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 La règlementation

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Alexia
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Date d'inscription : 22/05/2017

MessageSujet: La règlementation   Mer 24 Mai 2017 - 15:32

Bonjour,

Tout d'abord désolée d'avoir posé ça là, je ne savais vraiment pas où le mettre ailleurs ...

Je voudrais avoir, si possible, quelques conseils concernant ce début de texte. Si il vous en faut un peu plus, pas de soucis, j'ai la suite pour vous faire une idée ! ^^ Merci par avance pour vos conseils, et bonne lecture.

PS: n'hésitez pas à me contacter par mp si besoin est.

Chapitre 1 :
« Nous devons faire quelque chose ! Nous ne pouvons pas laisser cette surpopulation ruiner nos ressources et risquer notre mort à tous !
-Oui, nous devons agir, mais que faire ? Nous ne pouvons rien contre ce phénomène. Nous ne pouvons pas empêcher les gens d'avoir des enfants, ce serait beaucoup trop difficile ! Regardez ce qu'il se passe en Chine ! Des enfants naissent mais restent cachés aux yeux de tous, ça ne nous aidera pas.
-Hum. Intéressant.
-Qu'y a t-il, monsieur le président ? Demanda son associé, à quoi pensez-vous ?
-Nous ne pouvons pas interdire aux gens d'avoir des enfants, c'est une certitude, mais nous pourrions contrôler les naissances.
-Contrôler les naissances ? Qu'entendez vous par là ? Demanda le premier ministre.
-Il nous suffirait de créer un sérum que nous injecterions dans les veines de toutes les femmes. Celui-ci les feraient toutes accoucher le même jour. Ainsi, le jour J, nous pourrions instaurer un quota, suivant les événements de l'année, et tuer tous les nourrissons qui naîtraient une fois ce quota dépassé.
-C'est une excellente idée, si l'on omet son côté quelque peu cruel … murmura l'associer.
-Je suis d'accord avec vous, c'est une chose cruelle, mais essayons de faire passer la pilule en disant que ce sera pour le bien de tous ! Tout se passera bien, vous verrez.
C'est une partie de la discussion qu'eurent nos ancêtres lorsqu'ils durent prendre une décision concernant le sort de leur descendance. Ces hommes subirent plusieurs guerres et famines il y a de cela plus de 300 ans. Le sérum dont ils parlaient coule aujourd’hui dans les veines de toutes les femmes du pays. Il nous empêche de tomber enceinte plus de 9 mois et moins de 7 mois avant le 12 Juin, qui est notre date de naissance à tous. Mais, dans ce monde d’égalité, j’ai trouvé le moyen d’être différente. La femme qui a accouché ma mère décida de me laisser vivre, alors que j’étais le nourrisson de trop, celui qui aurait dû être tué.
Dans notre société il n'y a pas de place pour la différence. La différence les empêchent de nous contrôler, elle nous rend plus forts. Lorsque j'avais 10 ans, ma mère m'a jugée en âge de comprendre ce qu'il m'arrivait. Elle m'a alors expliqué qu'a notre naissance, les sages femmes nous inscrivent dans un ordinateur, qu'elles entrent notre nom, notre sexe, ainsi que l'heure à laquelle nous sommes nés, ceci leur permet de savoir si le quota a été atteint avant notre naissance, ou non. La sage femme qui l'a accouchée à mentit sur l'heure de ma naissance, ainsi elle n'a pas eu à m'ôter la vie, après me l'avoir donnée.

