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 Quand reviendra le ciel bleu _prologue

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cnslancelot
Mouais, moi, je m'y connais déjà pas mal


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MessageSujet: Quand reviendra le ciel bleu _prologue   Sam 1 Juil 2017 - 17:52

prologue

  Jasmin, dix ans, tenait encore la main de sa mère lorsqu'une balle la traversa de part en part, au niveau de la poitrine. Elle tomba devant les yeux de son fils qui ne comprenait pas ce qui se passait et qui jetait des regards perdus et affolés autour de lui. Sa mère, dans ses dernières forces, lui hurla d'aller se cacher dans la droguerie au coin de la rue. Il se rua alors dans la boutique et se planqua derrière l'un des nombreux rayons. Les mains plaquées sur les oreilles pour couvrir le bruit de la fusillade, le pauvre Jasmin inondait son t-shirt superman de ses larmes.
  Dans la rue, un groupe d'hommes cagoulés jouait de leurs armes en tirant des coups de feu en rafale un peu partout autour d'eux. Les passants poussaient des hurlements terrifiés, allaient se terrer dans les maisons, les boutiques et les cafés. D'autres, moins chanceux, tombaient sous le coup des balles. Le groupe armé faisait fi des supplications et des appels à l'aide de leurs victimes et continuait le massacre.
  Une femme réussit néanmoins à prévenir les gendarmes et ces derniers s'étaient empressés de rappliquer, vite fait bien fait, avec leurs fourgons, leurs gilets pare-balles et leurs semi-automatiques. Ils sommèrent aux terroristes de cesser le feu mais ceux-ci refusèrent d'entendre raison et les gendarmes durent, à leur tour, répliquer. Les malfaiteurs se mirent alors à courir dans tous les sens, maintenant paniqués. Certains tombèrent, transpercés ici et là, d'autres réussirent malgré l'assaut des forces de l'ordre à s'enfuir.
  Puis le vacarme assourdissant des armes s'étouffa en un silence de mort. Jasmin était toujours caché, en position fœtale, derrière le rayon. Ce ne fut que quelques heures plus tard, quand une jeune femme, les cheveux courts, bruns et le teint halé entra dans le magasin et le trouva recroquevillé derrière les produits ménagers, que Jasmin décida de sortir de sa cachette. Il regardait la femme droit dans les yeux, toujours horrifié, et ne savait pas s'il pouvait lui faire confiance ou pas. Il semblait perdu, il ne savait plus ce qu'il devait faire, ce qu'il fallait faire. La jeune femme lui dit d'une voix douce :
« viens, mon petit, n'aie pas peur, je suis de ton côté. Regarde, je te tends la main...vas-y, prends la, elle ne va pas te mordre.
Elle lui sourit et Jasmin s'efforça, malgré la tristesse, à lui en adresser un à son tour. Elle regarda autour d'elle puis voyant qu'il était seul, lui demanda :
— où sont tes parents ? Tu es tout seul ici ?
Le pauvre ne sut quoi répondre et les larmes se remirent à couler tel un torrent enragé, il tremblait des pieds à la tête. La femme comprit alors la situation et lui répondit :
— oh, pauvre chou, ce n'est rien, ça va aller, je suis là maintenant et je vais m'occuper de toi. »
Elle avança sa main et Jasmin, méfiant, recula de quelques pas. Sa mère lui avait toujours dit de ne pas entrer en contact avec des étrangers et il ne savait rien de la dame qui se tenait devant lui. Cependant, il ne put s'empêcher de ressentir de la chaleur et de la bienveillance dans le sourire qu'elle lui adressait et il finit par se laisser convaincre de sa bonne foi.
Quelques mois plus tard, Érine, la jeune femme, avait adopté le petit Jasmin car celui-ci n'avait plus aucun foyer où vivre.Son père était mort dans un accident de moto il y a deux ans de cela et ses oncles et tantes habitaient à l'étranger. Il ne connaissait personne et ce fut pour ça que Érine, écoutant son instinct maternel, l'avait pris sous son aile.



  Azalée dormait à poings fermés dans sa chambre décorée de papillons et d'arcs-en-ciel quand le feu s'était déclaré au domicile du 16 rue Victor Hugo. C'était les voisins qui avaient alerté les pompiers et ces derniers s'affairaient à éteindre l'incendie qui avait englouti de ses flammes une bonne partie de la maison. Le chef de la brigade envoya deux hommes voir s'il n'y avait pas de survivant. Ils se frayèrent un chemin à travers le brasier, armés de leurs extincteurs et criant à qui voudrait bien leur répondre. L'un des pompiers se dirigea vers la porte qui se trouvait à sa gauche et agrippa la poignée. Il lâcha un hurlement de douleur, elle était brûlante. Il recula donc, prit son élan et d'un coup d'épaule fit sortir la porte de ses gonds.
  L'homme faillit rendre ses tripes lorsqu'il vit les deux corps calcinés de ce qui devait être un jeune couple. D'après les sources, il s'agissait, à n'en point douter, des parents de la petite Azalée. En parlant d'Azalée, le pompier sonda rapidement la pièce du regard, voir s'il n'y avait pas d'autre corps. Il hurla à son équipier d'aller regarder à l'étage si la petite n'y était pas. Il appela :
« Azalée ! Azalée ! Tu es là ? disait l'homme en tentant de passer entre les flammes.
Au..au secours ! cria une petite voix étouffée, sûrement par la fumée qui avait pénétré la chambre de laquelle provenaient les appels à l'aide.
Surtout ne bouge pas et couvre toi la bouche et le nez, ne respire pas la fumée ; j'arrive. »
L'homme ouvrit la porte et se précipita sur la pauvre Azalée, paniquée, avant de la faire sortir rapidement de la maison.
 Au bout de quelques minutes, les sapeurs-pompiers vainquirent ce feu de l'enfer. Dès que la zone fut sûre, on y envoya quelqu'un définir la cause de l'incendie. Une bougie en était responsable. Elle était posée près d'une fenêtre encore ouverte et le vent, violent à cette période de l'année, avait dû souffler la flamme qui avait commencée à embraser le papier peint. La police qui était arrivée sur les lieux, emmena la petite Azalée au poste où ils appelèrent ses grands-parents. Monsieur et Madame Devicker, après avoir parlé avec la police, ramenèrent leur petite-fille chez eux où elle devra vivre désormais dès qu'ils en auraient eu la garde par les services sociaux.
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