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 Les Archives d'Octaris

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Ethiel
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MessageSujet: Les Archives d'Octaris   Mar 22 Aoû 2017 - 18:48

Salut tout le monde, je reviens après de (longues) vacances, bien décidé à continuer d'écrire et de lire vos œuvres.
Je tenais à vous présenter le début d'un roman de Space Opera que j'ai commencé à écrire. J'espère qu'il vous plaira ^^

Synopsy


Des millénaires dans le futur l'humanité fut déchiré suite à diverses guerres. Le Neo Empire dirigé d'une main de fer par le vieil Empereur Rickeith Ander tente de rassembler les fragments éparses de l'ancienne Fédération et cherche à s'accaparer le pouvoir suprême laissé par les Inachevés avant leur disparition.
Mais Hano et son empire de clones à son image compte bien mettre la main sur ce qui lui a été refusé il y a des décennies. Aujourd'hui, il est prêt à obtenir sa vengeance.
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Ethiel
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MessageSujet: Re: Les Archives d'Octaris   Mar 22 Aoû 2017 - 18:49

Prologue

Hano s'observait dans le miroir qu'il tendait du bout du bras. Il était assis derrière un bureau de marbre flanqué par des statues de lui-même. Aucune, ne serait-ce qu'à moitié, ne rendait grâce à leur modèle.

—Tu es magnifique, dit son image réfléchit par le miroir.

—Tu le penses vraiment ? demanda Hano avec délectation.

—Bien-sûr que je le pense. Vous avez pris la bonne décision de quitter les mornes courtisans de Zelevas, fit la réflexion.

—Je suis content de t'entendre dire ça ! tinta Hano joyeux. J'ai toujours cru en ce projet et maintenant que notre empire s'étend, je compte bien continuer ainsi.

Hano reposa le miroir sur le bureau et fit tourner sa chaise pivotante pour se placer face à la terrasse derrière son bureau. Le balcon construit dans une riche pierre importée des colonies au-delà des étoiles laissait sa place à une vaste étendue de plaines verdoyantes et à des montagnes s'élevant au-dessus des nuages. Le soleil blanc était sur le point de se coucher, lançant des doigts écarlates au travers de la chaîne montagneuse, embrassant les nuages pourpres.

Hano sorti sur la terrasse. Une table stratégique était jetée négligemment dans un coin, ses pièces taillées dans un métal noir semblaient crier pour recevoir de l'attention. Le visage joyeux de Hano se dissout pour laisser place à la tristesse quand il se souvient de la dernière fois où il avait joué à ce jeu. Un de ses enfants l'avait vaincu l'année dernière. Hano fut si enragé de cette humiliation qu'il a défénestré son fils du haut de son balcon et n'a plus jamais joué à ce jeu. Quel dommage, cette table était un présent de l'Empereur Zelevas. Mais maintenant ce vieil homme préférait encore perdre sa tête plutôt que d'offrir un cadeau à un xénos tel que lui. Et Ilos, son garçon, ne manquait pas d'avantage à Hano.

Hano n'a jamais été de ceux qui tempéraient leurs ardeurs. Et si Ilos était aussi malin, il l'aurait laissé gagné. Il aurait dû le savoir…

Hano repoussa le flot de pensés qui assaillait son esprit et son sourire revint magnifier son visage sans imperfection alors qu'il sondait les étendues verdoyantes qui s'étalaient aux pieds de sa citadelle de métal. Accroché dans le ciel en orbite basse, un immense vaisseau projetait son ombre sur le domaine d'Hano. Des navires plus petits s'affairaient tout autour, préparant le vaisseau pour son voyage. Plus loin, au-delà de l'atmosphère de la planète capitale d'Hano, qui avait bien-sûr était baptisée Hano Prime, de nombreux autres vaisseaux attendaient le moment où la flotte serait prête à partir. Mais aucun n'était aussi grand et puissant que celui qui se dressait face à Hano. La fierté s'empara d'Hano alors qu'il regardait les efforts que déployaient ses abeilles qui ne se souciaient que de réaliser ses volontés. Encore quelques jours et son nouveau vaisseau sera opérationnel pour le départ, avec lui à son commandement. Son visage redevient une nouvelle fois triste quand il s'imagina dire adieu à son foyer. Mais cela devait être fait.