-Tu sais ma chérie, c'est quelque chose de très grave, et jamais tu ne devras le révéler, sous aucun prétexte, c'est compris ?
C'était ses mots. Elle ne m'a jamais dis pourquoi elle avait tenu à m'en faire confidence, mais je pense qu'elle voulait avoir bonne conscience.
-Je lui serais toujours reconnaissante, et tu devrais l'être aussi. Elle a risqué sa vie pour toi, pour que tu puisses vivre. Je ne sais pas ce qui l'a poussée à faire ça pour nous, mais si un jour l'occasion s'en présente, je lui rendrais la pareille. Si quelqu'un venait à apprendre que ceci à pu se produire, qu'elle t'a sauvé la vie, vous serez tuées, toutes les deux. Le gouvernement ne peut tolérer de telles choses. Ça ne s'est jamais produit et ça ne devrait, a leurs yeux, jamais se produire. Ça les empêcherait de nous contrôler, tu comprends ?
Tout le monde a peur de nos chefs, mais ce dont ils ont encore plus peur, c'est de ce qu'ils peuvent leur faire subir. S'ils apprenaient que je suis une enfant née en dehors du quota, ils m'exécuteraient sur le champ, il exécuterait la femme qui m'a mise au monde, ainsi que ma mère, pour ne pas l'avoir fait à sa place.
Mon réveil se met à sonner. Il va falloir que je me lève. Je n'ai pas spécialement envie d'aller en cours, même si je sais que je vais retrouver tous mes amis. Mais je n'ai pas le choix.
« Lizon ! Le petit déjeuné est prêt !! »
C’est la voix de ma mère qui résonne dans toute la maison. Je descends les escaliers le plus vite possible, et arrive dans la cuisine où flotte une délicieuse odeur de pancakes . Je m’assois à table, en face de mon père, et déguste ce délicieux petit déjeuné. Personne ne parle. Nous sommes le 12 Juin, ce qui veut dire qu’un grand nombre d’êtres innocents va encore mourir aujourd’hui. Personne ne peut être content de ça. Cette journée est dans le cœur de tous les habitants du pays un jour de deuil. Il est plus vu comme le jour le plus triste de l'année que comme le jour de notre anniversaire. Je regarde ma montre, et me rends compte que si je ne me dépêche pas, je vais être en retard au lycée. Je monte dans ma chambre, récupère mon sac, embrasse mes parents, et sort de la maison. Mon car n’arrive que quelques minutes plus tard. J’y retrouve Stella, ma meilleure amie.
Ma première heure de cours aujourd’hui est avec M. Reynolds, un professeur plutôt apprécié de ses élèves, dont les cours sont essentiellement centrés sur l’actualité de notre pays. Comme à son habitude, il commence son cours en nous rappelant les mots qui ont été prononcés par le président de la république, lorsqu’il a annoncé aux habitants de ce pays, il y a de cela de nombreuses années, ce qui allait être mis en place « pour le bien de tous ». Nous enchaînons avec un exercice censé nous montrer les bienfaits de cette loi. Nous devons lire un texte très peu objectif puis répondre à une série de questions, censées nous mener à la conclusion que cette loi ne peut être que bénéfique. Lorsque le professeur passe au dessus de ma copie et lit mes réponses, je vois sur l'expression de son visage, qu'il est d'accord avec moi, et que nos deux esprits s'accordent pour dire que cette loi est tout sauf une bonne idée. Bien entendu, il ne peut pas le dire, ainsi, il se contente de passer à une autre copie.

