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 Neuvième concours : votes

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Quel(s) texte(s) préférez-vous ? (2 votes max)
Texte n°1
17%
 17% [ 6 ]
Texte n°2
6%
 6% [ 2 ]
Texte n°3
11%
 11% [ 4 ]
Texte n°4
14%
 14% [ 5 ]
Texte n°5
3%
 3% [ 1 ]
Texte n°6
22%
 22% [ 8 ]
Texte n°7
14%
 14% [ 5 ]
Texte n°8
6%
 6% [ 2 ]
Texte n°9
6%
 6% [ 2 ]
Texte n°10
3%
 3% [ 1 ]
Total des votes : 36
 

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Iron
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MessageSujet: Neuvième concours : votes   Lun 2 Juin 2008 - 15:03

Ecrire en musique !


Voici venir le temps des votes !


Vous avez le droit à 2 votes par personne.
Il vous est possible de voter pour 1 ou pour 2 textes, mais pas davantage.


Fin des votes : samedi 2 août 2008, 20h00.

Pour effectuer 2 votes, il vous faut cocher les deux cases correspondant aux textes que vous préférez.
Ensuite, seulement, cliquez sur "Envoyer le vote". Vos 2 choix seront pris en compte.


PS. Merci de signaler rapidement si un lien ne fonctionne pas. Je n'ai pas pris le temps de tout vérifier.
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Texte n°1


http://www.deezer.com/track/121
Le soleil qui se couche en cette fin de mois d’août m’éblouit. Encore une belle journée qui se termine.
J’avance lentement, je traîne dans les rues. Je n’ai aucune envie de rentrer chez moi. Chez moi je serai seul, comme tous les soirs. Je n’ai pas envie d’être seul, alors je marche. Je flâne le long des vitrines des magasins, je m’arrête devant un antiquaire mais rien ne me plaît. Je continue d’avancer et j’observe les gens autour de moi.
Une femme qui tient son enfant par la main et qui lui explique pourquoi il ne peut pas manger une glace avant le dîner. Des amoureux qui s’embrassent sur le banc du parc, sans prêter attention à ce qui les entoure. Ils sont seuls au monde…
Une dame âgée entre dans une librairie et en ressort avec une pile de magazines. Elle porte un sac avec ses courses de la semaine. Peut-être est-elle seule elle aussi ?
Un peu plus loin, un homme d’une vingtaine d’années fait la manche sur le bord du trottoir. Ça me retourne le coeur. Je me rend compte qu’il est bien jeune et qu’il n’a pas dû avoir beaucoup de chance dans la vie… je lui donne un pièce, à défaut de pouvoir faire mieux.
Je m’arrête dans un café le long de la rue piétonne. Je m’assois et je regarde les gens qui défilent, qui se pressent sur le trottoir. Ils ont hâte de rentrer chez eux, de retrouver leurs conjoints, leurs familles. Je pose les yeux sur les tables qui m’entourent. Seules trois sont occupées. En face de moi, un couple de personnes âgées se dispute, un peu plus loin une femme et sa fille adolescente discutent de tout et de rien et, dans un coin, une femme est assise. Elle est seule. Elle lit le journal et paraît totalement absorbée par les nouvelles du jour. Je me demande si, comme moi, elle retarde le moment de rentrer chez elle. Si j’osais, je l’aborderais, je lui offrirais un verre et lui poserait toutes les questions qui me passent par la tête. Mais les minutes s’écoulent et le courage ne vient pas. Son verre se vide petit à petit. Bientôt elle sera partie… bientôt il sera trop tard. Alors je me lève, je m’avance. Je m’arrête devant sa table. Elle lève les yeux vers moi et je me fige. Je ne sais pas quoi dire. Elle me fixe, attendant que je m’exprime. Comme je ne dis toujours rien elle se lève, dépose quelques pièces sur la table et s’éloigne. Et moi je reste debout au milieu du café, comme un imbécile qui a raté sa chance…
Alors je quitte le café. Je prends le métro et je rentre chez moi. Je retrouve mon appartement, toujours aussi vide, aussi froid. Je mange seul. Un plat surgelé. C’est déprimant de faire la cuisine pour une seule personne. Je regarde la télé, puis je me couche. Et la journée s’achève, comme toutes les autres. Dans ma tête le visage de cette femme défile encore et encore. Si seulement j’avais trouvé les mots…
Les jours passent, mais le souvenir de cette inconnue ne me quitte pas. Tous les soirs, en rentrant du travail, je m’arrête au même café et j’attends. J’attends celle qui m’obsède.

Une année est passée. Une année de vains espoirs, de vaine attente. Et puis un soir, alors que je n’y crois plus vraiment, je l’aperçois à travers la vitre. Elle est là, assise à la même table que la dernière fois. Aujourd’hui, je sais quoi dire. Je m’avance vers elle et je lui parle. Elle me sourit et me répond. Je l’invite à dîner, elle accepte. Après plus d’un an d'attente, elle me donne enfin les réponses aux questions que je me posais ce soir-là.
Comme moi elle vit seule, et comme moi elle redoute la solitude et la froideur de son appartement. Ce soir, heureux d’être ensemble tout simplement, nous nous emplissons de cette chaleur humaine qui nous manquait tant…