Le passé appartenait au Neo Empire et à la dynastie de Zelevas. Le futur appartient désormais à Hano et ses enfants. Hano et sa grande flotte créeront un nouvel ordre galactique avec lui-même à sa tête. Les peuples de la galaxie s'agenouilleront devant sa beauté et son génie. Hano rayonna une nouvelle fois de joie quand il s'imagina le pouvoir qu'il obtiendrait très bientôt.

Un carillon synthétique s'activa quand un de ses enfants entra dans son bureau.

—Ah ! Enfin le dîner ! se réjouit Hano en claquant ses mains, tout en retournant précipitamment à l'intérieur.

—Salutation votre magnificence, fit humblement son enfant. Le diner est servi.

Son serviteur posa un plat de nourriture sur le bureau de marbre. L'odeur de la viande emplit l'office. Une délicate offrande faite par un cargo de fret Impérial qui s'était égaré dans le secteur et qui fut saisit. Ameobas à la vapeur. Délicieux.

Hano posa une main sur le visage de son enfant et admira son travail.

—Parfait en tout point.

—Merci votre excellence. Je tiens de mon père.

Hano ria avant de reprendre.

—Réunit le conseil, j'ai à m'entretenir avec eux après mon diner.

Son enfant s'inclina et fit sa sortie. Hano s'assit derrière son bureau. Soupirant de plaisir à chaque bouchée de son repas. Il activa un hologramme pour voir ce qui deviendrait son nouveau foyer. Un monde luxuriant, deux continents séparés par un grand océan. Pas de doute, l'air y sera humide et abîmera sa peau. Il tapota sur le projecteur et afficha la lune qui révéla une structure à sa surface. Le véritable but de tout ceci. Hano tolérerait l'humidité pour conserver le secret renfermé sur cette lune.

Hano mit un nouveau morceau de viande dans sa bouche et la mâcha joyeusement.

—Xenophros.

Il sourit.


Dernière édition par Ethiel le Jeu 24 Aoû 2017 - 11:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Archives d'Octaris   Mar 22 Aoû 2017 - 18:50

Oziel

Oziel faisait glisser ses doigts sur le bord de la table de stratégie. A sa sortie du caisson d’incubation, on promit à Oziel qu’il deviendrait un technicien. Personne ne s’était alors douté qu’il deviendrait un jour un brillant stratège. Peut-être tout aussi brillant que le regretté Ilos. Mais pour la première fois depuis sa création, Oziel allait connaitre la défaite. Cela ne pouvait se produire. Ses yeux toujours en mouvement visualisaient les multiples possibilités qui s’offraient à lui tandis que son esprit s’efforçait d’énumérer les réactions probables de son adversaire.

Son adversaire…il ne faisait plus attention à lui depuis maintenant plusieurs minutes. Il arracha son regard de la table et le porta sur lui.
Oziel détestait observer ainsi ses semblables. Tous si identiques. Tous si brillants. Tous si parfaits. Le portrait craché de leur père pourrait on dire. Mais la clé de la victoire n’était pas sur la table ni dans son esprit. La clé de la victoire résidait dans les yeux de son adversaire. Les yeux parfaits de ce dernier ne pouvait cacher ce que tentait de camoufler son esprit. Si l’on pouvait obliger son visage à mentir, les yeux, eux, resteront éternellement honnêtes.

Oziel s’y plongea. Son opposant était serein comme à son premier jour hors de la cuve. Mais comme Oziel s’en doutait ; il cachait un sentiment tout autre qu’une paisible tranquillité. La paupière droite se contractait de manière discrète mais perceptible pour un observateur attentif. L’angoisse l’envahissait. Ses pupilles noirs comme le vide spatial s’étaient dilatées à mesure que leur affrontement perdurait. La peur le saisissait. Oziel laissa échapper un léger sourire de coin.