Ma matinée est terminée. Je rentre chez moi. Bien entendu, ma mère n’est pas là, elle travaille, elle est avocate. Mon père, lui, est médecin, il a un cabinet dans le village, il n’est donc pas à la maison non plus. Je suis seule. Je monte dans ma chambre, prépare mon sac pour tout à l’heure, et me dirige vers la cuisine où un plat préparé ce matin par maman m’attend. Je reprends les cours à 13 heures cet après-midi, je partirais vers 12 heures 30 et rejoindrai Stella, comme a notre habitude.
Stella et moi sommes amies depuis le jardin d’enfance. Lorsque je n’avais que deux ans, alors que l’école me refusait, mes parents, qui travaillent beaucoup, décidèrent de m’inscrire à la crèche. Je me souviens du premier jour que j'y ai passé. Maman m’avait déposée dans une piscine pleine de balles de toutes les couleurs. Elle n’était pas très profonde, je pouvais m’asseoir au fond. Il y avait une légère odeur de plastique. Plein d’enfants jouaient dans la piscine, mais aucun ne faisait attention à moi, sauf ... Cette jolie petite fille dont les cheveux étaient de la couleur du soleil. Elle avait l’air d’avoir mon âge. Elle s’approcha de moi, doucement, et me tendit la main, comme pour que je la suive, que je joue avec elle. J’attrapais sa main, elle m’aidais à me relever, et m’entraînais vers le toboggan bleu qui se plongeait jusqu'au milieu des balles. Le soir, quand ma mère était venue me chercher, je lui contait tout bas ma première journée avec ma future grande amie. Nos mères apprirent à se connaître .Notre amitié se poursuivie à l’école primaire, au collège, et continue désormais au lycée. Ma mère me dit souvent qu’une amitié comme la notre c’est assez rare, et qu’elle a des chances de nous suivre tout au long de notre vie.
Le son du micro-ondes me ramène à la réalité. Je sors mon assiette, la dépose sur la table, sors des couverts, et m’installe devant la télévision. Maman ne veut pas que l’on mange sur le canapé, mais puisque je suis seule, je ne me gêne pas. Aux informations ils ne parlent que des naissances. Le quota n’a pas encore était atteint, mais ils disent qu’il devrait bientôt l’être. Ils montrent les témoignages de quelques jeunes parents, plutôt euphoriques. J’ai soudain une pensée pour Mme Dubreuil, ma professeure de français qui est enceinte. Je baisse les yeux vers mon assiette. Elle est vide. Je me lève du canapé, regagne la cuisine dans laquelle je dépose ma vaisselle et me presse dans ma chambre pour me changer. Cet après-midi j’ai sport, course. J’enfile ma tenue en vérifiant bien que des habits propres m’attendent donc mon sac de cours, puis je dévale les escaliers jusqu’à la porte. Je sors sur le perron et ferme la porte à clef avant d’appeler Stella, pour la prévenir de mon départ.
Quelques minutes plus tard je suis sur le pas de sa porte. Elle sort, joyeuse, et nous rejoignons le lycée, bras dessus bras dessous.
-Comment se fait-il que tu sois si joyeuse ? Je ne t'ai jamais vue aussi rayonnante !
-Tu sais, Jules, le garçon sur lequel j'ai craqué depuis quelques semaines, et dont je pensais qu'il ne me voyait pas. Et bien figure toi qu'il m'a sourit aujourd'hui !!
-Mais c'est géniale !! Je suis très heureuse pour toi Stella ! Je suis sûre que vous allez finir par vous mettre ensemble, tu verras.
-Si tu le dis.
La sonnerie retentit. Nous nous pressons jusqu'au car. Notre professeur est déjà là, il fait l'appel. Heureusement pour nous, nous sommes vers la fin de la liste, il ne remarquera donc pas notre retard.
Nous prenons le car parce que nous nous rendons au stade du village, et c'est un peu loin, à pied. En arrivant nous déposons nos affaires près des barrières, et nous commençons l'échauffement : trois minutes de course suivies de quelques étirements. Je ne cours pas aux côtés de Stella, c'est d'ailleurs l'une des rares choses que nous ne faisons pas ensemble. Elle est bien plus rapide que moi. Une fois l'échauffement terminé, le professeur nous demande de nous regrouper autour de lui afin qu'il nous dise ce qu'il attend de nous pour cette séance. Je tends l'oreille :