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Texte n°2


Renem de l’ Empire de Nadam a assassiné Kezrak, l’empereur, son frère. L’Empire de Nadam était en guerre contre les jeunes Royaumes de l’Ouest, mais Renem l’a trahi et leur a proposé une alliance selon laquelle il devait être le monarque du nouvel Empire. En ce premier jour du solstice d’été, était tenue une cérémonie de la destitution des chevaliers de l’Empire, des hommes et des femmes, aussi bien du peuple que de sang royal qui ont voué leur vie à la protection des citoyens de l’Empire. Ils avaient combattu contre l’alliance et avaient perdu. Leur ordre allait désormais disparaître avec l’Empire de Nadam…
Laina répétait sans cesse ces mots sans vie afin de durcir son cœur et empêcher ses larmes de couler. Elle fixait son frère Renem veillant à ce que son visage soit d’une sérénité telle qu’il n’appelle plus rien d’humain. Le chef de la nouvelle garde impériale la débarrassait de son armure. Elle savait ce que chaque pièce enlevée signifiait pour elle aussi bien que pour son frère. Laina, sa sœur qui était la seule dans la famille impériale à l’aimer disparaissait dans les oubliettes de sa mémoire. Sa famille avait été tuée durant la guerre, la douleur résonnait lourdement comme la chute de la cuirasse sur le sol. Sa valeur première dans la vie s’évaporait et l’abandonnait faible et dénudée du poids de son armure, de l’habit de sa dignité. Renem comprenait sa sœur mais il la fixait en retour avec froideur même si Laina pouvait voir son front se fissurer très légèrement. Elle rejoignit ses amis au fond de la salle du trône. Ils la regardaient timidement n’osant pas faire face à sa peine. Des gardes les escortèrent au char qui allait les emporter loin du territoire, si loin que personne ne saura où ils se trouveront. Le peuple de Nadam était regroupé de part et d’autre de l’allée qui mène au palais et observait la scène dans un silence écrasant. Elle regardait le sol les yeux à peine ouverts terrifiée à l’idée de faire face au peuple pour qui elle avait tout donné, et qu’elle a à jamais perdu dans la déception et dans la mort. La blessure qui avait dévoré son cœur rongeait tout ce qui restait de vital pour sa survie. Alors qu’elle n’était plus qu’a quelques pas du char, elle ne savait comment elle tenait encore sur ses jambes tant elle était affaiblie. Sa peine la frappait tels des échos sur une montagne, un fantôme qui vidait sa poitrine de son âme, menaçant de briser son corps. Tout d’un coup Laina entendit un bruit comme une rafale de vent. Elle risqua de lever sa tète. La foule s’était prosternée en silence en posant un genou à terre, dernier salut avant de regarder les derniers chevaliers disparaître en pages écrites de l’histoire. Les larmes de Laina lui désobéirent cette fois accompagnées par un sourire inattendu qu’elle ne su comment elle avait invoqué. Laina et ses compagnons montèrent dans le char sans se regarder, vouant toute leur attention au pays qu’ils ne reverront plus. A mesure que la Cite impériale et ses hommes s’éloignaient, ses émotions la quittaient comme pour mourir. Son esprit était aussi démuni que le silence endeuillé qui régnait dans le char. Elle n’avait plus aucune force pour se rappeler de sa douleur et se laissa sombrer dans un état de semi-conscience.
Le char s’était arrêté dans une clairière pour la nuit. Quatre soldats les gardaient. Deux parmi eux étaient endormis tout comme ses compagnons. Les deux autres montaient la garde pour la nuit. On ne les enchaîna pas ; une possibilité de fuite et de révolte était absurde en ces circonstances. Laina ne dormait pas. La douleur qui n’était devenu qu’une litanie plaintive s’enflamma brusquement et lui redonna vie. Un espoir final se présentait désormais à elle, un espoir qui pourra la sauver. Elle fit semblant de se réveiller pour réclamer de l’eau. Un soldat s’approcha d’elle avec la gourde. Elle ramassa en un éclair une pierre et l’assomma. Elle prit son épée et abattit le second. Le camp commençait à se réveiller et à réaliser la situation mais Laina menait déjà une course folle à cheval vers le palais, son souffle rythmé par la voix de la promesse qui la hantait. Après avoir pris un raccourci par les bois, elle se faufila dans les quartiers de l’empereur comme un reptile invisible. Elle arriva dans ses appartements privés. Renem était en proie à un sommeil léger et troublé. Il se réveilla en sursaut et pointa son épée sur la poitrine de Laina. Pendant une seconde son visage était vide d’expression. Il eu un rictus étrange à mi-chemin entre un sourire et une plainte. Laina sourit à son tour et leva son épée comme pour le défier. Il ne fit pas appel à la garde et accepta le défi. Elle se promit de signer cet acte au nom de peuple de Nadam. Les traîtres vivront peut être mais leur sommeil restera torturé par les cauchemars. Elle dédie cet acte pour Laina, sa sœur, comme dernier acte d’amour parce qu’elle ne voudrait pas que son frère l’oublie. Laina leva son épée et se transperça le cœur. Renem jeta son épée par terre et se rua sur le corps mourant de sa sœur, ne pouvant que murmurer son nom d’une voix agonisante. Apres la douleur vint l’inconscience berçant petit à petit Laina. Mais elle garda le sourire qui ne quitta plus l’esprit de Renem jusqu'à son dernier souffle.

http://www.deezer.com/#music/result/all/The%20Flower%20of%20Carnage%20%2D%20Meiko%20Kaji%20

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Texte n°3

Sur l’horizon, un dernier rayon de soleil s’étire, paresseux, indolent. La forêt, si paisible en ce doux soir d’été étire un gris manteau sur la plaine si calme…

Nous avons fait un feu, en haut d’une colline, juste à l’orée du bois. Il réchauffe nos pitances, éclaire nos visages ; mais nos cœurs restent froids et nos âmes dans l’ombre. Nous marchâmes longtemps pour arriver ici, sachant que peu de nous reviendrons sur leurs pas. Sachant que nul choix ne nous était donné en ces heures de guerre. Et à l’heure où la lune s’élève dans les cieux, rejoignant les étoiles dans le noir firmament, il n’est qu’un doux visage que je voudrais revoir, une main effleurer…

J’ai croisé ton regard avant de m’en aller. Il était fier et beau, comme à leur habitude et malgré la lueur qui les illuminait, j’ai su y voir la peine que tu dissimulais. D’adieux tu ne voulais et de baisers non plus. Les larmes de ton cœur, tu n’aurais su garder, si plus longtemps encore j’avais du hésiter. Alors, j’ai prit la route, chargé de mon fardeau, de ces armes primaires qu’on a mit dans mes mains, de cette lourde armure dont je ne voulais point.

Me le dire, tu n’a pu. Mon tourment était trop lourd, déjà. Tu le savais. Alors ces mots si doux porteurs de tant de joie lorsque la paix résonne, toi, tu mes les as tus, au moment du départ. Mais je savais déjà… j’avais vu ta silhouette… Et l’enfant que tu portes, que je ne verrais pas, ici dans la lueur d’un feu qui n’est pas dans mon âtre, je l’aime et le bénit, l’embrasse de mon âme.

Je suis si loin de vous, à l’heure où je devrais te tenir la main… Et si près de ma mort, quand tu lui donnes vie… Mon amour, ma force, ma beauté, mon ange… Puisque je suis ici, au seuil de la bataille, je ne reculerai point. Mais sache que mon cœur, mon esprit et mon âme ne penseront qu’à toi. A toi et ce cadeau que la vie nous donnât. Et ces pensées d’amour seront mon bouclier, ma force et ma victoire.

Conserve donc l’espoir pour réchauffer ton cœur, et accorde à la foi une place dans ton âme. Car j’ignore si la mort m’attend demain à l’aube, mais mon amour est tien et il me lie à toi ; si fort que s’évanouir, mon âme ne saura point… Et mon cœur, attiré par ton cœur, toujours te reviendra.

Sur l’horizon le soleil s’élève rougeoyant, majestueux… la forêt est si belle et la plaine si paisible…

http://www.deezer.com/track/24333

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Texte n°4



http://fr.youtube.com/watch?v=CSrImZBFivA&feature=related


Au plafond de la chambre miroitent des dessins de lumières.
Il fait nuit. C’est beau.
Chaque mouvement de l’arbre devant le lampadaire en bas de mon immeuble les transforment, les échangent, les étirent, les effacent, créent de nouvelles lignes et de nouvelles courbes et tracent de nouveaux aplats de lueur orangée. Étendu sur le lit, j’assiste à cela comme si un peintre confectionnait et remaniait sans cesse une toile devant mes yeux. Ne pensant à rien, je pense malgré moi.
La peinture, c’est la lumière. Le pinceau, l’arbre. La toile, mon plafond. Qui est le peintre ? Le vent. Et partant d’un simple dessin de lumière sur mon plafond, me voilà transporter hors de ma chambre à voyager avec cet artiste, à me faufiler entre les branches. Je les secoue, les remue. Je suis devenu le peintre de ce que je contemple. Je suis l’artiste, je suis le public. Je suis le yin, je suis le yang. Je suis tout et je ne suis rien… Mais à peine ces réflexions sont-elles sorties de mon esprit que je m’envole à nouveau. Je suis le vent.
Je suis dans ma chambre en demi-sommeil où le réel et l’imaginaire se joignent, se confondent et se mélangent sans aucune limite. Un pied dans chaque monde. L’esprit au milieu. Ce moment incertain où plus rien n’est vrai, où plus rien n’est faux, cette même sensation que je retrouve devant une feuille, un stylo à la main. Ce moment où je remarque qu’écrire m’est nécessaire, c’est un besoin vital qui restera à jamais et pour toujours inassouvi. Et c’est tant mieux. Que ferai-je sans mon lampadaire et sans mon arbre et sans mon vent ou sans ce besoin ? Les rêves de mon esprit resteraient prisonniers dans les limbes tandis que la réalité m’assommerait. Sans cet état entre-deux mondes, je deviendrais fou. Peut-être le suis-je déjà à réfléchir à partir de ces dessins.
Bercé par le ronron irrégulier et profond des voitures qui passent au pied de l’arbre-pinceau, mon pied resté dans le réel traverse cette frontière si facile à franchir mais parfois si difficile à atteindre. Certains luttent, d’autres n’essaient même pas. Peut-être qu’ils leur manquent le déclic, l’étincelle qui créerait ce besoin irrésistible et les emporterait dans ce tourbillon où il est plaisant et jouissif de naviguer mais où l’on est triste et déçu d’en être sorti. Ils leur manquent le passeport, la ou les choses qui feront tout basculer.
Ils ne l’ont pas encore trouvé.
Moi si, mon lampadaire, mon arbre, le vent ou écrire…