Celui qui lui faisait face n’avait pas conscience de la position dans laquelle il était. Il ne se doutait pas qu’il pouvait écraser Oziel en quelques mouvements. Au contraire, il devait se focaliser sur la seule façon par laquelle il pouvait être vaincu. Oziel avança ses pièces, laissant son adversaire s’empêtrer dans la tornade d’émotion qui allait l’emporter. Chacun des coups qui se succédèrent ne faisait que conforter Oziel. Il ne se contentait que de jouer des coups dans le vide. Ce qui faisait des dégâts dans les rangs de l’opposant était son opposant lui-même.

A bout de nerf, son adversaire se releva brusquement, faisant tomber à la renverse sa chaise. Il balaya les pièces de la table d'un grand coup de bras. Il incendia du regard le vainqueur qui jubilait de sa victoire avant de s’enfuir vers la porte. Dans sa colère ; il bouscula les spectateurs qui s’étaient réunis pour assister à la confrontation. Oziel le regarda avec amusement s’échapper. Il s’avachit dans son fauteuil sphérique. L’adrénaline sécrétée par l’allégresse de la victoire se répandit dans chacune des cellules de son corps. Des palpitations se logèrent au bout de ses doigts. C’était là la sensation la plus grisante qu’il pouvait ressentir. Ce n’était pas tant la victoire stratégique qui l’excitait mais le fait d’avoir écrasé psychologiquement son adversaire qui s’était farouchement battu jusque là.

Oziel respirait profondément. Il passa ses mains sur son crâne allongé imberbe. L’adrénaline lui avait provoqué quelques sueurs. Il essuya avec son mouchoir son visage et se leva de son fauteuil. Autour de la table les spectateurs applaudirent chaleureusement le vainqueur. D’aucun apprécierait ce bain de gratitude et d’émerveillement, surtout connaissant leur père. Mais Oziel n’avait que faire de tout ce cirque. Il n’était venu que pour se mesurer face à un maître, et non pas pour recevoir l’admiration de ses frères.

—Félicitation Oziel pour votre victoire, vous la méritez amplement.

—Je vous remercie maître Fot, lança Oziel qui s’efforçait de se plier aux conventions.

—Vous avez gagné votre place à l’académie si vous le désirez, proposa Fot. Vous recevrez ainsi l’enseignement stratégique et militaire de l’Empire Hano. Cela vous permettrait de vous faire une place au sein du Nous.

—Avec tout le respect que j’ai pour l’académie maître Fot, fit Oziel qui cachait son ennui, je ne désire pas accéder aux hautes sphères. Si je suis venu ici, c’est avant tout pour m’opposer à un des meilleurs stratèges de l’empire. Maintenant que les compétitions son achevés je souhaite retrouver la tranquillité de mon laboratoire et ne tester mes compétences que sur les tables de stratégie.
—Votre décision fait loi mon frère, concéda Fot qui serra la main d’Oziel.

Oziel défila au milieu des spectateurs qui s’étaient écartés pour le laisser passer. Ses frères le saluèrent en inclinant respectueusement la tête. Peut-être qu’au fond, ce n’était pas si mal d’avoir gagné le respect de sa famille. Oziel sourit. Il passa sa main sur le détecteur de la porte. Les deux battants s’ouvrirent sans un bruit. Quand la porte se referma derrière lui, Oziel pu enfin se laisser aller. A l’abri des regards, il s’affalât sur le mur d’acier. La fatigue intellectuelle s’était installée. Il laissa retomber son crâne sur la paroi froide du miroir et se mit à rire à demi-voix.

—Je suis libéré maintenant !

Un bruit de pas émergeant du fond du couloir le sortit de ses pensées. Un groupe de ses frères passèrent devant lui sans même lui décocher le moindre regard. Pourquoi le ferrait-il ? Il y a plusieurs millions d’êtres tout aussi semblables que lui. Oziel arrangea sa combinaison aux reflets verts. Il fit remonter le col le long de son cou, camouflant son numéro de série tatoué sur sa peau d’un beige immaculé. Ce tatouage l’obsédait. Sa pose sur son cou était le premier souvenir qu’il possédait à la sortie de la cuve. Toute sa vie était définie par ce numéro. Certains de ses frères étaient comme lui et refusaient que cela les définisse. D’autres au contraire l’arboraient comme le fils exposerait le cadeau fait par un père aimant. Oziel arpenta les longs couloirs de la citadelle, évitant de jeter un coup d’œil aux miroirs infinis qui s’étendait dans chaque recoin de ce bâtiment.