« Maintenant vous allez faire autant de tours que vous le pouvez, en cinq minutes . C'est sur cet exercice que vous serez notés lors de l'évaluation finale. Des questions ? »
C'est bien trop clair pour que quiconque ait une question, alors il déclenche le chronomètre et nous commençons à courir. Je me perds dans mes pensées. Je me souviens de l'époque à laquelle je jouais aux figurines avec mon père. C'était le bon temps. Je n'avais ni peine de cœur, ni aucun autre problème d'aucune autre sorte. Une émeute se forme et me ramène au moment présent. Le professeur se rapproche. J'en fais de même. C'est Nicolas. Il est allongé sur l'herbe, les larmes aux yeux. Que lui arrive t-il ? Je suis soudain prise de panique. Sa cheville est enflée. Je crois qu'il se l'ai tordue. Je m’accroupis à côté de lui et lui prends la main. Il tourne la tête vers moi et esquisse un sourire qui, très vite, disparaît, effacé par la douleur. Je pense qu'il sait ce que je ressens pour lui, le problème c'est que je ne sais pas si c'est réciproque. Stella me regarde et sourit. Elle est bien plus optimiste que moi. Depuis le début elle est convaincue que Nicolas est fou amoureux de moi. Je ne sais pas où elle a été trouver ça, mais j'aimerais bien que ce soit vrai.
Le professeur relève la tête, sors son téléphone de sa poche et, l'air inquiet, alerte les pompiers.
-Monsieur, est-ce que je peux l'accompagner s'il vous plaît ?
Les yeux de Nicolas s'agrandissent. Sa bouche prends une forme arrondie. Il semble surpris de mon intervention. Il me regarde, esquisse un léger sourire puis tourne la tête vers le professeur en espérant une réponse favorable de sa part.
« Non, je suis désolé mais tu ne peux pas, ce ne serait pas juste pour les autres et ce serait contraire au règlement. »
Tant pis me dis-je, j'irais le voir en sortant de cours, de toutes façons il ne nous reste que 45 minutes. Le son des gyrophares se rapproche de nous. Une ambulance dont la carrosserie est recouverte de blanc se gare et laisse apparaître des hommes en bleu accourant vers nous.
-Bonjour, qui est blessé ? C'est toi ? Comment t'appelles-tu ?
-Nicolas.
-Très bien Nicolas. Est-ce que tu peux marcher ?
-Oui, avec un peu d'aide sans doute.
Il est très courageux.
-Très bien, vient, on va t'aider, lève toi.
Les secouristes l'aide à marcher. Il saute sur un pied jusqu'à la voiture. Je regarde le véhicule s'éloigner. Le professeur nous demande de reprendre là où nous en étions. Il ne nous reste plus beaucoup de temps. Je fais quelques tours, toujours en pensant à Nicolas. J'espère qu'ils vont bien s'occuper de lui. Le professeur nous fait signe de revenir. Il demande à chaque élève le nombre de tours qu'il à fait, et nous laisse ensuite repartir au car.
Comme à mon habitude, je prends la place près de la fenêtre, et Stella se place à côté de moi. Un fois que tout le monde est monté, je me change tant bien que mal. Il faut que je sois présentable pour aller voir Nicolas à l'hôpital. Avant même que je lui en parle, Stella me demande si je veux qu'elle vienne avec moi. Cela prouve une fois de plus qu'elle me connaît parfaitement bien. Je lui sourit et elle comprends que j'en serais ravie. J'ajoute ensuite que si elle avait prévu autre chose, je peux tout aussi bien comprendre qu'elle ne vienne pas. Elle se tourne vers moi et me regarde dans les yeux :
« Ma meilleure amie à besoin de moi, tu crois que je vais la laisser tomber ? »