Dernière édition par Iron le Dim 13 Juil 2008 - 18:19, édité 5 fois
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Iron
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Dim 13 Juil 2008 - 18:05

Texte n°5


http://fr.youtube.com/watch?v=JbLuU6Ti4o4&feature=related



La Renaissance


Un silence lugubre a envahi le jardin mort et stérile. Plus rien ne sera jamais comme avant. Maintenant, je connais Leurs mensonges. Le monde dans lequel j’ai erré depuis tout ce temps n'est qu'une prison, une façade ignoble et creuse. Ce château sinistre aux couloirs sombres et emplis de murmures macabres, le parc où rien ne pousse que des arbustes rabougris, ces murs de pierres glaciales, qui m'entourent de toute part, ne sont qu'une cage à mon attention. Ils ont bâti ce lieu en pensant que je resterais endormie pour l’éternité. Les fous.

Des larmes amères et silencieuses coulent le long de mon visage, brûlantes et douces, tandis qu’en moi se fait jour la perception de sentiments inconnus jusqu'alors. Les pauvres imbéciles qui veillaient sur mon sommeil intemporel. Eux, les Agariens dont je n'ai jamais aperçu le visage, caché derrière leurs masques hideux, soi-disant gardiens d'une sagesse ancestrale. S'Ils savaient ce qu'Ils ont réveillé, Ils fuiraient. Leur conditionnement a échoué. Je renais enfin.

Il n'aura fallu qu'un simple nom pour réveiller ce qui dormait en mon sein depuis si longtemps. Son nom. Mais Ils ne savent pas encore que je les ai entendus le prononcer aux détours d'une pièce obscure. Cet écho, murmuré au coeur de la nuit éternelle qui règne ici, a été la clef qui a ouvert la porte de souvenirs qui ne sont pas les miens. J'ai vu, dans leurs pauvres esprits méprisables, le Monde qui s'étend au-delà de ces lieux angoissants et la Puissance qu'Il peut engendrer. Qu’Ils profitent de leur fragile ignorance. Ils découvriront bientôt le prix de leurs mensonges.

L'oppression, créée par ce monde devenu trop étroit, se mélange à une haine sourde et brutale qui libère pleinement ma conscience de Leur emprise.

Mon esprit se tend alors vers cet Ailleurs qui, maintenant je le sais, se cache derrière les murs qui ceignent mon seul univers connu. Je sais qu'Il m'attend quelque part. Je peux L'entendre qui m'appelle. Sa voix a la douceur des promesses. Lui aussi patiente depuis un temps infini. Ils ont eu tort de vouloir nous séparer.

À présent assise sur un banc, je contemple ces murs qui me séparent de tout ce que je ne connais pas, et la rage continue de grandir en moi. La rancoeur détruit la moindre parcelle de pitié sur son passage. Mes poings se serrent et se desserrent malgré moi, seul signe extérieur de la tension qui couve dans les profondeurs de mon esprit.

Doucement, je commence à entendre des sons qui naissent de mon âme tourmentée. Une musique funèbre s'élance en moi, tour à tour étrange et fascinante. Elle s'enroule autour des émotions tumultueuses qui me submergent. Elle génère en moi une léthargie malsaine où je perds peu à peu conscience de toute pensée morale, pour me perdre au gré de ma rage.

Soudain, je me lève et tend les bras vers le ciel, non pour l'implorer, mais pour invoquer la Puissance de Celui qui m'attend. Mon instinct retrouvé me souffle que ma sollicitation n’a pas été vaine. Je sens Son Pouvoir se diffuser en moi. Il devient l'instrument de ma vengeance.

J'aimerais tant que les Agariens, prétentieux et stupides, me voient à cet instant : Ils seraient terrifiés de voir ce que je m'apprête à faire. Ils ne pourraient reconnaître le fantôme, l'ombre qu'Ils ont créée, modelée, et qui hantait ce lieu sombre et humide.

Je sens un rictus déformer mes traits sous l'effet des émotions qui m'envahissent. Ma cape, flottant autour de moi, rappelle les sorcières d'autrefois. Le Pouvoir prend possession de mon être.

Par-delà la musique, j'entends un rire démoniaque s'élever dans les airs avant de réaliser que c'est le mien. Tout ce qu'Ils ont toujours craint est sur le point de se réaliser, et la faute leur en incombe entièrement, à Eux, les Sages. Je suis à présent tournée entièrement vers la rage qui menace de me consumer, prête à Le rejoindre où qu'Il puisse être.

Le Pouvoir crépite à l'intérieur de mon corps, ne demandant qu'à se déverser sur Ceux qui m'ont trompé. Je le laisse s'infiltrer dans chaque partie de mon corps et de ma pensée. Il se nourrit de ma fureur. Plus rien ne peut me retenir. Mon rire jaillit encore. Un rire horrible, douloureux.

La Puissance fuse alors en une gigantesque vague salvatrice. Je sens mon corps s'élever, de plus en plus haut, bien au-dessus des murs qu'Ils ont érigés, tandis qu'une formidable énergie se répand et anéantit la prison et les geôliers qui me retenaient.

Plus de portes, plus de murs.
Je suis face à une immensité, enfin libérée de mes chaînes à tout jamais.
Il est là.
Le Monde nous appartient.


Extrait du journal de Katalia, La Détentrice.

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Texte n°6


Légende épique.

Le vent porte dans ses tourbillons de nombreux témoignages. Les cieux sont spectateurs de nombreuses naissances, de nombreuses fins, des combats de la vie contre la mort, de l’espoir contre le désespoir... Chacun peut entendre l’histoire s’il le souhaite…s’il est prêt à l’entendre…
Son front se lève vers le ciel. L’éclat aveuglant du soleil l’oblige à lever un bras devant ses yeux froncés. Un aigle décrit de larges cercles au-dessus d’elle, une bourrasque plus forte que les précédentes déploie sa crinière brune comme une bannière derrière elle. Les battements de son cœur ralentissent, son panier en osier lui échappe. Un flot de fruits rouge sang se déverse entre les rochers et sous le buisson. Elle ne ramasse pas l’objet de tant de travail, elle est déjà loin.

Une colonne sombre serpente sur les flancs des sommets granitiques ; simple fil continue d’âmes qui avancent vers une mort certaine. Les chariots oscillent, bringuebalent, se trainent dans les pentes et les virages étroits. Les pas lourds et trainants des hommes soulèvent des nuages de poussière à travers lesquels le soleil joue avec ses rayons. Un rapace crie et plane entre les piliers de fumée étincelante.

