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 Days de James Lovegrove

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MessageSujet: Days de James Lovegrove   Sam 7 Avr 2007 - 20:23

Bonjour !

Alors voilà j'ai entendu parlé de Days, il me semble que c'est de la science-fiction... J'avoue que je n'en lis jamais et que je n'y connais rien Embarassed Mais en lisant le résumé j'ai trouvé ça sympa...

Alors, connaissez-vous ? Vous en pensez quoi ? Qu'elle ont été vos impressions ?



résumé :

Chez Days, vous pouvez tout acheter : un livre rare, un tigre albinos, les filles du rayon Plaisir. Tout... pourvu que vous disposiez de la somme sur votre carte de crédit.
Car Days est le plus grand magasin du monde, presque une ville, sur laquelle règnent sept étranges frères dont les noms sont les jours de la semaine.
Ce matin, Frank a décidé de démissionner. Il travaille chez Days, à la sécurité, il a le permis de tuer. Mais il ne peut plus se voir dans un miroir? C'est dit, ce sera son dernier jour.
Au contraire, Linda vient enfin d'obtenir sa carte Days et a hâte de jouir de son nouveau droit d'acheter.
Un jour comme les autres... ou presque. Les rayons Livres et Informatique se déclarent une guerre sans merci pour garder leur espace. La vente flash au rayon Cravates fait des blessés. Des individus sans histoire se croisent et se percutent . Il suffit d'un grain de sable dans les rouages d'une vie pour basculer dans le drame.
C'est un jour de la vie de ces gens-là que raconte Days, minute par minute. Des gens qui vivent dans un supermarché. Comme vous ?
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MessageSujet: Re: Days de James Lovegrove   Sam 7 Avr 2007 - 20:27

Je te le reconseille chaudement.

C'est en effet de la science fiction. Mais de la "petite" science fiction (ça se dit ? non, pas grave). Par la je veux dire que ça se passe dans une dizaine ou une vingtaine d'années je crois.

L'histoire est vraiment plaisante, tu ne perds en achetant ce livre !
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Iron
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MessageSujet: Re: Days de James Lovegrove   Sam 7 Avr 2007 - 20:28

Une chose, Soww'el...

Fonce. N'hésite pas.

Impossible de décrire ce que j'y ai ressenti. Il te suffit de le lire, et tu comprendras.

Peut-être que la fin est décevante...et encore.
Mais franchement...écrire un roman entier, plusieurs centaines de pages, qui ne se passe qu'en un seul et unique jour...

Je m'incline...

Très bon, que dis-je, excellent investissement.

10/10

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MessageSujet: Re: Days de James Lovegrove   Dim 8 Avr 2007 - 17:49

Citation :
écrire un roman entier, plusieurs centaines de pages, qui ne se passe qu'en un seul et unique jour...

C'est vrai que là je m'incline,mais j'avoue que je n'ai pas été extrêmement convaincue pour ma part.justement,peut-être que c'est trop raproché par rapport à notre époque et il n'y a pas assez de dépaysement.mais ça devient mieux vers la fin,je pense que c'est le plus intéressant.enfin,c'est pas mal mais sans plus.
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MessageSujet: Re: Days de James Lovegrove   Jeu 17 Nov 2011 - 13:05

Super bouquin. A lire absolument.
Si vous aimez, il y a "Royaume Désuni" qui est dans la même veine (anticipation sociale) et la double novela Mik/Kim qui vaut réellement le détour.

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MessageSujet: Re: Days de James Lovegrove   Jeu 17 Nov 2011 - 16:07

bizarrement j 'ai absolument pas accroché , d 'ailleur j 'ai pas eu le courage d'aller jusqu 'à la fin ce qui m 'arrive pas souvent .

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Il meurt lentement; celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider[...] Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère. Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements. Ou qui ne parle jamais à un inconnu.  Il meurt lentement; celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés. Vis maintenant! Risque-toi aujourd'hui! Agis tout de suite! Ne te laisse pas mourir lentement! Ne te prive pas d'être heureux! Pablo Neruda.