C'est une question rhétorique, nous savons aussi bien l'une que l'autre qu'elle ne fera jamais ça. Le car se gare devant le lycée, et nous descendons. Je dis au revoir au professeur, et me dirige, accompagnée de Stella, vers le centre hospitalier. Je voudrais envoyer un message à Nicolas, pour savoir s'il a été installé, mais en cherchant dans mon répertoire je me rends compte que je n'ai pas son numéro. Je demanderai sa chambre à l'accueil. Nous marchons en silence jusqu'à l'hôpital. C'est quelque chose de très rare pour nous, car nous avons toujours quelque chose à nous dire, mais je crois que là nous n'avons pas envie de parler. Ce n'est sans doute pas grave ce qu'a Nicolas, mais étant donné qu'il est à l'hôpital, nous devons être triste. C'est inscrit dans le règlement.
Les portes automatiques s'ouvrent. Je me précipite jusqu'à l'accueil et demande à l'une des dames si mon ami à été placé dans une chambre. Elle me répond que oui, mais que les docteurs sont en train de lui faire un examen, elle me prit donc de bien vouloir attendre un instant, qu'il revienne. Je jette un coup d’œil à Stella, elle ne semble pas vouloir partir, tant mieux. Nous nous asseyons dans la salle d'attente. Une autre infirmière s'approche de l'accueil, et annonce à sa collègue que le quota de naissances vient d'être atteint. Celle-ci ne semble pas être ravie. Cela veut dire que tous les fœtus qui naîtrons à partir de maintenant, et ce dans tout le pays, devront être tués. Mme Dubreuil passe la porte à cet instant précis. Elle a le dos courbé, le visage inquiet, et est suivie de son mari, tout aussi inquiet qu'elle. Elle se tord de douleur. Son mari semble tout faire pour essayer de trouver quelqu'un qui voudra bien la soulager.
-Est-ce qu'il va lui arriver ce à quoi je pense ? Me demande Stella, d'un air peiné.
-Malheureusement, oui. Lui réponds-je, je visage fermé.
L'infirmière nous fait signe. Nicolas est revenu de la salle d'examen, nous pouvons donc aller lui rendre visite. Elle nous indique le numéro de sa chambre : trois cent vingt quatre.
Nous montons dans l'ascenseur qui nous conduit jusqu'au troisième étage, puis nous suivons les flèches qui nous guident jusqu'à sa chambre. Je rentre la première.
« Hey ! » Je lance, à travers la pièce.
Nicolas esquisse un sourire et me fait signe d'approcher. Stella passe la tête dans l’entrebâillement de la porte pour le saluer.
-Coucou Nicolas, tu vas mieux ? Je suis vraiment désolée mais je ne vais pas pouvoir rester, j'ai une course à faire, mais je te laisse en charmante compagnie. Elle m'adresse un clin d'oeil. Remet toi bien ! A bientôt.
Elle à comprit que nous avons des choses à nous dire. Je lui murmure un petit remerciement avant qu'elle ne quitte la chambre. Je saisis la chaise en bois proche du lit, et m'y assois. Je prends la main de Nicolas. Il sert la mienne.
« Tu sais, j'ai beaucoup réfléchis depuis ce fameux jour, et je me suis rendu compte que sans toi ma vie n'est plus la même. Tu sais, je ... » commence t-il.
Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase. Tout se passe très vite. Je me lève de la chaise, me penche au dessus de lui, et mes lèvres effleurent les siennes. Mon cœur bat très vite. Je n'ai jamais ressentit ça pour personne auparavant. Je me redresse et me rassoit. Nous nous regardons dans les yeux avant de rire aux éclats. Il me fait signe de m'approcher de lui. Je tends l'oreille. Il me murmure trois petits mots : Je t'aime. Mon cœur tangue. C'est pour ça que je suis tombée amoureuse de lui. Son romantisme.
Quelques semaines à peine après la rentrée, alors que nous étions en cours de français, quelqu'un toqua à la porte.
-Entrez ! et comme il est inscrit dans le règlement, tout le monde se leva.
La porte s'ouvrit. Il était là, souriant, au côté du directeur.
-Bonjour. Madame. Si je viens personnellement vous rendre visite, c'est pour vous présenter Nicolas. Il est nouveau dans le lycée, et c'est votre classe qu'il va intégrer, aussi, je vous demanderais à toutes et à tous d'être indulgents avec lui. Merci de votre compréhension. Tu peux aller t'asseoir.