La jeune fille parvient hors d’haleine dans les hauteurs du village. Ses doigts sont entortillés par son malaise grandissant à l’idée de « voir ». Sa poitrine s’élevant et s’abaissant rapidement, elle se penche au dessus d’un parapet et laisse tomber son regard. Elle surplombe toutes les maisons et les habitants tous rassemblés sur le bord de la route. Sa gorge se coince quand elle se rend compte que seuls les femmes et les enfants se lamentent au passage des hommes en armure légère de cuir. Elle dévale les derniers degrés qui la séparent de la procession épique funèbre. Elle ne ralentit presque pas lorsque les cailloux roulent sous ses minces sandales et qu’elle s’immobilise subitement. La tête haute, tendue, elle dévisage chaque homme. La plupart ne lui présente que leur nuque, résignés, acceptant la fin fatidique. Soudain elle l’aperçoit. Lui aussi, la face tournée vers le sol cendreux que ses pieds trainants foulent. Les traits de son visage sont taillés à la serpe mais elle n’ignore rien de la délicate douceur de ses yeux. Poussée en avant par une force incommensurable, elle traverse la marrée humaine tandis qu’à la marge de son esprit, elle entend une femme crier.

Il reste immuable face à l’apparition inopinée de la jeune femme face à lui. Si ce n’est qu’il se redresse, la toise de toute sa hauteur. Aussi fixe qu’une statue, aussi expressive qu’une œuvre de maître, accessible aux seuls initiés. Le temps semble s’être arrêté entre les deux amants. Même le fracas de la centaine de paire de pieds disparaît derrière la respiration sourde de la jeune femme. Tout aussi soudainement que leur arrêt brutal, elle se jette dans ces bras qu’il a à peine le temps d’écarter. Passé un moment d’incertitude, il l’enserre. A ce moment il aurait juré que rien ne pourrait jamais les séparer.

Comme les serres d’un aigle qui se resserrent sur sa proie elle est arrachée à sa protection et jetée en arrière. Elle tombe lourdement contre un des nombreux rochers qui délimitent la route. Elle ne se relève pas. Le jeune homme, follement, attrape l’homme en tenue d’officier à la gorge. Les deux hommes sont de forces égales. L’un possède la fougue de la jeunesse et le cœur vengeur ; l’autre l’expérience des combats. Mais bien vite l’avantage joue en faveur du supérieur et quand enfin le jeune, couché sur le ventre, la tête dans la terre battue, les larmes et le sang se mêlant à la poussière, s’avoue vaincu ; la pression qui maintenait ses bras dans son dos se relâche. De son sauveur il ne voit que la fine silhouette se dessinant à contre jour avant de sombrer dans l’inconscience.

Le chariot fait sauter ses deux occupants. L’homme allongé par terre gémit tandis que la femme refait un bandage au niveau du torse. Son travail terminé, elle focalise son attention sur celui pour qui elle aurait tué. Elle a bien failli ôter la vie par ailleurs. Le voir plaqué au sol au moment où sa conscience lui revenait, l’a faite réagir instinctivement. Le même instinct de défense qu’une mère avec ces petits. Elle n’a pas cherché le silex, il se trouvait dans sa main quand elle a frappé le tourmenteur. Ensuite, les choses se sont enchaînées au-delà de sa raison. Elle s’est retrouvée dans le chariot à soigner celui qui voulait les séparer.

Ce devait être le premier à qui elle sauverait la vie… mais pour celui qu’elle souhaitait protéger plus que tout elle ne put rien. La mort les emporta comme tant d’autres et seules leurs âmes élevées au niveau des cieux pu témoigner de leur histoire.

Globus - Crusaders of the light


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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Dim 13 Juil 2008 - 18:07

Texte n°7


http://fr.youtube.com/watch?v=qUiXrrF-tBs

Tine Do Bel


Île perdue dans les brumes de la mémoire des hommes…
Île chargée de mystères et de secrets. Où le vent et les pierres narrent les légendes du passé et l'histoire de ceux qui l'ont foulé…
Evadez-vous vers les chants et les voix de l'ancien temps…
Ils remontent depuis les brumes du temps pour vous raconter leurs histoires…

Le passé, le présent et le futur se mêlant au sein des chants de tout un peuple et de toute une culture rassemblés autour des feux de joie un jour de mai.
Les flammes des brasiers crépitent au milieu de la plaine verdoyante où se massent la foule venue assister au rite de Beltaine.

Les nuages dans le ciel coulent paresseusement comme si le temps lui-même ralentissait sa course pour éclairer de son éclat le moment magique qui prend forme à ses pieds.
Le vent, doucement, berce de son chant mélodieux les majestueux chênes de la forêt au pied desquels les hommes en robes blanches se pressent afin de recueillir le cadeau des dieux : le gui millénaire qui protégera pour une année les familles de l'île.
Les jeunes filles en robe blanches, tenant entre leurs mains les longs draps immaculés où repose le gui fraichement coupé par les druides, avancent d'un pas lent vers les feux disposés en cercle où aura lieu la cérémonie.
L'herbe bruisse sous les pas des hommes et des bêtes s'approchant des feux sur la plaine. De toute la région, ils sont venus avec leur bétail afin d'honorer les dieux et de faire purifier leurs bêtes afin qu'elles soient fertiles et généreuse durant l'année à venir.
Les prêtres et les prêtresses attendent, impassibles, au milieu du cercle de pierre. Ils vivent au dessus du peuple, leurs esprits sont en contact avec les dieux immortels, ils connaissent les messages de la nature et du cœur des hommes…
Seuls quelques rares privilégiés peuvent venir les déranger dans leur retraite spirituelle à l'écart du commun des mortels, ignorant et irrespectueux.
La cérémonie va commencer…

Une à une, les bêtes passent entre les brasiers afin d'accomplir la purification.
Le prêtre, les mains et la tête levées vers les landes célestes où galopent les compagnons des dieux, entonne la mélopée qui accordent abondance, fertilité et bonne santé qui passent.

Alors seulement, la fête peut débuter.
Partout dans la plaine, les hommes enlacent leurs femmes et les couples se lancent dans une folle danse tourbillonnante au son des bodhrán et des cornemuses gaëliques que les musiciens du village ont apporté avec eux.
Plus loin, des hommes font preuve de leur habileté à l'arc, de leur force à la lutte ou leur adresse à cheval.
Entendez-vous le martellement des sabots des magnifiques pur-sang du royaume ponctuaient de leur rythme puissant et majestueux le bruit sourds des tambours ponctuant les danses. Le grondement de la course sous les encouragements de la foule hystérique et passablement réchauffée par la bière et l'hydromel qui coulent à flots depuis les immenses tonneaux trônant, tels des idoles, sur les longues tables dressées à l'écart et croulant de nourriture diverse et succulente.
Entendez-vous le martellement des pas des danseurs sur la terre meuble pareille à une marche implacable de tout un peuple contre son ennemi.

Alors que le commun des mortels s'amuse dans la plaine, les prêtres et prêtresses continuent leurs rituels en l'honneur des dieux de la nature.
Ils entendent leurs voix dans le souffle du vent, dans le bruissement du chêne, dans le murmure de la rivière et dans le tintement des pierres. Ils sont le lien vivant entre les dieux immortels et les humains passagers, les seuls initiés capable de comprendre les secrets du monde et le langage des dieux protecteurs de l'île.

