace, celle d'un être oublié de tous ; esseulé dans l'obscurité de la nuit, au milieu de tempêtes ravageuses et de blizzards destructeur qui chercherait à effacer jusqu'à toute trace de mon existence.
Mon cœur me disait de ne surtout pas m'arrêter. Mais, en se serrant soudainement dans ma poitrine il m'y obligeait. Haletant bruyamment de plus en plus de vapeur et la main sur la poitrine, je ralentissait mon pas. Ma pupille du coin de l’œil, à la recherche du moindre secours, ne cessait d'observer ces vieilles maisons, abandonnées, qui patientaient au milieux de marais à l'odeur nauséabondes, se figeant dans le décor, comme espérant voir un visiteur leur tenir compagnie. Mais derrière ces murs à moitiés effondrés se cachait des démons qui ne voulaient que vous voir périr.
Pris d'une quinte de toux, je m'arrêta sur place quelques instants, les mains sur les genoux et le regard immobile en direction du sol, sur lequel était répandu des bouts d'os givrés. J’essayai de reprendre mon souffle tant bien que mal. Puis lorsque je fus prêt, mes lèvres craquelés et saignantes se remirent à bouger et prononcèrent d'une voix rauque : « Allez, encore un peu ! » .
L'air glacial de la campagne ne cessait de s'abattre sur moi et mon état me fit très vite comprendre que je ne pouvait plus continuer dans ces conditions. Je me décida alors à aller vers la plus proches de ces maison. Je sortis du chemin de terre et partit m'enfoncer dans un marais un peu plus bas qui me séparait de l'endroit où je comptais maintenant passer la nuit.
Cette aventure était une folie. À peine entré dans ce bassin vaseux, froid, je me vis encerclé par des hautes herbes qui, entraînées par des incessantes rafales de vents, me fouettaient de tout part. J'eus l'impression de me retrouver au milieu d'une milice impitoyable, qui ne cherchait qu'à me battre à mort. Je ne voyais que des ombres qui me lacéraient le visage à chaque coup de vent. Je plaça mes bras au niveau de ma tête pour me protéger au mieux puis je tenta de traverser ce tourment au plus vite. Mais l'eau s'agitait de la même manière que les assassins qui la peuplait. À présent elle montait jusqu'à ma taille. Et la boue au fond commençait à remplir mes bottes et anesthésiait mes pieds déjà si engourdis. Par chance, il m'arrivais de tomber sur des lieux où la végétation diminuait. C'est alors que je pouvais apercevoir au loin mon but qui me permettrait de rester encore un peu en vie si seulement je l'atteignais. C'est au bout de la moitié du chemin que je compris à quel point l'espoir sur lequel reposait ma vie était bien plus loin que je ne le pensais. Mais heureusement, pas assez pour que le brouillard qui s'imposait en maître à l'horizon, puisse en sournois prédateur l'avaler. C'est ensuite de la manière la plus hasardeuse possible, après avoir reçus un ultime coup de fouet, que mon pied glissa dans une fosse béante. Après m'être sentis brutalement tomber en avant, ma tête heurta violemment l'eau. Je me vois encore couler vers les ténèbres. Vers le fond de ces eaux mystérieuses. Ces bulles qui s'échappent de mes narines et nagent jusqu'à la surface. Ce voile qui se déposa avec douceur sur mon visage et me donnait sommeil. À ce moment, la douleur que provoquaient mes plaies s’apaisèrent et l'eau froide m'était devenu indifférente. Puis, mes yeux, fatigués d'essayer en vain de voir de la beauté en un monde où la lumière n'a plus sa place, se fermèrent et laissèrent place à un vide reposant. Je me revoyais, en fou, sauter dans ce labyrinthe meurtrier. Je me revoyais marcher au milieu de cette prairie sans vie, où dans chaque recoins, Des squelettes recouverts de suie jonchaient le sol. Inertes. La mâchoire hurlant de douleur et de désespoir. Les orbites pleurant des larmes de sang. Je les sentais sous mes pieds. Je ressentais leur présence. Je ressentais leur souffrance à jamais piégées dans cet immense cimetière brumeux. Leur cris ne s'estomperont jamais, car à jamais portés par des mistrals fatigués du fardeau qu'ils ont à portés, ils retentiront éternellement et tourmenteront quiconque s'approchera de cette terre maudite.
Je n'ai aucune idée de la manière dont j'ai pu tomber sur un endroit si périlleux. Et dépourvu de ne serait-ce qu'une once d'espoir, depuis mon départ, je n'avais aucune idée d'où je pouvais bien aller. Ma venue en cette contrée n'était que le fruit d'un concours de circonstance. Qui aurait pu me dire quel droit chemin prendre ? Seul le destin pouvait me le révéler. Mais il n'a jamais été vraiment avenant envers l'homme. L'unique rôle qui lui fut attribué depuis la nuit des temps fut d'être le spectateur de nos actes. En toute conscience des conséquences qu’entraîneront chacun de nos choix. Et derrière son miroir qui le dissimule aux yeux des mortels, il nous regarde. À chaque fois surpris ou peut-être simplement attristé des mauvaises décisions que l'on s'obstine à prendre. Même s'il a toute conscience du futur.
Et inconsciemment, nous, pauvre pantins du malheur, nous ressentons cette chose que l'on nomme intuition et qui d'une façon très étonnante, permet à notre cœur de voir à travers son miroir. Alors, certains jours, on le voit froncer des sourcils. Et d'autre jours, on lit sur son visage : « Est tu réellement conscient de ce que tu entreprends ? ».
Ce dont je suis le plus sur est qu'il faut être soit complètement fou, soit totalement désespéré pour ne pas prendre en considération une tel mise en garde.
Aurais-je donc fait preuve de folie en cherchant à rester en vie par tous les moyens ? Ou me serais-je donc jeté dans ma propre tombe, par total désespoir ?
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Djevelen
Apprentie Marchombre
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MessageSujet: Re: Petit extrait d'une de mes nouvelles ^^   Mar 7 Fév 2017 - 10:15