Il se dirigea vers la table vide à côté de la mienne. Je ne savais pas pourquoi il m'avait choisie, mais j'en étais sûre, il allait se passer quelque chose entre nous. Il avait quelque chose que les autres garçons n'ont pas.
Le directeur repartit et la professeure repris son cours. Il ne semblait pas très clair pour mon nouveau camarade, si bien qu'il me demanda à voix basse si je pouvais lui réexpliquer. Je le fis avec beaucoup de plaisir. J'ai toujours aimé aider les autres. D'ailleurs, maman dit que je devrais y vouer ma vie. La sonnerie nous interrompit.
-Est-ce que tu serais d'accord pour m'aider, après les cours, je comprends mieux lorsque tu m'expliques. Me demanda t-il, d'un air triste.
Il avait l'air sincère. Je ne pouvais pas refuser. La journée passa plus rapidement qu'a l'accoutumée. La dernière sonnerie retentit et je vis Nicolas me rejoindre à mon bureau pour m'aider à ranger mes affaires. Il s'agitait dans tous les sens, sans doute languissant de notre petit rendez-vous. Nous sortîmes du bâtiment et rejoignîmes l'extérieur où une table nous attendais. Je m'assis. Il en fît de même. Il ouvrit son sac à dos et en sortis son ordinateur. Il le posa sur la table et le mis en marche. Quelques secondes plus tard le bureau s'affichait. Il me fixa droit dans les yeux, un sourire aux lèvres. Ses yeux étaient doux et son regard profond. J'étais en train de tomber sous son charme.
Il commençait à faire un peu froid. Il posa d'abord sa veste, délicatement, sur mes frêles épaules, puis, voyant que je tremblais toujours, quelques minutes plus tard, il me demanda si je voulais rentrer. Je lui répondis que je voulais bien. Il remballa son ordinateur, se leva et mis son sac sur son dos avant d'attraper le mien. Il m'ouvrit la porte. Encore une délicate attention. C'est comme ça que je suis tombée amoureuse de lui. C'est un jeune homme si galant, comment lui résister ?
Je deviens rouge, mes joues me brûlent. Je suis trop émotive. Je le regarde droit dans les yeux, marque un temps d'arrêt, et lui affirme que moi aussi je l'aime. Je regarde ma montre. Il faut que je rentre si je ne veux pas que maman s'inquiète. Je me place au dessus de Nicolas et laisse mes lèvres s'écraser une seconde fois sur les siennes. Je lui dit que je dois y aller. Il m'embrasse à son tour. Ses yeux se mettent à briller. Il ne veux pas que je parte. Je lui promets de revenir le voir bientôt. Il esquisse un sourire, satisfait.
Je prends une seconde fois l'ascenseur, mais cette fois-ci il me dépose au rez-de-chaussée. En me dirigeant vers la sortie de l'hôpital, j'entends quelqu'un courir. Chose plutôt normale, vous allez me dire, puisque nous sommes dans un hôpital qui accueil des blessés graves tous les jours. Mais comme le ferait tout être humain, je ressens le besoin de savoir ce qu'il se passe. Je me tourne dans la direction du bruit. Je n’aperçois qu'un homme. Peut-être est-ce un proche inquiet. Je n'ai pas le temps de voir grand chose de lui, si ce n'est qu'il est grand, musclé, et qu'il est vêtu d'un jean bleu ainsi que d'un pull gris. Je réfléchis une seconde. Papa. Ce matin, en partant, il portant son jean bleu que j'adore, et son pull gris, celui que maman lui a offert pour son anniversaire. Et si c'était lui ? Après tout, il est médecin, il a des raisons d'être appelé à l'hôpital, même si ce n'est pas dans ses habitudes. Les seules fois où je l'y ai vu, c'était pour des choses assez graves, comme des épidémies, mais heureusement pour nous, ce n'était que des fausses alertes. Je laisse de côté ses pensées, car je n'y trouverais aucune réponse tant que je ne verrais pas papa. Je rentre à la maison. Le trajet est plutôt long à pied, mais j'y suis habituée.