La nuit commence à tomber sur la terre verte.
Partout, on commence à allumer les torches qui déchirent la nuit et projettent des ombres tremblantes sur les danseurs et leur cavalières.
La fête continue à travers la nuit. On invoque les esprits de la nature et la présence des ancêtres.
Voilà que, surgissant des ténèbres, des femmes, entièrement nues et le corps entièrement recouvert de peinture rouge, traversent la plaine en hurlant à plein poumons un long cri de rassemblement.
Au son du fiddle et de bodhrán, le cheval aux yeux globuleux Penglaz, symbole de fertilité, tourbillonne frénétiquement au milieu des brasiers et des flambeaux.

Déjà, l'aurore étend sur le monde son voile rose et le ciel se teinte de mil couleurs orangées.
Les hommes quittent lentement la plaine tandis que les femmes commencent à débarrasser et démonter les tables.
Seuls restent les prêtres qui observent de leur stature toujours impassible et imperturbables le monde.
La fête de Beltaine est terminée…
Bienvenue chez les Gaëls… Bienvenue chez les Celtes… Bienvenue en Irlande…

----------------------------

Texte n°8



http://www.deezer.com/track/11139



Le ciel est bleu, la lumière écarlate, chaude, des cloches teintent parmis des arbres qui chantent.
Je suis accroupi au milieu d'un océan de rouge, un champ de coquelicot s'offre à moi.
Les fleurs frémissent au toucher, on entend leurs voix qui chuchotent, qui me sussurent des mots innaudibles.
Je me noie dans un univers bucolique d'une complexe banalité.
Des fées, il manque juste des fées.

Le vent frappe mon dos ; mon chapeau de paille s'envole, des boucles noisettes tombent sur mes épaules, le ruban noir qui les ceintre flotte alègrement.
Je me lève, je porte une robe d'un rouge presque inexistant, les pans volent, eux aussi.

Mon ombre semble s'étendre à l'infini : par delà le champ, par delà le monde, comme si le vent l'avait emporté.
Je bouge les bras, ce deuxième corps n'est pas le meme.
Ses mains cherchent quelquechose, ses yeux observent, caressent les formes, les visages qu'elles trouvent.
Et bientot, une autre main, une autre main vient enlacer une des miennes.
L'Etranger veut me rejoindre, l'air me porte ses paroles.

Je me mets à courir.

Le soleil m'accompagne pendant ma course, il tape mon dos, mes yeux, mes joues.

Toute cette compagnie, cette beauté chagrine qui n'est pas moi, me font pousser un rire démentiel.
Mon bonheur résonne affreusement tandis que l'Etranger se rapproche, de plus en plus.

Je devine, l'Etranger n'est pas une étrangère.

Je sens son regard avide, son désir incessent.
Mais aucune peur, aucune honte, aucune hésitation.
Les fleurs, l'air, le soleil, me confient leurs secets, leurs souhaits.

*Rattrape moi, ensuite ne me lache plus, et serre moi, serre moi encore, sans jamais t'arreter*

Il parlent à ma place, m'incitent à stoper ma fuite, font couler mes larmes.

Quoi de plus simple ? Simplement s'arreter, et tout, oublier.
Le rouge me va si bien, pourquoi oublier ?

Tout est si irréel, absent et obligatoire. Comme une épreuve, une parfaite épreuve.
Puis, plus rien.

Devant moi désormais, mon pauvre reflet qui baille dans la vitre crasseuse du bus.

Maintenant descendre, l'arret est juste là.
Aller jusqu'à chez moi.
Ne pas y retourner, n'y pense pas.
Ne pense pas.
Juste un <<I'm here Mum !>>, pensif.
Tout est en ordre, normal.
Tout.

Que ? Quoi ? Là, dans l'instant présent, envie que l'envie domine.
Alors je veux mon lit, les draps tachés, la couette trop lourde, l'oreiller imprégné.
Je veux de nouveau avoir le plus beau rire du monde, me camoufler parmis les fleurs, avoir leur parfum, danser au mileu d'elles, et ne plus revoir mon pauvre reflet dans la vitre crasseuse du bus.

Longue attente, caché dans ce milieu le plus personnel qui soit, qui n'aboutit pas.
Mon amie la frustration est au rendez vous, sans faute.

Je sors.

Le sommet des arbres a déjà atteint le crépuscule : la lune, les étoiles, une petite brise nocturne qui passe et repasse sur ma nuque, gentillement.
Je n'ai pas de chaussures, je porte un vieux t-shirt délavé, un pantalon troué. Ma panoplie du dormir.
Mes orteils tremblent et "petite brise me rafraichit peut-etre un peu trop.

Personne n'entend ma voix inexistante, seul l'echo des cigales et des crapauds daigne me répondre. La musique du Sud dans la nuit.
Ca sent la pluie, la bonne pluie qui ne va pas tarder.

Magnifique soir que celui-là, magnifique endroit, que je ne connais pas vraiment.

Je marche longuement, machinalement, comme un zombie.
Des cailloux et du verre que je n'esquive pas : mon chemin est marqué de petites taches rouges.
Drole de Petit Poucet ...

Soudainement je ne vois plus rien, un linceul prématuré à couvert le peu de lumière que m'offrait l'éclat lunaire, ou peut etre ma vue.
Un portail ouvert, une pelouse grasse où je vais trouver refuge.

J'ai l'air le plus c*n du monde, assis en "terre inconnue", les pieds sales et pourris, les cheveux en bataille, une labrador obèse qui me lèche, ou plutot qui me dévore.
Mainteant que j'y pense, cette langue qui entre, farfouille, profane les moindres pores de ma peau, me degoute assez vite.

Vif retrait, regard méchant d'un coté, complaisant de l'autre.
Cet abruti de chien me tire son sourire baveux, me donne la patte, gémit.
Tu pues.
Rebelote, les yeux de cocker ...

Un compagnon ? Non pas un chien.
Mais un compagnon tout de meme.
Rituel initiatique de l'amitié animale :

<<Cherche la baballe !
C'est bien le chien ...>>

<<Non t'es pas obligé de me récurer la tete ... Ni les pieds tu sais ...>>

Tout est bien. Un court moment, tout est bien.
On a oublié.
Wonderful.

J'ai une fureiuse envie d'hurler mon rire que je n'ai jamais entendu.
Mais rien, comme d'habitude.
Comme d'habitude, je n'y arrive pas.
Et encore cette éternelle atmosphère plate, statique.

Mes jambes décident de me porter loin du chien, de l'herbe, de la baballe, du wonderful moment.
Les lampadères sont leur guide, elles suivent un trottoir interminable, qui mène ici, là où je pointe du doigt, et ailleurs.

Brusque changeent de décor ;
du béton, plus d'arbres.
Un pistolet à eau dans la main.
Les taches s'agrandissent.
Et je cours, mon allure est inhumaine.

Odeur salée qui me prend les narines.
La mer n'est pas loin.
Le sable blanc remplace vite la route noire.

Un banc, au milieu d'une plage.
Assis, le pistolet innofensif sur les genoux.
A coté de moi, de l'alcool à haut degré, des médocs qu'il ne faut surement pas avaler.

Je commence seulement à me demander si je suis dans une autre dimension, une autre vie, si on m'a déporté du réel.
Pourtant meme corps, meme souffle.

La bouteille aux lèvres, j'humecte seulement.
Les cachets d'abord.

Le water gun est chargé du liquide infect qui me brule, me torture et reste.

Je plane, je souris pour sourire, le monde autour ondule, ne fait que ça.
Je vais basculer, je veux basculer !

...