Salut Iroh21 ! Alors, je ne suis ni modératrice ni admin, mais je vais t'informer à leur place. Tu peux poster tes nouvelles, mais il faut que tu le fasses dans l'espace adéquat. Par exemple, il faut que tu ailles dans la rubrique galerie et ensuite dans le thème de ton choix. Il faudra que tu crées un espace de commentaire... Désolé si cela te paraît difficile !

P-S : N'oublies pas de venir te présenter avant pour que l'on te connaisse tous ! Cool

_________________
Il existe une heure morte dans la nuit, l'heure la plus froide, la plus noire, celle où le monde a oublié le soir et où l'aube n'est pas encore une promesse, une heure où il est beaucoup trop tôt pour se lever mais si tard que se coucher n'a plus guère d'intérêt.
Anonyme.
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Iroh21
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MessageSujet: Re: Petit extrait d'une de mes nouvelles ^^   Mar 7 Fév 2017 - 11:08

Ah d'accord ! Merci beaucoup Smile
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Ametis
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Date d'inscription : 05/10/2016

MessageSujet: Re: Petit extrait d'une de mes nouvelles ^^   Lun 13 Fév 2017 - 18:07

Je me permets de déplacer ton sujet au bon endroit (textes contemporains, il me semble) !
Si tu veux qu'on te donne des conseils et des avis il est IMPERATIF que tu créé une section "commentaires", sinon tu n'aura aucun retour, ce serait dommage...

Et pour qu'on ai envie de venir lire ton texte, comme dit Djevelen, passe te présenter dans la section "présentation des membres", le fait de te connaître un peu mieux nous motivera Wink

Tu as l'air d'avoir un TRES beau style d'écriture, j'ai hâte de te lire davantage !! Smile

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Some people live more in twenty years than others do in eighty. It's not the time that matters, it's the person.


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