Lorsque j'ouvre la porte de la maison, Cookie, mon bouvier bernois, me saute dessus. Elle a l'air d'être contente de me voir ! Je me mets à sa hauteur et lui caresse la tête. Je monte jusque dans ma chambre pour y déposer mon sac de cours. Je redescends les escaliers et me dirige dans le salon. J'allume la télévision et me pose deux minutes sur le canapé. Une jeune femme, blonde, les yeux verts, présente le journal télévisé. Elle a l'air d'être nouvelle, je ne l'avais encore jamais vue. Elle a un air triste, sans doute a cause du fait que nous sommes le 12 Juin. Je monte le son et commence à écouter.
-Je suis au regret, chers téléspectateurs de vous annoncer qu'une épidémie de peste s'est déclarée dans le pays. Nous sommes actuellement en état d'urgence. Veuillez rester confinés chez vous. Prenez des nouvelles de vos proches et contactez le numéro affiché en bas de l'écran si vous remarquez les symptômes suivants, que ce soit sur vous même ou sur autrui.
La région dans laquelle je vis est principalement touchée. Alors que je suis profondément surprise par cette information, j'entends la porte se refermer. C'est sans doute maman qui rentre du travail. Je ne me souvenais pas qu'elle finissait si tôt. Je me lève et l'accueil à bras ouverts. Son visage arbore un grand sourire lorsqu'elle m'aperçoit. Elle m'embrasse délicatement les deux joues.
-Maman, tu devineras jamais ce que je viens d'entendre aux informations !
-Non, quoi ?
-Une épidémie de peste se propage dans tout le pays !
-Sérieusement ?
-Oui.
Je la laisse s'installer et je retourne devant le poste de télévision, afin d'en savoir plus qu'en a cette nouvelle. La porte s'ouvre de nouveau. Papa ? Je me lève, surprise qu'il arrive lui aussi, de si bonne heure. Il semble terriblement pressé. Il m'embrasse sur la joue, embrasse maman, et lui annonce qu'il ne dormira pas à la maison ce soir.
-Ils ont besoin de personnel pour prendre en charge les patients atteints de la peste, et ceux qui pensent l'être. Je serais de retour dans la journée de demain.
-Alors c'est vrai ? Cette histoire de peste ?
-Oui.
Il monte dans sa chambre, prépare en vitesse ses affaires, nous embrasse de nouveau puis se dirige vers la porte. Je l'accompagne, le sers autant que mes bras le permettent, puis le laisse partir, le cœur noué.
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Mentalius
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MessageSujet: Re: La règlementation   Mer 24 Mai 2017 - 15:48

Bonjour à toi Alexia Hi , pour poster ton texte, il faut que tu ailles dans Les Galeries 


http://ecrire.ingoo.us/f7-les-galeries Ensuite tu devras choisir où ira ton texte en fonction de son genre. Une fois chose faite n'oublie pas te créer une section commentaire pour qu'on puisse te donner nos avis Smile

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Alexia
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MessageSujet: Re: La règlementation   Mer 24 Mai 2017 - 16:33

Ok super merci beaucoup ! Je vais refaire ça dans l'apres midi ! ^^

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Rima68
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MessageSujet: Re: La règlementation   Mer 24 Mai 2017 - 20:08

Sujet déplacé dans les galeries section contemporaine (si jamais tu penses que c'est faux  et que ton texte va ailleurs envoie-moi un MP)
Tu dois aussi créer un sujet de commentaire dans la partie "commentaire" avec le titre de ton texte.

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https://mescarnetsdecrivain.wordpress.com

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duel

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MessageSujet: Re: La règlementation   Sam 3 Juin 2017 - 11:04

Super merci ! ^^

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