Un piano, dans un bar au vieux placher gris, comme chez les cow boy.
Des lueurs vertes, rouges et bleues.
Des vitraux dans ce bar.

Le piano chante une mélodie fluide et immortelle.
Je suis sur une scène au plancher encore plus gris que sur les autres espaces, un micro me fait face.
Je retouve mes boucles noisettes, ma robe presque rouge, mes yeux verts striés de brun, mon élégance flagrante.

Le seul faisceau de lumière de la pièce n'est rivé que sur moi, me dévoile à n'importe qui.
Mais aucun spectateurs.

Seul un panache de fumée ridicule qui se tortille dans l'obscurité.
Je le contemple.
Arette de te cacher.

Ton teint éburnéen, tes yeux bleus, je vois tout.
Tu n'entendras pas ma voix, tu sais que je ne peux pas.
Pourriture.

Je délaisse le micro, et je danse, pas au milieu des fleurs ...
Je fais voler les pans de ma robe, je m'y crois au moins.
Tu imites mon sourire, avec franchise.

Tu souris parce que tu sais que je ne sais pas comment sortir, de ton monde.
Je t'ignore, je danse, je ne pense pas, j'oublie.
Je le fais follement, amoureusement.

Et je danse, et je danse, sous tes yeux qui deviennent inquiets.
J'ai ce que je veux.
Je flambe.

Et plus je danse, et plus je flambe.
Et plus je danse, et plus je flambe.
Et plus tu m'aimes, comme je le sens.

Ta panique.

Les flammes m'embellissent.
Je meurs, toi aussi.

Doux réveil.
La bonne pluie martèle ma figure. Lesgouttes nettoient le sang, le vomi, me forcent à garder mes paupières closes.


Mes larmes se confondent à elles.
Je suis comme, mort de vivre.

Le soleil se lève.
Quelqu'un le cache, je suis incapable de me lever.
On me parle, on me secoue.
Le gentil labrador continue ses escavations. Que fait-il là ?

Les contours du personnage se finalisent, enfin.
Il me parle trés fort, avec nervosité et bienveillance à la fois.
Je t'entends, ne crie pas.
Je ne peux pas parler.
Bel inconnu, connais-tu les signes ? Je ne peux pas parler, je ne peux pas.

Je reve, j'y crois, j'y pense.
Suis-je endormi ? Ou bien autre ?

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Dim 13 Juil 2008 - 18:09

Texte n°9


http://fr.youtube.com/watch?v=UwYmml_lJd4

Marche… Cours… Sans t’arrêter. Au milieu de la nuit, je me suis enfin levé. Dans le miroir ovale face à mon cercueil, aucun reflet ne me regarde. Ma longue cape sur les épaules, je glisse sur le sol de marbre, je glisse vers toi. On ne lutte pas contre ses instincts. Ne sens-tu pas mon souffle froid sur ta nuque ? Ne sens-tu pas ma présence derrière ton dos ? Marche… Marche… Et surtout, cours !

Dehors, les ténèbres enveloppent toute la forêt dans leur étreinte glacée. Mais ne crois pas pouvoir te cacher. Nul besoin de l’éclat de la lune perchée sur son nuage… Je te vois ! Je te sens ! En humant le vent, et contre mon gré, j’apprends où tu es. Mon pas s’accélère en même temps que le tien. Une proie et un chasseur.

J’ai mal. Tellement mal ! Mon cœur desséché saigne pour toi. L’inexorable ne pouvait être évité, et je le sais. Marche je t’en prie… Plus vite… Plus vite ! Je me rapproche malgré moi… Je me rapproche de toi !

Un silence tombal flotte entre les arbres. Soudain, un hibou hulule dans les pénombres. L’entends-tu toi aussi ? J’aurais voulu partager son chant avec toi. Mais à présent, pour qui chante t-il ? Oraison funèbre dont je serais seul responsable ! J’ai tellement faim ! Ne sens-tu pas que je suis à ta poursuite ? Pourquoi ne cours-tu pas ?! Tu t’es arrêtée. Je le sais… Mon pas consent enfin à se ralentir, mais ne dévie pas de sa route funeste.

Je t’ai trouvée ! Cours ! Fuis ! De toute la force de ton corps, de toute la force de ton âme ! Fuis !! Assise sur ton rocher de pierre, baignée par le clair de lune, tu t’es retournée. Un sourire noyé de larmes. Pourquoi ? Alors que nous nous retrouvons enfin, pourquoi pleures-tu ? Et pourquoi une telle tristesse s’empare t-elle de mon cœur mort ? Je peux te toucher de mes doigts blancs. La chasse aura été courte.

Dans tes prunelles vermeilles, je vois enfin les miens. Deux pupilles ambrées. Je voudrais que le temps s’arrête. Pourquoi le vent continue t-il à souffler ! NON !! Je ne veux pas… Tue moi ! Je te sens frissonner à mon contact. Aurais-tu un pieu pour me sauver ?! Une ultime étreinte. Profite de cette occasion. Mais pourquoi te laisses-tu faire ? Nos larmes se mêlent. Ferme les yeux.

Les feuilles mortes d’automne tourbillonnent, tombent comme s’écoule ta vie. Pardonne moi. Mes yeux ne peuvent détacher de ton visage livide. Le visage d’une morte.

Noir. Brouillard. Réveil. Un corps inanimé à mes pieds. Le tien. Tandis que mes instincts se retirent, je réalise ce que j’ai fait. La délicieuse odeur de ton sang est encore sur mes lèvres. Deux secondes suffisent. Ma décision est prise. D’un geste brusque, j’enlève cette cape noire que je hais tant. A tes côtés je m’allonge. A tes côtés, je veux rester.

Les bêtes des bois nous évitent. Serait-ce à cause de moi ? Les heures passent et se ressemblent. Mon âme est tourmentée. L’heure va bientôt arriver. Je veux te regarder une dernière fois. Personne n’aura plus à courir ! Me pardonnes-tu ?

Mon esprit s’embrase enfin avec l’aube. Le jour se lève et mille aiguilles me traversent le corps. J’ai si mal ! Mais je souffre pour toi ! Me vois-tu là haut ? Cette douleur est-elle ton châtiment ? Vois, comme je l’accepte avec joie ! Les portes de l’éternité s’ouvrent devant nous.

Sous ces mille rayons de soleil, poussière redevient poussière. Ma main s’évapore avant que je puisse me saisir de la tienne.

-------------------------


Texte n°10



http://fr.youtube.com/watch?v=jG7anAeu7c0

Le crépuscule annonce les ténèbres, le soleil rouge, le sang de la bataille à venir. Les derniers rayons traversent la forêt, se reflètent sur la neige, puis s’éteignent. L’homme sort des frondaisons, rejoint son camp, s’assoit sans un mot à côté de ses camarades, contemple le feu qui brûle devant lui, les braises rougeoyantes qui répandent une douce chaleur. Il n’entend pas ses frères parler de leurs luttes, de leurs exploits, de leur peur de la mort, de leur envie de revoir leurs proches. Il regarde le brasier. Il pense à ce que les flammes ont fait endurer à son corps. A la marque cendrée qui meurtrit son dos. Aux chaînes qu’il a brisé. Le sommeil s’empare de lui, lentement, petit à petit. Ultime rempart contre les souvenirs déplaisants d’une vie morne et sombre. Il s’endort face à la lune argentée, aux myriades d’étoiles dans le ciel. Il s’endort en sachant que lorsqu’il se réveillera, l’heure du combat aura sonné. Il s’endort en espérant se lever pour s’apercevoir que ce n’était qu’un cauchemar, qu’il n’a pas à combattre les armées de L’Empire pour sa liberté, car il est libre depuis toujours.