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MessageSujet: Re: Days de James Lovegrove   Ven 1 Fév 2013 - 18:09

Période anticipation, période recherche, Days est un des livres dont j'avais le nom au coin de la tête mais pas le billet nécessaire au fond de la poche. Après 9-10 h de lecture-diction, seulement, voici maintenant sa critique tout juste sortie du four. Autre résumé éditeur : Chez Days, le plus grand gigastore du monde, tout s'achète. Absolument tout. Mais pour le commun des mortels, il faut bien souvent se contenter des vitrines éclairées qui font le tour du bâtiment, car on ne peut rentrer chez Days qu'avec une carte de membre. Alors, certains sont prêts à tous les sacrifices, toutes les folies, pour parvenir à mettre la main sur l'un des fameux sésames. Que ne ferait-on pas pour pénétrer dans le temple absolu de la consommation ? Car une fois à l'intérieur, à l'abri du monde et des tracas quotidiens, l'âme emplie par toutes les promesses qui s'offrent aux regards ébahis, on se sent enfin exister. Le client est roi, dit-on... Mais à quel prix ?

Le sujet d'anticipation sur la société de consommation, bien que vu et revu, est toujours une base intéressante, qui peut être manipulée de multiple manière. La manière de Lovegrove, justement, est quelque peu troublante : tout ce qu'il désire faire dans son roman, c'est montrer l’exagération (à peine) de notre société, plutôt que de démontrer. Il n'utilise aucun héros à l'esprit éclairé, conscient (ou bientôt conscient) du malheur que subit l'humanité, de groupe de révoltés contre le système en place, d'explication sur le pourquoi du comment, non ; ses personnages principaux sont les victimes de ce système, ils font partie de ces malheureux qu'il faut informer, secouer, et secourir. Ainsi, nous suivons les pérégrinations lasses et routinières de Franck, employé de la Sécurité, l'extase et l'avidité de Linda et de son mari, nouveaux clients ignorants, et des sept frères Septimus, propriétaires du gigastore, blasés et... riches, quoi. Son idée est que nous nous fassions des réflexions grâce à son presque-docu-fiction ; et effectivement, de ce côté, il n'y pas de problème. Le problème, c'est que le principe même est anti-empathique. Il est difficile d'aimer des personnages sans âmes, sucés jusqu'à la moelle par l'argent et ses conséquences. Linda est la parfaite idiote insupportable, son époux est un faible esprit (toutefois, au fond, contre le gigastore) aux basques de sa femme. Pire, Franck, dans sa branche, est appelé un Fantôme, c'est-à-dire une personne douée pour ne pas se faire remarquer, qui apparait banal au coup d’œil, au visage si quelconque que la plupart des gens l'oublie très rapidement, formé pour maitriser et caser ses sentiments ; question sympathie, on a fait mieux ! Le seul qui puisse trouver grâce est le cadet de la famille Septimus, alcoolique et je-m’en-foutiste, c'est dire... L'autre singularité du roman : le récit - 475 pages poche - se passe en moins d'une journée, ce qui, sur le papier, parait miraculeux. En vérité, c'est plutôt simple à concevoir, puisque la narration possède 5-6 points de vue, et que la plupart des personnage ont un passé ou des anecdotes qu'ils s'empressent de se remémorer. D'autre part, décrire un centre commercial de sept millions de mètres carré, étages compris, ça peut aider.

Bon, pour l'instant, pas grand chose de grandiose entre les lignes, vous remarquerez. Mais pour moi, le seul élément qui compte est celui qui est réussi, l'anticipation. Écrit en 1997 (je crois), il peut sembler quasiment véridique à notre époque, un minimum exagéré par la taille du complexe, et sur la course aux bénéfices (clients comme vendeurs). Car si nous n'avons pas encore besoin de carte de membre pour entrer dans un centre commercial, l'argent reste ce qu'il est, ainsi que la différenciation entre les "classes sociales". Certaines personnes pourront même se reconnaître là, chasseur de solde, acheteur compulsif, client niais en tout point manipulé ; et, si elle ne dénient pas l'évidence en bloc, devraient s'en sortir meilleures : et voilà pourquoi l'anticipation est à mes yeux réussie.

Tout cela est emmené par un style moitié simple, moitié bon, souvent empreint de poésie et d'humour (humour anglais, mouarf).

_________________
Citation :
Si tout est sombre autour de toi, est-ce parce que l'ampoule est cassée, ou parce que tu as éteint la lumière ?
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