Il déboucha sur le hall de la citadelle. Toute la structure était une ode à Hano. Chaque portrait représentait Hano et la magnificence qu’il représentait. La vaste salle était une fourmilière. Les enfants de Hano défilaient en parfaite synchronisation. Tout était réglé telle une machine. Nul ne se parlait et nul ne se saluait. Oziel descendit les marches au même rythme que ses frères. Il se laissa porter par le courant et sorti sur l’esplanade de la citadelle. Construit à flanc de falaise, elle dominait la ville du haut de ses trois milles mètres de hauteur. Le monolithe noir au centre de la place était un trésor de l’empire sur lequel étaient gravés les noms des plus grands fils d’Hano. C’était un lieu de recueillement très fréquenté dans tout l’empire et de nombreux frères venaient honorer la mémoire des défunts. Oziel fit signe à la navette qui s’arrêta à sa hauteur.

—Laboratoire d’Incubation, indiqua Oziel qui prit place à l’arrière du véhicule anti-grav.

Le moteur du véhicule vrombissait sous les pieds des passagers. La navette s’éleva de quelques centimètres, filant à toute allure, se mêlant au trafic.

—Vous avez vu le Cicada là haut ? demanda le pilote qui visiblement tenait à faire la conversation à Oziel. Je crois qu’il est bientôt paré pour son départ.

—Je le pense aussi, fit Oziel avec déférence.

— Prendrez-vous part à cette expédition ? fit son interlocuteur décidément très bavard. Vous autres techniciens avez sans doute étés invités par père pour prendre soin des tubes d’incubation.

Maudit écusson, à cause de la cocarde attaché à sa combinaison le voilà prit dans une discussion à laquelle il ne voulait pas prendre part.

—Malheureusement non, répondit Oziel en restant courtois. Le travail que j’effectue aux tubes est primordial pour la pérennité de notre grande famille.

—J’imagine bien mon frère ! Sans vous nous sommes condamnés. Puis-je me risquer à vous demander ce qu’un technicien qui n’a pas été invité à monter à bord du Cicada faisait à la citadelle ?

Décidément le pilote ne s’arrêtera jamais de parler. Mieux valait lui donner un os à ronger pour enfin avoir la paix.

—Un rendez-vous avec un frère du stratéguerre m’a poussé ici, concéda Oziel qui après tout ne faisait qu’occulter la vérité.

Le trajet se poursuivit ainsi jusqu’à leur arrivé. Le laboratoire se dressait au milieu de tours aux aspects pour le moins farfelus sortis tout droit de l’esprit d’Hano. Le complexe était un cube de métal sur lequel était posé trois dômes accolés à un quatrième central et beaucoup plus imposant. C’était dans ces dômes que ses frères attendaient leur maturité en suspension dans le liquide amniotique des tubes d’incubation. Après avoir payé la navette, Oziel se présenta au garde du complexe. Il tira son col et laissa apparaître son tatouage. Le vigile scanna le numéro et le laissa pénétrer dans le bâtiment.

Oziel rejoignit son bureau de l’autre côté de la salle d’incubation E où l’attendait une montagne de données à traiter. Durant les compétitions de stratégie, il n’avait pas pu déléguer son travail et maintenant tout allait lui revenir dessus.

Oziel pénétra dans la salle où se formait ses frères. Des tubes espacés régulièrement jonchaient la salle. Des corps d’enfants difformes flottaient à l’intérieur du liquide luisant, rattaché à leur socle par des tubes profondément ancrés dans leurs vertèbres. Oziel ne pouvait s’empêcher de toucher sa colonne vertébrale là où ses propres tubes avaient été plantés. Ses frères n’arriveraient à maturité que d’ici vingt-deux jours et, là encore, il faudra attendre huit jours avant que le processus de perfection ne s’achève.