Le chaos…le sang…la furie dévastatrice des loups, des chevaux. Les flèches volent dans le ciel, faucons de braise fondant vers son cœur. Il les esquive et une fois de plus, échappe à la mort.
Ils arrivent. Les sabots de leurs montures soulèvent un nuage de poudreuse, les enveloppent d’une brume mystique. Il regarde autour de lui. Cadavres gisant à terre, voilà ce que sont ses frères d’armes. Il est seul, à vingt mètres des lignes de son camp. Trop loin pour courir. Il ne le peut. Vengeance, crie son esprit, son cœur, les milliers de victimes de l’esclavage. Et Vengeance il crie.
Le soleil entoure son épée d’un halo doré. Les silhouettes des cavaliers de L’Empire, lances en avant, assombrissent sa lame. Leurs étendards pourpre et or flottent au vent. Les fers des chevaux frappent le sol en cadence. Ils sont cinq. Assez pour le déchiqueter, l’écraser, le percer de toutes parts. Il pare l’assaut de sa lame. Des hampes de bois se brisent, éclatent, les échardes volent, s’enfoncent sous sa peau. Il plonge entre les lances de chêne et de métal, s’écrase sur le sol immaculé, laisse son élan l’emporter. Il sent les corps vifs, robustes, fougueux des chevaux, comprimer son torse. Il taillade les jarrets d’animaux qui n’ont rien à voir avec la guerre, qui ne sont pas ses ennemis, les livrant à l’avidité des vautours. Des flots de sang jaillissent, éclaboussent son visage. Les bêtes continuent brièvement leur course, puis elles tombent, s’écrasent de toutes leurs forces par terre, glisse sur plusieurs mètres, livrant leurs maîtres à la mort.
Plus que trois. Ils continuent leur course, se retournent, dégainent de longues flamberges flamboyantes, recouvertes d’or. Ce n’est pas la lumière du soleil, cette fois.
Ils chargent à nouveau, deux sur les flans, un derrière. Il doit survivre, à tout prix, survivre. Il se porte sur le flan extérieur du cavalier de gauche. Le désarçonne. Attrape les rênes. Se force à ne pas penser à la lance qui érafle sa jambe.
Le regard du cheval, affolé, qui sent qu’on le guide vers sa fin, comme il tire les rênes. Ses pattes qui s’emmêlent dans celles des deux montures, se brisent. Déchaînement de puissance, de vélocité, de muscles. Fracas des os, du bois, de l’acier, des chairs. Flot de sang qui un instant s’élève vers les cieux, puis retombe.
Son cri de victoire retentit, plus fort que tout. Et lentement, se transforme en un cri de désespoir et de tristesse. L’armée impériale se dévoile, apparaît dans sa totalité. Elle barre toute la largeur de la plaine, sur des centaines et des centaines de rangs. L’homme se tourne, regarde les quelques milliers de rebelles avec lui. Tous savent qu’ils ne peuvent fuir. Condamnés par leur bravoure et leur honneur à affronter l’ennemi. Tous lèvent leurs armes. S’aventurent à sa suite.

La bataille est terminée. Vautours et corbeaux déchiquètent les cadavres, arrachent des lambeaux de chair. Ce sont les seuls vainqueurs du combat. Parmi les corps, un homme une épée à la main. La mort n’a pas réussi à lui voler sa fierté. Il est à genoux, sa lame plantée dans le corps d’un impérial, sa poitrine percée de flèches. Et dans ses yeux ouverts, brille toujours une lueur de défi…

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Lun 14 Juil 2008 - 15:54

Hé ben, très joli tout ça les gens. Je vous félicite
Je remarque quand même qu'on a une majorité de musiques calmes et douces pour des textes assez poétique - a croire que ça doit être plus facile ...
ceci dit,c'était dur de faire un choix : il y en a 3 qui m'ont énormément plus,amsi 2 qui m'ont touchée plus particulièrement. (et j'ai reconnu Niko et Victor je pense ^^)
Encore bravo à tout le monde génial
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Lun 14 Juil 2008 - 16:02

J'ai tout lu (et entendu bien sur x) ) et je crois en avoir reconnu certains aussi (Victor, Niko j'en suis quasiment sur, aprés j'ai encore un doute).

Et j'hésite franchement pour les votes, les textes sont tous biens, dur dur ...
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Lun 14 Juil 2008 - 18:51

On est si transparent que cela pour que vous pensiez nous avoir reconnu à peine un jour après le début des votes ? scratch
Va falloir améliorer ça... :!: devil

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Lun 14 Juil 2008 - 19:19

C'est surtout visible si on connait certains de tes goûts geek
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Mar 15 Juil 2008 - 1:17

Je n'ai lu que les 4 premiers textes, cela demande beaucoup de concentration ! Le temps de s'imprégner de la musique, de lire le texte, d'essayer de comprendre comment l'auteur, en écoutant le morceau, en est arrivé à imaginer tout cela... Mon cerveau chauffe !

Je lirai les textes suivants à tête reposée (et quand j'aurais le temps, et le calme chez moi...)

En tout cas, félicitations à tous pour votre participation ! (et dommage pour Nighty qui n'a pas eu le temps de poster son texte... je lirai le sien aussi, promis !)

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Mar 15 Juil 2008 - 11:40

Merci Hakkrat. ^^

Pour ma part, j'ai lu tous les textes et j'ai voté... pour celui qui m'aura fait frissonner, en alliant une musique vraiment idéale avec le texte.

Bravo aussi à tous les participants qui se sont magnifiquement débrouillés. Que des textes de qualité avec des musiques soigneusement choisies.

Et merci à celui ou celle pour qui j'ai voté qui m'a permis de découvrir un artiste jusqu'alors inconnu mais que j'adore véritablement maintenant. Wink

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Mar 15 Juil 2008 - 14:10

Pas eu le temps de tout lire (juste les 4 premiers également ^^), mais ça s'annonce d'ores et déjà difficile de voter XD

edit : ayé, tout lu... et j'hésite entre 5 textes XD Pas évident confused
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 11:40

Euh... J'ai droit au double post ? Rolling Eyes
Bref, après une seconde écoute, j'ai voté... mais j'aurais sérieusement voulu avoir 5 votes. 2, c'est vraiment pas assez XDD
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 11:47

j'ai voté Smile
c'est vrai que tous les textes sont super, ce fut dur de choisir!
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 14:46

Moi j'hésite encore, franchement j'y arrive pas :s
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 17:09

Il faut se laisser porter par le coeur, Phylla ! Ne réfléchit pas trop.
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 17:46

Bon je vote, porté par le conseil de Kalystah ::rolling::
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 18:25

qui n'a voté qu'une fois?? ou qui a voté 3 fois??

on totalise 13 votes.. or, on peut voter pour 2 textes... donc, normalement on devrait toujours avoir un nombre pair...
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Iron
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 18:52

On ne peut pas voter pour 3 textes. Je crois que Nighty a voté une fois.

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sombretoile
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 19:32

Je dois être le seul que le concours n'a pas emballé. Quoiqu'il en soit, j'en ai fini avec les lectures et les écoutes. J'ai pas grand chose à en dire, voir même rien du tout.
Mon vote ne s'est fait sur aucune base objective (j'ai vraiment du mal à juger ce genre d'exercice). Disons que j'ai fait au feeling plus qu'avec le coeur.

Ah oui, j'allais presque oublier. Félicitations aux participants.

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 19:42

Comme sombretoile, ce concours ne ma pas accrocher, j'arive pas a mi mettre et puis je peux pas m'empecher de penssez que l'art et la musique plus particulierement ce n'est pas un concours (allez savoir pour l'ecriture normale sa me choque pas) et que on ne peux pas objectivement dire sa c'est mieux que sa allors que c'est vraiment gout et couleur la sa depend meme de la musique qui accompagne et on ne juge pas quelqu'un sur une musique qu'il n'a meme pas fait.
Voila donc je n'arrive pas a mi mettre et je ne pense pas que je voterai je felicite quand meme tout les participants et je leurs souhaite bonne chances.
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Jeu 17 Juil 2008 - 20:46

Effectivement, je n'ai voté qu'une seule fois. J'espère que ce n'était pas interdit mais un seul texte m'a réellement fait "frissonner" et la musique m'a tout autant accrochée. Du coup, j'ai été bien incapable d'en choisir un autre, tous les autres se valant agréablement.

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Sam 19 Juil 2008 - 0:12

j'ai reconnu niko, victor et Akira si je ne suis pas fou!

bref...très très dur là :/
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Dim 20 Juil 2008 - 3:01

Wahou, quels beaux textes! J'aurai vraiment beaucoup aimer participer, mais je viens de refaire mon apparition xD J'ai déjà écouté le texte 1, il est superbe! Dommage que la musique se rythme un peu plus à la fin :/

Je vais lire tous les textes tranquillement un par un ^_^

EDIT: j'en suis au troisième texte, franchement à tous, chapeau, ils sont tous merveilleux! Et la musique est toujours un très bon choix! ^^

RE-EDIT: Le texte 6 est une véritable merveille, c'est carrément un film! Il y a bien un ou deux paragraphe ou ça s'écarte un peu de la musique mais ça revient vite, chapeau!

Et le texte 3 c'est de l'émotion constante, il somptueux!

Et tous les autres textes sont géniaux, ce serait trop long de tout dire u__u Ca va être dur de choisir, ya que d'excellents concurrents, c'est fait exprès pour nous déstabiliser hein? xD

Bon, j'ai pas fini de lire hein! =D
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Hakkrat
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Dim 20 Juil 2008 - 9:13

Tekmerak a écrit:
Comme sombretoile, ce concours ne ma pas accrocher, j'arive pas a mi mettre et puis je peux pas m'empecher de penssez que l'art et la musique plus particulierement ce n'est pas un concours (allez savoir pour l'ecriture normale sa me choque pas)
Le concours porte tout de même sur l'écriture ; personnellement, je considère l'écriture comme de l'art (par définition, je me demande même si tout simplement, l'écriture ne fait pas partie de l'art scratch). D'ailleurs, il me semble que la poésie, c'en est.
Tekmerak a écrit:
on ne peux pas objectivement dire sa c'est mieux que sa allors que c'est vraiment gout et couleur la sa depend meme de la musique qui accompagne et on ne juge pas quelqu'un sur une musique qu'il n'a meme pas fait.
Tout n'est que goût et couleur ; même s'il n'y avait pas eu de musique, tu aurais certaineme préféré tel ou tel texte. De plus, tu n'as pas bien lu les règles du concours, car il ne s'agit nullement de juger quelqu'un sur "une musique qu'il n'a même pas faite", mais de juger si la musique qu'il a choisi allait bien avec le texte qu'il a écrit, ce qui est tout à fait différent.

Je conclus en disant que tout est subjectif, de toute manière ; untel trouvera forcément que cette musique colle superbement avec tel ou tel texte, là où un autre n'y verra absolument aucun rapport. Mais c'est pareil pour tout , et s'il n'y avait pas eu de musique à ce concours, untel aura quand même trouvé tel ou tel texte superbe, là où un autre le trouvera nullissime.

J'ai essayé de faire un sujet de concours original, en essayant d'inclure quelque chose de plus que l'écriture. En somme, j'ai fait preuve d'ouverture. J'ai peut-être "bousculé" un peu les règles de ce qui se fait d'habitude...
Je sais bien que la musique ne sied pas à tout le monde, qu'il y a des gens incapables de chanter juste ou de déceler quelques subtilités en écoutant un morceau. Mais là, je ne demandais franchement aucune connaissance ; juste de l'imagination. Imaginez une histoire avec une musique que vous aurez choisie. Je crois sincèrement que tout le monde est capable de faire ça (mais je comprends que tout le monde n'ait pas envie de le faire, bien évidemment).

::rolling::

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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Dim 20 Juil 2008 - 9:50

Hé ho deux chose:
primo je n'ai jammais dit que je n'aimais pas la musique j'en fait depuis l'age de 7ans, j'ai un groupe et je connais un nombre de groupe tres grnad en passant du metal au jazz.(pour faire classse)
j'ai juste dit que juger la musique c'etait encore plus abstrait que l'ecriture (a mon avis).
Et secondo je ne critiquais pas ton sujet c'est simpa sa change et plein de personne on accrocher c'est juste que c'est pas trop mon truc la.

hé pour finir tu dit que tu ne demmande pas de juger la musique qui accompagne certe mais la musique on ne peux s'empecher de la prendre en compte (enfin moi je pourais pas m'en empecher si je votait)
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MessageSujet: Re: Neuvième concours : votes   Dim 20 Juil 2008 - 11:53

Mon très cher Tekmerak... ^^

Tekmerak a écrit:
primo je n'ai jammais dit que je n'aimais pas la musique j'en fait depuis l'age de 7ans, j'ai un groupe et je connais un nombre de groupe tres grnad en passant du metal au jazz.(pour faire classse)

Et moi, je n'ai jamais dit, à aucun moment, que tu n'aimais pas la musique. Je ne peux que te féliciter de ta grande culture et je ne doute nullement de tes connaissances en la matière. ::rolling::

Hakkrat a écrit:
Je sais bien que la musique ne sied pas à tout le monde, qu'il y a des gens incapables de chanter juste ou de déceler quelques subtilités en écoutant un morceau.
Cette vérité est une généralité qui ne te visait pas en particulier. Je conçois cependant que la juxtaposition de mes propos pouvait prêter à confusion et laisser sous-entendre que tu n'aimais pas la musique, mais qu'il n'y ait pas de malentendus, ce n'était point là ma pensée ! Smile

Tekmerak a écrit:
je ne critiquais pas ton sujet
En lisant ceci :
Tekmerak a écrit:
je peux pas m'empecher de penssez que l'art et la musique plus particulierement ce n'est pas un concours (allez savoir pour l'ecriture normale sa me choque pas) et que on ne peux pas objectivement dire sa c'est mieux que sa allors que c'est vraiment gout et couleur la sa depend meme de la musique qui accompagne et on ne juge pas quelqu'un sur une musique qu'il n'a meme pas fait.
j'ai interprété comme une critique. A tort apparemment, aussi te prie-je de bien vouloir m'excuser pour mon erreur d'appréciation. Wink

Tekmerak a écrit:
hé pour finir tu dit que tu ne demmande pas de juger la musique qui accompagne certe mais la musique on ne peux s'empecher de la prendre en compte (enfin moi je pourais pas m'en empecher si je votait)
Nous sommes bien d'accord toi et moi. J'apportais simplement un éclaircissement suite à ce que tu as dit :
Tekmerak a écrit:
on ne juge pas quelqu'un sur une musique qu'il n'a meme pas fait.
car ce n'était pas correctement dit selon moi.

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