Oziel activa le détecteur de la porte de son bureau. Il s’assit sur sa chaise bien moins confortable que celles des stratèges de l’académie. Mais contrairement à eux, il n’avait pas à décider du sort de centaines de milliers des siens ou bien de prendre le risque de décevoir son père. Adon, attiré par le bruit causé par Oziel, sortit de la pièce adjacente en pianotant sur sa tablette.

—Oziel, quelle surprise de te voir ! lança chaleureusement Adon heureux de voir son frère. Je pensais qu’après la rencontre, tu rentrerais chez toi.

—Il me tardait de retrouver mon bureau, fit Oziel qui reprenait ses marques.

—J’ai suivit la rencontre tu sais. Impressionnant la manière dont tu l’as vaincu ! Tu ferrais un stratège impressionnant !

—C’est ce que m’ont dit les stratéguerres de l’académie, s’amusa Oziel. Mais je n’ai aucune envie d’être comme eux. Mon frère a été honoré, cela me suffit. Je peux reprendre ma vie.

Le visage heureux d’Adon s’évanouit. Tous les êtres de l’empire d’Hano étaient ses frères. Mais Oziel était particulier. Lors de sa conception, son embryon s’était scindé en deux. Deux êtres encore plus similaires que les autres. Des clones encore plus parfait que le reste des clones d’Hano.

—Oziel, cela fait plus d’une année qu’Ilos nous a quitté. Depuis tu t’es lancé le défi de finir son œuvre. Tu as frôlé la folie en t’entraînant à ce jeu. Et maintenant que tu as accompli l’exploit de battre un stratéguerre, tu refuses l’honneur de les rejoindre ?

—Oui Adon je refuse ! s’emporta Oziel. Quand il a vaincu tous ces vieux modèles de notre père, tous l’on regardé avec dédain et ont pensé qu’il avait triché d’une quelconque manière. Et quand il m’a annoncé que père l’avait convié à une partie dans ses propres appartements….Adon tu aurais dû le voir…je ne l’avais jamais vu aussi heureux! Et le lendemain j’apprends qu’il a chuté du balcon de père. Je refuse de faire parti de cette folie tu entends. Je refuse.

Adon avait prit peur. Chacune des copie d’Hano, lui comprit, avait sa propre vision du monde, ses propres sentiments et était libre de vivre comme bon lui semblait. Mais tous était soumis aux ordres de leur père et créateur. Il arrivait parfois que des anomalies surviennent et les marqueurs génétiques de l’Indépendance ne soit pas correctement inhibés lors du processus de perfection. Oziel et Ilos était deux anomalies. Il était extrêmement rare qu’une telle chose se produise. Mais le caractère indépendant d’Oziel était de plus en plus flagrant. Toutes ces anomalies bénignes se sont accentuées au fil des années. Rendant peu à peu Oziel défectueux et sujet à des crises parfois violentes. D'ordinaire, Adon aurait contacté ses frères pour arrêter le fils défectueux, mais il ne pouvait s’y résoudre. Oziel lui avait tout donné. Adon se contentait d’espérer que cela finisse par passer.

–Reprends-toi Oziel! Je t’en conjure mon frère! Tu as perdu Ilos, mais ta famille a besoin de toi!

—Je suis désolé de m'être emporté, s’excusa Oziel, réellement conscient de son excès de colère. Laisse-moi s’il te plait. Je voudrais être seul et travailler un peu.

Adon reparti de là où il était venu. Oziel riva aussitôt son regard sur les écrans de commandes qui affichait un flot de données considérables en provenance directe des tubes. Des données qui à présent lui paraissaient limpides et simplistes. Il tapota les touches des écrans et corrigea une à une les déviations de programmes, rectifiant les erreurs que l’intelligence artificielle avait crée après des mois d’absence. Il avait effectué cette tâche depuis sa maturité. Il était habitué aux rapports et messages alarmants. Mais celui qu’il venait de recevoir à l’instant lui coupa la respiration.

—Une convocation de père ? Que me veut-il ?
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